Catégorie : marketing

  • Quel regard portent les marques sur la nouvelle ère de l’influence marketing ?

    Quand 84 % des annonceurs estiment que les influenceurs apportent de la valeur aux marques avec lesquelles ils travaillent

    Devenue une référence au fil des ans, l’étude annuelle Reech, avec ses 5 premières éditions, avait pour objectif de dresser un portrait fidèle de l’influenceur français, connaître ses usages des plateformes et de mieux comprendre ce qui le motive à collaborer avec les marques.

    Pour cette 6ème édition, en partenariat avec l’ARPP et l’Union des Marques, Reech a cette fois souhaité interroger les marques afin de comprendre l’évolution que connaît le marketing d’influence aujourd’hui. Quel regard portent ces marques sur cette nouvelle ère de l’influence marketing ? Quelle est leur approche avec les influenceurs ? Leurs méthodes et points de vue correspondent-ils à la réalité du marché et aux attentes des influenceurs ?

    Résumé des principaux enseignements :

    –   74% des répondants ont déjà effectué au moins une campagne ces deux dernières années.

    –   86% des répondants considèrent ainsi que l’influence marketing est un levier efficace.

    –    78% des sondés confirment une augmentation de budget influence dans leur structure.

    –     TikTok, à la première place des réseaux montants à intégrer dans les campagnes en 2022.

    –     7,1 / 10 est la note moyenne de la satisfaction des marques quant à leurs collaborations avec les influenceurs néanmoins.

    L’influence Marketing : un marché exponentiel

    Les marques, interrogées sur leur perception de l’influence marketing, sont unanimes quant au caractère indispensable du marketing d’influence dans leur stratégie. 86% des répondants considèrent le marketing d’influence comme un levier efficace et 92% d’entre eux l’intègrent dans leur stratégie de communication. La force de l’influence marketing réside aussi dans l’univers et la créativité du créateur de contenu, dans la qualification de ce dernier et le ciblage de l’audience. Sur ce qu’ils apprécient particulièrement dans le marketing d’influence, 58 % des professionnels interrogés mentionnent également le lien qui existe entre l’influenceur et sa communauté. 84 % des professionnels consultés estiment même que les influenceurs apportent de la valeur aux marques avec lesquelles ils collaborent.

    Les plateformes stars

    Avec la notoriété d’Instagram, c’est sans surprise que 95% des marques privilégient ce réseau social pour réaliser leurs campagnes d’influence. Loin devant TikTok qui a dépassé en septembre dernier le milliard d’utilisateurs. Au vue de l’hyper croissance observée quant à l’utilisation de ce réseau, il n’est pas étonnant que TikTok soit en première position des réseaux montants, ainsi les annonceurs et agences souhaitent davantage l’utiliser dans leur campagne en 2022. Si on compare les réseaux plébiscités par les marques et ceux qui par lesquels les influenceurs reçoivent des propositions de collaboration (étude 2021), on observe un décalage concernant Youtube, intégré dans 42% des stratégie d’influence des marques mais ne faisant partie que de 18% des campagnes proposées aux influenceurs et LinkedIn (plébiscité par 28 % des marques et seulement 7 % des influenceurs).

    Les critères de sélection des influenceurs 

    L’évolution croissante de l’Influence Marketing pousse à la diversification aussi bien dans son utilisation que dans les attentes des marques, autrefois, la taille de la communauté était le premier critère de sélection des influenceurs, aujourd’hui le taux d’engagement passe en première position en étant pour 73% des répondants, le critère le plus important.

    Une collaboration gagnante 

    Dans l’ensemble, marques et agences semblent assez satisfaites de leurs collaborations avec les influenceurs, avec une note moyenne de de 7,1 sur 10. En réponse à l’étude de l’an passé, 88% des créateurs de contenu se disaient satisfaits de leurs collaborations avec les marques.

    ….mais un long chemin à parcourir sur la compréhension mutuelle

    Malgré une maturité de plus en plus évidente du marché, en témoigne le nombre d’entreprises qui ont réalisé une campagne d’influence sur ces deux dernières années (92%), le sujet de la transparence pose question : 44 % des entreprises n’imposent pas encore aux influenceurs de mentionner le partenariat commercial. Alors que l’enquête Reech de 2021 révélait que 3 influenceurs sur 4 avaient refusé au moins un partenariat, 42 % d’entre eux invoquant des règles de transparence avec lesquelles ils n’étaient pas en phase. Même si un important travail a été fourni par les marques pour ne pas brider la créativité des influenceurs (reproche qui avait été formulé par les influenceurs sur 2021), beaucoup d’entre elles doivent encore fournir d’importants efforts sur le cadrage de ces collaborations.

    Notamment sur la cession de droit, concernant l’utilisation des contenus créés, cette dernière est un autre point d’amélioration, puisque 59% des marques n’intègrent pas encore cet élément dans le cadrage de leur collaboration.

    Le budget influence des entreprises en forte croissance

    Si 44% des annonceurs n’utilisent pas l’influence marketing comme levier de communication par manque de budget, on note qu’un tiers des marques interrogées dépense plus de 100 k€ par an en marketing d’influence..

    Pour ¼ des marques répondantes, le budget « influence » a été créé en plus du budget marketing historique. Pour 42% en revanche, ce budget influence est issu en totalité du budget marketing historique, mais il existe.

    Quelle que soit la taille de l’entreprise, une tendance se confirme : l’augmentation du budget influence, confirmée par 78% des répondants.

    « Ce que tous les acteurs de l’influence marketing constatent au quotidien est vérifié par les chiffres. Les marques utilisent de plus en plus l’influence marketing, et les budgets sont en augmentation. Rassurant, plus les marques acquièrent de l’expérience sur ce levier, plus elles en sont satisfaites. Elles étudient de plus en plus de KPIs et s’équipent de technologies d’influence pour certaines.
    A titre d’illustration, beaucoup des clients de notre technologie Reech Influence Cloud sont des marques qui ont déjà de l’expérience en marketing d’influence. Bien que le marché mûrisse, il reste freiné par le manque de compréhension, la multitude des KPIs, parfois peu clairs, et donc la difficulté de mesurer le succès d’une campagne. »  conclut Guillaume Doki-Thonon, CEO et Co-fondateur de Reech

    « La montée en puissance des réseaux sociaux en matière de communication directe avec la jeunesse souligne la nécessité d’être particulièrement vigilants sur les messages qui y sont passés. L’influence est un formidable outil, mais l’influence responsable, c’est l’affaire de tous. Si nous souhaitons faire bouger les lignes, il faut absolument inciter les plateformes, les entreprises, tous les acteurs de l’écosystème, agences et influenceurs compris à s’engager pour plus de transparence. Le Secrétariat d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement sera toujours aux côtés de ceux qui s’engagent pour un web plus sûr ! » précise Sarah El Haïry, Secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement

  • Est-il utile de choisir des outils de veille payants face à leurs équivalents gratuits ?

