Maintenir son parc IT à jour : un réel défi pour les RSSI
Par Jean GATIGNOL, Président du groupe RAS
Les problématiques de cybersécurité sont plus que jamais à l’ordre du jour pour l’ensemble des entreprises et organisations publiques. Ainsi, chaque année, le nombre de cyberattaques lancées connaît une croissance à deux chiffres. Dans ce contexte, il apparait donc clairement que renforcer la sécurisation de son système d’information n’est plus une option, mais un impératif stratégique qui doit mobiliser tous les RSSI. En ce sens, le sujet de la gestion des patchs occupe une place centrale à bien des égards.
En effet, de récentes études mettent clairement en avant que l’une des principales vulnérabilités exploitées par les hackers est de s’introduire dans le SI au travers d’applications ou de systèmes d’exploitation qui ne sont pas à jour.
Par où commencer pour mener à bien son projet
Une chose est évidente, gérer de manière industrielle son parc IT est une donnée complexe. Ce sujet est un réel point de friction notamment pour les larges organisations qui doivent piloter des parcs étendus de plusieurs centaines voire plusieurs milliers de postes (fixes et portables) et autres devices. En effet, pour être performant et générer des résultats tangibles, une politique de patch management digne de ce nom doit prendre en compte tous les postes de l’entreprise. Ainsi, oublier ne serait-ce qu’un seul poste, serveur ou OS reviendrait purement et simplement à mettre toute l’organisation en péril. En ce sens, un travail d’inventaire est nécessaire.
Miser sur l’automatisation de la politique de patch management
Concrètement, il est fondamental d’opter pour une logique d’industrialisation pour mener à bien son projet. A travers une telle démarche, les RSSI seront alors en mesure de ne pas commettre d’impairs et de s’assurer que l’ensemble du parc qu’ils administrent est toujours à jour. Ce point opérationnel est particulièrement important et générateur de nombreux bénéfices : gain de temps, exhaustivité des mises à jour, fiabilité des démarches et des opérations, visibilité complète de l’état du parc, etc. Tous ces éléments participent activement à élever le niveau de cyberprotection de l’entreprise.
Prendre en compte les aspects réglementaires
Le patch management n’est pas un simple sujet technique. Il apporte aussi une réponse pertinente pour accompagner les entreprises dans la production automatique de rapports fiables leur permettant d’attester de la conformité de leurs parcs. Ce sujet hautement stratégique qui s’inscrit dans une démarche réglementaire et d’audit est une donnée fondamentale qui démontrera pragmatiquement que l’entreprise s’appuie sur les règles de l’art pour bénéficier d’un parc IT toujours à jour.
Partie intégrante de la bonne gouvernance de l’entreprise, le patch management est donc un projet féférateur au service de la sécurité de l’entreprise et de son bon fonctionnement.
Un chatbot IT pour améliorer la satisfaction de ses collaborateurs et soulager son support interne
par Matthieu Bouchard, Directeur du Delivery et des Offres Infrastructure chez Umanis
Les centres de support utilisateurs sont très sollicités dans les entreprises depuis l’avènement du travail à distance. Déployer un chatbot IT est une bonne solution pour traiter rapidement les requêtes et réduire les coûts.
La plupart des entreprises n’étaient pas prêtes pour le choc du premier confinement de mars 2020 et leurs supports internes non plus lorsqu’ils ont reçu les nombreux appels affolés des millions de salariés bien obligés de télétravailler. Ils ont ainsi eu à gérer de multiples incidents et questions sur l’utilisation du matériel informatique, des connexions aux serveurs et services de l’entreprise, des accès VPN, etc.
Entre 2019 et 2021, le volume mensuel des tickets dans les centres de support ont de ce fait bondi de 35%, le temps moyen de résolution de 57% et le coût par ticket de 20%, d’après une étude de MetricNet-DeepCoding.
Le monde a aujourd’hui intégré que le télétravail n’est pas une mode passagère, que les horaires fixes 9h-18h représentent de moins en moins la norme et que cette tendance de fond va s’inscrire dans la durée, telle une nouvelle normalité. Le cabinet Gartnerprévoit ainsi que d’ici fin 2021, 51% des salariés dans le monde travailleront depuis chez eux au moins une fois par semaine et que 32% travailleront totalement à distance. Autant de personnes dont le rapport à l’informatique s’en trouve modifié et qui souhaitent avoir accès à un support IT rapide et efficace.
Une automatisation devenue stratégique pour les DSI
Dans ce contexte qui a fait évoluer les besoins des utilisateurs, les supports IT doivent adapter leurs dispositifs en conséquence, en ayant notamment recours à l’automatisation des processus. C’est ainsi que le chatbot, ou « robot de discussion » trouve de plus en plus sa place pour répondre aux besoins des collaborateurs et améliorer la qualité du service rendu, tout en soulageant un support interne très sollicité.
Les entreprises possèdent souvent des masses de données de support largement sous-exploitées et qui peuvent servir à entraîner rapidement un chatbot et ainsi délivrer un maximum de valeurs aux utilisateurs dès la mise en place de la solution. Les précieuses données peuvent être valorisées et apporter un véritable ROI (retour sur investissement) tangible en termes de productivité mais aussi de coûts.
Dans une situation économique incertaine, les entreprises ont en effet besoin de réaliser des économies et les services IT ne sont pas épargnés par les mesures. Lorsque l’on sait que le coût global du support pour un collaborateur est de 300 € par an, le chatbot IT est une réponse pertinente à cette problématique.
Le chatbot IT appelé en renfort
Programmes informatiques conçu pour simuler une conversation avec des utilisateurs humains via une interface de chat ou la voix, les chatbots ont beaucoup fait parler d’eux vers 2017 et ont parfois pu décevoir, par manque de maturité dans leur fonctionnement. C’est qu’il s’agit de faire la distinction entre deux types de chatbots. Les plus simples et moins évolués se basent sur des règles spécifiques et des scénarios conversationnels prédéfinis à l’aide de QCM. Ils peuvent parfois suffire pour la résolution des demandes IT les plus courantes.
Les plus puissants s’appuient quant à eux sur de nouvelles technologies d’IA telles quele NLP (Natural Language Processing) en multi-langues ainsi que le Machine Learning qui leur permet de s’améliorer de façon automatisée en combinant des historiques et des algorithmes. Ces chatbots à l’intelligence prédictive sont donc entraînés pour comprendre les échanges à travers un langage naturel, répondre à leurs interlocuteurs en self-service, trouver des solutions et créer automatiquement des tickets de support. Avec eux, il devient également possible de déployer davantage de scénarios de conversation sans avoir besoin de les coder.
Le rôle de ces chatbots reste avant tout de se charger des tâches à faible valeur ajoutée, comme déverrouiller un accès, ajouter un collaborateur dans le groupe de travail d’une application, commander une souris, etc. Pour les cas les plus complexes, le chatbot peut décider de passer en « intelligence hybride » en mettant l’utilisateur en relation avec un interlocuteur humain ou en prenant automatiquement un rendez-vous dans un agenda.
L’objectif global de la manœuvre est de réussir à fournir la meilleure solution, que ce soit par la machine ou un humain, en passant de l’un à l’autre de façon transparente via une même interface. Et cela en garantissant un accès multicanal pour dialoguer avec l’agent virtuel depuis un portail interne ou n’importe quelle application de communication comme Teams, Zoom, Google Meet, What’s App…
Toujours disponible, autonome et économe
L’avantage principal d’un chatbot IT par rapport à une hotline est sa disponibilité permanente qui permet aux collaborateurs d’obtenir sans attente un premier échange, susceptible de résoudre leur problématique dans de nombreux cas, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, où qu’ils se trouvent dans le monde et quelle que soit leur langue parlée. De quoi améliorer nettement la satisfaction des utilisateurs, mais aussi leur productivité, en ne perdant plus de temps inutilement.
Il en va de même pour les équipes du support IT qui se retrouvent déchargées de nombreuses demandes basiques grâce à l’autonomie du chatbot et à l’automatisation des processus de résolution. Ce type d’outils permettent ainsi de diminuer jusqu’à 30% le nombre d’appels au support, celui-ci pouvant alors de concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée.
Cet allégement du support IT a une vraie incidence sur les coûts avec une génération de gains financiers proportionnels au volume d’utilisateurs du chatbot. Il était auparavant difficile d’obtenir un véritable ROI par client car le déploiement du chatbot était long, tout comme son apprentissage, et il était un consommateur de ressources compliqué à maintenir. Cela a changé avec l’apparition des technologies d’IA, procurant un bien meilleur ROI aux chatbots les plus avancés.
