Catégorie : IA

  • Le baromètre des expertises du numérique

    Tensions sur les talents, défis d’innovation, évolution des compétences et enjeux d’inclusion…
    Etat des lieux des expertises du numériques

    Dans un contexte de généralisation de l’IA, de forte pression sur les recrutements et d’organisations du travail hybrides, Inop’s, néo-ESN du groupe Freelance.com, publie la 2e édition de son Baromètre des expertises du numérique.

    Réalisée auprès de 166 acteurs du digital – Mydral, PGT group, Wimbee, Globalis et Solstice, etc. – l’étude révèle les grandes dynamiques du secteur : tensions sur les talents, défis d’innovation, évolution des compétences et enjeux d’inclusion. Un état des lieux clé, avec des leviers concrets pour accompagner ces transformations.

    Premier constat : les entreprises du numérique restent globalement en croissance, mais évoluent sur un terrain de plus en plus instable. En 2019, 70 % d’entre elles affichaient une croissance, contre seulement 46,4 % en novembre/décembre 2024. Si le secteur demeure porteur et les variations modérées par rapport à la première édition du baromètre, ce ralentissement interpelle, témoignant d’un contexte économique plus tendu et incertain.

    « La transformation numérique s’accélère avec l’essor de l’intelligence artificielle, dans un contexte économique incertain. Les entreprises doivent repenser leur façon de sourcer et d’organiser les compétences. Il ne s’agit plus d’opposer internalisation et externalisation, mais de bâtir un écosystème agile et hybride, capable d’accompagner les DSI dans leurs défis d’innovation et de performance. Ce baromètre reflète ces évolutions et offre une cartographie précieuse pour anticiper l’avenir. » Anthony Berges, Directeur d’Inop’s.

    Quatre grands axes à la loupe et les pistes concrètes d’Inop’s

    Recrutement, inflation des salaires et guerre des talents : les lignes de fracture se creusent

    En 2019, 66 % des ESN déclaraient manquer de talents pour soutenir leur croissance. En 2024, elles sont 71 % dans ce cas. La montée en puissance de domaines comme la cybersécurité, l’IA ou le développement logiciel, conjuguée à une obsolescence rapide des technologies, creuse l’écart entre besoins et formations disponibles. À cette pénurie s’ajoute une inflation marquée des salaires et des TJM, qui renforce la compétition entre acteurs. Dans ce contexte sous tension, quels leviers Inop’s identifie-t-il pour élargir le vivier des talents ?

     Innovation numérique : entre ambition affichée et usage limité

    Malgré des perspectives économiques incertaines, 96 % des entreprises interrogées continuent à recruter. Mais l’innovation est-elle encore un choix, ou devient-elle une nécessité ? En parallèle, l’IA est perçue comme un levier majeur mais son intégration reste limitée : 24 % des répondants ne l’utilisent pas du tout, un chiffre qui grimpe à 78 % dans les structures de moins de 50 salariés. Quels freins persistent ? Quelles compétences IA privilégier ?

    Les expertises de demain : IA, cybersécurité et data en tête

    Cybersécurité, data, IA : ce trio s’impose dans les priorités de recrutement à horizon 2025. Mais les tensions sont vives : 47 % des entreprises du numérique affirment ne pas réussir à combler la totalité des besoins.

    Parmi les expertises les plus recherchées, le cloud/DevOps et l’IA/Data arrivent en tête (49 %), suivis de près par le management de projets (45 %) et le développement, test et intégration (43 %). Dans ce marché morcelé, où les profils pointus se font rares, comment rester à la page ? Entre besoin de spécialisation et exigence d’agilité, les ESN doivent repenser leurs stratégies pour attirer — et surtout retenir — les compétences clés de demain.

     

    Mixité : une ambition encore trop théorique

    Malgré les engagements affichés, la mixité reste loin d’être une réalité concrète. Sur le terrain, les chiffres stagnent : les femmes représentent à peine 24 % des effectifs du numérique en France (INSEE, 2025), 17 % des métiers des TIC (UE, 2021) et seulement 12 % des chercheurs en IA dans le monde (UNESCO). Elles ne sont que 26 % à siéger dans les COMEX. Dans un secteur en tension, où chaque talent compte, la mixité devrait être un levier stratégique de compétitivité.


    Comment faire en sorte qu’elle ne reste pas un vœu pieux, mais devienne une priorité opérationnelle ?

  • TikTok présente ses nouveaux outils boostés à l’IA générative

    Comment faire de chaque acteur un storyteller d’exception sur TikTok ?

    À l’occasion du Festival international de la créativité Cannes Lions, TikTok ouvre un nouveau chapitre de l’empowerment créatif, invitant marques, agences et créateurs à construire ensemble l’avenir du storytelling.

    Au cœur de la culture et de l’innovation créative, TikTok encourage les marques à prendre part activement à cette transformation, en redéfinissant la manière dont les idées prennent forme, se déploient et performent.
    Grâce aux outils d’IA générative, TikTok simplifie la créativité, pour la rendre plus efficace et performante, permettant ainsi à l’ensemble de son écosystème — des grandes marques aux petites entreprises — de stimuler leur croissance.