    Outils de veille gratuits contre payants : décryptage

    Selon Arnaud Marquant, Directeur des opérations chez KB Crawl

    Lors de la mise en place d’un projet de veille, il est souvent utile de fixer les besoins nécessaires à l’entreprise et à ses collaborateurs en amont. Plusieurs questions récurrentes se posent alors : quel type de veille vais-je exercer ? Quels seront mes objectifs associés ? Quelles sources vais-je devoir surveiller ? Qui aura la charge de la veille au sein de mon organisation ?

    S’il est une question essentielle à se poser, c’est bien celle du choix de l’outil à utiliser. Face au nombre croissant de plateformes de veille gratuites disponibles sur Internet, quels sont les réels avantages des outils payants ? A-t-on vraiment intérêt à attribuer un budget pour collecter, traiter et diffuser l’Information au sein d’une même interface ? Dépenser son argent pour un outil payant, est-ce la garantie d’obtenir des résultats de veille optimum ? Petite revue des avantages des solutions payantes par rapport aux solutions gratuites.

    Les fonctionnalités avancées : le point faible des outils gratuits

    La nature et le mode de fonctionnement de l’entreprise sont à prendre en considération dans ce choix, comme les fonctionnalités et les caractéristiques techniques des interfaces. Les outils gratuits fournissent aujourd’hui des capacités correctes mais ont souvent des limites quant à la typologie et au nombre de sources à surveiller. Au-delà du contenu accessible à tous, les outils payants ont davantage les capacités de remonter du contenu non-indexé ou bien nécessitant une identification. La veille gagnera ainsi en réactivité et en exhaustivité de sources surveillées. Pour le traitement et l’analyse des résultats, là aussi certains logiciels gratuits offrent des performances convenables. Néanmoins, les outils payants permettent de définir et de suivre de manière plus précise les indicateurs clés de performance de votre dispositif de veille, tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif.

    Les résultats de veille sont aussi faits pour être partagés. Une information isolée est une information perdue, et donc inutile. Sur ce point, les outils gratuits posent parfois de vraies limites. Les outils payants proposent en revanche de multiples possibilités : envoi de newsletters, création automatique de livrables partageables, suivi d’un fil d’actualité par le biais d’une plateforme collaborative ou encore via une application mobile pour les lecteurs en mobilité.

    Autre point : les outils gratuits ou « freemium » n’apportent que peu de mises à jour et de nouveautés dans leur offre. A l’inverse, les logiciels payants s’appuient généralement sur l’expertise d’équipes de travail R&D faisant bénéficier leur produit de mises à jour régulières. Ensuite, contrairement aux outils gratuits, les outils payants proposent généralement de récupérer et d’importer au sein du nouvel outil la veille existante ou précédemment configurée dans l’entreprise.

    Les avantages des logiciels professionnels

    Au-delà de ces fonctionnalités intrinsèques, les outils de veille payants présentent d’autres avantages, notamment pour ce qui relève de la collaboration et de l’harmonisation des procédés au sein de l’entreprise. Les outils professionnels intègrent pour la plupart la possibilité d’échanger entre collaborateurs et d’enrichir collectivement les contenus partagés. A contrario, les outils gratuits se limitent généralement à un usage purement individuel. Certaines plateformes proposent tout un panel de solutions dépassant le “simple” processus de collecte d’informations. Elles permettent ainsi de centraliser différents outils sur une même interface. La force des logiciels professionnels est de s’ajuster au plus près des attentes spécifiques de l’entreprise, grâce à des outils personnalisés et adaptés à chaque activité et/ou utilisateur. De l’origine du projet à l’implémentation et au suivi de l’outil, les prestataires payants offrent un réel accompagnement tout au long du processus de veille.

    Alors, outils gratuits ou outils payants ? La réponse dépendra assurément de votre organisation, de la portée de votre projet et de vos besoins identifiés. Les outils gratuits disponibles aujourd’hui offrent des fonctionnalités de base tout à fait correctes. Ils sont parfaits pour s’essayer à la veille sans investir trop de ressources. Mais les performances avancées de ces solutions montrent rapidement leurs limites dans le cadre d’un usage quotidien.

    Au fur et à mesure que la veille se professionnalise dans l’entreprise, prenant une place stratégique avec un besoin de structuration et de partage plus large, l’utilité des logiciels professionnels s’impose. En sus d’offrir des fonctionnalités abouties, ces solutions ne sont pas exclusivement tournées vers l’outil. Elles proposent par ailleurs un accompagnement personnalisé à chacune des étapes du processus de veille.

    À vous donc de construire votre propre processus de veille et de choisir l’outil qui convient à votre organisation. Mais il est vrai que la maturité du processus de veille au sein de l’organisation constitue une pente naturelle vers la solution payante.
    Un coût qui, à l’image de nos solutions KB Suite et KB Access, respectivement développés pour les grands comptes et pour les PME, peut être ajusté au mieux à vos besoins.

  • Influence : expertise, qualité et sincérité priment désormais pour le consommateur

    Quand 61 % des consommateurs français ne se préoccupent pas du nombre d’abonnés que compte un influenceur si ce dernier propose du contenu de qualité

    Bazaarvoice, entreprise spécialiste des avis produits et du Contenu a mené une nouvelle étude qui met en lumière le rôle en perpétuelle mutation qu’exercent les influenceurs sur la vie des consommateurs, ainsi que les attentes de ces derniers en matière de contenu authentique, sincère et transparent.

    D’après les réponses de plus de 9 000 consommateurs au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada, en Allemagne, en France et en Australie, un nouveau défi pour les marques est lancé : les utilisateurs ordinaires ont désormais plus la cote sur les réseaux sociaux que les célébrités ou les influenceurs stars.

    Privilégier la qualité plutôt que la quantité

    Un consommateur lambda ne se considère pas forcément comme un influenceur. Pourtant, chaque individu l’est en quelque sorte. Plus de la moitié des consommateurs à travers le monde (56 %) voient en effet les personnes ordinaires comme la meilleure source d’influence qui soit. Les amis, la famille, ainsi que les autres utilisateurs ou réseaux de consommateurs qui partagent du contenu, des produits ou lieux de leur vie de tous les jours auxquels ils sont attachés, sans aucun intérêt commercial derrière, sont désormais considérés comme les influenceurs les plus fiables pour deux consommateurs sur cinq (38 %).

    Les experts dans un domaine précis comme la beauté, la mode, la cuisine, le DIY ou la gestion du foyer sont, selon 39 % des personnes interrogées, les plus à même de partager du contenu authentique et sincère. Si bien que ceux-ci sont souvent réquisitionnés par les marques pour recommander, vendre ou poster du contenu sponsorisé ayant trait à leur sujet favori.

