Catégorie : Fintech

  • Etude Forrester – Les cinq tendances en matière de banque digitale à surveiller en 2017

    Les cinq tendances en matière de banque digitale à surveiller en 2017

    1. API-fication– L’industrialisation des banques entraîne la fragmentation de la chaîne de valeurs bancaire. Cela implique que les banques doivent adopter des applications (API) leur permettant de mettre en œuvre des process internes comme de collaborer avec des tierces parties pour offrir de meilleurs produits, services et expériences à leurs clients.
    2. Intelligence artificielle– L’IA va renforcer les expériences numériques interactives en permettant de mettre en œuvre des interfaces utilisateurs plus intuitives, d’améliorer les interactions « assistées » avec les clients, d’assurer des conseils et l’automatisation des process via des robots et de renforcer la sécurité des données.
    1. Technologie Blockchain– Le Blockchain va continuer de se développer mais ne parviendra pas à se généraliser.
    1. L’intégration des succursales bancaires– Le « tout agence numérique » ne réussira que si cela s’insère  dans l’expérience client globale.
    1. Banque entièrement numérique– La banque numérique sera garante d’une expérience client de qualité.Capture d’écran 2016-08-30 à 11.35.28« Les développeurs d’applications bancaires doivent prendre conscience de ces cinq tendances qui seront la pierre angulaire de leur agenda BT (Business Technology). Ils doivent donc changer la manière dont ils conçoivent, développent, sélectionnent et déploient les applications bancaires en 2017 » commente Jost Hoppermann, analyste Forrester, dans le résumé de son étude. « Ceux qui ne tiendront pas compte de ces tendances passeront à côté d’une opportunité d’aider leurs banques à atteindre leur pleine maturité ». 

     

  • Les meilleures applications mobiles bancaires mondiales en 2016

    AU TOP DU CLASSEMENT : La banque australienne Westpac

    La banque australienne Westpac arrive à la première place du classement Forrester des meilleures applications mobiles bancaires mondiales en  2016 avec un score de 86 sur 100. L’évaluation réalisée sur la base de 40 critères, place Westpac juste devant le vainqueur de l’année dernière, la banque espagnole CaixaBank qui obtient quant à elle la note de 85 sur 100. Dans le cadre de cette étude, Forrester a procédé à l’évaluation des services mobiles bancaires de 46 banques parmi les plus grandes banques de détail dans le monde. La note moyenne calculée sur l’ensemble des banques s’élève à 65 sur 100. Les deux banques françaises figurant dans l’étude, Société Générale et BNP Paribas, obtiennent  un score respectif de 62 et 53.

    Westpac s’est particulièrement illustrée dans chacune des catégories; la banque a atteint le meilleur score en matière de transactions bancaires sur mobile, et s’est distinguée de ses concurrents par la qualité de ses points de contacts client, de ses fonctionnalités de gestion de compte et de ses outils de gestion de budget, et en matière de marketing mobile et de souscription de produits financiers. Westpac est l’une des rares banques à permettre le paiement sans contact mobile. La banque a également développé des nouvelles fonctionnalités innovantes, en laissant par exemple la possibilité aux clients d’activer leur carte de crédit par simple envoi d’une photo de cette dernière.

    Les exemples de services mobiles proposés par  BNP Paribas et Société Générale font l’objet d’une mention dans plusieurs sections du rapport. A titre d’exemple, Société Générale met en ligne des  vidéos afin d’aider les clients à mieux comprendre certains de ses produits financiers. Les deux banques proposent également des applications mobiles incluant des outils de gestion de finances personnelles et des graphiques permettant aux clients de mieux gérer leur budget et d’anticiper leurs dépenses.

    Dans un billet relatif à cette nouvelle étude, publié sur son blog, Aurélie L’Hostis, analyste chez Forrester, affirme que « l’adoption de la banque mobile à atteint une masse critique ». Les banques dominant le palmarès mettent un point d’honneur à placer le client au cœur de leur stratégie, en s’efforçant d’anticiper les besoins émergents et en adoptant une approche agile et itérative pour accélérer le développement de nouvelles capacités mobiles.

    L’étude a montré qu’il subsiste cependant une marge de progression. Alors que la plupart des banques ont nettement amélioré le design et les fonctionnalités de leurs offres mobiles au cours de ces dernières années, nombreuses sont celles qui sont encore peu performantes dans le domaine des services et de la vente de produits financiers sur mobile. Forrester conseille vivement aux banques d’accélérer le développement de leurs services mobiles bancaires tout en créant de la valeur ajoutée, afin de faire face à la nouvelle concurrence que représentent les banques mobiles et les portefeuilles électroniques, qui promettent de meilleures expériences digitales à leurs clients.

     

  • Fintech et eSanté une opportunité ?

    Blockchain : l’ubérisation ultime qui atteint la santé

    Vincent Daffourd, président fondateur de Care Labs, société émettrice du titre Chèque Santé®,

    Les approches disruptives du marché ou du management créent une nouvelle chaîne de valeurs et finissent par remplacer l’économie dominante sur un marché. Peu importe que l’innovation porte sur un produit ou un service, l’ubérisation voire la blockchain imposent leur loi !

    En ce qui concerne mon métier, la rupture est encore plus flagrante. L’innovation de ma société est à la croisée de deux approches en rupture ou disruptives, si l’on veut être tendance : E-santé et Fintech.

    La « disruption » tient davantage à une nouvelle proposition de modèle économique que de l’innovation technologique en tant que telle. On nous considère comme « disrupteur » seulement parce que l’on chamboule un marché aux situations établies et on le bouleverse avec une proposition de valeur inédite.

    Dans le monde de la santé comme dans le milieu financier, le poids des traditions et des règles est bien installé … Il est donc difficile de proposer une autre approche, sans apparaître comme un trublion.

    L’innovation disruptive est en train de s’imposer comme la règle d’une nouvelle dynamique économique portée par une génération en rupture avec les modèles du XXème siècle.

    A travers les incubateurs, des groupements tels que France e-HealthTech ou des évènements tels que MedStartup Days à New York City, nous cherchons non seulement à promouvoir les innovations de rupture de manière pédagogique mais aussi à faire comprendre que l’économie bouge.

    Avec 16 milliards de transactions par an en France et 337 000 milliards de dollars (hors cash) dans le monde, les paiements constituent un service central de l’économie. Les nouveaux moyens et services de paiement représentent un segment d’activité en pleine révolution qui bouillonne d’innovations. De même, dans le secteur de la santé, les technologies révolutionnent notre approche médicale. Entre applications mobiles, objets connectés et big data, il existe désormais de nouvelles solutions permettant d’optimiser la prévention tout en replaçant l’individu au centre.