    Aujourd’hui, TikTok dévoile une nouvelle évolution majeure de TikTokSymphony, sa suite d’outils d’IA générative, conçue pour simplifier la production créative et permettre de donner vie à des idées audacieuses.
    De nouveaux outils de pointe — « Image to Video« , « Text to Video » et « Showcase Products » — viennent enrichir l’offre afin de libérer un potentiel créatif inédit et de faciliter la création de contenus optimisés pour TikTok.

    TikTokSymphony se dote de nouvelles intégrations avec Adobe Express et WPP Open, donnant accès à des outils puissants, pensés pour TikTok, directement dans les plateformes de travail des professionnels. Ces innovations simplifient la création de contenu, amplifient le storytelling et démultiplient les possibilités créatives sur TikTok.

    « Nous entrons dans une nouvelle ère de la créativité, où les idées évoluent à la vitesse de la culture et où l’IA ne remplace pas l’imagination, mais l’accélère », déclare Andy Yang, Global Head of Creative and Brand Products.

    « Avec TikTok Symphony, nous donnons à notre communauté de professionnels du marketing, de marques et de créateurs à travers le monde, les moyens de raconter des histoires qui résonnent, peuvent se déployer à grande échelle et génèrent un impact. En combinant technologies de pointe et créativité humaine, nous posons les bases d’un nouveau standard créatif, plus accessible, plus agile et plus inspirant que jamais ».

     

    Grâce à l’outil Symphony Image to Video, les images prennent vie en un instant. Une photo produit, un moodboard ou un visuel de marque se transforme facilement en contenu immersif.
    Il suffit d’ajouter une image et quelques mots pour générer des clips TikTok uniques de cinq secondes, à assembler pour créer des campagnes impactantes, spécialement conçues pour engager la communauté TikTok.
    Image to Video permet aux professionnels du marketing d’explorer facilement de nouveaux formats créatifs, de décliner leurs contenus à grande échelle ou encore de valoriser l’ensemble d’un catalogue produit, en quelques clics seulement.

    Grâce à une simple instruction textuelle, Symphony Text to Video permet de donner vie à une idée instantanément — sans visuels préexistants. Cette technologie facilite la génération rapide, le test et l’itération de concepts avant le lancement d’une production complète.
    Cette solution rapide et intuitive offre également aux professionnels du marketing la possibilité de créer plusieurs pistes créatives, d’explorer diverses exécutions ou de personnaliser des contenus à grande échelle avec efficacité.

    La nouvelle fonctionnalité Symphony Showcase Products place les produits au cœur de l’expérience créative grâce à l’intégration d’avatars numériques. Quel que soit le produit, une simple image suffit pour générer une vidéo TikTok de cinq secondes, engageante et pensée pour maximiser l’impact visuel. Après avoir importé une image et sélectionné un avatar, les marques peuvent mettre en scène leurs produits de trois manières :

    • Produit en main : l’avatar présente l’article choisi en le tenant.
    • Vêtement porté : l’avatar enfile et met en valeur un vêtement.
    • Application mobile : l’avatar tient un téléphone affichant l’application à promouvoir.

    Pour renforcer la confiance avec les audiences, tout contenu créé avec Symphony est clairement étiqueté comme tel avec la mention « Généré par l’IA » et vérifié à plusieurs étapes, du prompt initial jusqu’à la création finale. Intégrer TikTok Symphony dans le quotidien des professionnels du marketing

    Pour soutenir l’ensemble de l’écosystème créatif, TikTok développe en collaboration avec ses partenaires, des outils pensés pour intégrer naturellement les stratégies TikTok-first dans les campagnes marketing.
    Dans cette dynamique, le partenariat avec Adobe s’élargit : Symphony Image to Video est désormais accessible directement depuis Adobe Express, l’outil phare d’Adobe pour la création et la collaboration sur les contenus sociaux.
    Cette intégration permet aux marques, PME et créateurs de concevoir facilement des contenus optimisés pour TikTok, directement depuis l’application desktop Adobe Express, en insufflant une nouvelle vie aux assets existants tout en explorant de nouveaux formats créatifs.

    TikTok annonce également l’intégration des fonctionnalités Symphony dans WPP Open, la plateforme marketing intelligente de WPP, propulsée par l’IA. L’objectif : permettre aux équipes WPP de développer des stratégies de contenu plus innovantes, basées sur l’intelligence artificielle, et repenser la manière dont les grandes marques interagissent avec la communauté TikTok.
    Tous les collaborateurs WPP ont désormais accès aux outils créatifs Symphony, notamment AI Dubbing, Generate & Remix et les avatars numériques Symphony, pour produire à grande échelle des contenus toujours plus originaux, engageants et efficaces sur la plateforme.

    « Notre vision est claire : une créativité amplifiée par la technologie, qui stimule la productivité et génère un impact concret. Pour y parvenir, nous renforçons notre engagement envers tout l’écosystème créatif », déclare Andy Yang, Global Head of Creative & Brand Products. « En collaborant avec des leaders de la création de contenus marketing, nous intégrons la puissance de TikTok Symphony dans toujours plus d’outils et de solutions, afin d’offrir un retour sur créativité sans précédent. Nous ne faisons pas qu’accompagner l’évolution du secteur : ensemble, nous redéfinissons les limites du possible. »

    Les outils Image to Video, Text to Video et Showcase Products seront disponibles dans TikTok Symphony Creative Studio pour l’ensemble des annonceurs à l’échelle mondiale dans les prochaines semaines.

