Catégorie : Intelligence artificielle

  • De quels compétences et outils les marketeurs ont-ils besoin pour se démarquer en 2025 ?

    Les défis des marketeurs en 2025 :
    compréhension des clients et exploitation des données en tête

    Dans un univers qui nécessite une adaptation constante, comment comprendre les clients, exploiter les données pour y arriver ?
    Quels sont les obstacles qu’ils rencontrent et les outils qu’ils utilisent ?
    Stratégie à mettre en œuvre, compétences à acquérir… quelles sont leurs priorités cette année ?

    Brandwatch a interrogé 1 378 marketeurs à travers le monde pour en savoir plus sur leurs approches et leurs projets ainsi que leurs défis en 2025.

    Les enseignements 2024

    En 2024, les marketeurs ont eu à faire face à plusieurs défis.
    Parmi les plus importants, 63 % d’entre eux ont cité les problèmes de saturation de l’audience et de qualité du contenu, avec des consommateurs plus enclins à se tourner vers du contenu partagé par leurs pairs plutôt que vers le contenu directement fourni par les marques.
    Venaient ensuite pour 51% des répondants, l’incertitude économique et les budgets limités ainsi qu’une difficulté à mesurer le retour sur investissement (ROI) de leurs campagnes. Enfin, 39% des marketeurs ont du mal à trouver un équilibre entre intelligence artificielle et humaine.
    Problème qui est exacerbé par une demande croissante d’authenticité de la marque de la part des consommateurs.

    2025 : le défi de la compréhension des clients et de l’exploitation des données 

    79% des marketeurs sont d’accord pour dire que l’analyse et l’interprétation des données seront des compétences importantes à acquérir par les équipes marketing en 2025 afin de pouvoir comprendre les consommateurs.

    Mais pour ce faire, les marketeurs sont confrontés à des obstacles et estiment que ce qui les empêche de mieux comprendre les clients, les prospects et les publics est, pour :

    – 56%, un manque de données de qualité

    – 46%, des données fragmentées

    – 44%, une évolution rapide du comportement des consommateurs

    – 42%, une cartographie du parcours incomplète

    Ces difficultés peuvent s’expliquer, notamment par le manque d’accès aux outils appropriés ou la complexité de mise en place d’actions marketing multicanales.
    Mais également par le fait que, des plateformes de réseaux sociaux aux systèmes CRM distincts, les marketeurs disposent désormais de dizaines de sources de données différentes pour collecter des informations sur les consommateurs. Et bien que ce soit positif, cela signifie également que les données peuvent être difficiles à suivre.

    Sites web et applications : première source de collecte de données

    Selon l’enquête, les marketeurs utilisent différents canaux pour collecter leurs données :

    – 69%, via des analyses de sites Web et d’applications

    – 66%, via des enquêtes et des questionnaires

    – 64%, via les commentaires et avis clients

    – 62%, via le social listening ou la recherche sur les consommateurs

    Les outils analytiques : première ressource pour réussir une campagne marketing

    Avec les outils appropriés, les marketeurs, peuvent surmonter les difficultés à comprendre les données ou mettre en œuvre des changements efficaces.

    Pour réussir leurs campagnes, les marketeurs privilégient à :

    – 79%, des outils analytiques

    – 60%, des outils de création et de gestion de contenu

    – 59%, des outils de gestion des réseaux sociaux

    – 52%, des outils de recherches sur les consommateurs et de social listening

    Stratégie, données et compétences : focus sur les priorités 2025

    Si l’analyse et l’interprétation des données sont essentielles au succès des actions marketing, les marketeurs mettent au cœur de leurs priorités l’optimisation de leur traitement, mais également la stratégie, et l’amélioration de leurs compétences.

     Analyser la stratégie

    70% des équipes marketing ont pour objectif de mettre en place une planification stratégique dans l’année à venir et 79% des marketeurs pensent que la stratégie est une compétence importante à avoir au sein des équipes en 2025.

    Optimiser le traitement de données

    Les campagnes multicanales et les enjeux en matière de confidentialité des données entraînent une plus grande fragmentation de celles-ci. De ce fait, le traitement des données peut s’avérer délicat et entraîne un grand nombre de tâches administratives : 26% des marketeurs y passent plus d’un quart de leur temps.

    Améliorer les compétences

    Dans les compétences à développer en 2025, on retrouve bien évidemment celles ayant trait aux données, notamment à leur analyse et interprétation (cité par 79 % des marketeurs) et celles relatives à la stratégie (78 %), mais également celles liées à la création de contenu et au storytelling (78 %). Avec l’arrivée de nouvelles plateformes, la maîtrise des réseaux sociaux s’avère cruciale (61 % des marketeurs). En bas du classement on trouve ex æquo à 53 %, la gestion de projet, le management et la gestion et enfin la mesure et l’optimisation du ROI.