    Et pourtant … si la prévention est bien reconnue comme un axe prioritaire de la loi Santé, aux yeux de la sécurité sociale, elle n’existe pas : tous les actes destinés à prévenir la maladie, sont quasiment toujours à la charge des patients.

    Encore un paradoxe qui va à l’encontre de l’intérêt général !

    D’un côté, la bonne santé de tous à moyen et long terme passe par la prévention et une grande partie de l’intervention des médecins sera à l’avenir transférée vers la surveillance continue à distance pour des raisons d’efficacité D’un autre côté, on ne met pas les moyens en place (technologiques) pour rendre cet accès facilité.

    Qu’en est-il du financement ? Comment un acte médical préventif ou à distance sera-t-il tarifé, payé ou encore remboursé ?

    Une expérimentation que beaucoup souhaitent voir généralisée vient de voir le jour près de Chartres. Les discussions entre les médecins libéraux et l’assurance maladie portent notamment sur la question d’un forfait annuel pour financer la prévention, mais les échanges sont toujours dans l’impasse.

    Pourtant, les solutions existent et il serait enfin temps d’admettre qu’un nouveau monde émerge et qu’il est temps de changer les règles jusqu’ici unanimement admises, en fédérant enfin les parties prenantes historiques, les jeunes entreprises innovantes qui ont su développer des outils clefs en main à l’efficacité démontrée.

    Les moyens de paiement virtuels ou dématérialisés, simples d’utilisation et garantissant la sécurité des données, sont une réalité pour tous. Le E-commerce et la digitalisation des services sont à la base de notre économie et de notre capacité à rester compétitifs sur la scène internationale. Les Fintech et les Healthtech peuvent être une opportunité pour la croissance et la santé publique.

    Grâce à ces innovations et à la créativité de ces start-ups notamment dans l’IoT ou la e-santé, la France est de nouveau « bankable » à l’International. Le label French Tech comme nos fleurons industriels sont les meilleurs porte-drapeaux de notre pays.

    Il est désormais de notre ressort de conserver notre avance concurrentielle en montrant que notre législation est, elle aussi, prête à passer au XXIème siècle.

     

     

  • Se préparer au Tsunami de la Blockchain…

    Blockchain – vers une nouvelle révolution

    Par Éric Lévy-Bencheton | Blockchain Strategist – Keyrus et Frédéric Maserati | Directeur Conseil – Keyrus Management

    La Blockchain est une technologie créée avec le bitcoin, devenue la 8ème monnaie mondiale en termes d’échanges. La Blockchain porte en elle de nouvelles promesses d’innovation dans tous les secteurs, mais aussi de disruption des modèles économiques dominants. S’intéresser aujourd’hui à ses applications possibles, c’est prendre un temps d’avance sur la prochaine étape de la révolution digitale et l’avènement d’une société « horizontale », sans intermédiaires, ni autorité centralisée…

    La Blockchain est probablement appelée à révolutionner les transactions et les échanges ; au même titre qu’Internet a permis la communication pair à pair, la Blockchain assurera dans les années à venir les transactions pair à pair avec une logique décentralisée et autonome.

    Si un mystère subsiste quant à l’identité réelle des initiateurs du Bitcoin, la preuve est faite, après 7 ans d’existence, qu’il est possible de créer et de faire fonctionner dans la durée une monnaie 100% digitale en s’affranchissant du système bancaire et de toute autorité centrale. Ce tour de force a fini par attirer l’attention sur la technologie sous-jacente au Bitcoin : la fameuse « chaîne de blocs » ou Blockchain, dont le potentiel de disruption inquiète autant qu’il suscite d’intérêt et d’enthousiasme à travers le monde.

    Pour preuve l’accélération des investissements, le nombre incroyable de conférences et d’articles. Engouement grandissant depuis notamment les effets d’annonce des Gourous de l’Internet ou de la Finance aux Etats-Unis, en premier lieu Blythe Masters au board de Digital Asset Holdings, qui a entamé un cycle de conférences sur les applications de la Blockchain au monde de la finance internationale, dont les impacts sont chiffrés en milliards de dollars… c’est peu dire !

    Pensé et construit sur les cendres de la crise de 2008, le système porte dans ses gènes une philosophie de la confiance (the trust machine)1, établie par une collaboration massive entre les membres du réseau, et par des techniques avancées de cryptographie. Confiance qui devait pallier les défauts d’une finance mondiale encore en déroute.

    COMPRENDRE LES PRINCIPES DE LA BLOCKCHAIN

    Avec la Blockchain, les informations partagées entre les membres d’un réseau sont stockées sur chaque nœud de celui-ci (chaque ordinateur), au lieu de dépendre d’un point central. La validation des blocs est assurée par des moyens cryptographiques et par une logique de consensus, 51% des nœuds de la chaîne, devant approuver l’information.

    Non seulement ce registre contient à tout moment l’historique complet des transactions mais il est infalsifiable et irrévocable, du fait même des technologies d’encryptions utilisées, et de sa réplication en de multiples points. Cette description rapide permet de dégager trois apports majeurs de la Blockchain :

    –          la possibilité de limiter les intermédiaires et les tiers de confiance dans les échanges ;

    –          la possibilité de garantir la conformité, l’intégrité et la traçabilité d’une transaction ou d’une information sans recourir à une autorité supérieure/centrale ;

    –          l’absence d’infrastructure dédiée, la puissance de calcul nécessaire étant fournie par les machines des participants (nœuds) et optimisée par des algorithmes.

    Nous parlons jusqu’à maintenant de Blockchain, « au singulier » en laissant éventuellement à croire en son unicité. Or il existe de nombreuses Blockchains (celle de la Bitcoin en est une) et elles adoptent différents modèles de gouvernance et/ou de partage d’informations : Privé, Public, Mixte, Hybride.

    Une Blockchain peut porter des informations « statiques » comme des transactions d’échange de Bitcoins, mais peut aussi être le porteur de programmes auto-exécutables, appelés Smart Contracts car ils peuvent agir comme des contrats « auto-porteurs » et automatiques.

    Nous en voyons apparaître les premiers usages comme par exemple une assurance agricole liée à la météo, dont le Smart Contract ira automatiquement chercher la pluviométrie / l’ensoleillement auprès d’une source agréée par avance (météo France par exemple), et paierait le cas échéant l’indemnité convenue de manière automatique entre les partis.

