Catégorie : Internet des Objets

  • #VivaTech #SimplifierLaVie – Les coups de cœur de La Brigade du Web

    Les coups de cœur de La Brigade du Web

    Dense, riche, parfois éprouvant… c’est tout celà VivaTech !
    Pour sa troisième édition l’événement qui veut concurrencer le CES de Las Vegas a tenu ses promesses avec d’incroyables innovations comme :
    – se déplacer avec la navette autonome Navya,

    – Visiter les pyramides dans le Alibaba VR Park ; ou encore Wandercraft et son exosquelette qui permet aux personnes à mobilité réduite de remarcher, sans oublier Airbus et Audi qui ont présenté leur modèle de voiture volante.

    Et puis, il y a les inattendus comme la présence de la DGSE. Un stand discret certes mais le Bureau des Légendes recrutait pour l’occasion.

    Tout celà fait rêver , mais au delà du rêve, il y aussi une multitude de startups dont le seul objectif est de veiller à notre santé, notre bien être au travail, à l’environnement…

    La Brigade Du Web était présente, en tant que partenaire social media pour l’occasion sur le stand #SimplifierLaVie du Groupe La Poste, nous vous livrons nos coups de coeur.

    Les coups de coeur de Jonathan Chan

     

    FundTruck :
    Au lieu de servir des menus, le FundTruck sert des projets de start-up

     

    Le Fundtruck est un concours dédié aux startups sous forme de roadshow. Des startups sélectionnées parcourent toute la France pour accroître leur visibilité.
    J’apprécie ce concept car le développement des startups reste une affaire parisienne alors que les valeurs de l’innovation sont universelles. Il s’agit du parti que prend Fund Truck et on ne peut que saluer cette initiative.

    Bear : le retour du print par la réalité augmentée

    Bear est une solution pour transformer la plupart des supports print en animation de réalité augmentée à partir du mobile.

    Ainsi, le papier devient interactif, le modèle change et épouse désormais les codes du digital. Le print devient un vrai outil de communication. Ce que je souligne sur cette startup est le fait qu’elle répond aux besoins des professionnels. En effet, la startup propose de tracker les résultats des différentes campagnes et est adaptable en proposant son API aux développeurs.

    Le Crypto radiateur Qarnot renouvelle son pari

    La startup Qarnot était auparavant connu avec un radiateur qui se servait de la chaleur dégagée par les data centers et les processeurs d’ordinateur ;

    Cette année, elle a conçu le premier crypto radiateur qui permet à la fois de se chauffer tout en générant du revenu. En fonction de sa monnaie virtuelle, le radiateur arrive à générer un complément de revenu de 1 200€/annuel.

    Je souligne la capacité de la startup à répondre aux besoins écologiques tout en pensant à la rentabilité.

    Monimalz : la tirelire connectée remise au goût du jour

    Avec la tirelire connectée Monimalz, les parents pourront éduquer les enfants de bas âge à réaliser des économies. L’argent peut être ajouté physiquement ou virtuellement au choix. On peut souligner le design soigné et surtout les animations en Pixel Art.

    Monimalz nous donne le sentiment d’une nostalgie remise à l’ordre du jour, en reliant naturellement le pont entre le physique et le digital. Un objet connecté touchant réalisé par « Yellow Innovations ».

    https://twitter.com/ChanPerco/status/1000049382530732032

     

    Les coups de coeur de Catherine Cervoni

     

    #Fintech #Mpost Easytransac : Des solutions d’encaissement pour tous !

    Easytransac est une appli qui permet aux commerçants d’encaisser les achats des clients que ce soit en boutique ou en ligne. Le paiement se fait par carte bancaire en sans contact (sans limite de plafond) ou en flash sur le mobile. Les transactions sont cryptées et aucune donnée n’est stockée dans le smartphone. Les livreurs peuvent en être équipés afin de remettre le colis contre le règlement des produits commandés.

    #eSante Nouveal E-santé : éditeur d’e-fitback à chaque étape du parcours de soins 

    Nouveal e-santé est une appli pour coordonner le parcours de soins des patients. L’hospitalisation ambulatoire se développe. Avec l’appli E-fitback le patient communique à l’établissement hospitalier tous les documents nécessaires à son admission et prépare son retour à la maison. Une fois chez lui après son hospitalisation, l’équipe soignante veille à distance à sa convalescence et analyse les données transmises par le patient. En cas de problème une alerte est envoyée via un bracelet connecté à l’équipe médicale qui peut ainsi réagir immédiatement.

    #Education : Kidscare : l’appli et site pour tous les acteurs de l’école

    Kidscare est une appli qui dématérialise le carnet de correspondance. La communication avec l’école élémentaire est fluidifiée. Absence signalée instantanément, annulation de cantine, demande de RDV … tout se fait via l’appli. Vous êtes coincé au travail et vous ne pouvez pas aller chercher votre enfant ? Pas de panique, une fois que vous avez trouvé une bonne âme pour vous remplacer, il suffit de télécharger sa photo et de la transmettre même à la dernière minute à l’école. Elle pourra ainsi vérifier qu’elle remet bien votre enfant à la bonne personne. Une appli pensée et créée par trois femmes…

    HabitatParticipatif : OFilDesVoisins : une plateforme pour choisir ses voisins et son mode de vie

    OFilDesVoisins fonctionne comme un site de rencontre mais entre personnes qui partagent une vision, des valeurs et une vision communes de leur style de vie. Ils choisissent un lieu, co-construisent leurs logements selon leurs envies et besoins, imaginent les espaces mutualisés … Intergénérationnel, écologique, humain … les futurs propriétaires deviennent les acteurs de leur vie.

     

    Les coups de coeur de Camille Jourdain 

     » Le Vélo” intelligent de Yellow Innovation et La Poste

     

    Yellow Innovation, c’est une startup du groupe La Poste. Leur équipe développe des produits avec une expérience utilisateur remarquable. A l’occasion de VivaTech, ils ont présenté un vélo électrique et connecté qui m’a beaucoup plu et qui devrait plaire à un grand nombre d’utilisateurs. Sa force : avoir été pensé pour répondre aux attentes de l’utilisateur et aux nouvelles problématiques de mobilité urbaine.

    La mobilité était une thématique bien présente à VivaTech cette année. Avec plus de 200 start-up dans les domaines de l’aéronautique, de l’espace, de l’automobile, la mobilité était clairement une tendance phare de l’événement comme au CES de Las Vegas cinq mois plus tôt. Les innovations en matière de mobilité ont même été encore plus impressionnantes à VivaTech avec des drones de livraison, des robots taxis, des voitures volantes et un vélo intelligent.

    Ce Vélo de La Poste a été imaginé pour relier les personnes entre elles et les lieux entre eux. Il est bien sûr connecté puisqu’il repose sur une plateforme de services open-source permettant de télécharger des applications comme sur un AppStore. Il permet aussi aux utilisateurs de s’approprier le système en développant de nouvelles fonctionnalités. En plus des usages de base comme le GPS, le kilométrage ou la vitesse, on peut intégrer des fonctionnalités beaucoup plus intelligentes. C’est un univers ouvert à toutes formes d’usages destinés à simplifier la vie des utilisateurs.

    Petit exemple d’application imaginée par Yellow : «Yoda ». Celle-ci va prodiguer des conseils au cycliste en fonction de son contexte : l’heure, le lieu, la météo, la date ou encore la puissance appliquée aux pédales du vélo. Un écran intégré à la potence affiche de manière contextuelle toutes les informations dont l’utilisateur a besoin en situation de mobilité. Son cerveau se matérialise par un ordinateur de bord qui communique en permanence avec le smartphone du cycliste.

    Quelques mots sur l’autonomie pour terminer puisqu’il s’agit d’un critère important quand on parle d’électricité. Le vélo bénéficie d’une autonomie de 40km avec la batterie principale. A cela s’ajoute une batterie de la taille d’un iPhone, rechargeable en usbc sur un ordinateur en 40min, permettant de faire quelques kilomètres supplémentaires. En plus, il a de l’allure ce vélo. J’aime beaucoup son look qui rappellera chez certains l’élégance de berlines françaises mythiques.