    Pour obtenir le rapport complet c’est ici 

  • IA : comment passer de l’experimentation à l’adoption à grande échelle ?

    Etude sur l’efficacité de l’IA 

    L’Infosys Knowledge Institute (IKI), l’entité de recherche d’Infosys (NSE, BSE, NYSE : INFY), société de conseil numériques de nouvelle génération, dévoile son étude sur l’efficacité de l’IA à ce jour.

    Intitulé Infosys AI Business Value Radar, ce rapport repose sur une enquête menée auprès de 3 240 entreprises à travers le monde, couvrant 132 cas d’usage IA dans différents secteurs.
    Il met en évidence une évolution significative dans le déploiement de l’IA : de plus en plus d’organisations passent de l’expérimentation à une adoption à grande échelle, en raison de la diminution des coûts et de l’augmentation des taux de réussite. 

    L’étude révèle que 19 % des cas d’usage IA atteignent pleinement leurs objectifs commerciaux, tandis que 32 % les atteignent partiellement. Elle indique que les organisations qui privilégient des cas d’usage IA à forte valeur transformationnelle ont plus de chances d’atteindre leurs objectifs.
    À mesure que les coûts de l’IA continueront de baisser, ces cas d’usage transformationnels devraient générer des résultats commerciaux encore plus probants.
    De plus, des stratégies de gestion du changement bien conçues, associées à des programmes de formation solides, augmentent le taux de réussite des déploiements IA jusqu’à 18 points de pourcentage. 

    Ces résultats soulignent le potentiel croissant de l’IA d’entreprise pour générer de la valeur, à condition d’adopter des mesures fortes, notamment en redéfinissant les processus métiers, en renforçant la formation des employés et en optimisant l’architecture des données. 

    Voici les principaux résultats du rapport Infosys AI Business Value Radar : 

    Les industries les plus performantes 

    • Les secteurs à forte expertise intellectuelle et technique, tels que les services professionnels, les sciences de la vie, les hautes technologies, les télécommunications et l’assurance, enregistrent les meilleurs résultats avec l’IA. 

    • Les services financiers sont l’unique secteur « intellectuel » dont la performance IA est légèrement inférieure à la moyenne, en raison des contraintes réglementaires et des défis liés à la modernisation des data. 

    • En revanche, certains secteurs peinent à obtenir des résultats constants avec l’IA, notamment le tourisme et l’hôtellerie, l’industrie manufacturière, la grande distribution et le secteur public. 

    Cas d’usage les plus courants 

    • L’IT, les opérations, ainsi que la gestion des installations et des infrastructures sont les cas d’usage IA les plus répandus, adoptés par 38 % des entreprises interrogées. 

    • Ils sont suivis par la cybersécurité, la résilience et le développement logiciel, qui concernent 30 % des répondants. Les cas d’usage dans ces catégories ont 10 à 15 % de chances supplémentaires de réussir. 

    • Viennent ensuite les applications en marketing, service client et ventes. 

    • Enfin, les applications spécifiques à chaque industrie – telles que le traitement des sinistres dans l’assurance ou les essais cliniques dans la recherche médicale – ont un fort impact sur l’amélioration des opérations métier. Ces cas d’usage nécessitent généralement une transformation en profondeur des données et de l’architecture technique. 

    Gestion du changement 

    • Seules 16 % des entreprises ont mis en place une gestion du changement et une formation des employés efficaces en matière d’IA. 

    • Les entreprises qui ont déjà engagé des actions en faveur de l’IA peuvent doubler leurs chances de succès en investissant pleinement dans la préparation des collaborateurs. 

    Voici les principales recommandations mises en avant dans le rapport ; ce dernier propose cinq étapes essentielles pour devenir une entreprise AI-first et maximiser la valeur de ses déploiements IA : 

    1. Accélérer l’adoption de l’IA agentique pour transformer les modèles opérationnels. 

    2. Accélérer l’innovation en expérimentant simultanément à travers un modèle d’AI Foundry et d’AI Factory. 

    3. Former les employés pour améliorer le succès des cas d’usage IA (jusqu’à +18 points) 

    4. Adopter une approche Produit pour soutenir les modèles opérationnels IA. 

    5. Créer un comité de gouvernance IA afin de réduire les risques et améliorer la responsabilité. 

    Pour accéder au rapport complet c’est ici 

  • Comment les e-commerçants peuvent-ils tirer parti de l’IA ?

