Catégorie : Intelligence artificielle

  • USI 2017 – 19 et 20 juin RDV avec 30 speakers d’exception !

    Unexpected Sources of Inspiration

    l’évènement qui questionne et qui explore 

    Au programme de cette 10ème conférence : Intelligence Artificielle, Technologie, Interaction, Produit, Management, Economie, Philosophie, Théorie et Humain. Pour illustrer toutes ces thématiques, 30 intervenants du monde entier feront le déplacement pour traiter des enjeux de la transformation actuelle et future de nos sociétés.
    Parmi eux, Ingrid Betancourt, Dan Ariely, Moran Cerf, Cédric Villani, Mark Esposito…

    En 10 ans, la conférence USI est devenue la scène européenne incontournable des grands penseurs, innovateurs et créateurs de notre temps. Un événement hors pair et aussi hors du temps. A l’heure où les évènements sont pléthores, USI est une parenthèse, sur deux jours pour décrypter la société numérique, questionner, explorer, la transformation digitale dans toute sa complexité.

    «  Le bon critère pour savoir si une conférence est réussie, c’est de se demander pendant combien de temps on s’en souvient  » déclare François Hisquin, fondateur d’Octo Technology et des conférences USI. Pari réussi ! En dix ans, USI est The place to be.

    « Toutes les grandes réussites sont un cocktail d’inspiration, de créativité, de rencontres et d’expériences. USI C’est un concentré de tout cela pendant deux jours » ajoute le fondateur. Un tour de force sans sponsor. Un OVNI dans le milieu de l’événementiel.

    Cette année encore, USI propose un contenu exceptionnel, varié, inattendu avec une grande intensité intellectuelle.

    Rendez-vous le 19 et 20 juin au Carrousel du Louvre à Paris 

    LES TOP SPEAKERS 

    Kevin Kelly @kevin2kelly
    Talk / T he Inevitable: Understanding the 12 Technological
    Forces That Will Shape Our Future Robots, data, tracking, réalité virtuelle… Kevin Kelly, “best-selling author” selon le New York Times, décrit les mécanismes de ces forces en puissance avec une précision déconcertante. Loin des dystopies, il nous propose une feuille de route stratégique pour guider nos choix professionnels, sociaux et humains. Visionnaire,réaliste et résolument optimiste.

    Laurent Alexandre @dr_l_alexandre
    Chirurgien-urologue français, Expert en nanotechnologies
    “Nous sommes face à une rupture radicale entre une économie démiurgique et exponentielle de l’intelligence artificielle. Nous avons généré des datas à outrance ces dernières années, sans réellement réfléchir aux conséquences que cela pouvait entraîner, en particulier sur l’inégalité des compétences cognitives entre individus. Comment manager cette intelligence artificielle, tout en évitant une dislocation sociale ?

     

     


    Ingrid Betancourt
    Talk / Se construire face à la peur
    Ingrid Betancourt, 54 ans, ancienne militante politique, a été détenue par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) pendant plus de six ans. Elle s’exprimera sur la façon dont elle a pu se reconstruire après son vécu d’ex-otage, et les moyens qu’elle a mis en place pour faire de cette peur quelque chose de constructif dans sa vie personnelle et professionnelle.

    Dan Ariely @danariely ‏
    Talk / L e prévisiblement irrationnel
    Dan Ariely est professeur de psychologie et d’économie comportementale à l’Université Duke et membre fondateur du Center for Advanced Hindsight. Grâce à sa recherche et à ses expériences, il interroge les forces qui influencent le comportement humain et les manières irrationnelles qui guident notre comportement et nos choix plus souvent que ce que l’on pourrait penser.

    Virginie Guyot @vir_guyot
    Talk / Confiance et leadership au service de la performance collective
    Ex- pilote de chasse de l’armée de l’air française, Virginie Guyot se consacre désormais au conseil aux entreprises. Elle y partage son expérience de ce métier de l’extrême où l’individu est au service du collectif. Elle nous livre également les conseils pour les entrepreneurs qui se décourageraient et encourage les femmes qui veulent entreprendre à oser se lancer.

    Moran Cerf @twtrdtcm
    Talk / The Ultimate Virtual Reality: the Simulated World Our Brain Generates for Us
    Selon les dernières découvertes en neurosciences, nos sens ne perçoivent qu’une partie du monde qui nous entoure. Ancien hacker et agent des services secrets israéliens, Moran Cerf a voulu décrypter les mécanismes de nos neurones avec la minutie d’un ingénieur. Son travail en collaboration avec des neurochirurgiens lui a permis d’explorer notre boîte noire de l’intérieur, en y implantant directement des électrodes. En bref, de hacker notre cerveau!

    Cédric Villani @VillaniCedric
    Talk / Naissance d’une idée
    Cédric Villani est un mathématicien français au look dandy qui détonne, il est directeur de l’Institut Henri-Poincaré de l’Université Pierre et Marie Curie et professeur à l’université Claude-Bernard-Lyon-I. Il reçoit la médaille Fields en 2010. Plus récemment, il a fait parler de lui par sa volonté de faire prendre conscience au Parlement desdonnées, des systèmes de protection numérique et de l’intelligence artificielle.

    Mark Esposito @Exp_Mark ‏
    Talk / Understanding the Future as it Unfolds: The Power of Megatrends
    Mark Esposito est enseignant à la Harvard University Extension School et à Grenoble Ecole de Management. Il co-dirige le programme de microéconomie pour la compétitivité à Harvard Business School. Il a aussi fondé le « Lab-Center for Competitiveness », un think-tank spécialisé sur les grandes thématiques du développement économique. Considéré comme un expert de la complexité économique, il a conseillé le Président du Parlement européen sur l’analyse systémique de la crise financière.

    Leila Janah @leila_c
    Talk / G ive Work: Building an equitable economic future through technology
    Pionnière de l’Impact Sourcing, Leila Janah s’est donnée pour mission d’endiguer la pauvreté mondiale et de former les populations défavorisées aux métiers du Web. Celle qui se définit comme « une idéaliste » n’a pas hésité à tout plaquer pour fonder et diriger Samasource et LXMI. Deux organisations sociales récemment recensées parmi les entreprises les plus innovantes par Fast Company. On compte parmi ses clients eBay, Google, Yahoo, TripAdvisor, SalesForce …

    Susan Weinschenk @thebrainlady
    Talk /T he Future of Human-Technology Interaction
    Le Machine learning, la robotique et la réalité virtuelle sont bien là. Des décisions éthiques et cruciales sont prises, et seront réalisées dans un avenir proche (3-5 ans), ce qui façonnera les interactions entre les machines et les hommes pour les années à venir. Susan Weinschenk partage des idées et des connaissances pour aiguiller les décisions qui seront prises à ce sujet.

    Tim Urban @waitbutwhy
    Talk / Cooks and Chefs: what it means to be a true original?
    Tim est l’auteur de dizaines d’articles viraux sur des sujets allant de la raison pour laquelle nous procrastinons à pourquoi nous n’avons pas encore rencontré des formes de vie extraterrestres. Lors d’USI, il reviendra sur la notion “d’être original”, qui commence là où l’on prend conscience que les femmes et les hommes qui ont construit ce monde “ne sont pas plus intelligents que vous et moi”. Son site W ait, But Why a dépassé 10 millions de visiteurs uniques au cours des derniers mois et a attiré des milliers de clients, y compris des fans célèbres comme Elon Musk, CEO de Tesla, le fondateur de TED Chris Anderson et le cofondateur Evan Williams, co-fondateur de Twitter.

    John Maeda @johnmaeda
    Talk / Redesigning leadership
    Diplômé du MIT et d’un doctorat en art, John Maeda est l’un des pionniers de la convergence entre technologie et design. Au coeur de sa philosophie : la simplicité et l’élégance. Une approche qu’il consacre aussi bien à sa vision de la technologie qu’à celle l’entreprise et du leadership. Se débarrasser de la complexité, faire émerger la diversité, l’émotion, ne pas avoir peur de l’échec… Et si le secret du leadership était de penser comme un designer ?