Ce ROI se renforce encore davantage dans le temps avec des chatbots entrainés avec des volumes de données croissants et une traçabilité précise de la qualité des interactions et solutions proposées. Ces bots sont par ailleurs de plus en plus interconnectés avec les autres briques du système d’information, permettant d’améliorer encore l’expérience utilisateur et de faciliter les capacités d’automatisation. Sans oublier que les chatbots se connectent désormaisentre eux pour toujours plus d’efficacité.
Recruter un chatbot déjà entrainé plutôt que créer le sien
En mettant en place un chatbot IT, on transforme ainsi un support informatique en un véritable service client à même de répondre aux attentes des utilisateurs. Mais comment s’y prendre ? Allons droit au but : développer son propre chatbot, même avec des solutions pré-existantes sur lesquelles effectuer du paramétrage, est compliqué, onéreux et risque de ne pas donner les résultats attendus au final.
Il est donc préférable de faire appel à un expert du sujet si l’on souhaite obtenir un ROI rapide. Un chatbot spécialisé étant déjà entraîné au support IT, il ne restera qu’à le familiariser avec l’environnement et le jargon de l’entreprise adoptante, quels que soient son secteur et sa taille. C’est grâce à cet accompagnement personnalisé que l’entreprise récoltera les fruits du chatbot et au final maîtrisera mieux sa gestion de l’IT.
Comment relever les défis d’innovation pour la société à l’horizon 2030 ?
Pour répondre à cette grande question s’est tenue le 17 juin une conférence exceptionnelle. Institutions, médias, scientifiques, entreprises, étudiants se sont relayés pour partager leurs visions et leurs projets d’un monde post-Covid.
Temps forts d’une journée riche d’inspiration et de contenus organisés par « Les Mardis de l’innovation »
Accessible en ligne gratuitement sur la chaîne YouTube Les Mardis de l’innovation, la conférence réunit pas moins de 35 intervenants venus de divers horizons et reconnus pour leur leadership en matière d’innovation.
Cette journée est rythmée selon 4 grandes thématiques : regards croisés, zooms sectoriels, les pays émergents, la recherche en Europe.
Regards croisés sur notre avenir
Le point de vue des institutions
Pour cette première thématique très large qui aborde les objectifs, les défis à relever, les progrès possibles et les innovations nécessaires pour une société post-Covid, la parole est tout d’abord donnée à des institutions en charge de l’orientation des technologies.
Pascal Viginier, Président de l’Académie des Technologies, ouvre la conférence : « Notre Académie des Technologies plaide pour un progrès raisonné, partagé et choisi. C’est vraiment la technologie pour l’innovation pour un usage le plus large possible par le bien public. ». Pour anticiper les prochaines crises, il appelle à la création d’un hub de données de crise. Il partage son optimisme raisonné pour l’avenir, car il voit beaucoup d’entreprises saisir l’opportunité de la pandémie pour prendre des engagements de développement durable. La transition énergétique avec de l’énergie décarbonée sera un des grands sujets d’avenir. La France – et plus largement l’Europe – a la capacité de tirer son épingle du jeu dans le concert mondial de l’innovation.
Cédric Villani propose le point de vue du mathématicien, député, membre du collectif Ecologie Démocratie Solidarité, et Président de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques. Il dresse un constat post-Covid alarmant : les tensions entre continents se sont aggravées, la démocratie a reculé un peu partout dans le monde, la confiance des citoyens envers la politique et la science a chuté. Mais on va aller de l’avant et se demander quels sont les nouveaux modes de fonctionnement et les innovations qu’il faut surveiller. Pour le mathématicien, la transition écologique doit passer par l’agroécologie : abandon des pesticides et de l’élevage intensif, autonomie alimentaire pour tous avec des produits de qualité. Mais cela demande une rénovation de notre modèle économique et le changement de nos habitudes comme une réduction de moitié de notre consommation de viande. Au final, la transition agroécologique, la transition énergétique, les questions numériques doivent se régler avec des politiques à l’échelle européenne.
Susanna Bonnetier, Vice Présidente de l’Association des Instituts Carnot dont l’objectif est de mettre en relation les instituts de recherche et les entreprises pour transférer les innovations, « la société post-Covid va devoir faire face à trois transitions majeures; digitale, écologique et la médecine du futur personnalisée. » Pour relever ces défis interconnectés, la recherche développe des outils numériques plus intelligents grâce à l’Intelligence artificielle, des énergies décarbonées, des systèmes agricoles durables, de la médecine personnalisée et de la biothérapie, « pour mettre l’innovation au service de la planète et au service du progrès humain ».
Le point de vue des étudiants
Les témoignages de Léa, étudiante à la Sorbonne et Adrian, étudiant à l’Epita, c’est la nouvelle génération qui exprime sa vision et ses engagements face aux défis de la société post-Covid, cette génération souvent présentée comme la génération Covid, la génération sacrifiée ou encore Génération Greta. L’étude menée par la Conférence des Grandes Ecoles, IPSOS et BCG, auprès de 2242 étudiants, montre que les secteurs les plus prisés sont l’environnement, l’énergie et l’humanitaire, et que les premiers critères de choix d’une activité sont l’intérêt du poste, le bien-être et être en phase avec ses valeurs (loin devant la rémunération qui arrive en 11ème position). Cette génération montre donc une forte tendance écologique et humanitaire, elle aspire plus à des valeurs qu’à une carrière. C’est véritablement la génération du renouveau et de l’engagement.
Le point de vue des médias
Observateurs privilégiés de l’évolution du monde, les médias qui mettent en relation sciences, technologies et société nous partagent leurs ressentis et leurs analyses sur la société de demain.
François Siegel, Directeur de la publication de We Demain, l’enjeu principal est de préserver la démocratie : « pour réussir la transition énergétique, il faut revenir sur une société apaisée qui a envie de partager et d’échanger ». Le chemin à parcourir pour atteindre 1,5° et la neutralité carbone en 2050 est un long processus et on y va de manière chaotique. Mais François Siegel reste confiant, car on n’a pas le choix avant que la planète ne devienne invivable.
Béatrice Sutter, Directrice des rédactions de l’ADN, présente les nouvelles tendances du numérique en 2021. Nous assistons à trois chocs majeurs. En premier lieu l’émergence d’une nouvelle cartographie du web. Outre les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) qui ont vu leurs valorisations plus que doubler pendant la pandémie, nous voyons émerger de nouveaux acteurs tels que Vinted, Twitch et Roblox qui réinventent à leur manière l’économie circulaire, l’économie de la passion et l’économie des avatars. Ces plateformes redéfinissent une nouvelle économie de pair à pair que l’on pourrait appeler le Web 3.0, le second choc majeur. Le 3ème choc, c’est l’émergence d’un nouveau type de consommateur, le consotrader, plus engagé, tour à tour acheteur, vendeur et investisseur.
Pour Dominique Leglu, Directrice des Rédactions de « La Recherche » et « Sciences et Avenir« , le futur ne se jouera pas que sur le numérique, mais également sur le terrain de la géostratégie : c’est dans l’espace, dans les océans que les grandes puissances vont s’affronter, et l’Europe doit avoir un rôle à jouer.
2. Zooms par secteurs
Durant cette journée, différents focus seront faits sur des secteurs au cœur des transitions comme la vie dans la cité, les transports, l’économie digitale ou encore l’agro-alimentaire. Chaque panel réunit des centres de recherche, des industriels, des associations, des instituts pour débattre et nous éclairer sur les enjeux spécifiques et les défis d’innovation. Vous pourrez revivre ces interventions sur la chaîne YouTube :
Le confinement a montré la pression de la concentration urbaine, la nécessité d’espace vital des individus et le besoin amplifié de services toujours plus proches et accessibles avec Sabine Romon, Responsable du Pôle Innovation Ville de Paris, Stéphane Vincent, Délégué Général, 27ème Région et John Tanguy Directeur de la Stratégie et de l’Innovation Société du Grand Paris
Une accélération des innovations est attendue dans les transports, notamment en termes d’émission de CO2. Quelles étapes crédibles vers l’objectif Zéro émission-zéro pollution. Quels projets et quels horizons pour les grands modes de transport ? Michel Forissier, Chief Engineering and Marketing Officer, Valeo, Sebastian Mikosz, Head, SVP Member and External Relations, IATA ont échangé sur ces sujets.
Quels défis technologiques et quels nouveaux formats plus respectueux de l’humain pour l’économie digitale ? Quelles façons de lutter contre l’épidémie de cybercriminalité ? La domination des GAFA est-elle irréversible ou va-t-on vers une gouvernance plus équilibrée?