    Les coups de coeur de Fabrice Frossard 

     

     

    Connected Cycle : utiliser le wifi pour localiser ses biens

    Difficile de choisir les startups tant la qualité des entreprises présentes était unanimement partagée. Toutefois, j’ai apprécié la bonne idée de Connected Cycle qui a mis au point un traqueur pour suivre et localiser son ou des vélos, ou tout autre bien dans le cadre de la logistique (palettes, containers etc.). L’utilisation du wifi pour géolocaliser les assets est très malin. Avec 1,5 milliards de bornes wifi de par le monde, la question d’une borne avec une technologie moins répandue (LoRa, Wise, Sigfox ou de type GSM…) ne se pose pas.

    EVA : voyager en drone autonome

    Plus glamour et aspirationnel, la startup EVA propose un drone autonome pour assurer ses déplacements. Certes à 250 K€ le drone, c’est clairement réservé aux happys fews (mais #LBDW à les moyens), mais survoler avec condescendance les embouteillages parisiens, lyonnais ou marseillais n’a pas de prix. Nous en avons réservé 7.

     

     

    Les coups de coeur de Maëva Ramsahai :
    notre TOP stagiaire ! 

    Jaab : le moyen de paiement pour les jeunes !

    Le Jaab est un moyen de paiement sans contact pour les jeunes limité à 30€. Grâce à l’appli, les parents rechargent le Jaab de leurs enfants et sont notifiés à chaque transaction. Le Jaab n’est pas un compte bancaire, les paiements se font uniquement chez les commerçants. Cette invention permet de dématérialiser l’argent de poche des enfants et surtout, de les responsabiliser ! S’il est perdu, il suffit de le géolocaliser via l’application et de le verrouiller. Et en plus, l’enfant peut le personnaliser en choisissant sa coque et son pseudo.

     

  • #Etude #MARKESS – Le cloud au service des objets connectés & de l’IoT – Projets & tendances 2020

    Le cloud au service des objets connectés & de l’IoT – projets & tendances 2020

    Dans le cadre de son programme de recherche continue dédié au cloud computing et aux innovations digitales, MARKESS annonce la parution de l’étude “Le cloud au service des objets connectés & de l’IoT – projets & tendances 2020” dont quelques résultats clés sont délivrés ci-après.

    Des milliards d’objets sont déjà interconnectés dans le monde. Le décompte exact est impossible, chaque jour, chaque minute, chaque seconde voyant de nouveaux objets échanger des données entre eux ou avec des environnements tiers. Quels que soient les chiffres qui circulent et les rapports qui traitent de ce sujet, les tendances convergent : l’ère des objets connectés et de l’IoT (Internet of Things) ouvre la voie à de nouveaux services, change les modèles et les approches de nombreux secteurs d’activité.

    Selon une étude du cabinet A.T. Kearney pour l’Institut Montaigne, le potentiel de création de valeur sur l’économie française par le secteur de l’IoT pourrait ainsi s’élever à 74 milliards d’euros en 2020 (soit environ 3,6% du PIB de la France). L’usage d’objets connectés permet en effet d’améliorer certains domaines ou fonctions de l’entreprise ainsi que les services délivrés aux clients. Début 2018, les décideurs interrogés par MARKESS avancent plus particulièrement 3 axes d’amélioration associés aux objets connectés :

    • L’expérience client pour 54% d’entre eux.
    • Des services ou processus spécifiques à leur secteur (santé, assurance, transport, logistique…) pour 46%.

    La consommation (énergie, consommables, produits…) pour 42%.

    Cependant, la gestion de milliers d’objets connectés, le traitement à la volée de pétaoctets de données remontées ou captées par ces objets, leur stockage et sauvegarde pour un usage ultérieur doivent s’appuyer sur de nouveaux modèles d’infrastructure informatique permettant d’aller plus vite, d’être plus agile et plus sûr.

    Pour répondre aux nombreux enjeux que soulèvent ces projets, le cloud computing est aussi un modèle de plus en plus prisé. Les porteurs de tels projets interrogés par MARKESS en sont convaincus, plus de 90% d’entre eux comptant recourir au cloud d’ici 2020

    En 2018, 5 raisons majeures poussent ces décideurs à choisir le cloud pour leurs projets d’objets connectés :

    • La communication des objets connectés avec d’autres environnements du système d’information (SI). Les plates-formes iPaaS devraient jouer un rôle clé comme le témoigne le projet My UV Patch de L’Oréal.
    • L’analyse des données en provenance d’objets connectés. Le cloud permet de garantir la puissance de traitement nécessaire pour analyser des données à la volée, en volume et en temps réel. La société Engie Axima combine ainsi le cloud et l’analyse de big data pour prédire les pannes de ses installations techniques et réduire les coûts d’exploitation associés.
    • La communication entre objets et appareils connectés, qui peuvent être répartis sur des milliers de sites ou zones géographiques comme c’est le cas chez Veolia.
    • L’accès à des jeux d’APIs pour interconnecter les services applicatifs entre eux.
    • L’accès à des infrastructures de stockage (et de sauvegarde).

    Ces décideurs mettent aussi en avant la possibilité d’accéder, via ces plates-formes, à des modèles de “machine learning”, à des capacités de traitement pour les données de ces objets et d’enrichissement de celles-ci avec des sources tierces (cf. météo, trafic, informations remontées par des utilisateurs…) pour créer des services à valeur ajoutée additionnels, et voire dans certains cas, différenciateurs par rapport à la concurrence.

    De plus en plus de plates-formes PaaS facilitent aussi la création rapide de fonctions permettant d’exécuter du code pour n’importe quel objet connecté sans avoir à mettre en service ou à gérer des serveurs. D’autres vont aider à gérer les flottes d’appareils connectés en les localisant rapidement, en envoyant des mises à jour à distance, en mesurant les indicateurs de fonctionnement afin d’anticiper des pannes ou autres défaillances…

    Dans le cadre de ces projets, tous les décideurs interrogés relèvent cependant des points critiques en matière de données, de sécurité et de connexion des objets connectés. En regard, de nouvelles offres émergent afin de mieux protéger et sécuriser les données sensibles ainsi collectées, de faciliter la synchronisation en temps réel avec d’autres environnements du SI, ou encore de faire fonctionner en local les objets en l’absence de connexion réseau ou en cas de connexion intermittente. Sur ce dernier point, il faut suivre avec attention les solutions de type “fog computing” ou “edge computing” qui proposent de déporter une partie des traitements au plus proche des objets connectés, les ressources dans le cloud n’étant sollicitées que pour la gestion, l’analyse et le stockage de longue durée.

    Selon Emmanuelle Olivié-Paul, Directrice Associée en charge du programme de recherche “Cloud Computing & Innovations Digitales” chez MARKESS et auteure de cette étude, “seuls quelques acteurs du marché ont aujourd’hui la capacité à couvrir un large spectre de la chaîne de valeur attendue pour les projets d’objets connectés recourant à des ressources dans le cloud ainsi qu’à des domaines technologiques connexes, comme l’analyse de big data, l’intelligence artificielle et le machine learning, sans oublier demain la blockchain. Le top 10 des prestataires cités par les décideurs interrogés est révélateur. Il reste cependant une place pour des prestataires répondant à des besoins de niches, verticaux ou sectoriels, besoins majeurs mis en avant par ces mêmes décideurs.”

  • Véhicules connectés : vers une disruption imminente de la filière automobile

    Véhicules connectés : vers une disruption imminente de la filière automobile

    Par Pascal Malotti, Directeur Conseil & Marketing, Valtech France

    La digitalisation des usages et l’évolution des technologies vont impacter le secteur de l’automobile plus vite qu’on ne le pense. Comme le téléphone, devenu smartphone, notre voiture est en passe de devenir une smart car, donnant naissance à de nouveaux modèles économiques et à de nouveaux écosystèmes d’innovation. Vous avez dit disruption ?

    La nouvelle révolution automobile

    Alors que pour les longs trajets, les américains préfèrent utiliser les bus ou les avions, en Europe, la voiture reste le moyen de transport le plus souvent utilisé. Les constructeurs européens réfléchissent donc à la façon de transformer le véhicule en capitalisant sur les différentes possibilités offertes par les nouveaux usages et services connectés. Intégrant de plus en plus des technologies émergentes, depuis l’Intelligence Artificielle ou les capteurs, en passant par la domotique et la reconnaissance vocale, les véhicules intelligents sont déjà en cours de construction.  Selon les experts, le véhicule du futur se situera à mi-chemin entre un véhicule connecté et une plateforme de services. Celle-ci capitalisera largement sur l’économie de partage, un phénomène sociétal en pleine progression. Le conducteur n’étant plus obligé de poser les mains sur le volant en permanence, la voiture deviendra un salon ambulant, une sorte d’extension mobile de notre domicile ou de notre bureau.

