Catégorie : Intelligence artificielle

  • Etude OpenText : La machine plus fiable que l’Homme ?

    Intelligence artificielle : un Français sur trois pense qu’une technologie intelligente prendrait de meilleures décisions que nos élus gouvernementaux

    Etude OpenText 

    L’Internet des Objets (IoT) a été identifié comme la prochaine phase dans l’évolution de l’Internet. Il transformera le monde tel que nous le connaissons, créant un réseau géant et mondial d’appareils et de machines qui sont connectés, communiquent et échangent des informations. Ce marché verra 50 milliards d’appareils connectés d’ici à 2020*. L’impact de l’IoT sur chaque secteur sera donc potentiellement énorme.

    Alors que l’IoT est perçu par beaucoup comme un concept nébuleux et futuriste, en réalité il existe déjà : nous portons des bracelets connectés, des montres intelligentes et conduisons des voitures avec des capteurs intégrés. Grâce à l’IoT, beaucoup de nos appareils de tous les jours auront bientôt la possibilité de s’auto-surveiller et de communiquer avec un réseau.

    Pour autant, sommes-nous conscients de tout cela et surtout sommes-nous prêts à faire confiance à des machines autant qu’à un être humain ? OpenText a réalisé un sondage auprès de 2 000 Français pour avoir un début de réponse.

    La machine plus fiable que l’Homme ?

    Interrogés sur l’impact qu’auraient les robots/l’automatisation intelligente sur différents secteurs, les Français se montrent tout de même encore partagés en ce qui concerne la potentielle plus-value apportée.

    Ce constat est assez clair pour le secteur automobile. A la question « Pensez-vous que les voitures autonomes rendront les routes plus sûres ? », 34% des interrogés estiment que ce sera en effet le cas dans la mesure où ces voitures n’auront d’autres choix que de respecter le code de la route à la lettre tandis que près de 39% pensent justement que ce manque de flexibilité finira par frustrer les automobilistes et ne résoudra donc en rien le problème de la sécurité routière. 28,5% des sondés déclarent d’ailleurs qu’ils se sentiraient eux-mêmes frustrés de devoir « conduire » une voiture qui suivrait le code de la route sans pouvoir y déroger.

    En ce qui concerne le service client, 89% des interrogés pensent qu’ils obtiendront un meilleur service en ayant affaire à un être humain. Ils admettent cependant que la machine / technologie intelligente est plus efficace que l’homme dans certaines situations telle que l’achat de produit ou de service en ligne (18%) ou encore dans les centres d’appel (15%).

    3 Français sur 10 pensent qu’une machine pourrait faire une meilleure analyse de la situation et des données à sa disposition qu’un élu gouvernemental. 23% d’entre eux expliquent cependant que la décision finale doit revenir à un être humain. Pour 30% des sondés, l’intégration de technologie intelligente au sein de l’administration française permettrait de réduire les temps d’attente, pour près de 27% d’avoir moins de formulaires à remplir et pour 20% d’entre eux, cela permettra de réduire le nombre d’erreurs commises.

    Dans le secteur de la santé, l’alliance de la technologie intelligente et de l’Homme semble avoir déjà convaincue une partie de la population. Pour 40% des Français, l’introduction de l’intelligence artificielle dans le secteur de la santé permettrait d’obtenir un diagnostic plus fiable. Près de 29% des interrogés déclarent qu’ils feraient confiance au diagnostic émis par une forme d’intelligence artificielle, mais aimeraient tout de même que le diagnostic soit confirmé par un médecin.

    L’ère du tout automatique n’est bien sûr pas encore à envisager mais les Français commencent à voir que sur certaines missions spécifiques, le soutien d’une intelligence artificielle peut être un atout précieux pour l’Homme. 3 Français sur 10 se disent déjà prêts à troquer un collègue humain contre un collègue « robot »… L’évolution est en marche !

     

    * Estimation faite par Cisco

     

  • 4 étapes pour engager rapidement les prospects

    Relever le challenge du Marketing et des Ventes :
    4 étapes incontournables avec l’analyse prédictive

    Par Christelle Dhrif, Directrice Marketing & Communication de Sidetrade

    Les méthodes de prospection B2B ont connu un changement significatif ces dernières années. Désormais, les clients n’attendent plus d’être démarchés pour se renseigner sur une entreprise et ses produits. A l’ère de l’hyper-connectivité, il suffit de quelques clics pour connaître un marché et comparer les offres concurrentes. Le processus d’engagement commercial s’en retrouve par conséquent considérablement complexifié.

    Dans ce nouveau contexte, les marketeurs et commerciaux 2.0 sont à la recherche de nouveaux leviers pour engager plus rapidement les prospects et les convertir en clients. Ce contexte met en valeur les solutions avec une approche data-driven. En effet, les algorithmes de machine learning de telles solutions permettent de collecter et traiter la donnée disponible sur un prospect et son organisation et de la transformer en leviers d’action directement exécutables pour savoir qui cibler, avec quelle offre, et à quel moment.

    Si la promesse semble incroyable, l’intelligence artificielle permet aux directions commerciales et marketing d’accéder à ce graal dès aujourd’hui. Zoom sur les étapes indispensables pour y parvenir.

    Etape 1 : la collecte de données en masse

    L’analyse prédictive requiert toutes les données disponibles sur le marché local – ou global –, qu’il s’agisse de données firmographiques ou individuelles, au niveau de chaque contact. Ces données sont collectées à partir de centaines de sources internes et externes, indexées en temps réel  puis confrontées et analysées pour construire un modèle prédictif.

