Catégorie : Innovations

  • Comment l’IA améliore la veille stratégique

    Quand l’IA générative transforme la veille :
    de l’analyse enrichie à l’anticipation stratégique

    Selon Arnaud Marquant, Directeur des opérations chez KB Crawl SAS

    L’intelligence artificielle générative embarquée dans les outils de veille enrichit l’analyse et ouvre la voie à une veille prédictive, aidant les entreprises à mieux anticiper et à s’adapter aux évolutions du marché.

    Traditionnellement, la veille concurrentielle repose sur la collecte, l’analyse et la transmission d’informations stratégiques sur les acteurs et tendances du marché.
    Elle permet aux organisations d’anticiper les mouvements et de s’adapter à leurs environnements compétitifs. Aujourd’hui, avec l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) générative, cette discipline connaît une transformation radicale. Plusieurs évolutions se dessinent : un enrichissement des pratiques de veille, une révolution des méthodes analytiques et une orientation vers l’analyse prédictive.

    Une veille stratégique enrichie par l’IA

    Pour les professionnels de la veille, l’IA générative redéfinit les modes d’interaction avec les outils. Désormais, les veilleurs ne se contentent plus d’observer les données ; ils interagissent directement avec l’outil, chaque requête (ou prompt) devenant une opportunité d’approfondir une analyse ou de créer des scénarios innovants. Certains logiciels de veille intègrent même des bibliothèques de prompts adaptés à des usages spécifiques, optimisant ainsi les performances. Cette personnalisation permet de générer des rapports plus ciblés, tout en limitant l’infobésité, flot d’informations difficile à maîtriser.

    Par ailleurs, les interactions basées sur l’IA génèrent une meilleure collaboration au sein des équipes de veilleurs. Les données deviennent accessibles sous des formats simplifiés et adaptés à chaque besoin stratégique, favorisant des prises de décision éclairées.

    Une transformation des pratiques analytiques

    L’IA générative redéfinit également les pratiques analytiques en explorant des sources diversifiées, souvent négligées par les méthodes classiques. Forums, réseaux sociaux ou plateformes spécialisées deviennent autant de gisements d’informations stratégiques.
    Par exemple, un établissement assurantiel peut surveiller les retombées médiatiques liées à ses concurrents ou à des crises sectorielles, en s’appuyant sur des données issues de multiples canaux. Grâce à l’automatisation des processus, l’IA offre une capacité unique à extraire des tendances ou à détecter des signaux faibles dans des volumes massifs de données disparates. Les insights qui en découlent permettent de mieux comprendre les attentes du public ou d’anticiper des controverses.

    Vers une veille à tendance prédictive

    Mais l’une des avancées les plus marquantes de l’IA générative réside dans sa capacité à anticiper les crises et tendances. En brassant des millions de données, elle repère des signaux faibles et propose des scénarios stratégiques que les analystes humains pourraient négliger. Les entreprises peuvent identifier des incidents récurrents autour de leurs produits grâce à l’analyse de milliers de commentaires clients.
    Une telle vigilance permet non seulement de prévenir des crises, mais aussi d’ajuster rapidement les stratégies marketing ou logistiques. Cette transition vers une veille qui tend vers le prédictif est particulièrement précieuse dans des secteurs soumis à de rapides évolutions, comme la santé. Elle offre aux entreprises un avantage concurrentiel en transformant l’observation passive en une stratégie proactive.

    En augmentant ainsi les capacités analytiques et en facilitant l’accès à des données pertinentes, l’IA générative devient un outil stratégique pour les organisations. Elle élève la discipline de veille à un niveau inédit, permettant aux entreprises de mieux comprendre leur environnement, d’anticiper les changements et de réagir encore plus efficacement.

  • Black Friday : quand le B2B adopte les codes du B2C pour booster ses ventes

    Essor des marketplaces et de l’adoption de stratégies digitales plus personnalisée

    Selon Akeneo

    Le Black Friday n’est plus l’apanage des marques du secteur du B2C : les entreprises côté B2B s’approprient désormais les codes du marketing grand public pour maximiser leurs ventes et engager leurs clients.

    Cette tendance s’accompagne d’un essor des marketplaces et de l’adoption de stratégies digitales plus personnalisées. Mais alors, quels sont les nouveaux codes adoptés par les entreprises du secteur B2B pour maximiser leurs ventes pendant ce temps fort.
    Akeneo, leader de la gestion de l’information produit (PIM) et de l’expérience produit (PX), vous en apprend plus sur cette tendance.

    Un changement marqué par des chiffres révélateurs

    93% des acheteurs B2B préfèrent acheter en ligne sans passer par un commercial. Face à cette évolution, les entreprises B2B adoptent les codes marketing du B2C pour capter et personnaliser la demande, tout en répondant aux nouvelles attentes en matière d’information produit. Une étude récente d’Akeneo révèle que deux tiers des entreprises B2B considèrent que les « valeurs des produits et des marques » gagneront en importance dans les années à venir. Lors du Black Friday, ce changement se traduit par des promotions limitées dans le temps, des campagnes digitales intensifiées et des offres de plus en plus personnalisées. Toutefois, 99% des dirigeants reconnaissent que leur entreprise fait face à au moins un défi lié à l’information produit.

