Catégorie : Internet des Objets

  • Pourquoi la génération Y va faire voler en éclat le business model des assurances ?

    Selon le World Insurance Report 2016, l’arrivée de l’Internet des Objets et l’importance croissante du numérique vont bouleverser le secteur de l’assurance

    La dernière édition du World Insurance Report (WIR) réalisée par Capgemini, l’un des leaders mondiaux du conseil, des services informatiques et de l’infogérance, et

    l’Efma recense les ruptures technologiques qui vont bouleverser le secteur de l’assurance. L’évolution rapide de l’Internet des Objets (IoT) et les changements dans les comportements et préférences de la génération Y1 imposent aux compagnies d’assurance une transformation radicale de leur modèle si elles veulent rester dans la course face à la montée de la concurrence des start-up de la FinTech.

    Selon l’enquête « Voice of the Customer » réalisée par Capgemini auprès de plus de 15 500 clients de compagnies d’assurance du monde entier, la génération Y est beaucoup moins encline à juger positivement l’expérience client proposée par les assureurs que les générations précédentes, et ce, malgré des campagnes de communication qui lui sont dédiées. La génération Y interagit davantage avec les assureurs et plus particulièrement par le biais des canaux numériques : elle a recours 2,5 fois plus aux réseaux sociaux, et se connecte 2 fois plus à partir de téléphones mobiles que les autres clients.

    Néanmoins, ces interactions se traduisent par un niveau de satisfaction de l’expérience client qui est près de 20 % plus faible que pour les autres groupes d’âge, ce qui suggère que les attentes de la génération Y vis-à-vis des canaux numériques sont plus élevées que celles des générations précédentes. Sachant que plus d’un quart des clients déclarent avoir l’intention de souscrire ou de renouveler une assurance via des canaux numériques au cours des 12 prochains mois, le niveau de satisfaction de l’expérience client pour la génération Y est particulièrement alarmant. De plus, près d’un quart des clients de la génération Y déclarent qu’ils envisagent de faire appel à des assureurs non traditionnels : les start-up issues de la FinTech représentent une concurrence menaçante pour les compagnies d’assurance classiques.

    1 La génération Y désigne les personnes âgées de 15 à 34 ans.

    L’Internet des Objets incontournable

    Une menace (ou moteur de la transformation) encore plus sérieuse : la prochaine vague des technologies connectées et innovantes telles que les systèmes domotiques intelligents, accessoires portables, drones, robots et voitures autonomes, représente une menace de taille pour les assureurs. L’Internet des Objets va transformer les modèles traditionnels des compagnies d’assurance, de leur mode de communication avec leurs clients jusqu’à l’évaluation et la gestion des risques. Malgré cette menace, les assureurs continuent de sous- estimer la popularité des technologies connectées. Par exemple, seuls 16 % des assureurs pensent que les clients adopteront les voitures autonomes, alors que 23 % des clients se déclarent intéressés.

    Plus important encore que l’âge, le niveau social 2 est le facteur le plus déterminant dans l’adoption des technologies connectées. Plus de 45 % des clients aisés de la génération X3 déclarent être prêts à adopter les objets connectés, systèmes et accessoires portables intelligents, contre seulement 30 à 35 % des clients de la génération Y ayant moins de moyens. Les clients aisés de la génération Y sont les plus nombreux à vouloir adopter les technologies connectées (50 %). Les clients aisés restent les plus enclins à souscrire une assurance auprès de start-up (près de 31 % des clients aisés tous confondus et 47 % pour la génération Y).

    La redéfinition des risques

    Outre son influence sur les relations client, l’Internet des Objets pourrait avoir un impact encore plus significatif sur les principes fondamentaux du secteur de l’assurance. Dans un monde connecté, les données issues des objets connectés, des systèmes intelligents et des technologies portables exigeront une transparence accrue sur les risques, ce qui pourrait engendrer de nouveaux business models, notamment sur plan de la tarification et du contrôle des risques. Des changements sont également à prévoir au niveau de la responsabilité en matière de risque. Par exemple, dans le cas des voitures autonomes, ce ne sera plus la responsabilité du propriétaire qui sera engagée, mais celle du fabricant. Dernier point et non le moindre, l’Internet des Objets occupe une place cruciale dans la gestion du niveau d’exposition aux risques, avec des conséquences significatives sur les primes. Elles peuvent être négatives ou ouvrir de nouvelles perspectives à ceux qui auront su anticiper les risques liés à la présence de plus en plus forte des technologies dans l’environnement personnel ainsi que dans le commerce.

    Les assureurs doivent se préparer à la transformation de leur secteur. Le rapport recommande aux compagnies d’assurance de se renforcer à court terme tout en gagnant en agilité. À moyen terme, elles doivent mieux définir

    2 Un client est défini comme étant aisé si la valeur de ses biens est supérieure ou égale à 250 000 dollars (227 000 euros). 3 La génération X désigne les personnes nées entre 1960 et 1980 (c’est-à-dire âgées de 35 à 55 ans leurs propositions de valeur grâce à des alliances stratégiques et à l’exploitation de données pertinentes. Les stratégies à long terme consistent à transformer l’activité pour garder une longueur d’avance sur les risques émergents, les nouveaux moyens de communication, les comportements en constante évolution des clients et anticiper les changements importants consécutifs de l’arrivée de l’Internet des Objets sur l’identification des risques, la tarification et la prévision des pertes.

    « Alors que le secteur de l’assurance est déjà en train de vivre sa transformation digitale, il doit également se préparer faces aux menaces majeures que représentent la génération Y et l’Internet des Objets sur leur modèle traditionnel », affirme Vincent Bastid, secrétaire général de l’Efma. « Les assureurs les mieux préparés seront ceux qui les auront placés en tête de leurs priorités dans leur processus d’amélioration de la gestion des données et des risques. »

  • #MWC – Comment la réalité augmentée investit notre quotidien ?

    Le Projet Tango habille Fiat Chrysler automobile

    A l’occasion du Mobile World Congress, Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a dévoilé un prototype d’application immersive dédié à la vente de voitures, conçu et développé par Accenture Digital à l’aide du kit de développement Tango de Google. Ce prototype montre de quelle manière la réalité augmentée peut influer sur l’expérience d’achat proposée aux consommateurs, qui pourront bientôt visualiser et explorer de façon interactive le modèle de voiture ou plus largement le produit qu’ils envisagent d’acheter.

    Equipés d’un smartphone ou d’une tablette, les acheteurs potentiels peuvent ainsi faire le tour du véhicule, modifier sa configuration et explorer son habitacle grâce à la technologie du Projet Tango qui associe capteurs intégrés, suivi des mouvements et perception de la profondeur. Sur la démonstration d’Accenture, les portières du véhicule peuvent être ouvertes pour révéler un habitacle reproduit de façon réaliste et détaillée, les finitions intérieures et le style du tableau de bord pouvant être modifiés d’un simple geste sur l’écran de l’appareil.

    La technologie Tango permet à un appareil mobile de se déplacer dans l’espace de la même manière que l’homme. Elle dote les appareils Android d’un nouveau type de perception spatiale, grâce à des fonctionnalités avancées de vision par ordinateur, de traitement de l’image et de capteurs visuels. Grâce à la technologie Tango, un appareil mobile peut donc cartographier l’espace et obtenir une vision à 360 degrés lui permettant de se déplacer et d’appréhender l’environnement comme le ferait une personne.