Des éléments de réponse avec François Cuny, Directeur de l’Innovation, Inria, Jacques-François Marchandise, Délégué général, La Fing (Fondation Internet Nouvelle Génération), Joëlle Toledano, Economiste, Université Paris Dauphine et Christine Aymard, General Manager, Microsoft Consulting Services France
Rémy Cailliatte, Directeur Plant2Pro et Catherine Renard Directrice Qualiment – INRAe, Lancelot Leroy, Directeur Innovation, et Développement Terrena, Didier Christin, Délégué Général, Sol et Civilisation, Rachel Kolbe, Head of Sustainability, Invivo et Guillaume Dhérissard, Directeur Général, Fermes de Figeac apportent leurs expertises au sujet de l’agriculture d’aujourd’hui et de demain.
L’agriculture française a démontré sa mobilisation et son efficacité pendant la pandémie qui n’a connu aucune pénurie alimentaire. Le secteur fait également face à une transition écologique rapide tout en peinant à faire reconnaître la valeur de ses produits et services. Quelles grandes étapes, projets et objectifs d’innovation de la transition agricole actuelle ?
3. Innover pour le développement des pays émergents
Pour les pays développés, la pandémie a eu un impact grave. Mais pour les pays en développement, il est dramatique. Comment dans ces conditions retrouver le chemin du progrès humain ?
Sandrine Boucher, Directrice de l’Innovation de l’Agence Française de Développement, aborde le sujet del’innovation dans les pays en développement face à la crise Covid-19. On sait quand ces pays, la reprise va être beaucoup lente et plus rude, avec une augmentation de l’extrême pauvreté. Sandrine Boucher évoque des réponses innovantes à la crise, qui s’attachent à apporter des réponses adaptées aux contextes sociaux et culturels, comme la mobile money en Afrique, ou des pratiques qui évitent d’avoir recours à la technologie, comme les approches communautaires au Vietnam.
Juliette Seban, Directrice Exécutive du Fonds d’Innovation pour le Développement, nous présente pour sa part le Fond d’Innovation pour le Développement, un dispositif permettant de soutenir les innovations qui luttent contre la pauvreté et les inégalités dans les pays émergents.
4. Objectifs des plans de relance européens pour 2030
Pour clôturer cette journée riche et dense, Marc Giget, Président de l’Institut Européen de Stratégies Créatives et d’Innovation évoquera la Place de l’innovation, grands défis, priorités et objectifs à horizon 2030 des plans de relance européens, Le budget final de Horizon Europe, qui n’est qu’une partie du plan de relance Horizon Europ, s’élève à plus de 95 milliards d’euros. « C’est un grand programme de relance avec une véritable volonté de repositionner l’Europe dans les domaines où elle avait perdu du terrain, ou de consolider ses positions de force. Et la génération montante a envie que ça se passe à ce niveau-là » conclut Marc Giget.
VIVATECH 2021 : les tops speakers inspirants et les temps forts sur les grands enjeux de société
Dan Schulman, CEO de PayPal discutera de la transformation rapide du secteur financier et du rôle des monnaies numériques dans notre monde en mutation, y compris le passage à une société sans espèces, l’opportunité du portefeuille numérique, et de nombreuses autres tendances fintech que la pandémie mondiale a accélérées. Fait important, il abordera la nécessité d’une innovation responsable pour assurer une reprise inclusive.
L’année dernière, Zoom est devenu un mot familier sur nos lieux de travail et dans nos foyers (qui sont souvent devenus, compte tenu des restrictions sanitaires, indiscernables les uns des autres). De l’engouement à la saturation, de l’émerveillement à la méfiance, la plateforme créée par Eric S. Yuan a fait l’objet de nombreuses discussions. Le fondateur de Zoom reviendra, sans fard, sur une année particulièrement riche en événements.
Depuis Cupertino, Tim Cook, le CEO de Apple prendra la parole pour la première fois à VivaTech mercredi 16 juin 2021.
En tant que PDG d’Apple, Tim Cook a supervisé l’introduction de certaines des technologies les plus innovantes au monde, de l’Apple Watch à la gamme d’iPhone 12 compatible 5G, en passant par la puce M1.
Tim Cook s’est fait le champion de l’inclusion et de la diversité chez Apple et a poursuivi l’engagement de l’entreprise considérant la protection de la vie privée comme un droit universel. Partant du principe que les meilleurs produits du monde doivent être les meilleurs produits pour le monde, Apple alimente ses installations mondiales en énergie 100 % renouvelable et aide l’ensemble de sa supply chain à suivre le même chemin, tout en poursuivant l’objectif ambitieux d’une chaîne d’approvisionnement en circuit fermé qui ne procède plus à l’extraction de ressources
Cette année encore, de grandes figures de la technologie et de l’économie prendront la parole à VivaTech. Cette cinquième édition sera marquée par les interventions de Tim Cook (CEO – Apple), Eric S. Yuan (Founder & CEO – Zoom), Mark Zuckerberg, (Founder & CEO – Facebook), Thomas Kurian (CEO – Google Cloud), Thierry Breton (Commissaire européen pour le marché intérieur), Peggy Johnson (CEO – Magic Leap), Stéphane Richard (Chairman & CEO – Orange), Arvind Krishna (Chairman & CEO – IBM), Ken Hu, (Deputy Chairman – Huawei), Brad Smith (Président – Microsoft), Marguerite Bérard (Head of French Retail Banking – BNP Paribas), Dan Schulman (CEO – PayPal), Bernard Arnault (Chairman & CEO – LVMH), Sébastien Missoffe (Managing Director & VP France – Google France), Thibaud Hug de Larauze (Co-Founder & CEO – Back Market), Mitchell Baker (CEO – Mozilla Corporation & Chairwoman, Mozilla Foundation), Jonathan Cherki (Founder & CEO – ContentSquare), Sonali de Rycker (Partner – Accel), Niklas Zennstrom (Managing Director – Atomico), Sandeep Mathrani (CEO – WeWork), Boris Winkelmann, (CEO DPD – Groupe La Poste), Nick Clegg (VP of Global Affairs – Facebook), Aurélie Jean (Founder & CEO – InSilicoVeritas), Marie Barbesol (co-Founder – Klaxoon), et bien d’autres (liste disponible ici)
Plus de 500 innovations qui répondent aux grands enjeux de société
Plus de 500 innovations, 15 lancements ou premières mondiales, plus de 100 modélisations 3D/AR pour cette édition hybride de VivaTech, notamment sur des technologies à impact :
Tech for the environment Ehang, startup chinoise, présentera le premier taxi aérien (eVTOL) autonome et électrique. Déjà commercialisé, ce nouveau moyen de déplacement fait entrer la mobilité personnelle dans une nouvelle dimension. Cueillette urbaine, startup française retenue dans les 1000 solutions labellisées Solar Impulse, conçoit, installe et exploite des espaces de production maraîchère sur des toits, des terrasses, dans des cours… Ils utilisent notamment l’aeroponie, une méthode de culture hors-sol qui utilise 90% d’eau en moins que l’agriculture classique, dans un espace réduit et pour un rendement jusqu’à dix fois plus important. EZ-1 : Fraîchement dévoilé, l’EZ-1 Prototype appartient à la catégorie de l’autopartage. Il s’agit de la toute première solution urbaine électrique de Mobilize, la nouvelle marque du groupe Renault, destinée à un usage partagé et disponible à la location.
Tech for society Hable, une manette intelligente connectée par Bluetooth et par la pensée qui permet aux personnes aveugles d’interagir avec leur smartphone, œuvrant pour un numérique plus inclusif. ExactCure, startup soutenue par Huawei, propose une solution personnalisée pour un bon usage des médicaments. Concrètement, le jumeau numérique d’un patient simule la concentration des médicaments dans son sang en fonction de ses caractéristiques telles que l’âge, le sexe, son état hépatique… Life Plus, hébergée sur le Lab de BNP Paribas, accompagne les professionnels du grand âge dans la prévention de la fragilité grâce à des solutions connectées d’assistance et de télésuivi médical. Life Plus mesure en temps réel l’activité et les constantes de santé (rythme cardiaque et saturation en oxygène) de son utilisateur,détecte les chutes ou moments d’inactivité anormale et transmet une alerte aux proches ou au centre de téléassistance Geointelligence des territoires. Avec cette solution, la Poste permet de mesurer la déperdition thermique des bâtiments à l’aide de capteurs placés sur les véhicules des facteurs pendant leur tournée et d’en dresser ensuite une cartographie précise.
Tech to watch Sense Glove : des gants haptiques qui rendent réaliste l’entraînement et la mise en situation professionnelle par réalité virtuelle. Ils permettent de s’initier à moindre coût et à moindre risque aux tâches à faire en situation réelle. Next Modular développe des essais de véhicules électriques (bientôt autonomes) et modulaires. Ces “bus” du futur peuvent se détacher ou s’assembler en mouvement pour une optimisation de la capacité du véhicule, de la fluidité des déplacements et des coûts de transport. Des tests ont déjà été réalisés à Dubaï, et des projets de solutions logistiques sont en cours de développement.