    L’essor des marketplaces dans le B2B

    En parallèle, les marketplaces, autrefois dominées par le B2C, deviennent de plus en plus courantes pour les marques du B2B. Avec 90% des entreprises B2B qui prévoient d’augmenter leur présence sur les marketplaces d’ici deux ans, elles permettent aux entreprises de diversifier leurs canaux de vente et d’atteindre un public plus large, tout en répondant aux attentes de simplicité et de rapidité des acheteurs professionnels. Des plateformes comme Amazon Business ont popularisé ce modèle, et de plus en plus d’entreprises B2B suivent cet exemple pour élargir leur présence en ligne.

    Des exemples inspirants et le rôle clé des données produits

    De nombreuses grandes marques B2B ont adopté des stratégies de e-commerce innovantes inspirées du B2C pour dynamiser leurs ventes à l’occasion du Black Friday et améliorer l’expérience client.

    Comme exemple, il est possible de citer Würth, spécialiste en fournitures industrielles, qui a créé sur son site une section intitulée Les Semaines Folles pour la partie équipement, et les Foli’Days pour la partie vêtements. La marque propose des remises exclusives sur une sélection d’outils et équipements professionnels pour un temps limité, jouant sur l’urgence de l’achat, un levier largement inspiré et emprunté au B2C. Les informations produits y jouent un rôle crucial : chaque article est accompagné de descriptions détaillées, de visuels clairs et de guides d’utilisation spécifiques pour garantir que les acheteurs professionnels trouvent rapidement ce dont ils ont besoin. La recette est simple, une richesse dans les informations produits, couplée à une interface intuitive et des promotions dont les mécaniques s’apparentent à celle du B2C. En présentant les avantages concrets de chaque produit de manière transparente, Würth renforce la confiance des acheteurs et les incite à passer commande.

    Au même titre, METRO au travers de sa marketplace, a mis en place une campagne Black Days Équipement. La marque propose des réductions attractives sur des équipements professionnels comme des réfrigérateurs ou du mobilier de cuisine. Ici encore, l’importance des informations produits est capitale : chaque équipement dispose de fiches techniques détaillées (dimensions, puissance, matériaux, etc.), accompagnées de recommandations d’usage et parfois de vidéos explicatives. Cette stratégie d’information enrichie permet aux restaurateurs de comparer facilement les options et de choisir les produits adaptés à leurs besoins. Par ailleurs, l’expérience produit est optimisée grâce à une navigation fluide et une catégorisation claire des équipements en promotion, simplifiant le parcours d’achat pour les professionnels pressés.

    L’adoption des stratégies B2C par le B2B pendant le Black Friday montre que l’innovation et la personnalisation sont désormais incontournables pour se démarquer. Grâce à des solutions comme celles d’Akeneo, les entreprises B2B sont mieux équipées pour réussir et capter l’attention de leurs clients.

     

  • Quel est l’impact de l’IA dans le e-commerce B2B ?

    Optimisez-vous vraiment votre potentiel e-commerce B2B ?

    Selon Laurent DESPREZ chez OroCommerce

    Les catalogues statiques et les formulaires de commande fastidieux sont aujourd’hui des reliques du passé.
    Les acheteurs B2B  s’attendent désormais à des expériences personnalisées, à des parcours d’achat simplifiés et à des stratégies omnicanales qui intègrent des points de contact en ligne et physique. L’automatisation de la gestion de la chaîne d’approvisionnement et des achats est devenue essentielle pour l’efficacité et l’avantage concurrentiel.Cependant, le e-commerce B2B est également confronté à des défis.

    L’inflation, la gestion de structures de prix complexes, les rôles multiples des acheteurs et les processus d’approbation complexes compliquent souvent l’expérience d’achat. De plus, de nombreuses entreprises ont du mal à se digitaliser en particulier lors de l’intégration de systèmes existants à de nouvelles plateformes de e-commerce.
    La sécurité des données et la conformité sont enfin des préoccupations constantes, en particulier lorsque les entreprises traitent des transactions sensibles et des informations sur les clients.

    L’impact de l’IA dans le e-commerce B2B

    L’un des avantages les plus importants de l’IA dans le e-commerce B2B est la personnalisation améliorée, où les algorithmes pilotés par l’IA analysent les données des clients pour fournir des recommandations de produits, des catégorisations, des descriptions, des prix et des promotions personnalisés. Cela améliore l’expérience client et augmente les taux de conversion.
    L’IA optimise la gestion de la chaîne d’approvisionnement, grâce à des analyses prédictives qui aident les entreprises à prévoir la demande, à automatiser la gestion des stocks et à rationaliser les processus d’approvisionnement. L’automatisation basée sur l’IA simplifie également les tâches répétitives, telles que le traitement des commandes et la gestion des factures, réduisant ainsi les erreurs humaines et libérant des ressources pour les activités stratégiques.