    Le premier appareil issu de cette technologie devrait être commercialisé cet été et est présenté en avant-première au Mobile World Congress. Accenture Interactive, entité d’Accenture Digital, a collaboré avec FCA pour concevoir une application de cette nouvelle technologie qui va transformer le processus d’achat et la manière de configurer une nouvelle automobile.

    Les utilisateurs de la solution de configuration de véhicule FCA pourront ainsi se déplacer librement autour d’un véhicule reproduit grandeur nature, dans presque tous les environnements. La technologie du projet Tango offre, à partir d’un appareil portable, une expérience totalement mobile fonctionnant indépendamment des technologies de suivi externes comme les marqueurs, les balises ou encore le GPS.

    « Le projet Tango est une nouvelle technologie qui est appelé à devenir une fonctionnalité standard sur la prochaine génération d’appareils mobiles », explique explique Matteo Aliberti, responsable du pôle Innovation numérique chez Accenture Interactive en Europe, Afrique et Amérique Latine. « Accenture a commencé à expérimenter la technologie Tango dès les premiers stades de son développement, créant ainsi un large éventail d’applications potentielles, dont celle-ci destinée à l’industrie automobile. »

    Ce travail de développement accompli par Accenture devrait permettre de transformer radicalement le processus de décision d’achat de voiture avec l’arrivée des appareils mobiles de nouvelle génération. FCA est la première marque automobile à utiliser ce type d’outil numérique dédié à la configuration de véhicules. Contrairement aux configurateurs actuels qui proposent une expérience classique, cet outil permettra à FCA de proposer à ses clients une expérience riche, captivante et immersive.

    Ces travaux sont l’exemple le plus récent de la collaboration engagée entre FCA et Accenture, qui vise à proposer une expérience numérique à la fois unique et novatrice aux clients de la marque automobile.

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  • Spécial MWC Barcelone – Ford propose une nouvelle expérience client avec SYNC 3

    Ford s’apprête à lancer son nouveau système multimédia connecté SYNC 3 en Europe,

     A la clé : permettre aux conducteurs de contrôler leurs smartphones, la radio, la navigation et la climatisation avec davantage de commandes vocales.

    Encore plus rapide et performant, SYNC 3 dispose d’un nouvel écran tactile 8’’. Il suffit d’activer la commande vocale sur le volant et de dire “J’ai besoin d’un café”, “J’ai besoin de carburant”, ou “Je cherche un parking”,  et les conducteurs pourront trouver les cafés, les stations-service ou les parkings à proximité, mais aussi localiser les gares, les aéroports et les hôtels. Le système de navigation prendra le relais pour guider le conducteur vers la destination sélectionnée.

    Présenté pour la première fois au Mobile World Congress de Barcelone à bord du nouveau Kuga, lui aussi révélé lors de l’événement, SYNC 3 sera lancé en Europe dès cet été sur Mondeo, S-MAX et Galaxy.

    “SYNC 3 va permettre l’arrivée de nouvelles innovations en termes de mobilité connectée et d’expérience client”, explique Christof Kellerwessel, ingénieur en chef de Ford Europe, en charge de l’électronique et des systèmes électriques. “Conçu comme une extension des smartphones via un écran tactile intuitif qui prend le relais, SYNC 3 comprend un langage plus conversationnel. Ce nouveau système est plus rapide et offre une interface graphique facile à lire”.

    SYNC 3 est encore plus intuitif et centré sur l’utilisateur

    SYNC permet déjà aux conducteurs de 15 millions de véhicules dans le monde de contrôler vocalement un grand nombre de fonctionnalités essentielles de leur voiture. Pour développer SYNC 3, Ford a recueilli plus de 22 000 commentaires et tiré de nombreux enseignements de différentes enquêtes pour s’assurer que la nouvelle version permette la meilleure expérience utilisateur jamais conçue à ce jour.

    L’objectif principal est de faciliter l’accès aux fonctions essentielles en mettant les options que les clients utilisent le plus directement à leur portée. Le système a été encore amélioré et fluidifié grâce à une meilleure puissance de traitement et une réduction du nombre d’étapes nécessaires pour une commande.

    SYNC3 est désormais disponible avec cinq nouvelles langues* et propose plus de versions locales de l’abonnement gratuit à l’assistance d’urgence. Dans le cas d’un accident important, l’assistance d’urgence se connecte au smartphone du conducteur par Bluetooth afin d’aider les occupants du véhicule à contacter les services d’urgence dans la langue appropriée pour la région.

    SYNC 3 inclut Apple CarPlay et Android Auto

    Dès cette année, les propriétaires de véhicules équipés de SYNC 3 auront plus de choix dans la façon dont ils accèdent à leurs smartphones dans la voiture :

    • Les utilisateurs d’iPhone peuvent également activer Apple CarPlay, la manière la plus intelligente et la plus sûre d’employer son iPhone en voiture et qui permet aux conducteurs de passer des appels téléphoniques, d’écouter de la musique, d’envoyer et de recevoir des messages, d’obtenir des itinéraires de navigation optimisés selon l’état du trafic, et plus encore, tout en restant concentrés sur la route. Le système est également compatible avec Siri Eyes Free pour iPhone, qui permet via Siri un accès simplifié à l’iPhone connecté par Bluetooth.
    • Les utilisateurs d’Android™ peuvent quant à eux activer Android Auto™. Android Auto rend les applications et les services, comme Google Search, Google Maps et Google Play, accessibles de façon sécurisée et totalement intégrée.

    Des mises à jour de logiciels sont automatiquement disponibles en Wi-Fi, une fois que le véhicule est stationné dans l’allée ou le garage du conducteur et que le réseau Wi-Fi domestique est accessible.

    “Plus simple d’utilisation et plus intuitif, SYNC 3 offre une expérience comparable à celles des smartphones grâce à son nouvel écran multitouche et ses fonctions de zoom par pincement et mouvement par glissement, mais aussi grâce à sa nouvelle fenêtre de recherche simplifiée, semblable à un moteur de recherche Internet”, détaille Christof Kellerwessel.

    De nouvelles applications compatibles et révolutionnaires avec AppLink

    Présentée en Europe en 2013, la technologie SYNC AppLink de Ford permet déjà aux conducteurs d’avoir accès à un large éventail d’applications smartphones, dont Spotify, Audioteka, Cityseeker by Wcities, Goal Live Score, Radioplayer…

    Aujourd’hui, avec le lancement de SYNC 3, Ford rend de nouvelles applications disponibles, dont MyBoxMan et HearMeOut, premières applications de ce genre pour l’automobile.

    Conçu par FretBay, MyBoxMan a retenu l’attention de Bill Ford, président exécutif de Ford,durant le “SYNC AppLink Developer Challenge de Dublin”. MyBoxMan permet aux conducteurs de livrer un colis pour un particulier et de gagner approximativement de 5 à 8 euros pour un simple trajet de 5 Km.**

    HearMeOut est la première application de réseau social à commande vocale au monde. Elle permet aux conducteurs d’enregistrer des messages audio de 42 secondes, puis de les partager sur Facebook et Twitter, mais aussi d’écouter les messages audio des personnes qu’ils suivent. Cette application n’est pour l’instant disponible qu’au Royaume-Uni sur Android.