    Aurélie Jean @Aurelie_JEAN
    Talk / C -Level: devenez des décideurs éclairés en apprenant à coder
    Aurélie Jean est chercheuse en biomécanique numérique. Elle sensibilise les minorités (notamment les jeunes filles) à la programmation, avec pour objectif de diminuer le gender gap. Elle a récemment participé à la campagne #ILookLikeanEngineer sur les réseaux sociaux et a lancé une nouvelle plateforme numérique nommée Patronne.co à destination des femmes professionnelles connectées.

    TEMPS FORTS 

    #Intelligence
    L’IA est-elle en passe de devenir un allié ou une menace pour notre vie privée, pour les
    professionnels, et pour notre humanité ? C’est à cette vaste question que Nick Bostrom et Kevin Kelly tenteront de répondre en exposant chacun leur vision, tantôt commune tantôt divergente notamment sur la question de la superintelligence.

    ● Nick Bostrom : Philosophe et auteur spécialisée en intelligence artificielle.£
    ● Kevin Kelly : Co-fondateur du magazine Wired, Auteur, Futuriste.

    #Humans
    L’humain se définit aussi à travers ses expériences, aussi nouvelles soient-elles. Il ne s’agit pas de remplacer l’Homme ou d’améliorer forcément ses performances, mais de comprendre comment ce dernier fonctionne, jusqu’aux tréfonds de son cerveau.

    ● Moran Cerf : Scientifique et professeur de neuroscience et d’affaires à la Kellogg School of Management.
    ● Laurent Alexandre : Chirurgien-urologue français, expert en nanotechnologies.

    #Theorie
    Comment les sciences, les arts, le monde qui nous entoure, inspirent l’Homme ? En marge des innovations technologiques, ces speakers nous rappellent que le futur prend sa source dans nos acquis, et que les innovations s’inspirent les unes des autres.

    ● Cédric Villani : Mathématicien français, Directeur de l’Institut Henri-Poincaré et de l’Université Pierre et Marie Curie, médaille Fields en 2010.
    ● Etienne Klein : Physicien, directeur de recherches au CEA et docteur en philosophie des sciences .

    #Economy
    Les nouvelles technologies influent sur l’économie de mille manières. Mark Esposito et Nicolas Bouzou viendront démontrer qu’entre nouveaux business models solidaires, innovation et cybersécurité, les perspectives d’évolutions économiques sont nombreuses et peuvent, grâce à l’écosystème digital, trouver un nouvel équilibre.

    ● Mark Esposito : Professeur d’affaires, et de stratégie économique et compétitivité à l’Université Harvard et à la Grenoble School of Management.
    ● Nicolas Bouzou : Essayiste français libéral spécialisé dans l’économie.

    #Behaviour
    Comment un comportement teinté de peur ou d’irrationalité peut-il forger notre personne, nous aider à avancer et à tirer le meilleur de nous-même ? C’est ce que tenteront de nous expliquer ces deux speakers, avec des retours d’expérience poignants.

    ● Ingrid Betancourt : Ex-otage des Farcs et ancienne militante politique.
    ● Dan Ariely : Professeur de psychologie et d’économie comportementale à l’Université Duke et membre fondateur du Center for Advanced Hindsight.

    #Society
    Comment les nouvelles technologies peuvent elles profiter de manière éthique et durable à notre société ? Ces quatres intervenants nous expliquent que l’impact sourcing, la cybersécurité ou encore l’éthique ne sont pas que de simples tendances, mais des piliers essentiels à prendre en compte pour une société pérenne, qui va dans le bon sens.

    ● Keren Elazari : Experte en cybersécurité et hacktiviste.
    ● Leila Janah : Serial entrepreneuse dans l’impact sourcing, fondatrice de Samasource et LXMI.
    ● Cynthia Fleury : Enseignant-chercheur en philosophie politique et psychanalyste.
    ● Emmanuel Jaffelin : Agrégé de Philosophie, auteur et conférencier .

    #Management

    Dans un monde où l’adoption des nouvelles technologies nous dépasse et bouleverse les mécanismes de la sphère professionnelle, il devient urgent de réinventer la manière de mieux manager (ex : Holacracy, Beyond Budgeting). Comment changer les perspectives de développement de l’entreprise, faire bouger les lignes pour aller vers l’intelligence collective, pour construire des modèles plus efficients et cohérents… Ces speakers nous expliqueront l’évolution de la notion de travail, comment repenser le management dans l’organisation d’un monde en constante évolution , en passant par le leadership, les systèmes de valeurs et les mécanismes de prise de décision.

    ● Virginie Guyot : ex-pilote de chasse de l’armée de l’air, conférencière et consultante.
    ● Simon Wardley : Chercheur pour le Leading Edge Forum.
    ● Bjarte Bogsnes : Président du Beyond Budgeting Institute, Vice-président au Développement de la gestion et de la performance chez Statoil.
    ● Eddie Obeng : Directeur de l’apprentissage à la Virtual Business School.
    ● Brian Robertson : Auteur et fondateur d’HolacracyOne.
    ● Tim Urban : Blogger, dirige Wait But Why Blog.
    ● Aaron Dignan : Ecrivain et fondateur de The Ready, une société de conception d’organisations,
    ● Emmanuelle Barbara : Avocate spécialiste en droit social.

    #Products

    Design thinking, lean start-up, agilité… telles sont les méthodologies qui permettent d’adresser un meilleur produit. Les speakers nous expliqueront quelles bonnes pratiques mettre en place pour développer de nouveaux produits.

    ● John Maeda : John Maeda est un artiste, graphiste, enseignant et chercheur de renommée internationale. Responsable Mondial de la Conception Computationnelle et de l’Inclusion chez Automattic.
    ● Ash Maurya : Auteur et Fondateur & CEO de LeanStack
    ● Henrik Kniberg Lean/Agile coach chez Crisp , société de services informatiques Stockholm.

    #Interactions
    Machine learning, robotique de pointe, IoT, IA… USI s’intéresse ici à la relation complexe que nous entretenons avec cette forme d’intelligence et la façon dont nous allons l’exploiter et interagir avec elle (nouvelles interfaces, VR/AR, UX, UI). La scientifique Susan Weinschenk, spécialiste du comportement et des interactions Homme-machine, explorera notamment le rôle et la responsabilité des designers dans les débats sur l’éthique et la déontologie.

    ● Susan Weinschenk : Scientifique comportementaliste et CEO de The Team W.

    #Technologies
    Blockchain, architecture, code, etc. Christian Fauré, Benoît Lafontaine et Aurélie Jean nous
    interpellent sur l’importance de la technologie et des pratiques qui en découlent. Ils exploreront
    également la façon dont l’apprentissage du code va façonner les leaders des prochaines générations.

    ● Benoît Lafontaine est CTO chez OCTO Technology et spécialiste Fintech & Blockchain .
    ● Aurélie Jean est scientifique informatique, Senior Software Developer à Bloomberg, LP et fondatrice d’In Silico Veritas, LLC.
    ● Christian Fauré : Philosophe et Partner chez OCTO Technology, membre du Conseil d’Administration d’Ars Industrialis et de l’IRI (Institut de Recherche et d’Innova

    Pour plus d’informations et pour s’inscrire à l’évènement c’est ici 

     

     

     

     

  • Comment appréhender humainement les futures transformations industrielles ?

    Industrie du futur

    Quand 47% des professions actuelles pourraient être remplacées par des machines intelligentes…1

    par ACURE 

    Après les transformations apportées par l’informatique il y a deux décennies, l’industrie, les services et même l’agriculture vont connaître des bouleversements générés par l’émergence des robots et de l’Intelligence Artificielle. Comment appréhender humainement et accompagner au mieux les futures transformations industrielles ?