    Tendances des Marketplace du e-commerce B2B et éléments à prendre en compte avant de franchir le pas

    Les Marketplace 2B gagnent en popularité, offrant aux entreprises de nouvelles perspectives de croissance et des opérations rationalisées. Les Marketplace de niche offrent des solutions sur mesure et une transparence accrue aux acheteurs et aux vendeurs de secteurs spécifiques. L’IA et l’apprentissage automatique améliorent encore ces plateformes grâce à une recherche intelligente, des recommandations personnalisées et des achats automatisés. Avec l’essor du commerce mobile, les acheteurs B2B sont de plus en plus habilités à prendre des décisions d’achat à tout moment et en tout lieu.

    Dans quelle mesure un projet de e-commerce est-il une transformation digitale ?

    La véritable transformation digitale transcende les simples mises à niveau technologiques. Elle nécessite de remodeler les structures organisationnelles, les processus et les mentalités pour s’adapter à l’évolution des attentes des clients et des demandes du marché.

    Un projet e-commerce réussi implique l’intégration de nouvelles technologies aux systèmes existants, l’alignement des équipes interfonctionnelles et l’encouragement d’une culture de transformation digitale. Cela comprend également l’amélioration de l’expérience client grâce à des informations basées sur les données et à la personnalisation, l’optimisation des chaînes d’approvisionnement et l’automatisation des flux de travail internes. Par conséquent, bien que la technologie soit la base, le changement stratégique vers une réflexion axée sur le numérique est ce qui favorise véritablement le succès à long terme des initiatives e-commerce.

    Tactiques pour aider les clients B2B à adopter le e-commerce

    Tout d’abord, il est essentiel de proposer une plateforme conviviale. Simplifier la navigation, fournir des informations claires sur les produits et proposer des expériences d’achat individualisées via des recommandations personnalisées peuvent faciliter l’entrée des clients dans le processus d’achat numérique.

    Une autre tactique efficace consiste à proposer des options de paiement flexibles et des structures de tarification personnalisées qui reflètent les processus d’achat traditionnels, facilitant ainsi la transition pour les clients.
    De plus, l’intégration de stratégies omnicanales qui combinent des expériences en ligne et sur site permet aux clients de passer des interactions numériques aux interactions physiques.
    Enfin, proposer des programmes de fidélité de type B2C, un support post-achat et l’utilisation d’analyses de données pour affiner en permanence l’expérience peuvent favoriser la satisfaction des clients et l’adoption à long terme du e-commerce B2B.

    Comment les entreprises peuvent adopter une approche unifiée

    La première étape consiste à aligner les objectifs commerciaux sur les décisions technologiques. Les équipes informatiques et commerciales doivent travailler ensemble pour s’assurer que les technologies sélectionnées répondent aux besoins immédiats, mais aussi à la croissance et à l’innovation futures.

    Ensuite, il est essentiel de choisir des plateformes qui s’intègrent facilement aux systèmes existants. Une approche unifiée nécessite une communication transparente entre divers outils, des systèmes CRM, ERP et PIM aux plateformes d’automatisation du marketing et du e-commerce. L’utilisation d’API et de solutions middleware peut contribuer à garantir la fluidité des flux de données entre les services.

    La standardisation des processus et des flux de travail au sein de l’organisation est un autre aspect important. Cela réduit les silos et garantit que les différentes équipes travaillent à partir des mêmes ensembles de données et utilisent des technologies compatibles.

  • L’IA au travail : amie ou ennemie ? 

    Quand près d’un travailleur sur cinq ressent une insécurité professionnelle due à l’IA

    Alors que le monde continue de s’adapter aux avancées technologiques, l’intégration de l’intelligence artificielle (IA), et notamment de l’IA générative, dans divers secteurs suscite à la fois enthousiasme et inquiétudes au sein des actifs dans le monde. L’enquête « People at Work 2024 : l’étude Workforce View » menée par ADP Research, met en lumière les perceptions contrastées des salariés quant à l’impact de l’IA sur leur travail.

    L’IA au travail : amie ou ennemie ? 

    Un quart des salariés (25 %) estiment que l’IA les aidera dans certaines tâches, et 19 % qu’elle leur fera gagner du temps au quotidien. Au total, 43 % des travailleurs considèrent que l’introduction de l’IA leur sera bénéfique dans l’exercice de leurs fonctions, notamment avec un gain de temps pour certaines tâches. Parallèlement, ils sont presque autant (42 %) à penser que l’IA remplacera tout ou partie de leurs fonctions actuelles.

    Si l’émergence de l’IA générative peut susciter des inquiétudes, elle a également modifié la perception de certains collaborateurs quant à son impact sur la sécurité de leur emploi. Ceux qui pensent que l’IA finira par faciliter leur travail, en leur faisant gagner du temps chaque jour, sont les moins inquiets pour leur emploi (17 %). A l’inverse, les travailleurs qui manquent de connaissances suffisantes sur l’IA pour se forger une opinion se montrent plutôt préoccupés (18 %).

    En Europe, 18 % des salariés affirment que l’IA n’aura pas d’impact sur leur travail dans les deux ou trois prochaines années, un chiffre qui dépasse plus du double la moyenne mondiale (8 %). La Pologne (22 %), les Pays-Bas (20 %), l’Allemagne (19 %), le Royaume-Uni (18 %) et l’Italie (18 %) comptent le plus grand nombre d’actifs estimant que l’IA n’aura pas d’impact majeur sur leur travail. En France, ils sont 16 % à partager cette opinion.