    “Les conducteurs n’ont jamais eu accès à des applications de ce type lors de leurs déplacements en voiture. MyBoxMan et HearMeOut ouvrent de nouvelles possibilités pour les conducteurs qui souhaitent rester connectés ou même gagner de l’argent en se déplaçant”, estime Scott Lyons, en charge du développement commercial des véhicules connectés et des services de Ford Europe. “MyBoxMan est un service de livraison sociale innovant qui permet une utilisation intelligente de sa voiture sur des trajets usuels”.

    Parmi les nouvelles applications disponibles pour SYNC 3 en France, notons également l’arrivée d’AccuWeather, leader mondial dans l’information météorologique numérique, qui aide les conducteurs à planifier leurs voyages en fonction des conditions météorologiques et les alerte à l’avance des conditions défavorables. La fonction MinuteCast® utilise une adresse ou une position GPS exacte pour fournir en temps réel les prévisions météo.

  • Pourquoi la révolution IOT commence t-elle à se concrétiser ?

    IOT  : Eldorado ou déception ?

    Selon la dernière étude publiée par le cabinet GFK –

    Au lendemain d’une année éprouvante pour l’ensemble des acteurs de la filière, qui ont dû composer tant avec le climat anxiogène de la période des achats de Noël, suite aux évènements tragiques de l’automne, que la variation des taux de change monétaire et leur impact sur le coût des matériels, la consommation des biens techniques traditionnels accuse un repli de 3% qui l’emmène vers un nouveau seuil à 14,9 milliards d’euros en 2015.

    Malgré tout, plusieurs signaux permettent de croire en des jours meilleurs dès 2016, année forcément exceptionnelle pour les ventes de téléviseurs, lesquels profiteront d’un double effet d’aubaine avec l’extinction du signal Mpeg2 et d’une Coupe d’Europe se déroulant en France. La montée en puissance de nouveaux segments à forte valeur ajoutée sur de nombreux marchés traditionnels atténuent, voire renversent déjà la tendance positivement. Et surtout, la révolution des nouveaux objets connectés tant espérée par toute la profession commence à se concrétiser en magasin comme dans les ventes, l’intérêt initial des consommateurs pour les produits dits « wearable » se prolongeant naturellement dans les autres univers jusqu’à l’habitat.

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    « L’aspiration très marquée des français pour l’Internet des objets traduit un enthousiasme général, pas seulement celui des entrepreneurs de la French Tech mais aussi celui de la distribution qui multiplie les initiatives pour promouvoir et construire une offre cohérente en magasin. Ceux qui ont poussé le rayon connecté en 2015 ont pu en mesurer les premiers bénéfices, engageant les autres à poursuivre les efforts » explique François KLIPFEL, Directeur Général Adjoint chez GfK Consumer Choices France.

    TV : une année 2015 inquiétante ?

    Le marché de la TV a souffert tout au long de l’année 2015 cumulant un retard dans les ventes mois après mois. Effet conjoncturel ou faut-il vraiment s’inquiéter pour ce marché emblématique des biens techniques

    Si la valeur a été quelque peu préservée grâce notamment au renouvellement du poste principal mais aussi grâce à une remontée des prix pour faire face aux évolutions de taux de change, côté volume, le marché fleurte avec la barre des 5 millions d’unités.

    L’effet attendu du renouvellement du poste principal se fait un peu plus sentir encore cette année avec une taille moyenne achetée en 2015 qui approche les 37 pouces. Les très grandes tailles portent donc la valeur de ce marché (+25% de chiffre d’affaires pour les dalles de 47 pouces et +) et même si le linéaire continue de se contracter légèrement, il fait la part belle à l’UHD avec 9 références gagnées en linéaire en 2015.

    « Avec 570 000 unités vendues sur 2015, les ventes UHD sont en dessous des attentes. Certes, l’assiette s’est contractée avec un marché de la TV à 5,1 millions contre les 5,5 attendus. Mais l’UHD accuse aussi un léger retard dans son développement autours des tailles d’écrans » analyse Michael Mathieu, Directeur de marchés de l’Image et des Telecom chez GfK.

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    Malgré tout, et peut être en opposition avec ce que peut connaitre le marché du Home Audio, le discours des marques autour de la TV s’est concentré sur l’aspect technique et l’innovation, mais en minorant l’expérience utilisateur qu’elle peut offrir.

    L’explosion des autres écrans au sein du foyer est une réalité. En 2015, chaque foyer dispose en moyenne de 5 écrans capables de se connecter et d’accéder peu ou prou aux mêmes contenus que ceux disponibles sur la TV. C’est 2 de plus qu’en 2010 et 2 encore viendront s’ajouter en 2020. Ce sera 200 millions d’écrans actifs en France.

    2016 se placera sous le signe de la croissance

    D’abord par ce qu’il y aura un nouveau « SwitchOff », ou extinction du signal MPEG2, au 04 avril prochain. Quelques 4,8 millions de postes sont concernés par cette extinction du signal.  Si le décodeur TV devrait en être le principal bénéficiaire (près de 4 millions de pièces sont attendues), la TV profitera de cet élan.

    « On retrouve donc une année 2016 atypique, mais placée sous le signe de la croissance avec un premier semestre qui jonglera entre un effet de « Switch Off » un peu tardif et la campagne de l’Euro. » selon Michael MATHIEU, Directeur des marchés de l’Image et des Télécoms chez GfK

    Puis un second semestre bien plus contrasté où fabricants et distributeurs devraient s’appuyer un peu plus sur la promotion pour maintenir un certain niveau de vente et atteindre 5,6 millions d’unités vendues d’ici la fin de l’année 2016. Enfin, l’UHD sera une des priorités de l’année pour imposer cette technologie sur une large partie de la gamme 2016 et espérer la faire doubler de taille, pour atteindre 1,3 millions d’unités d’ici la fin du quatrième trimestre.

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    Un marché de l’audio de salon qui confirme sa bonne tenue sur 2015

    Le home audio affiche depuis quelques années une croissance durable et marquée. C’est encore 5% de croissance valeur gagnée en 2015 pour un chiffre d’affaires de 750 millions d’euros. Dans cet ensemble, c’est plutôt l’univers de la Hifi qui tire le marché avec une croissance à deux chiffres quand, dans le même temps, le home cinéma régresse légèrement. C’est une tendance de fond puisqu’homogène sur ces 3 dernières années.

    Pour Michael MATHIEU, Directeur Image et Telecom chez GfK « Cela se ressent naturellement dans le linéaire où la partie Hifi, au coude à coude il y a encore 5 ans, s’envole avec un nombre de références qui sera certainement le double de celui du home cinéma dès 2016 ». GfK précise qu’en 2015, en moyenne, 20 références Hifi étaient actives contre 12 pour le Home Cinema, dans les rayons.

    L’Institut GfK observe également un marché du home audio plus à l’écoute du consommateur, lissant un discours parfois un peu trop technique par le passé. Et l’exemple est frappant sur le home cinéma avec la barre de son qui s’est imposée comme la solution incontournable dans l’esprit du consommateur.

    Largement majoritaire dans les ventes, la barre de son laisse juste la place qu’il faut à une clientèle toujours attirée par l’audio vidéo haut de gamme et les éléments séparés qui la compose. Malgré tout, cette migration de parc n’en est qu’à ses débuts avec des taux d’équipement et base installée encore faibles, respectivement 5% et 1,5 millions d’unités. Il faudra patienter encore quelques année pour que cette barre de son remplace le parc existant de chaine home cinéma et pourquoi pas, emmener un peu plus haut ce marché quand celui-ci n’a jamais dépassé les 20% de foyers équipés.

