Catégorie : IOT

  • Quand l’e-commerce passe à la réalité augmentée

    Réalité augmentée : les perspectives pour l’e-commerce

    Comment ne pas passer à côté du succès de Pokémon GO, le jeu sur smartphone qui a déjà fait gagner plus de 6 milliards d’euros à Nintendo. Le mélange de réalité augmentée et de petits monstres à capturer a battu tous les records, se payant même le luxe de dépasser le nombre d’utilisateurs de Twitter aux Etats-Unis. L’application est arrivée chez nous cette semaine, le temps pour Trusted Shops de vous présenter les points essentiels à connaitre sur la réalité augmentée en e-commerce.

    Pokémon GO

    Pokémon Go a été lancé ce jeudi 21 juillet 2016 sur smartphone. Le principe est simple : se balader dans la rue avec votre mobile à la recherche des petits monstres apparu sur Gameboy à la fin des années 1990. Ce qui fait le succès de ce jeu, c’est l’utilisation de la camera du smartphone pour faire apparaître les Pokémon dans notre environnement réel.

    Attrapez les tous !

    La réalité augmentée c’est ainsi faire apparaître un objet virtuel dans le monde réel via smartphone ou tablette par exemple. Les possibilités sont infinies et on voit déjà cette technologie sur des sites marchands dans le domaine de la mode, de la l’ameublement, dans le milieu médical ou même dans la presse. Le but : donner la possibilité aux clients de voir virtuellement le produit avant l’achat. Une aide à la décision qui augmente fortement le taux de conversion.

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    Ikea par exemple a proposé en 2014 son catalogue en réalité augmentée.

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    Evolution du marché

    On voit parfois quelques entrepreneurs attendre avant de se lancer, ayant peur de suivre une tendance plutôt que d’investir dans une évolution technologique. Mais beaucoup prédisent un bel avenir à la réalité augmentée, La Deutsche Bank Research prévoit que le marché devrait passer de 500 millions à 7,5 milliards d’euros d’ici 2020. Cette confiance des marchés dans cette technologie est d’autant plus importante que son déploiement ne nécessite pas de grands investissements matériels de la part des entreprises.

    Champion de la 3D

    Donner vie aux objets c’est aussi ouvrir de nouvelles perspectives au marketing et à la communication de marque. Les domaines d’application de la réalité augmentée sont multiples :démonstrations live 3D, génération de trafic physique en magasin ou l’interaction enligne avec le client.

    Les avantages de la réalité augmentée

    • Des usages multiples (vidéo, image son, 3D)
    • Des actions marketing interactives mieux ciblées
    • Une aide à la prise de décision dans l’acte d’achat
    • Se souvenir d’une marque ou d’un produit sur le long terme
    • Grande possibilité de développement (lunettes connectées, voitures intelligentes, électroménager…)
  • Réalité virtuelle, blockchain, robotique, intelligence artificielle, IoT, impression 3D « Re-Imagine Shopper UX ».

    Paris Retail Week 2016 : 17  Innovations à ne pas manquer

    Pour sa deuxième édition, Paris Retail Week réunira en septembre deux salons historiques : E-Commerce Paris et Equipmag. Le plus grand événement retail off- et on-line d’Europe présentera les dernières nouveautés en matière d’innovation retail et e-commerce avec un nouvel espace réalisé en partenariat avec le PICOM : « Re-Imagine Shopper UX ».

    Réalité virtuelle et augmentée, blockchain, robotique, intelligence artificielle, IoT, impression 3D et open-innovation, toutes les technologies du moment en magasin seront réunies sur cet espace proposé par le PICOM dans le cadre de son programme New Shopping Experience 2016.
    Les 50 000 professionnels du retail attendus pourront tester et expérimenter les 17 innovations inédites du commerce du futur sélectionnées par le PICOM pour Paris Retail Week. Ils découvriront en avant-première les « proof of concept » portés par 20 PME technologiques et développés en collaboration avec 16 grandes enseignes de la distribution et 4 laboratoires de recherche.

    Les innovations, toutes en cours de développement, matérialisent les réponses apportées aux problématiques soulevées par les enseignes : nouvelles expériences d’achat, d’interaction client/vendeur, parcours client connecté, paiement dématérialisé cross canal, ou encore personnalisation.

    S’appuyant sur des technologies émergentes comme la mesure physiologique de l’émotion, les systèmes d’immersion, les plateformes d’impression numérique, les algorithmes de recommandation, la blockchain … elles n’ont été vues nulle part ailleurs !

    • REALITÉ AUGMENTÉE / VIRTUELLE

    FLUNCH / IVS
    Self Scan
    Ce projet a pour objectif de réduire le temps d’attente aux caisses des restaurants type « self ». La technologie employée est celle de l’analyse d’image en temps réel, associée au deep learning et aux réseaux neuronaux.
    Le principe est de reconnaitre automatiquement le contenu d’un plateau et de générer le ticket de caisse.

    WHERELDHAVE / ADRENALINE et SEIZE
    TAG IT !
    Dispositif d’animation interactif 100% digital, TAG IT ! permet d’interpeller le consommateur lorsqu’il passe devant la vitrine d’un magasin ou dans l’allée d’un centre commercial. Avec TAG IT !, il est possible de choisir parmi plusieurs modules d’interaction:
    > Tag Promo : jackpot virtuel pour gagner des bons d’achats à valoir immédiatement en boutique.
    > Tag Info : Une question ? Notre séquence d’information y répond d’un simple geste.
    > Tag Event : Le compte à rebours est lancé ; inscription pour participer à l’événement en avant-première.
    > Tag Fashion : Choisir la tenue du mannequin et la laisser faire le show !
    À partir de septembre, le dispositif sera déployé aux Docks Vauban, centre commercial géré par Wereldhave.

    KIABI / HOLUSION
    Holographic Shop Window
    L’Holographic Shop Window a un objectif : vous faire vivre une véritable expérience dans votre parcours d’achat. L’hologramme vous accueille dès votre entrée chez KIABI. Présentez-vous devant cette vitrine interactive pour y découvrir toute la collection du magasin. Prévisualisez ainsi vos produits, leurs caractéristiques et trouvez leur emplacement.
    Envie d’un produit innovant et adapté à votre magasin ? Holusion, expert de l’affichage digital innovant, vous accompagne dans la création de votre projet sur-mesure.

    Capture d’écran 2016-07-21 à 11.16.59IKEA / KEYNEOSOFT
    My Personal Immersive Assistant
    L’objectif de My Personnal Immersive Assistant est de faire rentrer l’univers cuisine IKEA chez le client grâce à la réalité virtuelle et de rendre simple, ludique l’achat et l’essayage de sa future cuisine.
    Chez lui ou en magasin, le client aménage et personnalise sa future cuisine sur son outil de conception 3D traditionnel puis visualise son projet en temps (et lieu) réel grâce à la réalité virtuelle. En un clic, il passe commande directement depuis son smartphone !

    Capture d’écran 2016-07-21 à 11.17.13LEROY MERLIN /
    WHAT A NICE PLACE (Inria) Coach déco virtuel
    Ce coach déco se base sur la photo de l’intérieur du client pour lui recommander des produits coordonnés au reste de sa déco. Leroy Merlin teste cet outil innovant sur son rayon luminaire. Choisir sa déco devient facile et ludique.

     

    • ROBOTIQUE

    Capture d’écran 2016-07-21 à 11.19.49TAPE A L’ŒIL / CYLANDE
    UR Robotics
    Le projet consiste à améliorer l’expérience utilisateur des clients qui se servent des dispositifs digitaux déployés en magasin grâce à la plateforme de vente omnicanal UR POS, notamment via un accueil humanoïde avec les robots Nao et Pepper fabriqués par la société Aldebaran Robotics.