Future of work Microsoft Mesh permet la présence et les expériences partagées de n’importe où – sur n’importe quel appareil – grâce à des applications de réalité mixte. Experis Career Accelerator par ManpowerGroup, le GPS de reconversion, conçu en partenariat avec des entreprises, des sociétés de recrutement et des gouvernements pour aider les travailleurs à effectuer des transitions professionnelles plus rapides, plus intelligentes et plus réussies à l’ère de l’automatisation.
A noter également, la création de showrooms virtuels et d’expériences immersives accessibles depuis la plateforme digitale de l’événement :
Le Discovery showroom consacré à la transition bas carbone, avec EDF
Le Robot tech showroom, avec EDF
Le Pet Health tech showroom, avec Royal Canin
Le 5G tech showroom, avec Ericsson
Le Space tech showroom, avec Arianespace
Le Construction tech showroom, avec Bouygues Construction
Le Mobility showroom
Le Sustainability showroom
L’Immersive 5G Lab, d’Orange : expérience immersive unique pour découvrir tout ce que la 5G s’apprête à transformer positivement dans nos vies. dans les domaines de la santé au gaming, du divertissement à l’industrie, des smart cities aux nouvelles formes de mobilité.
Des temps forts inédits et de nouvelles initiatives
Viva Technology a renouvelé son programme afin de répondre aux différents enjeux de notre société. Ainsi, plusieurs initiatives inédites rythmeront les quatre jours de l’événement :
L’Equality lounge, avec Salesforce, promeut l’égalité des sexes dans le secteur des technologies à travers des rencontres entre femmes de la tech, et la diversité via des sessions interactives et des programmes d’égalité dans les entreprises.
+50 partenariats d’impact : organisations, associations et réseaux professionnels collaboreront autour de structures d’accompagnement des jeunes, de l’inclusion et de l’entrepreneuriat social pendant VivaTech. Parmi eux Sista, 50inTech, Willa, Social Builder, Diversidays, Black Girls Code, Women in Africa, Ashoka, Le Collectif Mentorat ou encore l’Escalator.
Pour la troisième année consécutive, VivaTech, en partenariat avec 50inTech et avec le soutien de Axa, Clear Channel, Salesforce et Société Générale, lance le Female Founder Challenge (FFC) avec deux objectifs principaux : faciliter les rencontres entre VC et startups pour accélérer le financement des startups dirigées par des femmes, et inciter les fonds de VC à s’engager pour plus d’égalité entre les sexes à tous les niveaux.
Dans la continuité du Top 100 des scale-ups européennes , réalisé en partenariat avec GP Bullhound et avec le soutien du European Innovation Council, VivaTech récompensera six startups à travers le Next Unicorn Awards, dans cinq thématiques par secteur d’activité (Fintech et Insurtech, Marketplaces, Enterprise Saas, Digital Media, AI, Deep Tech et Big Data) ainsi qu’un coup de cœur du jury.
Scale-Up Europe : Cette initiative, qui rassemble plus de 150 fondateurs de scale-ups, investisseurs, chercheurs, dirigeants d’entreprise et institutionnels, a élaboré ces derniers mois une série de recommandations pour accélérer l’émergence de champions technologiques européens. Les membres de Scale-up Europe présenteront leurs recommandations au Président de la République, Emmanuel Macron au moment de VivaTech.
Startup Challenge with UNESCO : VivaTech s’engage aux côtés de l’UNESCO en mettant son savoir-faire en matière d’open innovation et de collaboration avec les startups autour de 3 grands défis liés à l’intelligence artificielle : l’utilisation de l’IA pour préserver la biodiversité, la lutte contre les biais liés au genre dans l’IA et l’accès à l’information dans les langues à faibles ressources en faisant tomber la barrière de la langue grâce aux données et à l’IA
Pour sa 5ème édition, le LVMH Innovation Award distinguera les solutions les plus innovantes. 28 finalistes ont été présélectionnés : six startups parmi six catégories seront récompensées. L’une d’entre elles recevra le LVMH Innovation Award 2021.
Une série de talks inspirants et uniques, proposés en ligne par Google sur des sujets aussi variés que la data gouvernance, la diversité, l’industrie 4.0 ou encore le futur du retail
Enfin, les gagnants des nombreux autres challenges mis en place par les différents partenaires de Viva Technology seront également annoncés. Réels temps forts pour les startups sélectionnées, ces challenges favorisent la création de liens business durables entre jeunes pousses et grands groupes.
Le samedi 19 juin : Un programme grand public au service des grands thèmes de société
VivaTech ouvre ses portes aux visiteurs grand public le samedi 19 juin, sur trois sessions de trois heures : 9h-12h / 12h-15h / 15h-18h.
Innovations, expériences et débats de société rythmeront cette journée. Des intervenants inspirants, des influenceurs et des entrepreneurs tels que André Manoukian, Bastien Oggeri (co-fondateur Innovafeed) et Philippine Dolbeau (fondatrice Newschool) viendront débattre en français de sujets d’actualité (diversité et inclusion, environnement, ville du futur, education, sport et innovation, musique & tech, tech au service du bien-être, futur de la food…).
Des initiatives seront mises en place tout au long de la journée :
Mega Women & Girls in Tech sera également lancée à cette occasion. Il s’agit du plus grand collectif intergénérationnel de femmes et de jeunes filles de la tech initié par Simplon, BNP Paribas et Digital Ladies & Allies pour valoriser les parcours existants et féminiser le secteur.
Prep’Apprentissage : la formation en ligne d’Openclassrooms sera au cœur d’un programme de rencontres entre des jeunes et des entreprises partenaires de VivaTech qui s’engagent à leur réserver des places d’apprentis dès la rentrée prochaine.
Coaching Jeunes: L’Escalator, l’EFAP et EY s’associent durant VivaTech pour soutenir les nouvelles générations dans leur recherche d’emploi. Des sessions de speed coaching de 30 minutes seront proposées à plusieurs centaines de jeunes par des coachs bénévoles issus des entreprises et startups partenaires de VivaTech.
Une Chance Pour Chaque Jeune : la civictech Make.org présentera les résultats de la Grande Cause « Comment donner une chance à chaque jeune ? », lancée en 2018 à VivaTech avec Accor, Google, BNP Paribas et PwC. Des ateliers seront organisés sur le Lab BNP Paribas pour passer de l’expérimentation à l’échelle.
Next Startupper Challenge avec French Founders : lancé en 2019, ce challenge inter-écoles et universités a pour objectif de promouvoir l’entrepreneuriat chez les étudiants, de mettre en avant leur créativité et agilité en ces temps de crise, et plus concrètement de leur permettre de tester et booster leurs projets auprès de professionnels. Cette année, la thématique “Tech for Good / projet à impact” sera à l’honneur.
Cette journée sera aussi l’occasion de mettre en avant plusieurs expériences digitales artistiques et immersives :
CADAF sera présent à l’occasion du Digital Art Month et présentera différentes œuvres d’artistes digitaux de premier plan.
Avec le soutien de BNP Paribas, le festival “Les ailleurs” proposera un nouveau rendez-vous en s’associant à Fisheye et à la Gaîté Lyrique pour faire découvrir des œuvres en réalité virtuelle.
Le studio Creative Motion fera vivre au public une expérimentation inédite visuelle et sensorielle totalement immersive
Enfin, VivaTech jouera également la carte de l’entertainment avec plusieurs animations participatives:
Un tournoi de eFoot,
Un défilé de Cosplay,
Des démonstrations de combats au sabre laser. Des séances d’initiation seront proposées dans l’après-midi.
Par Philippe Deltenre, Directeur commercial et partenariats chez Jahia
À l’instar des autres tendances no- et low- qui fleurissent sur tous les marchés, le monde informatique voit se démocratiser de plus en plus d’offres no code. Leur promesse ? Une émancipation complète du codage et la possibilité de développer ses propres sites, applications et plateformes sans bagage technique. Souplesse, temps plus courts, coûts réduits par rapport aux solutions sur mesure, les attraits du no code sont nombreux mais posent une question essentielle : la réalité informatique des entreprises peut-elle vraiment se passer de codage ?
Non au code, oui à l’immédiateté
Le principe du low/no code repose sur un objectif opérationnel simple : s’éloigner au maximum de la nécessité d’avoir des compétences en programmation informatique pour développer des applications. Cela ouvre des perspectives importantes pour les utilisateurs non experts : un collaborateur marketing peut, par exemple, définir et activer lui-même ses process de gestion clients et de communication, sans avoir à faire appel aux ressources informatiques de l’entreprise.