  • Les tendances 2025 de LinkedIn

    LinkedIn, le nouveau terrain de jeu de nombreuses communautés, diverses et variées

    Selon une étude de Visibrain 

    Longtemps réservé aux contenus et interactions strictement professionnels, LinkedIn connaît aujourd’hui une évolution significative dans la diversité de ses utilisateurs. Le réseau accueille désormais un large éventail de profils : médias et journalistes, personnalités politiques, entrepreneurs, créateurs de contenus, entreprises, institutions et experts de secteurs variés (santé, tech, finance…).

    Preuve de cette mutation : Hugo Clément, journaliste et producteur, a généré en un an plus d’un million de réactions sur ses publications LinkedIn, dépassant de 20% l’engagement d’Emmanuel Macron, pourtant l’un des comptes les plus suivis du réseau avec 3 millions d’abonnés (contre 439 000 personnes pour le journaliste).

    Les 5 sujets les plus commentés sur LinkedIn, en France

    1/ Le recrutement : 25% des publications

     Au centre de 25% des discussions, le recrutement demeure le sujet roi sur LinkedIn en France. Fait marquant : les campagnes destinées aux alternants et aux stagiaires surpassent largement celles pour les CDD et CDI, avec 5 fois plus de contenus au recrutement de jeunes talents. Cette tendance se confirme dans le nuage de hashtags les plus utilisés, dominés par #alternance, #stage, pu encore #apprentissage (en vert).

    2/ L’environnement : 20% des publications

    L’environnement arrive en deuxième position sur LinkedIn, avec 20% des échanges francophones. Un sujet qui dépasse le cercle des spécialistes : journalistes, entrepreneurs, chercheurs et figures politiques s’y expriment de plus en plus.

    3/ L’intelligence artificielle : 10% des publications

     Avec 10 % des conversations françaises, l’intelligence artificielle se classe troisième parmi les sujets les plus abordés. Un thème qui suscite un fort enthousiasme, en particulier pour ses avancées dans le domaine de la santé.

     4/ La politique : 8% des publications

     La politique représente 8% des discussions sur LinkedIn, signe de l’ouverture du réseau aux sujets de société. À noter, Donald Trump concentre l’attention : il génère 3 fois plus de publications qu’Emmanuel Macron sur le LinkedIn francophone.

    5/ La cybersécurité : 6% des publications

     La cybersécurité représente 6% des conversations sur LinkedIn, principalement autour des risques de cyberattaques et des menaces liées à l’IA. Le secteur recrute activement : près de 20% des contenus publiés sont des offres d’emploi.

    Les Maisons de luxe brillent sur LinkedIn, aux côtés d’acteurs du conseil, de l’assurance et du transport

     Plus de 3 millions d’entreprises françaises sont présentes sur LinkedIn, faisant de la plateforme un terrain d’expression majeur pour ces acteurs.

    Parmi les plus influentes, on retrouve notamment le conseil (Deloitte, Capgemini…), la pharmaceutique, l’ingénierie, l’assurance… Mais, ce sont les Maisons de luxe qui brillent, comme Louis Vuitton, Bugatti, Christian Dior Couture, ou encore LVMH qui s’imposent dans le haut du classement.

    Louis Vuitton casse les codes sur LinkedIn, avec une communication plus lifestyle

     Les Maisons de luxe séduisent LinkedIn avec un ton moins corporate et plus inspirationnel. C’est le cas de Louis Vuitton, qui met en avant ses diverses collaborations, par exemple avec le chef pâtissier du Cheval Blanc et le chef Cyril Lignac.

    À première vue, les deux publications ci-dessous pourraient être tirées d’Instagram. Pourtant, elles trouvent parfaitement leur place sur LinkedIn, où elles enregistrent en moyenne 4 fois plus d’engagement et confirment l’impact de ces contenus lifestyle dans un cadre professionnel.

     L’étude complète est à retrouver ici 

  • VIVATECH 25 : NVIDIA, META, SNCF Voyageurs, Mistral AI , Ali Baba… florilège de punchlines

    NVIDIA, META, SNCF, Mistral AI , Ali Baba … ce qu’il faut retenir 

     

    Jensen Huang, NVIDIA :
    « Nous pouvons tout transformer en jumeau numérique. (…) Tout ce qui est physique sera construit numériquement. (…) Nous construirons un cloud IA avec Mistral en Europe. »

     

    Joe Tsai, Alibaba :
    « L’open source, vous développez une communauté de développeurs, et ils peuvent venir améliorer votre technologie. Ainsi, une fois que vous avez construit un écosystème, un écosystème très riche, votre technologie peut s’améliorer. Et avec l’open source, cela démocratise en quelque sorte l’utilisation de l’IA.

     

    Yann Lecun, Meta : «(…) c’est vraiment là-dessus qu’il faut travailler, des machines qui sont meilleures que nous sur certaines tâches pour lesquelles nous ne sommes pas particulièrement bons, non ? C’est la meilleure façon d’aider les humains avec des ordinateurs. »

    Arthur Mensch, Mistral : « Il y a trois choses qui exigent que l’Europe construise sa propre IA.
    👉La première est culturelle, parce que cela génère du contenu, cela façonne notre façon de penser, et nous devons donc contrôler et personnaliser le système.
    👉La seconde est stratégique. Vous ne pouvez pas avoir des entités étrangères détenant la clé en main d’un système que nous allons déployer pour les infrastructures critiques. C’est extrêmement important. C’est vrai pour la défense, c’est vrai pour l’énergie, c’est vrai pour tous les services gouvernementaux.
    👉Et puis Il y a un autre aspect : nous pouvons, en établissant des partenariats entre Européens, nous amener à l’écosystème technologique européen et aux dirigeants européens, aux champions européens.