    Etape 2 : la construction de modèles prédictifs

    Cette étape exige que les données soient en amont normalisées (filtrage, arrondi, analyse factorielle, sélection de paramètres…) et modélisées à partir de différentes techniques statistiques suivant le résultat désiré. Ces modèles (modèles Linéaires Généralisés, réseaux neuronaux, Machines Vecteurs Supports…) doivent ensuite être évalués et continuellement comparés et testés, afin de définir quel est le processus qui permet de construire le meilleur modèle prédictif.

    Etape 3 : l’extraction de données business

    Les centaines de scores de propension obtenus par les modèles prédictifs sont traduits en données utilisables par le marketing et les équipes commerciales comme la Customer Lifetime Value (Valeur Vie Client). L’information est largement distribuée et partagée sous la forme de flux continus et actualisés.

    Etape 4 : la transformation des données en actions

     Une fois les données collectées, agrégées et extraites, les utilisateurs finaux sont alors en mesure d’obtenir des insights leur permettant d’accélérer et d’orienter la prise de décision tout au long du cycle client. Les directions métier peuvent accéder à ces données via un outil front end spécifique ou directement à partir des solutions de CRM ou de Marketing Automation, accélérant ainsi la transformation des data en actions. Par exemple, les scénarios d’e-mailing aux prospects et clients peuvent être ajustés en temps réel ; les campagnes, plus rapidement implémentées.

    A l’heure de la Data Science as a Service (DaaS), les entreprises n’ont plus besoin d’investir dans des développements de systèmes d’information spécifiques internes ou des services de consulting sophistiqués. L’émergence d’un nouveau marché de plateformes d’intelligence artificielle B2B exploitant pleinement les capacités de l’analyse prédictive facilite la mise à disposition des données au sein des organisations, ouvrant une nouvelle porte dans l’engagement client via la data.

    L’écrasement de l’organisation hiérarchique et la multiplication des points de prise de décision modifient fondamentalement la gestion de l’information. Forester estime que 89 % des directions commerciales et marketing B2B envisagent de recourir à des modèles prédictifs à court terme pour mieux piloter leur cycle client. Sans surprise, l’analyse prédictive fait partie des tendances à adopter pour rester compétitif dans un monde dominé par la data…

     

     

  • ROOM’n 2017 au cœur de la transformation digitale – Temps forts

    ROOM’n 2017 au cœur de la transformation digitale

    Par Annie Lichtner, journaliste 

    Digital workplace, ChatOps, IoT, ou encore data mobile, ROOMn qui s’est déroulé du 7 au 9 Mars à Monaco organisé par DG Consultants a tenu ses promesses. Retour sur les temps forts de cet événement centré sur la transformation digitale.

    1-CDO/CMO/CITO/DSI : Qui mène la transformation digitale ?

    DSI et Direction Marketing n’ont plus le choix. La montée en puissance du digital leur impose aujourd’hui de travailler main dans la main. Cependant, la mise en place d’une collaboration est plus difficile qu’il n’y paraît. Accepter de travailler sur un projet sous un autre angle que sa vision n’est pas aisé…en particulier au sein d’une organisation en silos. Pour Thomas Husson, Vice-President and Principal Analyst du cabinet d’études Forrester : « Le digital concerne toute l’entreprise. Il est partout. » Dans la révolution digitale, tout le monde rêve de travailler dans une startup qui n’a pas de passif où tout est possible. Pour Thomas Husson cela passe aussi parles ressources humaines qui doivent recruter de nouveaux profils pour accompagner la transformation. «Il faut donner du sens au collaborateur : quel impact digital sur le client ou le métier ? préconise Alexandra Mailliard, responsable accompagnement de al transition digitale.

    De son côté, Ludovic Tassy DSI chez Affelou soutient : « Un CDO tout seul ne fait pas grand-chose. Il faut des relais pour les connexions avec le système d’information ». Il en ressort que l’implication de la DSI dans la fonction marketing peut revêtir deux formes. L’une, plus traditionnelle portée par les DSI, axée sur la gouvernance des infrastructures et des postes de travail. Ses valeurs sont la qualité du service rendu à l’utilisateur, la sécurité, le respect des normes et des règles de gestion. L’autre, préconisée par des CMO, est plus « agile », conçue dans le sillage du numérique, de la culture Internet. « On discute plus avec les métiers. J’arrive à leur faire passer des messages sur la faisabilité des projets. On avance à petits pas, par itérations » déclare Ludovic Tassy. Même approche pour Catherine Lardy Directrice en charge de la Transformation Groupe IMA (Inter Mutuelles Assistance) qui ajoute : Il faut des « relais avec la DSI », même si ce n’est pas naturellement spontané.

    2- Innover avec Google

    Gmail, Android, YouTube, Chrome… Google dispose désormais de 8 produits ayant plus d’un milliard d’utilisateurs actifs dans le monde. Et ce n’est qu’une étape car l’innovation continue d’être le moteur de l’entreprise. Aujourd’hui, l’Intelligence artificielle, le Machine Learning, le Big Data,… sont au cœur des solutions mises à disposition de tous pour innover et répondre aux défis de la transformation digitale. Parmi les grands messages lés de Michael Wyatt, Head of Mobile Platforms, Entreprise , EMEA chez Google :

    • La disparition des datacenters dans les entreprises qui n’ont plus raison d’être et seront désormais dans le cloud
    • De l’intelligence artificielle avec plateforme A.I. Experiments, qui concentre plusieurs exemples de ce que Google sait désormais faire. Ainsi, le service Thing Translator qui permet de reconnaître un objet via la caméra de son smartphone et propose en temps réel une traduction dans la langue souhaitée. Mais aussi dans Google Docs avec des assistants intelligents pour analyser rapidement sa feuille de calculs et comprendre les données utiles
    • Une plateforme de traduction via un système de réseau neuronal pour une meilleure compréhension des textes
    • Au delà de l’analyse de l’image, Google proposer l’analyse de l’émotion liée à cette image. Une innovation pour analyser les blogs comportant par exemple des images violentes.

