Catégorie : Intelligence artificielle

  • Predictive Procurement : quand l’IA envahit les achats

    Le « Predictive Procurement » : ce que l’intelligence artificielle promet aux Achats

    Sébastien Dumas, VP Marketing & Business Development de SynerTrade.

    Nouvelles révolutions technologiques induites par la transformation numérique, l’intelligence artificielle et la robotisation ont largement commencé à imprégner des secteurs d’activité et des domaines d’application entiers. Ces technologies, à l’instar de l’impression 3D, de l’IoT (Internet des objets) ou de la réalité virtuelle, viennent changer les usages. Souvenons-nous des bouleversements que les réseaux sociaux ont provoqués, en modifiant radicalement la façon dont les personnes et les entreprises communiquent entre eux ! Cet exemple nous montre comment une nouvelle technologie a pu modifier les pratiques en Entreprise, notamment dans les achats, en induisant une approche plus collaborative dans la relation fournisseur. Alors quid de l’IA et de la robotisation ? Ces nouvelles technologies numériques vont-elles investir le champ des achats ? Quels seront les résultats d’une telle transformation ?

    Des foyers aux Entreprises : le processus d’adoption des nouvelles technologies du web

    Après les SMACS (Social, Mobility, Access, Cloud, Security) -ces nouvelles technologies issues de l’Internet- l’intelligence artificielle (IA) et la robotisation préparent la prochaine révolution technologique. Les consommateurs ont tendance à adopter dans un premier temps les usages liés aux nouvelles technologies dans la sphère personnelle, avant de les transposer dans les applications professionnelles. Ce phénomène s’observe notamment avec les réseaux sociaux : Skype, au départ conçu pour un usage privé, est aujourd’hui un standard dans toutes les entreprises. Facebook ou Twitter ont inspiré des applicatifs pour les entreprises, comme Yammer, une solution de microblogging pour les entreprises. Bien souvent, c’est par la fonction communication/marketing que ces nouveaux usages se transfèrent de la sphère personnelle à la sphère professionnelle. Ainsi, comme nous l’avions décrit dans une précédente tribune, au niveau des achats, les systèmes d’évaluation fournisseurs, intégrés dans les plateformes des solutions digitales achats, se dirigent vers plus de simplicité, à la manière des sites comme TripAdvisor.

    En ce qui concerne l’IA, elle entre aujourd’hui dans le quotidien des consommateurs avec des applications de type Siri (Apple), Amazon Echo ou Google Home côté assistants personnels connectés. De nombreuses startups utilisent cette technologie dont les applications semblent infinies, portées par la vague de l’UX ou « expérience utilisateur ». Ce sont d’ailleurs les acteurs du e-commerce qui ont pris le lead sur la question avec des assistants virtuels en ligne, des paniers prédictifs, le tout à partir d’algorithmes complexes analysant le comportement utilisateur. La phase de transition du monde personnel au monde professionnel est en cours.

     Demain, toute l’intelligence aux robots ?

    Les géants de l’IT donnent le tempo de la révolution de l’IA. On pense immédiatement à Watson, la technologie cognitive lancée par IBM. Mais si les applications de Watson sont prometteuses, le transfert de cette technologie en business analytics n’en est qu’à ses débuts, et Watson reste aujourd’hui un champion de Jeopardy, loin d’un assistant intelligent au management, à la finance ou à la gestion. Le test de Turing visant à imiter la conversation humaine n’a été réussi qu’une seule fois. Prudence et mesure restent donc de mise concernant une explosion de l’intelligence artificielle dans la sphère de l’entreprise.

    Le « predictive procurement » : quand les achats peuvent compter sur le meilleur de deux mondes

    Mais comme les e-commerçants l’ont déjà fait, les achats peuvent déjà compter sur des fonctions qui apportent un vrai gain d’efficacité et de performance dans la relation fournisseur. Il s’agit d’utiliser l’intelligence artificielle pour automatiser des tâches chronophages et à faible valeur ajoutée, pour libérer les équipes achats et leur permettre de se concentrer sur ce qui va contribuer à la performance générale de leur entreprise. Dans cette catégorie de tâches automatisables, on retrouve : 

    • le traitement des master data ;
    •  les demandes d’évaluation fournisseurs ;
    • le traitement des requêtes utilisateurs ;
    • l’intégration des données du système d’information de base ;
    • La connaissance automatique de données clairement identifiables dans des PDF.

    Nous avons basé ces développements sur un framework d’intelligence artificielle reconnu, pour des applications stables, fiables et évolutives, qui apportent une assistance aux acheteurs et aux approvisionneurs au quotidien. Par exemple, le « Requisition Bot » permet d’assister les acheteurs dans leurs tâches quotidiennes grâce au chat intégré à la solution. « HelpDesk bot » permet d’être assisté facilement dans l’utilisation de notre suite « Accelerate ». Nos bots fonctionnent à partir d’un moteur d’intelligence artificielle puissant, intégrant de nombreux algorithmes standards auxquels nous avons joint nos propres développements algorithmiques. Ainsi, nous pouvons allier la puissance et l’adaptation totale aux exigences de l’environnement achat.

    L’évolutivité est une dimension incontournable de nos solutions. Nous misons sur le potentiel du machine learning pour que les applications à venir proviennent des usages réels de nos solutions : c’est la dynamique du « predictive procurement » que nous visons, pour libérer pleinement le talent et l’expertise des achats sur des tâches à forte valeur ajoutée comme le sourcing, la négociation, la détection de l’innovation, que les robots ne peuvent pas remplacer, et cela, même à moyen, long terme. Les évolutions porteront notamment sur :

    • l’extraction de données de contrats pour comparer avec les commandes et les factures ;
    • la détection de données sur le net pour enrichir la data présente dans le SI ;
    • La classification intelligente des fournisseurs ;
    • les paniers achat prédictifs ;
    • la prédiction des dépenses selon des données internes et externes au SI.

    Ainsi, les achats peuvent regarder l’intelligence artificielle et les robots comme des technologies qui vont leur permettre de se libérer de tâches à faible valeur ajoutée, de sécuriser et enrichir les données fournisseurs, et de rationaliser la dépense. Il ne s’agit pas, comme dans un film de science-fiction, de remplacer l’homme par la machine, mais au contraire de compter sur le meilleur des deux mondes : aux machines les tâches automatiques, répétitives et chronophages, aux humains l’esprit d’analyse, l’intelligence relationnelle et l’innovation. L’émergence du « predictive procurement » va permettre aux directions achats d’entrer dans une nouvelle ère où leur métier ne consistera pas à appliquer une stratégie définie en amont par la direction générale, mais de capitaliser sur l’intelligence artificielle pour avoir des données permettant d’inspirer des stratégies gagnantes. Un pas supplémentaire pour les directions achats en tant que piliers incontournables de l’entreprise du futur.