     

    Christophe Fanichet SNCF,« Si on veut être leader de la mobilité, il faut être leadership de la tech ».

     

  • Quand l’usage des IA démantele les GAFA …

    IA générative : les GAFA intermédiés à leur tour ?

    Par Cyril Vart, associé EY Fabernovel

    3% ! c’est l’usage des IA qui a probablement le plus de chance de démanteler les GAFA

    Cette étude de OneLittleWeb (avril 2025) montre que si nous sommes encore en bas de la courbe d’adoption, c’est l’usage des IA qui a probablement le plus de chance de démanteler les GAFA que les régulations (et tous les procès liés) elles-mêmes. Ce nouvel usage réouvre le jeu des grands monopoles technologiques.

    Et pour cause, la recherche traditionnelle, avec son lot de scroll, ses liens bleus et clics associés, s’efface progressivement au profit des usages des moteurs de réponse.
    Cela peut paraitre anodin, mais c’est finalement tout le modèle qu’ont bâti les GAFA qui est aujourd’hui remis en question. Là où l’on effectuait une recherche sur un moteur pour l’achat d’une voiture par exemple, il fallait naviguer sur des dizaines de résultats et autant de clics sur des sites, quand l’assistant génératif donne une réponse et la recommandation adaptée directement.

    La bascule ? Ces nouvelles recherches échappent à l’exposition publicitaire, base du modèle économique. Tous les signaux sont au vert pour que ces usages continuent de se développer massivement, on l’a vu d’ailleurs dans les investissements étrangers en France l’année passée dans le baromètre EY de l’Attractivité, où l’IA est un des secteurs qui comptabilisent le plus de projets ou encore les milliards annoncés à Choose France – surtout orientés sur la capacité (data centers) à opérer en France et en Europe.

    Intermédiation, vice repetita ?

    Si les GAFA ont intermédié les médias, nous n’avons jamais été aussi proche qu’ils le soient à leur tour. Dans un nouveau monde où les boomers continueront peut-être à utiliser uniquement la recherche traditionnelle, les nouvelles générations uniquement le génératif et les générations intermédiaires un peu des deux usages… Le modèle des géants est chamboulé.

    Pourquoi ? Ils ont basé leur business sur un déploiement mondial et unique de produit ou service où « faire de la dentelle » n’existe pas ou peu, à l’exception peut-être de la variable tarifaire adaptée au pouvoir d’achat du pays où ils opèrent. Devoir créer, opérer et maintenir de nouveaux systèmes, gourmands en infrastructures et investissements, tout en conservant les anciens pour répondre à cette « générationnalisation » du web est plutôt contre nature.

    Mais il est certain que les géants vont se battre pour ne pas voir partir usages et données, cœur de leur réacteur. L’annonce du déploiement généralisé d’AI Overview faite à la conférence développeur I/O en est l’illustration parfaite : elle n’annonce pas la mort de sa poule aux œufs d’or mais un premier moyen d’essayer d’éviter la fuite des usages sans changer profondément son interface de recherche traditionnelle et continuer ainsi de démontrer aux annonceurs que son inventaire publicitaire est toujours le plus attractif.

    Satisfaire, sur un marché fragmenté, plusieurs usages et générations en une plateforme n’est-il pas un trop grand écart ? C’est peut-être le passage nécessaire (rappelons que nous sommes encore en bas de la courbe d’adoption) avant que les usages ne changent complétement et pouvoir à terme, propulser Gemini, l’assistant génératif de Google.

    Un modèle économique à trouver

    Outre la question du coût environnemental et du nombre de litres d’eau par requête, une autre grande question demeure : quel modèle économique derrière les moteurs d’IA générative ?  Les abonnements ont été le premier levier mais force est de constater que le modèle n’est pas rentable pour les moteurs grand public.
    Est-ce que la publicité refera son apparition dans les résultats de réponses ? C’est une forte possibilité. Quand je chercherai mes nouvelles sneakers, les annonceurs payeront peut-être pour figurer dans les trois premières réponses voire pour être la marque suggérée ?

    Une chose est sûre, tant que le modèle économique n’est pas trouvé et que la nouvelle interface IA générative pas entièrement arrêtée, la place est grande ouverte pour les nouveaux entrants…et pas que pour les géants de la Tech, mais aussi pour les marques fortes qui pourraient lancer leur IA agentique.

    Une façon d’arriver en tant que spécialiste, proposer une valeur ajoutée et une finesse de réponse qui dépasse celle des IA généralistes. Évidemment, une façon de retrouver ce que les modèles propriétaires et non interopérables des GAFA ne pouvaient plus permettre : réintermédier en ligne sa relation avec le client, pour être le point de contact unique et collecter de nouveau de la donnée utile précédemment laissée aux moteurs de recherche et autres grands réseaux sociaux.

  • IA Générative : aubaine ou piège potentiel ?