    3- MICROSOFT AI, ChatBot … les nouvelles interfaces utilisateurs pour votre Transformation Digitale

    Comment passer d’une relation transactionnelle à une relation conversationnelle grâce aux nouvelles interfaces utilisateurs ? Pour Michel Rousseau, Consultant UX/UI/Usages chez Microsoft cela passe par Hololens. La démo est bluffante. Hololens est en effet un casque de réalité augmentée fonctionnant avec des hologrammes. Le casque Microsoft HoloLens embarque un ordinateur qui tourne sous Windows et est doté de 3 processeurs. Il est capable de réaliser la simulation des holographes sans l’obligation d’être connecté à internet. Ce qui est intéressant ceux sont les possibiltiés B2B du casque pour la maintenance d’appareils pour els secteurs automobile, mécanique les techniciens ont la possibilité de se faire accompagner par un assistant virtuel qui les guide pas à pas.

     » Grâce à HoloSkype, le technicien bénéficie de l’aide d’un ingénieur à distance, tout en gardant les mains libres », explique Michel Rousseau. La maintenance devient non seulement plus rapide, mais aussi plus sûre. » L’expert à distance voit tout ce que voit le technicien, et peut lui indiquer des éléments comme s’il était à côté de lui. Pour expliquer, il peut aussi dessiner ou indiquer quel chemin doit suivre un câble qu’il faut poser.
     »
    L’ère du technicien 4.0″ est désormais ouverte.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=37HcSPKJk6k

    Un grand merci donc aux organisateurs qui réussissent le tour de force de réunir une fois par an les décideurs du secteur dans un cadre propice aux échanges.

     

     

     

     

     

  • Le Machine Learning s’apprête à révolutionner les pratiques de segmentation de marché

    Le Machine Learning dans les programmes stratégiques de nombreuses entreprises à travers le monde

    Rapport publié par QUBIT 

    Le Machine Learning, la forme d’intelligence artificielle permettant aux ordinateurs d’apprendre sans programmation explicite, se fait rapidement une place dans les programmes stratégiques de nombreuses entreprises à travers le monde, alors que son potentiel et sa puissance commencent à être reconnus.

    Les dernières prédictions d’IDC (International Data Corporation) suggèrent qu’alors que les tactiques traditionnelles déclinent, faute de produire les résultats désirés, les dépenses en logiciels d’IA pour les départements marketing vont connaître une croissance importante, passant de 360 millions de dollars (330 millions d’euros) en 2016 à plus de 2 milliards (1,9 milliards d’euros) en 2020.

  • Réalité mixte et humanisation de l’intelligence artificielle : nouveau rapport d’Accenture

    Accenture – Le rapport Fjord Trends 2017 se penche sur les développements numériques à surveiller cette année

    Réalité mixte et humanisation de l’intelligence artificielle : un nouveau rapport d’Accenture se penche sur les nouveaux enjeux du design, plus novateur, réactif et émotif que jamais

    Le rapport Fjord Trends 2017 jette un regard provocateur sur les développements numériques à surveiller en 2017 selon Fjord, le studio de design et d’innovation d’Accenture Interactive

    S’il y a quelque chose à retenir pour 2017, c’est que les technologies numériques et l’hyper connectivité accélèrent l’innovation par les utilisateurs. Les entreprises qui réussissent sont celles qui savent s’adapter et répondre au changement continu. Dans ce contexte, Accenture publie Fjord Trends 2017, son dixième rapport annuel sur les tendances numériques émergentes les plus significatives qui bouleverseront les entreprises et la société pour l’année à venir.

    Trois grands thèmes se dégagent, défiant les normes et les préjugés. Les véhicules autonomes, les maisons intelligentes et les assistants virtuels créent de nouveaux écosystèmes menaçant le smartphone comme centre de commande de nos vies connectées. Le storytelling se renouvelle à travers l’essor du partage d’information brute en direct, contenus personnels et nouveaux modes de diffusion. Enfin la montée de l’expérience sociale devra bientôt être prise en compte par toute organisation souhaitant percer dans un monde « post-vérité ».

    « L’enjeu est de favoriser l’intelligence et le potentiel humains en créant des services qui ont un sens dans une gamme élargie d’environnements digitaux », affirme Mark Curtis, directeur de Fjord. « Les interfaces sont de plus en plus rapides, se miniaturisent et s’automatisent. Les entreprises doivent s’adapter à de nouveaux environnements plus intenses et immersifs. Notre dixième rapport annuel Trends provoque, informe et inspire, et il fournit surtout des axes de réflexion pour un design adapté à l’évolution rapide de l’expérience. »

    Trends 2017 examine huit tendances numériques qui devraient façonner la prochaine génération d’expériences :

    1)    Histoires éphémères : la démocratisation du storytelling, et après ? Les marques passent du storytelling au « storydoing », mettant en avant des actions plutôt que des discours. Elles feront place à leurs publics pour qu’ils façonnent leurs propres histoires par des contenus personnels et souvent éphémères.

    2)    Repenser l’innovation : un recâblage au service de l’innovation. Les entreprises devront se repenser pour favoriser la créativité et se recentrer sur les individus. Dans ce but elles étendront les principes et pratiques de l’innovation à la transformation de l’entreprise.

    3)    Un monde où les frontières du réel s’estompent : au-delà des oppositions entre les réalités augmentée, virtuelle et mixte. La réalité mixte se généralise et les entreprises renonceront aux expériences dédiées à un seul type de réalité pour exploiter et combiner tous les types de réalité.