     

     

  • VIVATECH 2017 – BEST OF Day 1 & Day 2

    VIVATECH dépasse ses objectifs ! 

    Les derniers chiffres

    DAY ONE 

    DAY TWO 

  • 10 façons dont l’Internet des objets change nos vies

    10 façons dont l’Internet des objets change nos vies

    Par Automic Software sas

    15,2 milliards d’euros, selon l’Institut Montaigne, tel sera le chiffre d’affaires dégagé par l’IoT, en France, en 2020. Présent dans différents objets de la vie quotidienne (TV, chauffage, sport, santé) ou encore dans l’industrie (moteur d’avion, appareil de forage pétrolier, etc), il n’y a plus aucun doute, l’IoT est d’actualité ! Il est donc nécessaire de se demander quel est le réel impact des objets connectés sur nos vies ? Quels secteurs sont les plus touchés ? Un tour d’horizon s’impose !  

    Conduire grâce à l’IoT

    Désormais il est possible de conduire grâce à l’IoT. C’est déjà le cas grâce au logiciel de Tesla, fabricant de voitures électriques, qui télécharge automatiquement les mises à jour et si besoin, programme de manière autonome l’enlèvement d’un véhicule vers un établissement Tesla. Adieu le temps d’attente dans les garages et autres marchandages pour les réparations. Grâce aux nouvelles technologies, tout cela sera automatisé.

     Porter des vêtements connectés

    L’industrie du textile intelligent connaît un réel essor et l’idée que chaque vêtement ait une identité numérique ouvre de réelles perspectives. Même les marques de luxe ne s’y sont pas trompées. Ralph Lauren a lancé son nouveau Polo Tech Shirt qui récupère et analyse, dans le Cloud, les performances athlétiques comme le rythme cardiaque, l’intensité des mouvements ou encore la dépense de calories. Associé à d’autres « wearables » tels que FitBit, les utilisateurs pourront bénéficier d’expérience unique sur leurs performances sportives.

     S’éclairer en un claquement de doigt  

    Il s’agit des premiers cas d’utilisation d’IoT, permettre aux utilisateurs de programmer leur éclairage. Pas besoin de boîtier, c’est le smartphone qui gère tout. C’est le cas notamment des ampoules LED Hue de Philips qui offrent, aux utilisateurs, la possibilité de contrôler leur éclairage, de jouer avec les tons, les contrastes ou encore tout un éventail de couleurs.  

     Bâtir des villes intelligentes

    Horizon 2020, tel est le nom du programme de la Commission européenne qui souhaite, d’ici trois ans, créer un maximum de villes intelligentes. Depuis 2014, elle sélectionne et finance, chaque année, plusieurs projets dans les smart grids, la smart data, les nouvelles mobilités, etc. Il existe de nombreux autres exemples. A Singapour, les autorités locales testent les systèmes intelligents de gestion de parking et de déchets afin d’identifier les besoins journaliers et hebdomadaires.

    Simplifier l’agriculture

    Cette industrie connaît une vraie mutation technologique, tant au niveau de ses outils que de ses pratiques. Stations de météo connectées, capteurs qui mesurent la vitesse du vent ou encore embarqués sur les machines agricoles, sont autant d’exemples qui prouvent que le secteur agricole n’échappe pas à cette déferlante. C’est le cas notamment du Connect System de John Deere Field qui permet de contrôler les niveaux d’hydratation des champs pour ensuite envoyer les données aux agriculteurs.

    Voler

    Désormais les appareils Boeing 787 de Virgin Airlines sont entièrement connectés, des moteurs au train d’atterrissage, en passant par les clapets. David Bulman, Directeur de Virgin Atlantic IT, déclarait que, pour un seul vol, ils pouvaient envoyer la moitié d’un téraoctet de données depuis les différents appareils connectés à Internet. De quoi bénéficier, dans les airs, des mêmes avancées technologiques que sur Terre

     Aider les seniors à rester autonomes

    Le bien-être des personnes âgées est un cheval de bataille pour les constructeurs d’objets connectés. Selon une étude Doctissimo, et contrairement aux idées reçues, les seniors ne sont pas réfractaires aux nouvelles technologies. Au contraire
    En 2016, ils ont dépensé 128 M€ dans la domotique et ce marché représenterait 130 milliards d’euros d’ici 2020. De plus, les objets connectés renforceraient le lien social en atténuant l’éloignement familial et la solitude, véritables maux pour cette population.

    Surveiller sa propriété

    Avant le boom de l’IoT, la télésurveillance restait couteuse et s’adressait aux millionnaires et professionnels. Depuis quelques années, et grâce aux objets connectés, les utilisateurs peuvent, en un clin d’œil, et grâce à leurs smartphones, savoir et contrôler tout ce qui se passe chez eux. Bosch a développé une caméra de sécurité basée sur l’IP permettant à l’utilisateur de se connecter à son système de sécurité.

     Devenir le nouveau Roger Fédérer

    Jusqu’à présent les technologies utilisées par les stars de la balle jaune n’étaient pas accessibles au grand public, notamment en raison de leur coût. Aujourd’hui, avec l’essor des objets connectés, il est plus facile de se prendre pour Federer. Babolat, entreprise Française spécialisée dans les raquettes de tennis, n’a pas raté le coche. Elle a ajouté des capteurs et de la connectivité dans certains de ses produits, permettant aux joueurs d’analyser la vitesse de la balle, la puissance de frappes ou encore le nombre de coups droits, revers, etc. A-t-on besoin de préciser que cette technologie a été testée et approuvée par Rafael Nadal ?

     Ne plus être en retard ou presque

    Demain, dans de nombreuses villes, des voitures sans chauffeur seront équipées de capteurs pouvant fournir aux autorités municipales les données adéquates pour améliorer les schémas de circulation. De quoi anticiper ses trajets et ne plus jamais être en retard !

     Il ne fait plus aucun doute, le futur sera connecté ! Pour les entreprises cela signifie penser et renforcer leur stratégie autour de l’IoT afin de répondre aux besoins de leurs clients. Pour y parvenir, elles auront besoin d’automatisation, notamment pour automatiser tous les processus informatiques liés à l’IoT : provisionnement, déploiement et traitements. L’automatisation dissimule ainsi la complexité des environnements, conférant aux développeurs des moyens rapides, simples et avancés de déployer des applications IoT innovantes. Peut-être que si tous les fabricants de réfrigérateurs automatisaient leurs processus, aurions-nous des frigos intelligents, qui nous enverraient un message pour nous rappeler de d’acheter des oranges, ou qui signaleraient à notre magasin en ligne une pénurie yaourts. Qui sait

  • De l’intelligence des chatbots

    De l’intelligence des chatbots

    Par Jean-Michel Coco,  Directeur commercial de Synapse Développement

    Un chatbot, appelé aussi agent conversationnel, est un agent qui dialogue avec un utilisateur en laissant croire que la conversation est menée avec un autre être humain. Ce postulat suppose une bonne compréhension de la conversation pour que le chatbot (en fait un algorithme ) réponde de façon sensée et pertinente.