    Robotique et intelligence artificielle au cœur de l’usine de demain

    L’industrie française vit de profondes mutations. Robots polyvalents et autonomes, cobotique destinée à faire cohabiter machines et hommes, intelligence artificielle, les engins deviennent rapidement plus « intelligents » et cela concerne tous les secteurs de l’économie. Le contenu de métiers aussi variés que ceux d’avocat, de dentiste, de radiologue ou de chauffeur de taxis va radicalement se transformer dans les années qui arrivent.

    Les mutations importantes que génèrent l’Intelligence Artificielle et la robotisation nécessitent des adaptations sur le plan de la formation et de la carrière de tous tout au long de la vie. Ce sont aussi l’organisation générale de la société et les dispositifs législatifs et administratifs qui doivent évoluer pour accompagner les nouveaux usages.

    Robotisation et impact humain

    Selon l’étude publiée en 2013 par Frey & Osborne : 47% des professions actuelles pourraient être remplacées par des machines intelligentes. Elle anticipe que les professions managériales sont les moins exposées au remplacement par des machines (50 000 emplois pour une probabilité qui oscille entre 0 et 20% de remplaçabilité). Au contraire, les professions de production et de logistique emploient plus de 400 000 personnes mais elles seraient remplaçables à hauteur de 80 à 100% par des machines.  Cette prévision par métiers reste cependant difficile car nous ne connaissons pas encore les applications qui seront mises sur le marché par les fabricants de robots.

    Si l’étude ne précise pas l’échéance, comme tous les changements majeurs, la robotisation et la généralisation de l’Intelligence Artificielle alimentent des craintes. Cependant il ne faut pas nécéssairement voir les machines comme des menaces pour le travail de l’homme : les emplois supprimés sont transférés vers d’autres secteurs et les gains de productivité à en attendre sont considérables. Si l’on réalise que l’agriculture employait 70% de la population active il y a un siècle et demi alors que ce ratio est tombé à 3% de nos jours, on comprend que ces emplois n’ont pas simplement disparu, ils ont été remplacés par de nouveaux métiers, c’est la mécanique habituelle du progrès technique dont la robotisation et l’Intelligence Artificielle sont les expressions actuelles.

    [1] Frey & Osborne, 2013 : The future of Employment, Oxford.

  • Comment la robotique humanoïde réinvente l’expérience client

    Comment la robotique humanoïde réinvente l’expérience client

    Par Laurent Marciniak, Responsable Social Robotics chez Gfi Informatique

    Marché en devenir dans de nombreux secteurs, la robotique humanoïde n’en est qu’à ses prémisses. Capable d’accueillir, d’accompagner et de renseigner grâce à une interface douée de paroles et d’émotions, le robot propose une nouvelle expérience client. Ni gadget, ni solution de remplacement d’un vendeur ou guichetier, la robotique humanoïde réinvente complètement l’expérience utilisateur. Voici comment.

    Dans les services, le retail ou encore la santé, le business de la robotique humanoïde n’en est qu’à ses débuts. Pourtant, il réinvente déjà la notion d’expérience utilisateur. Le robot humanoïde Pepper, par exemple, accueille, accompagne et renseigne les visiteurs avec empathie. Ce premier robot personnel émotionnel est capable de reconnaitre des émotions humaines et de s’y adapter. Une innovation qui a vu naître un domaine d’expertise original : la Social Robotics. Celle-ci fait directement écho à deux valeurs : la collaboration entre l’homme et la machine et non le remplacement de l’un par l’autre, et la capacité du robot à intégrer l’espace public et à interagir avec l’utilisateur (par opposition au robot industriel cantonné à des tâches répétitives dans les usines).

    Les solutions business passent donc par le robot humanoïde en tant que point d’interaction digital entre le SI de l’entreprise et l’utilisateur final. En captant les réactions des visiteurs ou des clients, le robot alimente en data – qualité produits, service après-vente, questionnaire de satisfaction, etc. – les équipes internes.

    Une expérience client interactionnelle

    Le robot humanoïde propose des services et des offres adaptés à des cas d’usage et sur mesure pour accueillir, guider et renseigner les visiteurs ou les clients. Cette approche, disponible en mode SaaS (cloud), se veut Connect & Use. L’objectif est d’intégrer le visiteur dans un environnement propice à l’échange. Le robot est en mesure de proposer des services à destination des visiteurs et des collaborateurs : réservation de taxi, identification et accueil des visiteurs, diffusion de contenus multimédias, questionnaire de satisfaction, smart building, etc. Ce service de commodité qu’est l’accueil devient alors un espace d’échanges et de communication où l’établissement peut interagir avec les visiteurs.

    Dans le retail, le robot est en capacité d’interpeller les clients et d’engager avec eux, avec le support d’une tablette tactile, un échange productif autour de produits, de services ou d’opérations spéciales.  Une brique de type « catalogue produits » offre, par exemple, différents parcours (par critères techniques, popularité, prix, etc.), apportant ainsi une multitude de possibilités pour favoriser les interactions avec les clients. Le suivi de l’achat peut être délégué à un vendeur ou traité par le robot dans une approche Click and Collect. L’acte d’achat est personnalisé et amélioré. Avec des programmes de recommandations de produits, de gestion des achats ou des paiements, par exemple, la robotique humanoïde fluidifie le parcours client.

    Alimenter en data les équipes internes

    Des extensions de logiciels complètent les traditionnelles ERP et CRM avec une approche Plug & Use : reconnaissance client pour un accueil personnalisé, notification au conseiller pour préparation des produits et de l’encaissement, diffusion d’informations et d’offres par mail, etc.

    Pour des besoins encore plus spécifiques, les entreprises se reposeront sur une méthodologie dite Think, Build, Run. Think, pour définir les cas d’usage particuliers et les interactions souhaitées, le story-board et le design des comportements, ainsi que les échanges avec le SI. Build pour une réalisation conduite en mode agile et intégrant la présentation régulière de la solution aux métiers, la qualification logicielle, le lancement du dispositif pilote et le cycle d’ajustement. Enfin Run, pour le déploiement global de la solution avec la formation des équipes métiers et techniques, le support et la tierce maintenance.

    Le robot va être sollicité pour des tâches très répétitives (et ainsi permettre au personnel de mener des tâches plus valorisantes) ; pour de l’interaction avec le visiteur ou le client dans le but de proposer une nouvelle expérience utilisateur. En captant les réactions des visiteurs ou des clients, le robot alimente en data (qualité produits, service après-vente, questionnaire de satisfaction…) les équipes internes. Tout ceci est basé sur une approche de collaboration entre le personnel et le robot. Tout ce que fait le robot peut être fait par le personnel : il n’y a pas de territoire réservé à l’un ou à l’autre.

    Robotique humanoïde et Intelligence artificielle

    Pour améliorer encore plus cette nouvelle expérience client, la Social Robotics travaille sur l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) sous l’égide des plus grands noms du numérique. L’idée est d’utiliser des briques pour étendre la capacité du robot et ses services. Par exemple, les entreprises ont des bases de données gigantesques en matière de FAQ (questions fréquemment posées). Difficile alors pour les services internes de faire le tri. Le robot sera donc équipé d’une brique permettant de décrypter une telle demande, de décomposer, puis d’identifier les axes de recherche, avant de partager les résultats. Avec cette approche, l’entreprise gagne en réactivité. Le tout au service du client.

    Malgré ces bons technologiques, le robot humanoïde n’est pas encore auto-apprenant. Il effectue ce que les algorithmes lui demandent. Avec l’intelligence artificielle, cela devrait évoluer. Se posera alors la question de qui va modéliser la décision. Pour faire face aux nombreuses questions soulevées par l’IA, les leaders du secteur ont lancé, en septembre dernier, une association pour débattre des best practices en la matière. Pour espérer ne pas se retrouver avec des robots qui échangent avec d’autres robots …

     

  • Cinq actions pour survivre et prospérer dans cette nouvelle ère basée sur l’IA

    Cinq actions pour survivre et prospérer dans cette nouvelle ère basée sur l’IA

    Etude Avanade

    Avanade, premier intégrateur mondial de solutions Microsoft, a récemment publié un rapport, Avanade Technology Vision 2017, conseillant aux entreprises d’intégrer dès maintenant l’intelligence artificielle (IA) pour rester compétitives. Ce rapport indique notamment que les entreprises disposent d’une petite fenêtre de tir pour expérimenter et se familiariser avec les stratégies et les technologies qui préparent à l’arrivée de l’IA dans les pays industrialisés.