    Nous parlerons aussi d’Autonomous Agent, un ensemble de Smart Contracts, et donc un programme beaucoup plus complexe. Nous y voyons la promesse de nouvelles formes d’entreprises humaines, comme des organisations décentralisées. « The DAO » (Decentralized Autonomous Organization)2 en est un des premiers exemples. La campagne de collecte de fonds réalisée sur Kickstarter pour la DAO s’est élevée à 174 millions de dollars3, ce qui en fait le projet de financement participatif le plus important qu’on ait jamais vu. La DAO peut s’apparenter à une société de financement distribuée, où ceux qui lui ont alloué des fonds peuvent décider des projets qu’ils pourront financer via des Smart contracts en échange d’un revenu sur ses investissements.

    Le 17 juin 2016, The DAO a connu un immense crash suite à une attaque informatique, le « pirate » a réussi à exploiter une faille dans le « smart contract » régissant la DAO, lui permettant de siphonner petit à petit les ethers (Token ou monnaie d’Ethereum) détenus par cette dernière. Ce ne sont pas loin de 3,6 millions d’ethers qui ont ainsi été piratés, soit plus de 30% des fonds de la DAO !4

    Nous y voyons volontiers également l’émergence de nouvelles formes d’intelligences artificielles basées sur les principes de l’IA « plantoïde »5 comme le montre l’incroyable travail de Primavera de Filippi6, chercheuse à la faculté de droit de Harvard.

    POURQUOI LA BLOCKCHAIN EST UNE RÉVOLUTION ?

    Certains y voient le moyen de passer à une économie collaborative à grande échelle et à de nouvelles formes d’exercice de la démocratie comme la nouvelle démocratie liquide ou liquid democracy7. D’autres tablent sur la promesse d’une réduction drastique des coûts de transactions grâce à l’élimination des intermédiaires ; d’autres encore y voient l’opportunité de développer des services inédits et, ce faisant, de prendre des positions dominantes sur des marchés totalement nouveaux ou existants – ce qui n’est pas sans inquiéter les acteurs en place, à juste titre… Même si cette technologie émergente, que presque personne ne comprend, reste absconse pour la plupart des gens, il faut avoir aujourd’hui le bon niveau d’abstraction pour pouvoir en parler, s’y intéresser, et commencer à imaginer les impacts sur les modèles des organisations d’aujourd’hui et de demain.

    Bien que le Bitcoin reste, à ce jour, la seule application à très grande échelle de la Blockchain, tous les observateurs s’accordent sur le caractère disruptif de cette technologie. Son irruption pourrait, selon certains, provoquer une rupture de même ampleur que le TCP/IP, le protocole à l’origine d’Internet !

    Nous sommes face à la deuxième génération de l’Internet, celle des valeurs et des transactions, là où la première génération a largement été celle de l’information et de la communication réseau. (de l’automatisation de la relation décentralisée à l’automatisation de la transaction décentralisée).

    Faut-il pour autant parler de révolution ? Outre qu’il faut beaucoup plus qu’une technologie pour faire une révolution, il est de toute façon trop tôt pour le dire. Cependant, le contexte social et économique est propice et, avec la constitution d’un écosystème très dynamique, les conditions sont réunies pour que les expérimentations se multiplient. Elles dépassent d’ores et déjà largement les moyens de paiement et même la finance, même si c’est dans ce secteur que l’on compte actuellement le plus d’initiatives et d’alliances avec des start-ups/fintechs travaillant sur la Blockchain.

    QUATRE GRANDES CATÉGORIES D’UTILISATION DE LA BLOCKCHAIN

    L’inventaire des initiatives et expérimentations en cours fait apparaître quatre grands domaines d’utilisation de la Blockchain.

    1/ La facilitation des échanges : les paiements transfrontaliers, les micro-paiements, l’échange de titres non côtés, sont les premiers cas identifiés. Nous évoquons volontiers le cas de la Banque Allemande Fidor, en association avec la start-up Ripple Labs, qui a mis en place des services de paiements et de change, à coûts extrêmement réduits pour ces clients. Deux avantages de la Blockchain sont mis en œuvre : sa rapidité et ses coûts largement optimisés. La Banque Santander prédit à ce propos une économie de 15 à 20 milliards par an pour l’industrie des services financiers, à compter de 2020.

    2/ La notarisation d’actes et de documents : la Blockchain ayant, comme nous l’avons vu, la capacité à stocker et rendre infalsifiable la preuve d’existence d’un document à une date donnée. L’Université Léonard de Vinci, à La Défense Paris, expérimente ce moyen dématérialisé pour certifier les diplômes qu’elle délivre.

    3/ L’exécution certifiée de workflows : la Blockchain permettant la publication ainsi que la vérification publique de chaque étape d’un workflow. Qu’il s’agisse d’un processus industriel de contrôle qualité ou bien encore d’un processus de logistique, la logique de trusted workflow permet tout simplement de s’assurer que toutes les parties prenantes ont participé au processus, de façon certaine, irrévocable, à la connaissance de tous, simplement et facilement, l’information étant partagée en tout point des nœuds du réseau. Des laboratoires pharmaceutiques envisagent, par exemple, d’utiliser la Blockchain pour accélérer le recueil du consentement des patients à chaque nouvelle étape d’un protocole de test et réduire ainsi les coûts et la durée des phases d’essais cliniques, sur de nouvelles molécules.

    4/ Les titres de propriété numériques : L’inscription sur le registre distribué d’une Blockchain permet d’attester la propriété d’un individu et de garder la trace de toutes les cessions d’un actif matériel ou digital. Avec l’aide de l’ONG Bitland, le gouvernement du Ghana table sur ces propriétés de la Blockchain pour mettre en place à moindre coût un cadastre officiel. Des artistes numériques commencent à l’utiliser pour authentifier leurs œuvres, en contrôler la diffusion et protéger leurs droits. Cette facette de la technologie Blockchain présente une rupture par rapport à la première génération de l’Internet qui a vu les créateurs, les ayants droits, se voir spoiler de leurs droits au profit d’acteurs comme Spotify, Apple Music … sans même évoquer les impacts du piratage.

    BLOCKCHAIN OF THINGS ET BLOCKCHAIN OF DATA

    Afin d’aller plus loin et d’ouvrir de nouvelles perspectives, avec notamment l’Internet des objets (Internet Of Things ou IoT) qui figure comme une déferlante inéluctable de nos sociétés numériques Nous pouvons évoquer divers exemples dans le B2C (traqueurs d’activité, domotique…) ou dans le B2B (capteurs de surveillance des voitures de flotte, capteurs de toutes les pièces d’un avion…), où l’IoT nécessite une capacité à effectuer chaque jour des milliards de transactions et de manière automatisée.