Faisons le parallèle avec le milieu de la mode. Les no et low codes correspondent au secteur du prêt-à-porter alors que le développement informatique correspond à la haute-couture ou à un rendez-vous chez le tailleur. Le consommateur choisit un produit sur étagère pour un besoin en particulier : une chemise ou un costume. Dans les deux cas, le produit est disponible immédiatement a un prix défini. Mais comment faire s’il a besoin de manches plus longues ou d’un pantalon plus large non proposés dans l’offre de prêt-à-porter ? C’est là qu’intervient le tailleur sur mesure (aka le codage) qui va fabriquer un vêtement complètement adapté à sa morphologie et ses attentes en matière de coupe et de tissu. Transposé dans le milieu informatique, le tailleur devient le développeur qui va construire un outil personnalisé et dédié à la problématique spécifique d’une entreprise.
Disponibilité immédiate, prise en main facile par tous, maintenance réduite : les outils no code présentent de vrais atouts. Mais qui dit solution prête à l’emploi dit aussi flexibilité moindre et nécessité pour le client de s’adapter au produit et non l’inverse… ce qui peut parfois s’avérer problématique.
Le codage en trait d’union
On l’a vu, dans certains cas, faire appel à un « tailleur sur mesure » est nécessaire pour ne pas s’enfermer dans un spectre fonctionnel trop limité. Le développement personnalisé nécessite souvent plus de délai, mais il peut répondre à toutes les problématiques. Plus intéressant encore, le codage peut permettre de faire interagir ensemble des programmes no code. Il fonctionne comme un véritable trait d’union.
Au sein d’un système d’information, certaines applications low code sont disponibles en « plug and play » : un CRM SaaS ou une plateforme de marketing automation par exemple. Ce sont des composants modulables et ajustables à la marge alors qu’un ERP sera plus lourd à implémenter car profondément lié aux processus de l’Entreprise.
Ainsi pour faire dialoguer une plate-forme digitale avec les différents composants du SI, deux options s’offrent aux DSI : la première consiste à le faire de façon programmatique et traditionnelle en utilisant des API pour interopérer les différents composants ; la seconde consiste à utiliser une stack de connexion low code pour interfacer les applications. Les plateformes DXP permettent ainsi de connecter les différents outils, de faciliter l’échange des données, pour les partager et les exploiter dans un écosystème marketing global. C’est une vraie tendance à l’heure où la plupart des applicatifs évoluent vers le SaaS et sont disponibles dans le Cloud. Magie de l’informatique : le tout peut rester accessible pour l’utilisateur final non expert !
Alors, pour ou contre le no code ?
Pour le low code, mais pour le codage aussi ! Tout l’enjeu consiste effectivement à sélectionner ce que l’on fait en low code – pour être plus réactif à un instant T – et ce que l’on conserve en développement classique. Au moment du choix de l’outil, il convient de tenir compte tant des objectifs opérationnels que des évolutions envisagées. Un module no/low code prédéfini peut tout à faire répondre à la demande sur le long terme (c’est le cas des systèmes d’authentification ou d’annuaire par exemple, largement répandus en low code/prêt à l’emploi), mais il peut également s’avérer inadapté au bout d’à peine 6 mois, auquel cas autant développer immédiatement des outils personnalisés.
D’autre part, s’il est évident que les outils no code permettent de booster l’agilité et de réduire le Time-to-Market, ils fonctionnent en général aussi comme des boîtes noires avec des spécifications strictes adaptées pour des usages limités. Cela pose donc la question de la confiance, à la fois sur le traitement informatique, sur la sécurisation des données, de l’application mais aussi sur la pérennité de la solution et son évolutivité.
Les applications no code sont donc particulièrement intéressantes lorsqu’il s’agit de prototyper un concept. Elles permettent un démarrage rapide, idéal pour confirmer une idée. Une fois le concept validé, qu’il devient pérenne et monte en puissance, se pose alors la question du full no code, du full développement ou d’une combinaison des deux approches.
Si le principe même du no code a plutôt la côte auprès des utilisateurs finaux, il reste assez anecdotique sur le marché et peu d’entreprises de taille conséquente l’utilisent. Or, faire complètement l’impasse sur ces technologies, c’est se priver d’outils fonctionnels et performants répondant à un nombre important de situations. Cela est particulièrement vrai pour toutes les activités périphériques, car le contrôle sur le cœur de business n’est pas mis en jeu. Pour les entreprises, l’enjeu consiste aujourd’hui à évaluer le bénéfice-risque, et à prendre le meilleur de ces deux approches, complémentaires par essence…
2 millions d’entreprises françaises stockent des ordinateurs et smartphones inutilisés.
Emmaüs Connect lance un appel au don pour équiper les personnes vulnérables privées d’accès à internet.
Alors que la crise sanitaire continue de frapper durement les personnes en situation d’isolement, 12% de la population française, soit 8 millions de personnes, reste coupée de services en ligne de première nécessité faute de pouvoir s’équiper en outils numériques. Emmaüs Connect lance un nouvel appel aux TPE et PME dans l’objectif de récolter 50 000 équipements numériques fonctionnels (ordinateurs portables, smartphones, tablettes) sur LaCollecte.tech d’ici la fin de l’année 2021.
« Si toutes les organisations faisaient don de leurs équipements inutilisés à des filières solidaires, on pourrait mettre fin à la problématique de l’accès aux outils numériques en quelques années seulement. » déclare Marie Cohen-Skalli, co-directrice d’Emmaüs Connect
39% des entreprises françaises conservent du matériel inutilisé, selon une étude BNP Paribas 3 Step IT. On estime même que 1 millions d’ordinateurs sont jetés par an par les entreprises alors qu’ils pourraient être reconditionnés ! Face à ce constat, Emmaüs Connect lance l’appel aux dons #StopAuGâchisNumérique (LIEN VIDEO), pour inciter les entreprises (salariés, dirigeants, entrepreneurs) à identifier du matériel dormant et à soumettre un don via LaCollecte.tech.
Cette plateforme solidaire permet de proposer en 2 minutes un don d’ordinateurs portables, tablettes ou smartphones pour leur donner une deuxième vie. En 5 mois d’existence, 11 500 équipements ont déjà été collectés, sur un objectif de 50 000 pour 2021.
Social : le don permet à des personnes en situation de précarité et exclues du numérique de s’équiper à prix solidaire.
Environnemental : le matériel ne devient pas un déchet électronique nuisible pour l’environnement et limitent l’impact carbone lié à la fabrication de nouveaux équipements.
Économique : contribue à l’économie sociale et solidaire en employant des travailleurs en insertion au sein de filières de reconditionnement éthique.
→ Réduire les contraintes logistiques qui freinent les entreprisesSi les entreprises préfèrent stocker ou jeter leur matériel numérique inutilisé, c’est souvent en raison des contraintes logistiques ou des craintes sur la sécurité des données. LaCollecte.tech s’est donnée pour mission de rendre le réemploi solidaire facile et sécurisé : Emmaüs Connect et ses partenaires récupèrent sur site l’ancien matériel informatique, se chargent du tri a posteriori et de l’effacement des données tout en garantissant la traçabilité nécessaire pour assurer le respect de la réglementation. L’entreprise donatrice reçoit un reçu fiscal pouvant ouvrir droit à une réduction d’impôt.
→ Ils participent au réseau LaCollecte.tech
Cette initiative est possible grâce à la mobilisation d’une formidable chaîne de solidarité de collectivités (région Hauts-de-France, FEDER), eco-organisme (Ecologic), reconditionneurs (Trira, Ateliers du Bocage, Le Groupe ARES) et entreprises (SFR, partenaire fondateur d’Emmaüs Connect, qui contribuera à hauteur de 2 000 ordinateurs par an, soit l’intégralité de ses flottes renouvelées).
→ Parmi les premiers donateurs sur LaCollecte.tech
Adéo Services, Capgemini, Région Île-de-France, AMP Métropole, Act For A Better Planet, Carrefour, Cellnex, CGI, Crédit Mutuel, Crosscall, Décathlon, Greenflex, HP, Socotec, Manpower, Socomec, Wavestone, Wipro
Cette année, VivaTech souhaite plus que jamais continuer à jouer son rôle de catalyseur mondial pour la transformation numérique et la croissance des startups. L’édition 2021 se veut un marqueur fort de la reprise au niveau européen : elle facilitera les rencontres et collaborations entre les acteurs de l’innovation et de la technologie, pour accélérer leur transformation et offrir des opportunités de croissance aux startups pour une société responsable et inclusive.