    Le rapport Avanade souligne que l’ère émergente de l’IA crée déjà, pour les entreprises, de nouvelles façons d’interagir, de servir et de responsabiliser les clients et les employés. De plus, le Cloud, le Big data et le mobile continuant de converger, le rapport prédit que les interfaces utilisateur pilotées par l’IA mèneront à des interactions toujours plus profondes et plus significatives – une « centricité situationnelle » adaptée non seulement à chaque client ou employé, mais aussi à leur situation propre.

    Le rapport insiste également sur la nécessité pour les entreprises d’agir avec responsabilité et d’adopter une éthique numérique car chaque action liée au numérique peut avoir des conséquences et des effets non voulus. Il indique que la montée de l’IA modifie fondamentalement notre manière de vivre, de travailler et de comprendre notre monde, et cette «numérisation de toute chose» exige un nouveau niveau de responsabilité d’entreprise.

    L’Avanade Technology Vision 2017 identifie cinq actions que les entreprises peuvent initier dès maintenant pour survivre et prospérer dans cette nouvelle ère basée sur l’IA :

    1. Adopter l’IA comme une nouvelle expérience utilisateur : Les clients ne veulent plus seulement être sur des Apps ou sur Internet. Ils demanderont de plus en plus de pouvoir accéder à des assistants virtuels basés sur de l’Intelligence Artificielle et que l’interface utilisateur devienne invisible : cela repose sur l’usage d’expérience utilisateur comme la voix, la réalité mixte ou le tactile.

    2. Le Collaborateur Augmenté : Les gains tirés de l’innovation liée à la productivité au travail ont atteint un seuil, mais l’IA aidera les entreprises à atteindre de nouveaux niveaux d’efficacité et d’efficience. Un équipe de travail augmentée par l’intelligence artificielle permettra aux entreprises d’attirer et fidéliser les nouvelles générations de collaborateurs.

    3. Participer à l’Economie de Plate-forme : Les entreprises doivent être prêtes à créer et à rejoindre des plates-formes accessibles de partout dans le monde, pilotées par l’IA, dans leur industrie – et dans d’autres secteurs – afin d’atteindre leurs clients où qu’ils soient.

    4. Utiliser une approche DesignOps dans tous les projets : Combiner les principes du Design Thinking et les derniers principes de développement est nécessaire pour conduire la transformation digitale des entreprises en gardant l’utilisateur au centre de ses préoccupations. Les entreprises doivent commencer dès maintenant à élaborer une culture, un état d’esprit et un business model compatibles avec la révolution DesignOps, ou chacun est centré sur l’utilisateur et la valeur qui lui est délivrée.

    5. Agir en conscience, avec responsabilité et anticiper les risques : L’avènement de l’intelligence artificielle change de façon drastique la façon dont nous vivons, travaillons, et comprenons notre monde. Les entreprises doivent développer un cadre éthique du digital qui adresse les problèmes tels que la sécurité de la donnée, la confiance et la confidentialité, et fournir un guide opérationnel sur la façon dont les données doivent être obtenues et utilisées.

  • Quand l’intelligence artificielle donne à la publicité davantage d’influence auprès des Millénials

    80% des jeunes issus de la génération Y favorables à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les publicités

    Selon la dernière étude menée par Rocket Fuel sur la perception des consommateurs en matière d’intelligence artificielle 1, les jeunes générations accueillent de façon positive les suggestions et recommandations de produits et services proposées par les marques.

    Les Millennials favorables à l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine de la publicité : telle est la tendance dévoilée par Rocket Fuel, l’un des leaders du marketing prédictif. La société a en effet mené une étude intitulée Consumer Perceptions of AI (La perception des consommateurs concernant l’intelligence artificielle), révélant que plus des deux tiers de la population appartenant à la génération Y voient un intérêt à ce que les marques utilisent l’intelligence artificielle afin de mieux orienter leurs décisions d’achat.

    Alors que le volume de produits et services disponibles en ligne ne cesse d’augmenter, les consommateurs se tournent de plus en plus vers des marques proposant une expérience plus personnalisée.

    Cette étude démontre que :

    80 % des 25-34 ans sont favorables au fait que les marques s’adressent à eux en leur proposant des publicités et des offres personnalisées ; 

    Et 62 % d’entre eux estiment judicieux d’utiliser l’IA pour effectuer des suggestions sur les produits et services qui seraient susceptibles de leur plaire selon des critères d’intérêt. 

    David Gosen, Directeur général du département Global Platform Solutions et senior vice-président du département international chez Rocket Fuel, précise : « Cette étude met en lumière de manière fascinante la perception des consommateurs en matière d’intelligence artificielle et sur l’évolution constante du paysage digital. Ce constat est particulièrement vrai pour les Millennials qui sont conscients de l’apport de cet échange d’informations : ils fournissent aux marques des données personnelles et s’attendent en retour à ce que ces-dernières soient utilisées de manière à leur apporter des avantages tangibles. Pouvoir interagir avec la génération Y de manière personnalisée, tel est le prochain objectif des marques qui cherchent à maintenir et à renforcer la pertinence de leurs campagnes à l’ère digitale. » 

    L’étude, portant sur un échantillon de 1 895 personnes issues de huit pays (Royaume-Uni, États-Unis, Allemagne, Italie, Suède, Australie, France et Espagne) a permis de mettre en évidence une bienveillance globale vis-à-vis de l’intelligence artificielle :

     Près de deux tiers des sondés estiment qu’il s’agit d’une innovation technologique enthousiasmante, un pourcentage qui atteint 81 % chez les hommes âgés de 18 à 34 ans ;

     69 % considèrent que l’IA fait désormais partie de la vie quotidienne ;

     64 % indiquent qu’ils étaient conscients de l’application de l’IA dans le domaine militaire, contre 61 % dans le secteur de la domotique ;

     61 % des personnes interrogées ont connaissance de l’utilisation de l’IA dans le domaine des médias, de la publicité et du marketing, et 57 % d’entre eux voient l’intelligence artificielle comme un avantage.

    Cette enquête met en lumière le rôle que l’intelligence artificielle peut jouer afin de donner à la publicité davantage d’influence et de pertinence lors des achats en ligne. La fragmentation permanente des médias et des audiences, ainsi que la multiplication du nombre d’appareils connectés et de plateformes, complexifie d’autant plus les stratégies marketing. Si les marques souhaitent comprendre les consommateurs et interagir avec leurs clients dans les moments clés, elles doivent adopter une approche basée sur l’intelligence artificielle.

    « L’intelligence artificielle peut aider les professionnels du marketing à naviguer dans l’océan de données qui existe actuellement et à prévoir à quel moment le consommateur sera le plus enclin à s’intéresser à une marque, à ses produits ou ses services. Ainsi, les annonceurs peuvent proposer un ciblage contextuel en temps réel qui leur permettra d’attirer de nouveaux clients et de diffuser des publicités qui seront attendues, voire appréciées, au lieu d’être négligées. Et ce n’est que le début. À mesure que l’intelligence artificielle va poursuivre son développement, elle devrait influencer nos vies et nos expériences de manière encore plus profonde et plus significative », conclut David Gosen.

  • Plus de 500 speakers dont les plus grands noms de la tech mondiale à VIVA TECH !

    La 2ème édition de Viva Technology, l’événement mondial autour de l’innovation est bien partie !

    Elle se tiendra les 15, 16 et 17 juin à la Porte de Versailles et s’annonce comme le rendez-vous incontournable de l’innovation pour les startups, grands groupes et investisseurs du monde entier.

    Plus de 500 speakers dont les plus grands noms de la tech mondiale

    Cette édition de Viva Technology réunira de nouveau plus de 500 conférenciers venus du monde entier pour analyser l’impact du digital et de la Tech sur divers secteurs d’activité.