    L’émergence d’une Blockchain of Things, stockant toutes ces transactions, avec des Smart Contracts7 régissant les relations entre ces objets de plus en plus évolués, nous apparait comme un impératif. En fait, l’IoT donne aux objets la possibilité de réaliser directement, en toute autonomie, des transactions. Cette vision de l’IoT suppose que les objets communiquent et réalisent des transactions entre eux. L’aspect décentralisé de la Blockchain constitue le ciment permettant à ces objets de transacter entre eux, d’en garder la preuve, dans un cadre de référence (Smart Contract) préalablement défini, en toute autonomie (IA) et sécurité. L’économie digitale passant de la « plateformisation » (mettre en contact direct des personnes entre elles) à la « Blockchainisation » (mettre en contact direct des « agents » entre eux) correspond à cette révolution numérique en cours

    Dans une logique similaire, nous faisons confiance au quotidien à de nombreux organismes, qui stockent et utilisent nos données personnelles. Dans bien des cas, notre consentement éclairé n’est pas vraiment sollicité ni approuvé.

    La Blockchain of Data pourrait être une solution pour stocker nos informations individuelles, mais surtout gérer (via les mécanismes des Smart Contracts) les droits conférés et/ou délégués aux entreprises. Certaines données pourraient être gratuites sous certaines conditions, d’autres payantes à l’utilisation, enfin une dernière catégorie sur invitation uniquement.

    SE PRÉPARER AU TSUNAMI DE LA BLOCKCHAIN

    Devant le caractère universel de ces catégories, on comprend que tous les secteurs, publics et privés, sont concernés et seront touchés, d’une manière ou d’une autre, par l’adoption et la diffusion des technologies Blockchain. Le nombre de processus susceptibles d’être impactés est proprement phénoménal. Les banques ne s’y sont pas trompées. Seules ou collectivement, comme au sein de consortium R38, elles explorent et expérimentent les possibilités de la Blockchain avec un double objectif : tirer parti de ses avantages (de sécurité, de coûts et de transparence) et intégrer la logique de point à point dans leur propre modèle pour mieux résister à l’arrivée de nouveaux acteurs utilisant un modèle nativement distribué et désintermédié. Le monde de l’assurance fait de même et s’intéresse notamment aux possibilités offertes par les Smart Contracts.

    Les premiers fournisseurs de solutions pour constituer des Blockchains publiques ou privées commencent à apparaître. Les start-ups fleurissent et attirent les investisseurs. Il faut donc s’attendre à voir surgir, dans tous les secteurs, des acteurs proposant des services P2P quasiment gratuits. Disruptifs il y a 5 ans avec leurs plate-formes de mise en relation, les fleurons de l’économie dite du partage ne sont pas à l’abri : la start-up israélienne LaZooz.org et son homologue anglais Arcade City entendent bien « uberiser Uber » avec son service de covoiturage décentralisé et autogéré basé sur la Blockchain…

    Le seul moyen pour une entreprise de se préparer aux bouleversements annoncés est de s’intéresser dès maintenant à la Blockchain et à son écosystème. La première action est d’identifier les stratégies gagnantes pour accélérer ma transformation et garder ma longueur d’avance. Cela revient à se replonger dans tous les rouages de l’organisation et de sa chaîne de valeur et, en quelque sorte, à faire une mise à plat des modèles existants, avant de les re-penser à l’aune des technologies horizontales, décentralisatrices et sécurisées en mode P2P comme peut l’appeler de ses vœux Michel Bauwens9.

    L’exercice paraît complexe mais c’est le plus sûr moyen d’identifier précisément où la Blockchain peut apporter quelque chose et commencer à l’expérimenter dans une logique de Proof of Concept.

    La philosophie de cette démarche d’acculturation et d’expérimentation peut se résumer en une phrase : se « disrupter » soi-même pour ne pas subir la disruption. Internet promettait l’instantanéité, l’immédiateté et la permanence de l’information et de la communication en temps réel. La Blockchain promettra la collaboration, la transparence, la décentralisation, la sécurisation de toutes les transactions au sens large…

     

     

  • Directeur Financier : une fonction sous pression face à de nouveaux enjeux

    Pourquoi le Directeur Financier d’aujourd’hui doit enrichir la palette de solutions mises en œuvre

    Pierre-Emmanuel Tetaz, Managing Director, Concur

    Les mutations opérées au sein du monde de l’entreprise ces dernières années – la transition numérique étant la dernière en date – ont donné naissance à de nouveaux enjeux auxquels dirigeants et décideurs doivent faire face. En effet, les attentes des investisseurs n’ont jamais été aussi élevées, et la gestion d’une main d’œuvre diversifiée se révèle de plus en plus complexe. De plus, les coûts liés au turnover du personnel et à la perte de productivité qui en découle, ont atteint des niveaux inédits au sein d’un environnement devenu hyperconcurrentiel. En conséquence, les entreprises doivent faire preuve d’une extrême flexibilité et élargir le périmètre d’intervention de certaines de leurs fonctions clés, comme celle du Directeur Financier, qui ne peut plus se limiter à ses attributions classiques telle que le contrôle des coûts opérationnels ou la production des résultats financiers.

    Conscients de ces problématiques, et afin de ne pas se faire distancer, certains d’entre eux se sont équipés de solutions technologiques de gestion des notes de frais et de déplacements professionnels. S’intégrant facilement aux process et systèmes déjà existants de l’entreprise, elles permettent de répondre aux nouveaux enjeux de ces DAF modernes, à savoir :

    Apporter une meilleure visibilité sur les performances pour rationaliser les coûts et optimiser les processus décisionnels. Les solutions sur-mesure permettent d’automatiser les processus et de générer des rapports plus poussés sur une grande variété d’indicateurs économiques, plus efficacement que les processus manuels. Ce qui nécessitait autrefois des jours, voire des semaines entières, ne prend plus que quelques heures.

    Un récent rapport[1] réalisé par le cabinet de recherche IDC révèle que les entreprises équipées d’une solution de gestion des notes de frais et de déplacements professionnels devraient réaliser une  économie de 55.000 dollars en moyenne pour 100 collaborateurs sur 3 ans. Par ailleurs, les solutions prédictives apportent bien plus que de simples capacités d’automatisation et offrent aux dirigeants des informations qui leur permettent d’identifier de nouvelles opportunités.

    Proposer des solutions « user-friendly » aux salariés permettant d’augmenter leur productivité et de limiter le turnover.