    Le nombre d’utilisateurs (près d’un quart des Français) qui suivent principalement des influenceurs stars ne doit pas être sous-estimé pour autant. Mais la confiance qui leur est vouée a baissé de manière significative. Ainsi, 61 % des consommateurs français ne se préoccupent pas de connaître le nombre d’abonnés que compte un influenceur si ce dernier propose du contenu de qualité.

    La transparence avant tout

    Le pouvoir de l’influence émane de la confiance et du sentiment d’authenticité établi avec l’audience, d’où l’importance de la transparence. Plusieurs pays à travers le monde ont légiféré à ce sujet, mais un tiers des Français disent que ces mesures ne changent rien à la confiance qu’ils portent envers les influenceurs, près de la moitié d’entre eux (47 %) n’ayant pas noté de progression au niveau de l’authenticité au cours des cinq dernières années. De ce fait, ils sont 79 % à réclamer des règles plus strictes qui obligeraient les influenceurs à mentionner les outils d’édition ou filtres utilisés pour leurs publications.

    Une loi récemment votée en Norvège exige que les influenceurs indiquent automatiquement la présence de contenu édité ou modifié. Près d’un quart des Français (22,5 %) demandent à ce que les influenceurs qui enfreindraient ce type de lois soient bannis des réseaux sociaux de manière définitive. 23 % pensent que ces derniers devraient être interdits de générer des revenus via les réseaux sociaux.

    L’authenticité : un enjeu de taille pour les marques

    Sans grand étonnement, ce sont les posts non sponsorisés et les contenus provenant généralement d’autres consommateurs tels que les recommandations, avis, photos et vidéos qui suscitent le plus la confiance des Français (77 %). Seuls 23 % font confiance aux posts sponsorisés sur les réseaux sociaux.

    Près de la moitié des consommateurs français interrogés (45 %) se disent plus enclins à prendre en compte les recommandations des utilisateurs ordinaires.
    Ils sont également 43 % à suggérer que ces derniers reçoivent des échantillons de produits gratuits de la part des marques. Cet engouement pour les avis sincères et impartiaux, explique qu’une grande partie (76 %) des Français interrogés recherchent du Contenu Généré par les Utilisateurs (CGU) authentique avant d’acheter un produit qu’ils n’avaient jamais testé au préalable. Deux tiers d’entre eux (66 %) y ont recours afin de glaner des conseils et idées à propos de produits qu’ils avaient déjà utilisé auparavant.

    « Les consommateurs sont à la recherche de contenu pertinent de la part d’influenceurs qui leurs ressemblent, et en qui ils peuvent avoir confiance. Le Contenu Généré par les Utilisateurs, dont ils sont en quête active, les confortent dans leurs décisions d’achat. En intégrant le CGU à chaque point de contact avec les clients, les marques peuvent tirer profit de ces nouveaux ambassadeurs et de leur lien réel avec les abonnés et autres utilisateurs. », explique Ed Hill, SVP EMEA chez Bazaarvoice.

    Il conclut : « Cela ne veut pas dire que le contenu sponsorisé n’a pas sa place dans le paysage du marketing. Nous sommes simplement entrés dans une ère où suivre un micro-influenceur ou un macroinfluenceur « traditionnel » n’est plus une fin en soi.
    À présent, ce sont l’expertise, la qualité et la sincérité qui priment pour le consommateur, et qui devraient être pris en compte par les responsables marketing lors de l’élaboration de leurs campagnes. »

  • Banking-as-a-Service  : concrètement, comment ça marche ?

    Le Banking-as-a-Service, qu’est-ce que c’est ?

    Selon Jean-François Guillaumin, Directeur Général France de Solarisbank

    Face à l’émergence de nouveaux modèles économiques bancaires et au développement de la fintech, il devient difficile de s’y retrouver.
    Le terme Banking–as–a–Service, tout particulièrement, continue d’en intriguer plus d’un. Ne vous poser plus de question !
    Voici un tour d’horizon complet à travers la jungle du jargon des nouveaux modèles bancaires !

    Premier point… le Banking-as-a-Service, qu’est-ce que c’est ?

    La meilleure façon de l’expliquer est de donner un exemple concrêt. Vous êtes le directeur d’une compagnie aérienne, êtes confrontés à une concurrence féroce et souhaitez fidéliser au maximum vos clients en leur proposant une carte de débit, par exemple, qui vous permettrait de leur attribuer des points de fidélité à chaque paiement. A chaque utilisation , vos clients entreraient en contact avec vous. De plus, en analysant leur comportement d’achat, vous pourriez mieux les comprendre et leur offrir des services plus adaptés à leurs besoin et envies !

    Et si vous aviez la capacité de leur proposer un prêt en ligne pour financer leurs billets d’avion, directement sur votre site web ? Ainsi, il finaliserait leur acquisition sans jamais interrompre leur parcours et vous pourriez augmenter les ventes et influencer directement le montant des dépenses. Un prêt représente également une relation client plus forte, avec beaucoup plus de points de contact qu’une simple transaction.

    En proposant cela, les acteurs non-bancaires peuvent améliorer l’expérience de leurs clients et donc augmenter leurs revenus. Toutefois, pour offrir ce type de prestation, les divers gouvernements exigent la détention d’une licence bancaire souvent difficile à obtenir et qui impose également des exigences en matière de capital, mais aussi une conformité à des réglementations strictes en matière de blanchiment d’argent, de secret bancaire et de protection des dépôts, pour n’en citer que quelques-unes. C’est là que le Banking–as–a–Service (BaaS) entre en jeu ! C’est est un modèle dans lequel des établissements agréés intègrent leurs services bancaires directement dans les offres de leurs clients. Ainsi, une entreprise non-bancaire peut proposer une large gamme de services tels que des comptes bancaires mobiles, des cartes de débit, des prêts et des services de paiement, sans avoir sa propre licence bancaire.

    Au moyen d’API et de webhooks, le serveur de la banque communique avec celui de l’établissement non-bancaire, ce qui permet à leurs clients d’accéder aux services instantanément sur le site Web ou l’application de celui-ci. L’acteur proposant une solution BaaS ne manipule jamais vraiment l’argent de ses clients finaux, il agit en tant qu’intermédiaire. Il n’est donc pas soumis aux obligations réglementaires des banques. Avec les services de BaaS, il est dorénavant possible pour presque toutes les entreprises de devenir fournisseur de services bancaires. Il suffit pour cela de saisir quelques lignes de code. C’est pourquoi cette technique est aussi appelée « banque en marque blanche », les services bancaires étant assurés par la marque de l’établissement non bancaire elle-même.

    Banking-as-a-Service et Open-Banking : du pareil au même ?