    4)    Le monde sur des roues : ralentissez pour accélérer. Les véhicules autonomes feront bientôt partie de notre quotidien ; les entreprises doivent envisager le véhicule comme un environnement mobile connecté avec de multiples appareils. Les entreprises les plus avancées exploreront la continuité de l’expérience du consommateur entre le véhicule et la maison.

    5)    Des maisons sans frontières : un service au doigt et à l’œil. Les entreprises ne devront plus cantonner leurs stratégies aux appareils, mais aller au-delà, pour concevoir et offrir des expériences domestiques qui répondent mieux aux envies et aux besoins hétérogènes des habitants.

    6)    Les marques et l’effet sablier : ne restez pas au milieu du gué. Avec la polarisation des marques, celles qui restent au centre doivent changer leur stratégie en se spécialisant ou au contraire en devenant complètement génériques.

    7)    L’intelligence artificielle et moi : l’humanisation des chatbots. L’IA se développe de façon exponentielle. En 2017, les entreprises se tourneront vers l’intelligence émotionnelle qui deviendra un facteur clé de différenciation.

    8)    Conséquences imprévues : le cannibalisme des clients. Les entreprises ne se préoccuperont pas seulement des expériences de leurs clients et employés, mais aussi de leurs expériences sociales, pour se prémunir des éventuelles conséquences indésirables de leurs activités.

    « Nous assistons à une ère d’innovation sans précédent, qui poussera les entreprises à se réinventer pour réussir », affirme Claude Chaffiotte, directeur d’Accenture Interactive en France et au Benelux. « Les entreprises de tous les secteurs apprennent à exploiter le digital pour mieux servir leurs clients. C’est dans cette optique qu’elles doivent repenser leur fonction et leurs services afin de transformer le changement en opportunités. »

     Trends 2017 s’appuie sur la réflexion collective de plus de 800 designers et développeurs de Fjord à travers le monde, à partir de leurs observations sur le terrain, de recherches tierces et de projets client. Pour le rapport complet, consultez www.trends.fjordnet.com ou partagez vos commentaires avec nous sur Slideshare.

     

  • Le futur de la technologie pour les humains par les humains

    La vision technologique 2017 d’Accenture prévoit un futur de la technologie pour les humains, par les humains

    L’accélération du développement des technologies centrées sur l’homme dans les domaines de l’intelligence artificielle, des écosystèmes numériques et des places de marché donnera le pouvoir aux hommes et conduira à des transformations de l’entreprise et de la société 

    Ce sont les hommes qui détiennent le pouvoir de façonner et d’utiliser la technologie pour innover utilement, améliorer la vie quotidienne, transformer l’entreprise et la société. C’est le message de la vision technologique 2017 d’Accenture, le rapport annuel dédié aux technologies d’Accenture, qui anticipe les principales tendances technologiques qui transformeront l’entreprise et ses activités d’ici 2020.

    Le thème du rapport de cette année, « Technology for People » (la technologie pour les humains), invite les dirigeants économiques et technologiques à concevoir et utiliser la technologie pour augmenter et amplifier les capacités humaines. Le rapport indique que nous commençons à voir émerger des technologies faites pour les hommes et par les hommes, c’est-à-dire des technologies qui anticipent nos besoins et nous offrent des expériences hyper-personnalisées.

    « Le rythme des changements technologiques est extraordinaire et génère les avancées les plus considérables depuis les débuts de l’informatique », affirme Marc Bousquet, directeur d’Accenture Technology en France. « Parce que la technologie transforme notre façon de travailler et de vivre, elle soulève d’importantes questions sociétales et crée de nouvelles opportunités. Au final, les changements qui impacteront nos vies dépendent des hommes, et nous sommes convaincus que les dirigeants, réactifs et responsables, s’assureront de l’impact positif de ces nouvelles technologies. »

    Pour ce rapport, Accenture a interrogé plus de 5 400 cadres dirigeants (métiers et informatiques) dans le monde. Près de 9 répondants sur 10 (86 %) indiquent que si les technologies individuelles progressent rapidement, c’est leur effet multiplicateur qui crée de véritables innovations.

    La vision technologique 2017 montre comment, grâce aux progrès de l’intelligence artificielle, de l’Internet des objets et du Big Data, nous pouvons désormais concevoir des technologies proches de la pensée humaine, capables d’anticiper nos désirs et nos besoins. Cette approche technologique centrée sur l’homme est fructueuse pour les entreprises, qui passeront du statut de fournisseur à celui de partenaire, tout en transformant leur organisation interne.

    L’entreprise CVS Health illustre l’adoption d’une approche centrée sur l’homme, en l’occurrence pour améliorer les soins de santé. Son application mobile compatible avec les montres intelligentes (smartwatch) permet aux utilisateurs de paramétrer des rappels personnalisés pour la prise de médicaments, de prendre des photos de leurs ordonnances pour les renouveler, et de scanner leur carte d’assurance maladie pour présenter des informations à jour aux pharmaciens. Dans un secteur longtemps connu pour des interactions impersonnelles et des temps d’attente insupportables, des entreprises comme CVS Health permettent aux individus de prendre la main sur leur santé tout en renforçant la relation patient-médecin.