    Faire du trajet un moment d’infotainment 

    Au travers de cette plateforme intelligente, le conducteur pourra, par exemple, se connecter aux réseaux sociaux ou recevoir des informations météo géolocalisées. Une appli mobile pilotera ces usages, grâce à un paramétrage qui permettra de proposer une offre à la carte, dans une logique servicielle. Cet espace de voyage connecté, articulé autour d’une logique d’infotainment, transformera nos longs trajets en des expériences de divertissement agréables et reposantes. Finie la Peugeot de papa. Le véhicule du futur sera un véritable système d’exploitation ambulant. Jugez-en plutôt : Il y a dix ou quinze ans, un avion intégrait 8 millions de lignes de codes alors que dans un véhicule connecté, on en compte aujourd’hui plus de 100 millions. Dès lors, à l’image des Apple et des Samsung qui ont évolué de l’informatique vers les téléphones portables, les constructeurs automobiles demain seront-ils les mêmes qu’aujourd’hui ou seront-ils disruptés par les GAFAM et autres fabricants de logiciels ?

    Un marché juteux

    En 2021, 7% des revenus automobiles proviendront des services autour des véhicules connectés. Une partie de ces revenus pourrait même venir de la publicité géolocalisée et personnalisée, intervenant pendant les déplacements. Ce marché juteux attire vers le secteur de l’automobile de nouveaux acteurs, qu’il s’agisse des leaders technologiques comme les GAFAM ou les Samsung, experts de la mobilité connectée ou bien des start-ups diverses et variées, spécialisées dans la domotique, la reconnaissance vocale ou les capteurs. S’il est certain que cette révolution aura un impact profond sur la manière dont les automobiles seront conçues et fabriquées, elle devra s’appuyer sur un écosystème d’acteurs innovants, sans oublier d’y impliquer les intervenants traditionnels, également concernés par cette évolution comme Bosch, Valeo ou Michelin. Dans ce paysage automobile en pleine recomposition, l’étendue des acteurs impliqués et les multiples écosystèmes d’innovation à l’œuvre expliquent pourquoi le sujet est aussi complexe.

    De nouveaux modèles économiques

    De nouveaux modèles de revenus, enchevêtrés les uns aux autres, découleront de la vente des véhicules, des logiciels et des applis servicielles. Les constructeurs automobiles sont conscients de l’enjeu. Ils vivent ce changement, non seulement comme une transformation de leur activité économique, mais aussi comme une évolution radicale de leur cœur de métier. L’urgence pour eux consiste à poser les vraies questions. Dans ce nouveau métier qui se dessine, où le service va être fondamental, quels sont leurs atouts et leurs savoir-faire ? Ce monde automobile à l’ancienne, avec l’image du concessionnaire et celle de l’atelier où s’activent des techniciens en blouse bleue, maculés de cambouis, saura-t-il évoluer pour gérer des plateformes logicielles et des services ? Saura-t-il séduire les Millenials, moins sensibles à la notion de possession qu’à la notion d’expérience et plus enclins à faire confiance aux GAFAM ?

    Le véhicule connecté va devenir une véritable poule aux œufs d’or pour le plus grand bien de la filière automobile et de notre économie toute entière. Mais seule la capacité des constructeurs à travailler dans des écosystèmes d’innovation, le plus en amont et le plus tôt possible, permettra à ces professionnels de se positionner en innovateurs et de retirer des revenus substantiels, dans la nouvelle ruée vers l’or qui les attend.

  • Etude de Capgemini : Expérience et Assistants vocaux

    Expérience et Assistants vocaux

    Capgemini vient de publier une étude de son Digital Transformation Institute sur les assistants vocaux qui met en lumière la façon dont les consommateurs emploient les assistants vocaux personnels et les opportunités nouvelles engendrées pour les entreprises dans leur communication avec les clients. Cette étude révèle que les assistants vocaux deviendront un des principaux modes d’interaction client au cours des trois prochaines années, avec un potentiel de croissance des achats réalisés via cette technologie de 500%.

    Les consommateurs affichent une préférence croissante pour les assistants vocaux comme mode d’interaction avec les entreprises. L’étude montre qu’aujourd’hui, environ un quart (24%) des personnes interrogées privilégieraient volontiers l’assistance vocale plutôt qu’un site Internet. Toutefois, ce chiffre pourrait grimper à 40% dans les trois prochaines années. Près d’un tiers (31%) affirment qu’elles préféreront interagir avec un assistant vocal plutôt que de se rendre en magasin ou en agence bancaire, contre seulement 20% aujourd’hui.

    Les achats réalisés via des assistants vocaux représentent actuellement 3% du volume total des dépenses de leurs utilisateurs, mais ce chiffre devrait s’élever à 18% dans les trois prochaines années, réduisant ainsi la part des dépenses réalisées en magasins physiques (45%) et sur les sites Web (37%). Bien que les assistants vocaux soient encore principalement utilisés pour l’écoute de musique en streaming et la recherche d’informations, plus d’un tiers des répondants (35%) les emploient également pour acheter des produits de consommation courante (nourriture, produits d’entretien, vêtements). 28% des utilisateurs d’assistants vocaux s’en sont déjà servis pour effectuer un paiement ou envoyer de l’argent et 44% ont exprimé un intérêt vis-à-vis de l’emploi des assistants vocaux pour réaliser des opérations bancaires à l’aide d’enceintes connectées, dotées de plus en plus fréquemment de fonctions intelligentes telles que le paiement par carte de crédit piloté à la voix.

    Des consommateurs très satisfaits de leur expérience avec les assistants vocaux

    Les consommateurs qui ont déjà utilisé des assistants vocaux se montrent très positifs quant à leur retour d’expérience, avec un taux de satisfaction de 71%. Plus précisément, les principaux critères cités – qui différencient l’assistant vocal des applications mobiles et sites internet – sont la commodité (52%), la fonctionnalité mains-libres (48%) et l’automatisation des actes d’achat routiniers (41%). La capacité de ces assistants à comprendre la voix humaine est également fondamentale : 81% des utilisateurs souhaitent que leur assistant vocal comprenne leur diction et leur accent. L’étude révèle par ailleurs que c’est la tranche des 33-45 ans qui a le plus d’appétence pour les assistants vocaux. Les ménages dont les revenus annuels avant impôts dépassent les 100 000 dollars montrent notamment un fort intérêt pour cet outil puisqu’ils représentent près d’un cinquième des utilisateurs (17%).

    Les assistants vocaux : des bénéfices concrets pour les commerçants et les marques

    Les marques qui offriront une bonne expérience client via les assistants vocaux verront leur chiffre d’affaires augmenter et bénéficieront d’un bouche-à-oreille positif. D’après l’étude, 37% des utilisateurs d’assistants vocaux feraient part de leurs bonnes expériences à leur entourage. Autre chiffre intéressant : 28% des personnes qui ne sont pas encore équipées d’un assistant vocal se déclarent disposées à interagir davantage en mode vocal avec une marque après une expérience positive et sont même prêtes à dépenser 5% de plus, ce qui représente un véritable potentiel de gain financier pour la marque.

     

  • Etude Cap Gemini « Beyond the car » ou la disruption des modèles traditionnels de possession de voiture

    Etude Cap Gemini « Beyond the car »

    Capgemini, l’un des leaders mondiaux du conseil, des services informatiques et de l’infogérance, a réalisé une étude auprès de plus de 8 000 consommateurs dans huit marchés stratégiques  » Beyond the car « , révèle que la montée en puissance des services de covoiturage et de chauffeur privé pourrait s’avérer bénéfique pour les ventes de véhicules : en effet, plus de la moitié des répondants (56%) voient ces nouveaux services tels que Uber, Didi et BlaBlaCar, notamment, comme des offres complémentaires à l’achat d’un véhicule. 1 qui révèle que plus d’un tiers des acheteurs de véhicules (34%) considèrent aujourd’hui les services de covoiturage et de chauffeur privé comme une alternative efficace à l’achat d’un véhicule personnel.