    Et bien non ! Même si l’Open-Banking implique également que les établissements bancaires se connectent à des entités non-bancaires via une API, les deux modèles répondent à des objectifs totalement différents. Dans les approches BaaS, les entreprises non-bancaires intègrent des services bancaires complets dans leurs propres produits. Avec l’open-banking, les entreprises non-bancaires utilisent les données de la banque pour leurs produits : elles sont alors appelées « prestataires de services tiers » (PST).

    Les applications de gestion financière sont des PST de premier plan qui bénéficient de l’open-banking. Elles regroupent les informations de l’ensemble des comptes bancaires de l’utilisateur en un seul et même outil, ce qui lui permet de mieux gérer ses finances. Grâce à cela, l’utilisateur peut atteindre ses objectifs d’épargne ou même améliorer ses habitudes de consommation. Pour recueillir ces informations, l’application doit extraire les données transactionnelles de la totalité des comptes bancaires de l’utilisateur – via une intégration API aux systèmes des banques. Cette intégration est souvent assurée par un tiers, généralement appartenant à la catégorie des plates-formes bancaires qui peuvent être considérés comme des intermédiaires reliant les banques aux PST. Elles fournissent la couche API réelle qui se trouve au-dessus du système de la banque et qui permet le flux de données entre la banque et les PST. Bien évidemment, de nombreux scénarios sont possibles. La directive européenne (DSP2) -entrée en vigueur le 15 septembre 2019-, contraint les banques à ouvrir leurs données à des prestataires de services tiers, avec l’intention de multiplier ces cas d’usage.

    Il faut garder à l’esprit que, contrairement aux fournisseurs de BaaS, les PST ne sont pas en mesure de fournir des services bancaires (tels que les prêts ou les dépôts), car ne possèdent pas eux-mêmes de licence mais réutilisent les informations des comptes existants.

    Qu’en est-il du Platform-Banking ?

    Le Platform-Banking relève d’une toute autre logique. Il s’agit de banques qui intègrent des services d’autres fintechs pour compléter leur offre existante. Ainsi, une banque peut intégrer un robo-advisor dans son application pour permettre à ses clients d’accéder à des produits d’investissement à partir du même compte que celui avec lequel ils effectuent leurs opérations bancaires quotidiennes. Le Platform-Banking peut être décrit comme l’inverse du BaaS car la banque conserve la relation client et intègre à son offre les services des fintechs. Dans le modèle BaaS, le contact client reste la responsabilité de l’acteur qui intègre les services offerts par une banque.

    Elles utilisent d’ailleurs souvent l’approche Platform–Banking comme stratégie défensive pour éviter de perdre leurs clients au profit de fintechs plus audacieuses ! Cependant, étant donné la vitesse d’évolution du monde, il ne serait pas étonnant que de nouvelles espèces apparaissent dans cette jungle bancaire !

  • Relation commerciale, achats, comportements … les tendances B2B en France

    Etude : Expérience d’achat B2B en France 

    Quelles sont les nouvelles sources d’informations utilisées par les décideurs BtoB pour s’informer ?
    Comment a évolué la relation commerciale ?
    Comment les clients B2B achètent-ils depuis le début de la crise ? Et demain, quels seront leurs comportements de recherche et de choix ?
    Pour répondre à ces questions, l’agence digitale Intuiti et La Poste Solutions Business ont mené une large étude auprès de plus de 400 décideurs BtoB.

    L’achat en ligne, une pratique fortement ancrée en BtoB

    C’est l’un des chiffres étonnants de l’étude : 4 décideurs sur 5 affirment acheter des produits ou services en ligne, et ce, quelle que soit la taille de l’entreprise.

    Pour 47% d’entre eux, la personnalisation est le facteur n°1 d’une bonne expérience d’achat en ligne. Paradoxalement, 4 répondants sur 5 sont encore totalement ou partiellement opposés au partage de leurs données professionnelles à des fins de personnalisation. Un comportement qui s’explique : une culture de méfiance s’est installée sur le sujet au sein de la société, et la RGPD devient un axe clé de l’acte d’achat en BtoB. Pour preuve : 3 professionnels sur 4 (74.7%) abordent la protection de données lors d’un engagement d’achat chez un prestataire.

    Les vidéos, les podcasts et les plateformes de référencement s’installent progressivement comme les nouveaux standards

    Lorsqu’il s’agit de s’informer, les décideurs BtoB choisissent des supports mettant en avant l’expertise. Médias spécialisés, réseaux sociaux et newsletters arrivent en top 3 des types de sources consultées prioritairement.

    S’agissant du format, la vidéo confirme sans surprise sa place importante dans la recherche d’informations professionnelles. D’autant plus depuis un an, où les webinar et autres conférences en ligne se sont multipliés et sont systématiquement enregistrés.

    Pour preuve, aujourd’hui, un professionnel sur deux affirme regarder les replays de webinar. A noter que le webinar est devenu une base solide de la relation commerciale puisqu’un tiers des répondants ont déjà pris contact au moins une fois avec un prestataire suite à un webinar !

    Un autre format a su tirer son épingle du jeu. Il s’agit du podcast. En très forte croissance pour les usages personnels, il s’impose aussi dans un contexte professionnel. En effet, plus de 4 décideurs sur 10 écoutent des podcasts et un tiers d’entre eux en écoutent au moins une fois par semaine.

    Concernant le sourcing de prestataires, les plateformes de référencement sont plébiscitées. 42% des répondants souhaitent les utiliser demain. Les réseaux sociaux devraient également continuer à croître en tant que canal de recherche de prestataires (53% vs 31% aujourd’hui).

    La relation commerciale de demain 

    Les décideurs B2B semblent avoir du mal à se projeter vers une relation commerciale intégrant les nouvelles technologies. Étonnamment, les bots sont perçus comme une dégradation de la relation commerciale… En effet, 1/4 seulement considère l’émergence des bots « comme une bonne chose », et 42% n’imaginent pas faire appel demain à l’usage du vocal et de l’IA dans leur parcours d’achat.

    Les bénéfices de l’IA et de la voix sont, quant à eux, mieux perçus que ceux des bots. On constate que 3 professionnels sur 5 se projettent à un moment du parcours en utilisant cette technologie. Cependant, il n’y a pas de tendance forte : l’acceptation semble se faire à la fois sur des étapes à faible enjeu (exemple : prise de rdv) et à fort enjeu (exemple : compréhension des offres).

    Les commerciaux, eux, sont majoritairement attendus dans un rôle de conseil, à la frontière du marketing, du commerce, et de la relation  client (pour 54% des répondants).

    Concernant la RSE, dont on aurait pu imaginer qu’elle serait un axe d’avenir dans lequel les entreprises ont d’ores et déjà largement investi, les résultats de notre étude sont mitigés. Malgré une très forte demande pour le local – 80% des professionnels acceptent un prix plus cher pour un produit local – une maturité reste à acquérir. En effet, moins de la moitié des décideurs interrogés considèrent que l’attention portée à la RSE dans l’acte d’achat est avancée ou très avancée dans leur entreprise.