    Côté Hifi là aussi, dans les ventes, la transition est en passe d’être effective puisque le connecté a franchi cette année le cap des 70% des ventes. D’ailleurs et pour maintenir ce cap, on peut déjà se demander si un discours sur le connecté ne doit pas s’associer au smart audio. Une petite place est d’ailleurs consacrée au multi room, encore minoritaire mais affichant une belle croissance sur 2015.

    IT : Les sources de croissance se déplacent sur le haut de gamme

    Pour la deuxième année consécutive le marché IT enregistre un recul de 5% de son chiffre d’affaires avec 5,6 Milliards d’euros générés en 2015 dans les circuits grands public. Ce net repli s’explique par la chute sévère du chiffre d’affaires enregistré sur les tablettes en baisse de 23% avec 957millions d’euros générés et 5,16 millions d’unités vendues.

    « En parallèle le marché du PC portable retrouve des couleurs avec une croissance de +3% en valeur, notamment grâce aux 2 en 1 et aux PC convertibles qui apportent une véritable alternative aux tablettes grâce à des performances supérieures et grâce à la possibilité d’avoir une expérience enrichie avec le tactile » analyse Tristan BRUCHET, Directeur de clientèle IT chez GfK.

    Au total, 550 000 unités de 2 en 1 et de pc convertibles se sont écoulées en 2015, en croissance de +50%.

    Seul bémol, le tactile recule de 3 points avec 18% des pc vendus en France qui sont tactiles, ce qui place la France derrière l’Angleterre (22%) et les Etats Unis (35%).

    Les sources de croissance de 2015 se sont trouvées sur le haut de gamme. Les pc de moins de 15 pouces avec des performances élevées et les accessoires dédiés ont généré 930millions d’euros en 2015 en croissance de +15%. Le gaming est aussi un vrai relais de croissance avec un chiffre d’affaires de 515 millions d’euros en croissance de +50% cette année.

    Sur les produits bureautiques qui restent le cœur du marché IT, les ventes de pc de bureau et pc portables de plus de 15 pouces entrée de gamme ont poursuivi leur décroissance avec une baisse de -8% à 2,6 Milliards d’euros. Seul le marché de l’impression et des cartouches reste stable dans cet ensemble, avec 971 millions d’euros (+1%), porté par les technologies dédiées aux professionnels, laser MFD (+3%) et 4 en 1 jet d’encre (+3%).

    Le marché du Stockage et de la connectique réseau, malgré une baisse de 4% en valeur, reste un marché important avec 568 millions d’euros en 2015. De nombreuses niches de croissance soutiennent le marché, les répéteurs wifi, les routeurs, l’USB dual, et 3.0 et les passerelles multimédias.

    Avec l’Euro 2016 qui poussera les français à des arbitrages budgétaires et  la chute annoncée du chiffre d’affaires des tablettes, le marché IT devrait être en baisse en 2016 avec 5,4 Milliards d’euros attendus. « Toutefois les produits haut de gamme et gaming devrait continuer à tirer le marché vers le haut. »prévoit Tristan BRUCHET, Directeur des marchés de l’IT chez GfK.

    La photo continue sa montée en gamme

    Le marché des appareils photo numériques continue de souffrir, perdant encore plus d’un quart de ses volumes par rapport à 2014 pour terminer l’année à 2 millions d’unités vendues. L’une des principales raisons reste l’essor du smartphone qui a continué sa course aux pixels en 2015 pour devenir l’appareil qu’on a toujours dans la poche pour prendre des photos, au détriment notamment du réflex. Pour se réinventer, le segment du réflex a alors mis en avant le compact expert, un appareil photo numérique de taille compacte, pour être facilement transportable, avec un capteur supérieur à 1/1.6 pouces afin d’offrir des photos d’une qualité supérieure aux compacts classiques, vendu à un prix moyen de 580€ et permettant aux compacts expert une croissance de 11% en valeur par rapport à 2014.

    Les appareils photo numériques à objectif interchangeable sont également très touchés par la décroissance du marché. Le réflex perd 22% en volume par rapport à 2014, et presque autant en valeur en raison d’un prix moyen stable. L’hybride, quant à lui, permet de tirer vers le haut la valeur du segment des interchangeables. En effet, s’il a perdu 10 000 unités en volume, il arrive à croître en valeur de 6% grâce au développement de produits hybrides haut de gamme. Ainsi le prix moyen d’un hybride a augmenté de 16% pour atteindre les 639€ soit seulement 58€ moins cher que le prix moyen d’un réflex. Ainsi, les objectifs d’hybrides sont stimulés par la croissance des boitiers hybrides et connaissent une croissance à deux chiffres à la fois en volume, valeur et prix.

    Dans le secteur de la vidéo, les caméras d’action continuent leur croissance, avec 613 000 unités vendues, soit une augmentation des ventes en volume de 20% par rapport à 2014. La démocratisation de l’Action Cam s’est soldée par l’apparition de nouvelles marques sur le marché, et parmi elles des marques proposant des produits plus grand public, entrainant une baisse de prix de 11% par rapport à 2014.

    Téléphonie : les enjeux sont-ils en train de se déplacer ?

    2015 continue sa progression du côté des ventes pour aller chercher quelques 24,6 millions de terminaux cette année et avec un smartphone qui franchit la barre des 20 millions. L’équilibre au sein des points de vente semble trouvé avec une distribution grand public légèrement majoritaire face aux réseaux opérateurs.

    En termes de mix, là aussi les forces semblent s’établir. Une forte domination de la Distribution sur l’entrée de gamme, profitant à plein de l’essor du SIM free et de la vulgarisation du smartphone. Même le segment inférieur à 50€ semble émerger dans la distribution grand public. De l’autre, le réseau opérateur fait foi sur le haut de gamme s’appuyant entre autre sur son modèle subventionné. C’est 70% de part de marché sur la partie du gâteau très convoitée.

    Au sein du retail, le « Form Factor »cette année se rapproche encore un peu plus du 5 pouces et un prix moyen  plutôt stable à 184€ TTC. 1 smartphone sur 2 est compatible 4G.

    2015 confirme la fin de l’année passée et d’autres produits, intimement liés à l’essor du smartphone, semblent attirer toutes les convoitises. Sur un marché du smartphone qui certes s’établit à plus de 3,5 milliards, mais dont la croissance s’amenuise, les attentes se déplacent alors vers ce formidable écosystème qui s’est développé autour du smartphone avec d’un côté l’ensemble des accessoires dédiés (protection, batterie mobiles, chargeurs….) représentant aujourd’hui quelques 400 millions d’euros et surtout une croissance régulière à 2 chiffres avec encore +25% cette année.  Et puis de l’autre, un ensemble d’accessoires plus facilement qualifiés de compagnons, plus ou moins dépendant du smartphone. Historiquement on y retrouve le marché des casques, plus récemment de la station d’écoute et enfin des montres et bracelets connectés. Ce marché a représenté 760 millions d’euros et une croissance valeur de 35. « C’est donc 1,2 milliards d’euros générés directement ou indirectement par l’essor du smartphone, soit un peu plus d’un tiers du chiffre d’affaires des terminaux » rappelle Michael MATHIEU, Directeur des marchés Image et Telecom chez GfK.