     

    • INTERNET DES OBJETS

    Capture d’écran 2016-07-21 à 11.21.38INTERMARCHÉ / NEOTROPE (Inria, Scalab)
    Affect-Tag
    Affect-Tag est une solution de captation physiologique et d’analyse des émotions. Développé en collaboration avec la recherche scientifique, le bracelet connecté permet une mesure simple et nomade de l’engagement du consommateur. L’outil de visualisation sur tablette permet une observation en temps réel des constantes tandis que le software d’analyse facilite une interprétation efficace et rapide des émotions du consommateur mesurées pendant son expérience shopping.

    • IMPRESSION 3D

    Capture d’écran 2016-07-21 à 11.23.50ERAM / UNISTUDIO
    Atelier 27
    Afin d’offrir une expérience unique à ses clients, Eram et Unistudio ont mêlé leurs savoir-faire pour réaliser le rêve de nombreuses femmes : créer leurs propres talons sur- mesure.
    Après avoir défi ni le modèle, la forme et la couleur, il ne reste plus qu’à se laisser émerveiller par la magie de l’impression 3D. Vous pourrez donc dans la même journée imaginer, concevoir, créer et porter vos talons : du shopping hors du commun.

     

    • COLLABORATIF

    IDKIDS / WENOVE
    Creative lab
    Le Creative Lab d’Idkids est un lieu d’initiation à la culture numérique et d’expérimentation, dédié aux enfants, pour imaginer, concevoir et fabriquer ensemble, en toute sécurité.
    Réalisé en partenariat avec Wenove et Digiphyse, cet atelier ludo-pédagogique permet aux enfants entre 6 et 12 ans de développer leurs talents de créativité, dans un esprit «learning by making» à partir d’outils numériques (tablettes graphiques, configurateur, découpe et gravure laser..).

    • INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

    Capture d’écran 2016-07-21 à 11.27.06LEROY MERLIN / PHOCEIS
    MAIA, à votre service !
    Il n’est généralement pas simple de trouver un produit précis dans une grande surface spécialisée, surtout lorsque l’on n’est pas un habitué des lieux. Le client s’en remet dans la grande majorité des cas au conseiller le plus proche à condition qu’il soit
    disponible. Afin d’optimiser le temps passé en magasin, nous proposons la création d’un agent conversationnel
    par SMS offrant une réponse précise au client en quelques secondes. Un conseiller a plus de valeur pour l’enseigne dans l’accompagnement de ses clients que dans la localisation ou le prix d’un produit !

    • BLOCKCHAIN

    Capture d’écran 2016-07-21 à 11.28.23JARDINS DE COCAGNE DE LA HAUTE BORNE / WEBPULSER
    Monnaie Cocagne Blockchain – MoCoBlock
    Le projet vise à expérimenter les usages de la blockchain dans le retail.

    Via la création d’une Monnaie Locale Complémentaire et d’applications dédiées, de nouveaux services communautaires sont possibles. Un cas d’usage de dématérialisation de titre de paiement est également présenté.

    • GÉOLOCALISATION

    BRICOMARCHÉ / INSITEO (Inria)
    GeoProfiling
    L’objectif est d’élaborer des profils de visiteurs d’un point de vente à l’aide de leurs données de géolocalisation. Les données sont élaborées par les algorithmes d’INSITEO implémentés dans l’application mobile Bricomarché, activés avec l’accord de l’usager.
    La solution, déployée dans plusieurs magasins, apportera des avancées majeures dans la connaissance précise des comportements clients et permettra de bien mieux cibler les interactions mobiles que l’enseigne souhaitera Implémenter.

    PIZZA PAI / INSITACTION
    Service Rapido : le digital au service de la restauration
    Objectif : supprimer les temps morts générateurs de stress pour les clients pressés. Application configurable et interopérable et système de reconnaissance et de géolocalisation, permettant au client de choisir depuis son smartphone, le jour, l’heure, le nombre de personnes et les plats qu’il souhaite réserver.
    Il choisit ensuite sa formule et ses plats, et invite les personnes conviées à faire de même en indiquant leur mail ou numéro. Les invités sont automatiquement prévenus. Cette étape finalisée, chacun procède au paiement. De son côté le restaurateur paramètre ses quotas de places, et gère ses réservations depuis son back office. Une fois arrivée les clients sont automatiquement reconnus et invités à s’orienter vers leur table ! Les équipes sont averties et la commande est lancée automatiquement en cuisine sur un écran dédié.

    TAPE A L’ŒIL / STIMSHOP et ZENT’O
    Whisperings : Analyse client et interactions contextuelles en magasin
    Le projet « Whisperings » de STIMSHOP et ZENTO permet à TAPE A L’OEIL de détecter ses clients en magasins, de mesurer leur parcours et d’interagir de manière localisée et contextuelle. Le module Link discovery, de gestion et d’analyse des espaces, permet de créer des « zones commerciales » d’interaction client personnalisées. L’ultrason STIMSHOP diffusé dans la sono et via les Hbeacons (BLE+Ultrason), permet de déclencher la relation avec une réelle précision dans les zones de détection, sur 100% des smartphones des visiteurs.
    Link connect, le module de gestion des interactions de ZEN’TO, permet une mise en scène simple et modulable des scénarios de fidélisation et d’échanges entre la marque et son client.

    • PERSONNALISATION

    ZODIO (Adeo) / DIGIPHYSE
    Interactive Manufacturing
    La création numérique en un clic !
    La personnalisation fait aujourd’hui partie de notre quotidien. Les nouvelles technologies permettent désormais des possibilités de création infinies, mais attirent peu de gens car trop complexes. Avec notre solution, vous pourrez créer vos objets, exprimer toute votre créativité, sans aucune difficulté.

    LA VIGNERY / EPLANKTON (Inria, Rubika, SCV)
    Social Avatar
    ePlankton propose un jeu pour connaître les motivations profondes des consommateurs et ainsi leur proposer l’offre juste, en se basant sur des travaux de recherche sur les motivations et comportements inconscients des consommateurs.

    CYRILLUS / NAOS PUBLISHING et NUUKIK
    Smartalog
    Solution de communication permettant aux annonceurs de délivrer directement en boîte aux lettres à un client un document papier intégralement personnalisé par son contenu (textes et images), grâceà la connaissance de ce client et de son environnement.

  • Le phénomène Pokemon GO vu par Forrester …

    POKEMON GO

    L’analyse de Thomas Husson consultant senior chez Forrester 

    Pokémon Go est l’illustration parfaite du phénomène « d’hyper-adoption » et du formidable  potentiel du mobile à relier le monde physique et le monde digital.

    Il n’a fallu que quelques semaines à l’application pour rassembler quotidiennement un très large public, totalement impliqué. Étant donné le caractère iconique de la marque Pokémon et le pouvoir du jeu social, cette application est en passe de devenir un hit planétaire au sein de la communauté des fans de Pokémon, repoussant encore les standards d’adoption déjà élevés des jeux mobiles.

    « Je m’attends à un succès dans la plupart des pays européens où il a été lancé, France incluse où le lancement a été retardé suite aux tragiques événements de Nice. Les jeux intégrant un système de localisation et la réalité augmentée ne sont pas nouveaux, mais c’est la toute première fois que ces technologies sont utilisées à une telle échelle », explique Thomas Husson, Analyst Principal de Forrester Research

    Cela clarifie les choses et permet de faire la différence  avec la réalité virtuelle puisque ici vous n’avez absolument pas besoin de porter un casque de réalité virtuelle. Il vous suffit simplement d’un téléphone avec une caméra !

    Même si la génération Y passe beaucoup de temps sur l’application,  les services marketing ne devraient pas pour autant se précipiter immédiatement sur cette opportunité.

    Ils vont devoir faire preuve de subtilité dans leur approche puisque la publicité traditionnelle provoquerait certainement un abandon massif du jeu s’il venait à perdre de son authenticité. Il est bien plus opportun pour Niantic de se faire de l’argent via les achats directs sur l’application.