  • Explosion de données : les entreprises peinent à les exploiter

    Étude : les entreprises françaises face au tsunami des données

    Forrester et Dell Technologies présentent les résultats de leur enquête auprès de décideurs data dans 45 pays. L’étude illustre combien les entreprises peinent à concilier des réalités contradictoires en matière de données, car leurs technologies, ressources humaines et processus ne sont plus à la hauteur.

    Dell Technologies publie aujourd’hui les résultats d’une enquête mondiale réalisée à sa demande par Forrester Consulting. L’étude révèle que la prolifération des données  peut être perçue comme une charge plutôt qu’ un atout pour la plupart des entreprises : face au volume, à la rapidité et à la diversité impressionnantes des données,  tous les processus, outils technologiques  et services sont submergés. Si les entreprises se fixent toujours des objectifs en la matière (beaucoup se disent « data driven »), le manque de compétences, le cloisonnement des informations et des métiers, les processus manuels, les problématiques de confidentialité ou de sécurité sont des freins considérables.

    Reposant sur les réponses de 4 036 décideurs data dans 45 pays, les résultats s’appuient sur l’Indice de transformation numérique biennal de Dell Technologies visant à évaluer la maturité digitale des entreprises dans le monde entier. Selon l’Indice 2020, « la surcharge de données / l’incapacité à les analyser » s’impose comme le 3e obstacle majeur à la transformation digitale dans le monde (2èmeen France), alors qu’il ne figurait qu’à la 11e place en 2016 (dernier échelon du classement). Dell Technologies a initié cette étude pour mieux appréhender cette problématique et trouver des solutions afin d’éviter que les données deviennent le principal obstacle à la transformation.

    L’enquête met en lumière plusieurs paradoxes qui sont autant de freins pour les entreprises avec notamment :

    Le paradoxe de la perception

    Près de deux tiers (64 %) (France 59 %) des répondants se disent « data driven », affirmant que« les données sont essentielles au fonctionnement de leur entreprise ». Cependant, 23 % seulement (France : 13%) indiquent qu’ils accordent une importance capitale aux données et donnent la priorité à leur usage dans leur entreprise.

    À des fins de clarté, Forrester Consulting a créé une mesure objective pour évaluer le niveau de préparation des entreprises en matière de données. Les résultats montrent que 87 % (France : 93%) des entreprises n’ont pas encore progressé dans leurs processus et technologies liés à l’exploitation des données et/ou dans leur culture et leurs compétences. 13 % seulement (France : 7%) atteignent la catégorie « Data Champions », qui rassemble les entreprises activement impliquées dans ces deux domaines (technologies/processus et culture/compétences).

    Le paradoxe des « yeux plus gros que le ventre »

    Selon l’enquête, 71 % (France : 75%) des répondants indiquent qu’ils collectent des données plus rapidement qu’ils ne peuvent les analyser et les exploiter, mais simultanément, 66 % (France : 70%) affirment qu’ils ont constamment besoin de quantités de données que leurs capacités actuelles ne sont pas en mesure de fournir. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce paradoxe :

    • 67 % (France : 62%) stockent une quantité significative de données dans des datacenters qu’ils détiennent ou contrôlent, malgré les avantages avérés du traitement à la périphérie, où ces données sont générées.
    • Manque d’intérêt du leadership : 69 % (France : 72%) admettent que le management ne positionnent pas en priorité les stratégies d’exploitation et d’analyse des données de l’entreprise ;
    • Une stratégie IT impossible à déployer à grande échelle : 51 % (France : 47%) ajoutent des data lakes à leur environnement au fur et à mesure, au lieu de consolider leurs ressources existantes

    L’explosion des volumes de données rend leurs activités plus difficiles : 63 % (France : 68%) des répondants indiquent qu’ils ne peuvent pas respecter leurs exigences de sécurité et de conformité en raison de la quantité colossale de données en leur possession, tandis que 62 % (France : 59%) affirment que leurs équipes sont déjà submergées par les données dont elles disposent.

    « S’il est incroyable de se dire que les entreprises sont à la fois en manque de données et submergées d’informations, il ne faut pas oublier qu’elles font face à des pressions immenses, surtout en ce moment. En effet, 45 % (France :44 %) indiquent que la pandémie a entraîné une hausse significative des volumes de données à collecter, stocker et analyser », explique Stéphane Huet, Directeur Général de Dell Technologies France. »


    Le paradoxe de la conscience et de l’inaction

    Si la pandémie a affecté les économies du monde entier, le secteur des services à la demande s’est développé, donnant lieu à l’émergence de nouvelles entreprises « data driven ». Cependant, seulement 20% des organisations ont déjà migré la majorité de leurs applications et infrastructures vers des modèles « as-a-service » (France : 11%). Mais paradoxalement :

    • 65 % (France : 59%) pensent que cette transition leur permettrait de gagner en agilité ;
    • 63 % (France : 60%) voient l’opportunité de s’adapter à l’évolution des demandes client ;
    • 61 % (France : 62%) pensent que ces modèles permettront aux entreprises d’activer des applications rapidement et facilement, en un clic ;
    • Un modèle à la demande pourrait aider 84 % (France : 91%) des entreprises qui peinent à surmonter un ou plusieurs des obstacles suivants à collecter, analyser et exploiter plus efficacement leurs données :
    • coûts de stockage élevés ;
    • entrepôt de données non optimisé ;
    • infrastructure IT obsolète ;
    • processus trop manuels pour répondre à leurs besoins.


    Une lueur d’espoir

    Malgré leurs difficultés actuelles, beaucoup d’entreprises comptent passer à l’action pour l’avenir : 69 % (France : 57%) prévoient de déployer le machine learning pour automatiser la détection des données anormales, 60 % (France : 61%) envisagent de passer à un modèle data-as-a-service et 55 % (France : 61%) comptent réaliser une analyse approfondie de leur grille de performance pour repenser leur traitement et leur utilisation des données.

    Voici trois stratégies pour aider à exploiter les données :

    1. Moderniser l’architecture IT pour exploiter les données à la source : la périphérie. Pour cela, les entreprises doivent rapprocher leur infrastructure et leurs applications du point de collecte, d’analyse et d’utilisation des données tout en évitant leur prolifération, grâce à un modèle d’exploitation multicloud harmonieux ;
    2. Optimiser les pipelines de données, pour permettre leur libre circulation en toute sécurité et les enrichir avec l’IA et l’apprentissage automatique ;
    3. Développer des logiciels pour offrir aux clients les expériences personnalisées et intégrées qu’ils recherchent.
  • Décalée, kitsch, excentrique, … comment Klarna bouscule les traditionnels codes bancaires

    Comment Klarna révolutionne le social shopping ?