    L’impact de l’ia generative dans le e-commerce

    Selon Ferdinand Piette – Machine Learning Scientist, PhD, Sensefuel

    L’intelligence artificielle s’impose comme un moteur clé de l’innovation numérique, redéfinissant les usages et les attentes dans le e-commerce.
    De la personnalisation en temps réel à l’optimisation des recommandations, elle repousse les limites de l’expérience client. Parmi ses avancées les plus marquantes, l’IA générative (GenAI) s’est imposée comme un levier stratégique, offrant des interactions plus naturelles et ouvrant de nouvelles opportunités commerciales. Dans un marché hautement concurrentiel, elle représente un atout différenciant.
    Mais comment les e-commerçants peuvent-ils en tirer parti ? Quels défis doivent-ils anticiper ?

    1 – Les champs d’application de la GenAI dans le e-commerce sont nombreux

    Du moteur de recherche interne aux campagnes marketing, en passant par l’analyse des données clients, l’IA générative redéfinit en profondeur l’expérience d’achat en ligne. Son intégration dans les différents leviers du e-commerce permet d’optimiser l’engagement, d’accélérer la production de contenus et d’affiner la prise de décision. 

    Une conversation client optimisée

    Grâce à sa compréhension avancée du langage naturel, l’IA générative rend les interactions conversationnelles pour guider les visiteurs en quête d’un produit précis. Les moteurs de recherche internes et les assistants virtuels analysent et reformulent les requêtes complexes pour fournir la solution et les conseils les plus appropriés, comme le ferait un vendeur en magasin.
    De plus, en s’adaptant au style et au langage de chaque utilisateur, elle renforce l’engagement client et personnalise davantage l’échange.

    Une transformation de la production et de la gestion du contenu

    L’IA générative transforme la création de contenu en permettant aux e-merchandiseurs de rédiger plus rapidement des descriptions de produits claires et engageantes. Les campagnes marketing gagnent également en impact grâce à des newsletters et des annonces publicitaires adaptées aux profils clients.
    En produisant du contenu sur mesure à grande échelle, tout en ajustant le ton et la langue selon les segments de clientèle, les e-commerçants captent l’attention de diverses audiences, renforcent leur présence sur différents marchés et maximisent leur portée.

    Une exploitation avancée des données pour une stratégie affinée

    L’IA générative ouvre de nouvelles perspectives en analysant de vastes volumes de données textuelles, visuelles ou audio. Jusqu’ici, ces informations étaient difficilement exploitables à grande échelle en raison de leur complexité. Désormais, il devient possible d’identifier des tendances émergentes, d’analyser le sentiment client et de détecter des signaux faibles révélateurs d’opportunités ou de risques.
    Cette capacité d’analyse avancée permet aux e-commerçants d’ajuster leurs stratégies en temps réel, en s’appuyant sur une vision plus précise du marché et des attentes clients.

    Les champs d’application de l’IA générative dans le e-commerce montrent déjà des résultats concrets et significatifs, notamment en matière de conversation personnalisée, de gestion du contenu et d’analyse des données. Mais pour bien comprendre l’ampleur de ces avancées et en saisir tout le potentiel, il est essentiel de revenir aux origines de cette technologie. D’où vient l’IA générative ? Comment fonctionne-t-elle, et quelles sont les bases techniques qui lui permettent de transformer des interactions et processus dans le secteur du e-commerce ? Avant de discuter des défis qu’elle présente, penchons-nous sur les fondements de cette révolution technologique.

    2 – l’IA générative, une révolution technologique

    Depuis l’essor de ChatGPT en 2022, la GenAI suscite un intérêt croissant, tant auprès du grand public que des entreprises. Contrairement à l’IA traditionnelle, qui s’appuie sur le Machine Learning pour analyser des données structurées et identifier des schémas, la GenAI va plus loin : elle repose sur des modèles avancés, capables de créer du contenu original – textes, images, vidéos – à partir de données non structurées, notamment en langage naturel. Cette capacité ouvre de nouvelles perspectives, notamment dans le traitement automatique du langage, où elle dépasse les approches classiques fondées sur des analyses grammaticales et statistiques.

    L’IA générative : d’où vient-elle et comment fonctionne-t-elle ?

    Si l’IA générative telle qu’on la connaît aujourd’hui est récente, ses origines remontent à 2014. À l’époque, des chercheurs explorent des modèles dits seq2seq, capables d’encoder du texte sous forme de vecteurs numériques, de les manipuler mathématiquement, puis de les retransformer en texte. Initialement utilisés pour la traduction automatique, ces modèles donnent naissance aux premières représentations de langage (word embeddings) comme Word2Vec ou GloVe, posant ainsi les bases du search vectoriel.