    Ceci dit, les marques pourraient jouer un rôle actif dans le jeu lui-même, encourageant les utilisateurs à visiter un magasin ou proposant une interaction avec une marque en échange d’une récompense dans le jeu. En fin de compte, ce jeu vidéo social relativement basique offre un aperçu des opportunités qui s’ouvriront pour les marketers dans les années à venir.

  • Quel modèle économique pour l’IoT ?

    Perspectives et business models 

    Par Philippe Van Hove, Vice-Président Europe de l’Ouest, Zuora

     Si vous êtes une industrie de dimension mondiale, vous êtes certainement déjà entré de plain-pied dans l’Internet des objets (IoT) et avez probablement investi dans des stratégies et infrastructures. Pourquoi ? Tout simplement parce que cela vous ouvre de nouvelles perspectives de produits, de développement ou encore de « business models ». Une récente étude de McKinsey intitulée « Capitaliser sur les potentialités de l’Internet des objets » estime en effet que les perspectives commerciales de l’IoT sont faramineuses puisqu’elle les évalue entre 3,9 et 11,1 trillions de dollars par an d’ici 2025 ! Dans cette nouvelle économie, il me semble que trois stratégies critiques doivent être abordées.

    1. De la vente d’un simple produit à un service 

    Les produits de l’Internet des objets sont intelligents et connectés. Mais pour en tirer pleinement parti, il est capital d’évoluer vers un modèle centré sur l’abonnement, et plus précisément, de prendre conscience que pour un utilisateur (c’est à dire un abonné potentiel), la qualité d’expérience est plus importante que le produit par lui-même. Ainsi, l’étude de McKinsey souligne que la capacité à superviser des équipements sur le site même d’un client permet à son fabricant de les commercialiser en tant que « services » grâce à la nouvelle possibilité offerte par l’IoT de les facturer à l’utilisation. Ajoutons que ce retour d’informations présente de nombreux autres avantages : pour guider le développement de nouveaux produits, réaliser des ventes croisées ou additionnelles, etc. Comme le note cette étude : « Cette approche de service permet aux fournisseurs de nouer des relations plus « intimes » avec leurs clients dans lesquelles leurs concurrents auront de grandes difficultés à s’immiscer. »

    Beaucoup de questions concernant cette transition des produits aux services demeurent. Or, il s’agit bien d’une tendance de fond du marché, attestée par de nombreuses créations d’entreprises dont le succès et la valorisation ne se sont pas démentis. Rappelons par exemple qu’Apple a récemment commencé à commercialiser ses matériels à travers un abonnement pur et simple. Beaucoup y ont vu une simple réaction concurrentielle, reproduisant les modèles déjà proposés par les principaux opérateurs du marché. Cependant, comme en atteste une récente étude de marché conduite par Goldman Sachs, les perspectives de croissance vont bien au-delà de cette perception d’une attitude simplement réactive face à la concurrence. Dans son rapport « Market Conviction », Goldman Sachs préconise fortement l’achat d’actions Apple dont il fixe la cotation cible à 160 $ par action – soit une plus-value de quelque 50 % par rapport à son prix de clôture actuel ! Pourquoi ? La monétisation des services. La fusion de ses prestations et des matériels au sein d’une offre globale d’abonnement est en effet aujourd’hui le mode de développement le plus prometteur en raison de sa haute valeur ajoutée.

    Une récente interview d’Andy Mattes, le PDG de Diebold (principal fabricant et distributeur d’automate bancaire) portait sur la façon de maximiser la création de valeur actionnariale dans le contexte d’un récent rachat d’entreprise et de changement du paysage concurrentiel. Le débat était organisé autour de deux thèmes clés : tout d’abord, la capacité de Diebold à optimiser sa production et à intégrer des technologies de biométrie à ses produits connectés intelligents et d’autre part, sa propension à créer de la valeur en commercialisant sa production en tant que service, ce dernier point ayant selon le dirigeant de Diebold un impact direct sur la valeur actionnariale de sa société. Comment ? En augmentant les marges, en fournissant des solutions logicielles rentables et centrées sur le client. De tels exemples sont aujourd’hui monnaie courante dans la mesure où le modèle de facturation à l’utilisation est plus favorable au client grâce aux outils de supervision et de mesure d’utilisation des produits.

    Que ce soit dans le domaine B2B ou B2C, l’Internet des objets a la capacité de transformer virtuellement n’importe quel produit en service, et par conséquent, de créer des fondations idéales pour nouer des relations plus proches et durables avec le client. Le défi opérationnel pour les entreprises consiste dès lors à construire une infrastructure de transition leur permettant d’adopter un mode de développement centré sur la nouvelle économie de l’abonnement.

    2. Connaître le comportement de ses clients-abonnés. 

    On constate aujourd’hui que les consommateurs possèderont de plus en plus d’appareils connectés de toutes sortes – de leurs voitures, à leurs systèmes de domotique en passant par divers dispositifs vestimentaires. Cependant, pour réussir dans ce domaine, il ne suffit certainement pas de « coller » des capteurs sur un objet donné pour en faire un « produit intelligent ». Il s’agit de raisonner en termes de « création de valeur ajoutée » ; une tendance reconnue par de nombreuses entreprises. Le nouvel assistant de santé connecté lancé par Visiomed en est un bon exemple. Grâce aux données vitales collectées du patient, cet assistant permet, grâce à la puissance de l’intelligence artificielle qui a démontré un taux de 87% de diagnostics cohérents et à la complémentarité de la plateforme de téléconseil, une nouvelle expérience de la santé.

    Cette notion de résultat final escompté est également cruciale dans l’univers de l’Internet des objets pour le grand public. Nest, n’est pas uniquement un thermostat. Il doit plutôt être considéré comme un « cerveau domotique », capable de mémoriser les habitudes de chauffage, d’émettre des alertes en cas de présence de certaines particules dans l’air. De la même façon, les véhicules bénéficiant de connexions mobiles Autonet disposent d’un système de diagnostic permanent permettant par exemple de générer des alertes pour planifier le contrôle des émissions du véhicule, de contrôler la vitesse d’un jeune conducteur, etc.

    Pour répondre aux attentes des consommateurs les plus exigeants et les mieux informés, il est donc capital de développer des services capables d’« apprendre » et de s’adapter à leur comportement afin de s’améliorer d’eux-mêmes de façon entièrement autonome.

    3. Monétiser et sécuriser les données.

    L’Internet des objets induit un changement radical dans la façon de penser la sécurité. Le récent « piratage » des Jeeps Cherokee a démontré qu’une voiture connectée est susceptible d’être détournée à distance, même si son conducteur est au volant ! Ce type de menace est appelé à croître dans les mêmes proportions que l’explosion du nombre d’appareils connectés.

    La sûreté de l’Internet des objets exige en effet de mettre en œuvre deux principes sécuritaires de base : un robuste système d’authentification et des communications hautement sécurisées. Une solution leader prenant en charge ces deux problématiques existe en réalité depuis des décennies à travers les infrastructures à clés publiques (PKI). Ce système établit en effet une plateforme de « confiance » grâce à des services d’authentification forte et à un mécanisme de cryptage basé sur des certificats numériques.

    Il n’est pas certain que l’environnement PKI reste idéal à long terme ; cependant, c’est à ce jour la meilleure option pour toutes les entreprises actives sur le marché de l’Internet des objets souhaitant protéger leurs clients – et par la même leur réputation. Il ne fait désormais aucun doute que la sécurité des données a rejoint la sécurité physique au niveau des priorités critiques de toutes les entreprises impliquées dans l’IoT.