    Les accessoires dédiés représentent donc un peu plus d’un tiers en valeur de cet écosystème

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    Evidemment, les regards se portent sur les derniers arrivés sur le marché : les wearables. Les attentes sont fortes et les tendances un peu en dessous de ce qu’on pouvait espérer cette année avec 1,2 millions d’unités pour un chiffre d’affaires de plus de 220 millions d’euros. Le marché est en phase, du côté de la valeur avec les prévisions de début d’année.

    Le marché de la montre connectée ne fût pas le plus facile à anticiper avec des freins important à lever autour de l’usage, du prix ou encore de l’estime du consommateur pour sa montre traditionnelle. La montre connectée peut souffrir d’une trop forte dépendance au smartphone tant dans son aspect connectivité (pas de carte SIM aujourd’hui) que dans le champ des possibles, aujourd’hui déclinés à partir du seul smartphone quand demain la voiture ou la maison feront certainement partie des applicatifs sur les wearables.

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    D’ailleurs le côté sport se retrouve également sur le marché des casques avec près d’un sportif sur 2 qui déclare écouter ou vouloir écouter de la musique lors de la pratique de son sport et un taux d’intérêt élevé pour un casque dédié. Ce marché s’est d’ailleurs valorisé sur 2015 (+2%), avec un léger retrait de ses volumes. Et quelques belles niches, très en phase avec le smartphone se développent comme le casque sport (doublement du CA cette année et 400 000 unités vendues).

    Cet écosystème en devenir sera l’objet de toutes les attentions en 2016. La croissance du smartphone devrait se ralentir avec un +4% à 3,6 milliards d’euros quand accessoires dédiés et compagnons approcheront 1,5 mds€ de chiffre d’affaires (+27%).

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    Maison connectée : eldorado ou déception ?

    Le marché de la maison connectée est à l’origine de nombreux commentaires de la part des différents acteurs de l’industrie mais paradoxalement, les avis commencent à diverger : si certains croient encore à l’eldorado promis, d’autres expriment de la déception quant aux premiers chiffres de vente.

    En effet, de nombreuses initiatives ont été mises en place en 2015 afin de promouvoir les nouveaux objets connectés en magasin mais malheureusement les résultats ne semblent pas être à la hauteur des attentes. Ce marché qui rassemble l’électroménager, la domotique et les produits réseaux a généré en 2015 un chiffre d’affaires de 128 Millions d’euros soit deux fois plus qu’en 2014. Si la croissance est considérable, le connecté reste anecdotique : à peine 1% du chiffre d’affaires de l’électroménager et seulement 5% du marché de la domotique.

    Si les consommateurs réaffirment leur appétence pour la maison connectée – 75% d’entre eux déclarent être assez ou très intéressés par le concept – de nombreux freins persistent : offre restreinte, distribution limitée et positionnement tarifaire jugé souvent trop haut de gamme. Mais plus problématique encore, la connectivité ne semble pas être suffisamment expliquée aux consommateurs puisque ceux-ci déclarent ne pas acheter d’objets connectés d’abord parce qu’ils ne perçoivent pas les usages qu’ils permettent.

    Dans ce contexte, le marché de la netcam fait figure d’exception. En effet, pour cette catégorie présente dans 94% des magasins disposant d’un rayon domotique, les consommateurs semblent avoir identifié un bénéfice clair : 50% des consommateurs désirant acheter une netcam sont motivés par les notifications que peut envoyer la netcam en cas de détection d’anomalie.

  • FORRESTER – Prévisions 2016 sur la gestion de la Technologie

    Rôle du CIO : une nouvelle lignée de CIO férue de technologie numérique et obsédée par le client va conduire la croissance

    En 2016, les CEO vont demander aux CIO qu’ils utilisent les technologies pour augmenter les revenus de l’entreprise plutôt que d’en être de simple « gardiens ». Ce changement de culture et d’apprentissage des mécanismes – et pas seulement du jargon – de l’expérience client (CX) sont les facteurs cruciaux du succès d’un CIO. Cela va rendre le travail du CIO plus difficile et nécessiter qu’il prenne des mesures en matière de communication, d’exécution, d’investissement, d’évaluation des risques, de recrutement et bien d’autres encore.

    • IoT : l’Internet des Objets va mettre les CIO au défi de faire évoluer la manière dont les entreprises opèrent et s’engagent  avec les clients.

    Le battage autour de l’Internet des Objets (IoT) va continuer en 2016, mais les CIO doivent prêter attention au fait que l’IoT va entraîner des changements concrets au sein de leurs entreprises dans des secteurs critiques tels que la gestion des données à travers le cycle de vie du client, le reporting financier, les métriques commerciales, la sécurité et l’architecture système.

    • Services numériques : la pression de plus en plus importante des services numériques va changer les priorités des entreprises et de leurs fournisseurs.

    2016 verra le début de changements importants sur le marché des services technologiques. Une dynamique en trois parties va modifier la façon dont les entreprises achètent ces services – à mesure que la pression de la transformation digitale va surmonter la fragmentation des prises de décisions et des budgets. – et va forcer les prestataires à évoluer, de leurs stratégies go-to-market jusqu’à la façon dont ils vendent et livrent.

    • Développement applicatif : le développement moderne se généralise.

    Le monde du développement et de la distribution des logiciels change rapidement, mais les changements les plus importants – tels que la distribution continue, le DevOps, les applications composables, les micro-services et la gestion des API – restaient encore la chasse gardée des équipes AD&D (Application Development and Delivery) les plus avancées. Cela va changer en 2016.

    • Big Data : les responsables Tech entament la transition des data vers l’exécution et les systèmes d’insight.

    La vitesse soutenue du changement en matière de données et d’analytique va encore s’accélérer en 2016, et les architectes d’entreprise et les responsables technologiques auront d’autant plus de difficulté à en saisir la signification. Forrester dévoile ses prévisions pour les sept domaines les plus brûlants – gestion des données, big data, analytique, business intelligence, insight services, monétisation des données et systèmes d’insight – et vous indique les pistes à suivre en la matière.

    • L’Architecture d’entreprise (EA) se réorganise pour répondre aux objectifs

    Les programmes d’architecture d’entreprise (EA) ont eu du mal à prouver leur valeur, particulièrement  quand le rythme de l’innovation technologique s’accélère, que l’exécution agile devient la norme et que les entreprises se concentrent sur leurs clients et sur l’évolution rapide de leurs produits et services. Les meilleurs programmes d’EA vont devoir redéfinir leur valeur autour de l’habilitation technologique de bout en bout plutôt que des stratégies d’entreprise – en changeant la façon dont ils travaillent, avec qui ils travaillent et la valeur qu’ils apportent.

    • Cloud : le cloud accélère alors que l’automatisation parvient à battre en brèche les craintes relatives à la sécurité dans le cloud.

    Après avoir emporté l’acceptation générale en 2015, le cloud va passer à la vitesse supérieure en 2016. Cette nouvelle étape va être centrée sur l’expansion des cas d’utilisation du cloud, l’attitude des professionnels Infrastructure et Opérations (I&O) sur l’automatisation et un certain relâchement en matière de contrôle. L’objectif de faire opérer des écosystèmes opérationnels entiers dans un mélange de services cloud est à portée de main.