     DES CHATBOTS SANS INTELLIGENCE

     Or, malgré une antériorité significative (le premier chatbot digne de ce nom fut ELIZA en 1966) beaucoup de chatbots encore en 2017 n’embarquent aucune intelligence. La majorité d’entre eux, promus par de talentueux marketeurs, ne font que repérer des mots « déclencheurs » pour afficher des réponses dans des scenarii totalement programmés et d’où il est impossible que le chatbot puisse sortir.

    La majorité des solutions du marché réalise de tels chatbots en entrant manuellement des couples de questions-réponses (généralement créés par le client final lui-même) et s’appuie ensuite sur des règles basiques de machine learning pour apprendre les meilleures combinaisons entre la question posée et la réponse proposée.

    Dans ces solutions (mais sont-ce réellement des solutions ?) le chatbot ne saura pas comprendre une demande de l’utilisateur formulée dans un langage trop éloigné du texte prévu ou hors du scenario imaginé.

     Dit autrement, une intelligence qui suppose préalablement une entrée-saisie manuelle n’est pas une intelligence.

     UNE AUTRE VOIE

    Au-delà des solutions simples, il existe des technologies avancées permettant de créer des chatbots intelligents. Construits autour de l’ingénierie linguistique, ils intègrent les concepts et les outils du traitement automatique du langage naturel comme la syntaxe (lemmatisation, l’étiquetage morpho-syntaxique et l’analyse syntaxique, etc) et la sémantique (désambiguïsation lexicale, correction orthographique, etc) qui construisent des systèmes de questions-réponses accessibles par des requêtes formulées en langage naturel. Cela permet un service capable d’aller très au-delà de ce que propose un moteur de recherche accessible par mots-clés.

    Ainsi, un moteur intelligent permet à un algorithme de lire un texte (en quelques secondes) et de générer un ensemble de couples questions-réponses afférents à ce texte en créant automatiquement toutes les formes dérivées possibles des questions, allant du mot clé (« Louis XVI ») aux formes variables d’interrogation sur la mort de ce personnage historique (« date de la mort de Louis XVI », « Quand est mort Louis XVI », « mort de Louis XVI », …) Cette base de questions aux multiples formulations devient un point d’entrée, indéxé, dans une représentation sémantique à 300 dimensions.

    Le chatbot ne comprend pas la phrase elle-même mais les différentes combinaisons sémantiques des termes de la phrase. Là réside son intelligence.  C’est cette technologie qui permet d’apporter une réelle « intelligence » au bot, en permettant réellement de démarrer un dialogue sensé et pertinent.

     Lorsque cette intelligence est présente, elle sera renforcée par les techniques de machine learning et d’active learning. Un cercle vertueux sera créé par les early adopter qui perfectionneront sans le savoir la technologie auto-apprenante, tout en disposant d’entrée de jeu d’un agent conversationnel intelligent.

     EN CONCLUSION

     Il existe une vraie différence entre « chatbot » et « chatbot intelligent ». L’un et l’autre ont leur utilité, mais qui peut le plus peut le moins.

     Mieux vaut choisir un prestataire qui pourra assurer la prestation la plus porteuse de valeur. Le spectre des applications et des utilisations sera toujours plus large et le champ des possibles doit permettre de créer un vrai lien de fidélisation avec le client final.

    Pouvoir sortir d’un scenario pré-établi en générant une discussion à valeur ajoutée est la seule solution réellement pertinente dans ce type de projet pour pérenniser l’investissement initial.

    www.synapse-developpement.fr

  • #VIVATECH2017 – Discours présidentiel, conférences, technologies disruptives…ce qu’il fallait retenir

    #VIVATECH2017 

    Avec plus de 60 000 visiteurs en 3 jours, plus de 500 Speakers internationaux, 6000 Startups présentes,  VIVATECH devient pour sa seconde édition le rendez-vous majeur de l’innovation en France.  

    TEMPS FORTS du discours du Président Emmanuel Macron 

     » La France est un pays d’entrepreneurs, c’est un pays de start ups mais je veux que ça devienne aussi un pays de licornes, de grands groupes nouveaux, le pays des géants de demain. Alors pour ce faire nous devons sortir d’une fascination française, le « small is beautiful ».

     » Quand un entrepreneur commence à réussir trop bien on le jalouse, on dit qu’il y a quelque chose de louche, on le stigmatise et généralement on le fiscalise. Et c’est terminé. C’est absurde parce qu’un entrepreneur qui s’enrichit, c’est un entrepreneur qui est en train de réussir et qui donc fait réussir son pays, embauche, tire d’autres entrepreneurs et doit pouvoir réussir encore plus facilement, plus vite, plus fort, pour pouvoir réinvestir demain. »

    « L’Etat doit devenir digital parce que l’Etat ne comprendra les enjeux du numérique que s’il devient lui-même un acteur numérique. Et ce que nous allons promouvoir, c’est un Etat qui innove, un Etat qui gagne en productivité, en efficacité, en épousant le numérique, ses méthodes, ses facilités, son efficience, ses organisations. Un Etat qui ne multiplie pas partout la présence physique, mais la concentre là où elle est nécessaire, au contact, dans un rapport humain indispensable mais que nous devons réinventer. »

    Ce qu’il fallait retenir des débats 

    Les débats ont fait ressortir 10 grandes tendances :

    1- La Chine en première ligne

    2- L’intelligence artificielle et le Big Data

    3- L’avenir de la Fintech

    4- Les robots pendront- ils la place des humains ?

    5- Virtuelle ou augmentée quelle sera la nouvelle réalité ?

    6- La mobilité à la demande

    7- Les médias et la publicité face aux défis de la transparence

    8- L’internet de tous les objets

    9- Startups : comment accélérer le mouvement ?

    10- La révolution énergétique

    Bertrand PICCARD Solar Impulse et Isabelle KOCHER Directeur Général d’ENGIE

    Ce qu’il fallait retenir des innovations 

    . Les 100 plus belles innovations telles que les robots humanoïdes, le gant Gotouch VR pour toucher réellement les objets en réalité virtuelle, les drones dernière génération, l’IA avec l’assistant de Google, un procédé de fabrication 3D de mobilier urbain, une maquette de solar impulse, la voiture autonome, le dernier prototype de Seabubble …

    . Un hackathon de plus de 25 heures non stop consacré à la deep tech avec des technologies utilisées en avant première et rassemblant plus de 200 développeurs.