    Klarna, la FinTech la plus valorisée du moment (45,6 milliards de dollars) avec plus de 250000 commerçants et 90 millions de consommateurs dans le monde, débarque en France.
    Son objectif : rendre l’expérience d’achat plus moderne, plus simple, plus fluide plus « Smooth ». Klarna bouscule les traditionnels codes bancaires.
    Décryptage sur une stratégie marketing moderne, efficace et qui ne laisse rien au hasard.

    Ce mardi 8 juin dans un studio quelque part en région parisienne, Klarna lance officiellement sa filiale en France.
    Ce n’est pas dans un hôtel prestigieux que Klarna choisit de faire sa conférence de presse mais bien dans un studio avec un décor rose bonbon.
    Le ton est donné.
    Klarna est une banque sur le fond mais pas tout à fait comme les autres sur la forme.
    La team MyDigitalWeek était sur place pour rencontrer Eric Petitfils, le nouveau Country Manager France.


    Une banque
    rose et excentrique

     » Il y a un peu plus de deux ans, nous avons pris la décision radicale de redéfinir la façon dont les consommateurs expérimentent Klarna. À ses débuts, l’identité visuelle et la communication de Klarna étaient très semblables à celles de la grande majorité du secteur financier : bleue et monotone. Ce n’était évidemment pas l’idéal pour une entreprise qui cherche à redéfinir radicalement la façon dont nous faisons nos achats en ligne » déclare Eric Petifils et de poursuivre :  » Nous avons réuni les designers les plus pointus de la planète et leur avons demandé à quoi ressemblerait Klarna si elle était une véritable marque de lifestyle. Le résultat final est une marque qui place le consommateur au centre et se différencie clairement du reste du secteur. »

    Une banque pour les millennials

    La stratégie de marketing de Klarna est essentielle pour créer un avantage concurrentielle sur un marché encombré, en offrant une marque que les consommateurs aiment et avec laquelle ils sont en contact. Pour se démarquer, Klarna place la marque au premier plan de tous les points de contact et durant toutes les interactions avec les utilisateurs finaux et les commerçants.
    Achats en douceur pour les millennials qui peuvent désormais faire leur shopping en 3 fois sans frais sur Instagram par exemple.
    Le terme “Smoooth” (la douceur) représente  cette idée d’anti-conformisme que l’on retrouve à travers les codes couleur, les possibilités de paiement et de consommation et également à travers la communication social media.
     » Les jeunes se détournent des solutions de crédit, l’idée pour eux est de bénéficier des avantages du crédit sans les inconvénients « , précise Eric Petitfils.
    Pour simplifier les transactions, Klarna prend en charge « le risque crédit et fraude » et règle directement le commerçant en attendant les paiements de ses clients. La fintech récupère toutefois un pourcentage sur chaque transaction, « selon des accords établis au préalable avec les commerçants« , détaille le responsable France de Klarna.

    Le social shopping du J’aime à l’Achat 

    Klarna est très active sur Instagram avec notamment des animations, des publications comiques, des jeux concours, des quizz…
    L’application Klarna suit la même démarche et propose un système de wishlists permettant d’être notifié lors par exemple d’éventuelles baisses de prix. L’application se veut aussi une vitrine pour les e-commerçants et propose d’inspirer de nouveaux achats aux clients à travers un accès aux posts Instagram des marques par exemple.

    Pour séduire les millennials, Klarna a fait appel à des influenceurs très en vogue chez les 18-30 ans : Snoop Dogg, Asap Rocky, Nourhène ou encore Johan Papz.
    Rappeur, YouTuber ou Instagramer, ces influenceurs comptabilisent un grand nombre d’abonnés sur les réseaux sociaux, ce qui apporte une grande visibilité à Klarna.
    Asap Rocky, compte par exemple plus de 13 millions d’abonnés sur Instagram. Son post pour Klarna a dépassé le million de vues, en moins de 48 heures.

    Fonctionner comme une startup – Rassurer comme une banque 

    La force de Klarna réside à la fois dans son pouvoir marketing, son application et ses solutions. Pour son arrivée en France, les clients ne pourront accéder qu’à l’offre de paiement en 3 fois (tous les 30 jours) mais l’application Klarna offre des outils pour sauvegarder des produits que l’on souhaite acheter, surveiller leurs prix en direct et paramétrer des alertes, suivre les émissions de carbone, et accéder à une totale transparence sur leur suivi de paiement. « Nous sommes une marque de shopping et non une marque de paiement » insiste Eric Petitfils. La frontière est floue mais tout tient dans le langage et la communication.

    Côté B2B, le discours est aussi bien rôdé. Si aujourd’hui Klarna démarre en France avec quelques grandes marques comme Sephora, elle devrait très vite proposer, comme pour les autres pays, un grand nombre de partenariats. Pour les marchands c’est du « win win ».
    En effet, Klarna dispose de bases de datas sur le marché du shopping en France et sur le secteur du paiment alternatif. Deux sources intéressantes pour les marchands qui souhaitent fidéliser mais aussi conquérir et cibler de nouveaux clients. « Nos partenaires bénéficient d’une augmentation du panier moyen (AOV : Average Order Value), des clients plus fidèles et un réseau de de consommateurs Klarna » rappelle le country manager et de conclure : « Si on prend l’exemple d’H&M, en moyenne, 50 % de tous les acheteurs mobiles de H&M choisissent de payer avec Klarna lorsqu’il est disponible et, pour les seuls utilisateurs d’iOS, H&M a constaté une augmentation à deux chiffres (11%) de la conversion. »

    Annie Lichtner & Louis Lebot

     

  • #ETUDE HOOTSUITE : l’usage des médias sociaux en entreprise en France

    Hootsuite,  dévoile la 4ème édition de son baromètre sur l’usage des médias sociaux en entreprise en France

    rédigée en partenariat avec Visionary Marketing

    Une utilisation des médias sociaux de plus en plus mature

    Il s’avère que ces trois dernières années, la maturité des entreprises françaises concernant l’usage des médias sociaux n’a cessé de progresser, notamment dû à une recherche du lien entre les médias sociaux et le business, au travers du social selling et à l’essor de la publicité en ligne.

    Parmi les répondants 61 % déclarent que selon eux Instagram est le réseau social le plus efficace en termes de social selling, détrônant ainsi le roi des médias sociaux Facebook (57 %), suivi par Linkedin (43 %), qui a dépassé Twitter, apparaissant seulement en 4ème position (38 %).

    Les médias sociaux davantage axés sur l’acquisition clients

    Les entreprises n’utilisent plus seulement les réseaux sociaux pour alimenter leur image de marque mais davantage sur l’acquisition client. Cela devrait probablement s’intensifier suite à la crise sanitaire. Ce n’est pas un objectif nouveau, mais il s’installe ici comme objectif principal et change donc complètement la donne quant à l’usage des médias sociaux.