    La vision technologique identifie cinq tendances émergentes essentielles au succès dans l’économie numérique d’aujourd’hui :

    • L’IA, une nouvelle identité. L’intelligence artificielle (IA) prend son envol. Elle traite les grands comme les petits problèmes en rendant les interactions simples et intelligentes. L’IA devient la nouvelle interface utilisateur (IU), sur laquelle s’appuient les transactions et les interactions avec les systèmes. 79 % des personnes interrogées considèrent que l’IA révolutionnera la façon dont les entreprises collectent l’information et interagissent avec leurs clients.
    • La technologie conçue pour l’homme. La technologie est conçue par des humains, pour des humains. Elle s’adapte à la manière dont nous nous comportons et apprend de nous pour améliorer et enrichir nos vies. 80 % des cadres interrogés pensent que les entreprises doivent non seulement comprendre la situation actuelle de leurs utilisateurs mais aussi la direction qu’ils souhaitent prendre, et mettre la technologie au service de ces projets.
    • Les écosystèmes, ces macrocosmes. Les entreprises-plateformes offrant un point d’accès unique à de multiples services ont bouleversé les règles de fonctionnement et de concurrence des entreprises. Pour prendre l’avantage dans cette nouvelle ère de l’intelligence, les entreprises n’ont pas seulement besoin d’une stratégie de plateforme mais aussi d’une approche par écosystème. Plus d’un quart (27 %) des cadres interrogés indiquent que les écosystèmes numériques transforment déjà l’activité de leur entreprise et leur manière de créer de la valeur.
    • La synergie des talents.Les plateformes de travail dédiées aux travailleurs indépendants (freelances) et aux solutions de gestion du travail en ligne se multiplient.  De grandes entreprises font disparaitre les hiérarchies traditionnelles et les remplacent par des marchés de talents, entrainant une transformation économique sans précédent depuis la Révolution industrielle. Et de fait, 85 % des cadres interrogés prévoient d’augmenter l’utilisation par leur entreprise de travailleurs indépendants au cours de l’année prochaine.
    • Des territoires à explorer. Pour réussir dans l’économie numérique d’aujourd’hui, fondée sur les écosystèmes, les entreprises doivent s’aventurer en terre inconnue. Au lieu de se concentrer exclusivement sur le lancement de nouveaux produits et services, elles doivent voir plus grand et saisir les opportunités d’établir des règles et des normes dans de nouveaux secteurs. Et en effet : 74 % des cadres interrogés indiquent que leur entreprise prend pied dans des secteurs numériques entièrement nouveaux et encore à définir.

    Depuis près de 17 ans, Accenture analyse de façon systématique le paysage de l’entreprise pour identifier les tendances émergentes dans les technologies les plus susceptibles de modifier les entreprises et les secteurs. Pour plus d’informations sur le rapport de cette année, consultezwww.accenture.com/technologyvision ou suivez la conversation sur Twitter avec #TechVision2017.

     

  • Les grandes leçons de la NRF New York 2017

    Les grandes leçons de la NRF New York 2017

     Par Didier Farge , Président de Conexance 

    Repousser les limites
    L’astronaute Scoot Kelly a livré son expérience historique à bord de l’ISS, alors que son frère jumeau Mark Kelly, a participé à cette expérience, mais depuis la Terre.
    L’idée en pratique – Après 340 jours passés dans la Station spatiale internationale, pour Scott Kelly, « se réadapter à la vie sur Terre est un défi « .
    L’idée à suivre – Tout est possible : « If you can dream it you can do it ! »

    Savoir s’adapter
    Leader charismatique, homme d’affaires, self-made man et philanthrope infatigable, le parcours de Sir Richard Branson a fasciné sur la manière de garder son cap en toute circonstance.
    L’idée en pratique – Savoir changer de business model à temps, faire pivoter son modèle économique au bon moment. Cela impose de changer de cap en affinant ou en modifiant l’idée de départ. Une pratique qui suppose ténacité et flexibilité.
    L’idée à suivre –  Il est certain qu’en 2017, quelque soit notre place dans l’entreprise, il va s’agir de s’adapter aux situations qui nous arrivent quasiment en temps réel, d’être rapide et flexible. Les robots n’ont pas encore gagné la partie…

    Hyperpersonnalisation ou le sur-mesure… à l’échelle industrielleOn entre dans l’ère de l’hyper personnalisation des sites, qui est un enjeu clé pour servir l’expérience utilisateur et développer l’engagement client.
    Les idées en pratique – Strypes qui personnalise chaque produit en ligne. Les chaussures Shoes of prey personnalisables de A à Z pour un résultat unique.
    L’idée à suivre – La personnalisation n’est pas un concept nouveau mais la tendance actuelle est d’aller plus loin, en poussant cette personnalisation jusqu’au niveau individuel et en l’adaptant en temps réel.

    L’intelligence artificielle omniprésente
    Gestion des stocks, recommandation de produits, A/B testing… l’IA revisite le retail sous toutes ses coutures.
    Les idées en pratique – Avec l’essor du click & collect express, se développent des problématiques d’organisation du stock dans les boutiques . La solution robotique Tally (de Simbe Robotics), présentée par Intel fournit aux commerçants, les informations nécessaires pour s’assurer que les produits d’un magasin soient toujours en stock, au bon endroit et au bon prix.
    L’idée à suivre –  La gestion des stocks est un enjeu central pour les magasins. Elle permet d’anticiper la rupture des stocks mais surtout de comprendre l’évolution de la demande et la remonter aux fournisseurs.

    La réalité augmentée : un marché mûr
    Cette année un pavillon entier est consacré au lab innovation.
    L’idée en patique –  A retenir : le caddie connecté de Focal Systems qui indique précisément où se trouve une référence. Ou encore une solution développée par Augment permet donc de visualiser un objet, un meuble ou autre dans son environnement via le mobile.
    L’idée à suivre – Dans le premier cas, les messages publicitaires ciblés sont poussés tout au long du parcours client en fonction des préférences du consommateur. Dans le second cas, la solution est utilisée par  les forces de ventes en magasin pour comprendre par exemple l’impact d’un podium ou d’une animation.