    Alors que les ventes continuent d’augmenter de manière exponentielle dans le secteur de l’automobile2, les résultats de cette nouvelle étude de Capgemini mettent en lumière un changement de stratégie chez les principaux constructeurs, qui commencent à investir dans les services de covoiturage via de nouvelles offres, des acquisitions et des partenariats, afin de s’adapter aux évolutions de comportement des consommateurs. La 17e édition de l’étude Cars Online de Capgemini, intitulée « Beyond the car », révèle que la montée en puissance des services de covoiturage et de chauffeur privé pourrait s’avérer bénéfique pour les ventes de véhicules : en effet, plus de la moitié des répondants (56%) voient ces nouveaux services tels que Uber, Didi et BlaBlaCar, notamment, comme des offres complémentaires à l’achat d’un véhicule.

    La part des répondants, qui considèrent ces services de mobilité comme des offres complémentaires à l’achat d’un véhicule, est d’autant plus prononcée chez les jeunes acheteurs de 18-34 ans (64%) et au sein des marchés émergents, en particulier en Chine (77%) et en Inde (63%). Les investissements dans les services de covoiturage réalisés par les grands constructeurs s’avèrent également prometteurs. En effet, deux tiers des consommateurs (66%) indiquent que la marque des voitures influe sur leur choix de services de covoiturage. Cela pourrait donc jouer un rôle important dans le nouveau cycle de vente des véhicules.

    Comme l’explique Kai Grambow, à la tête de la division Automotive chez Capgemini : « Nous avons atteint l’âge d’or des ventes de véhicules, mais le modèle actuel ne perdurera pas éternellement. En effet, les marques savent aujourd’hui qu’elles doivent s’adapter aux nouveaux comportements des consommateurs pour poursuivre leur croissance. En s’imposant comme des leaders dans les services de covoiturage et de mobilité, elles pourront non seulement exploiter de nouvelles sources de revenus, mais également gagner en visibilité et créer un nouveau mode relationnel avec les consommateurs au moment de l’acte d’achat de leurs prochains modèles de voitures. » 

    L’étude met également en lumière l’impact de l’évolution rapide des nouvelles technologies et d’une meilleure information des consommateurs sur les habitudes d’achat : 

    • Les fonctionnalités de la voiture autonome attirent toujours les consommateurs. La conduite assistée est dorénavant intégrée à la plupart des véhicules grand public et des tests de nouveaux véhicules autonomes sont publiés régulièrement : 81% des participants se disent prêts à payer plus cher pour bénéficier de ces fonctionnalités.

    • La cybersécurité joue un rôle clé dans la décision d’achat. En 2015, un tiers des répondants se préoccupaient de la cybersécurité. Suite aux piratages de plusieurs plateformes automatisées, les consommateurs souhaitent que les constructeurs leur garantissent un véhicule sécurisé en permanence : 68% des acheteurs considèrent la « cyber-résistance » comme un facteur décisif dans leur décision d’achat.

    • Les marques high-tech continuent d’attirer les consommateurs malgré leur manque de références en matière automobile. Alors que les rumeurs concernant les hypothétiques véhicules Google et Apple continuent de circuler, 57% des consommateurs se disent intéressés par l’achat d’un véhicule construit par une firme technologique. Dans l’étude Cars Online 2015, publiée il y a 18 mois, ils n’étaient que 49%.

    • La confiance des consommateurs dans les véhicules autonomes est partagée entre constructeurs traditionnels et nouveaux acteurs du marché. Même si les marques high-tech ont réalisé un grand nombre de tests publics de leurs véhicules autonomes, plus de la moitié (51%) des consommateurs indique faire davantage confiance aux constructeurs automobiles qu’aux sociétés de high-tech dans ce domaine.

    • Les préoccupations des consommateurs sur la confidentialité de leurs données diminuent avec l’adoption du modèle connecté. En se familiarisant avec les appareils connectés et les bénéfices qu’ils en tirent en termes de personnalisation et de services ajoutés, les consommateurs changent d’attitude vis-à-vis des véhicules connectés. 89% d’entre eux se disent ainsi prêts à partager les données de leur voiture, et 76% à transmettre leurs données de conduite. Dans notre étude de 2015, 80% des répondants étaient favorables au partage total ou soumis à condition de leurs données, ce qui souligne une attitude de plus en plus ouverte sur le sujet du partage de données.

    • De plus en plus répandus, les showrooms digitaux bouleversent le modèle de vente traditionnel. Avec l’attrait croissant des technologies et des showrooms digitaux lancés par de nombreux constructeurs de renom, les consommateurs souhaitent aujourd’hui pouvoir accéder à distance aux informations des concessionnaires et des constructeurs, notamment via des présentations en réalité virtuelle (62%), des espaces de discussion instantanée (43%) et des vidéos de témoignages clients (36%).

     

  • Plus de 500 speakers dont les plus grands noms de la tech mondiale à VIVA TECH !

    La 2ème édition de Viva Technology, l’événement mondial autour de l’innovation est bien partie !

    Elle se tiendra les 15, 16 et 17 juin à la Porte de Versailles et s’annonce comme le rendez-vous incontournable de l’innovation pour les startups, grands groupes et investisseurs du monde entier.

    Plus de 500 speakers dont les plus grands noms de la tech mondiale

    Cette édition de Viva Technology réunira de nouveau plus de 500 conférenciers venus du monde entier pour analyser l’impact du digital et de la Tech sur divers secteurs d’activité.

    Sur la scène principale, les speakers les plus inspirants partageront leur vision de l’avenir, parmi lesquels Isabelle Kocher (CEO Engie), Gillian Tans (CEO Booking.com), Yuanquing Yang (Chairman & CEO, Lenovo), Jeff Immelt (Chairman & CEO, GE), David Kenny (Senior Vice President, IBM Watson & IBM Cloud), Eric Schmidt (Executive Chairman, Alphabet Inc), Tim Armstrong (CEO, AOL), Daniel Zhang, (CEO, Alibaba), Bertrand Piccard (Chairman SolarImpulse Foundation), John Collison (Cofondateur et président, Stripe),Stéphane Richard (CEO Orange), Jean-Laurent Bonnafé (Directeur Général BNP Paribas), et bien d’autres, débattront sur de nombreuses thématiques. Des débats riches, innovants sur tous les thèmes de la société et le rôle du numérique.

    Plus de 5000 startups

    Une centaine de challenges gratuits d’open-innovation ont déjà été organisés par les grands leaders sectoriels,

    partenaires de Viva Technology. Plus de 5 000 startups sont enregistrées, dont 55% de l’international. A la clé pour les 1000 startups sélectionnées, un stand sur le « Lab » d’un des partenaires de Viva Technology, et potentiellement une collaboration concrète pour nouer un partenariat, financer leurs prototypes ou trouver de nouveaux actionnaires.

    Les startups seront à la fête : les grandes entreprises, mais aussi les VCs, les investisseurs viendront à leur rencontre. Des concours seront organisés. Bref, de nombreuses opportunités à découvrir sur le site web

    20 Labs d’open innovation

    Cette année, 20 Labs thématiques permettront la collaboration, l’open innovation et favoriseront la transformation digitale dans tous les domaines d’activité. Chaque Lab est présenté par un leader de son secteur et accueille les startups les plus ambitieuses, aux côtés d’investisseurs de premier rang, de laboratoires et de milliers de talents. Les partenaires Platinum de Viva Technology 2017 – BNP-Paribas, Google, La Poste, Orange – et ses partenaires Gold – AccorHotels, Airbus, Air France KLM, Carrefour, Cisco, Engie, LVMH, ManpowerGroup, PMU, RATP Group, Sanofi, SNCF, Sodexo, TF1 Groupe, Valeo, Vinci Energies – accueilleront ainsi 1000 jeunes pousses du monde entier pour leur donner un coup d’accélérateur. Ces partenaires déjà annoncés seront rejoints par un 20ème partenaire : Talan qui animera un lab autour du big data.

    Les Licornes seront également à l’honneur, parmi lesquelles Stripe, BenevolentAI, Blippar, Blablacar, Hootsuite, ironSource, Mindmaze, Quanergy Systems, Shopclues, Okta, Skyscanner, Taboola qui présenteront leurs innovations et leurs visions.

    Le programme détaillé des conférences sera mis en ligne mi-mai sur le site www.vivatechnology.com.