    Quelques technologies disruptives 

    Wavestone – La Blockchain : de l’euphorie à la réalité
    Wavestone dévoile une étude internationale sur la question de la Blockchain et des régulations : « Regulator’s posture facing blockchain ».

    Qwant et Fairphone
    annonce ensemble un partenariat stratégique pour des téléphones plus éthiques. Le moteur de recherche Qwant sera intégré sur les téléphones modulaires, éthiques, durables et équitables de Fairphone.

     En’jo
    Présentation de l’application qui réinvente le dépannage et les travaux à domicile ; elle propose une solution on-demand, partout et à n’importe quel moment, pour n’importe quel réparation à faire chez vous (plomberie, serrurerie, chauffage, bricolage…), via une interface intuitive.

     Disruptive Technology
    Disruptive Technologies présente pour la première fois en France une solution de capteurs connectés pour l’immobilier, révolutionnaire, de la taille d’un timbre pour surveiller en temps réel les bâtiments et les équipements, et créer de nouvelles interactions avec les utilisateurs et les clients.

    Ingenico,
    Ingenico a présenté des écrans connectés dont la technologie a été développée par la start-up Think&Go (rachetée dernièrement par Ingenico). La spécificité de ces écrans est de comporter plusieurs zones de capteurs NFC permettant l’achat, la réservation, le couponning etc. Ces écrans seront testés en gare en octobre.

    Ezeeworld révolutionne la data géolocalisée
    Ezzeworld est une solution de connaissance client inédite, en alliant la captation de données comportementales issues du monde physique (parcours in store et in street) à celles du monde digital (navigation in-app et web). L’objectif est de proposer un ciblage contextualisé et de créer des segments qualifiés pour améliorer la compréhension des habitudes de vie des clients.
    En combinant la compréhension de ces parcours, la solution analyse les visites en point de vente et mesure la performance des campagnes drive to store.

    Talk to pay le dispositif d’authentification vocal
    La voix comme mot de passe pour sécuriser tous les achats en ligne, c’est désormais possible !La Banque Postale est la première banque française à lancer Talk to Pay, un dispositif d’authentification par biométrie vocale pour le paiement à distance. Cette innovation renforce la sécurité des paiements tout en facilitant et en simplifiant les usages des clients de La Banque Postale.

    Crédit photos Bruno Levy

  • Non, la banque du futur ne sera pas désincarnée !

    Imaginer la banque de demain, un défi d’aujourd’hui

    Par Sylvain Pignet, Président exécutif de Ditto by Travelex

    A quoi ressemblera la banque du futur ? Tandis que se profilent les premiers éléments de réponse à une question qui tourmente l’univers de la finance depuis plusieurs années, les différents acteurs du secteur sont parvenus à se rassembler autour d’une cause commune : améliorer le service et cela par tous les moyens possibles.

    Identifié à l’aide de son téléphone portable, un client entre dans sa banque et est accueilli par une série de publicités personnalisées projetées sur les murs de l’entrée. Un peu plus tard, après une traversée de couloirs parsemés d’écrans interactifs, il est finalement reçu par sa conseillère qui, durant leur entrevue, lui propose d’échanger sur une problématique bien précise et via écran interposé, avec une autre conseillère à l’autre bout de la France. Nous sommes en 2012, dans une banque futuriste tout droit sortie de l’imagination du cabinet Accenture. A ce moment-là, on nous parle de technologie « hors du commun », de prospectus interactifs, de RFID, de signature électronique ou de logiciel d’assistance personnalisée à la vente. Tout cela en vue d’optimiser la relation avec le client et la vente de ses produits à moindre coût. Pourtant, cinq ans plus tard, cette agence n’a pas encore vu le jour et la direction prise est toute autre : désormais plus question de « gadgétisation » de l’agence, mais de stratégies « customer centric ». Heureusement, « le futur a été créé pour être changé »[1].

    Non, la banque du futur ne sera pas désincarnée !

    Sacrément bousculées par le succès des banques en ligne, puis par l’arrivée des Fintech, les établissements bancaires, trop conservateurs, revoient actuellement leur copie et consacrent leurs analyses de données à la fourniture d’un service adapté, simple et abordable par leurs clients. A l’ère des Digital Management Platform (DMP), d’Airbnb et autre Uber, la démarche parait incontournable voire évidente. Pour preuve, en octobre dernier, lors d’une conférence de presse, Rik Vandenberghe, patron d’ING Belgique, déclarait que l’objectif du groupe néerlandais était de devenir « le Spotify de la banque ». Intéressant, ING s’apprête-t-elle à donner accès aux services d’autres établissements via sa plateforme, comme le fait Spotify entre consommateurs et musiciens ?

    Pour Benoit Mercier, président du directoire de la Caisse d’épargne de Lorraine, il va falloir « offrir le meilleur de l’humain – avec des rendez-vous à forte valeur ajoutée – et du digital – à partir de toutes ces innovations qui rendent la banque plus facile, plus fluide, plus simple – à nos clients ». Encore faut-il que cette aspiration soit réellement articulée autour du client et non pas seulement autour de l’adaptation des besoins du client aux produits que la banque souhaite vendre. Axel Reinaud, directeur associé senior au Boston Consulting Group, est lui aussi affirmatif : « La banque du futur ne sera pas une banque désincarnée, accessible dans le cloud uniquement ». Pour lui, la banque de demain doit être « bionique » et non un « pure player » de la banque en ligne. Elle pourra même, par ce biais, améliorer la rentabilité de ses capitaux propres de 8 à 10 points.

    Un système bancaire divisé en deux

    La banque de demain sera donc articulée autour de deux axes. D’une part, une offre de services financiers spécialisés (paiements, cartes, prêts, assurances, investissements, etc.) par le biais d’une licence spécifique (services de paiements, services d’investissements, émetteur de monnaie électronique, etc.). De plus en plus « commodisés », ces services seront offerts par des spécialistes, soit directement aux consommateurs soit indirectement par le biais d’assembleurs ou d’établissements bancaires classiques. Et, d’autre part, une offre de services bancaires classiques basée sur une philosophie ou une plateforme différente. Dans les faits, cela passera par la mise en place de projets nouveaux et par l’entrée de nouveaux acteurs. Dans l’idée, il faudra réussir à inventer de nouveaux modèles de société d’argent et de transfert. Car, à bien observer, la seule vraie nouveauté réside aujourd’hui dans l’interface client.