    • Workforce Tech : 2016 sera une année record en matière de changement des technologies dédiées aux collaborateurs

    Les responsables Infrastructure et Opérations (I&O) en charge des technologies dédiées aux collaborateurs de l’entreprise jouent un rôle critique dans le succès de celles-ci à l’ère du client car, pour satisfaire les clients, les collaborateurs de votre entreprise doivent être plus agiles, informés et réactifs. En 2016, des changements majeurs vont intervenir dans les équipements technologiques des collaborateurs : BYO (Bring Your Own), Windows 10, wearables et robotique.

    • Cadres supérieurs et cybersécurité : des candidats à la présidentielle jusqu’aux CEO, la sécurité devient une passion.

    En 2015, clients, citoyens et patients s’inquiétaient de l’usurpation d’identité financière ou médicale. Anthem, Ashley Madison, le Bureau de la gestion du personnel américain (US Office of Personnel Management) et Sony ont vu leurs noms largement cités mais pour une mauvaise raison : des cyberattaques dévastatrices. Les responsables Sécurité et Risque (S&R) savent aujourd’hui qu’il est vital pour la marque, sa croissance et sa profitabilité, de protéger à la fois les données clients et la propriété intellectuelle de l’entreprise. En 2016 les responsables S&R vont réaliser qu’ils ne peuvent se reposer sur une cyberassurance, et qu’ils doivent se préparer à entrer dans la sphère des investissements en matière de cybersécurité.

    • Cybersécurité : la prévention a de nouveau intégré les agendas cybersécurité.

    De nombreuses cyberattaques ont frappé les unes après les autres tous les secteurs d’activités, des organismes gouvernementaux aux assurances maladie, des fournisseurs aux revendeurs. Les responsables Sécurité et Risque (S&R), leurs dirigeants et les conseils d’administration recherchent donc désespérément à assurer une meilleure protection des données clients et leur propriété industrielle contre les cybercriminels. La détection va continuer à jouer un rôle important, mais Forrester prévoit qu’en 2016, les responsables S&R reviendront à une approche davantage holistique qui s’appliquera à tous les niveaux de la Targeted-Attack Hierarchy Of Needs (Hiérarchie des besoins en cas d’attaque ciblée) selon Forrester pour traiter toutes les menaces qu’elles soient nouvelles ou existantes.

    • IAM : Les clients IAM augmentent et les prestataires fusionnent

    Pour les entreprises, la gestion des identités et des autorisations d’accès (Identity and Access Management – IAM) implique bien plus que seulement assurer et mettre en œuvre l’accès des collaborateurs aux ressources de l’entreprise. Elles doivent maintenant gérer les autorisations d’accès de différents groupes de personnes, qu’ils soient collaborateurs, partenaires ou clients, sans que leur expérience en soit affectée. Elles doivent également protéger les ressources corporate, stockées dans le cloud ou non, tout en fournissant aux utilisateurs un accès sécurisé à ces ressources depuis différents terminaux.

    • Risques liés aux médias sociaux : les responsables vont redoubler d’efforts pour limiter le risque en matière de réputation.

    Les médias sociaux constituent pour les organisations un canal d’engagement important – et donc risqué. Les entreprises qui cherchent à profiter de l’ère du client tirent parti de ces médias pour asseoir leurs marques et interagir avec leurs clients. Mais la possibilité d’erreurs et de comportements malveillants augmente le risque de dévoiler des données, d’affaiblir la marque ou d’avoir un impact négatif sur le chiffre d’affaires de l’entreprise.

    • Confidentialité des données : la confidentialité des données va séduire les clients et limiter le risque.

    En 2016, les entreprises les moins clairvoyantes commettront l’erreur de penser qu’assurer la confidentialité des données consiste seulement à répondre aux exigences réglementaires et de conformité au plus bas coût possible. En revanche, les entreprises plus éclairées vont reconnaître qu’il s’agit en fait d’un moyen de bâtir de meilleures relations – reposant sur la confiance – avec leurs clients. Les responsables Sécurité & Risque (S&R) qui l’auront compris vont participer à la croissance de l’entreprise, à l’acquisition de nouveaux clients et à l’enrichissement des relations clients.

    • Gouvernance et Conformité : les prestataires/fournisseurs sont gagnants, la gestion du risque perd

    En 2015, nous avons pu constater qu’une conformité et une gestion du risque inefficaces provoquaient des situations cauchemardesques pour les responsables Risque comme pour les dirigeants. Le cas du scandale Volkswagen en est un bon exemple ; les entreprises dont les programmes de gouvernance, de gestion du risque et de conformité (GRC) sont mal gérés peuvent être exposées à d’énormes amendes, à l’érosion de la confiance de leurs clients et – plus important encore – subir des pertes de plusieurs millions voire milliards. 2016 verra son lot d’incidents de type GRC, et les quelques améliorations technologiques déjà apportées ne pourront pas faire grand-chose pour inverser la tendance.

  • La face cachée des objets connectés

    Les points de vigilance à prendre en compte

    Selon Mathias LASNE, Directeur du Pôle Télécoms et Multimédia Groupe EOLEN

    L’internet des objets (IoT) n’est plus un simple effet de mode réservé à quelques Geek. Ce phénomène de société a profondément transformé nos usages et notre quotidien. Les objets connectés vont connaître une très forte croissance sur les prochaines années : d’après Gartner, le nombre d’objets connectés en circulation devrait passer de 4,9 milliards à 25 milliards en 2020. Si on ne peut que se réjouir des avantages que ces objets vont offrir à leurs utilisateurs, il faut prendre conscience que l’utilisation accrue de l’IoT implique de faire preuve d’une vigilance importante.

    C’est notamment le cas des données recueillies par ces objets. Le traitement et l’utilisation de celles-ci font l’objet d’un grand « flou » qui se révèle être une source de préoccupation sérieuse. En effet, la valeur des données collectées est un point clé qui peut amener à de nombreuses dérives. La sécurité des données est donc stratégique et doit être prise au sérieux par les utilisateurs qui doivent être conscients de l’usage qui peut être fait de leurs données personnelles. A ce niveau, nous pouvons déceler deux grandes préoccupations :

    L’utilisation des données à des fins commerciales

    La première des motivations est de monétiser les données des consommateurs, de les utiliser ou de les revendre à des tiers (à des partenaires par exemple). Afin de donner plus de crédibilité à notre propos, imaginons l’intérêt des assureurs pour des données remontant d’applications et d’objets connectés liés à la santé. De telles informations pourraient, par exemple, fortement influer sur le montant des primes d’assurance. Cet exemple a le mérite d’être particulièrement parlant et démontre clairement que les données récoltées via les objets connectés peuvent avoir des répercussions. Le problème est aussi renforcé par le manque d’information donnée au consommateur qui va rapidement valider les contrats de licence et CGV sur son smartphone sans prendre le temps de se poser la question de l’usage de ses données personnelles…

    L’utilisation malveillante des données

    Il s’agit, à ce niveau, de réelles problématiques provenant du piratage massif des objets connectés. A la différence du cas précédent, nous nous trouvons ici dans un contexte particulièrement préoccupant qui peut avoir des conséquences sérieuses. Cela s’explique notamment par l’usage du smartphone qui occupe une place centrale dans le dispositif des objets connectés : avec notamment les applications bancaires ou gouvernementales qui permettent un accès sensible. En ce sens, le smartphone est une réelle porte d’entrée pour les pirates qui peuvent accéder à des informations précieuses et les détourner. Ce deuxième scénario est un risque majeur qu’il convient de prendre au sérieux pour ne pas se retrouver dans une situation embarrassante et préjudiciable.