    L’impact du personnel en déplacement sur les performances financières étant de plus en plus important, il est indispensable de mettre à leur disposition un ensemble d’applications qu’ils voudront utiliser fréquemment pour rendre compte de leurs dépenses avec précision et les saisir rapidement. Cela pourra s’illustrer, entre autres, par l’utilisation d’applications mobiles permettant de réaliser des captures d’écran des justificatifs et d’enregistrer facilement les frais au fil de l’eau. Toujours selon le  rapport IDC,  les salariés des entreprises utilisant ce type de solutions ont réduit de moitié le temps alloué à la planification d’un voyage et ont limité de 70% le temps passé aux traitement de leurs notes de frais. Ils peuvent ainsi se consacrer pleinement à leur mission et être plus productifs.

    De plus, la mise en place de solutions permettant de simplifier le quotidien des utilisateurs a un impact positif sur leur satisfaction, et peut limiter le turnover dont le coût et la baisse de productivité qui y sont associés n’ont jamais été aussi importants. Il est donc nécessaire de proposer des outils innovants, qui peuvent être facilement adoptés, notamment par la génération Y dont les exigences en matière de conditions de travail sont plus élevées.

    En conclusion. Le Directeur Financier d’aujourd’hui doit enrichir la palette de solutions mises en œuvre. En optant pour une solution de gestion des notes de frais et de déplacements professionnels, il pourra gagner en visibilité et en maitrise sur les procès, et accroitre ainsi les performances tout en rationalisant les coûts. De plus, l’aspect novateur et convivial apporté par ces applications sauront remporter l’adhésion des salariés, et limiter ainsi le turnover pouvant porter préjudice à la productivité de l’entreprise.

     

  • 1er trimestre 2016 : 283 M€ levés selon le Baromètre des startups du numérique françaises

    le Baromètre des startups du numérique françaises

    Capgemini Consulting, la marque de conseil en stratégie et transformation du groupe Capgemini, et eCap Partner, banque d’affaires spécialiste del’industrie numérique, dévoilent aujourd’hui le baromètre interactif des startups françaises du 1er trimestre 2016 (www.barometre-startups.org).

    Il offre une vision consolidée de l’écosystème des startups françaises du numérique, dans le but d’en comprendre – trimestre après trimestre – les principales tendances et de mesurer les dynamiques en cours.

    133 levées de fonds ont été recensées sur ce premier trimestre 2016, pour un total de 283 M€[1] et un montant moyen stable à 2,2M€.

    Capture d’écran 2016-05-30 à 14.36.43

    Alors que le T4 2015 faisait apparaître un ralentissement des investissements (-28% en valeur) par rapport à un T3 2015 marqué par des levées majeures, la dynamique sur le T1 2016 apparait positive avec une croissance de +34% en volume et 20% en valeur par rapport au T1 2015.

     

     

      2016 2015
    T1 T4 T3 T2 T1
    Nombre de levées 133 106 92 122 99
    Montant cumulé (M€) 283 M€ 226 M€ 314 M€ 274 M€ 234 M€
    Montant moyen (M€) 2,2 M€ 2,2 M€ 3,8 M€ 2,3 M€ 2,5 M€

     

    Trois secteurs se démarquent ce trimestre :

    –        Les applications & technologies d’entreprise (52M€, 12 levées), notamment portées par la levée de CEDEXIS (21 M€, 1ère levée du trimestre) ;

    –        Le secteur Beauté, Santé (37M€, 11 levées), avec deux levées dans le top 10 : mon docteur.fr, Rythm ;

    –        Les Fintech (26M€, 7 levées), plébiscitées par les investisseurs corporate qui se sont positionnés sur près de la moitié de ces levées.

    Capture d’écran 2016-05-30 à 14.37.09

    Les comportements d’investissements restent globalement similaires à ceux observés en 2015, avec toutefois un léger repli de la participation des fonds étrangers aux levées (12% sur le T1 2016 contre 14% en 2015).

    Capture d’écran 2016-05-30 à 14.37.17

    T1 2016 2015
    % de participation Montant
    moyen – M€
    Age

    moyen

    % de participation Montant
    moyen – €
    Age moyen
    Par type d’investisseurs
    Fonds 50% 2,8 M€ 3,7 ans 58% 3,8 M€ 3,2 ans
    Business angels 51% 1,9 M€ 2,8 ans 42% 1,5 M€ 2,4 ans
    Corporate 17% 4,1 M€ 3,8 ans 18% 6,7 M€ 3,0 ans
    Institutionnels 16% 3,9 M€ 3,2 ans 17% 5,6 M€ 3,7 ans
    Crowdfunding 6% 0,4 M€ 2,6 ans 6% 0,5 M€ 2,9 ans
    Par origine des investisseurs
    France 90% 2,2 M€ 3,1 ans 88% 2,7 M€ 2,8 ans
    Etranger 12% 5 M€ 3,8 ans 14% 8,3 M€ 3,2 ans

    METHODOLOGIE

    Ce baromètre se focalise sur les entreprises répondant aux critères suivants :

    • Disposer d’une activité liée au numérique
    • Avoir réussi au moins une levée de fonds auprès d’un investisseur du capital risque
    • Etre âgée de moins de 7 ans
    • Société non cotée en bourse et indépendante

    Pour établir cette base, nous avons fait l’inventaire complet des levées de fonds récentes (2010-2016) réalisées dans le numérique en France (~ 2200 levées de fonds identifiées) sur la base d’une veille sur les levées (50 médias sources, annuaire de levées,…) et d’une validation de ces informations auprès des investisseurs (screening des sites, validation des portefeuilles).

    Pour chacune des entreprises ayant fait l’objet d’une de ces levées de fonds, ont été récupérés, sur la base de sources d’information publiques les noms, date de création, adresse, effectifs, site web et description de l’activité des entreprises identifiées.

    Le baromètre s’appuie ainsi sur un échantillon de plus de 1000 entreprises répondant à ces critères. Celle-ci ont été parcourues une à une et ont été affectées manuellement à un secteur d’activité et à un business model.

     

  • Nouvelle Directive Européenne sur les Services de Paiements (PSD2) : opportunités ou risques de disruption pour le secteur financier ?

    Une nouvelle étude sur l’impact de la directive PSD2 indique que le secteur financier et plus particulièrement les banques doivent s’atteler dès maintenant à réviser leurs modèle de gestion des services financiers, sous peine de voir leurs clients s’en détourner vers des acteurs plus innovants, moins coûteux et offrant une meilleure expérience utilisateur. CA Technologies a voulu comprendre toutes les implications de l’application de cette directive, tant du point  de vue des consommateurs, des technologies ou du contexte réglementaire.