    Déclin du reach organique et personnalisation, des défis à relever

    Plus d’un tiers des répondants ont soulevé deux défis majeurs à relever sur les réseaux sociaux au cours des prochains mois et années à venir : la nécessité de personnaliser le contenu et le déclin du reach organique.

    Bien que les entreprises soient de plus en plus matures sur les médias sociaux, le temps, les ressources, la qualité de réponse et d’engagement restent un challenge pour les entreprises afin d’engager des conversations personnalisées sur les réseaux sociaux
    Le reach organique est en déclin. Il s’agit d’un défi majeur et international qui se pose aux responsables médias sociaux, dans tous les pays interrogés.

    L’essor des Social Ads

    Les publicités payantes sur les réseaux sociaux (ou Social Ads) sont probablement l’une des conséquences liées au déclin du reach organique. Les social ads sont devenus un nouveau moyen pour les marques d’entrer en communication et d’engager la discussion avec leurs publics. Et ce, même si de nombreux défis restent à relever dans ce domaine.

    Les entreprises sont de plus en plus matures et maîtrisent davantage les défis dit “classiques” des médias sociaux, mais certaines lacunes persistent dans divers domaines. Pourtant, les utilisateurs n’ont jamais été aussi nombreux et la crise sanitaire n’a fait qu’augmenter les usages, comme le prouvent les chiffres issus de Kantar « WhatsApp, Facebook et Instagram ont tous connu une progression de plus de 40 % chez les moins de 35 ans ». Le constat est le même du côté des entreprises : l’attrait pour les médias sociaux ne décroît pas.
  • Où en sont les entreprises sur la question de l’engagement ?

    Marketing de l’engagement : nouvelle stratégie de marques ou réelle transformation de l’entreprise ? 

    Les attentes des consommateurs envers les marques ont évolué et ces dernières prennent conscience qu’elles sont de plus en plus évaluées sur leur impact environnemental, leurs valeurs, leur éthique. En se préoccupant de leur environnement, des femmes et hommes de la planète, elles espèrent augmenter la fidélité de leurs clients et attirer des prospects : c’est l’ère du marketing de l’engagement. 

    Où en sont les entreprises sur la question de l’engagement ? Quels sont leurs objectifs et motivations ? Comment ces engagements modifient les missions des marketeurs ? Comment cette année 2020 si spéciale a-t-elle impacté le phénomène ? 

    Eléments de réponses à travers la saison 2 du baromètre du marketing de l’engagement, co-réalisé par Cision et le Club des Annonceurs, auprès de 503 professionnels du marketing et de la communication en France, en février 2021

    Quels sont les 10 faits marquants de l’étude ?

    #1 – Les marketeurs sont quasi unanimes et estiment qu’une entreprise se doit d’avoir un rôle sociétal et/ou environnemental. 80 % déclarent que c’est même une question de survie.
    S’il y avait parmi les professionnels du marketing et de la communication (MarCom) encore des sceptiques en 2020, ils sont aujourd’hui unanimes : 99% affirment qu’une entreprise se doit d’avoir un rôle sociétal et/ou environnemental. C’est 9 % de plus qu’en février 2020. L’engagement apparaît comme une nécessité pour construire l’avenir puisque 80% estiment que c’est une question de survie pour la marque.

    #2 – 80 % des MarCom considèrent qu’une marque engagée contribue concrètement à la performance marketing.
    Si la performance marketing augmente avec l’engagement des marques, c’est d’après les MarCom interrogés lié au fait qu’elle permettrait d’augmenter l’influence de la marque de l’ensemble de ses publics. 65% des MarCom interrogés jugent que l’engagement de la marque permet de gagner beaucoup en influence auprès de ses collaborateurs, suivi de très près par ses clients (62%), les communautés sur les réseaux sociaux (60%) et même jusqu’aux journalistes et médias (49%). 

    #3 – Des actions engagées concrètes en augmentation par rapport à 2020
    68 % des entreprises ont déjà mis en œuvre des actions concrètes.
    Soit 10 points de plus par rapport à février 2020. La crise sanitaire a eu une incidence sur cette accélération, puisque 20% des professionnels du marketing interrogés affirment qu’elle a influencé leur stratégie d’engagement. 10% des entreprises n’ont encore pas du tout considéré le sujet de l’engagement (= en 2020).

    #4 – Réduction de l’empreinte carbone et bien-être des salariés : les 2 priorités ; l’égalité femmes/homme et l’inclusion très loin derrière.
    Quand on en vient aux types d’engagements portés par les entreprises, jamais l’environnement n’a été autant au cœur des préoccupations des marketeurs. La réduction de l’empreinte carbone arrive en numéro 1 des objectifs prioritaires choisis par les entreprises interrogées avec 22%. Le bien-être des salariés arrive juste ensuite (21 %). L’ancrage local et les achats et production responsablessuivent en 3ème position (ex-aequo 15%).
    L’égalité femmes/hommes et la promotion de la diversité et de l’inclusion se retrouvent en bas du tableau avec respectivement 6 % et 5 %. On peut s’étonner de ces faibles pourcentages et alerter les entreprises sur ces sujets sociétaux pourtant essentiels (Cf #Blacklivesmatter, #Metoo…).

    5 – L’engagement de la marque : la Direction Générale à la manœuvre
    Au sein des entreprises, l’engagement est devenu un sujet sérieux et s’organise : une cellule dédiée à la question de l’engagement (type RSE) est en place dans 57% des entreprises interrogées. C’est 30 points de plus qu’un an auparavant.
    La Direction Générale prend le lead de la mise en œuvre et du suivi de l’engagement dans 62% des entreprises interrogées, montrant là encore l’importance du sujet. Les MarcCom pilotent le projet dans 20% des cas.

    #6 – Le marketing de l’engagement modifie en profondeur les métiers du MarCom
    75% des professionnels interrogés estiment que l’engagement des marques a profondément changé leurs métiers
    (65% en février 2020) et 80% qu’il change en profondeur tous les services de l’entreprise (= vs 2020). Pour 83 % des MarCom la question de l’engagement des marques a rendu leur rôle plus transverse (vs 79 % en février 2020). 

    #7 – Des MarCom enthousiastes et de plus en plus légitimes pour conduire une stratégie de marque engagée
    Les engagements pris par leur entreprise suscitent l’adhésion des marketeurs : ils sont 100% à les estimer légitimes, 95% authentiques et 89% respectés. Une majorité des professionnels MarCom aimeraient aller plus loin puisque seulement39 % déclarent qu’ils trouvent les engagements de leur société suffisants.
    62% des répondants estiment avoir suffisamment de légitimité pour faire évoluer les choses (+7 points vs 2020). Ce chiffre apparait très prometteur pour la profession. Seule la question du budget reste délicate : comme en 2020, seuls 33 % jugent le budget alloué suffisant pour conduire une stratégie d’engagement.