    Immersif et prédicitif il n’y a qu’un pas
    Le lien entre l’immersif et le prédictif avec des acteurs comme Intel qui investissent massivement entre la Data et la technologie.
    L’idée en pratique –  Faire ses courses dans un magasin virtuel et recevoir des promotions ou des suggestions de produit basées sur l’historique d’achat.
    L’idée à suivre – L’un des pré-requis pour y parvenir reste la donnée, une ressource « riche » et à portée de main.

     

  • BOT Traffic Report : quelle part du trafic web est générée par les robots ?

    BOT Traffic Report

    Imperva vient de publier son rapport annuel BOT Traffic Report pour l’année 2016

    Dans cette étude, Imperva analyse 16.7 milliards de visiteurs sur 100 000 domaines sélectionnés aléatoirement dans le réseau Imperva Incapsula afin de répondre aux questions suivantes :

    – Quelle part du trafic web est générée par les robots ?
    – Comment les mauvais bots sont utilisés dans les cyber-attaques ?
    – Quels facteurs encouragent les bons bots à visiter différents sites web ou services ?
    – Qui sont les bons et mauvais bots les plus actifs ?

    Récemment, les botnets étaient à nouveau à la une avec une enquête du blogger sécurité Brian Krebs, qui révèlait des détails sur son travail pour découvrir l’identité de l’auteur de Mirai, Anna-Senphai. Mais aussi avec le serveur de jeu Minecraft qui continue d’être la cible numéro une des attaques DDoS. Les serveurs de gaming ont subi certaines des plus grosses et de plus longues attaques enregistrées récemment. Le réseau Incapsula d’Imperva a dernièrement observé une tendance à la hausse des attaques progressives et complexes détaillées dans ce nouveau blog.

    Le rapport complet est disponible ici, veuillez également retrouver ci-dessous les éléments principaux de ce rapport :

    – En 2016, un visiteur de site web sur trois était un bot d’attaque et 94,2% des sites web inspectés ont subi au moins une attaque de bot durant la période de 90 jours d’enquête.

    – En 2016, les «mauvais bots» représentaient 28,9% du trafic internet.

    – Les bots Impersonator ont été les mauvais bots les plus actifs pour la cinquième année consécutive. En 2016, ils représentaient 24,3% de l’ensemble du trafic du réseau d’Imperva. Les bots Impersonator sont le plus souvent utilisés pour amorcer une attaque DDoS dont les plus célèbres sont Mirai, Nitol et Cyclone.

    – Encore une fois les bots représentent la majorité des visiteurs de sites web (51,8%), une tendance entraînée par l’augmentation de l’activité des bons robots.

    – Les bons bots les plus actifs en 2016 étaient les Feed Fetchers, responsables de 12,2% de tout le trafic. La majorité de leur activité peut être associée à l’utilisation des applications mobiles, illustrant l’engouement des utilisateurs pour le mobile.

    bot-traffic-report-2016

  • Quel impact l’IA peut-elle avoir sur les RH ?

    Quel impact l’IA peut-elle avoir sur les RH ?

    par Lumesse, spécialiste de la gestion des talents

    On entend parler de la théorie de l’évolution depuis le 19ème siècle. Et il ne fait aucun doute que le monde dans lequel nous vivons n’est plus le même qu’il y a dix ans.
    La révolution de l’intelligence artificielle (IA) est en train de nous faire vivre une nouvelle étape de la Théorie de l’évolution de Darwin. L’épisode de l’émission Panorama de la BBC intitulé « Could a Robot Do My Job? » a amené de nombreux spectateurs à se demander si la possibilité qu’un robot fasse leur job est réaliste à court terme ou dans un avenir plus lointain. Et alors que certains s’inquiètent des risques que pourraient poser des machines malveillantes douées d’intelligence artificielle, une étude récente a démontré que la menace d’un chômage de masse est bien plus à craindre. En effet, après avoir remplacé les humains à de nombreux postes d’ouvriers peu qualifiés, les machines sont en train de devenir tellement plus intelligentes et efficaces qu’elles commencent à se substituer aux salariés à des postes plus évolués.

    Ces 15 dernières années,  l’automatisation a supprimé au moins 800 000 jobs rien qu’au Royaume-Uni, la plupart dans le secteur de la fabrication industrielle, mais aussi de nombreux emplois impliquant des tâches répétitives en front- et en back-office (pensez aux machines de traitement des appels, aux guichets de la poste ou aux caisses des supermarchés, par exemple). Les services RH adoptent méthodiquement les progrès des technologies informatiques pour apporter des avantages concrets et une valeur stratégique à leurs organisations. Mais il apparaît que les RH ont pour le moment préservé la dimension ‘humaine’ de leur métier.

    Une étude de Bersin montre que les services RH ont intégré les avancées des outils et programmes analytiques pour pouvoir analyser les énormes quantités de données disponibles, relatives aux salariés, aux clients et aux transactions. Ces dix dernières années, la technologie a révolutionné notre façon de travailler et de faire des affaires, les ordinateurs simplifient les opérations de traitement et d’analyse de gros fichiers de données et ils apportent une aide précieuse aux responsables RH, du traitement de la paye aux services proposés aux salariés en libre-accès.

    Les premières graines de l’IA sont déjà plantées.
    Des machines exploitent un hôtel futuriste au Japon, qui a déjà accueilli ses premiers hôtes. 90% des opérations liées au fonctionnement de l’hôtel devraient être confiées à des robots et 10% seulement continueraient d’être assumées par des salariés. A mesure que l’IA poursuit sa quête de domination de certaines industries, de nombreuses entreprises renforcent leur utilisation de l’automatisation pour améliorer leurs processus opérationnels et gagner en efficacité. La nouvelle révolution menée par des robots plus intelligents et plus puissants va continuer de remplacer les emplois actuels mais elle va aussi créer de tous nouveaux secteurs d’activité.