     

    Au regard de ces éléments, il est donc nécessaire de faire évoluer la législation pour d’une part protéger les utilisateurs d’objets connectés ainsi que leurs données personnelles et d’autre part s’assurer de son actualisation pour qu’elle suive au plus près les évolutions technologiques. En parallèle, il est crucial de sensibiliser les utilisateurs d’objets connectés sur la nécessité de mieux se renseigner sur l’usage de leurs données avant de souscrire à un service ou de télécharger une application. Ils devront également mesurer l’importance de la sécurisation maximale des dispositifs techniques et des devices qu’ils emploient quotidiennement.

     

  • Nouveau rapport Forrester IoT Heat Map 2016

    Près d’une entreprise sur cinq (19%) déclare exploiter l’Internet des Objets aujourd’hui et 28% prévoient de le faire dans un futur proche selon une étude Forrester menée auprès de plus de 3 600 décideurs économiques et technologiques.

    Toutefois, les applications IoT et les projets y afférant varient selon les pays, les secteurs d’activités et les cas d’utilisation. Où se situent alors les plus belles opportunités en matière d’IoT ?

    Selon le nouveau rapport Forrester IoT Heat Map 2016 :

    • Au niveau des régions, ce sont les marchés émergents qui montrent le plus vif intérêt pour l’IoT. Alors que l’Amérique du Nord et l’Europe n’utilisent ou ne prévoient d’utiliser que très peu l’Internet des Objets (respectivement : 37% et 42%), l’Amérique latine et l’Asie mènent la danse avec 52% et 72%

       

    • Les secteurs à la pointe en matière d’exploitation de l’IoT sont : les transports pour la gestion des flottes, les organisations gouvernementales pour les applications de sécurité et de surveillance et la distribution pour les applications d’inventaire et de gestion des entrepôts.
  • Industrie automobile 2016 : le digital bouleverse les priorités

    Comment passer d’un business model centré sur le produit à un business model centré sur le client ?

    Selon la 17ème édition de l’étude internationale de KPMG sur le secteur automobile

    ·       8 dirigeants du secteur sur 10 estiment que leur business model va changer d’ici 5 ans.

    ·       Les dirigeants de l’industrie automobile et les consommateurs considèrent que le digital est désormais la priorité numéro 1 du secteur pour 2025.

     

    Les grandes tendances de l’industrie automobile bouleversées

    Parmi les enjeux de l’industrie automobile, les enjeux liés au véhicule connecté et à la digitalisation prennent pour la première fois la tête du classement des priorités futures identifiées pour le secteur (10ème en 2015). Pour 4 dirigeants sur 10, le big data et les données utilisateurs occupent une place désormais considérable dans leur industrie. En France, 65 % des dirigeants considèrent l’enjeu du big data comme extrêmement important pour le secteur automobile.

    Les nouveaux systèmes électriques se distinguent largement dans le classement 2016 : les véhicules hybrides arrivent en 2ème position (49,5 %) et les véhicules 100 % batterie passent quant à eux de la 9ème à la 3ème place (46,5 %).

    Malgré les difficultés actuelles, le développement dans les marchés en croissance reste important (4ème position). Après la Chine, des pays comme la Thaïlande (48 %), l’Afrique du Sud (46 %), l’Indonésie (43 %) et la Turquie (40 %) font figure de nouvelles terres de conquête pour les dirigeants de l’industrie automobile.

    Vers un nouveau business model : la transformation de la relation client à l’ère du big data

    Les constructeurs traditionnels font aujourd’hui face à la concurrence accrue des entreprises technologiques pour la maîtrise de la relation client. Pour répondre aux futurs besoins des clients dans un monde de plus en plus digitalisé, le business model des industries automobiles traditionnelles doit évoluer d’un modèle centré sur le produit vers un modèle désormais centré sur le client. Pour 20 % des dirigeants, la plupart issus des marchés émergents, il est même probable que les grands constructeurs d’aujourd’hui deviendront les sous-traitants de géants comme Google ou Apple d’ici à 2025.

    Pour renforcer leur valeur ajoutée, les constructeurs devront développer les services qui permettent de conserver la relation client. Seuls 33 % des dirigeants interrogés pensent que les constructeurs sauront conserver cette relation client, contre 75 % en 2015. La perception de la capacité des entreprises technologiques à changer la donne progresse de 18 points.

    Toutefois, l’enjeu diffère selon le type de constructeur automobile :

    • Les constructeurs low cost sont potentiellement moins impactés par cette rupture technologique. A moyen terme, leur business model est le moins susceptible de changer, dans des marchés peu matures, qui offrent encore un fort potentiel de développement. Ils se différencient par leur capacité à offrir un coût de revient compétitif.
    • Les constructeurs grand public sont plus impactés dans ce contexte. Il leur est plus difficile de se différencier et les clients sont moins fidèles à leur marque qu’à celle des constructeurs premium. Ils ont plus de risque de perdre la relation avec leurs clients, au détriment des nouveaux acteurs innovants.
    • Les constructeurs premium sont également impactés, mais ils sont plus à même de profiter de leur image de marque pour y faire face.

     Un nouveau paradigme environnemental

    Dans la pratique, l’utilisation de véhicules hybrides ou 100 % électriques ne constitue pas une priorité en soi pour le consommateur, tandis que l’industrie y investit largement, dans un souci de répondre aux exigences législatives qui se multiplient. En France, 70 % des dirigeants considèrent les investissements dans les véhicules hybrides comme une priorité.

    « L’industrie automobile vit un changement en profondeur. On peut même parler d’un « compte à rebours » qui s’enclenche » estime Laurent des Places, Associé KPMG responsable du secteur automobile en France. « Cette année, nous remarquons une montée en puissance de tendances que nous observons graduellement depuis quelques années. Mais l’évolution des technologies toujours plus rapide, et la place toujours plus importante que prend la législation environnementale – ce que nous avons fortement ressenti en fin d’année 2015 dans le contexte de la COP 21 – a bousculé cette donne. Nous devons maintenant voir si cette rupture va effectivement se concrétiser sur le long terme ».

     

     

  • Tous les chiffres à connaitre sur l’IOT dans le cadre du Salon IoT World

    Dans le Cadre de la Première Edition du Salon IoT World qui se tiendra à  Paris Expo Porte de Versailles les 23 & 24 Mars 2016, le cabinet PAC  a réalisé l’étude  «  IoT & services connectés : le rendez-vous crucial que l’Industrie ne peut manquer ! »

    Le marché de l’Internet des objets ou «Internet of Things » connait une véritable explosion, tant auprès des particuliers que des entreprises, et ce quelles que soient leurs tailles, de la PME à la multinationale : pour répondre à une forte demande sur ce secteur, IoT World – organisé par Cherche Midi Expo/Groupe Solutions – a été conçu pour être l’événement annuel de ce marché, fait d’échanges, de partage d’information et de business entre les différents intervenants, fabricants d’objets connectés, développeurs, opérateurs télécoms, hébergeurs, intégrateurs,… Cette info presse confirme que la révolution IoT est en marche.. Le Salon IoT Word permettra aux visiteurs professionnels de trouver les solutions « business » pour leurs entreprises.