    Si nous prenons l’exemple du Mobile Money en Afrique, nous avons là affaire à une idée nouvelle sur des vieilles technologies. Et ce qui est sûr, c’est que le vrai changement sera dans la technologie qui généralisera le paiement instantané, seul domaine privé aujourd’hui d’instantanéité en matière de transmission financière. Aujourd’hui, avec le smartphone, les consommateurs sont habitués à une notion d’immédiateté dans la plupart de leurs échanges, et parfois dans leurs actions. Les utilisateurs de l’application Lydia expérimentent aujourd’hui à petite échelle la possibilité de payer un autre utilisateur de la solution mobile en temps réel avec son smartphone. Un premier pas est déjà fait et sera rapidement emboité par la mise en place de la Directive sur les services de paiement (DSP2), qui prévoit l’introduction de services de paiement instantané. Les banques traditionnelles tentent de créer cette instantanéité sur les plateformes de paiement locales existantes mais, même si elles y arrivent, cela règlera le problème des paiements locaux mais pas celui des paiements internationaux.

    La blockchain pour élaborer La Hanse du futur

    Dans chaque pays, les acteurs des paiements essaient de se mettre d’accord, en s’appuyant sur les consortiums existants, pour mettre en place de nouveaux standards. Mais cela se complique avec les paiements transfrontaliers du fait du recours obligatoire à des messageries obsolètes. In fine, les paiements ne sont jamais que des messages standardisés basés sur la confiance entre l’émetteur et le récipiendaire.  Le système fonctionne remarquablement bien dans le domaine des paiements par carte où une très grande automatisation et l’instauration de normes standards permettent l’instantanéité de la confiance : le commerçant donne ainsi la marchandise au client en ayant l’assurance que son compte sera crédité à la fin de la journée. Dans le contexte d’une transaction par carte, le banquier émetteur connait le porteur de la carte et l’origine des fonds. Il peut ainsi déduire la destination par la nature de la transaction effectuée. Le banquier acquéreur de la transaction connait la destination des fonds (le commerçant), le rational pour la transaction (l’achat des biens de son client commerçant) et se repose sur l’émetteur de la carte quant à l’origine des fonds. Ces paiements internationaux de compte à compte reposent toujours aujourd’hui sur les principes établis par les banquiers nord européens de la Hanse à la fin du Moyen-Âge. La connaissance personnelle du banquier et la reconnaissance de son sceau étaient suffisantes pour qu’un autre banquier avance des fonds à un client du premier.

    Alors, tant que nous n’avons pas la possibilité de prouver que la personne qui reçoit le paiement est la bonne, l’appareil reste encore un véritable mirage technologique. Ne perdons pas de vue que nous sommes dans un rapport de contrôle des fonds destiné à s’assurer notamment que nous ne sommes pas dans une situation de blanchiment, de financement du terrorisme, de fraude, etc. Bref, il faut une identification forte pour valider la notion d’« acceptance ». Aujourd’hui c’est la responsabilité du banquier et, assurément, un numéro de téléphone à lui seul ne peut suffire. Il va falloir créer un nouveau standard type « swift ».

    Et, clairement, nous pouvons voir dans la blockchain une réalisation possible de cette perspective. La chaine de blocs est actuellement le seul moyen de renforcer la sécurité tout en garantissant la sécurité de l’information. La récente alliance entre la première banque américaine JP Morgan Chase et Microsoft, accompagné d’une trentaine d’autres acteurs (Santander, ING, Intel, Accenture, le prétrolier BP, etc.) autour du développement de standards d’utilisation de la blockchain Ethereum, est un signal très fort envoyé en ce sens à l’univers bancaire. C’est sans aucun doute là que se fera la prochaine « vraie » révolution bancaire.

     

     

  • L’intelligence artificielle et l’emploi : opportunité ou menace ?

    Comment l’intelligence artificielle transforme nos métiers?

    Par Valérie Burel, VP Customer Performance de Sidetrade

    L’intelligence artificielle s’illustre aujourd’hui au quotidien et se déploie rapidement dans la plupart des secteurs d’activités, bousculant ainsi les expertises humaines en entreprise. Si un emploi sur deux devrait s’en trouver transformé(1), l’intelligence artificielle ne représente pour autant pas une menace pour ces métiers, qui devraient être redirigés vers des tâches moins répétitives et à plus forte valeur ajoutée. Selon une étude de PwC conduite en mars 2017, 70 % des métiers de l’énergie et 65 % des métiers de la consommation pourraient être automatisés via l’intelligence artificielle.

     L’arrivée de cette nouvelle technologie implique un changement dans la chaîne de valeur et, si elle ouvre la voie à de nouvelles compétences – comme par exemple la cybersécurité – elle représente aussi un défi majeur en termes d’adaptation des compétences et une véritable opportunité pour l’évolution des métiers. Ce défi, il revient à nous, dirigeants et managers, de le relever pour accompagner nos équipes dans cette profonde mutation : vaincre les peurs, accueillir l’innovation, transformer les postes de travail, former les équipes.

    Une opportunité plus qu’une menace

    L’adoption de robots et d’intelligence artificielle pourrait booster la productivité de 30 % dans les entreprises.

    Un argument de poids dans l’adoption de ces technologies, qui représentent un bouleversement majeur pour l’emploi dans l’adaptation des compétences mais également dans l’évolution des tâches quotidiennes de chaque métier. Une étape qui nécessite une importante phase de conduite du changement au sein des entreprises, pour accompagner les métiers concernés et aborder cette transition avec sérénité.

    En effet, la machine permet dès aujourd’hui à l’homme de prendre de nouvelles responsabilités, en travaillant par exemple à l’identification des tâches candidates à l’automatisation. Certaines tâches chronophages et abrutissantes peuvent ainsi d’ores et déjà être éliminées : les échanges avec le client les plus simples à traiter, comme les demandes de duplicata de facture dans le cas d’un litige, sont identifiées par la machine, qui répond automatiquement et en temps réel. L’entreprise gagne en vélocité – la machine étant bien plus réactive que l’homme – ainsi qu’en satisfaction client : le taux d’exactitude de la réponse augmente, la relation client s’en trouve donc améliorée.

    L’enjeu : faciliter la transition

    Aujourd’hui, l’intelligence artificielle en est à sa première phase de développement : l’intelligence dite « assistée ». Elle permet d’automatiser des tâches répétitives et, bien qu’elle ne révolutionne pas encore la nature des tâches en elle-même, s’enrichit et apprend via des algorithmes de Machine Learning. Demain, l’intelligence « augmentée » permettra de faire évoluer les tâches et d’échanger avec la machine directement, pour finalement parvenir à une intelligence « autonome », où les machines apprendront de façon continue pour automatiser la prise de décisions (comme par exemple dans le cas des véhicules autonomes ou des investissements intelligents).Les salariés 2.0, qui travaillent d’ores et déjà au quotidien avec l’intelligence artificielle, voient une occasion en or s’offrir àeux : celle d’apprendre à maîtriser cette technologie dès ses premiers pas, et d’en suivre l’évolution phase par phase. Une opportunité qui se transformera en véritable avantage concurrentiel lorsque l’I.A. sera devenue monnaie courante en entreprise et que les structures rechercheront des individus capables de travailler main dans la main avec ces nouveaux collaborateurs robotisés.