    Sur la scène principale, les speakers les plus inspirants partageront leur vision de l’avenir, parmi lesquels Isabelle Kocher (CEO Engie), Gillian Tans (CEO Booking.com), Yuanquing Yang (Chairman & CEO, Lenovo), Jeff Immelt (Chairman & CEO, GE), David Kenny (Senior Vice President, IBM Watson & IBM Cloud), Eric Schmidt (Executive Chairman, Alphabet Inc), Tim Armstrong (CEO, AOL), Daniel Zhang, (CEO, Alibaba), Bertrand Piccard (Chairman SolarImpulse Foundation), John Collison (Cofondateur et président, Stripe),Stéphane Richard (CEO Orange), Jean-Laurent Bonnafé (Directeur Général BNP Paribas), et bien d’autres, débattront sur de nombreuses thématiques. Des débats riches, innovants sur tous les thèmes de la société et le rôle du numérique.

    Plus de 5000 startups

    Une centaine de challenges gratuits d’open-innovation ont déjà été organisés par les grands leaders sectoriels,

    partenaires de Viva Technology. Plus de 5 000 startups sont enregistrées, dont 55% de l’international. A la clé pour les 1000 startups sélectionnées, un stand sur le « Lab » d’un des partenaires de Viva Technology, et potentiellement une collaboration concrète pour nouer un partenariat, financer leurs prototypes ou trouver de nouveaux actionnaires.

    Les startups seront à la fête : les grandes entreprises, mais aussi les VCs, les investisseurs viendront à leur rencontre. Des concours seront organisés. Bref, de nombreuses opportunités à découvrir sur le site web

    20 Labs d’open innovation

    Cette année, 20 Labs thématiques permettront la collaboration, l’open innovation et favoriseront la transformation digitale dans tous les domaines d’activité. Chaque Lab est présenté par un leader de son secteur et accueille les startups les plus ambitieuses, aux côtés d’investisseurs de premier rang, de laboratoires et de milliers de talents. Les partenaires Platinum de Viva Technology 2017 – BNP-Paribas, Google, La Poste, Orange – et ses partenaires Gold – AccorHotels, Airbus, Air France KLM, Carrefour, Cisco, Engie, LVMH, ManpowerGroup, PMU, RATP Group, Sanofi, SNCF, Sodexo, TF1 Groupe, Valeo, Vinci Energies – accueilleront ainsi 1000 jeunes pousses du monde entier pour leur donner un coup d’accélérateur. Ces partenaires déjà annoncés seront rejoints par un 20ème partenaire : Talan qui animera un lab autour du big data.

    Les Licornes seront également à l’honneur, parmi lesquelles Stripe, BenevolentAI, Blippar, Blablacar, Hootsuite, ironSource, Mindmaze, Quanergy Systems, Shopclues, Okta, Skyscanner, Taboola qui présenteront leurs innovations et leurs visions.

    Le programme détaillé des conférences sera mis en ligne mi-mai sur le site www.vivatechnology.com.

    Le Hall of Tech accueille les produits innovants

    Robots, drones, impression 3D, réalité virtuelle ou augmentée, voiture autonome, tous seront présents dans le Hall of Technology au centre de l’événement. Les plus grands noms de la technologie comme Alibaba, Cisco, Ericsson, Facebook, Google, IBM Watson, Orange, SAP présenteront ainsi leurs innovations, de même que lesgrands groupes comme le Groupe Bouygues, EDF, JC Decaux, L’Oréal, Unibail Rodemco, mais aussi des startupsinternationales comme Cerevo (Japon), Flytrex (Israël), Icaros (Allemagne), Qwant (France) ou XXII (France).

    Plus de 20 lancements en avant-première sont prévus.

    Nouveau : HACKATHON

    Un “Deep Tech Hackathon” rassemblera des développeurs dans une course au succès de 17 heures de « hackpur ». Ainsi se détacheront les esprits les plus brillants de demain.

    Plus de 200 acteurs de l’écosystème impliqués à VivaTech 2017

    Incubateurs, accélérateurs et porteurs de projets ont répondu présents cette année encore. AfricanAngels, Chinaccelerator, Numa, PlugandPlay, SeedCamp, Tekes, ou encore The Family seront aux côtés des startups pour les conseiller avec comme objectif d’accélérer leurs transformations.

    « Cette deuxième édition rencontre un engouement exceptionnel. Les partenaires présents l’an dernier lui ont réservé un accueil remarquable. Mais surtout VIVA TECHNOLOGY va représenter l’occasion unique de découvrir cette année de nouveaux partenaires, de nouvelles startups et de nouveaux speakers. Pour toutes ces raisons,les inscriptions connaissent un rythme soutenu et nous permettent d’affirmer que l’édition 2017 s’annoncecomme l’évènement mondial incontournable autour de l’innovation. », ont déclaré Maurice Lévy et FrancisMorel.

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  • Dark analytics, machine intelligence, mixed reality et technologies exponentielles, les innovations de rupture s’imposent au cœur de l’entreprise

    Etude Deloitte Tech Trends 2017 : L’entreprise cinétique

    Un halo technologique nous entoure. Il n’est pas un secteur d’activité, pas une entreprise, pas une fonction de l’entreprise, qui ne soit aujourd’hui transformé par des mutations technologiques profondes. Alors que ces mutations concernaient auparavant essentiellement l’offre et le système de production des entreprises, elles ont aujourd’hui des répercussions bien plus larges, en révolutionnant les relations avec les clients ou les partenaires, ou encore les modes de collaboration entre salariés. L’étude « Tech Trends 2017 » confirme que, dans de nombreux domaines, la frontière technologique ne cesse d’être repoussée, elle alimente non plus les services IT mais le cœur même de toutes les directions métiers.

    « Dans la plupart des entreprises, la technologie est considérée comme une priorité et mobilise fortement l’attention des dirigeants. Ces derniers l’examinent sous trois angles complémentaires. D’abord, l’angle stratégique : quelles innovations sont susceptibles de remettre en cause les modèles économiques existants ? Ensuite, l’angle opérationnel : comment peuvent-elles contribuer à améliorer la productivité ? Enfin, et c’est assez nouveau, l’angle organisationnel : le capital humain de l’entreprise, son mode de fonctionnement et sa culture, lui permettent-ils de tirer tout le parti des technologies émergentes ? Au cours des dernières années, la technologie a migré de la périphérie vers le centre des réflexions stratégiques, elle alimente aujourd’hui l’ensemble des directions métiers. En parallèle, le rôle des DSI est monté en puissance.», résume Sébastien Ropartz, Associé responsable Deloitte Digital.

    Les « Tech Trends 2017 » sont emblématiques de ces mutations profondes de l’entreprise : sophistication croissante de l’analytique et des traitements algorithmiques, recentrage sur l’utilisateur pour lui offrir l’expérience la plus fluide et riche possible, anticipation des ruptures technologiques à venir.
    Les 4 tendances majeures technologiques identifiées par Deloitte

    1. Tendance #1 – Copier, apprendre, seconder : l’intelligence des machines 

    De plus en plus d’entreprises devraient associer, dans les deux ans à venir, l’intelligence collective de leurs collaborateurs avec des capacités d’analyse informatique poussées. Pour ce faire, elles pourront s’appuyer à la fois sur les progrès spectaculaires des algorithmes, le cloud, le Big Data, mais aussi, sur de nouveaux modes de coopération entre l’homme et la machine.

    L’intelligence artificielle a réalisé des avancées considérables dans une multitude de directions différentes : apprentissage automatisé, réseaux de neurones, informatique cognitive, ou encore RPA (robotic process automation), qui permet à la machine d’assimiler un processus répétitif sans qu’il soit nécessaire de la programmer, mais en « observant » un humain le réaliser.

    Dans certains cas, l’intelligence des machines permettra aux entreprises d’automatiser totalement des processus répétitifs, à faible valeur ajoutée, qui nécessitaient auparavant un travail humain.