    #8 – La peur du bashing s’estompe même s’il est jugé inévitable par 35% des MarCom. 
    35 % des MarCom pensent que le bashing est inévitable quoiqu’on fasse, pourcentage en baisse par rapport à l’année dernière (41 %). En 2021 les professionnels du marketing et de la communication se libèrent de la peur du bashing. En un an, ils sont 18% de plus à penser qu’une marque doit communiquer sur ses engagements, une opinion partagée par 84% des MarCom. 

    #9 – L’engagement un impact non mesuré pour la moitié des marketeurs
    La mesure de l’impact d’une stratégie d’engagement s’avère difficile et seulement 50% des marketeurs s’y emploient. Pour ceux qui essayent malgré tout de mettre en place des indicateurs, et les plus suivis sont ceux qui concernent l’environnement (68%). Les indicateurs sociaux et sociétaux arrivent en 2ème position ex-aequo avec ceux relatifs à l’image et à la réputation de la marque (60%). 

    #10 – Un engagement désintéressé 
    63 % des marketeurs estiment que la principale cause de l’engagement de leur entreprise est de contribuer positivement à la protection de la planète et/ou de la société. On trouve ensuite la volonté d’inspirer la confiance du consommateur et de développer une image positive à 24 % puis à 13 % la volonté de motiver, fidéliser les salariés et de valoriser la marque employeur

    « Après l’enjeu de digitalisation profond des entreprises depuis les 15 dernières années, on passe au Move d’engagements accélérés par la crise sanitaire, avec une prise de conscience qui s’infuse enfin auprès de toutes les strates de l’entreprise », explique Karine Tisserand, Directrice Générale Le Club des Annonceurs. « Ce baromètre 2021 du marketing de l’engagement montre l’impact d’une telle stratégie sur tous les métiers et la façon dont il réorganise l’entreprise. Pour 83% des dirigeants Mark/Com interrogés, la question de l’engagement des marques a rendu leur rôle plus transverse, et cela va contribuer à dé-siloter différemment les façons de travailler à l’interne, entre les différentes directions, gardant ce nouveau cap d’entreprise engagée. Nous sommes encore à une étape intermédiaire de cette transformation stratégique des entreprises, et le chemin reste encore long quand on voit que seulement 68% des entreprises ont déjà mis en œuvre des actions concrètes et que 39% des Dir Mark/Com déclarent qu’ils trouvent les engagements de leur société suffisants. Alors oui, nous en avons la confirmation, à la fois auprès de nos marques membres le Club des Annonceurs et via les résultats de ce baromètre en partenariat avec Cision, que l’engament est un réel levier de transformation des entreprises et que cela va changer la donne sur les prochaines stratégies d’entreprises, d’organisation, de territoires de marques et de visions marketing. L’enjeu est de trouver un plus juste équilibre entre les intérêts business et l’impact positif RSE pour retrouver une croissance vertueuse pour le bien commun. 

    Cyndie Bettant, Directrice Communication de Cision conclut : « Un mouvement est clairement en marche et l’étude montre bien le chemin parcouru en 1 an : des marketeurs unanimes sur le rôle environnemental et/ou sociétal de l’entreprise, une Direction Générale impliquée et une entreprise qui s’organise avec des cellules dédiées (+30 points !).  Deux choses me paraissent positives pour les professions marketing et communication : d’une part la peur du bashing qui semble s’estomper et c’est une bonne chose de lutter contre notre fâcheuse culture française à ne pas communiquer pour éviter les critiques.  D’autre part l’enthousiasme des marketeurs qui se sentent plus légitimes en interne pour faire évoluer les choses. 62% expriment cette légitimité, ça n’est pas encore suffisant mais c’est 7 points de plus que l’an dernier et c’est de bon augure pour nos métiers. »

  • Qui suivons-nous sur les réseaux sociaux ?

    Rapport Digital 2021 :
    Qui suivons-nous sur les réseaux sociaux ?

    La dernière mise à jour du  rapport Digital 2021, publié par Hootsuite et We Are Social, explore les types de comptes que les internautes suivent sur les réseaux sociaux.

    Les proches (amis et famille) arrivent en tête, mais cela ne représente que 46,5% des réponses. Les comptes liés au divertissement occupent les quelques places suivantes dans le classement, avec plus d’un quart des personnes interrogées déclarant suivre des acteurs.rices, des émissions de télévision, des comptes parodiques ou encore des musiciens.

    23% des répondants ont déclaré suivre des marques auprès desquelles ils ont déjà effectué des achats et 21,6% suivent des marques auprès desquelles ils envisagent d’acheter. Il est d’ailleurs intéressant de souligner que les internautes sont plus susceptibles de suivre des entreprises et les marques auprès desquelles ils envisagent d’acheter que de suivre les influenceurs et autres experts (21,3%).

    Bien que l’écart entre ces deux catégories soit très faible – 21,6 % contre 21,3% – cette notion doit être prise en considération lors de la construction d’un plan de communication sur les réseaux sociaux.

    Toutefois, le nombre de personnes qui suivent les influenceurs varie considérablement selon la géographie. Par exemple, plus de la moitié de tous les internautes aux Philippines déclarent suivre des influenceurs, mais ce chiffre tombe à moins de 7 % en Russie. En France 18,2% des internautes âgés de 16 à 64 ans suivent des influenceurs.

    De même – et comme c’est si souvent le cas lorsqu’il s’agit de comportements digitaux – l’audience des influenceurs varie également de manière significative selon la démographie.

    Dans l’ensemble, les femmes sont plus susceptibles de suivre les influenceurs que les hommes, même s’il est intéressant de noter que ce résultat est inversé chez les baby-boomers. Les jeunes sont également plus susceptibles de suivre les influenceurs que la génération de leurs parents : les femmes de 16 à 24 ans étant 3 fois plus susceptibles de suivre les influenceurs que les femmes de 55 à 64 ans.

    Qu’en est-il des vlog ? Ces blogs au format vidéo tant apprécié par les influenceurs ?
    Dans le monde, plus de la moitié (51,7 %) des internautes âgés de 16 à 64 ans déclarent avoir regardé un vlog au cours du mois dernier, mais il existe des disparités importantes entre les pays.
    Près de 9 internautes sur 10 aux Philippines sont des téléspectateurs réguliers de vlog, mais au Japon, ce chiffre tombe à moins de 1 sur 10. La France se situe bien en dessous de la moyenne mondiale (51,7%) puisque seulement 27,1% des internautes français ont déclaré avoir regardé des vlogs.
    Ces chiffres ont cependant augmenté au cours des derniers mois, et les données montrent clairement que les vlogs sont une forme de divertissement de plus en plus populaire. Enfin 1 internaute sur 7 déclarent se tourner régulièrement vers les vlogs lorsqu’ils recherchent des produits et services qu’ils souhaitent acheter.