    Au-delà de cette problématique de sécurisation des données, la capacité à les fournir également sous forme de service (ou DaaS, « Data as a Service ») peut également être un élément clé d’une stratégie pour l’Internet des objets. Il est par exemple possible que vous soyez« dépossédé » de votre relation client  si vous êtes un fournisseur de premier niveau (grossiste), ou si  vous vous appuyez sur un réseau complexe de revendeurs ou de distributeurs par exemple. Dans ce cas, les données de vos objets connectés pourront ainsi être quantifiées et faire l’objet d’« abonnements » pour tous ceux qui en ont besoin pour développer leurs business mais surtout, vous garderez la main sur l’expérience numérique de vos clients qui vous aurait échappée avec un produit lambda.

    En synthèse : le client est roi !

    Les nouveaux business models évolueront constamment au fil des progrès de l’Internet des objets pour offrir à des clients toujours plus exigeants de nouveaux modes de consommation. Dans ce nouveau cadre, les gagnants seront sans aucun doute ceux qui auront su évoluer assez rapidement vers des approches centrées sur des abonnements et sur la commercialisation de produits en tant que services (PaaS). C’est un challenge qui peut sembler insurmontable à certains dans la mesure où il s’agit en réalité d’envisager une véritable reconstruction organisationnelle et de complètement repenser ses systèmes de gestion. Comme toujours, les précurseurs seront les leaders de demain sur leurs marchés respectifs.

    L’Internet des objets soulève certes de multiples problématiques mais, à ne pas en douter, ceux qui en triompheront en tireront de considérables bénéfices. Il s’agit pour cela de se focaliser sur les besoins des clients en matière de services plutôt que de penser en termes de création de nouvelles générations de produits.

    De quels services vos clients ont-ils besoin ? Quels résultats en escomptent-ils ? Et enfin, quelles mesures de sécurisation pouvez-vous mettre en œuvre pour les protéger ?

  • #Session Rattrapage – Conférence Disruption Nationale du 13 juin

    Conférence de Paris sur le numérique

    La Conférence de Paris sur le Numérique s’installait pour la première fois au Palais Brongniart ce lundi 13 juin. Au programme, un panorama des disruptions à l’œuvre dans l’économie française. Mobilités, santé, territoires, cosmétique, ou comment les grands secteurs subissent la disruption ou s’en emparent ? Et aussi l’exposé de sociétés numériques qui prennent en charge les révolutions à venir, notamment celle de l’Internet des objets et de l’intelligence artificielle…

    Mobilités : autonomes et sans coutures
    Avec OuiCar, BlablaCar ou XYT, c’est la personnalisation qui était à l’honneur. Fabriquer sa voiture, la louer, la partager, la voiture passe du statut de propriété de masse à celui de service personnalisé, sous le signe de l’économie de fonctionnalité. Quand on lui demande à quoi ressemblera la voiture dans 10 ans, Frédéric Mazella répond simplement « elle sera moins vide » (aujourd’hui 97% du temps d’usage d’une voiture est réalisé avec une seule personne à bord). Pour Renault, le véhicule autonome est inévitable, comme les énergies renouvelables. Mais François Pistre n’oppose pas économie de propriété et de fonctionnalité, la preuve, alors que le co- voiturage et l’auto-partage se développent rapidement, on n’a jamais vendu autant de voitures dans le monde, notamment en France et en Europe qu’en 2015 ! Côté train, la SNCF a conduit en 18 mois un ambitieux plan de digitalisation piloté par Emmanuelle Turlotte, avec en ligne de mire une connectivité permanente, des services toujours plus fluides et à moyen terme l’ambition de faire de la SNCF une entreprise-plateforme, facilitant la mobilité en « porte-à-porte ».

    Cosmétique française, ou la beauté connectée
    La Cosmetic Valley et Chartres métropole ont candidaté pour créer un réseau thématique French Tech autour de la beauté. Réponse avant fin juin… Leur conviction vient des startups. Près de 150 startups, réparties sur tout le territoire national, travaillent dans ce domaine et peuvent permettre à l’ensemble de la filière de maintenir ses positions de leader mondial (la cosmétique est la deuxième filière exportatrice française avec 13 milliards d’euros d’excédent commercial). Au sein de ce réseau, les startups cosméto-digitales seront accélérées et parrainées par les industriels, et se verront ouvrir des marchés internationaux où la France domine les débats.

    Les nouvelles industries et l’Internet de objets
    Alain Ferrasse-Palé, Président de Nokia France, est venu présenter la feuille de route de Nokia France, 3 mois après le rachat effectif d’Alcatel Lucent. Nokia se positionne au cœur du socle numérique de l’industrie du futur, tous les process industriels sont optimisés par le Numérique, logiciels, réseaux, internet des objets. Un point développé lors de la table-ronde organisée par l’AFNUM et réunissant M20 City, Visiomed, Parrot et Sigfox. En 2020 on estime à 50 milliards le nombre d’objets connectés actifs dans le monde. Ils rendront des services inédits, adossés à des réseaux de nouvelle génération. Pour Thomas Nicholls de Sigfox « la question des standards est un faux problème, nous sommes présents en couverture totale dans 20 pays déjà, il faut avancer vite et tenir la promesse… » Les objets connectés se déploient partout et le mix technologique cher à Nokia doit leur permettre communiquer partout et sans frontières.

    Cet ultra-déploiement du numérique pose la question de son empreinte environnementale. Un sujet pris à bras le corps par le SFIB qui développe le volet « économie circulaire de la filière. Sylvie Thomas a révélé avec franchise que le Numérique produisait 5% des gaz à effet de serre. Mais elle pose la question : « combien de tonnes de GES le Numérique permet-il chaque jour d’économiser ? » Les industries qui sont devenues plus propres grâce au digital n’ont pas encore évalué cet apport à leur RSE… Recyclage, ré-emploi, ré-utilisation, Lexmark ou HP entre autres intègrent jusqu’à 50% de matière recyclé dans leurs appareils et la filière D3E a collecté 600.000 tonnes de déchets en 2015. Encourageant, et encore d’importantes marges de progrès.

    Les territoires 2.0
    Avec Nathalie Dirand, de Covage, l’impact des réseaux sur les territoires a été affirmé. Création d’emplois directs et indirects, attractivité, compétitivité… Les élus locaux savent pourquoi ils déploient des réseaux à présent. C’est le credo de Laure de la Raudière, Député d’Eure-et-Loir, un Département qui s’est donné une feuille de route 2020 dont la colonne vertébrale est le numérique : formation, agriculture, réseaux, entrepreneuriat , médiation numérique et services publics transforment radicalement les opportunités d’un territoire rural situé à 1 heure de Paris. Opportunités illustrées par Eric Charpentier, fondateur de Morning (ex-Payname), une société de la « néo-banque » de 50 salariés qui a installé son campus à Saint Elix le Château, à 50 km de Toulouse dont elle a quitté le centre-ville il y a quelques semaines. Un projet ancré dans la ruralité pour un campus à la Google. « Au début on n’avait pas la fibre sur ce territoire, alors on l’a installé », témoigne Eric Charpentier, autonomie encore…

    Santé collective
    La bascule promise du curatif au préventif tarde à se concrétiser selon Henri Isaac. Pourtant, le numérique, les datas et les capteurs permettraient de repenser totalement notre philosophie de la santé, qui reste encore une économie de la maladie. Ghislaine Alajouanine, auteure de « Enthousiasmez-vous ! » et membre du conseil d’administration de Visiomed, est optimiste : « le vieillissement de la population est une opportunité majeure, le marché du homecare pèsera 500 milliards d’euros ! » mais génèrera aussi des économies considérables pour un système de santé encore trop centré autour de l’hôpital. Parallèlement, les patients s’organisent autour de plateformes telles que Carenity, et les professionnels de santé autour de réseaux comme Eppocrate, créé par le Dr Cécile Monteil, qui constitue une forum ouvert autour de l’innovation et de la santé. L’effet numérique, porteur de disruption, est une fois encore la force de la « multitude » et sa capacité à s’auto-organiser…

    http://www.laconferencedeparis.com/sante-la-revolution-preventive/

     