    Le Hall of Tech accueille les produits innovants

    Robots, drones, impression 3D, réalité virtuelle ou augmentée, voiture autonome, tous seront présents dans le Hall of Technology au centre de l’événement. Les plus grands noms de la technologie comme Alibaba, Cisco, Ericsson, Facebook, Google, IBM Watson, Orange, SAP présenteront ainsi leurs innovations, de même que lesgrands groupes comme le Groupe Bouygues, EDF, JC Decaux, L’Oréal, Unibail Rodemco, mais aussi des startupsinternationales comme Cerevo (Japon), Flytrex (Israël), Icaros (Allemagne), Qwant (France) ou XXII (France).

    Plus de 20 lancements en avant-première sont prévus.

    Nouveau : HACKATHON

    Un “Deep Tech Hackathon” rassemblera des développeurs dans une course au succès de 17 heures de « hackpur ». Ainsi se détacheront les esprits les plus brillants de demain.

    Plus de 200 acteurs de l’écosystème impliqués à VivaTech 2017

    Incubateurs, accélérateurs et porteurs de projets ont répondu présents cette année encore. AfricanAngels, Chinaccelerator, Numa, PlugandPlay, SeedCamp, Tekes, ou encore The Family seront aux côtés des startups pour les conseiller avec comme objectif d’accélérer leurs transformations.

    « Cette deuxième édition rencontre un engouement exceptionnel. Les partenaires présents l’an dernier lui ont réservé un accueil remarquable. Mais surtout VIVA TECHNOLOGY va représenter l’occasion unique de découvrir cette année de nouveaux partenaires, de nouvelles startups et de nouveaux speakers. Pour toutes ces raisons,les inscriptions connaissent un rythme soutenu et nous permettent d’affirmer que l’édition 2017 s’annoncecomme l’évènement mondial incontournable autour de l’innovation. », ont déclaré Maurice Lévy et FrancisMorel.

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  • Repousser les frontières: l’homme et la technologie à la conquête de l’espace

    Les Tendances selon VALTECH 

    Depuis le premier lancement du satellite Spoutnik en 1957 et la chienne Laïka envoyée en orbite la même année, l’homme ne cesse de persévérer à explorer l’espace. Aujourd’hui, le développement grandissant des technologies ouvre une nouvelle ère avec la conquête des territoires situés au-delà de notre atmosphère.
    Les projets, autrefois enfermés dans la case des rêves et de la science-fiction, deviennent de plus en plus concrets. Conquête de Mars, développement de services liés au lancement des satellites… Nous entamons peut-être une nouvelle étape dans l’histoire de l’espèce humaine. Si beaucoup garderont les pieds sur terre, ils comprennent peu à peu l’étendu des progrès permis par l’exploration maîtrisée de notre système solaire. Elle ne se limite plus à un lancement de fusée ou une mise en orbite de satellites. Ce sont là seulement les supports qui nous permettent d’envisager un horizon de tous les possibles.

     

    VAHANA : objet volant identifié 
    Si l’actualité braque volontiers ses projecteurs sur les projets de conquête des planètes voisines, d’autres chantiers en cours suscitent fascination et projection dans le futur : conquérir en premier le ciel de nos villes, notamment pour les désengorger. Cet objectif peut être perçu comme la dernière étape à franchir avant de dépasser l’atmosphère et conquérir notre système solaire.

    Airbus, par l’intermédiaire de sa filiale Airbus Air Mobility se pose en pionnier en mettant au point un prototype de voiture volante nommé Vahana. « Véhicule des dieux » en sanscrit, la langue des textes religieux hindoux et boudhistes ; l’appellation fait écho à une ambition développée et porteuse d’espoir. L’appareil sera composé de huit moteurs à hélices, disposés à part égale sur un couple d’ailes, pour un décollage et un atterrissage prévus à la verticale. Conçu pour une seule personne, il pourrait permettre de solutionner plusieurs problématiques auxquelles les métropoles du monde entier sont confrontées.  Vahana pourrait mettre un terme à la congestion automobile sur les routes tout en diminuant la pollution grâce à ses moteurs fonctionnant à l’électricité.

    Ses avantages sont aussi économiques : Airbus estime que la production de la voiture volante sera moins coûteuse, à grande échelle, qu’un véhicule traditionnel. Et en cas d’incident à bord, pas de panique ! Un parachute sera capable de se déployer, même à basse altitude, pour un atterrissage en douceur. La volonté est si forte du côté de l’avionneur que Vahana a dépassé le stade du projet. Airbus travaille à la mise au point du prototype d’ici la fin de l’année afin de présenter un modèle de démonstration à horizon 2020. La commercialisation suivra, prévue au départ pour des trajets de courte distance. Un premier pas avant un assaut en règle du ciel.

    SpaceX : le décollage du millénaire
    L’ensemble de nos recherches sur la conquête des étoiles appelle à tous les superlatifs à propos du projet SpaceX. Il pourrait donner corps à ce qui fait battre l’imaginaire collectif quand on lui parle d’espace : envoyer des hommes sur Mars pour coloniser la planète rouge!
    À l’origine de ce projet qui marquerait à jamais notre millénaire, Elon Musk, entrepreneur connu qui a cofondé, entre autres, les sociétés PayPal et Tesla Motors. Loin d’être un rêve lointain rempli de suppositions, la mission SpaceX apporte la preuve d’une volonté de réussir. Elon Musk a organisé une conférence de presse en septembre 2016 où il a présenté ce qui ressemblera à une compagnie aérienne très long courrier ouverte au public. Les voyageurs embarqueront à bord d’une fusée dont le lancement sera assuré par la compagnie de l’entrepreneur. Un premier décollage permettra d’envoyer l’appareil en orbite autour de la terre avant une première halte. À cet instant le lanceur accompagnant la fusée se détachera pour revenir se poser à la base de lancement. Arrive ensuite la seconde phase : un réservoir entier de carburant est rempli pour décoller avec le lanceur et rejoindre la fusée habitée. Une fois assemblée, SpaceX pourra alors entamer son long voyage vers la planète rouge. Et quel voyage !

     On comptera une centaine de jours avant d’apercevoir Mars à travers les larges baies vitrées situées au sommet de la fusée. C’est pourquoi des jeux en apesanteur et des salles de cinéma sont prévus pour amenuiser l’ennui en vol… Mais tout cela reste bien superflu en comparaison du but que se seront fixés la centaine de passagers présents à bord : coloniser la planète rouge. Dans un environnement inhospitalier où un monde nouveau restera à construire, les difficultés seront immenses. Ce qui n’empêche pas les équipes de SpaceX d’espérer, à terme, voir vivre plusieurs centaines de millions d’humains au-delà des frontières de l’atmosphère grâce notamment à l’industrialisation du processus de lancement. Le calendrier avancé est optimiste.

    En effet, Elon Musk compte opérer les premiers tests de lancement en 2018 et c’est en 2024 que les vaisseaux humains pourraient embarquer. Reste maintenant à s’acquitter du prix : environ 500 000 euros pour devenir le pionnier de la nouvelle humanité.

    L’imprimante 3D : architecte de la ville martienne
    Si dans un futur, plus tout à fait éloigné, le développement des technologies permettra de relier la planète rouge, des obstacles infinis se poseront à ceux qui aspireront à la coloniser. Au premier rang desquels, la construction des logements qui accueilleront celles et ceux qui auront décidé de passer le reste de leur existence au delà des frontières terrestres.  Et c’est ici que les premiers obstacles se présentent.

    La surface et le poids des appareils envoyés sur Mars devront répondre à des critères particulièrement exigeants qui ne laisseront place qu’aux éléments nécessaires à la survie des passagers pendant le voyage de plusieurs mois… Difficile donc d’exporter les matériaux qui constituent nos habitats terrestres ! C’est pourquoi la NASA (agence spatiale américaine) a décidé d’organiser un grand concours ouvert aux citoyens américains et détenteurs de la carte verte.
    C’est la technologie d’impression en 3D qui a été placé au centre de cette compétition inédite. La NASA a en effet sélectionné cette technologie comme levier de conception des futures habitations martiennes. Au vu du peu de matériaux terrestres exportés sur Mars, l’enjeu sera de mettre au point un système de recyclage performant de l’activité humaine sur place. En associant ce vivier avec les composants issus du sol martien, les imprimantes 3D seraient le moyen le plus efficace permettant de mettre au point, dans des délais raisonnables, les premiers logements construits au delà de l’atmosphère terrestre. Et à terme, viabiliser la présence humaine hors de ses frontières naturelles. La récompense promise par la NASA est à la hauteur de l’enjeu : plus d’un million de dollars pour le vainqueur. Les participants avaient jusqu’au 31 janvier pour déposer leurs propositions.