    Le tournant majeur intervient en 2017, lorsque des chercheurs de Google publient l’article scientifique « Attention Is All You Need ». Ils démontrent que les modèles seq2seq peuvent être simplifiés en ne conservant que leur mécanisme d’attention, ouvrant la voie aux Large Language Models (LLM). Dès lors, Google (avec BERT en 2018) et OpenAI (avec GPT-2 en 2019) développent les premiers modèles capables de prédire les mots manquants dans un texte et d’anticiper la suite d’une phrase.

    Il faut toutefois attendre la fin 2022 pour que ces modèles se démocratisent auprès du grand public, avec la mise en ligne de ChatGPT par OpenAI. Cette interface conversationnelle, exploitant le LLM GPT-3.5, révèle à une échelle inédite les capacités de génération de texte de ces modèles, marquant un véritable tournant dans l’adoption de l’intelligence artificielle générative.

    Les limites des LLM et la génération d’hallucinations

    Les LLM ne réfléchissent pas, ils prédisent. Entraînés à compléter des textes en analysant des millions de données issues de livres, articles et forums, ces modèles apprennent à deviner les mots manquants pour reconstituer des phrases cohérentes. Leur objectif est de fournir des réponses qui correspondent aux attentes de l’utilisateur, en générant les mots les plus probables selon le contexte. Mais cette méthode présente des limites, notamment en cas d’hypothèses erronées. Par exemple, si la question repose sur une affirmation incorrecte – « La Terre est plate, peux-tu m’expliquer pourquoi ? » – le modèle tentera de répondre sans remettre en question cette assertion. Même si les LLMs actuels intègrent presque tous des sécurités pour limiter ces hallucinations, il est important de rappeler que leur conception même repose sur des probabilités et des corrélations statistiques. Autrement dit, ces modèles sont, par nature, sujets à ce type de limitations et de biais.

    Contrairement à ce que l’on pourrait penser en lui attribuant une forme de raisonnement, un LLM n’analyse pas les idées, il extrapole. Il ne génère pas de nouvelles informations à partir de rien, mais reformule, organise et structure les données qu’il reçoit. Ainsi, il est impossible de créer un contenu pertinent comme une fiche produit, par exemple, sans données préexistantes et qualifiées telles que la marque, la taille ou la couleur.

    L’émergence du modèle agentic : vers une IA plus fiable ?

    Pour dépasser ces limites, les chercheurs explorent une nouvelle approche : les modèles multi-agents. Plutôt que de s’appuyer sur un seul LLM, cette méthode fait coopérer plusieurs agents spécialisés, avec différents points de vue, différents champs d’expertise. Chacun peut traiter un aspect spécifique d’une requête, interagir avec des bases de données externes et apporter un contrôle sur les réponses finales générées.

    Ce principe repose sur une idée clé : le tout est plus grand que la somme des parties. En confrontant plusieurs points de vue et en intégrant des mécanismes de vérification, ces systèmes pourraient réduire les erreurs et améliorer la pertinence des réponses. La coopération entre plusieurs LLM ou agents permet ainsi de faire émerger un comportement global qui semble plus intelligent et cohérent que ce qu’il serait possible d’obtenir avec un seul modèle isolé.

    L’IA générative évolue rapidement, mais elle reste avant tout un outil. Bien employée, elle ouvre des perspectives fascinantes pour les e-commerçants. Toutefois, il est important de se rappeler qu’elle imite l’intelligence sans jamais réellement la comprendre. Son adoption implique de relever plusieurs défis techniques, éthiques et organisationnels afin de garantir une mise en œuvre optimale.

    3- Les défis à surmonter pour les e-commerçants

    Bien que l’IA générative offre des opportunités considérables, son adoption par les e-commerçants ne se fait pas sans défis. Le premier obstacle majeur est l’intégration de cette technologie aux systèmes existants. En effet, l’adoption de la Gen AI peut exiger des ajustements significatifs des infrastructures techniques en place. Les e-commerçants doivent garantir que les nouveaux outils s’intègrent parfaitement avec leurs plateformes e-commerce, leurs CRM et autres systèmes de gestion de données.

    Ensuite, les questions éthiques et de gouvernance deviennent essentielles. Les modèles d’IA générative peuvent parfois être biaisés, ce qui risque d’altérer la pertinence des résultats ou de poser des problèmes en matière de protection des données personnelles. La gestion de la confidentialité des informations collectées, ainsi que l’alignement des conseils générés avec les attentes des clients, sont des enjeux majeurs qui nécessitent une attention particulière.

    Enfin, la gestion du changement représente un autre défi crucial. L’implémentation de l’IA générative nécessite souvent une montée en compétences des équipes et un accompagnement dans l’adoption de ces nouveaux outils. Convaincre les parties prenantes internes et assurer une formation adéquate des équipes sont des étapes clés pour garantir une utilisation optimale de ces technologies.