    Changer le travail
    Avec Switch Collective et Remix Coworking, le travail change radicalement de visage. Penser son projet, trouver les clés d’un chemin personnel et unique, se mélanger avec des profils totalement différent… le travail devient histoire personnelle et collective en s’appuyant sur les mécanismes de la sérendipité : trouver ce que l’on cherchait vraiment en cherchant autre chose, tout l’esprit du Numérique ! Quand de son côté Antoine Jouteau s’empare du marché des offres d’emploi en proximité avec déjà 300.000 offres publiées ! Pour Marine Aubin, Co- Présidente de Girlz in Web, c’est, au-delà du travail, la manière même de faire société qui est en train de changer.

    http://www.laconferencedeparis.com/disruption-du-travail/

    https://www.youtube.com/watch?v=dT1h6BNjpyY

    Banque-disruption
    Côté finances, selon Alain Clot, président de la Fintech, la première disruption était l’émergence de la finance participative (notamment Kickstarter implanté en France par Axelle Tessandier) avec des réussites comme Leetchi, présentée par Céline Lazorthes. Mais un deuxième mouvement se dessine, qui vise le perfectionnement- même des institutions bancaires, désormais prêtes à l’open-innovation. Crédit Mutuel Arkéa a racheté Leetchi mais sans toucher un cheveu du projet et de sa philosophie… Un mouvement incarné par Fundvisory qui doit permettre, toujours en partant de l’amélioration de l’expérience-utilisateur, de piloter et gérer en toute transparence ses portefeuilles d’investissement, avec l’aide du « robot-advisor », la puissance de l’intelligence artificielle au service de la rentabilité et de la lisibilité…

    http://www.laconferencedeparis.com/qui-fera-sauter-la-banque/

    L’Afrique à l’honneur
    La Conférence de Paris a eu l’honneur d’accueillir le Président de Digital Africa, Evans Woherem. Digital Africa est une association qui fédère les acteurs du numérique africain, entreprises, pouvoirs publics et universitaires. Interviewé par Gilles Babinet, Digital Champion de la France à l’UE et fondateur d’Africa4Tech, le Docteur Woherem a présenté l’Afrique comme un continent à forte ambition. La moitié de la population fait désormais partie de la classe moyenne, et a une très forte appétence pour la consommation de produits et de service technologiques. L’Afrique invite l’esnemble des entreprises européennes et notamment françaises à considérer ce potentiel et à venir aider l’Afrique à réaliser son « leapfrog » (saut de grenouille) car elle ne veut pas passer par les étapes intermédiaires mais aller directement ver l’Internet of Everything. Déjà, des pays comme le Nigeria, le Kenya ou l’Afrique du Sud intègrent pleinement le Numérique dans leurs stratégie de développement…

    http://www.laconferencedeparis.com/afrique-continent-digital/

    Paris est magique
    Le Palais Brongniart, géré pour 30 ans par GL Events a pour mission d’être la scène numérique française. Il héberge la Fintech, l’EEMI… Mais pour son directeur Christophe Caillaud-Joos, il retrouve sa vocation première, être un lieu pour les innovateurs qui doivent présenter leurs projets, convaincre d’y investir. Avec 14.000 startups, Paris-Ile de France est le bon endroit pour cette effervescence. Stéphane Distinguin, Président de Cap Digital, confirme cette effervescence de projets, Futur- en-Seine mobilisera encore cette année près de 100.000 visiteurs !

    Les clés de la disruption
    Tout au long des conférences, rythmées par le sound design de DJ Laek, sont apparus trois principes de la disruption. Tout d’abord il s’agit de redonner le

    pouvoir aux utilisateurs et à la multitude. Le bottom-up devient le modèle dominant. Puis, pour les industries constituées, l’auto-disruption nécessite de penser en parallèle l’entretien de l’ancien modèle et l’accélération du prochain. Le management qui survivra sera celui qui disposera de ces deux cerveaux et les articulera dans le temps sans les opposer. Transformer la disruption en transition en somme… Enfin, refuser de subir la disruption implique de rapprocher startups et grands groupes dans des coopérations égalitaires et gagnant-gagnant. Si l’esprit startup à l’américaine est basé sur une logique d’agression (certes souvent de façade) où il s’agit d’être celui qui « tuera » les grands groupes et les rentes en place, la disruption made in France cherche à composer avec des industries historiques qui se sont mises en mouvement.

    La Conférence de Paris sur le Numérique est le rendez-vous annuel de la disruption. Elle a vocation à permettre à ses publics de saisir les mouvements disruptifs induits par le développement des technologies numériques dans notre vie quotidienne, pour les transformer en opportunités économiques.

    La Conférence de Paris sur le Numérique est organisée par Mon Territoire Numérique, agence également organisatrice des Etats Généraux des RIP (Deauville) de RURALITIC (Cantal) et actrice majeure du coaching de
    startups françaises dans le cadre du CES de Las Vegas via la « Mission CES ».

  • L’IoT va-t-il vraiment révolutionner le business ?

    « L’IoT va-t-il vraiment révolutionner le business ? »

    Par Jean François Marie, Directeur Produit, Solutions et Alliances, NetApp EMEA

    Et si l’Internet des objets était juste un terme générique pour désigner l’exploitation « à toutes fins utiles » des données générées par des machines ? Comme le bus qui communique son heure de passage à l’arrêt de bus et à mon portable, ou encore la borne du système de vélos en libre-service en bas de chez moi qui m’indique le nombre de vélos disponibles. À l’occasion de la Cloud Week Paris, qui se tiendra du 4 au 8 juillet prochain et qui aura pour thème fédérateur l’usage et la valorisation des données, NetApp revient sur l’Internet des Objets et son potentiel.

    En 2014, IDC a demandé à 400 dirigeants ce qu’était pour eux l’Internet des objets. Les réponses étaient très variées et allaient des dispositifs physiques (thermostats, voitures, systèmes de sécurité) aux défis à relever (sécurité, gestion des données ou connectivité)., Le marché global des solutions IoT va connaître une croissance considérable dans les années à venir et bondir de 1 900 milliards de dollars en 2013 à 7 100 milliards de dollars en 20201. Données confirmées par Gartner, qui estime à 4,9 milliards le nombre d’objets connectés en usage en 2015 ; chiffre qui atteindra, selon eux, les 25 milliards en 2020. Le cabinet rapporte également que le business de l’IoT pèsera plus de 300 milliards de dollars en 2020.

    L’Internet des objets touche donc des secteurs extrêmement variés. Son potentiel est immense. Sa valeur va bien au-delà du simple prix des équipements physiques requis pour son fonctionnement.

    Lorsque les « objets » commencent à parler

    L’IoT n’existe pas en tant que tel, il est intimement lié à la notion de « Big Data ». Équiper de capteurs des milliards d’objets n’a aucun sens si, par la suite, les milliards de flux de données engendrés ne peuvent pas être transmis, stockés et analysés.

    C’est là qu’intervient le Data Scientist qui va orchestrer le tout. Son rôle est essentiel, car il va identifier la valeur des quantités massives de données générées par tous ces objets. Ici réside toute l’importance de la connectivité et du stockage : à eux seuls, les petits équipements sans système de stockage disposant de peu de puissance de traitement ne sont pas vraiment efficaces. Pour valoriser les données, il faut les collecter en grand nombre de façon à avoir un échantillon représentatif et les analyser afin de découvrir comment elles s’imbriquent. Et de là, repérer les tendances et faire des prévisions.

    Le même scénario se répète dans chaque entreprise. Les dirigeants établissent une corrélation entre les données actuelles du data center et les données passées pour anticiper l’avenir et faire des prévisions.