    Dans cette enquête,  les fournisseurs de services de paiement (banques, fintechs, opérateurs télécoms et prestataires tiers émergents (TPP) expliquent qu’au-delà de la contrainte réglementaire, la directive PSD2 doit favoriser  la création de nouveaux canaux de revenus grâce à l’innovation, la création de nouveaux produits et services financiers et la promesse d’une expérience transactionnelle pratique et sécurisée pour les consommateurs.

     « Les experts interrogés reconnaissent que la mise en application de la directive PSD2 permettra aux acteurs du secteur financier de mieux se différencier », explique Marie-Benoîte Chesnais, Business Tech Architect chez CA Technologies. « La majorité d’entre eux sont convaincus que cette directive sera un facteur de transformation, et y voient une opportunité de développer de nouvelles branches d’activités, de nouveaux modèles de services et de nouvelles propositions de valeur à leurs clients. 

    Cette réglementation va-t-elle révolutionner la banque de détail en dynamisant son rythme d’innovation, en offrant davantage de choix aux clients, et en créant de nouvelles expériences afin de les fidéliser ?

    Parue au Journal Officiel de l’Union Européenne en janvier 2016 avec une date limite de mise en application fixée à début janvier 2018, la nouvelle réglementation PSD2 invite les banques à rationaliser et sécuriser leurs méthodes de gestion des paiements. Objectifs : améliorer la protection et la qualité d’expérience des utilisateurs pour ce qui concerne leurs moyens de paiement et encourager une baisse des prix des transactions.

     « Les transactions de paiement  sont cruciales pour l’économie mondiale. En France, 16 milliards d’opérations bancaires ont lieu chaque année.  L’adoption de la directive PSD2 en France et dans les autres pays de l’Union Européenne permettra réellement de transformer le marché dans le sens d’une concurrence, d’un rythme d’innovation et d’une sécurité accrues » explique Diane Mullenex, associée et responsable mondiale des télécommunications chez Pinsent Masons.

    L’impact de PSD2 dépendra également de la réussite de sa mise en application, poursuit-elle. « Les écarts de comportements en matière de paiements sur les différents marchés représentent le principal défi pour une mise en œuvre localisée : en France, 71 % des paiements se font par carte. En revanche, la situation est tout autre en Allemagne. Outre-Rhin, l’argent liquide est fortement utilisé, et une grande quantité de billets de 500 euros sont en circulation. Enfin, le Royaume-Uni est de loin le marché de paiements via PayPal le plus important. Le paiement sans contact y est également largement répandu. »

    Comment PSD2 va redéfinir les règles du jeu sur le marché ?

    La directive PSD2 représente pour les banques une importante source de revenus potentiels. Pour Jurgen Vroegh, responsable mondial des paiements chez ING : « PSD2 est une étape majeure vers l’ouverture du marché des services financiers. Elle représente la révolution de la décennie, ainsi que l’occasion de revoir nos propres modèles économiques. Elle nous permettra également d’offrir un meilleur service à nos clients en collaborant avec de nouveaux acteurs, en adoptant de nouvelles technologies, et en suivant les exemples établis par des concurrents faisant preuve d’agilité ».

    Pour beaucoup, PSD2 implique de donner la priorité à la transformation et à l’innovation. Selon la banque néerlandaise ABN AMRO, « cette directive offre de nombreuses opportunités, comme celle de créer une plateforme bancaire ouverte et sécurisée, permettant d’offrir une place de marché pour les Fintechs, et de développer de nouveaux services financiers. » 

    Les Fintechs ont elles aussi l’intention de tirer parti de l’accès aux comptes clients pour aider les banques traditionnelles à innover et à générer de nouvelles sources de revenus, tout en améliorant leurs propositions à leurs clients.

    Grâce à cette directive, les opérateurs télécoms et les commerçants pourront proposer leurs propres plateformes de paiement, réduire les commissions liées aux transactions, renforcer leurs relations avec leurs clients, et se positionner en tant que fournisseurs d’identités. 

    Cependant, pour d’autres, cette opportunité exige un investissement considérable sur le plan de la conformité, voire la création d’entités professionnelles distinctes. « Pour les opérateurs télécoms, le problème ne se situe pas au niveau des processus techniques, mais plutôt au niveau de la charge que représentent de nouveaux processus métiers », remarque Diane Mullenex de Pinsent Masons.« Malgré cela, ces opérateurs devraient continuer à former des alliances stratégiques. »

    Le débat est également ouvert quant à la capacité du e-commerce à tirer parti de PSD2 afin de développer leurs services de paiement, et même d’aller au-delà des paiements jusqu’à proposer des services bancaires.

    Enfin les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) sont aussi en ‘embuscade’ et représentent une menace supplémentaire pour le secteur financier. Si les standards technologiques à base d’API sont définis à temps pour PSD2, ces acteurs n’hésiteront pas à se lancer en s’appuyant sur une matière qu’ils maîtrisent parfaitement : les open APIs.

    Mettre en place le changement nécessaire pour respecter la nouvelle directive PSD2 grâce aux technologies de l’information

    Comme le révèlent les résultats de l’enquête, plusieurs banques et prestataires tiers ont déjà mis en route les processus nécessaires afin de respecter les recommandations de la PSD2. Malgré des incertitudes concernant des normes techniques, il est clair que les services informatiques ont un rôle essentiel à jouer afin de favoriser ce changement.

    Cette directive obligera les banques à faciliter l’accès aux comptes de leurs clients et à fournir des informations sur ces comptes à des applications tierces avec l’accord préalable de leurs titulaires. Beaucoup de personnes interrogées militent d’ailleurs pour l’utilisation d’interfaces de programmation (API), par exemple, pour gérer l’accès de tiers à de telles informations. 

    Le consensus est que les banques doivent agir maintenant, avant que des normes techniques ne deviennent disponibles. 

    L’authentification forte (à double identifications) sera nécessaire pour valider l’identité de l’utilisateur d’un service de paiement ou d’une transaction, et la plupart des banques ont annoncé leur intention de respecter les exigences de PSD2 une fois celles-ci connues. « L’innovation apporte des risques supplémentaires, et il nous faut un système d’identification adéquat pour les clients », explique Diane Mullenex de Pinsent Masons. Pour Anne Boden, PDG de la banque Starling : « Nous sommes autant une société de technologies qu’une banque et nous sommes certains que nos clients attendent un niveau de sécurité optimal ».