    Mais surtout, elle leur permettra d’améliorer la performance de leurs salariés et l’expérience de leurs clients. Les salariés pourront ainsi disposer de puissants outils d’analyse pour remplir leurs tâches plus efficacement. Les clients, quant à eux, bénéficieront de réponses personnalisées à leurs demandes, instantanément, grâce à des « chatbots ».

    Pour la plupart des entreprises, les partenariats – que ce soit avec des laboratoires de recherche universitaires, des grandes entreprises d’Internet ou des start-ups – constitueront le point de passage recommandé pour défricher ce sujet.
    Tendance #2 – Extension du domaine de l’analytique : les dark analytics 

    Si les entreprises sont encore loin d’avoir résolu toutes les questions liées au Big Data, elles perçoivent cependant mieux leur valeur latente et ont commencé à expérimenterdes cas d’usage. De fait, 64 % des DSI projettent d’investir dans les capacités techniques et humaines pour exploiter les données de leur entreprise au cours des deux prochaines années.

    Mais il reste une grande quantité de données non utilisées aujourd’hui. Cette « matière noire » informationnelle devrait commencer à livrer ses secrets, dans les 18 à 24 mois qui viennent pour les entreprises pionnières. La nouvelle frontière du Big Data, les « dark analytics », recouvre trois types de données aujourd’hui négligées : les informations « dormantes » de l’entreprise, les données non structurées (e-mails, photos ou vidéos) et le web invisible (« deep web ») qui, bien qu’accessible publiquement, n’est pas indexé par les moteurs de recherche classiques.

    Ces données recèlent des indications à forte valeur ajoutée pour les entreprises qui sauront les faire parler. Au niveau mondial, les gains de productivité pourraient s’élever à 430 milliards de dollars d’ici 2020. Pour se donner toutes les chances de succès, les entreprises devront privilégier une perspective métier, sous peine de dissiper leurs efforts, et s’ouvrir sur leur environnement, qui détient probablement une partie des données dont elles ont besoin.

    Tendance #3 – Fusion du monde physique et numérique : la réalité mixte   

    La présence de la technologie dans les entreprises va tendre à s’estomper, au profit d’interactions plus naturelles avec l’utilisateur. C’est la troisième tendance des 18 à 24 prochains mois : la réalité mixte, autorisée par la convergence de la réalité virtuelle ou augmentée, et de l’Internet des objets.

    La réalité mixte laisse l’utilisateur évoluer dans son environnement familier, sur lequel elle superpose une couche virtuelle d’informations, par le biais d’un casque de réalité augmentée ou d’un dispositif de projection. Elle lui permet d’interagir avec l’ordinateur par la voix ou les gestes, captés par des dispositifs portés sur lui (wearables) ou situés autour de lui. Le principal bénéfice de la réalité mixte est de reculer la technologie à l’arrière-plan : l’utilisateur dispose d’une totale liberté d’action, sans être gêné par un clavier ou un écran tactile. Il est donc plus engagé et plus efficace.

    Les entreprises vont progressivement expérimenter les applications de la réalité mixte : support aux opérateurs de production ou de maintenance, formation, communication, marketing et service client, nouvelles expériences de shopping, etc. Néanmoins, elles vont devoir pour cela résoudre des questions complexes d’ergonomie, de technique et de cyber-sécurité.

    Tendance #4 – Conserver une longueur d’avance : les technologies exponentielles 

    Les technologies numériques ont démontré à quel point l’innovation pouvait perturber les modèles économiques ou organisationnels établis, voire mettre en péril les entreprises insuffisamment vigilantes. Par conséquent, les dirigeants – notamment les DSI – prendront soin de garder un œil sur des domaines technologiques aujourd’hui très fertiles où, même si l’horizon de mise en application paraît plus distant, de l’ordre de 3 à 5 ans, des innovations de ruptures pourraient avoir des répercussions profondes sur leur activité.

    Au rang de ces technologies « exponentielles » figurent les nanotechnologies, les biotechnologies, l’informatique quantique et le stockage de l’énergie.

    « L’importance de la veille technologique et de la « culture technologique » des dirigeants n’a jamais été aussi grande. Les organisations gagnantes seront celles qui parviendront à anticiper non pas simplement l’innovation incrémentale, qui améliore à la marge leur productivité ou les fonctionnalités de leurs produits et services, mais bien l’innovation radicale – celle qui leur permet de redéfinir leur secteur d’activité ou de réinventer leur modèle de fonctionnement », conclut François-Xavier Leroux, Directeur Deloitte Digital.

    Retrouver l’intégralité des tendances  dans l’étude Tech Trends 2017 et notamment : l’IT sans frontières, la généralisation d’une architecture SI flexible, « everything-as-a-service »et la blockchain ou l’économie de la confiance.

    L’étude complète est disponible ici

     

     

  • Replay – Best of Show Hello Orange

    Show Hello d’Orange

    Pour la 5e année consécutive, Orange a fait confiance aux équipes d’Havas Events, Havas Productions et Havas Paris pour son Show Hello, le rendez-vous dédié aux innovations du groupe et décliné cette année autour de l’humain et du digital.

    Les équipes d’Havas ont conçu une performance qui a fait écho à cette philosophie « human inside », tout aussi technique (scénographie modélisée en amont en réalité virtuelle, jeux de lumières combinés à des effets vidéo volumétriques, émission live et interactive sur Périscope) que profondément humaine (accompagnement musical interprété à la voix uniquement par un chœur de 15 personnes, innovations pitchées par les porteurs de projets en vidéo et par une centaine de démonstrateurs dans le showroom).

    Côté innovation, cette journée à la salle Pleyel a été marquée par la présentation du projet de virtualisation de la box, de Djingo, l’assistant virtuel d’Orange, et bien sûr du lancement d’Orange Bank, une banque simple et accessible à tous.

    Le 20 avril au soir, on dénombrait déjà plus de 180 000 spectateurs sur Periscope et 17 000 tweets générant 215 millions d’impressions.

    Revivez les temps forts 

  • Les 10 innovations mondiales les plus prometteuses selon NETEXPLO

    NETEXPLO OBSERVATORY DEVOILE LES TENDANCES 2017 DU DIGITAL 

    A l’occasion de la 10ème édition du Forum, le rendez-vous annuel de l’innovation digitale, Netexplo Observatory dévoile les grandes tendances de l’innovation de l’année, résultat de la captation de 2000 projets par le réseau mondial d’experts et d’enseignants du monde académique.

    Cette année, le Forum se tiendra le mercredi 26 et le jeudi 27 avril au Palais de l’UNESCO, à Paris. Depuis 10 ans, Netexplo Observatory convie des entrepreneurs, créateurs de startups, chercheurs, philosophes, sociologues, et dirigeants pour décrypter les innovations digitales clés de l’année.

    Ces deux jours sont l’occasion de partager une année d’observation de l’innovation numérique mondiale, et de découvrir sur scène les 10 initiatives digitales les plus prometteuses de l’année, et les tendances du monde numérique de demain. Le Grand Prix 2017, élu parmi les 10 lauréats par les experts internationaux de Netexplo Observatory et le public rassemblé à l’Unesco, sera remis à l’occasion de cette nouvelle édition du Forum.

    L’I.A. AU CŒUR DES 3 TENDANCES DIGITALES 2017

    Les tendances qui sous-tendent l’innovation mondiale, décryptées par Netexplo Observatory dans son Trend report 2017, intitulé « artificial alternatives » sont les suivantes :

    Human Focus : cette tendance révèle à travers de nombreuses innovations mondiales comment le digital accompagne, protège, surveille, redresse et développe les capacités des individus. Ce n’est plus un instrument, mais une partie prenante de notre expérience, de notre environnement, de notre identité et de nous-mêmes.

    Human Nature : le digital est au service de la protection des ressources naturelles, du développement durable. Source d’inspiration pour l’innovation, La nature est quantifiée et améliorée dans la grande transformation numérique de l’univers humain.