    Mieux anticiper, c’est prendre une longueur d’avance sur la concurrence

    Les dirigeants veulent travailler autrement. Ils veulent un business qui évolue rapidement et qui s’adapte au marché. Ils veulent prendre des décisions éclairées, basées sur les données issues du Big Data. Et ils veulent créer des produits innovants qui s’appuient sur les connaissances qu’ils ont acquises du client. Leur objectif : un business model disruptif qui leur permet de réagir plus vite aux tendances du marché et de devancer la concurrence. 1 Etude IDC menée auprès de 400 dirigeants en 2014

    La solution réside dans la question que les grandes entreprises devraient se poser : « comment faire en sorte de travailler à la manière des start-ups ? » Il ne s’agit pas de prendre des décisions à la va-vite, sans fondements. Il s’agit plutôt d’adopter un business model souple qui tient compte de l’incertitude et des contraintes budgétaires. Et plus important encore, il s’agit de la manière dont l’entreprise peut promouvoir une culture axée sur l’agilité.

    Avec le Big Data, les entreprises qui réussiront ne sont pas celles qui auront un meilleur accès aux données, mais plutôt celles qui auront clairement défini leurs objectifs, les limites opérationnelles et les outils requis.

    Dans les comités de direction, on sait désormais à quel point l’infrastructure IT est importante. On veut aussi que le DSI ait davantage de leadership et contribue à façonner l’avenir. En donnant aux métiers les outils dont ils ont besoin pour gagner en productivité, l’IT peut être un acteur majeur du changement. La technologie est un levier d’innovation permanente de l’entreprise, et ce à tous les niveaux. Elle permet au business non pas de survivre, mais de prospérer.

    Savoir appréhender l’avenir n’est pas chose facile, mais la technologie est là pour aider. Avec la technologie, l’entreprise peut entrer de plain-pied dans un avenir agile, innovant et piloté par les données.

  • Machine Dreams : les robots collaboratifs pour optimiser la production

    Quand les fabricants ne sont pas encore prêts à exploiter pleinement les technologies digitales

    Rapport Accenture Machine Dreams 

    En France, 65% des entreprises concernées mettent actuellement en place une main d’œuvre industrielle connectée. D’ici à 5 ans,19% des investissements R&D seront dédiés à cette problématique.

     Les fabricants d’équipements industriels et automobiles pourraient dépenser jusqu’à 220 milliards d’euros en recherche et développement au cours des quatre prochaines années pour créer une main d’œuvre industrielle connectée. A ce jour de nombreuses entreprises ne tirent pas pleinement parti de ces nouvelles technologies, comme l’indique un nouveau rapport d’Accenture.

    Ce rapport, intitulé « Machine Dreams : Making the Most of the Connected Industrial Workforce » s’appuie sur plus de 500 entretiens menés avec des cadres dirigeants en Asie, en Europe et aux États-Unis impliqués dans le déploiement d’une main d’œuvre industrielle connectée au sein de leur entreprise. Le rapport y révèle que dans l’ensemble des pays concernés, les unités de production et de fabrication évoluent rapidement à mesure que les machines et l’intelligence artificielle sont de plus en plus intégrées au travail des employés, donnant ainsi naissance à une main d’œuvre industrielle connectée.

    Citée par 94 % des cadres interrogés, la création d’une main d’œuvre industrielle connectée fait d’ores et déjà partie de la stratégie d’une majorité de fabricants d’équipements industriels et automobiles. Des montants qui pourraient représenter jusqu’à 181 milliards d’euros pour les entreprises du secteur automobile, et 39 milliards d’euros pour les équipementiers industriels.

    Alors que les fabricants interrogés estiment que l’impact de la main d’œuvre connectée sera significatif, l’étude montre que les entreprises réalisant ces investissements n’en tirent pas pleinement profit. Ainsi, 85 % considèrent que leur entreprise est plutôt « suiveuse » en matière de digital, voire retardataire. En France, seules 8% des entreprises de ce secteur sont perçues comme leader.

    « Les fabricants qui investissent dans des technologies digitales pour en tirer un avantage concurrentiel dépensent deux fois plus que les entreprises retardataires en matière de main d’œuvre industrielle connectée – et elles vont continuer ainsi au cours des cinq prochaines années » explique Eric Schaeffer, Directeur Pratiques Industrielles au sein d’Accenture. « Nous constatons également que les entreprises retardataires manquent de la confiance nécessaire pour intégrer les technologies capables de créer une main d’œuvre industrielle connectée, et cela menace directement leur compétitivité. »

    La grande majorité des personnes interrogées (85 %) souhaite que les technologies puissent permettre de donner naissance à une main d’œuvre plus efficace associant le personnel de l’entreprise à des machines collaboratives et autonomes, contre uniquement l’humain actuellement. Un grand nombre des entreprises sondées indiquent qu’elles concentrent leurs investissements sur l’amélioration de l’efficacité de leur main d’œuvre.

    Accenture

    Parallèlement, de nombreux cadres ont affirmé redoubler d’efforts en matière de sécurité des données. Ils précisent investir d’ores et déjà de façon importante dans leurs infrastructures informatiques pour garantir la sécurité de leur main d’œuvre connectée. Ainsi, parmi les personnes interrogées estimant ouvrir la voie du travailleur industriel connecté, 89 % ont déjà commencé à engager des profils permettant d’obtenir les compétences nécessaires pour palier à d’éventuelles lacunes sécuritaires.

    Le secteur automobile pourrait montrer la voie

    Parmi les personnes sondées qui cherchent à utiliser la technologie pour améliorer la productivité, les fabricants et les fournisseurs du secteur automobile sont ceux qui montrent le plus d’intérêt pour les robots collaboratifs, les véhicules autonomes guidés et les appareils de réalité augmentée.

    « Tandis que les cobots accomplissent de plus en plus de tâches spécialisées, les fabricants qui investissent dans le digital pour en tirer un avantage concurrentiel sont en train de déployer un nouveau modèle de fabrication centré sur la relation humain-machine. » ajoute Eric Schaeffer.

    Enfin, le rapport montre les disparités qui peuvent exister dans différents pays concernant les investissements réalisés en recherche et développement dans les technologies de main d’œuvre connectée. Les cadres américains sont ceux qui s’attendent à réaliser les investissements les plus conséquents (40 % de leurs dépenses en recherche et développement), suivis par les Chinois (23 %), les Allemands (20 %), les Français (19 %) et les Japonais (17 %).

    À propos de cette étude : Accenture a interrogé 512 professionnels d’entreprises chinoises, françaises, allemandes, japonaises et américaines. Tous ces professionnels sont impliqués dans la stratégie de leur entreprise concernant le déploiement d’une main d’œuvre industrielle connectée. L’échantillon comprend des directeurs d’usine, des directeurs d’ingénierie et de recherche et développement, des managers opérationnels et des ressources humaines, ainsi que des cadres dirigeants. Plus de la moitié d’entre eux travaillent dans le secteur des équipements industriels, un quart dans les équipements automobiles et un quart dans les équipements de construction. Les entretiens ont été menés en décembre 2015.

     

  • Quand l’intelligence géodécisionnelle bouleverse la connaissance client

    L’intelligence géodécisionnelle au service de l’expérience client

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    par
     Mélanie Dhaisne, Responsable Marketing France chez Uniserv Gmbh

     

     

    Les données client fournissaient jusqu’ici des informations concernant les transactions, les caractéristiques, les préférences et le comportement des clients ainsi que leur historique. Grâce à l’accès aux données de localisation et de navigation, les entreprises disposent désormais d’un nouvel avantage. Alors que la numérisation du monde est en cours et, par conséquent, la numérisation de l’entreprise, le monde réel et le monde virtuel des clients sont en train de fusionner.
    Des procédures comme les propositions d’achat en up et cross-selling, qui ont été utilisées avec succès dans les boutiques en ligne, peuvent maintenant être appliquées dans un supermarché ou un centre commercial. Dans ce contexte où la connaissance du client est toujours plus poussée pour parfaire son expérience et sa satisfaction, quelles nouvelles perspectives offre l’intelligence géodécisionnelle ?