    Face à l’IA, des salariés plutôt confiants en leurs compétences

    Parmi les travailleurs qui s’attendent à bénéficier régulièrement du soutien de l’IA, 70 % sont convaincus de disposer des compétences nécessaires pour progresser dans leur carrière au cours des trois prochaines années. Pour ceux qui pensent que l’IA les aidera de manière occasionnelle, 65 % jugent posséder les compétences requises.

    Même parmi les salariés qui anticipent que l’IA remplacera certaines de leurs fonctions, une majorité (58 %) se dit confiante dans ses compétences. Ce sont ceux qui craignent le plus l’IA qui expriment le moins de confiance en leurs compétences : seulement 45 % d’entre eux considèrent avoir les compétences nécessaires pour s’adapter.

    Enfin, moins de la moitié des travailleurs (47 %) estiment que leur employeur investit suffisamment dans les compétences dont ils auront besoin pour progresser. De plus, près de la moitié (49 %) affirment que les compétences de demain nécessiteront des connaissances technologiques qui ne sont pas encore utiles dans leur travail actuel. Ces constats montrent que, malgré une certaine confiance dans leurs compétences actuelles, de nombreux salariés perçoivent un manque d’investissement de la part de leurs employeurs dans le développement de leur carrière, surtout face aux évolutions technologiques.

    « Ces résultats mettent en lumière la relation complexe entre l’IA et le monde du travail », déclare Carlos Fontelas de Carvalho, Président d’ADP en France et en Europe centrale. « Si l’IA promet d’optimiser la productivité et de stimuler l’innovation, il est toutefois essentiel pour les organisations de répondre aux préoccupations des salariés et d’assurer une transition harmonieuse vers son intégration dans le cadre professionnel. »

    Il poursuit : « De plus, chez ADP, nous travaillons sur l’IA seulement pour les besoins de nos clients. Toutes ces technologies vont donner des capacités augmentées aux équipes pour gagner du temps, simplifier leur quotidien et les libérer des tâches chronophages, mais absolument pas pour les remplacer. L’IA permet d’automatiser des tâches, mais pas d’automatiser des emplois. Ainsi, respecter l’équilibre entre l’humain et la technologie sera primordiale, notamment dans le secteur RH : une heure gagnée grâce à l’IA correspond à une heure de plus passée à s’occuper du développement et de l’engagement des collaborateurs. »

    Les avancées révolutionnaires en matière d’intelligence artificielle ont le potentiel de transformer profondément le travail. Cependant, pour de nombreux travailleurs, ce potentiel n’est pas immédiatement perceptible à ce jour et les promesses de l’IA restent éloignées de leur réalité quotidienne.

    Pour télécharger l’étude complète c’est ici 

  • Pourquoi le marketing de demain ne se limitera pas à vendre, mais à bâtir des relations solides

    Les stratégies marketing incontournables pour 2025 : entre IA, branding et omnicanalité

    Selon Frédéric Jutant, Responsable Marketing chez Icarus Media Digital

    Le marketing continuera de se transformer en 2025, avec l’évolution rapide de l’IA générative et de nouvelles attentes des consommateurs.
    Les entreprises devront aller au-delà des approches traditionnelles en intégrant des outils plus performants, tout en préservant l’authenticité et la cohérence de leur communication.

    Les canaux d’acquisition s’élargiront avec l’arrivée de nouvelles plateformes basées sur l’IA, et la personnalisation s’imposera comme un standard incontournable de l’expérience client. Découvrez les stratégies clés pour garder une longueur d’avance et répondre aux exigences d’un marché en pleine évolution.

    IA et créativité humaine : une complémentarité stratégique

    En 2025, les entreprises qui tireront parti de l’IA se démarqueront par leur capacité à équilibrer volume et authenticité. Si des outils comme ChatGPT ou MidJourney permettent de générer des contenus en masse (articles de blogs, visuels ou même de courtes videos), l’enjeu ne sera pas la quantité, mais la pertinence.

    L’IA peut répondre efficacement aux attentes immédiates (recherche d’informations, personnalisation rapide), mais seule la créativité humaine pourra offrir des contenus réellement engageants et porteurs de valeurs.
    Par exemple, une campagne publicitaire peut s’appuyer sur des insights d’IA pour cibler les audiences les plus prometteuses, mais la conception du message doit refléter une réflexion humaine, capable de capter l’émotion et répondre à l’intention ou aux besoins de la cible.

    La stratégie gagnante consistera à déléguer les tâches répétitives à l’IA tout en valorisant les forces humaines : créativité, intuition et empathie.

    Diversifier ses canaux d’acquisition pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier

    Les entreprises prennent un risque si elles s’appuient uniquement sur des leviers classiques (comme le SEO ou Google Ads). En 2025, il sera essentiel de diversifier davantage ses leviers et d’explorer de nouvelles opportunités publicitaires, notamment sur les moteurs IA tels que ChatGPT Search ou Perplexity, qui s’imposent progressivement comme des alternatives crédibles aux moteurs traditionnels.