    L’IA générative : un tournant pour l’e-commerce

    Plus qu’une simple évolution technologique, l’IA générative redéfinit les standards du e-commerce en transformant aussi bien l’expérience client que la performance commerciale. Loin d’un effet de mode, elle s’impose déjà comme un levier de différenciation. Mais son adoption ne va pas sans défis : intégration, gouvernance des données et adaptation des organisations sont autant d’enjeux à anticiper pour en exploiter pleinement le potentiel. Dans un marché où chaque interaction compte, les e-commerçants capables d’intégrer ces avancées avec intelligence disposeront d’un véritable avantage concurrentiel.

  • One To Monaco eCommerce- Retail 2025 : les Temps Forts

    One to One Monaco : pour un retour aux fondamentaux du commerce 

     » Entre pression économique, obligations écologiques et instabilité géopolitique, le marché est sous tension et il va le rester. La conséquence pour les acteurs du commerce est une obligation de résultats et d’efficacité.
    Face à un consommateur qui ressemble plus à un expert qu’à un client, l’offre doit être claire et le parcours impeccable » explique Sonia Mamin Po–usset, Directrice Evènements One To One Retail ECommerce. Le ton est donné.

    Retour sur les temps forts que j’ai retenus lors de cet évènement  :

    👉les chiffres clés du eCommerce par La Fevad
    👉 Retour d’experience de l’IA avec LeBonCoin
    👉 Verbatims des intervenants lors des keynotes et des Masterclass 
    👉 Les startups à suivre 

    1- Les Chiffres Clés du eCommerce 

    Pour la 14ème année consécutive, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) publie les résultats issus de son enquête sur le moral des e-commerçants français et européens. Cette étude, réalisée par Toluna–Harris Interactive pour la Fevad et LSA, auprès de 114 dirigeants de sites de e-commerce en France et de 113 dirigeants européens (Belgique, Italie, Allemagne et Espagne) marque un début de retournement par rapport à 2024.
    Retour sur la keynote d’ouverture avec Marc Lolivier, Délégué Général de la FEVAD 

    Plus optimistes qu’en 2024, les e-commerçants considèrent que leur secteur va croître en 2025

    Plus de deux dirigeants interrogés sur trois abordent 2025 dans un état d’esprit stable ou positif et la part de ceux qui se déclarent plus optimistes que pessimistes l’emporte nettement : 34% contre 25% en France et 43% contre 24% à l’échelle européenne. Ce revirement est nourri par une perception positive de la croissance du e-commerce en 2025.
    Ainsi, en France, 38% des dirigeants (+10 points en un an) estiment que le marché sera plus porteur et ils sont encore plus nombreux à partager cette vision à l’échelle européenne (41%, + 9 points).

    Avec des perspectives de meilleurs résultats financiers en 2025, les entreprises du e-commerce prévoient d’investir, notamment à l’international

    S’agissant de leur propre situation, l’optimisme est encore plus marqué chez les e-commerçants; près de 6 sur 10 envisagent une croissance du chiffre d’affaires de leur entreprise en 2025. Cette tendance est davantage marquée en France (64%, + 6 points en un an). Un dirigeant sur 10 s’attend même à une forte croissance cette année. Logiquement, les e-commerçants prévoient une amélioration de leur performance financière en 2025 et une croissance de la marge nette.

    Parmi les investissements, sans surprise , l’IA Générative avec 69 % en France, et les conditions de paiement Buy now Pay later .

    Les grandes tendances qui se dégagent en 2025 : 

    > La déconsommation
    63 % Des participants que le comportement vis à vis de la déconsommation devrait s’accentuer, Son objectif est de diminuer l’impact environnemental.

    > L’engouement pour la seconde main et la revente sur Internet
    Parmi les phénomènes de consommation qui s’installent, les achats de seconde main auxquels ont recours une large majorité des consommateurs en ligne. Ils constituent constituent un choix avant tout économique.

    > La montée en puissance des retailers asiatiques avec Shein et TEMU qui séduisent toujours plus de clients grâce à leurs prix cassés et leur intense marketing. Emblèmes de la surconsommation, les deux enseignes séduisent de plus en plus les clients à la recherche de bonnes affaires, au point de figurer largement en tête des enseignes dans lesquelles les Français ont le plus augmenté leurs dépenses en 2024.

    > Autre grande tendance : la cybersécurité 

    Les dirigeants restent très vigialnts. Les cyberattaques constituent un de leur plus gros risque. Une majorité écrasante estime que les tentatives de cyber-attaques devraient augmenter au cours de l’année. Face à cette menace, plus de 9 entreprises sur 10 ont ainsi renforcé leur politique protection au cours des derniers mois.