    Les données géographiques, un atout pour la prise de décisions tactiques

    Les entreprises l’ont bien compris : plus que de simples informations spatiales utilisées à des fins de reporting, les données client ne nous renseignent plus seulement sur la personne, la date et le nombre mais également sur « le lieu ». L’intelligence géodécisionnelle bouleverse la connaissance client traditionnelle et permet d’aller au-delà de la simple visualisation sur des cartes géographiques. Désormais, les données client ne nous renseignent plus seulement sur la personne, la date et le nombre mais également sur « le lieu ». Aujourd’hui, on peut identifier le parcours client et l’enrichir de données stratégiques : Où va-t-il ? Qu’y achète-t-il ? Que recherche-t-il ? La géolocalisation décisionnelle aide à répondre à ces questions, et permet aux entreprises de créer des stratégies de séduction, à partir d’analyses toujours plus fines du comportement du consommateur.

    L’explosion du marché des objets connectés et des applications, de plus en plus performantes, ont rendu la donnée géospatiale plus accessible et donc plus facilement exploitable. Les premières applications de localisation géodécisionnelle visaient principalement les questions tactiques, comme l’optimisation de l’emplacement : dans quelle région habitent mes clients ? Quel est le pouvoir d’achat dans cette région ? Où se trouvent mes concurrents ? De telles problématiques intéressent en premier lieu le commerce, mais pas seulement. Les banques peuvent, par exemple, définir où se situe un quartier en crise par rapport à la solvabilité. Pour les assurances, il est important de savoir où les vols, les dommages engendrés par la foudre ou les inondations se produisent le plus souvent, pour une gestion des risques pertinente et un montant des primes d’assurance adapté. En logistique, la référence spatiale est essentielle pour l’optimisation des trajets et l’organisation.

    Du Big Data au Smart Data, des références spatiales à l’intelligence géodécisionnelle

    L’utilisation du smartphone a révolutionné l’utilisation des données et aujourd’hui, pour avoir accès des conseils personnalisés, des offres adaptées, ou des services – gratuits ou non – il est indispensable de donner ou recueillir quotidiennement des informations spatiales.

    L’Internet mobile assure la liaison entre l’information, le temps et l’espace, et permet l’utilisation opérationnelle de l’intelligence géodécisionnelle. Monde virtuel et réel tendent à fusionner et l’expérience client traditionnelle est boostée par l’expérience virtuelle. Ainsi, les mécanismes du commerce électronique passent d’un environnement de boutiques en ligne au monde réel et les applications innovantes fournissent des éléments sur le comportement des clients qui, jusqu’ici, n’étaient ni observables, ni mesurables. L’intelligence géodécisionnelle est devenue une composante essentielle qui permet de retrouver la trace des clients numériques.

    …Clients numériques qui laissent des traces géographiques bien visibles de leur passage.

    En marketing, les retombées de la publicité extérieure n’étaient jusqu’ici mesurables qu’indirectement et étaient difficilement mesurables. Désormais, avec l’Internet mobile, l’évaluation des performances peut être précise et même avoir lieu en temps réel. Quand un client utilise sa carte de fidélité dans une boutique, ce contact peut ensuite être utilisé pour créer une interaction avec lui. Il peut être incité à se rendre dans un point de contact situé à proximité du lieu où il se trouve, grâce à un bon de réduction par exemple. Bon de réduction qui permet à son tour d’enrichir le profil du client en le complétant par son profil de déplacement.

    Toutes les informations spatiales ainsi collectées et enregistrées dans le système CRM/CEM sont ainsi utilisables sur place pour d’autres cross- et up-selling, comme c’était le cas jusqu’ici sur les boutiques en ligne uniquement. Cette vision des clients à 360°, en permettant de mieux connaître leur comportement et leurs attentes, est la base d’une approche client locale améliorée et d’une interaction offrant de meilleures chances de renforcer l’expérience client.

  • Les nouveaux enjeux des assureurs face à l’arrivée des voitures autonomes

    Un projet attendu pour 2040

    par Nicolas Sailly, Directeur Digital, Marketing & Communication d’ASSU 2000
    Tous les grands constructeurs automobiles et les grands noms de la High-Tech planchent sur la voiture de demain, que ce soit Google, Tesla, Mercedes, Ford et même Apple. Celle qui mise sur la technologie pour pallier les erreurs humaines, et ainsi rendre plus sûres les routes du futur.
    Mais parmi les questionnements qui accompagnent l’émergence de cette tendance figure le problème de l’assurance : comment assurer ces catégories de véhicules ? Qui est responsable en cas d’incident ?
    Les compagnies d’assurance doivent-elles s’inquiéter ou se féliciter de l’arrivée des voitures autonomes ?

    Les experts estiment que la voiture autonome arrivera à maturité en 2040. La technologie, l’environnement et bien sûr le cadre légal seront alors au point pour une adoption généralisée de ces véhicules, capables de se déplacer d’un point à un autre sans intervention humaine et en toute sécurité. D’ici là, le chemin à parcourir est long et semé d’embûches. Si personne ne doute de la capacité des constructeurs à mettre au point des prototypes de voitures autonomes, nos routes ne sont, par exemple, pas encore adaptées à de tels engins.Un assouplissement du cadre légal.
    La législation sur le sujet de la voiture autonome vient enfin d’être assouplie. Depuis le 23 mars 2016, la Commission Européenne des Nations Unies (UNECE) a statué : « les systèmes de conduite automatisée seront explicitement autorisés sur les routes, à condition qu’ils soient conformes aux règlements des Nations Unies sur les véhicules ou qu’ils puissent être contrôlés voire désactivés par le conducteur. »Et en France ?
    Un article de la loi de transition énergétique – promulguée en août 2015 – autorise le gouvernement à adapter la législation « afin de permettre la circulation sur la voie publique de véhicules à délégation partielle ou totale de conduite » et ce « à des fins expérimentales ».Nous n’en sommes donc qu’au stade de l’expérimentation, mais il faut d’ores et déjà se poser la question de l’assurance. Qui doit être responsable ? Le conducteur qui ne conduit plus ? Le véhicule, et donc le constructeur ? Ou encore le concepteur du logiciel de conduite automatique, si celui-ci diffère du constructeur du véhicule ? Sur ce point, tout est à construire. Et à légiférer.

    La technologie au service de l’humain.
    L’idée de départ de la voiture autonome n’est pas de priver l’humain de certaines de ses fonctions, mais bien de le supplanter afin d’accroître sa sécurité et son confort. La particularité de l’intelligence artificielle est d’apprendre de ses erreurs. Une voiture autonome qui parcourra une route pour la toute première fois analysera tout l’environnement, les risques et les éventuels accidents à anticiper. Et en cas d’incident, elle sera capable d’analyser la cause de l’incident – mauvaise appréciation d’une distance, d’une vitesse ou élément externe mal anticipé -avec l’objectif de ne pas répéter ces erreurs lors d’un éventuel deuxième passage.

    La cause la plus fréquente d’accidents ? L’habitude.
    73% des accidents de la route se déroulent sur le réseau de proximité, essentiellement composé de routes départementales. Pourquoi ? L’humain s’habitue, il est en totale confiance sur son trajet et sa vigilance s’amenuise, se reposant trop sur sa connaissance supposée du chemin emprunté quotidiennement. L’humain n’est pas sur un apprentissage continu. La voiture autonome, si.

    La balle est dans le camp des constructeurs…
    La voiture autonome est d’abord le fait des constructeurs. Ce sont eux qui impulsent, les uns après les autres, cette tendance. Ce sont eux qui pensent chaque composant ainsi que l’intelligence artificielle qui “dirige” le véhicule. La responsabilité première de la trajectoire, du comportement et des réactions de l’engin durant un trajet leur revient donc, du moins de prime abord. Il faut donc qu’assureurs et constructeurs planchent, main dans la main et dès aujourd’hui, à la façon d’assurer ces véhicules du futur.