    Cette enquête contient également 5 recommandations à destination des banques et des prestataires tiers concernant la directive PSD2 :

    S’impliquer, fournir des retours, partager ses inquiétudes et contribuer à la recherche de solutions
    Plusieurs phases de consultations auront lieu au niveau européen, et des efforts seront fournis au niveau national afin de dégager des orientations. Participer est la seule méthode  garantissant de faire entendre la voix de votre organisation, et de répondre aux questions toujours en suspens.

    2.       Penser dès maintenant à une stratégie pour monétiser vos investissements liés à PSD2
    La fenêtre de mise en œuvre de PSD2 est peut-être trop ambitieuse, mais elle ne sera pas énormément allongée (voire pas du tout). L’ensemble des acteurs ont l’opportunité de tirer parti de cette directive révisée afin de développer de nouvelles activités et de générer de nouvelles sources de revenus.

    3.       Commencer à expérimenter et à élaborer des tests en amont
    Beaucoup de personnes interrogées estiment qu’il manque aux banques l’agilité et l’état d’esprit axé sur l’expérimentation des Fintechs. C’est le moment ou jamais de tester de nouveaux produits et services susceptibles de s’épanouir dans le contexte de la PSD2. Quitte à échouer, autant le faire rapidement.

    4.       Identifier et faire face aux défis liés à la fourniture d’API ouvertes
    Bien que le terme API ne figure pas dans le texte de la directive  PSD2, et malgré le fait que les normes techniques ne seront certainement pas assez spécifiques pour indiquer comment permettre l’accès aux comptes bancaires, les acteurs du secteur s’accordent sur le fait que les API constituent la démarche à suivre. Il est nécessaire de comprendre dès maintenant ce que signifieront des API ouvertes pour les infrastructures et la gouvernance informatiques ; de repérer les lacunes et de définir les options permettant de les combler ; et de déterminer sa capacité à aller même au-delà de PSD2 afin de profiter de nouvelles sources de revenus.

    5.       Adopter une approche collaborative favorisant l’émergence de nouveaux services favorables aux clients
    PSD2 permettra à de nombreux nouveaux concurrents d’émerger sur le marché. Bien que devant faire preuve de réalisme, les acteurs établis devront également s’associer et collaborer avec d’anciens et de nouveaux prestataires, afin de fournir à leurs clients des produits et services innovants.

  • ETUDE IDC – La Transformation Numérique du secteur Banque-Assurance-Finance

     Plus de 75 % des entreprises du secteur financier ont déjà avancé sur le sujet de la transformation numérique

    Le numérique n’est pas un sujet nouveau pour le secteur financier qui est l’un des plus actifs en matière d’investissements informatiques. La filière Banque – Finance – Assurance représente aujourd’hui 19 % de la dépense informatique en France, et fait partie des secteurs les plus dynamiques (+3,3 % de croissance en 2016, contre +2,8 % pour la croissance totale logiciels et services en France). Dans ce contexte, Syntec Numérique, en partenariat avec IDC, a interrogé les entreprises du secteur1, aujourd’hui bien conscientes que la transformation numérique est l’une des meilleures façons de répondre à l’évolution rapide des comportements des clients et aux changements perpétuels des conditions de marché.

    Pour une entreprise sur trois, la stratégie numérique nécessite un responsable et un budget dédié

    La maturité numérique du secteur varie par les initiatives, l’organisation, et les budgets qui y sont associés (cf. Figure 1).

    Les résultats de l’enquête montrent que les initiatives numériques sont d’abord portées par le groupe, dans 64 % des cas. Mais cette stratégie n’est pas nécessairement accompagnée par la nomination d’une personne chargée de la transformation numérique ou de l’innovation. Par ailleurs, lorsqu’un responsable est en place, il n’a pas nécessairement un budget dédié à la conduite de cette stratégie.

    En définitive, la situation est assez partagée puisque seules 33 % des entreprises ont mis en place une stratégie numérique groupe bien structurée portée par un responsable de l’innovation / de la transformation disposant d’un budget dédié.

    Pour 18 % des entreprises interrogées, les responsables innovation n’ont pas de budgets : ils ont pour principal rôle de porter, fédérer, conseiller, et centraliser les initiatives numériques tandis que les budgets restent au sein de la Direction informatique ou des Directions métiers.

    IDC

    Connaissance client et performance de l’entreprise au cœur des motivations

    Les entreprises du secteur Banque – Finance – Assurance ont une vision très positive de la transformation numérique et de sa contribution en matière d’innovation et d’amélioration des processus. On observe trois familles de déclencheurs :

    – les sujets autour de l’expérience clients, de la connaissance clients, l’analyse des données et le parcours client, l’évolution des habitudes de consommation, et les besoins de fidélisation / rétention clients ;

    – l’amélioration des indicateurs clés de performance de l’entreprise comme le produit net bancaire, la marge et la rentabilité. Pour les banques, le numérique peut être aussi un levier permettant de réduire des coûts de structure importants ;

    – la pression concurrentielle ressentie par les entreprises du secteur, qui vient à la fois des concurrents traditionnels, c’est-à-dire les autres banques et assurances, mais aussi des nouveaux entrants sur le marché comme les grands acteurs du web, les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et les Fintechs qui proposent des services innovants (prêts pour les particuliers, collecte d’argent, gestion de l’épargne…).

    Les grands projets de transformation numérique

    Pour répondre à ces objectifs, l’enquête a évalué les initiatives mises en place par les entreprises en matière de transformation numérique (cf. Figure 2 sur les projets déjà lancés et les nouveaux projets dans lesquels elles accélèrent leurs investissements).

    La mise en place de services en ligne, de nouveaux services de paiement et de solutions pour assurer une coordination parfaite entre les canaux sont déjà des projets matures, mais les entreprises du secteur continuent à investir fortement dans ces domaines.

    En revanche, d’autres sujets ne sont pas encore matures mais se développent de façon importante, telles que les solutions Analytiques et Big Data, avec de nombreux projets qui se mettent en place, à la fois pour une meilleure connaissance clients et pour une meilleure maîtrise et analyse des risques. Le domaine des services de paiement est aussi un sujet extrêmement important pour les organisations bancaires : 74 % des entreprises interrogées travaillent sur leur développement.