    Les avantages potentiels d’une main d’œuvre numérique sont énormes. Tout d’abord, les entreprises vont pouvoir produire 24h/24, sans risque d’erreur humaine, et réduire leur dépendance à l’humain pour faire des économies de coûts et générer davantage de chiffre. Deuxièmement, la possibilité d’accroître l’efficacité des process de modèles opérationnels obsolètes va donner lieu à des gains de compétitivité et permettre d’envisager de nouveaux business models.

    Toutefois, même si les craintes que des machines prennent le dessus sont légitimes, il y a encore des fonctions que seuls des humains peuvent assumer. Dans les professions comme celle de la gestion des RH, il serait extrêmement difficile à des robots de remplacer les humains seuls capables d’empathie, de compétences non techniques, d’intuition et d’intelligence émotionnelle.

    D’autres secteurs que celui des RH avec une dimension humaine, comme les professions de la santé et de l’enseignement, intègrent des avancées technologiques qu’elles utilisent en complément des activités humaines pour apporter des bienfaits au salarié, au patient ou apprenant et à la société en général. Les nanotechnologies couplées à l’IA aident les professionnels de la santé à améliorer la sécurité sur le lieu de travail. Même si des robots peuvent travailler de longues heures sans se fatiguer et enchaîner les mêmes tâches répétitives sans commettre d’erreur, il n’en demeure pas moins qu’il faut que des humains surveillent les opérations pour résoudre les problèmes le cas échéant. Dans ce sens, l’automatisation a ses propres limites et les robots ne peuvent pas tout faire.

    L’accumulation de données et les capacités analytiques rendues possibles par l’automatisation décisionnelle sont les avantages que retirent nombre de professions.
    Les entreprises savent mieux traiter le Big Data et établir des prévisions des changements rapides de la demande et des attentes sur leurs marchés ; ce qui aurait pris des semaines aux analystes peut désormais être réalisé en quelques minutes. Ainsi, les professionnels peuvent consacrer davantage de temps à étudier les insights qui ressortent de l’analyse des données. Les entreprises vont désormais devoir mettre en relation leurs salariés et les sources d’information pertinentes et l’IA continuera d’être mise à profit pour produire des conceptions complexes et des fonctions plus abouties, un service de qualité supérieure et de meilleures garanties de sécurité pour aider les humains au quotidien.

    Une étude de Deloitte a récemment révélé que la technologie a créé plus de jobs ces 144 dernières années qu’elle en a détruits, ce qui illustre les capacités de l’humanité à s’adapter pour survivre et prospérer. A ce stade, les innovations technologiques font que l’on a moins recours aux êtres humains pour des travaux de force et qu’ils s’investissent davantage dans les soins et les services à la personne. Vous vous demandez peut-être ce qu’il faut en déduire pour les professionnels des RH ? Comme l’a dit Darwin : « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements ». Une chose est certaine, les professionnels des RH doivent continuer d’accepter les changements et d’adopter les avancées technologiques car c’est l’occasion de libérer du temps et des ressources au service des intérêts de l’organisation.

  • Quelles sont les 5 tendances 2017 en matière de données et de technologies ?

    Les 5 tendances  en matière de données et de technologies

     Par Frédéric Marie – Directeur Général – Stibo Systems France

    Il y a un an, “Cloud”, “IoT” et “Intelligence artificielle” étaient les prévisions technologiques phares du secteur informatique. Il est difficile d’affirmer qu’un profond changement s’est opéré ces 12 derniers mois, cependant l’année 2017 s’annonce quelque peu différente dans son approche. De nombreux incidents ont mis en lumière des problèmes liés à la sécurité des données. Le Cloud dévoile désormais des atouts bien supérieurs au simple stockage et l’Intelligence Artificielle est en train de démontrer l’étendue de ses possibilités. Le socle commun de toutes ces technologies ? Les données. C’est pour cela qu’il est indispensable de s’appuyer sur des outils spécifiques pour s’assurer de la qualité et de la pertinence des données exploitées au quotidien.

    Intelligence artificielle et Machine Learning, de la fiction à la réalité
    Le Machine Learning est en passe de devenir une réalité que l’on ne voyait jusqu’ici qu’au cinéma. Cette technologie représente une forme d’intelligence artificielle (IA) qui donne aux ordinateurs la capacité d’appendre sans leur programmation explicite. Pour cela, le Machine Learning utilise des algorithmes et extrait des données existantes pour créer une prévision.

    En 2017, le Machine Learning devrait atteindre un nouveau palier. Alors que cette technologie sert, par exemple, à créer des listes de lecture et recommander des livres, nous voyons à présent d’autres perspectives. Ces dernières se concrétisent avec le lancement récent du service Amazon Go. La dernière innovation technologique d’Amazon, qui vise à permettre aux clients d’éviter de faire la queue à la caisse en quittant simplement le magasin avec leurs produits enregistrés et payés automatiquement, peut constituer la première étape vers une rupture pour l’ensemble de l’industrie alimentaire.

    Le Machine Learning peut également servir aux entreprises pour optimiser leurs fichiers clients. Lorsque dans une même base de données, deux informations sont contradictoires, l’Intelligence Artificielle peut intervenir pour savoir quelle est la plus crédible en recoupant certains critères comme la source de la donnée, la sémantique utilisée pour la qualifier, etc. Cet algorithme peut être capable de créer une source unique de référence en analysant la pertinence des différents champs de la donnée (client, produit, etc.).