Attention il faudra présenter un test négatif de moins de 72.00
Pour Julie Ranty, directrice générale de VivaTech, “Les co-Présidents, Maurice Lévy,Pierre Louette, et moi-même voulons faire de VivaTech 2021 un marqueur fort de la reprise économique au niveau européen. Le rôle de l’innovation et de la tech est plus décisif que jamais pour rebâtir nos économies et une société plus durable. Nous sommes convaincus que ces rencontres et partages feront naître de nouvelles opportunités de croissance pour les grandes entreprises et les startups. Nos partenaires sont nombreux à nous avoir déjà renouvelé leur confiance et nos équipes poursuivent leur incroyable travail pour faire de cette édition une réussite.”
Une nouvelle génération d’événement pour toucher des audiences plus larges, en toute sécurité
1- Une expérience digitale inédite
VivaTech développe cette année un univers digital engageant, qui associe un nouveau concept de chaînes de conférences s’inspirant des codes de la télévision et des réseaux sociaux ; un dispositif de networking alliant matching par la data et échanges spontanés (création de salles de networking, module de rencontres aléatoires en chat texte et vidéo) et une découverte immersive des dernières innovations (+500 innovations modélisées en 3D / AR et des showrooms immersifs).
2- La sérendipité et networking physique
En parallèle, VivaTech reste convaincu de la force du rassemblement physique, du lien humain et de l’émotion propre aux rencontres en personne. L’événement revient à Paris à la Porte de Versailles, dès le 16 juin et pour 4 jours, sur une superficie de 25 000m². Sous son format hybride, VivaTech accueillera plus de 500 exposants, dans le strict respect des mesures sanitaires (jauge de fréquentation, port du masque…) et en concertation étroite avec les autorités.
3- Des multiplex sur trois continents, pour une programmation partout dans le monde
En 2021, VivaTech renforce également sa présence à l’international en organisant et retransmettant trois multiplex dans de grands hubs de la tech mondiale, en Asie du Sud-Est, Amérique du Nord et en Afrique, avec des invités et des contenus locaux pour favoriser la création de passerelles entre l’Europe et ces écosystèmes tech mondiaux.
4- Une production de contenus tout au long de l’année
Autre nouveauté : VivaTech produit ou coproduit de nouveaux formats de contenus tout au long de l’année, comme le VivaTech Tour,un magazine hebdomadaire 100% digital qui permet d’explorer des écosystèmes tech du monde entier et promeut la collaboration entre acteurs mondiaux. Autre format : un Ask Me Anything récurrent avec les grands speakers de VivaTech, en collaboration avec Reddit ou encore la co-production de webséries sur les innovations à impact, avec Brut.
De grands partenaires français et internationaux ont déjà confirmé leur adhésion au nouveau format.
Les partenaires fondateurs : BNP Paribas, Google, La Poste, LVMH, Orange, mais également EDF, EY, Huawei, ManpowerGroup, Mobilize marque du Groupe Renault, RATP Group, Sanofi, Air Liquide, Capgemini, Clear Channel, Engie, Facebook, Groupe Bouygues, HPE, Klaxoon, KPMG, McKinsey & Company, Microsoft, Royal Canin, Swisstech, Veolia, et bien d’autres ont déjà confirmé leur présence.
A noter que cette année plus de 500 exposants ont confirmés leur présence et que 70 à 80 d’entreux ont décidé d’être présents sous forme phygital.
Il en est de même avec les pays et les régions qui viennent partager la richesse de leur écosystème et soutenir leur développement :
A l’international : Algérie, Allemagne, Bruxelles (Belgique), Cameroun, Canada, Corée du Sud, Inde, Italie, Japon, Liban, Luxembourg, Maroc, Pakistan, Portugal, Québec, République Démocratique du Congo, Sénégal, Suisse, Tunisie, Wallonie (Belgique) et de prestigieuses organisations telles que l’UNESCO et Conseil Présidentiel pour l’Afrique
En France, une dizaine de régions sont attendues dont déjà 8 ont répondu présent : la Région Ile-de-France, l’Occitanie et la Région Sud qui font partie de nos grands partenaires mais également la Région Grand Est, la Normandie, la Nouvelle Aquitaine, les Pays de la Loire et le réseau d’Outre Mer, et nous compterons aussi sur la participation de la French Tech, la MGP et Business France.
5 grands enjeux vont rythmer les 4 jours de VivaTech autour de débats inspirants, de découvertes d’innovations inédites et de rencontres business
1 – La technologie au service de la planète
L’énergie illimitée et gratuite est-elle possible ? La tech peut-elle nous aider à produire et consommer de manière responsable ? A quoi ressembleront les villes du futur ? Comment allons-nous nous nourrir et nous déplacer dans 50 ans ? VivaTech présentera une série d’émissions pour répondre aux défis environnementaux du XXIème siècle.
L’événement lancera également le concours FAMAE (innovations durables autour de 6 thématiques : alimentation, déchets, eau, immobilier, énergie, mobilité) et une place centrale sera faite aux nombreuses innovations portées par des startups ou laboratoires de recherche comme Solar Stratos, premier avion solaire commercial biplace; FARM3, une entreprise leader dans le domaine de la technologie et des dispositifs ultraponiques, qui développe des fermes verticales à fort rendement pour une pousse de fruits et légumes plus respectueuse de l’environnement.; ou encore Wind my roof, une turbine de toit pour produire sa propre énergie.
Enfin, VivaTech s’engage à compenser à 100% ses émissions carbone et lance le VivaTech Pact, une charte d’engagement RSE multipartenaires qui vise à coordonner les actions de réduction d’impact des fournisseurs, partenaires et visiteurs de VivaTech.
2 – La technologie au service de la société
En association avec l’UNESCO, VivaTech met son savoir-faire en matière d’open innovation et de collaboration avec les startups, pour apporter des solutions concrètes aux grands défis auxquels s’attèle l’organisation internationale : l’utilisation de l’IA pour conserver la biodiversité et préserver la planète ; la lutte contre les discriminations et la réduction des biais liés au genre dans l’IA ; l’accès à l’information dans les langues à faibles ressources en faisant tomber la barrière de la langue grâce aux données et à l’IA.
Notons également 2 initiatives visant à promouvoir la place des femmes dans la tech :
A retrouver pour sa troisième édition, le Female Founder Challenge, en partenariat avec 50inTech, Société Générale, Clear Channel et AXA. Les lauréates bénéficieront d’une mise en relation directe avec les plus grands investisseurs pour accélérer la croissance de leurs startups.
Lancement de l’initiative Mega Women & Girls in Tech, le plus grand collectif intergénérationnel de femmes et de jeunes filles dans le domaine de la technologie, sous l’impulsion de BNP Paribas, Simplon et Digital Ladies & Allies, et en partenariat avec l’ensemble des réseaux et collectifs de femmes de la tech.
Enfin, parce que les jeunes sont particulièrement impactés par la crise sanitaire et économique, VivaTech développe avec Openclassrooms un programme de formation gratuit à destination de 1 000 jeunes éloignés du digital et de l’emploi, à retrouver en physique le samedi et en ligne.
3 – “Tech to Watch”, les innovations qui façonnent le monde de demain
Défricheur de tendances émergentes, VivaTech présentera les dernières avancées dans les domaines de la santé avec les dernières innovations en matière de génétique et de biotechnologies. Une plongée dans l’univers quantique et la cybersécurité, ainsi que des démonstrations liées à la robotique permettront d’entrevoir à quoi ressembleront les machines de demain. Le boom de l’économie du New Space et l’exploration spatiale seront également au programme, ainsi qu’une émission dédiée à l’impact du digital dans la musique, l’art et la culture en général.
Seront notamment présentes Grow Your Own Cloud, qui vise à révolutionner le stockage de données en incluant la nature au cœur de celui-ci. Leurs recherches sont soutenues par l’ONU et le World Economic Forum; CAPS, une capsule autonome volante pour une mobilité urbaine réinventée ; SPOT, un robot mobile agile qui permet de remplacer l’humain sur des terrains restreints ou potentiellement dangereux grâce à sa précision et sa mobilité sans précédent ; ou encore Video Window, dernière technologie de vitre teintée capable d’adapter leur transparence et d’afficher du contenu en écran basse consommation grâce à l’énergie solaire.
4- Scaling up, pour accélérer l’émergence de champions européens de la tech
VivaTech met à l’honneur et participe à l’initiative Scale-Up Europe, lancée par le Président de la République française, qui rassemble plus de 150 fondateurs de scale up, investisseurs, chercheurs, dirigeants d’entreprise et institutionnels et vise à accélérer l’émergence de champions technologiques européens. Une synthèse de leurs recommandations sera présentée à Emmanuel Macron à VivaTech, afin qu’elles soient portées au niveau européen, notamment dans le cadre de la présidence française de l’UE en 2022.