    Mais tester ces nouveaux outils ne suffira pas : les professionnels devront évaluer leur ROI, affiner les campagnes en function et effectuer des expérimentations, des A/B tests sur ces nouveaux formats pour surveiller les comportements des utilisateurs.
    À titre d’exemple, certains secteurs comme la mode, le voyage ou la tech pourraient voir un boom d’acquisition grâce à des micro-campagnes hyper-ciblées sur ces plateformes encore peu saturées.

    Il faut garder à l’esprit que diversifier, c’est à la fois réduire les risques et capter de nouvelles audiences sur des terrains moins concurrentiels.

    Construire une marque forte et mémorable

    Le branding deviendra en 2025 un pilier stratégique pour capter et fidéliser des audiences volatiles.

    * Créer un univers de marque cohérent : votre branding doit raconter une histoire claire et différenciante. Couleurs, ton, valeurs, tout doit être aligné pour vos différents formats

    * Miser sur les émotions : les consommateurs choisissent des marques qui les touchent. Exploitez le storytelling, les vidéos ainsi que les contenus visuels pour transmettre des messages marquants

    * Soigner sa réputation en ligne : les avis, les mentions et l’interaction sur les réseaux sociaux jouent un rôle clé dans l’image perçue de votre marque. Prenez le temps de faire les choses bien.

    La marque Patagonia est un bon exemple car elle réussit à combiner positionnement éthique et engagement sincère : sa stratégie de marque dépasse le simple produit pour incarner des valeurs. Quelle que soit la plateforme utilisée (réseaux sociaux, site web, newsletters), la marque communique la même identité auprès de ses clients et de sa communauté. Les entreprises devront s’inspirer de cette cohérence et investir dans des récits qui résonnent avec leurs audiences. Un branding puissant est une stratégie long terme qui augmentera la fidélisation et la perception positive de votre entreprise.

    Omnicanalité : la cohérence avant tout

    En 2025, communiquer sur plusieurs canaux ne sera pas une simple option, mais un impératif. Cependant, multiplier les points de contact sans cohérence peut brouiller le message et diluer l’impact.

    Une entreprise qui publie des articles techniques sur LinkedIn, adopte un ton humoristique sur TikTok et envoie des emails trop formels risque par exemple de perdre son audience. Il faut qu’il y ait un fil rouge. L’objectif est d’ajuster le contenu à chaque support, tout en conservant l’essence de la marque (cela inclut des éléments comme le ton, les visuels et les objectifs de communication).

    Pour réussir, les professionnels devront s’appuyer sur des outils de gestion intégrée (CRM, plateformes de marketing automation) afin de centraliser les interactions clients et assurer une expérience sans rupture. À l’arrivée, le client doit pouvoir passer d’une publicité Meta à une interaction sur votre site web sans percevoir d’incohérences.

    Capitaliser sur les données pour fidéliser et satisfaire

    Exploiter les données deviendra encore plus important en 2025 pour mieux comprendre sa cible et ses clients.
    Chaque interaction – clics, abandons de panier, historiques d’achat – révèle des intentions sur lesquelles une marque peut capitaliser. Identifier ces signaux permet d’adapter les réponses : offrir une remise à un client hésitant, personnaliser des recommandations ou simplifier le parcours utilisateur.

    Les avancées en matière de personnalisation joueront un rôle clé dans la satisfaction client. Proposer des contenus ou des offres sur mesure renforce le lien avec la marque, comme Spotify avec ses playlists adaptées ou son récapitulatif annuel “Wrapped”. De même, un support client avec davantage de données contextuelles (comme l’historique des demandes) garantit des réponses plus rapides et pertinentes.

    Analyser les données côté produit et côté support aidera à identifier les points bloquants et anticiper les comportements pour fidéliser davantage. Par exemple, en détectant les périodes critiques où un client risque de partir, des actions ciblées telles qu’un programme de fidélité ou des offres exclusives, permettront d’augmenter la rétention. Ces actions renforceront à la fois la confiance et la qualité de la relation client à long terme si cela est fait de manière responsable.

    Le marketing de demain ne se limitera pas à vendre, mais à bâtir des relations solides.
    À l’heure où la pression sur les budgets s’intensifie et où la rentabilité immédiate reste une priorité, les entreprises devront penser au-delà des simples conversions.
    Chaque interaction avec un client, chaque message diffusé, chaque canal utilisé doit être vu comme un investissement dans une relation à long terme.

    Créer de la valeur ne passera plus seulement par l’acquisition, mais par l’engagement et la fidélisation. Les marques capables d’allier performance économique, innovation technologique et humanité dans leurs approches marketing trouveront l’équilibre nécessaire pour prospérer.
    Le défi sera de construire des stratégies qui génèrent des résultats mesurables tout en donnant du sens à chaque action.