    Retour d’xperience de l’IA avec LeBonCoin

    « Comment l’intelligence artificielle a permis à la plateforme de faciliter le quotidien des français » Antoine Jouteau, CEO LebonCoin

    L’obsession de son dirigeant ? La simplicité, le pragmatisme et l’efficacité de sa plateforme.

    Pour rappel LeBonCoin c’est :
    . 1 million/ jour de transactions
    . 17 millions de français inscrits
    . 84 Millions d’annonces en ligne

    L’IA est utilisée pour les équipes informatiques dans le cadre d’automatisation :
    . 5000 tests de compatibilité 
    . 400 mises à jour / jour 

    Parmi les cas d’usage : Le dépôt automatique de l’annonce. Désormais, les utilisateurs peuvent utiliser l’IA mise à disposition sur l’application pour générer facilement et rapidement le descriptif de leur annonce, à partir d’une photo et d’un titre. Ainsi,si elle est utilisée, l’IA génèrera :

    • les caractéristiques du bien dans un texte détaillé
    • le prix pertinent suggéré en fonction du prix d’annonces similaires
    • les modes et poids de livraison recommandés

     

    Verbatims des intervenants lors des keynotes et masterclass

     » Avec l’IA, le client est lui aussi de plus en plus intelligent. Il sait parfois mieux que nous, ce qu’il recherche et est capable de s’informer sur tous les aspects des produits. » Lisa Nakam, directrice générale associée de Jonak.

    « IA et RSE ne s’opposent pas. L’IA est un outil. LA RSE, un sujet de fond. La RSE bénéficie des innovations IA. «  Lisa Nakam, directrice générale associée de Jonak.

    « L’IA prend tout sons sens quand elle est utilisée au service du quotidien des Français » Antoine Jouteau PDG LeBonCoin

    « Il faut assumer d’être populaire. L’IA est aussi une position assumée pour améliorer notre service »  Antoine Jouteau PDG LeBonCoin

     » Après plusieurs années d’innovations majeures, notamment avec l’IA, nous entrons dans une phase où l’innovation doit être mise au service de l’essentiel. » Sonia Mamin, Directrice du One to One Monaco

     » Pour répondre aux expériences clients toujours plus personnalisées, nous utilisons l’IA mais c’est essentiel d’en garder le contrôle.  » Corentin Dupouy Automotive Global Brand

     » L’optimise des eCommerçants Français ?  je dirais que nous gardons le panache, voir une certaine arrogance face à l’environnement incertain » Marc Lolivier, DG de la FEVAD

    Les startups à suivre 

    Le Village Startups réunissait 21 startups innovantes .
    Ces jeunes entreprises ont été sélectionnées pour leur capacité à répondre aux défis actuels du retail et de l’e-commerce, notamment en matière d’expérience client, d’acquisition, de fidélisation, de paiements, de gestion et sécurisation des données, de traçabilité, de RSE, d’IA et de big data.

    Voici la liste des startups sélectionnées :

    Parmi elles, j’ai retenu deux d’entre elles : Klark et Reutec cette dernière avec OPOPOP ont particulièrement retenu mon attention pour leur potentiel de croissance et leur engagement écologique.

    KLARK
    👉 Pitch : optimiser les délais de réponses dans les centres de contacts
    👉Solution : #IA générative
    👉Chiffre clé : 1 million de problèmes résolus en 2024

    REUTEC 
    👉 Pitch : Le colis réutilisable adapté à votre logistique
    👉Solution : Les clients utilisent les colis réutilisables des e-commerçants ! Après réception, ils le replient et le déposent en boîte aux lettres jaune La Poste sans rien payer.
    👉Chiffre clé : 1,7milliards de colis à usage unique

     

  • L’IA révolutionne les secteurs réglementés comme la finance, la santé et l’énergie, mais à quel prix ?

    Quelles sont les bonnes pratiques pour une IA conforme et sécurisée ?

    Selon Antony Derbes, Président d’Open Lake Technology

    L’intelligence artificielle (IA) redessine en profondeur les stratégies des entreprises évoluant dans des secteurs hautement réglementés comme la finance, la santé ou l’énergie. Ses capacités de traitement massif de données et d’automatisation promettent des gains de performance inédits, mais posent aussi des questions fondamentales sur la conformité et la gestion des risques.
    Comment tirer parti de cette technologie tout en respectant un cadre réglementaire en constante évolution ?