    Pour l’entreprise également, le défi à relever est important : quelles tâches assigner aux employés désormais libérés des actions quotidiennes les plus fastidieuses ? Vers quelles tâches à plus haute valeur ajoutée les orienter ? Comment repenser la relation client en réorganisant la part des échanges automatisés et la part laissée à l’humain, qui peut maintenant se consacrer à des enjeux et des comptes plus complexes ? Comment évaluer la performance dans ce nouveau contexte ? Autant de problématiques stratégiques qui nécessiteront une réponse dans les années – voire mois – à venir.

    Tout l’enjeu consiste à faciliter cette transition, en augmentant par exemple la flexibilité, les efforts de formation, le système de protection sociale…

     Les robots, garants de l’emploi ? 

    Aider à prendre des notes, écrire des emails sous la dictée, suggérer des contacts, programmer les meetings, lancer un appel téléphonique, prioriser les tâches, gérer les réseaux sociaux… Autant de tâches quotidiennes chronophages qui seront, demain, prises en charges par l’intelligence artificielle.

    « L’objectif in fine est d’avoir plus de temps pour soi, pour sa famille, avoir plus d’interactions avec des personnes et prendre du temps pour s’engager dans des activités sociales », pour Catherine Simon, présidente et fondatrice d’Innorobo, le sommet européen entièrement dédié aux technologies robotiques.

    Pourtant, 65 % des Français se disent inquiets par l’autonomie croissante des machines d’après l’Ifop, notamment par son impact sur le marché de l’emploi. Une crainte « qui revient à chaque phase de crise du capitalisme », selon l’historien de l’économie François Jarrige. La robotisation représente finalement la poursuite du processus de mécanisation et d’automatisation entamé depuis la révolution industrielle et qui pourrait à terme fortement abaisser la pénibilité de l’emploi et en préserver la compétitivité.

    Un rapport du cabinet de conseil Boston Consulting Group (BCG) démontre que les taux de chômage des pays les plus robotisés (Allemagne, Corée du Sud, Brésil, USA) sont aussi parmi les plus bas ou les plus régulés – l’Allemagne est parvenue à une diminution de 4 % entre 2013 et 2014.

    L’apport de la robotique n’aurait donc pas d’impact négatif direct sur l’emploi et permettrait même de relancer certains secteurs en perte de vitesse : les investissements robotiques des industries automobiles allemande et japonaise ont par exemple permis de maintenir leurs positions sur le marché automobile et donc les emplois liés à cette filière. 1 million de robots industriels actuellement en service seraient déjà directement responsables de la création de 3 millions d’emploi selon une étude conduite par Metra Martech, et relayée par l’IFR. Le développement de la robotique dans les 5 prochaines années devrait encore créer 1 million d’emplois qualifiés dans le monde.

    La relation au client est réinventée, au même titre que la robotique a révolutionné le processus industriel dans les années 2010 et que le numérique a révolutionné la relation client en BtoC au début des années 2010, c’est aujourd’hui aux entreprises du secteur BtoB de faire leur révolution. Au-delà des métiers, c’est toute la relation aux clients qui doit évoluer. L’entreprise doit donner l’impulsion, en passant par ses salariés, de cette relation client réinventée. L’intelligence artificielle permet aujourd’hui aux entreprises de prendre ce virage et de repenser une relation client plus immédiate, plus directe et plus recentrée au cœur des problématiques business.

     

    [1] Etude du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), janvier 2017

  • VIVATECH : 10 talks incontournables !

    10 TALKS incontournables Viva Technology, l’événement mondial de l’innovation


    Viva Technology se tiendra les 15, 16 et 17 juin à la Porte de Versailles et s’annonce comme le rendez-vous incontournable de l’innovation pour les startups, grands groupes et investisseurs du monde entier.

    Avec plus de 500 speakers dont les plus grands noms de la tech mondiale, la team de Mydigitalweek a sélectionné pour vous les temps forts de l’événement

    JEUDI 15 JUIN 17

    10.15 – Stage 5 – Messaging Apps, Chatbots And The Future Of Digital Brands

    Pourquoi y assister ? Pour comprendre comment Air France compte améliorer l’expérience de ses clients.

    L’occasion d’écouter : Florence ESTRA VP Digital Marketing Air France

    En complément : Assister aux défis de 32 start-ups sélectionnées par Air France-KLM pour le salon Viva Technology


    10:35 – Stage 3 – Real World Applications For Blockchain

    Pourquoi y assister ? Pour élargir ses connaissances sur la Blockchain et s’apercevoir que cette technologie ne sert pas que dans la finance mais aussi dans la santé, le retail…

    L’occasion d’écouter : Myriam FERRAN, directrice au sein du pôle banque et services financiers de Cognizant, qui combat l’éthique dans la finance.
    Luca Comparini responsable Blockchain pour IBM France depuis septembre 2015. Pour lui : « La Blockchain est utile dès que l’on a besoin d’un système de confiance.

     

    10:45 – 11:05 Stage 2 – Voice is the new UI

    Pourquoi y assister ? Chez IBM, on en est sûr, le vocal va se démocratiser pour devenir une interface universelle d’accès aux applications au même titre que l’écran tactile ou le couple clavier-souris. Tout passera bientôt par le vocal.

    L’occasion d’écouter : Alex Lebrun dirige l’équipe engineering de Facebook AI Research (FAIR) à Paris. Il était précédemment fondateur et CEO de Wit.ai, une plateforme d’AI pour développeurs rachetée par Facebook début 2015. Auparavant, Alexandre était fondateur et CEO de VirtuOz, un « Siri pour entreprises » permettant à eBay, AT&T d’automatiser leur service clients.

     

    12:10 – 12:40 Stage 4 – DATA INTELLIGENCE: PREDICTING THE FUTURE HAS NEVER BEEN EASIER!

    Pourquoi y assister ? En tant que marketeur, vous devez être en mesure de dégager des tendances à partir des données, afin d’éviter les risques et d’identifier les opportunités. Il est difficile de savoir quels offres et produits peuvent constituer l’expérience client idéale. La capacité d’identifier les risques et anomalies à venir et de déterminer leurs causes est décisive, dans un sens comme dans l’autre.