     

     

  • Maîtrise de l’IA : le Power-Up pour les CMO

    Comment les CMO optimisent l’efficacité et l’innovation grâce à l’IA

    Infosys vient de dévoiler son dernier rapport : CMO Radar 2024. L’entreprise a interrogé 2 600 responsables marketing dans 14 secteurs d’activité et cinq pays ou régions pour découvrir comment les CMO optimisent l’efficacité et l’innovation grâce à l’IA.

    Le CMO Radar 2024 d’Infosys révèle que si la plupart des Responsables Marketing intègrent l’IA dans toutes les principales activités marketing, près de la moitié (48 %) des déploiements d’IA peinent tout de même à apporter une réelle valeur commerciale.

    L’étude classe les Responsables Marketing en 3 catégories en matière de maîtrise de l’IA :
    les leaders (13 %),
    les apprenants (60 %) et
    les retardataires (27 %), en fonction de leur capacité à générer de la valeur ajoutée grâce à l’IA.

    Le rapport indique que les Responsables Marketing qui maîtrisent l’IA prennent des décisions basées sur les données en utilisant l’IA prédictive pour anticiper les besoins des clients, personnaliser et optimiser les campagnes, et ainsi stimuler les performances marketing.
    Ils parviennent également à exploiter l’IA générative pour combiner efficacement les données, l’expertise sectorielle et la créativité, renforçant ainsi les compétences de leurs équipes de manière durable et en profondeur.

    L’étude explore l’adoption de l’IA à travers le cycle de vie du marketing, y compris pour des activités telles que la création de contenu, les agents conversationnels, l’activation des ventes, la personnalisation, la gestion des campagnes et l’analyse.
    Elle révèle que :
    • 96 % des Responsables Marketing ont déployé l’IA dans au moins une activité marketing. • 52 % des déploiements d’IA dans le marketing génèrent de la valeur ajoutée.
    • 30 % des responsables marketing ont déployé l’IA dans les sept activités marketing clés. • 62% des CMO sont prêts à accroître leur influence sur les décisions stratégiques de l’entreprise.
    Les responsables marketing s’attendent à ce que l’IA apporte une valeur concrètement mesurable au cours des 18 prochains mois, notamment une augmentation à deux chiffres de la productivité (+15 points de pourcentage), des économies de coûts (+13 points de pourcentage) et une plus grande rapidité de mise sur le marché (+11 points de pourcentage).

    Screenshot

    Quatre stratégies sont utilisées :
    Leaders » (ceux maitrisant l’IA) l’emploient pour générer de la valeur commerciale :

    • Intégrer les solutions d’IA dans les processus commerciaux et marketing.
    Objectif : s’assurer que les équipes peuvent accéder à des informations en temps réel à partir des données et ajuster immédiatement les tactiques au fur et à mesure qu’ils déploient leur plan de mise en œuvre de l’IA.
    Ils établissent une gouvernance systématique autour des indicateurs clés de performance et assurent une communication cohérente avec les parties prenantes.

    • Aligner les stratégies d’IA, d’entreprise et de marketing : avoir une stratégie d’IA réactive qui s’aligne à la fois sur les objectifs marketing et les objectifs commerciaux globaux. Ces entreprises donnent la priorité au développement des capacités d’IA tout au long de la chaîne de valeur du marketing, en fonction de leur valeur commerciale et de leur faisabilité.

    • Prendre en compte la gestion des risques dans les solutions de marketing alimentées par l’IA : 43 % des entreprises dépendent encore de méthodes ad hoc d’atténuation des risques lorsqu’il s’agit de l’IA dans le marketing. L’intégration d’une gestion des risques dédiée garantit la conformité, renforce la confiance des clients et positionne les marques en tant que leaders dans l’adoption d’une IA digne de confiance.

    • S’assurer que la pile MarTech est évolutive et optimisée pour les cas d’utilisation de l’IA : les plateformes de données clients (CDP – Customer data platforms) sont essentielles pour maximiser la valeur de l’IA dans le marketing. Les piles MarTech cloud-native avancées avec des CDP en temps réel améliorent l’évolutivité et l’intégration des données, offrant des expériences personnalisées. Les entreprises qui adoptent cette infrastructure obtiennent des avantages concurrentiels significatifs, en libérant tout le potentiel de l’IA et en étant à la pointe de l’innovation et de l’engagement des clients. 

    Screenshot
  • Les tendances et évolutions de l’intelligence artificielle à l’horizon 2025

    IA : comment les directeurs marketing peuvent-ils s’adapter à ce nouveau paysage ?

    Selon Nomination 

    Face à cette transformation profonde, comment les directeurs marketing peuvent-ils saisir les opportunités offertes par l’IA et s’adapter à ce nouveau paysage ?

    L’IA est en train de révolutionner le marketing. 76% des directeurs marketing estiment que l’IA générative va bouleverser leurs méthodes de travail, selon une étude IBM IBV. Les entreprises qui ne sauront pas intégrer ces nouvelles technologies risquent de se retrouver en difficulté par rapport à leurs concurrents.