    Avant divulgation du résultat, l’agence spatiale prépare déjà l’étape suivante de la compétition. Les candidats auront alors pour mission de transformer les projets en réalisations concrètes.

    OneWeb : l’internet pour tous grâce à l’espace
    Si beaucoup attendent le décollage de la première fusée en partance pour une autre planète, c’est avant tout dans le lancement de satellites en orbite que l’essentiel de l’activité des bases de lancement est concentré aujourd’hui. Et cette activité intéresse, de près, de nombreux acteurs impliqués dans la conquête de l’espace. Ils veulent relever le défi, insurmontable techniquement il y a encore peu, d’apporter un accès internet à tous les points du globe.

     Dans cette course, le projet OneWeb se démarque au vu des acteurs qui en portent la responsabilité : Richard Branson, fondateur du groupe Virgin ou Thomas Enders, CEO du constructeur Airbus. Mais comment toucher au but ? En déployant une armée de petits satellites à travers la planète qui auront chacun une particularité : ils seront positionnés à basse altitude. En stationnant ces derniers à 1 200 kilomètres d’altitude, le changement est radical quand on sait qu’un satellite traditionnel est placé sur une orbite située à près de 36 000 kilomètres au dessus du sol !
    L’avantage est immédiat : en diminuant l’altitude des satellites, on réduit automatiquement la distance à parcourir entre les satellites et la Terre. Les temps de latence des signaux transmis pour la téléphonie, les applications Cloud ou la visioconférence sont alors plus courts qu’avec les systèmes traditionnels. Et pour diffuser l’accessibilité partout, même dans les zones les plus reculées, OneWeb et ses fondateurs sont prêts à lancer les 900 micros satellites nécessaires au projet. Les progressions seraient alors remarquables dans de nombreux domaines : alerte et intervention des services de secours en zone blanche ; couverture des zones rurales… Plus généralement, c’est l’ensemble des pays en voie de développement qui pourrait enfin bénéficier d’une mise à niveau et d’une égalité dans l’accès à la connexion.
    OneWeb aura prochainement l’occasion de démontrer la force de son système : les premiers lancements de satellites (opérés par la filiale Virgin Galactic de Richard Branson) auront lieu au cours de l’année 2018.
  • CES 2017 : mirages et réalités

    CES 2017 : la bataille du visible et de l’invisible

    Par Pascal Malotti, Directeur Conseil et Marketing de Valtech

    Encore cette année, le CES a été le royaume de tous les paradoxes : géants contre minuscules, présents contre absents, vrais contre faux-semblants … mais les batailles du futur sont en cours… …

    Le CES, c’est quoi ?

    Salon gigantesque de 3 800 exposants répartis sur 3 lieux géographiques différents, le CES rassemble plus de 180 000 personnes venues du monde entier dans un lieu aussi improbable que Las Vegas, mais très utile pour sa capacité hôtelière – moins pour la passion du jeu. Dans CES, il y a le mot Consumer. Cependant les produits/services/innovations/concepts présentés s’adressent à des professionnels et ce même si les cibles naturelles restent le grand public. Derrière le mot « Electronics » se cache cet alliage gagnant des temps modernes : la fusion du « hardware » et du « software ».
    Le CES fête aujourd’hui ses cinquante ans. Il est devenu la Mecque de l’innovation technologique – le salon était par exemple vide en 2010, au lendemain de la crise des sub-primes.
    Bref, le CES est un événement de 4 jours durant lequel on parcourt des kilomètres et des kilomètres à la recherche d’un truc innovant et unique ; bonne chance !

    Le CES, c’est qui ? 

    Le CES, c’est le meilleur et c’est le pire : ce sont des stands pyrotechniques comme ceux des géants coréens de Samsung ou de LG mais c’est aussi 6 pages d’annuaires de stands Shenzhen + nom de complément sans que l’on comprenne totalement le pourquoi de leur présence, au final.
    Ce sont aussi de merveilleux projets innovants au Parc Eureka consacré aux startups portés par des entrepreneurs passionnés : les jeunes pousses françaises y étaient nombreuses et les plus belles réussites des prochaines saisons poursuivront leur ascension dans les étages supérieurs à la lumière d’espaces plus prestigieux.
    Google et Facebook ne sont pas présents au CES, si ce n’est dans les conversations, parce qu’ils ont fait fortune dans la publicité : ils déploient des écosystèmes logiciels sans s’appuyer réellement à ce jour sur des produits physiques (attendons de voir pour le Google Pixel et son succès éventuel).
    Autre grand absent, Apple dont la présence naturelle et légitime est forte pour sa fameuse maitrise de l’alliage du « hardware » et du « software ». Cependant, que viendrait faire une marque à l’image si maitrisée et à l’ADN profondément grand public dans un salon professionnel qui ressemble in fine à une foire à la farfouille ?

    Les tendances du moment ? Mirages et réalité 

    Le smartphone ne semble plus concerner grand monde, à part Huawei et quelques fabricants chinois en quête de gain de parts de marché. Même Samsung se repositionne au cœur de « l’Internet des Objets », en particulier par les objets de la maison comme le réfrigérateur – éternel fantasme du prochain hub à tout faire – ou le lave-vaisselle.
    Oui, le CES est le nouveau Mondial de l’Automobile avec la voiture qui devient bien une plateforme logicielle, concernant autant les présents – les constructeurs automobiles, à l’exception des Français ! – que les absents – Google, Apple ou Uber… Les drones doivent se construire un destin et des autorisations réglementaires pour virevolter au-delà de nos oreilles dans les espaces du CES. La Réalité Virtuelle doit se construire un écosystème crédible – modèle économique, standards technologiques, contenus renversants – avant de séduire des consommateurs parce que le casque de Réalité Virtuelle n’a guère brillé sous les sapins de Noël.

    Alors aujourd’hui, quelle tendance émerge ? La grande tendance de 2017 est celle des nouveaux points de contact comme Echo ou HomeKit. Ils s’appuient sur un écosystème de services capable d’être activé par de la reconnaissance vocale, de comprendre et d’anticiper ce que nous sommes et ce que nous faisons grâce à des logiques apprenantes et automatisées pour simplifier et embellir nos actions quotidiennes.
    Nous sommes encore très éloignés de ces écosystèmes, sans friction et très intégrés, reposant sur l’Intelligence Artificielle. Cela étant, la kyrielle d’objets connectés vus au CES devront s’intégrer dans ces ensembles car leur dispersion n’est pas porteur de valeur ajoutée pour la simplicité de la vie du consommateur. Et puis, allons-nous devoir réellement changer chaque année notre brosse à dent, notre brosse à cheveu, notre thermomètre, notre parapluie, notre bouilloire, notre caleçon, notre paire de running connectés à chaque montée de version ? Au secours…

    Quel vainqueur du CES ?  

    Amazon était dans la bouche de tout un chacun au CES avec sa plateforme Alexa et sa technologie de reconnaissance vocale Echo : parangon du modèle précédemment présenté et une intégration avec plus de 5 000 services à date. Paradoxalement, Amazon faisait bande à part au CES en trônant à l’écart, au centre Aria, loin de la fureur du Convention & World Trade Center mais tout le monde parlait d’Amazon Echo.
    Il n’y a pas de doute qu’Amazon est l’une des entreprises du royaume CES les plus disruptives du moment, en ayant complètement bouclé son omnicanalité par une logique d’expérience globale sans friction avec Amazon Echo et Amazon Go.
    Il se peut qu’Amazon devienne très rapidement la capitalisation boursière la plus importante au monde. Néanmoins, ce serait danser bien rapidement sur les corps de Google Home ou de Apple Siri ! Ce dernier s’appuie, en particulier, sur un écosystème incroyable d’objets – Mac, iPhone, iPod, iPad, CarPlay, Apple Watch, Apple TV, Air Pods… – et son milliard de consommateurs ayant activé un produit Apple. Les batailles ne déterminent pas une guerre qui s’annonce très longue mais Amazon reste par défaut le vainqueur du CES 2017.

    Et la French Tech dans tout cela ?  