    L’occasion d’écouter : les meilleurs experts dont Clancy Childs , CHIEF PRODUCT & TECHNOLOGY OFFICER, PROFESSIONAL INFORMATION, DOW JONESmais aussi des experts de Macinsey , et la data scientist de chez eBay

     

    12:50 – 13:20 – STAGE 5 – THE FUTURE OF NEWS IN A POST-TRUTH ERA

    Pourquoi y assister ? Pour comprendre le poids des journalistes et des influenceurs aux Etats-Unis . Comprendre aussi les stratégies d’influence en politique

    L’occasion d’écouter : Emanuel Yekutiel qui a travaillé à la Maison Blanche auprès du Président Obama, et qui était le responsable en chef juridique auprès de Mark Zuckerberg

     

     

    16:55 – 17:25 – STAGE 5 – THE FUTURE OF RETAIL IS EXTREME

    Pourquoi y assister ? Le commerce doit effectivement se réinventer mais pas nécessairement pour concurrencer le e-commerce. Les attentes des clients évoluent, notre rôle est des les comprendre et de s’adapter. Il ne faut pas voir le e-commerce comme une menace à l’expérience shopping mais comme une opportunité pour intégrer les nouveaux modes de consommation que cela entraine.

    L’occasion d’écouter : Ludovic Flandin directeur UR LAB, UNIBAIL-RODAMCO, analyste des opérations au département Retail France.

     

    VENDREDI 16 JUIN 17

    10:35 – 11:05 – STAGE 4 – WHEN AI MEETS IOT: THE INTELLIGENCE OF THINGS

    Pourquoi y assister ? Selon un classement effectué par Gartner, l’intelligence artificielle, les capteurs et les objets connectés ainsi que l’impression 3D représentent les tendances phares des années 2017-2020. Comment conjuguer l’internet des objets avec l’intelligence artificielle pour offrir la meilleure expérience à ses clients ?

    L’occasion d’écouter : Benoît Tiers, le nouveau grand patron du numérique de la SNCF

     

     

     

    11:55 – 12:10 Stage 4- Criminal Commerce: The Malware Business

    Pourquoi y assister ?  Les ransomwares ont fait 250.000 victimes en France en 2016 le phénomène devrait s’accentuer en 2017, grâce à des méthodes de plus en plus diaboliques.

    L’occasion d’écouter : Ondrej Vlcek CTO, EXECUTIVE VICE PRESIDENT & GENERAL MANAGER CONSUMER, AVAST, acteur majeur des antivirus

     

     

     

    15:55 – 16:10 – Stage 4 – Bringing Big Industries Online

    Pourquoi y assister ? Dynamisés par l’arrivée d’une nouvelle génération dans leurs rangs, transformés par les nouvelles technologies, inspirés par l’agilité des start-ups, guidés par le désir de transparence des consommateurs, et responsabilisés de leurs impacts sociaux et environnementaux, les grands groupes qui composent le paysage économique sont aujourd’hui, de gré ou malgré eux, en pleine mutation, se transformant pour s’ancrer dans le monde à venir. comment anticiper ces changements et les comprendre.

    L’occasion d’écouter : Zvi Schreiber CEO, FREIGHTOS et si l’avenir du retail était celui des marketplaces.. 

    SAMEDI 17 JUIN 17

    11:00 – 11:15 Stage 2 – Donner du sens à l’innovation : vers une société éclairée

    Pourquoi y assister ?   Les leaders les plus brillants nous impressionnent par leurs capacités intellectuelles et la manière dont tout semble leur réussir. Cependant, ils ne savent pas toujours inscrire leurs réussites dans la durée, ni même se prémunir contre l’échec.

    L’occasion d’écouter : Navi Radjou leader éclairé de la Silicon Valley et de s’inspirer dasn son management en distinguant les moments où asseoir son leadership et ceux où s’effacer pour laisser les autres diriger.

     

  • REPLAY 18 Mai – RELATION CLIENT DU FUTUR – By iADvize

    RELATION CLIENT DU FUTUR : L’Art de la conversation 

    Chatbots, intelligence artificielle, crowdsourcing… A quoi ressemblera la relation marques-clients de demain ? Pour échanger et travailler sur ces sujets, iAdvize a pris le pari de réunir les pionniers européens de l’économie de la Conversation sur une journée à Nantes. Ce premier événement appelé  »Conversation » a réuni 150 professionnels venus d’Allemagne, Espagne, France, Maroc ou Royaume-Uni. 60 marques européennes (AirFrance, Axa, BMW, Cdiscount, SFR, FeelUnique, L’Oréal, Moulin Rouge, Renault, Voyages-sncf.com, etc.), 20 acteurs de l’écosystème de la relation client (Arvato, Botfuel, Facebook, Webhelp, etc.) et 18 speakers. Retour sur les principaux éléments de réponses apportés par les intervenants !

    Des robots pour une relation client plus humaine ?

    Chatbots et intelligence artificielle sont devenus de véritables « buzzwords » dans le domaine de l’expérience client. Derrière cet emballement médiatique, se cachent de réelles perspectives pour les marques et les consommateurs.

    « D’un point de vue technologique, il y a très certainement eu des progrès en matière de machine learning. Mais je pense qu’il y a avant tout une authenticité véhiculée par la conversation. Nous sommes des êtres sociaux qui avons besoin d’interagir. La communication est un besoin et un plaisir, c’est quelque chose qui nous définit. Ramener cette conversation dans le commerce en ligne et dans ce monde mixte, digital et analogue, est une évolution très naturelle« , Stefan Knerr, Fondateur & CEO CogniTalk.

    Pour Alexandre Croiseaux, Responsable des partenariats Facebook, les « robots conversationnels » constituent l’interface numérique qui se rapproche le plus d’une communication naturelle et humaine : « une technologie qui sait être transparente et se faire oublier. » Marjolaine Grondin, co-fondatrice et CEO de Jam, explique d’ailleurs le succès de son chatbot par son identité marquée et sa capacité à générer « un fort engagement humain, incomparable avec celui d’une barre de recherche. »

    Il y a une certitude, le conversationnel est l’avenir. Mais selon Stefan Knerr,  »nous avons un véritable challenge technologique devant nous. Nous n’avons pas encore atteint le niveau pour faire traiter n’importe quel problème avec un bot. Cela évolue vite mais il faut rester réaliste et ne pas créer des attentes sur-prometteuses. »

    Une relation client crowdsourcée, pour plus d’authenticité ?

    A l’heure où la conversation devient centrale dans l’expérience client, quel ton et quel niveau de discours s’imposent aux marques ? Pourquoi doivent-elles être authentiques ?