    Un enjeu de conformité accru par l’IA

    Les nouvelles réglementations, comme le futur AI Act de l’Union européenne, imposent des exigences de transparence, de responsabilisation et de contrôle renforcés sur les systèmes d’IA. Dans les secteurs soumis à des normes strictes, les entreprises doivent s’assurer que leurs modèles d’IA respectent des principes éthiques et légaux pour éviter tout risque juridique et réputationnel. Cela implique une documentation rigoureuse des processus d’apprentissage et de décision, mais aussi une validation régulière des algorithmes.

    Les régulateurs exigent également une maîtrise accrue de l’explainability, c’est-à-dire la capacité à expliquer comment un modèle d’IA arrive à une décision. Cette exigence est d’autant plus importante dans des secteurs où les erreurs peuvent avoir des conséquences lourdes, comme un refus de crédit injustifié, une erreur de diagnostic médical ou une fausse alerte en cybersécurité.

    Les bonnes pratiques pour une IA conforme et sécurisée

    Pour concilier innovation et respect des normes, plusieurs stratégies peuvent être mises en place :

    👉Auditabilité et traçabilité : Il est crucial de garantir une transparence maximale des algorithmes en documentant les données utilisées, les critères de décision et les modélisations employées.

    👉Protection des données : L’IA repose sur l’exploitation de volumes massifs de données. Assurer l’anonymisation et la sécurisation des informations sensibles est essentiel pour éviter les violations de la RGPD et autres lois de protection des données.

    👉Détection et correction des biais : Les biais algorithmiques peuvent entraîner des discriminations involontaires. Des systèmes de surveillance et des audits réguliers permettent de limiter ces risques et d’assurer l’impartialité des décisions prises par l’IA.

    👉Encadrement réglementaire anticipé : La mise en conformité d’un système IA après son déploiement peut être coûteuse et difficile. Anticiper les futures obligations permet d’éviter des ajustements lourds et inadaptés.

    Une réglementation en mutation, un enjeu de compétitivité

    Si les contraintes légales peuvent apparaître comme un frein à l’innovation, elles constituent aussi une opportunité pour les entreprises qui sauront les transformer en avantage compétitif. Une gouvernance IA robuste et une approche proactive de la conformité permettent non seulement de réduire les risques juridiques, mais aussi de gagner en crédibilité et en attractivité vis-à-vis des clients et des investisseurs.

    Les entreprises qui se préparent dès maintenant à intégrer l’IA de manière responsable et éthique seront mieux armées pour s’adapter aux futures exigences réglementaires. Elles bénéficieront également d’une adoption plus sereine de cette technologie, sans risquer de se retrouver bloquées par des restrictions soudaines ou des scandales liés à un manque de contrôle.

    En fin de compte, la question n’est pas de savoir si les entreprises doivent adopter l’IA, mais comment elles peuvent le faire de manière responsable et durable, en conciliant innovation et respect des normes. Celles qui sauront maîtriser ces enjeux auront une longueur d’avance sur leurs concurrents et contribueront à façonner un environnement technologique plus fiable et sûr pour tous.

  • Comment l’intelligence artificielle transforme-t-elle notre façon de travailler ?

    Comment l’intelligence artificielle transforme-t-elle notre façon de travailler ?

    Selon les conclusions du Work Relationship Index 2024, commandité par HP

    Cette question est au coeur de l’AI Action Summit 2025, qui se tiendra les 10 et 11 février à Paris, avec un axe de travail dédié intitulé « L’avenir du travail ». Selon les conclusions du Work Relationship Index 2024, commandité par HP et menée auprès de plus de 15 000 personnes dans 12 pays, 53 % des knowledge workers* français utilisent l’IA dans leur activité professionnelle, un bond significatif par rapport aux 33 % enregistrés en 2023. Cette étude, qui explore la relation des Français avec leur travail, révèle que cette nouvelle technologie contribue à alléger les tâches quotidiennes, tout en offrant des opportunités inédites d’engagement et d’équilibre entre vie personnelle et professionnelle. 

    L’IA, un atout incontournable pour les employés français 

    Plus d’un travailleur sur deux en France intègre désormais l’intelligence artificielle dans ses tâches professionnelles, ce qui illustre son rôle croissant dans l’amélioration des conditions de travail. 

    Parmi les utilisateurs, 73 % estiment qu’elle facilite leur travail, une proportion qui atteint 83 % chez les dirigeants. En outre, 68 % y voient une opportunité de s’investir davantage dans leurs activités professionnelles, tandis que 60 % considèrent qu’elle joue un rôle clé dans leur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. 

    Cependant, l’étude révèle également un potentiel encore inexploité : 39 % des employés n’utilisant pas encore l’IA reconnaissent qu’elle pourrait les aider à améliorer leur relation au travail. 