    Je le dis sans détours : formidable ! Il y avait une présence quantitative impressionnante de français, avec 36% des start-ups globales présentes au CES. Une présence hyper structurée grâce au label de la French Tech et de la dénomination Business France : cela sert parfois un Etat colbertiste ! Ainsi, la présence française était la 3ème plus importante au CES derrière les Etats-Unis qui jouaient à domicile et la Shenzhenite aiguë de la Chine. On entendait la langue de Molière partout dans l’espace Eureka !
    Mais au-delà de la présence quanti, c’est la qualité qui éclaboussait la délégation française. Il suffisait d’observer de nombreux stands français ou bien de se plonger dans la documentation pour comprendre rapidement la proposition de valeur des projets ! Le modèle français prépare très bien à la fabrication de cette nouvelle génération d’entrepreneurs qui doivent maitriser ingénierie, design et marketing pour créer la prochaine vague de Samsung ou de LG.
    Cependant, comment les Netatmo, les Withings, les Parrot et les centaines de jeunes pousses effrontées qui s’engouffrent dans les failles de l’innovation sauront-elles graviter, s’intégrer dans ces écosystèmes en construction dominés par les géants américains ? Réponse dans les prochaines saisons du CES.

  • Les six tendances technologiques auxquelles les PME devront prêter attention en 2017

    Les technologiques qui pourraient bien bouleverser les méthodes de travail des entrepreneurs en 2017

    par Claude Cordier, Directeur Marketing Produits & Services chez Sage 

    Les chatbots, l’intelligence collective et la blockchain font partie des grandes tendances technologiques qui transformeront la façon dont les entrepreneurs gèrent leurs activités en 2017. Les entrepreneurs doivent se tenir prêts à saisir les opportunités apportées par ces évolutions technologiques.  Parmi ces évolutions, six grandes tendances pourraient bien bouleverser les méthodes de travail des entrepreneurs en 2017 et dans les années à venir.

    Tendance 1 : chatbots et interfaces autonomes

     Les interfaces autonomes, telles que les chatbots ou les assistants virtuels, seront de plus en intégrés dans différentes solutions dont les entrepreneurs se servent pour gérer et contrôler leurs activités. Ces interfaces changeront radicalement la façon dont l’homme et les ordinateurs interagissent entre eux. Alors qu’il fallait autrefois utiliser un clavier ou une souris pour interagir avec un PC, nous pourrons progressivement parler avec nos systèmes, ou bien encore interagir avec eux via des fonctions de contrôle gestuel basées sur les mouvements de la main, de la tête ou des yeux. Il ne s’agit pas seulement de simplifier l’expérience utilisateur, mais aussi de la rendre plus agréable. Ces systèmes fonctionneront de manière autonome et seront dotés de fonctions d’auto-apprentissage. À terme, les logiciels s’exécuteront sans intervention de l’utilisateur ou se contenteront de poser une question une seule fois et d’utiliser cette information pour les activités à venir.

    Tendance 2 : Intelligence artificielle et collective

    D’après une étude Sage[1], 48% des PME considèrent qu’une grande tendance en matière de technologies en 2017 est l’Intelligence artificielle et 51% de ces PME sont à l’aise avec l’idée qu’une intelligence artificielle puisse se charger de la gestion de l’entreprise.

    La prolifération des données provenant de toutes sortes de capteurs et d’appareils, ainsi que de la puissance de calcul informatique, des logiciels d’analyse spécialisés et des agents intelligents de plus en plus abordables et performants, permettent aux entreprises de trouver des moyens de tirer parti du Big Data pour développer leurs connaissances.

    La solidarité entre PME peut devenir une force dans les limites de leurs politiques de protection des données d’entreprise et des lois sur les droits individuels.  Le partage, par exemple, de leur puissance de calcul et de leurs données de manière structurées leur permettent de bénéficier d’une base d’informations plus vaste et de meilleure qualité dont elles pourront tirer davantage de renseignements. À l’instar des mécanismes de « crowdsourcing », cette base de données enrichie leur permet de mieux appréhender le comportement des clients ainsi que leurs besoins, de leur proposer une offre adaptée et de savoir dans quels secteurs d’activité investir.

    Tendance 3 : blockchain, ou comment instaurer la confiance à l’ère du numérique

    Les entrepreneurs ont également tout intérêt à déterminer si la blockchain influera sur leur business model actuel. Cette approche innovante devrait en particulier affecter tous les professionnels servant d’intermédiaire entre deux parties, comme les avocats, les notaires, ou les courtiers immobiliers ou financiers. La blockchain devrait également avoir un impact sur les méthodes de travail des comptables car elle élimine une part importante de la charge de travail aujourd’hui inhérente à cette profession, comme la vérification et l’enregistrement des transactions, les transferts de fonds ou le paiement des factures.

    Quels sont les principes de la blockchain ?

    Une blockchain, organise les échanges d’actifs numériques entre deux parties d’une manière tout à fait inédite. Au lieu de passer par des tiers de confiance ou des intermédiaires (banques, notaires, autorités publiques, plates-formes commerciales, etc.) pour légitimer l’échange de certains actifs (tels que des propriétés numériques, des biens numériques, des contrats numériques ou même des transactions financières au moyen d’une monnaie virtuelle comme le Bitcoin), la blockchain permet le transfert direct, sécurisé et immuable entre deux parties. Un grand livre distribué et décentralisé (à savoir une base de données d’actifs partagée par plusieurs participants), combiné à des algorithmes crypto-économiques, constitue la technologie de base d’une blockchain. Les participants d’une blockchain, baptisés « nœuds », ont accès au grand livre distribué recensant les actifs numériques pertinents. Tous les membres de ce réseau possèdent une copie identique de ce registre comptable. Chaque modification qui lui est apportée est appliquée à l’ensemble de ses copies en l’espace de quelques minutes ou secondes. Ce système transparent permet d’établir une relation de confiance entre tous les nœuds sans l’intervention d’une autorité tierce pour légitimer les transactions.

    Tendance 4 : Bouleversement des flux financiers

    La façon dont les personnes gèrent leur argent et transfèrent des fonds d’un compte vers un autre a déjà amorcé une transformation radicale : côté « front-end », les solutions de paiement « in-app » (au sein même de l’application) permettent aux utilisateurs d’effectuer des paiements en un clic et d’acheter des produits via des appareils mobiles ou des sites Web. De nombreuses applications sont d’ores et déjà dotées de cette fonctionnalité. Côté back-end, en revanche, des systèmes comme les logiciels de comptabilité pêchent par leur manque de convivialité et d’intégration. Il est, par exemple, pratiquement impossible aux entreprises de régler leurs factures en un clic ou de gérer facilement leurs transactions financières avec leurs partenaires, fournisseurs et banques.

    En 2017, de plus en plus de solutions permettront aux entreprises d’établir une chaîne de valeur des paiements de bout en bout avec leurs fournisseurs et clients. Ces nouvelles méthodes de paiement immédiates et multicanal, en tout lieu et à tout moment, seront entièrement intégrées aux systèmes de comptabilité financière des entreprises de demain. Toutes les parties intéressées, comme les plates-formes de commerce électronique, les banques, les FinTech ou les partenaires, profiteront de normes d’API ouvertes qui faciliteront la création de nouveaux services, avec un traitement transparent et entièrement automatisé des paiements et des transactions financières.

    Tendance 5 : Infrastructure basée sur des plates-formes

    En 2017, de plus en plus de PME remplaceront leurs systèmes logiciels autonomes sur site par des solutions logicielles intégrées s’exécutant sur des plates-formes cloud d’envergure internationale lesquelles offrent à leurs utilisateurs une multitude d’applications professionnelles et de services intégrés. Les entreprises profiteront en outre de plates-formes d’applications mobiles, comme celle proposée dans le cadre du programme MPP d’Apple. Le principal avantage de ces plates-formes est qu’elles mettent à la disposition des petites entreprises des services et des solutions logicielles métier innovants qu’elles n’auraient pas eu les moyens de s’offrir il y a encore cinq ans. Ces types de plateformes Cloud démocratisent l’accès des entreprises à des applications de pointe ainsi qu’à des technologies intelligentes et évolutives. Grâce à elles, les entrepreneurs découvrent de nouvelles méthodes de travail et bénéficient de l’infrastructure dont ils ont besoin pour recevoir toutes sortes de données de leurs partenaires ou de l’Internet des Objets, les analyser, puis, un peu comme des « Citizen Developer », créer de nouvelles solutions productives.

    Tendance 6 : Émergence de nouveaux services et profils professionnels grâce à l’Internet des Objets

    Les PME devront se tenir à l’affût des nouvelles opportunités offertes par l’Internet des Objets. Les flux de données multiples en provenance d’une grande diversité de capteurs intégrés à des machines, à des véhicules, à des objets mobiles et immobiles, à des vêtements ou même à des êtres humains (à des fins de suivi médical, par exemple) leur fourniront une précieuse mine d’informations dont elles pourront se servir pour créer une foule de nouveaux services.