    L’intelligence artificielle générative : opportunité ou défi pour les entreprises françaises ?

    Selon Antony Derbès, Président d’Open Lake Technology 

    Nous sommes à l’aube d’une révolution numérique qui, cette fois, dépasse largement la simple automatisation des tâches. L’intelligence artificielle générative, cette technologie capable de créer des contenus textuels, visuels, sonores, voire des codes informatiques, s’impose comme un bouleversement majeur pour les entreprises. En quelques mois, elle a modifié en profondeur nos façons de travailler, de concevoir, de vendre et d’interagir. Mais cette avancée spectaculaire est-elle pour les entreprises françaises une aubaine à saisir, ou un piège potentiel dans lequel elles risquent de s’engluer ?

    Une opportunité exceptionnelle pour innover et gagner en compétitivité

    L’IA générative ouvre des perspectives inédites. Elle permet d’automatiser des tâches créatives, souvent chronophages, et de libérer ainsi du temps pour se concentrer sur des missions à forte valeur ajoutée. Dans la conception de produits, par exemple, elle accélère la phase d’idéation et facilite les itérations. En marketing, elle génère des contenus personnalisés et adaptés en temps réel aux besoins des clients. Dans la relation client, elle peut répondre immédiatement à des demandes simples, améliorant ainsi l’expérience utilisateur.

    Les entreprises qui sauront intégrer intelligemment ces outils dans leurs processus bénéficieront d’un avantage concurrentiel indéniable. Elles pourront innover plus vite, réduire leurs coûts, et proposer des services plus personnalisés. C’est un levier de croissance et de différenciation qui, bien maîtrisé, fera toute la différence sur un marché toujours plus concurrentiel.

    Mais cette opportunité est aussi un défi majeur, aux multiples facettes

     Car il ne faut pas se voiler la face. L’IA générative soulève des questions fondamentales qui vont bien au-delà de la simple technologie. Le premier défi concerne la gouvernance des algorithmes. Qui conçoit ces modèles ? Sur quelles données sont-ils entraînés ? Sont-elles fiables, représentatives, et surtout respectueuses de la vie privée ? En France et en Europe, où la protection des données est une priorité, il est crucial de garantir que ces systèmes ne reproduisent pas ou n’amplifient pas des biais ou des discriminations.

    Ensuite, il y a la question de la transparence. Il faut pouvoir comprendre et expliquer les décisions prises par une machine, surtout lorsqu’elles impactent des personnes ou des décisions stratégiques. L’« intelligence » doit rester sous contrôle humain, avec des mécanismes clairs de responsabilité et d’auditabilité.

    Enfin, la souveraineté numérique est plus que jamais au cœur du débat. Dans un monde dominé par quelques géants américains et asiatiques, les entreprises françaises doivent veiller à ne pas devenir dépendantes de technologies externes qu’elles ne maîtrisent pas. Investir dans le développement de solutions locales, ouvertes et sécurisées est un impératif stratégique.

    Une mobilisation collective indispensable

     Face à ces enjeux, il est urgent d’agir. Il ne s’agit pas seulement pour les entreprises de s’adapter, mais pour toute la chaîne, acteurs publics, centres de recherche, formations, régulateurs, de se mobiliser ensemble.

    Investir massivement dans la recherche et le développement est indispensable pour conserver notre avance technologique et nos valeurs. Former nos talents aux nouvelles compétences que ces technologies exigent est un autre défi majeur : data scientists, éthiciens du numérique, spécialistes en cybersécurité, ingénieurs en IA, tous sont nécessaires pour bâtir un écosystème fort et autonome.

    Enfin, les pouvoirs publics doivent créer un cadre réglementaire clair et incitatif, qui protège les entreprises et les consommateurs sans étouffer l’innovation. Il faut un équilibre subtil entre régulation et liberté d’expérimentation.

    Une vision responsable et collaborative

    Je crois en un modèle d’IA générative ouvert, transparent et responsable, qui permette aux entreprises françaises de maîtriser leurs environnements IT, en garantissant conformité, sécurité et compréhension fine des usages. L’ambition est d’accompagner cette transformation en offrant autonomie, performance et sérénité, tout en restant fidèles à nos valeurs.

    L’intelligence artificielle générative n’est pas un futur lointain, ni une menace abstraite. Elle est déjà là, maintenant, dans nos entreprises, nos vies, nos marchés. C’est une chance extraordinaire à condition de la saisir collectivement, avec lucidité, rigueur et audace.

    Le moment est venu d’écrire ensemble ce nouveau chapitre de la transformation numérique française. Ne laissons pas cette révolution se faire sans nous.

     

  • L’Intelligence Marketing Day : l’événement incontournable pour les professionnels du marketing digital en France

    L’Intelligence Marketing Day (IMD) est devenu, en l’espace de neuf éditions, le premier événement en France dédié au digital marketing et à l’intelligence artificielle (IA).

    Un événement organisé par des bénévoles et des collaborateurs de MV Group, qui sont animés par leur passion pour le marketing et l’IA.


    Pour découvrir les nouvelles tendances du marketing : #SaveTheDate  le 17 Juin au couvent des Jacobins à Rennes. 
    Décryptage avec Michel Brebion, son fondateur et organisateur.

     

    Annie ABELA : Il y a beaucoup d’évènements dédiés aux responsables marketing.
    C’est même 60 % des évènements que je publie sur mon site MyDigitalWeek.
    Comment l’évènement sort-il du lot ? 