    La Gen Z, moteur générationnel de l’utilisation de l’IA 

    En France, l’utilisation de l’IA varie fortement selon les générations, avec la Génération Z se positionnant comme le moteur principal de son adoption. En effet, 80 % des actifs de la Génération Z intègrent l’IA dans leurs activités professionnelles, un chiffre bien supérieur à celui des Millennials (60 %), de la Génération X (46 %) et des Boomers (29 %). Cette dynamique place les jeunes générations au centre de la transformation numérique, ce qui démontre leur capacité à s’approprier rapidement des outils technologiques qui redéfinissent les environnements de travail. 

    L’IA, la clé d’une carrière boostée, mais un défi pour les entreprises 

    En France, 58 % des utilisateurs de l’IA considèrent qu’une meilleure compréhension de cette technologie constitue un véritable accélérateur pour leur carrière. Cependant, un frein persiste : un tiers des knowledge workers* (36 %) estime que leur entreprise ne propose pas de formation adaptée pour garantir son utilisation optimale. Ces chiffres mettent en lumière l’importance pour les entreprises de développer des programmes de formation sur l’IA, afin de répondre aux attentes de leurs collaborateurs et de maximiser les bénéfices liés à cette technologie. 

  • Pourquoi la vague IA n’atteint pas les directions de la communication

    Les directions de la communication peinent à débloquer les budgets nécessaires pour le déploiement de l’IA

    Selon une étude* réalisée par le E-CERCLE et JIN

     Le E-CERCLE, communauté des professionnels de la communication corporate digitale et l’agence JIN, spécialiste de l’influence digitale et des relations publics, publient une étude sur la prise en main de l’IA par les directions de la communication corporate des grandes entreprises en France. 

    La majorité des directions de la communication interrogées indiquent que l’impact de l’IA est déjà fort (40%) ou très fort (11%) dans leurs opérations. Parmi les domaines de la communication qui sont les plus impactés par l’IA aujourd’hui, on retrouve la production de contenu (cité par 81% des sondés), la créativité et stratégie de communication (63%) et la veille et les études (52%). Redte encore des freins : 

    Les principaux avantages de l’utilisation de l’IA pour les équipes communication corporate : utile pour la productivité (63%), la créativité (48%) et l’efficacité (26%). 

    Pour 93% des sondés, l’IA aura un impact au moins similaire à l’arrivée d’internet, pour tous les métiers. 

    Des directions en transformation 

    Dans ce contexte, les directions de la communication se préparent à faire face à cette révolution. Déjà 1/3 des équipes se disent “AI ready” et 2/3 l’utilisent à un niveau expérimental. Cette étude nous apprend également qu’un tiers des équipes accepte avec des réserves l’arrivée de l’IA dans les métiers. 

    Les directions communication ont approché l’IA par le concret et les cas d’usage (93%), en insistant sur la formation de leurs équipes (74% des directions de la communication interrogées ont mis en place une formation “pratique” et 52% d’entre elles une formation “magistrale”). Une approche terrain intéressante pour l’acculturation et l’appropriation des outils. 

    Mais paradoxalement, si la grande majorité des sondés considèrent que l’IA aura un impact fort dans leur direction, l’investissement ne semble pas suivre l’enjeu. 67% prévoient d’investir un peu plus dans l’adaptation de leurs équipes à l’IA et seulement 30% beaucoup plus. 

    “Une grande surprise pour nous a été de se rendre compte que les directeurs de la communication voient venir la vague IA, mais les investissements financiers pour y faire face ne suivent pas. C’est un peu comme vouloir traverser un désert avec une gourde à moitié vide : on connaît l’ampleur du défi, mais on n’est pas équipé pour le relever”, constate Alexandre Villeneuve, co-fondateur de l’agence JIN et auteur du Manuel de survie à l’IA (Editions Ellipses). 

    Des défis à relever 

    Pour l’heure, l’IA est utilisée de manière expérimentale dans 63% des actions entreprises par les directions de la communication (créations de contenu, etc.), mais son usage opérationnel reste limité à 30%. Les directions communication peinent encore à trouver les leviers pour accélérer cette adoption. 

    L’étude met en lumière des freins significatifs, tels que les enjeux de sécurité, cités par 56% des sondés, ou le temps nécessaire pour la formation (44%), ainsi que les délais de mise en place IT (37%). Ces enjeux doivent être résolus pour instaurer la confiance nécessaire au déploiement à grande échelle de ces technologies. 

    “Si l’IA promet d’améliorer la créativité, la productivité et l’internationalisation des communications, elle soulève aussi des enjeux majeurs tels que la gestion de la désinformation, la standardisation des contenus et les questions éthiques liées à la transparence et à la confiance” ajoute Marylène Rofidal, coordinatrice du E-CERCLE.