    Les PME doivent réfléchir à la façon d’exploiter ces flux de données pour développer leur activité :

    • Les entreprises de mécanique élaboreront de nouveaux services, tels que la maintenance prédictive, pour un large éventail d’infrastructures techniques.
    • Les entreprises de logistique pourront optimiser la navigation de leurs flottes de camions en s’appuyant sur les données de trafic émanant de différentes sources, notamment des « villes intelligentes » (feux de signalisation, voix publique, autres véhicules, etc.).
    • Les services de conciergerie développeront divers services de surveillance grâce aux Nouvelles Technologies d’habitat intelligent.
    • Les entreprises de distribution et les commerçants se connecteront aux appareils équipant l’habitat intelligent, comme les réfrigérateurs ou les dispositifs similaires aux « Dash Button » d’Amazon, pour approvisionner leurs clients en produits et services de manière automatique et anticipée.
    • Les services médicaux mobiles pourront tirer parti d’une multitude de nouveaux appareils pour innover (amélioration de la prise en charge des personnes âgées vivant seules chez elles, etc.).

    En 2017, toutes les entreprises devront changer le regard qu’elles portent sur elles-mêmes et se considérer comme des acteurs technologiques. Pour rester compétitives, il leur faudra saisir les opportunités offertes par ces évolutions et repenser pratiquement chaque aspect de ces méthodes de travail plus ou moins traditionnelles. Grâce à ces Nouvelles Technologies, les tâches d’administration pourraient bientôt devenir aussi simples qu’envoyer un texto à un ami, ou être entièrement automatisées grâce aux capacités d’auto-apprentissage des machines. Au lieu de perdre leur temps en procédures administratives basiques, les entrepreneurs pourront se consacrer plus pleinement au développement de leur activité, tout en contribuant au développement de leurs communautés et à la croissance économique.

     

  • La révolution de l’humain augmenté

    TECHNOLOGIE Et ROBOTIQUE 

    Par Valtech 
    Du robot assistant, digne du dernier spin-off de Star Wars à la messagerie conversationnelle dont l’utilisation a explosé cette année, l’être humain entre fréquemment en contact avec les différentes formes d’intelligences artificielles. Certains vont plus loin et implantent des puces électroniques dans l’organisme pour simplifier le quotidien. Si le sujet prête aux fantasmes futuristes, certaines applications peuvent représenter de réelles avancées. D’autres posent, en revanche, de véritables questions morales. Pour y répondre, il est nécessaire de prendre du recul dans un monde qui se jette souvent dans la quête de l’innovation permanente. Les questions éthiques doivent être le corollaire du développement de la technologie robotique, à mi-chemin entre progrès humains et choix de civilisation.


    Des repas gastronomiques cuisinés par des bras articulés

    C’est le défi incroyable lancé par l’entreprise londonienne Moley Robotics. L’objectif : transmettre à un robot les capacités culinaires d’un chef étoilé pour préparer un repas sans aucune intervention humaine. L’individu pourrait alors décharger cette activité à la technologie et consacrer plus de temps à ses loisirs et sa vie personnelle. Pour l’heure, si beaucoup ont à cœur de cuisiner pour leur foyer, les autres qui rêvent d’échapper à cette corvée auront tendance à être sceptique sur la viabilité du système. Et pourtant, les deux bras articulés, baptisés Automated Kitchen, sont le résultat d’une année de développement en partenariat avec la prestigieuse université Stanford, située au cœur de la Silicon Valley.
    Ce sont ainsi 20 moteurs et 129 capteurs qui permettent de mettre aux fourneaux les 2 bras articulés qui se coordonnent au sein d’un plan de travail spécifique conçu par la société. La technologie utilisée fait appel à plusieurs chefs professionnels. Ces derniers ont conçu plusieurs recettes à l’aide de gants capteurs de mouvements. Les caméras 3D intégrées au robot les ont analysé et transféré dans plusieurs algorithmes qui permettent à Automated Kitchen de recréer ces mouvements humains de façon minutieuse.  Moley Robotics compte mettre plus de 2000 recettes à disposition de ses clients qui pourront les sélectionner depuis une application smartphone. On pourra activer son robot cuisinier à distance pour que le repas soit prêt  en arrivant chez soi. Les premières commercialisations sont attendues en 2017. De quoi espérer la préparation d’un festin, dès Noël prochain, en attendant les bras croisés !

    Trouver le cadeau parfait grâce à la conversation instantanée

    Les professionnels du marketing sont unanimes. L’année 2016 a marqué l’avènement des chatbots dans nos façons de nous informer et consommer. Dans un délai record, ces assistants virtuels intelligents ont envahi nos applications favorites pour discuter de nos envies, nos besoins, les analyser et proposer les services ou produits adaptés. Dans cette nouvelle étape de la transformation digitale et virtuelle, les marques espèrent bien conquérir un large public. On compte 3 milliards d’utilisateurs mensuels de messagerie instantanée sur lesquels les chatbots peuvent être installés.

    Dans l’univers de la beauté, Sephora, enseigne du groupe LVMH, capitalise sur la période des fêtes pour aider ses clients à trouver le cadeau idéal. Si le service tombe à point nommé pour les impatients et les coutumiers de l’achat à la dernière minute, il compte bien séduire tous les publics par la précision de ses recommandations. Accessible via Facebook Messenger, Beauty Bot demande ainsi l’âge, le sexe et le prénom du destinataire du cadeau. À nous d’informer ensuite le robot conseiller sur le style de la personne (BCBG, fashionista, bohême…) et le type de produit souhaité (parfums, soins du corps…). On accède alors aux premières propositions du robot virtuel. Elles peuvent être affinées en mentionnant le budget souhaité. Dès que le cadeau est sélectionné, la géolocalisation informe l’utilisateur de l’ensemble des magasins à proximité où le produit est disponible en stock. Temps moyen du processus : une vingtaine de secondes. Et ce, n’importe quand. Une opportunité d’accroître le trafic web-to-store pour Sephora qui compte développer le service pour de nouvelles occasions comme la Saint Valentin ou la fête des mères.

    L’espèce humaine augmentée

    Et si l’homme pouvait se passer définitivement de son boîtier pour ouvrir la portière de son véhicule ? Si son médecin pouvait contrôler à distance son taux de glycémie tout en restant à domicile ? Ces applications en développement correspondent à une technologie : l’implantation de puces électroniques dans l’organisme.  Elles permettraient à chacun d’accéder à un univers de science-fiction réservé jusque-là aux salles de cinéma. Au sein de l’Epicenter, un immeuble récent du quartier d’affaires de Stockholm, le virtuel est devenu réel. Les salariés des sociétés travaillant dans le bâtiment se sont vus proposer l’implantation d’une puce de technologie RFID pour les accompagner dans la gestion de leurs tâches au quotidien. Dans la pratique, plus besoin de badge ou de mot de passe à taper. Les salariés qui ont accepté passent directement les portiques de sécurité et la photocopieuse réagit à leur présence dès qu’ils sont à proximité. Même logique au restaurant d’entreprise où ils règlent leurs commandes directement grâce à leurs doigts. Les puces RFID (Radio Frequency Identification), pas plus épaisses qu’un grain de riz, s’implantent dans la main en quelques secondes. Pour une douleur comparable à celle d’une piqûre d’aiguille.
    Cette technologie a l’avantage de ne pas être dépendante aux sources d’énergies, à l’inverse de nos objets connectés qui peuvent tomber en panne. Quand au périmètre de reconnaissance de la fréquence de chaque puce, il est de quelques mètres pour chaque lecteur. Ce qui empêcherait en pratique de tracer le porteur tout au long de ses déplacements. C’est sur ce point que les débats sont les plus vifs. Éthiquement, n’est-on pas en train d’assister à l’émergence d’un mode de contrôle permanent de l’espèce humaine ? Aux frontières du choix de civilisation, ces nouvelles applications obligent à poser des cadres juridiques stricts. Et à garantir un niveau de sécurité optimal. Imaginons les conséquences d’un piratage du système. Des hackers seraient alors en mesure de récupérer une série d’informations personnelles et de contrôler nos accès à distance. De quoi vivre le côté sombre d’un film de science fiction.