    Michel Brébion :  C’est avant tout, un lieu d’échanges. L’objectif est de faire bénéficier les participants à l’accessibilité des speakers, dans un cadre propice à l’échange.
    C’est une stratégie que nous soutenons depuis le début et qui est notre ADN.

    C’est aussi plus de 45 speakers qui partageront leurs meilleures pratiques et conseils, à travers plus de 45 conférences captivantes.

    De plus, le programme est élaboré par un comité éditorial qui se charge de lire les ouvrages et assister aux conférences sur le sujet afin de sélectionner les meilleures interventions pour les participants.

    AA : Quels sont les grands temps forts de cette nouvelle édition ?

    Michel Brébion : Parmi les temps forts de cette édition, à noter la présence de Pam DIDNER, Consultante Experte en marketing B2B & Conférencière. Ses connaissances approfondies couvrent divers domaines tels que la planification stratégique, le marketing basé sur les comptes, la génération de demande et l’activation des ventes.

    Elle abordera des questions telles que :
    Quelles sont les tendances actuelles en matière d’IA ?
    Quelles sont les stratégies pour développer l’IA au sein de l’entreprise ?

    Autres temps forts : des conférences telles que « À l’heure de l’IA, parlons d’IE (intelligence émotionnelle) ! »,  « L’IA générative en 2025 : état de l’art et impacts pour le marketing et la stratégie de marque », « Optimisez votre marketing grâce à l’IA », ou encore « E-commerce & Innovation : Quels leviers pour une croissance durable ? ».

    AA : Intelligence Marketing Day est un évènement payant. Qu’est ce qui justifie le prix d’entrée ? 

    Michel Brébion : L’Intelligence Marketing Day est avant tout un événement conçu pour le partage des connaissances et l’échange entre professionnels. Il est donc organisé à but non lucratif, ce qui justifie son prix d’entrée. La qualité de l’accueil et du programme proposé sont les éléments clés qui permettent de garantir la satisfaction des participants.

    AA : Quel message souhaitez-vous faire passer ?

    Michel Brébion :  il est essentiel d’échanger et de partager avec ses pairs pour trouver les réponses à ses questions et progresser dans son activité.
    La veille et la mise à jour constante des connaissances sont également cruciales pour rester à la pointe du marketing digital et de l’IA en constante évolution.

    En somme, l’Intelligence Marketing Day est une occasion unique pour les professionnels du marketing digital de se tenir informés des dernières tendances, de partager leurs expériences et de construire leur réseau, tout en profitant d’un programme de qualité et d’interventions passionnantes. Ne ratez pas cette opportunité et rejoignez l’événement pour enrichir vos connaissances et développer votre expertise.

    Programme & inscription : www.intelligencemarketingday.fr

     

     

  • Utilisation, curiosité, craintes… comment les citoyens européens vivent avec l’IA au quotidien ?

    Comment l’IA générative est-elle perçue à travers l’Europe ?

    Selon une étude de l’institut de sondage Norstat et Strategir

    Alors que l’IA générative s’impose de plus en plus en Europe, comment est-elle perçue à travers l’Europe ?
    Qui sont les pionniers ? Quels en sont les usages ?

    Ont-ils des attentes ? des réserves ? Quelles tendances majeures se dégagent ?
    Une révolution technologique en marche qui fascine autant qu’elle inquiète.
    Les Français et leurs voisins Européens prennent la parole.

    L’institut de Sondage Norstat et la société d’étude spécialisée Strategir ont mené une étude inédite en interrogeant les citoyens français, italiens, allemands et danois quant à leur rapport à l’intelligence artificielle et dresse le bilan.

    Avons-nous la même perception de l’IA en Europe ?

    Tous les pays Européens ne sont pas égaux face aux technologies d’IA. Alors que le Danemark affiche une longueur d’avance, la France peine davantage à s’approprier l’usage de l’IA.

    56% des Danois sont familiers de l’IA contre 39% des Français. L’Italie et l’Allemagne sont dans la moyenne avec 46% des répondants familiers de ces technologies. A noter que 27% des Français ont entendu parler de l’IA pour la première fois il y a moins de 6 mois et 43% d’entre eux il y a moins d’un an, ce qui est beaucoup moins pour les Danois, seuls 4% d’entre eux ont entendu parler de l’IA pour la première fois ces six derniers mois..

    Pour l’IA générative plus spécifiquement, elle est encore méconnue du plus grand nombre tous pays étudiés confondus et souffre d’une incompréhension superficielle. Seuls 15% des sondés Français, Italiens et Danois savent expliquer l’IA générative alors que 50% en ont déjà entendu parler en France et 60% au Danemark.

    Si on note un léger retard en France concernant notre familiarité avec l’IA, ces derniers sont 55% à en avoir entendu parler pour la première fois par les médias et 10% au travail. Au Danemark, la première source de notoriété de l’IA est aussi les médias, 41% des sondés Danois ont connu l’IA via les médias et 15% au travail. Les Italiens sont ceux qui ont le plus connu l’IA sur les réseaux sociaux avec 32% contre 23% en France et en Allemagne et seulement 16% au Danemark.