    Post Human : L’I.A. et les robots sont progressivement programmés pour interagir et s’adapter à nous, nous projetons naturellement nos sentiments sur eux, développons des relations sociales et ils sont souvent conçus pour encourager ce transfert. Le perfectionnement technologique et l’anthropo-mimétisme conduisent l’I.A. à accomplir progressivement nos tâches. Jusqu’à se substituer à nous ?

    10 INNOVATIONS CAPTEES DANS LE MONDE ENTIER 

    Netexplo Observatory a cette année retenu, parmi plus de 2000 innovations captées en 2016 grâce à son réseau académique de 19 universités dans le monde, 10 innovations prometteuses dont l’usage devrait se généraliser dans l’avenir :

     Pour créer un détecteur d’explosifs, autant s’inspirer du meilleur modèle possible. La truffe d’un chien. Des scientifiques de l’Institut américain des standards et de la technologie (NIST) ont réussi à reproduire à l’aide d’une imprimante 3D une truffe qui ressemble au museau d’une femelle labrador retriever et surtout qui en possède les propriétés. En effet, ces chiens ont la particularité de pouvoir reconnaître des odeurs imperceptibles pour le nez humain comme la drogue, les explosifs ou même des maladies comme le cancer. 3D printed dog nose : la nature, notre plus belle source d’inspiration.

    ABALOBI – Afrique du Sud

    Le meilleur outil pour aider les petits pêcheurs à vivre de leur métier, un filet ? Non, une appli. Une application gratuite pour les petits pêcheurs. Développée dans le cadre des Objectifs de développement durable des Nations Unis : lutte contre la pauvreté, la consommation responsable et la promotion de la durabilité. Abalobi : redonner le pouvoir aux petits pêcheurs.

    BITNATION REFUGEE EMERGENCY RESPONSE – Suède

    Le meilleur moyen de donner une identité officielle à ceux qui n’en ont plus, c’est encore de leur donner une citoyenneté numérique.  Une identité officielle pour les réfugiés grâce à la Blockchain: Bitnation Refugee Emergency Response(BRER). Ils peuvent obtenir une identité officielle en forme de code QR aux sans-papiers. Cette identité est validée par les autres membres de leur famille pour créer un « Web of trust ». Les réfugiés peuvent également obtenir une carte de paiement en Bitcoin qui ne nécessite pas de compte bancaire.

    DEXMO – Chine

    La réalité virtuelle, vous l’avez déjà testée. Mais vous ne l’aviez encore jamais touchée du doigt. Des gants pour ressentir les objets en réalité virtuelle. Dexta Robotics est une jeune entreprise basée en Chine et composée de jeunes chercheurs issus des grandes universités d’ingénierie britanniques et chinoises (Cambridge, Nanjing et Tsinghua). Ces sept ingénieurs ont dévoilé leur prototype final de gant bionique à retour haptique qui permet à son porteur de ressentir les forces et textures des objets qu’il saisit, non pas dans la réalité mais dans le virtuel. Dexmo : le monde virtuel n’a jamais été aussi réel.

    INDIA STACK – Inde

    Et si le gouvernement de la première démocratie du monde devenait la référence dans la digitalisation de tout un pays ?  Prolongement du projet Aadhaar, lauréat Netexplo Observatory 2011, qui a permis de donner une identité numérique à 1,1 milliards de citoyens indiens. L’API IndiaStack permet de passer aux  applications concrètes avec un bouquet avancé de services aux citoyens, aux entreprises, sur les domaines bancaires, scolaires, administratifs. Une digitalisation à grande échelle qui permet la sécurisation des transactions financières et commerciales. India Stack : vers une organisation sociale digitalisée.

    THE NEXT REMBRANDT – Pays-Bas

    L’intelligence artificielle peut remplacer toutes les compétences humaines, sauf l’art. EuH…Eh bien en fait, si.  Des historiens de l’art de l’université de Delft & des créatifs créent un logiciel qui peint dans le style de Rembrandt à l’aide d’une imprimante 3D. Afin de réaliser ce portrait inédit, les chercheurs ont analysé plus de 300 œuvres du peintre. Ces analyses ont permis de capturer chaque détail propre à l’identité artistique de Rembrandt : plus de 160 000 fragments venant des différents travaux de l’artiste. L’ordinateur reproduit la texture caractéristique d’une peinture de Rembrandt, y compris les coups de pinceaux, les couches de peintures et la luminosité des couleurs. The Next Rembrandt : Et le prochain Picasso, c’est pour quand ?

    Pour anticiper les épidémies portées par les moustiques, rien ne vaut un piège vraiment très intelligent.  Des pièges robotiques intelligents pour contrer les épidémies portées par les moustiques. Equipés de machine learning pour capturer des espèces bien spécfifiques, ils permettent ensuite l’analyse ADN nécessaire à la prévention des épidémies.  Prémonition : des pièges intelligents pour prendre les épidémies de vitesse.

    Détecter des tumeurs à partir d’images médicales ? Une mission bien réelle pour l’intelligence artificielle. Une équipe de bio informaticiens et de médecins propose une solution d’intelligence artificielle capable de diagnostiquer des maladies à partir d’images issues des scanners, IRM et rayons X et de cerner les tumeurs éventuelles, en détectant leur niveau de gravité.

    Le Dark Web, c’est le côté obscur de la force. Le web version criminels, terroristes, mafia. Comment les détecter ?   Afin de traquer la criminalité qui se cache généralement sur le Dark Web, la société Sixgill a développé une technologie de pointe en cyber sécurité qui lui permet de découvrir et de surfer sur les sites les plus importants du Dark Web, pour essayer d’identifier qui sont ces criminels et les empêcher de nuire. Sixgill : un coup de projecteur dans les zones les plus sombres du web.

    Un pré-diagnostic médical pour mieux vous orienter et vous soigner. Une application médicale validée par les médecins du National Health Service du Royaume-Uni. Une interface très naturelle à commande vocale ou tactile, dont l’intelligence artificielle comprend vos symptômes, vous fournit un diagnostic et vous oriente vers le professionnel de santé le plus adapté dans votre périmètre. Your MD : le premier réflexe avant d’aller voir votre médecin.  

    NETEXPLO OBSERVATORY, LE DIGITAL A VISAGE HUMAIN.

    L’usage d’abord : « Faciliter la transformation digitale, c’est la vocation de Netexplo Observatory. Depuis 10 ans, Netexplo Observatory identifie et décrypte les tendances de l’innovation et de la transformation digitale, tout en mesurant l’impact sur la société, et les bouleversements dans les usages», explique Thierry Happe, co-fondateur de Netexplo Observatory.

    Ainsi, Netexplo Observatory a identifié et primé depuis 10 ans des usages naissants qui se sont avérés prometteurs tels que Twitter, Siri, Shazam, Spotify, Airbnb, Waze, BlablaCar et Slack. Il y a 10 ans, le Grand Prix Netexplo était décerné à Psiphon, le premier logiciel anti-censure qui a joué un rôle-clef dans l’émergence du printemps arabe.

  • Repousser les frontières: l’homme et la technologie à la conquête de l’espace

    Les Tendances selon VALTECH 

    Depuis le premier lancement du satellite Spoutnik en 1957 et la chienne Laïka envoyée en orbite la même année, l’homme ne cesse de persévérer à explorer l’espace. Aujourd’hui, le développement grandissant des technologies ouvre une nouvelle ère avec la conquête des territoires situés au-delà de notre atmosphère.
    Les projets, autrefois enfermés dans la case des rêves et de la science-fiction, deviennent de plus en plus concrets. Conquête de Mars, développement de services liés au lancement des satellites… Nous entamons peut-être une nouvelle étape dans l’histoire de l’espèce humaine. Si beaucoup garderont les pieds sur terre, ils comprennent peu à peu l’étendu des progrès permis par l’exploration maîtrisée de notre système solaire. Elle ne se limite plus à un lancement de fusée ou une mise en orbite de satellites. Ce sont là seulement les supports qui nous permettent d’envisager un horizon de tous les possibles.