    Analyse en cinq points : 

    1 – Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes 

    Selon une étude IBM – Barclays, 80% des tâches professionnelles seront impactées par l’IA. Cette révolution technologique ne se limite pas à transformer les méthodes de travail ; elle promet également d’augmenter considérablement la valeur ajoutée des entreprises, potentiellement par 17, grâce à une adoption réussie de l’IA**. Les dirigeants se montrent d’ailleurs confiants : 86% des PDG prévoient une hausse de leurs revenus en 2024-2025, largement portée par l’amélioration de l’expérience client rendue possible par l’IA***.

    2 – Les applications de l’IA en marketing

    • Création de contenu

    L’IA générative révolutionne la création de contenus. D’ici 2025, trois quarts des directeurs marketing l’adopteront pour rédiger des articles, concevoir des infographies ou gérer des campagnes d’emailing.**

    Bien que l’IA transforme profondément la création de contenus, l’humain reste au cœur du processus. Les compétences des créatifs évoluent : ils apprennent à collaborer avec l’IA pour créer des contenus plus personnalisés et plus efficaces. En 2026, 80% des postes créatifs seront amenés à utiliser l’IA dans leurs tâches quotidiennes.***

    L’hyperpersonnalisation, rendue possible par l’IA, est une priorité pour 42% des directeurs marketing qui cherchent à créer des contenus sur mesure à grande échelle.*

    • L’IA au service d’une relation client sur mesure

    L’intelligence artificielle est sur le point de révolutionner la relation client. 86% des PDG estiment qu’elle leur permettra d’augmenter leurs revenus en offrant une expérience client plus personnalisée.*** Grâce à l’IA, il devient possible de créer des profils clients extrêmement précis et de proposer des contenus et des offres sur mesure. Cette tendance est également confirmée par les directeurs marketing : 64% d’entre eux prévoient d’utiliser l’IA générative pour personnaliser les contenus d’ici deux ans.*

    3 – L’IA au service d’une hyper-personnalisation : le rôle crucial des données

    L’hyper-personnalisation, Graal du marketing moderne, est désormais à portée de main grâce à l’intelligence artificielle. Cependant, pour atteindre ce niveau de personnalisation, les IA doivent être alimentées par des données de qualité, précises et pertinentes. Ces données, souvent méconnues ou sous-exploitées au sein des entreprises, représentent un véritable gisement à exploiter.

    4 – L’Intégration de l’IA dans les équipes marketing

    Pour réussir l’intégration de l’IA, les entreprises devront diffuser une culture IA à tous les niveaux et adapter les compétences de leurs équipes. L’enjeu est de trouver les bonnes synergies entre IA et compétences humaines, pour maximiser l’impact des stratégies marketing.

    5 – IA, Éthique et Environnement : des enjeux à ne pas négliger

    L’IA présente des défis importants en matière de sécurité des données et de gouvernance. Les informations utilisées par l’IA ne doivent en aucun cas être sensibles ou confidentielles. l’IA reste un outil d’assistance et non une boîte noire : elle doit permettre aux décideurs de justifier leurs choix en toute transparence.

    Sur le plan environnemental, les entreprises doivent également veiller à privilégier des solutions IA écoresponsables et peu énergivores.

    Sources : 

    * Etude IBM IBV – The CEO’S guide to Gen AI : Marketing

    **Étude IBM – Barclays pour le Forum Economique Mondial 2024

    ***Étude Gartner

  • IA, retail media, live shopping… quelles tendances martech et adtech pour le Black Friday ?

    Quand le Black Friday représente jusqu’à 40 % du CA annuel

    Par Frank Surena, Managing Director Awin Southern Europe

    French Days, Prime Days, Black Friday, Singles’ Day… la saison automnale dans l’e-commerce s’ouvre avec une avalanche d’offres promotionnelles qui permettent aux consommateurs d’anticiper les achats de fin d’année*.
    Dans l’adtech, Black Friday et Cyber Monday sont synonymes de plusieurs centaines de millions d’euros investis en publicité numérique en France. Et dans le marketing d’affiliation en particulier, cette période représente jusqu’à 40% du chiffre d’affaires annuel de certaines plateformes.

    Si l’année 2023 a été marquée par une inflation galopante, menaçant les marges et les budgets marketing, les turbulences se sont atténuées à l’aube du 4ème trimestre. Mais de nouveaux paramètres changent la donne, poussant les plateformes tout comme les distributeurs à s’adapter. La percée de l’IA vient secouer l’affiliation, le retail media ne cesse de gagner du terrain, et le live shopping s’invite dans les pratiques… Petit tour d’horizon des 3 principales prédictions pour la période d’achats la plus chargée de l’année.

    L’évolution de l’IA secoue l’affiliation

    L’IA a changé de nombreux aspects du marketing d’affiliation, aussi bien pour les annonceurs que pour les éditeurs. Cependant, les acteurs extérieurs à ce canal et les développements des modèles d’IA sont susceptibles d’entraîner des répercussions sur les affiliés au 4ème trimestre.

    Prenons l’exemple de Google, qui propose des réductions sous forme de liste affinée dans les résultats de recherche via Gemini : cela pourrait entraîner une baisse des volumes de la part des éditeurs de référencement saisonnier qui ont des URL qui marchent bien à cette période de l’année. Alors que cette approche de Google aura ses propres effets négatifs, l’impact de l’IA dans le domaine de l’affiliation jouera un rôle de plus en plus important dans les stratégies des marques.