    « Une adoption plus précoce au Danemark a permis d’ancrer l’IA dans les usages, tandis qu’en France et, dans une moindre mesure, en Italie, le sujet reste encore récent. Là où les médias et les réseaux sociaux jouent un rôle clé pour éveiller la curiosité du grand public, le Danemark se distingue une fois de plus avec le monde du travail qui fait office de relais plus important pour faire connaître l’IA »  Romain Barbet, Directeur Général France de Norstat

    Malgré leurs différences d’appropriation et de sources de notoriété des technologies d’IA, les utilisateurs Français, Danois, Italiens et Allemands ont une fréquence d’utilisation proportionnelle et quasiment équivalente que soit dans le domaine professionnel ou personnel. En France, 23% ont une utilisation hebdomadaire de l’IA dans le domaine professionnel (26% pour l’Italie, 28% pour l’Allemagne et 27% pour le Danemark).

    L’IA générative s’installe progressivement en Europe…

    Si l’IA générative s’est déjà frayée un chemin dans le quotidien d’une partie des Européens, en France c’est surtout un sujet lié à l’actualité mis en avant dans les médias. 41% des Français connaissent l’IA générative grâce aux médias alors qu’au Danemark elle est déjà un élément du quotidien, 19% ont connu l’IA générative via le bouche-à-oreille contre 12% en France par exemple, preuve que la technologie a davantage trouvé sa place dans la société au Danemark.

    L’élément déclencheur de son utilisation suit cette même logique. En Allemagne, 39% des utilisateurs de l’IA générative sont curieux de la technologie contre 27% en France. Chez nous c’est la découverte de l’IA générative dans un article, une vidéo ou sur les réseaux sociaux qui a incité 23% des Français à l’utiliser. Au Danemark, seulement 11% l’ont utilisé suite à la découverte dans les médias mais 14% grâce à son entourage personnel. En Italie 13% ont succombé à l’utilisation de l’IA générative en cherchant une solution pour gagner du temps (contre 9% en France et en Allemagne et 8% au Danemark.)

    En France, ce sont donc les médias qui éveillent l’intérêt et expose l’intelligence artificielle tandis qu’en Italie, c’est le gain de temps qui séduit. Au Danemark, en revanche, les recommandations de proches jouent un rôle clé sur l’utilisation et est également la source de notoriété au premier abord.

    Concernant son utilisation, c’est dans le cadre privé que près d’un tiers des Européens ont testé l’IA générative au moins une fois.
    30% en France, 32% en Italie, 35% au Danemark et 37% en Allemagne. L
    es utilisateurs sont plutôt masculins (54%) et âgé en moyenne de 40 ans. La fréquence d’utilisation de l’IA générative varie aussi selon les pays. Les Français et les Italiens l’utilisent plus que les Allemands et les Danois. L’effet de curiosité face à un nouvel outil ? 45% des répondants Italiens et 44% des répondants français l’utilisent quelques fois par semaine voire tous les jours ou presque au moment du sondage.

    Du côté des types d’IA générative utilisés, les générateurs de texte dominent largement, adoptés par 93% des répondants en Italie, 91% en France, 90% au Danemark et 89% en Allemagne. L’Allemagne se distingue en explorant davantage les générateurs d’images (à 37% contre 27% pour la France par exemple) et de musique (à 13% contre 6% au Danemark).

    « L’IA générative est plutôt perçu comme un phénomène médiatique en France, alors qu’il est déjà bien intégré dans le quotidien au Danemark. Les motivations d’usage varient : curiosité médiatique pour les Français.es, recommandations personnelles pour les danois.es, gain de temps pour les italiens.nes. L’IA est utilisée majoritairement dans un cadre privé, par des hommes d’environ 40 ans. Les générateurs de texte dominent, avec quelques différences nationales d’exploration technologique. » –  Léa Dupuch et Tesha Klotz, Directrices d’études quantitatives chez Strategir.

    L’IA générative au quotidien,  pour quoi faire ?

    En France, l’IA générative est l’assistant quotidien.
    1 Français sur 2 l’utilise pour corriger l’orthographe d’un document, d’un courriel ou en aide à la rédaction. Mais pas seulement, sur le volet créativité et loisirs : 38% l’utilisent pour cuisiner et 13% pour jardiner. 27% des Français interrogés utilisent l’IA générative pour des conseils d’achat et 34% pour comparer des produits. 38% l’utilisent pour leur bien-être et le développement personnel et 26% pour leurs démarches administratives.

    En Italie, l’IA générative s’impose comme un outil d’apprentissage.
    68% des Italiens l’utilisent sur le volet technologie et support informatique (contre 59% en France). 64% pour leurs études et apprentissages (contre 52% en France) ou encore 51% des Italiens s’en servent pour être à jour sur l’actualité et la comprendre.

    Si l’utilisation de l’IA générative en Italie est axée sur l’apprentissage, c’est moins le cas en Allemagne où elle s’ancre surtout dans un usage rédactionnel. 81% des Allemands l’utilisent pour leurs communications et rédaction (6 points de plus qu’en France). 16% des Allemands l’utilisent comme compagnon virtuel (contre 11% en France).

    Enfin au Danemark, l’usage est plutôt dérivé du domaine professionnel, en particulier sur la rédaction et l’informatique. Néanmoins, 24% des Danois l’utilisent pour la planification de cadeaux, contre 18% en France.