     

    VAHANA : objet volant identifié 
    Si l’actualité braque volontiers ses projecteurs sur les projets de conquête des planètes voisines, d’autres chantiers en cours suscitent fascination et projection dans le futur : conquérir en premier le ciel de nos villes, notamment pour les désengorger. Cet objectif peut être perçu comme la dernière étape à franchir avant de dépasser l’atmosphère et conquérir notre système solaire.

    Airbus, par l’intermédiaire de sa filiale Airbus Air Mobility se pose en pionnier en mettant au point un prototype de voiture volante nommé Vahana. « Véhicule des dieux » en sanscrit, la langue des textes religieux hindoux et boudhistes ; l’appellation fait écho à une ambition développée et porteuse d’espoir. L’appareil sera composé de huit moteurs à hélices, disposés à part égale sur un couple d’ailes, pour un décollage et un atterrissage prévus à la verticale. Conçu pour une seule personne, il pourrait permettre de solutionner plusieurs problématiques auxquelles les métropoles du monde entier sont confrontées.  Vahana pourrait mettre un terme à la congestion automobile sur les routes tout en diminuant la pollution grâce à ses moteurs fonctionnant à l’électricité.

    Ses avantages sont aussi économiques : Airbus estime que la production de la voiture volante sera moins coûteuse, à grande échelle, qu’un véhicule traditionnel. Et en cas d’incident à bord, pas de panique ! Un parachute sera capable de se déployer, même à basse altitude, pour un atterrissage en douceur. La volonté est si forte du côté de l’avionneur que Vahana a dépassé le stade du projet. Airbus travaille à la mise au point du prototype d’ici la fin de l’année afin de présenter un modèle de démonstration à horizon 2020. La commercialisation suivra, prévue au départ pour des trajets de courte distance. Un premier pas avant un assaut en règle du ciel.

    SpaceX : le décollage du millénaire
    L’ensemble de nos recherches sur la conquête des étoiles appelle à tous les superlatifs à propos du projet SpaceX. Il pourrait donner corps à ce qui fait battre l’imaginaire collectif quand on lui parle d’espace : envoyer des hommes sur Mars pour coloniser la planète rouge!
    À l’origine de ce projet qui marquerait à jamais notre millénaire, Elon Musk, entrepreneur connu qui a cofondé, entre autres, les sociétés PayPal et Tesla Motors. Loin d’être un rêve lointain rempli de suppositions, la mission SpaceX apporte la preuve d’une volonté de réussir. Elon Musk a organisé une conférence de presse en septembre 2016 où il a présenté ce qui ressemblera à une compagnie aérienne très long courrier ouverte au public. Les voyageurs embarqueront à bord d’une fusée dont le lancement sera assuré par la compagnie de l’entrepreneur. Un premier décollage permettra d’envoyer l’appareil en orbite autour de la terre avant une première halte. À cet instant le lanceur accompagnant la fusée se détachera pour revenir se poser à la base de lancement. Arrive ensuite la seconde phase : un réservoir entier de carburant est rempli pour décoller avec le lanceur et rejoindre la fusée habitée. Une fois assemblée, SpaceX pourra alors entamer son long voyage vers la planète rouge. Et quel voyage !

     On comptera une centaine de jours avant d’apercevoir Mars à travers les larges baies vitrées situées au sommet de la fusée. C’est pourquoi des jeux en apesanteur et des salles de cinéma sont prévus pour amenuiser l’ennui en vol… Mais tout cela reste bien superflu en comparaison du but que se seront fixés la centaine de passagers présents à bord : coloniser la planète rouge. Dans un environnement inhospitalier où un monde nouveau restera à construire, les difficultés seront immenses. Ce qui n’empêche pas les équipes de SpaceX d’espérer, à terme, voir vivre plusieurs centaines de millions d’humains au-delà des frontières de l’atmosphère grâce notamment à l’industrialisation du processus de lancement. Le calendrier avancé est optimiste.

    En effet, Elon Musk compte opérer les premiers tests de lancement en 2018 et c’est en 2024 que les vaisseaux humains pourraient embarquer. Reste maintenant à s’acquitter du prix : environ 500 000 euros pour devenir le pionnier de la nouvelle humanité.

    L’imprimante 3D : architecte de la ville martienne
    Si dans un futur, plus tout à fait éloigné, le développement des technologies permettra de relier la planète rouge, des obstacles infinis se poseront à ceux qui aspireront à la coloniser. Au premier rang desquels, la construction des logements qui accueilleront celles et ceux qui auront décidé de passer le reste de leur existence au delà des frontières terrestres.  Et c’est ici que les premiers obstacles se présentent.

    La surface et le poids des appareils envoyés sur Mars devront répondre à des critères particulièrement exigeants qui ne laisseront place qu’aux éléments nécessaires à la survie des passagers pendant le voyage de plusieurs mois… Difficile donc d’exporter les matériaux qui constituent nos habitats terrestres ! C’est pourquoi la NASA (agence spatiale américaine) a décidé d’organiser un grand concours ouvert aux citoyens américains et détenteurs de la carte verte.
    C’est la technologie d’impression en 3D qui a été placé au centre de cette compétition inédite. La NASA a en effet sélectionné cette technologie comme levier de conception des futures habitations martiennes. Au vu du peu de matériaux terrestres exportés sur Mars, l’enjeu sera de mettre au point un système de recyclage performant de l’activité humaine sur place. En associant ce vivier avec les composants issus du sol martien, les imprimantes 3D seraient le moyen le plus efficace permettant de mettre au point, dans des délais raisonnables, les premiers logements construits au delà de l’atmosphère terrestre. Et à terme, viabiliser la présence humaine hors de ses frontières naturelles. La récompense promise par la NASA est à la hauteur de l’enjeu : plus d’un million de dollars pour le vainqueur. Les participants avaient jusqu’au 31 janvier pour déposer leurs propositions.

    Avant divulgation du résultat, l’agence spatiale prépare déjà l’étape suivante de la compétition. Les candidats auront alors pour mission de transformer les projets en réalisations concrètes.

    OneWeb : l’internet pour tous grâce à l’espace
    Si beaucoup attendent le décollage de la première fusée en partance pour une autre planète, c’est avant tout dans le lancement de satellites en orbite que l’essentiel de l’activité des bases de lancement est concentré aujourd’hui. Et cette activité intéresse, de près, de nombreux acteurs impliqués dans la conquête de l’espace. Ils veulent relever le défi, insurmontable techniquement il y a encore peu, d’apporter un accès internet à tous les points du globe.

     Dans cette course, le projet OneWeb se démarque au vu des acteurs qui en portent la responsabilité : Richard Branson, fondateur du groupe Virgin ou Thomas Enders, CEO du constructeur Airbus. Mais comment toucher au but ? En déployant une armée de petits satellites à travers la planète qui auront chacun une particularité : ils seront positionnés à basse altitude. En stationnant ces derniers à 1 200 kilomètres d’altitude, le changement est radical quand on sait qu’un satellite traditionnel est placé sur une orbite située à près de 36 000 kilomètres au dessus du sol !
    L’avantage est immédiat : en diminuant l’altitude des satellites, on réduit automatiquement la distance à parcourir entre les satellites et la Terre. Les temps de latence des signaux transmis pour la téléphonie, les applications Cloud ou la visioconférence sont alors plus courts qu’avec les systèmes traditionnels. Et pour diffuser l’accessibilité partout, même dans les zones les plus reculées, OneWeb et ses fondateurs sont prêts à lancer les 900 micros satellites nécessaires au projet. Les progressions seraient alors remarquables dans de nombreux domaines : alerte et intervention des services de secours en zone blanche ; couverture des zones rurales… Plus généralement, c’est l’ensemble des pays en voie de développement qui pourrait enfin bénéficier d’une mise à niveau et d’une égalité dans l’accès à la connexion.
    OneWeb aura prochainement l’occasion de démontrer la force de son système : les premiers lancements de satellites (opérés par la filiale Virgin Galactic de Richard Branson) auront lieu au cours de l’année 2018.