VivaTech publie le “Top 100 2021”, une liste de 100 scaleups européennes sélectionnées pour leur potentiel de futures licornes, en partenariat avec cinq grands fonds d’investissement internationaux, qui investissent en Europe – Accel, Balderton, Idinvest, Northzone et Partech – et la banque d’affaires et société d’investissement GP Bullhound. C’est à partir de cette liste que seront sélectionnés les finalistes du prix VivaTech “Next Unicorn Awards” remis le 18 juin prochain.
5- Future of Work et transformation digitale en faveur de la reprise économique
L’un des sujets les plus d’actualité qui a connu des chamboulements majeurs depuis un an sera abordé sous de nombreux angles à VivaTech. L’impact du télétravail sur l’organisation mais aussi la culture d’entreprise et les changements durables qu’il pourrait occasionner dans les usages; comment les entreprises ont dû s’adapter et innover en matière de gestion des talents. Des sujets sur lesquels le monde des startups et du digital n’a pas manqué d’imagination et d’adaptation pour faire face aux effets de la crise sanitaire et pivoter vers de nouveaux business models.
Des innovations repérées seront présentées comme La vitre, un portail vidéo immersif pour organiser des conférences et qui constitue une véritable extension du monde physique pour le télétravail ; Sense Glove, une startup néerlandaise qui propose des gants VR à retour haptique rendant le virtuel plus réel ; Reachy, un robot imprimé en 3D et open-source, contrôlable à distance doté de la reconnaissance d’images, de voix et permettant de manipuler de façon précise des objets ; et Didimo, qui permet de modéliser, à partir d’un simple selfie, des visages humains en 3D en moins de 90 secondes.
Les DSI français doivent relever les défis de la collaboration, du cloud et de la sécurité
Selon la nouvelle étude de Cisco sur l’accélération de l’agilité numérique, les DSI et les décideurs informatiques cherchent à maximiser les investissements et à stimuler l’innovation, et notamment après une année difficile qui a mis en évidence le rôle central des responsables informatiques dans l’innovation critique sur le lieu de travail.
Au cours des douze derniers mois, les DSI et ITDM du monde entier ont été mis au défi d’accélérer leurs capacités numériques et cloud, tout en protégeant leurs organisations d’une liste croissante de menaces de sécurité. Les responsables informatiques doivent donc chercher à maximiser les investissements critiques réalisés en 2020.
Afin de préparer leurs organisations à une réussite en 2021 et au-delà, les responsables informatiques ont adapté leurs priorités et leur stratégie pour se concentrer sur des questions essentielles. Cela comprend le fait de fournir des outils de collaboration sécurisés pour maintenir la productivité des collaborateurs travaillant à distance, d’optimiser les investissements technologiques de l’année écoulée, de proposer la meilleure expérience d’utilisation finale aux employés et aux clients. Cela inclus également l’adoption du cloud et du « as a Service », et la résolution des problèmes d’entreprise et de société grâce à la technologie.
« Les responsables informatiques sont en première ligne pour assurer le succès de leur organisation en 2021 »a déclaré Liz Centoni, Chief Strategy Officer et GM, Applications chez Cisco. « Même si des questions demeurent et que de nouveaux défis vont apparaître, les DSI et les décideurs informatiques remontent le fait d’avoir besoin d’accélérer l’agilité numérique de leurs équipes, afin qu’elles disposent de la vitesse, de la flexibilité et du choix nécessaires pour consommer des services dans des environnements traditionnels et modernes. »
Principales conclusions :
Pour se préparer au futur du travail, les équipes ont besoin d’un accès hautement sécurisé et des meilleures expériences de collaboration pour réussir en tant que main-d’œuvre hybride. Alors qu’une majorité 56 % des DSI et des DSIM français ne savent pas à comment appréhender l’avenir du travail, 82 % d’entre eux estiment qu’il est essentiel de maintenir la sécurité, le contrôle et la gouvernance des appareils, réseaux, cloud et applications des utilisateurs. La plupart des répondants (79 % en France) conviennent qu’il faut donner à une main-d’œuvre travaillant à distance un accès transparent aux applications et des expériences collaboratives de haute qualité. Il est primordial de sécuriser le paysage élargi des menaces créé par des collaborateur en télétravail – 88 % estiment qu’il est important de sécuriser les outils de travail à distance et de protéger les données des clients ou des employés dans l’environnement de travail actuel.
Les équipes informatiques doivent créer des expériences optimisées pour l’utilisateur final afin de suivre le rythme des environnements informatiques qui sont devenus de plus en plus distribués, dynamiques et complexes. Plus des trois quarts des DSI et des DSIM interrogés conviennent que l’expérience utilisateur doit se concentrer sur le plaisir plutôt que sur la satisfaction. Pour offrir une excellente expérience utilisateur, 83 % pensent qu’il est important d’assurer une performance cohérente de l’application, tant au niveau de l’application que de l’infrastructure, et 78 % pensent qu’il est important de rendre l’infrastructure aussi dynamique que le logiciel d’application pour répondre à l’évolution des politiques et aux besoins d’optimisation de l’application et du développeur. Si l’expérience de l’utilisateur doit viser à l’épanouissement, la quasi-totalité (83 %) affirme qu’il est important ou très important de maintenir la sécurité des applications et de l’infrastructure afin de respecter la conformité sans ralentir l’activité.
Le besoin d’agilité, de rapidité, d’évolutivité et de sécurité favorise l’adoption d’environnements de cloud hybride et de solutions SASE (Secure Access Service Edge). Les directeurs informatiques et les responsables de la gestion des technologies de l’information utilisent le « cloud » pour assurer la résilience des entreprises. Cependant, il n’existe pas de solution de cloud computing universelle. Si la plupart des DSI et des DSIM français (76 %) reconnaissent qu’il est important d’offrir le choix en matière d’environnements de cloud computing – qu’il s’agisse d’environnements sur site, de cloud computing public, de cloud computing privé ou de SaaS – 83 % pensent qu’il est essentiel d’offrir un modèle opérationnel cohérent pour ces environnements. Près de 53 % des DSI français ont adopté des solutions SASE parce qu’ils investissaient dans des applications en cloud qui devaient être sécurisées (63 %), parce qu’ils souhaitent rester au fait des meilleures pratiques du secteur (46 %) et/ou parce que leur personnel va rester distribué (33%).
Les clients s’attendent à une expérience de consommation du cloud, que leurs solutions soient déployées sur site ou dans le cloud, pour une adoption généralisée de solutions « as a Service ». Parmi les personnes interrogées en France, 64 % ont adopté des solutions « as a Service » et 61 % utilisent des modèles de consommation flexibles. Trois quarts des personnes interrogées pensent que la solution « as a Service » permettra d’offrir une meilleure expérience à l’utilisateur final et une meilleure expérience aux équipes informatiques, aidant ainsi leurs organisations à atteindre une cohérence opérationnelle. En outre, 63 % d’entre eux affirment que la formule « as a Service » permettra d’arriver à de meilleurs résultats commerciaux, et 67 % souhaitent que les solutions « as a Service » simplifient les processus et suppriment les risques.
En 2021, la technologie sera un facteur déterminant pour permettre aux DSI de s’attaquer à la rétention des talents, aux initiatives internes des entreprises et aux problèmes sociétaux plus larges. La plupart des directeurs informatiques et des responsables de la gestion des technologies de l’information estiment que la capacité à attirer et à retenir les talents dans un monde entièrement numérique sera essentielle. Un peu moins de la moitié des personnes interrogées en France ont déclaré qu’elles allaient améliorer les compétences de leurs employés actuels 41 % et investir dans des compétences dans de nouveaux domaines (29 %) au cours des 12 prochains mois. La plupart des DSI prévoient de s’attaquer à des initiatives internes en 2021, notamment la durabilité (43 %), la santé mentale des employés (39 %), la vie privée (36 %), la diversité et l’inclusion (36 %). En outre, la plupart des répondants s’attelleront à des problèmes sociétaux externes en 2021, notamment la fracture numérique (28%), les soins de santé (28 %), le changement climatique (33 %), la justice sociale (26 %), les droits de l’homme (26 %), la désinformation ou les « fake news » (26 %), la pauvreté, la faim et les sans-abri (24 %).
En résumé
Le rapport identifie les priorités essentielles des services informatiques, notamment : se concentrer sur la sécurité et la collaboration pour une collaboration en mode hybride, offrir la meilleure expérience à l’utilisateur final, favoriser l’innovation et la sécurité dans un monde où le cloud est roi, et tirer parti de la technologie pour investir dans les collaborateurs et s’attaquer aux problèmes de société.
Pour relever ces défis, 48 % des décideurs informatiques français investissent dans les applications cloud, 42 % dans la sécurité des réseaux, 37 % dans la sécurité du cloud et 34 % dans l’infrastructure multicloud pour 2021-2022.