    Le marché de l’IoT promu à un bel avenir : le marché mondial devrait peser 1,7 Milliard de $ en 2020

    Cisco prévoit que d’ici 2020, 50 milliards « d’objets » pourraient être connectés à Internet, alors que les chercheurs de Gartner ou de Strategy Analytics ont proposé des chiffres allant de 26 milliards à 33 milliards. Les prévisions de vente sont également impressionnantes : Yole Développement estime que le marché mondial pourrait atteindre 400 milliards de dollars d’ici 2024.

    Selon le cabinet IDC, le marché de l’Internet des objets devrait peser 1,7 milliard de dollars en 2020, soit une croissance annuelle moyenne de 17%. 

    Toujours selon IDC, le marché est en effervescence. En 2020, son volume d’affaires global sera évalué à 1’700 milliards de dollars (1,7 billion), contre 655,8 milliards de $ en 2014, soit une croissance moyenne de 17%/an. si l’on se fie aux récentes prédictions du cabinet IDC. En 2020, les modules et capteurs connectés (hors tablettes et smartphones), représenteront à eux seuls près d’un tiers du volume d’affaires de ce marché. Les plateformes dédiées à l’internet des objets s’octroieront également une large part du gâteau.

    38 milliards d’objets connectés en 2020

    Selon Juniper Research, le nombre d’objets connectés avoisinera les 38,5 milliards en 2020, contre 13,4 milliards en 2015: une hausse de plus de 285%.

    60% des objets connectés seront achetés et utilisés en entreprise selon Deloitte

    Selon les prédictions du cabinet de conseil et d’audit Deloitte, près d’un milliard d’objets connectés supplémentaires devraient être achetés en 2015 et ce sont les entreprises qui généreront 60% des bénéfices économiques de ce marché.

    Par conséquent, Deloitte estime que 90% des revenus issus des services créés pour l’internet des objets seront générés par les entreprises et non par les particuliers. Le cabinet estime qu’à terme, 60% des objets connectés sans-fil seront achetés, payés et utilisés par des entreprises (en terme de volume).

    Le développement des projets liés aux objets connectés

    Selon une étude Markess International Les pratiques liées aux objets connectés commencent à émerger dans les entreprises les plus matures. Plus de 30% des décideurs interrogés indiquent avoir mené ou avoir en cours des projets sur ces sujets, avec des échéances qui se précisent (d’ici à 2017).

    Le marché de l’IOT : un fort impact économique à l’horizon 2025

    Un nouveau rapport du McKinsey Global Institute a analysé plus de 150 cas d’utilisations de l’IOT , allant des personnes utilisant des matériels de santé et de bien être aux fabricants utilisant des capteurs pour optimiser la maintenance des équipements et pour protéger la sécurité des travailleurs . Cette analyse portant sur les applications IOT prévoit que ce marché passerait de $ 3,9 trillions de $ 11,1 trillions par an d’ici 2025.

    L’IoT devrait booster de nombreux secteurs en difficulté

    Entre les secteurs Textile, Automobile ou encore des biens de grande consommation, l’IoT devrait redresser les chiffres des ventes parfois en berne depuis plusieurs années. On estime ainsi à 420 millions le nombre de voitures connectées en circulation d’ici 3 ans et à 19 millions le nombre de vêtements connectés rien que cette année, à l’instar du Jean connecté de Kaporal et Buzcard !

    Et pour pourvoir au développement de ces secteurs, l’ioT devrait être également source d’emplois puisque rien que sur l’année 2014, 1,7 million de développeurs ont travaillé en totalité ou en partie sur des projets liés à l’Internet des objets.

     Protection des données et objets utiles

    La santé et l’énergie devraient être les 2 secteurs les plus impactés par l’internet des objets d’ici 10 ans. On estime ainsi aujourd’hui à 80% le nombre d’objets connectés présentant des failles de sécurité, soit 4 milliards d’appareils…

    Impact des objets connectés sur la consommation électrique

    Les conclusions d’un rapport de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) daté du 2 juillet relève un gaspillage massif d’énergie et d’argent :«  La demande d’électricité de nos économies de plus en plus numériques se développe à un rythme alarmant ». En effet, 14 milliards d’appareils connectés sont désormais en circulation et omniprésents dans nos vies.

    La tendance semble durable : en 2020, on estime que les objets connectés seront au moins 50 milliards et dans 6 ans, les objets connectés généreront une valeur ajoutée totale de 8.900 milliards de dollars.

     

  • En direct du CES 2016 – Les annonces IBM sur le cognitif

    Pour IBM le futur de l’Internet des Objets repose sur le cognitif

     

    Lors du CES 2016 qui se tient actuellement à Las Vegas, Ginny Rometty, CEO d’IBM, vient de dévoiler la nouvelle génération de l’informatique cognitive. Pour l’entreprise le futur de l’Internet des Objets repose sur le cognitif. IBM souhaite construire une plateforme cognitive de l’Internet des Objets. Le mois dernier IBM annonçait  le lancement de la plateforme Watson IoTregroupant 1000 IBMers de différents horizons : développeurs, consultants, chercheurs et designers dans des laboratoires d’innovation, afin de créer une nouvelle catégorie de solutions connectées. L’adoption rapide des technologies Watson, en constante augmentation, touche progressivement des centaines de milliers de personnes dans le monde.

    Au CES, IBM annonce de nombreux partenariats dans ce sens :

    • Under Armour et IBM annoncent un système de coaching cognitif qui fonctionnera tel un consultant personnel de santé, coach sportif ou encore assistant, en fournissant aux athlètes des conseils, grâce aux données collectées en matière de santé, nutrition ou fitness de personnes au profil similaire. « Ce système intègre la technologie incomparable d’IBM Watson avec les données de la communauté connectée Under Armour, la plus grande communauté digitale de santé et de fitness au monde qui regroupe plus de 160 millions de membres».
    • Medtronic et IBM dévoilent les dernières avancées de Watson pour la gestion du diabète. Les deux équipes ont atteint une étape importante dans les tests d’une application de gestion de diabète qui peut prédire les événements hypoglycémiques jusqu’à trois heures à l’avance, assez tôt pour permettre à une personne souffrant de diabète de prendre des mesures en amont d’une déficience potentielle.
    • Softbank Robotics et IBM annoncent leur intention de réaliser en partenariat un robot fonctionnant avec Watson. Grâce à leur travail conjoint, Softbank a intégré la technologie Watson dans leur robot « empathique » Pepper. Il peut ainsi comprendre et répondre aux questions en temps réel, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités d’utilisation de la robotique dans des secteurs tels que la banque, la vente au détail et l’hôtellerie.
    • Whirlpool et IBM annoncent que les données en temps réel issues des appareils connectés Whirlpool seront analysées afin de créer de nouveaux produits et services cognitifs. Par exemple, un four cognitif, au fil du temps, pourrait obtenir des informations sur les habitudes alimentaires d’une famille, les enjeux autour de leur santé et leurs préférences alimentaires, et ainsi proposer des recettes saines personnalisées à chaque membre de la famille.
    • Pathway Genomics et IBM annoncent au Digital Health Summit au CES 2016, une application en version alpha Pathway Genomics OME™ fonctionnant avec Watson. Cette application fusionne l’informatique cognitive et l’apprentissage approfondi et précis de la médecine et de la génétique, pour offrir aux consommateurs des informations personnalisées sur leur bien-être. Une version future permettra aux utilisateurs de choisir d’inclure leurs dossiers médicaux électroniques, des informations sur leur police d’assurance, ainsi que d’autres fichiers qui permettront de fournir des recommandations plus précises et réalistes.