    …mais le secteur de l’assurance doit déjà se réinventer. La voiture autonome, c’est de l’informatique, plus précis et doté d’une marge d’erreurs moindre. Et qui dit moins d’erreurs dit moins d’accidents. Qui dit moins de sinistres dit, pour l’assureur, une diminution des primes d’assurances. Mais le secteur de l’assurance serait-il réellement perdant dans l’optique de la démocratisation des voitures autonomes ? Pas nécessairement. Le revenu global de l’assureur risque certes de diminuer mais avec la chute des accidents, ses frais (prise en charge, dépannage, remboursement, etc.) seront également en forte baisse. On peut donc imaginer un nouvel équilibre – moins de primes mais moins de frais – dans lequel l’assureur pourrait continuer à exister.

    Mais cela ne suffira certainement pas. Le rôle d’un assureur est de couvrir l’être humain derrière le volant de chaque véhicule. Mais alors, si ce n’est plus l’humain qui est responsable de la conduite de son véhicule, comment l’assurer ?
    Faut-il imaginer un système d’assurance à double niveau dans le cadre de la voiture autonome ? Une assurance pour le conducteur, une autre pour le véhicule ?

    L’émergence de la voiture autonome pourrait simplifier le travail des assurances : il est plus facile d’anticiper voire de corriger une erreur informatique car celle-ci est moins aléatoire. Mais le monde de l’assurance n’est pas encore au point sur ce sujet. Et il ne faut pas attendre que la tendance se concrétise pour imaginer le futur de l’assurance.

  • Expérience client : la vision de SAMSUNG

    Samsung Electronics France présente sa vision de l’entreprise digitale et de son impact dans nos vies

    La digitalisation révolutionne le bureau, la banque, le commerce, les lieux de santé…Quels enjeux pour les entreprises ? Quelles expériences pour les particuliers ? 

    Porté par le succès de la première édition, Samsung Electronics France annonce aujourd’hui le lancement de la Samsung Innovation Week 2016, un événement annuel consacré à l’innovation au service de la transformation digitale des entreprises. La Samsung Innovation Week se tient du 9 au 13 mai à la galerie Joseph, à Paris. Le thème de cette édition 2016 sera l’entreprise augmentée.

    Une expérience immersive au cœur de l’entreprise de demain

    Dans un espace de 850 m2, la Samsung Innovation Week prévoit d’accueillir 1 000 personnes, 500 entreprises et plus de 60 partenaires développeurs. C’est plus d’une centaine de solutions et de produits au service de la transformation digitale des entreprises qui seront présentés. Les visiteurs peuvent découvrir des espaces aménagés, recréant chaque environnement de l’entreprise augmentée, de l’accueil au back office, quel que soit le secteur d’activité.

     

    Conçu comme une expérience unique et immersive, cet événement plonge les visiteurs dans l’environnement professionnel de demain : une entreprise augmentée avec des méthodes de travail digitalisées, une optimisation des usages pro/perso et des relations personnalisées, aussi bien avec les clients que les salariés. Toute la semaine, les professionnels découvriront toutes les innovations technologiques qui transforment le business et l’expérience des clients.

    Des parcours expérientiels

    La transformation digitale s’applique à tous les secteurs. Cette année la Samsung Innovation Week revisite :

    • Hôtellerie, restauration, arena : qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’un hôtel, la question reste identique : comment rendre l’établissement encore plus accueillant, proposant plus d’informations et de services pour un parcours unique et personnalisé. À travers des interfaces d’affichage simples et intuitives, un utilisateur peut s’orienter par lui-même vers la destination de son choix (chambre, espace d’accueil ou sanitaires) où il sera reçu avec un accueil personnalisé. Pour qu’il se sente comme à la maison, il est désormais possible de piloter l’ensemble de sa chambre (éclairage, volets, audio/vidéo, etc.) depuis la télécommande de son téléviseur.
    • Distribution : découvrez comment le digital peut répondre aux enjeux du commerce, proposer une nouvelle expérience, renforcer l’expérience client et recréer du trafic en magasin. À travers un écran vitrine, il est possible, après la fermeture du magasin, d’interagir avec la marque depuis l’extérieur et d’essayer des produits en réalité augmentée. À l’intérieur, des murs d’images ou transparents vont réenchanter le parcours client. En cabine, les écrans miroirs permettront de multiplier les angles de vues, les essais virtuels, de consulter les stocks disponibles et de solliciter les vendeurs.
    • Beauté: dans un salon de coiffure comme dans un magasin, le digital doit pouvoir apporter quelque chose de nouveau au secteur de la cosmétique, recréer de l’interaction entre client et vendeur grâce à une application qui retrace l’historique du client. Les anciennes coupes de cheveux ou bien les dernières coupes à la mode pourront par exemple être affichées sur un écran-miroir.
    • Banque : Samsung réinvente la relation client. Découvrez comment gérer l’attente, créer de l’interaction avec le visiteur de manière autonome et rentabiliser les agences physiques en renouvelant leur l’attractivité. Avec une table tactile, votre conseiller pourra vous présenter un prêt immobilier et en faire évoluer les paramètres en toute transparence, ou faire appel à un expert en visioconférence.

     

    • Santé : découvrez les solutions mobiles permettant de faciliter et de simplifier la communication entre soignants et patients, améliorer la formation des premiers et le suivi des seconds, à travers notamment des serveurs de messageries sécurisées et de notifications, permettant par exemple d’alerter les infirmiers sur leurs montres ou tablettes. Samsung développe aussi des solutions d’hospitalisation à domicile, dans une logique de patient autonome et de soins légers à distance, où la transmission des données reste parfaitement assurée.
    • Industrie: visualisez le fonctionnement en réalité virtuelle d’un site logistique, d’une chaine de production de papier ou encore entrez dans un cockpit d’avion. Visualisez en 3D des machineries complexes, ou encore utilisez à distance la version mobile du logiciel SAP. Samsung développe aussi des gammes durcies pour les besoins d’environnements difficiles, et des accessoires de protections adaptés, ainsi que des solutions connectées pouvant signaler des problèmes ou récupérer les données techniques à distance.

    La Samsung Innovation Week propose un parcours immersif à travers tous les espaces de travail des entreprises :

    • Le Hub: espace de vie de l’entreprise augmentée, idéal pour intensifier l’échange entre les salariés au moyen de tables tactiles et faire émerger l’intelligence collective et la convivialité, notamment grâce à la réalité virtuelle. À distance, l’utilisateur peut aussi commander son café ou son thé, ou bien faire ses courses du soir, livrées à domicile, sans avoir à craindre la fermeture des commerces.

     

    • Réunion : partagez le contenu de vos appareils sur un écran depuis un ordinateur portable ou un smartphone, échangez des documents de toute taille et diffusez des vidéos, permettant un travail collaboratif multiplateformes.

     

    • Poste de travail : redécouvrez les solutions Samsung pour répondre aux besoins de sécurité et de mobilité des entreprises. La TabPro S, tablette 2-en-1, 4G+, sous Windows 10 Pro, qui allie finesse et légèreté, productivité et autonomie, permet d’emporter son bureau avec soi, en se connectant partout en plug and work. Les gammes de smartphones incluant la plateforme Samsung KNOX assurent une sécurisation des données maximales. La gestion des flux d’impression et de flottes multifonctions sont également fluidifiées et complètement sécurisées, via des solutions intégralement chiffrées, certifiées ANSSI et utilisées au niveau gouvernemental.

     

    • Bureau du DSI: la gestion des données et la sécurité mobile sont des enjeux majeurs pour l’entreprise. Découvrez comment KNOX, solution de sécurité développée par Samsung, répond aux problématiques du BYOD (Bring Your Own Device) et d’administration des flottes mobiles, mais aussi comment smartphones, écrans, caméras, imprimantes, produisent des données récupérables à distance et utiles pour améliorer le fonctionnement, la sécurité, la productivité, des entreprises et des commerces.