    Selon une Etude The Global Authentic 100, 2016, seuls 7% des Français pensent que les marques sont authentiques. « L’authenticité, c’est la confiance, la proximité et la simplicité. Aujourd’hui, la transformation numérique rend les utilisateurs méfiants vis-à-vis des entreprises. C’est aux conseillers clients, par la relation humaine, de redonner confiance« , observe Fatie Toko, Directrice Relation Client en ligne du Groupe La Poste.

    D’après Simon Gros-Legeron, membre de la communauté d’experts ibbü, « l’expertise humaine dans le service client ne peut pas toujours être remplacée par un bot. Je fais tout ce qu’un chatbot ne pourra jamais faire. J’apporte un maximum d’empathie ». ibbü c’est une plateforme communautaire qui met en contact les clients d’une marque, non pas avec un SAV classique ou un call-center, mais avec une communauté de passionnés capables de fournir des conseils en temps réel, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

    « Lorsqu’on voit les performances des experts indépendants, on se demande comment nous pouvions faire mieux avec nos conseillers et nos call-centers« , concède Isabelle Eloir, responsable du développement commercial Cdiscount. Pour Alexandre Croiseaux : « Plus on se rapprochera de la façon naturelle de communiquer, plus ce sera facile pour les utilisateurs, y compris dans leurs échanges avec les entreprises« .

    « Je suis convaincue de la conversation comme interface, à tel point que je pense que ce n’est pas une question de savoir qui de l’application ou du bot l’emportera. Il va y avoir une hybridation totale. On n’ira plus dans une application qui n’aura pas de conversationnel. Les apps se botifient et les bots se appifient. C’est la conversation qui va gagner« , selon Marjolaine Grondin.

    Alors, allez-vous confier votre relation client à un robot, à une communauté d’experts… ou à une communauté de robots experts ?

     »Lors de cet événement, nous avons pu voir, à quel point les marques doivent faire face au défi majeur de l’ubiquité. Leurs clients attendent d’interagir partout, tout le temps et en temps réel avec elles. Ce qui leur lance le challenge d’être présentes en simultané sur l’ensemble des points de contacts. Bot, Intelligence Artificielle, conversation avec un expert, finalement peu importe, l’exigence des consommateurs se place dans la capacité à interagir avec des marques et avoir accès à des services lorsqu’ils le souhaitent mais surtout la possibilité de vivre à chaque fois une expérience unique », conclut Julien Hervouët, CEO et co-fondateur d’iAdvize.

    Pour creuser ces questions, n’hésitez pas à visiter le site de la conférence : http://conversation.iadvize.com/fr/.

     

  • EXCLUSIF ! Transformation numérique : Etat des lieux selon FORRESTER

    Transformation numérique :
    Etat des lieux selon FORRESTER

    Si le digital représente un véritable potentiel de développement pour les marques en France, toutes n’ont pas encore atteint le degré de maturité nécessaire pour prendre ce virage technologique. La France conserve-t-elle son statut de pays innovant en matière de transformation digitale ? Quelles sont les grandes tendances marketing ?

    Réponses avec Thomas Husson, Vice Président et analyste chez Forrester. Thomas Husson sera présent sur Imedia Brand Summit à Biarritz le 19 et 20 juin.

    My Digital Week : Transformation numérique en France : quel constat tirez-vous pour 2017 ?

    Thomas Husson : nous constatons que les marques françaises sont en retard dans leur transformation numérique et dans leur capacité à délivrer une bonne expérience client. Le plus long à réaliser demeure au niveau de l’organisation. Nous remarquons que les marchés américains ont un prisme plus développé pour cette expérience de marque. Nous pensons que c’est plus lié en France dans l’offre elle-même et dans l’implication des ressources humaines. Un exemple ? En France, nous observons le plus fort taux de CDO alors que dans les autres pays, en particulier en Allemagne, il y a plus de directeurs informatiques le nombre de CIO est plus élevé. Cela montre à quel point le numérique devrait être diffusé partout et que s’il faut un homme ou une femme-orchestre pour le digital, ce dernier doit être porté par l’ensemble de l’équipe de direction et en particulier par la fonction qui est la plus impactée.

    My Digital Week :  Comment peut-on y remédier ?

    Thomas Husson : Ce qui compte c’est d’avoir une équipe dirigeante qui intègre la vision et qui est capable de pousser au changement. Dans certaines sociétés, on trouve des responsables Expérience Client. Les entreprises qui sont le plus avancées à ce niveau vont jusqu’à proposer une mesure collective de l’expérience client qui se réflète jusque dans la rémunération des dirigeants et des collaborateurs. Cette approche, implique une profonde évolution de l’organisation et des processus. C’est le cas de Virgin, qui a mis ces pratiques en place et de fait, possède une capacité à délivrer une meilleure expérience client.

    On a parfois tendance à considérer les consommateurs comme « des proxy numériques » et on oublie trop souvent d’aller à leur contact et de les guider.

    My Digital Week :  Quelles sont les moyens efficaces en matière de publicité ?

    Thomas Husson : Les grandes marques qui jusqu’à présent misaient sur le display doivent revoir leur stratégie. Le display ne fonctionne pas car ce format est de moins en moins adapté et de moins en moins vu par les consommateurs, sans parler de la croissance du phénomène d’ad-blocking. Ce qui compte ce n’est pas la promesse de vente mais bien de délivrer une expérience sans couture et en créant une relation directe.

    My Digital Week : Cette relation directe passe-t-elle par les chabots et les agents intelligents ?

    Thomas Husson : Absolument. Même s’il s’agit d’un phénomène « hype » qui fait beaucoup de buzz actuellement dans les médias, il est clair que ces technologies vont contribuer à améliorer l’expérience client. Pour l’instant nous en sommes aux balbutiements avec Amazon Echo qui n’est pas encore disponible en France.  

    Amazon Echo repose sur des interfaces vocales. C’est un assistant (vocal) intelligent capable de vous parler, de vous donner des informations et même d’anticiper vos besoins pour simplifier l’expérience client. La technologie utilise le machine learning et des éléments contextuels pour répondre aux requêtes de l’utilisateur.

    My Digital Week : Quels sont les enjeux sur notre vie privée ?

    Thomas Husson : Effectivement, ces plateformes vont jouer un rôle essentiel dans notre vie privée. Avec l’IOT, il sera possible de contextualiser les individus dans leur vie personnelle. Pour les marques elles pourront se différencier via ces plateformes. Côté citoyen, les enjeux reposent sur la protection de la vie privée. Le Règlement européen « Data Protection » consacre de nouveaux concepts et impose aux entreprises de « disrupter » leurs pratiques et de revoir leur politique de conformité Informatique et Libertés. Au-delà des obligations de protection des données personnelles, l’enjeu pour les marques est de considérer le respect de la vie privée non pas comme un enjeu légal mais bien comme un facteur de différentiation.

    Propos recueillis par Annie Abela Lichtner