Etat des lieux, enjeux et avenir de la tech en France
Dans la continuité de la grande journée de débat sur la recherche et l’innovation, organisée le mardi 6 avril 2021,et alors qu’il apparaît primordial de remettre la France dans la course technologique, le Cercle des économistes dévoile aujourd’hui son dernier Cahier réunissant 16 contributions inédites sur cette thématique.
Dans ce cahier, les 19 auteurs dressent un état des lieux de la France en matière de recherche et d’innovation, et fournissent leurs indispensables contributions : rôle des pôles de compétitivité dans le renouveau de la recherche française, pénuries de semi-conducteurs, acceptabilité et confiance dans les nouvelles technologies (5G ou intelligence artificielle), émergence d’une culture d’innovation et d’une « nation scientifique », biotechnologies, agriculture du futur, tech et climat comment résoudre l’équation…
Les différentes contributions des experts réunis par le Cercle des économistes, apportent une résonnance toute particulière au débat public ainsi qu’aux questions soulevées dans notre société contemporaine.
Trois grands leviers ont été identifiés :
1- Quelles sont les technologies d’avenir ? 2 – Comment développer de grands projets technologiques aujourd’hui ? 3 – Répondre aux enjeux d’aujourd’hui
Les contributions inédites publiées dans ce cahier, ventilées en trois chapitres :
1 – Quelles sont les technologies d’avenir?
– Résilience stratégique et politiques industrielles : le cas des semi-conducteurs.
Par Mathieu Duchatel (Institut Montaigne)
– L’intelligence artificielle, une question de confiance.
Par Anne Bouverot (Fondation Abeona, Technicolor) et Tanya Perelmuter (Fondation Abeona)
– Le numérique : levier de l’agriculture durable.
Par Véronique Bellon-Maurel (INRAe) et Isabelle Piot-Lepetit (INRAe)
– IOT, 5G, IA, Processeurs Quantiques, tout s’accélère…en route vers le futur
Par François Barrault (IDATE DigiWorld)
– ITER et la fusion de l’hydrogène, un atout économique décisif ?
Par Bernard Bigot (ITER Organization)
– Energie, grand projet et technologies.
Par Guy Turquet de Beauregard (SEVY Conseil, Nuclear Medicine Europe)
– L’avenir des biotechs françaises passe-t-il par un Nasdaq européen ?
Par Denis Lucquin (Sofinnova Partners)
2 – Comment développer de grands projets technologiques aujourd’hui ?
– Le renouveau technologique passe par des Pôles de compétitivité
Par Jean-Hervé Lorenzi (Cercle des économistes)
– L’avenir de la France comme grande nation scientifique
Par Alain Trannoy (Cercle des économistes, EHESS)
– Financement de la recherche en France : un focus sur le système universitaire français
Par Valérie Mignon (Cercle des économistes, Université Paris Nanterre, EconomiX-CNRS, CEPII)
– Les innovations, les ménages, les entreprises et l’ambition de l’Etat : une nouvelle répartition à définir
Par Erwann Tison (Institut Sapiens)
– Quelles priorités technologiques pour l’autonomie stratégique européenne ?
Par André Loesekrug-Pietri (Joint European Disruptive Initiative)
– France et systèmes nationaux d’innovation
Par Elie Cohen (CNRS, SciencesPo)
3 – Répondre aux enjeux d’aujourd’hui
– Climat – énergie, la technologie peut-elle répondre à tout ?
Par Claire Waysand (Cercle des économistes, ENGIE)
– Quelques leçons à tirer du débat sur la 5G
Par Françoise Benhamou (Cercle des économistes, Sorbonne Paris Nord)
– Comment réindustrialiser la France ?
Par Lionel Fontagné (Cercle des économistes, Ecole d’Economie de Paris)
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ETUDE Slack : les plateformes de messagerie professionnelles par thématiques vont remplacer les e-mails d’ici 3 ans
Depuis un an, la pandémie a largement rebattu les cartes de la collaboration en entreprise. Désormais le travail à distance est devenu la norme et le présentiel, l’exception. Les plateformes collaboratives se livrent à une bataille sans merci pour obtenir les faveurs des entreprises et de leurs utilisateurs dans le monde entier.
Dans cet écosystème en perpétuelle évolution, Slack a souhaité en savoir plus sur les perceptions des employés sur les nouveaux comportement au travail, et pour cela, a mandaté l’institut de sondage Wakefield Research pour effectuer une grande enquête auprès de 3 000 professionnels utilisant un outil collaboratif tel que Slack ou Teams, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, au Japon et en Australie.
Les principaux points à retenir :
60% des décideurs informatiques français pensent qu’une autre forme de communication numérique remplacera complètement l’e-mail dans les 3 ans.
Plus d’un tiers des utilisateurs (36%) préférerait se passer des e-mails plutôt que des messageries professionnelles comme Slack ou Teams.
En moyenne, les utilisateurs de Slack gagnent 90 minutes par jour par rapport à l’utilisation des e-mails.
88% des utilisateurs de Slack déclarent que les plateformes de communication d’entreprise sont très ou extrêmement importantes pour mener à bien leur travail.
Près de la moitié (49%) des DSI sont d’accord pour dire que Slack et Microsoft Teams sont deux outils différents conçus pour des fonctions différentes. S’ils avaient la possibilité d’utiliser à la fois Slack et Microsoft Teams, près d’un utilisateur sur trois (29%) utiliserait les deux.
Travail hybride : l’email permet de communiquer pas de collaborer
La généralisation du télétravail a profondément transformé la culture d’entreprise, les réunions ont ainsi laissé place à des « calls » et des « visioconférences » et la machine à café s’est virtualisée. Si l’e-mail a été de pair avec l’âge d’or du bureau, les nouvelles règles du jeu de l’hybridation du travail font désormais la part belle au travail collaboratif et au management horizontal ouvert. Ainsi, l’étude menée par Slack rapporte que les utilisateurs qui privilégient l‘usage de la plateforme de messagerie professionnelle par conversation sur l’historique e-mail gagnent l’équivalent de 7,5 heures sur une semaine de travail, soit pratiquement une journée supplémentaire chaque semaine. Même constat du côté des décisionnaires interrogés, où près de la moitié des décideurs informatiques (48%) pensent qu’une autre forme de communication numérique remplacera complètement le courrier électronique dans les trois prochaines années. Ce chiffre monte à 60% pour les décideurs informatiques en France, où près d’un sur dix (9%) estime que c’est déjà le cas aujourd’hui.
Enfin, il n’y a pas que les e-mails que Slack pourrait remplacer. Pour les utilisateurs de Slack, 40% des réunions téléphoniques ou en vidéo auraient pu être remplacées par des messages Slack.
Confirmation de l’avènement de ces nouvelles formes de communication, plus d’un utilisateur sur trois (36%) préférerait se passer des e-mails plutôt que des messageries professionnelles comme Slack ou Teams.
Le succès des nouveaux outils technologiques dans les entreprises dépend bien sûr de leur taux d’adoption par les employés. Cependant, les décideurs informatiques et les utilisateurs finaux ne sont pas toujours alignés sur le rôle que jouent ces nouveaux outils dans le travail quotidien, et sur les critères à prendre en compte dans le choix de ces plateformes, alors que c’est pourtant un point essentiel.
Focus sur les décideurs IT
Slack a également conduit une enquête auprès de 1 200 responsables informatiques dans 5 pays** pour comprendre le fonctionnement du processus décisionnel en entreprise lors de l’adoption de ces nouveaux outils de communication, en analysant leur usage respectif de Slack et de Microsoft Teams.
Cette étude montre que la moitié des sondés (49%) indiquent clairement que Slack et Microsoft Teams sont des outils différents, conçus pour des usages différents. L’enquête fait également ressortir que 79% des utilisateurs déclarent que les plateformes de communication d’entreprise sont très ou extrêmement importantes pour mener à bien leur travail, une déclaration encore plus majoritaire chez les utilisateurs de Slack (88%) contre 71% des utilisateurs de Teams.
Le passage en télétravail à 100%, ou à une organisation hybride, a transformé les vecteurs de la culture d’entreprise : selon l’étude, 79% des utilisateurs de Slack (vs 47% pour Microsoft Teams) sondés ont le sentiment de participer au processus de décision concernant les applications. Enfin, pour les utilisateurs de Slack, un retour en arrière n’est pas envisageable : 100% des utilisateurs de Slack veulent continuer à l’utiliser même après la pandémie, notamment pour collaborer au moment qui leur convient le mieux (34%), améliorer l’alignement entre les équipes (34%) et accroître la productivité individuelle (33%).