    En effet, de plus en plus de distributeurs tireront parti de l’IA pour offrir des expériences d’achat hautement personnalisées.
    Factuellement, on peut s’attendre à davantage de recommandations personnalisées par l’IA (ChatGPT ou d’autres LLM utilisés comme point de départ pour rassembler des réductions sur l’ensemble du web, par exemple). L’IA servira également à pousser les nombreuses remises attendues sur une courte période, et les retailers déploieront plus de chatbots pour répondre aux questions des clients en temps réel.

    Il faut également s’attendre à ce que l’IA joue un rôle plus important dans l’interprétation du comportement des clients et la personnalisation des expériences d’achat.

    Le retail media, une nouvelle source de revenus via l’affiliation

    C’est le sujet du moment. Un récent rapport publié par dentsu montre que le retail media augmente de 32% d’une année sur l’autre et eMarketer prévoit que les dépenses publicitaires des retailers atteindront jusqu’à 153 milliards d’euros d’ici à 2027.

    Le retail media désigne l’ensemble des solutions publicitaires proposées par les retailers eux-mêmes sur leurs plateformes de vente, qu’elles soient physiques ou en ligne, le but étant d’influencer positivement les clients précisément sur ledit point de vente. Dans le passé, cette forme de publicité était principalement privilégiée par les annonceurs qui vendaient déjà des produits sur le site du distributeur afin de stimuler les ventes et accroître leur notoriété.

    Ce canal est plébiscité pour son ciblage de groupes de clients spécifiques. Selon Merkle, 63% des retailers ont des marques qui utilisent leurs réseaux de cette manière. Chez Awin, les partenariats fonctionnent de la même manière. Un partenariat avec une autre marque complémentaire permet de bénéficier de ses données first-party, augmentant ainsi la portée et la base de clients potentiels.

    Alors que la pression monte sur les annonceurs pour trouver de nouvelles sources de revenus au 4ème trimestre, il faut s’attendre à une augmentation des campagnes de partenariat, car les annonceurs recherchent des marques partageant les mêmes valeurs pour en tirer un bénéfice mutuel. Au cours des deux dernières années, nous avons constaté une augmentation des partenariats actifs au 4ème trimestre, avec une hausse particulièrement forte en 2023. Nous nous attendons à une augmentation similaire à l’approche du Black Friday 2024.

    Le live shopping arrive en Occident après des années de popularité en Chine

    Le live shopping n’est pas un phénomène nouveau,  mais il n’a trouvé sa place dans le paysage de l’affiliation que récemment.

    Depuis 2016, son adoption a été rapide en Chine : en 2023, à l’occasion du Singles’ Day (à l’origine créé pour célébrer les célibataires, il s’est transformé en un événement commercial majeur, souvent comparé au Black Friday), il représentait environ 20% des ventes online. Alors qu’il a connu une ascension fulgurante en Orient, l’adoption occidentale a été plus lente en comparaison. En cause : les investissements que cela représente, suivis de près par le défi de construire rapidement une communauté entre la marque et le consommateur.

    L’intérêt pour ce canal de notre côté du globe s’est accru en 2024. 46 % des consommateurs américains expriment actuellement un intérêt actif pour les rendez-vous de live shopping, en particulier les jeunes acheteurs (18-34 ans). 56 % de ces derniers montrent un intérêt pour le live streaming lorsqu’ils font du shopping, en particulier en raison de sa capacité unique à divertir, informer et permettre aux consommateurs d’interagir avec leurs créateurs de contenu préférés.

    Au cours des 12 derniers mois, certaines entreprises technologiques sont devenues synonymes d’innovation et d’efficacité dans ce domaine, car elles effacent les points qui entravaient auparavant l’expérience du live shopping pour les spécialistes du marketing, en proposant par exemple des solutions de marketing d’influence qui intègrent le contenu des influenceurs directement dans les plateformes de e-commerce. Cela permet aux marques de gérer plus facilement des partenariats d’influenceurs à grande échelle et de suivre les mesures de performance sans impacter la performance de leur site web.

    Selon Hadi Alavi, PDG de Contester, les consommateurs de 2024 ne recherchent plus seulement « l’option la moins chère, mais exigent de l’authenticité tout au long de leur parcours, que ce soit de l’échange d’informations sur le produit avant l’achat, à l’achat et enfin à l’expérience après l’achat ». Le live shopping permet d’atteindre tous ces objectifs simultanément, et de plus en plus de marques internationales utilisent le live streaming.

    Le Black Friday et le Cyber Monday sont critiques pour les retailers, car synonymes de fortes ventes, de nouveaux clients, et de compétitivité accrue.
    Que ce soit pour exploiter la puissance de l’IA, le potentiel du retail media ou l’expérience sociale du live shopping, les distributeurs doivent s’entourer de partenaires technologiques et marketing pour tirer le meilleur des tendances et se démarquer.

    *Près d’un acheteur du Black Friday et du Cyber Monday sur deux reconnaît qu’il effectue la plupart de ses achats de Noël à ces occasions – Etude YouGov, Octobre 2024.