    Industrie 4.0 : il est temps que les professionnels s’y préparent
    Le concept d’Industrie 4.0 se définit comme la tendance actuelle à l’automatisation et l’échange de données dans les technologies de production. Le terme désigne spécifiquement la quatrième révolution industrielle et découle directement de l’Internet des objets (IoT) et du Machine Learning. Comme pour toute nouvelle tendance, de grands défis et de grands avantages se dessinent.

    Alors que l’Industrie 4.0 offre la possibilité d’améliorer les moyens de production, la santé ainsi que la sécurité des travailleurs, elle pourrait peser sur l’emploi et les coûts technologiques. Toutefois, comme souvent avec les technologies nouvelles et perfectionnées dans la sphère professionnelle, ceux qui n’optent pas pour la transformation numérique risquent de ne pas pouvoir suivre le rythme.

    Cette tendance technologique, à suivre de près en 2017, devra pour cela s’appuyer sur une gestion irréprochable des données. Qualifier les sources et leurs données doit être une priorité pour les industries de demain.

    Les “Digital Twins” deviennent une réalité abordable
    Alors que les Digital Twins sont des outils utilisés depuis quelques années déjà, cette tendance constitue un autre résultat direct de l’accessibilité permise par l’IoT. “Un Digital Twins est un logiciel dynamique d’un objet physique ou d’un système qui repose sur des données de capteurs pour comprendre son état, réagir aux changements, améliorer le fonctionnement et créer de la valeur”, d’après la définition de Gartner (1). Les Digital Twins étant déployés en production (automobiles, avions, etc.) depuis un certain temps, pourquoi cette tendance figure-t-elle parmi les prévisions 2017 ?
    En raison de l’essor exponentiel de l’Internet des objets, les Digital Twins deviennent une réalité plus abordable. En 2017, nous pouvons nous attendre à ce que les Digital Twins dépassent le cadre de l’industrie avec des données en temps réel. Les données des appareils connectés intelligents seront agrégées, analysées et transformées en information décisionnelle pour le personnel de maintenance. Les techniciens pourront se concentrer sur la prévention des problèmes plutôt que de devoir effectuer de longs processus de diagnostics à chaque visite d’entretien.
    Prenons un exemple : dans un avenir proche, une voiture connectée sera capable d’analyser le comportement et les habitudes de route de son utilisateur, qui – s’il conduit surtout en ville et sur de courts trajets – sera capable d’ajuster sa consommation et son comportement routier à ses habitudes, le tout en temps réel : c’est tout l’intérêt des Digital Twins.
    Le Cloud, puissance indispensable au traitement des données
    Le Cloud computing était déjà un thème majeur en 2016, et il va continuer à l’être en 2017 alors que des charges de travail toujours plus nombreuses vont migrer vers des plateformes Cloud. Un rapport de Cisco a révélé que plus de 83% du trafic des datacenters sera hébergé dans le Cloud au cours des trois prochaines années (2). Les prévisions Cloud 2017 de Forrester projettent que le marché mondial du Cloud public passera de 87 milliards de dollars en 2015 à 146 milliards en 2017 (3).
    Cependant, cette masse d’informations doit être gérée par des outils adaptés afin d’en tirer le meilleur parti. Par exemple, lorsqu’un magazine continue d’envoyer des offres de réabonnement à la veuve d’un mari décédé plusieurs années auparavant, le problème est souvent lié à un manque d’analyse des données clients. La qualité de la donnée de référence est essentielle à l’efficacité marketing. Une entreprise peut devenir contre-productive en ne mettant pas en œuvre cette donnée ciblée.
    Toutefois, l’explosion en termes d’utilisation va s’accompagner inévitablement de problèmes grandissants en termes de protection des données et de sécurité, de gestion, d’automatisation et d’évolutivité. L’année 2017 devrait apporter de nouvelles solutions à ces problèmes.
    La protection des données va devenir un facteur concurrentiel d’importance croissante
    Les entreprises ont pris conscience que les données constituent désormais le cœur de la technologie et de l’expérience client. En 2017, le grand public en prendra de plus en plus conscience et réalisera que les données personnelles sont effectivement précieuses pour les entreprises. Par conséquent, il va devenir plus critique et plus exigeant vis-à-vis de ceux avec lesquels il partage ses données, de l’usage que ces derniers en font et de ce qu’il en retire.
    Cette tendance est alimentée par un contexte réglementaire entièrement nouveau en matière de protection des données personnelles prévu au début 2018. Le Règlement général sur la protection des données (4) va bouleverser la manière dont les entreprises internationales traitent les données des citoyens de l’UE tout en relevant la barre pour celles qui ne le font pas. La gestion de la protection des données va ainsi devenir une priorité pour les entreprises en 2017.
    Le point commun à toutes ces tendances technologiques demeure la donnée. Il est indispensable, en 2017, que les entreprises adoptent une cohérence de l’information via une gestion centralisée des données. Il faut pour cela établir une réelle gouvernance des données afin que l’information de référence (cross canal, digital, leaflet, etc.) soit alignée et pertinente. Le bénéfice sera alors généralisé : une meilleure gestion des données pour l’entreprise, un ciblage affiné pour les clients et des utilisateurs mieux adressés.
    1. http://www.gartner.com/newsroom/id/3482617
    2. http://www.cisco.com/c/dam/en/us/solutions/collateral/service-provider/global-cloud-index-gci/white-paper-c11-738085.pdf
    3. https://www.forrester.com/report/Predictions+2017+CustomerObsessed+Enterprises+Launch+Clouds+Second+Decade/-/E-RES136262
    4. http://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/PDF/?uri=CELEX:32016R0679&from=EN