    … mais son utilisation est contrastée

    Entre promesses et craintes, l’arrivée de l’IA générative n’est pas perçue de la même façon au quatre coins de l’Europe.
    Tandis que les Danois se montrent plutôt positifs face à l’IA, en France, nous adoptons une posture plus critique. 25% des Français interrogés ont une opinion générale négative sur l’intelligence artificielle contre seulement 12% au Danemark. Et à l’inverse, 36% seulement manifeste une opinion positive en France et plus de la moitié, 51%, au Danemark.

    Plus spécifiquement sur l’IA générative, les avis divergent et sont plus partagés.

    Cette étude révèle par exemple qu’il y a autant de Français ayant une opinion positive que négative sur l’IA générative ( 30% vs. 32%). L’Italie se démarque par un optimise plus marqué, 21% des Italiens ont une opinion négative et 38%, une opinion positive. Pourtant, on observe chez ceux qui ont déjà expérimenté les technologies d’IA générative qu’ils en tirent une expérience globalement positive. Sur les générateurs d’images par exemple : 84% des Français en ont une opinion plutôt positive, 80% des Italiens, contre seulement 66% au Danemark chez qui cela suscite donc davantage de réserves.

    L’atout commun aux quatre pays étudiés de l’IA générative est le gain de temps.
    Pour 42% des Italiens interrogés, le gain de temps est le principal avantage de son utilisation, contre 35%, 34% et 33% des Français, Allemands et Danois. Hormis le gain de temps, chaque pays trouve un bénéfice spécifique : en France, elle stimule la créativité et le divertissement, tandis qu’en Italie et en Allemagne, elle est surtout perçue comme un levier de développement des compétences techniques et d’automatisation des tâches.
    Mais derrière cette vision utilitaire se cache cependant une perception nuancée : pour la moitié des Européens, l’IA générative reste encore limitée dans ses capacités, ce sentiment est particulièrement marqué en Allemagne.

    Par ailleurs, la prudence domine lorsqu’il s’agit de l’utiliser pour des décisions importantes ou des tâches personnelles.
    Pour 55% des Français, l’IA générative est encore limitée dans ses capacités actuelles, c’est aussi le cas pour 64% des Allemands et pour 51% des Italiens et des Danois. Seulement 27% des Danois ont confiance en l’utilisation de l’IA générative pour des tâches personnelles contre 34% des Français. Pour prendre une décision importante, c’est seulement 13% des Danois qui s’en remettront à l’IA générative et en haut du classement les Allemands à 26%.

    Pourquoi sommes-nous inquiets ?

    En France et en Italie, on craint un appauvrissement de la créativité (pour 62% des Français et pour 58% des Italiens) et une dépendance accrue (44% en France et 48% en Italie).
    Au Danemark, c’est la qualité des résultats qui interroge 32% des Danois, tandis qu’en Allemagne, les préoccupations portent sur la protection des données et le contrôle exercé sur ces technologies, respectivement à 53% et à 50%. Les inquiétudes varient donc selon les pays et les Français se démarquent par leur méfiance plus prononcée envers l’IA générative.

    78% des Français sondés craignent que l’humain deviennent trop dépendant de l’IA contre 59% des Danois. Ou encore, 77% des Français pensent que l’IA générative devrait être plus régulée et c’est moins pour nos voisins Danois qui le pensent à 66%.

    Au-delà des réserves, l’ampleur de l’IA générative ne fait pas de doute. La moitié des Européens estiment que l’IA générative aura un impact encore plus important dans nos vies que les smartphones ou internet. On parle là d’une révolution bien en marche mais pas sans interrogations et aux quatre coins de l’Europe.

    « Les inquiétudes face à l’IA générative varient selon les pays : appauvrissement créatif en France et en Italie, protection des données en Allemagne, qualité des résultats au Danemark. Les Français se distinguent par une méfiance plus marquée, souhaitant une régulation accrue. Malgré ces réserves, la moitié des Européens voient l’IA comme une révolution technologique majeure. Un bouleversement potentiel, entre craintes et fascination. »  – Léa Dupuch et Tesha Klotz, Directrices d’études quantitatives chez Strategir.

    Dans cette étude, nous avons également sondé les répondants de ces quatre pays sur leur perception des autres pays comme les Etats-Unis, l’Espagne, le Royaume-Uni ou encore la Norvège. Alors face à l’IA, comment se voient les pays Européens entre eux ?

    Quant à leur niveau de maturité, les pays nordiques sont perçus plus matures sur l’IA de manière transversale, avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis pour les Français et les Italiens.

    En effet, par exemple pour les Français, les plus matures sont les Suédois, à 78%, suivis des Allemands, des Danois et des Norvégiens, à 75%, puis les Britanniques et les Américains à 72%. Pour nous les Italiens et les Espagnols sont les moins matures en ce qui concerne l’IA.

    Vu des autres pays, nous sommes matures sur l’IA à 52% pour les Italiens, derrière les pays nordiques, les Britanniques et les Américains. Pour les Danois, les Français sont parmi les moins matures sur la question à 42% et à 47% pour les Allemands.

    A noter que les Français sont les moins humbles, étant les seuls à nous percevoir plus matures sur l’IA (à 58%) tandis que les pays méditerranéens qui sont l’Italie et l’Espagne sont globalement perçus par tous comme les moins matures sur l’IA.