    IDC2

    Les enjeux de la transformation numérique pour le secteur financier

     Les enjeux sont nombreux quand on aborde le sujet de la transformation numérique dans le secteur financier. L’étude menée par IDC en collaboration avec Syntec Numérique en compte trois principaux :

    • Répondre à la menace concurrentielle : les entreprises de ce secteur doivent faire face à la menace des nouveaux acteurs qui profitent des opportunités de conquête de marché induites par l’évolution des comportements clients. Près de la moitié des entreprises se sentent menacées par les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon). A l’inverse les Fintechs ne sont pas considérées par les banques comme des acteurs menaçants, elles les considèrent plutôt comme des acteurs innovants qu’elles peuvent impliquer ou avec lesquels elles peuvent monter des partenariats.
    • Assurer la conduite du changement et mettre en place la formation pour accompagner la transformation numérique en interne : plus de 7 entreprises sur 10 considèrent que les solutions numériques ont changé la manière d’exercer leur métier.
    • Renforcer l’agilité du Système d’Information pour supporter l’innovation numérique : plus de la moitié des entreprises considèrent que leur environnement informatique n’est  que partiellement adapté, voire pas du tout.

    En définitive, face à ces enjeux de taille, les entreprises du secteur financier ressentent le besoin, pour plus de la moitié d’entre elles, de se tourner vers les entreprises du secteur informatique et numérique(ESN, éditeurs de logiciels, agences digitales) pour les accompagner dans leur transformation.

    Méthodologie

    En parallèle du Baromètre de conjoncture Syntec Numérique, IDC réalise chaque semestre pour le compte de SyntecNumérique une étude sectorielle dont l’objectif est d’identifier les enjeux numériques auxquels les entreprises d’un même secteur sont confrontées. 

     Cette édition de l’étude sectorielle a été réalisée en février et mars 2016 auprès de 102 entreprises du secteur Banque-Finance-Assurance. Les entretiens ont été réalisés par les téléenquêteurs du département Télémarketing d’IDC basé à Paris. Cette enquête a été conduite auprès des cibles suivantes : 

    • Un panel de différents acteurs du secteur : banques commerciales, assurances, services auxiliaires financiers et d’assurance, institutions financières spécialisées, banques mutualistes ou coopératives, sociétés financières et Caisses d’épargnes. Les assurances ont représenté 37% des entretiens réalisés tandis que les banques et autres institutions financières 63% ; 
    • 33% des structures interrogées emploient plus de 2 000 personnes sur la France, 29% regroupent 500 à 2000 collaborateurs et 38% disposent de moins de 500 salariés ; 
    • Un panel de différents métiers au sein de ces structures : Directions informatiques (38 %), directions horizontales et directions métiers (53 %), Directions innovation/transformation numérique (7 %) et Direction générale (2 %) 

     

     

     

     

     

  • Les banques ont-elles pris conscience de la révolution des données ?

    Quand l’expérience bancaire permet aux banques de conserver leur part de marché face aux FinTech.

    Les données des clients n’ont jamais été aussi accessibles, ceux-ci devraient donc tout naturellement être au cœur de la stratégie des établissements financiers. Pourtant, les banques continuent à faire de la conformité réglementaire leur priorité et considèrent souvent les projets liés aux données trop contraignants. Des secteurs moins règlementés tels que la distribution et les services digitaux (marketing, réseaux sociaux, etc.), qui évoluent plus rapidement, exploitent déjà ces flux de données pour améliorer l’expérience client. En revanche, les sociétés de services financiers, les banques et les compagnies d’assurance se montrent plus réservées, souvent freinées par une multitude de contraintes règlementaires.

    Le développement de services tels que Google Wallet, Apple Pay et les paiements Facebook ne sont que quelques exemples de la façon dont les géants du numérique développent des services monétaires qui pourraient supplanter les banques traditionnelles. L’émergence de services tels que l’application bancaire sociale Kitti de Santander et les wearables de Barclays montre que les banques semblent enfin avoir identifié les avantages concurrentiels d’une approche centrée sur le client et cherchent à en tirer parti.

    Se préparer à la mise en œuvre

    Selon une étude réalisée récemment par IDC pour le compte d’Informatica et de Cognizant, l’amélioration de la stratégie client est souvent citée comme l’une des principales raisons pour lesquelles les banques entreprennent une refonte de leur infrastructure technologique. Toutefois, l’étude indique également que les organismes de réglementations européens incitent les banques à déployer des projets de gouvernance des données en raison des inquiétudes suscitées par les problèmes de qualité des données. Les exigences en matière de reporting sont de plus en plus onéreuses pour atteindre les niveaux de détail requis et répondre dans des délais toujours plus courts.

    Il est vrai que les établissements financiers devraient considérer les investissements dans la gouvernance des données comme un moyen de pérenniser leurs activités face aux réglementations de plus en plus strictes. Cependant, pour tirer pleinement parti de leurs investissements, ils doivent découvrir les avantages d’une stratégie orientée client. Un organisme de réglementation peut vouloir être en mesure d’analyser les données en temps réel, mais il peut en être de même pour le développeur d’un nouveau produit ou services, un responsable de la relation client ou un client.

    L’exigence d’immédiateté est désormais exercée aussi fortement par le client que par l’organisme de réglementation. Étant donné que les banques et les assureurs proposent de plus en plus de services mobiles, les clients attendent d’eux qu’ils soient en mesure de personnaliser les offres de produits en temps réel. Si les acteurs traditionnels ne sont pas en mesure de le faire, les nouveaux entrants, comme les FinTech, s’en chargeront.

    Investir dans la gouvernance des données est la seule façon de répondre à ces besoins. Pour ce faire, les entreprises doivent comprendre un certain nombre de choses. Au plus haut niveau, l’entreprise doit traiter les données comme un actif stratégique conférant un véritable avantage concurrentiel. Pour appliquer une stratégie orientée client, il faut être en mesure de développer facilement la relation client et gagner des parts de marché. Pour cela, il faut exploiter l’ensemble des informations à disposition sur les clients pour s’assurer que les bons produits leurs sont proposés au bon moment. C’est pour cela que les données doivent être considérées comme un atout stratégique plutôt qu’une source de coûts ou une contrainte réglementaire.

    Les données ouvrent la voie

    Des entreprises telles qu’Amazon, Uber et Google ont instauré des niveaux de service client élevés et les consommateurs ont de plus en plus la même exigence avec leur banque.

    La personnalisation de l’expérience bancaire apparaît alors comme le moyen le plus sûr pour les banques de conserver leur part de marché face aux FinTech. Seules celles qui seront en mesure d’exploiter leurs données et de mettre en œuvre un modèle centré sur le client pourront offrir les services personnalisés que les clients attendent à l’ère du tout numérique.

     

  • Quand les Fintech prennent une longueur d’avance sur les banques …

    World Retail Banking Report 2016 :
    Les banques dépassées par la montée en puissance des FinTech 

    Avec des services conviviaux, rapides et une expérience client de qualité, les FinTech prennent une longueur d’avance sur les banques en matière de gain de clientèle, de référencement et de confiance des clients.

    Selon le World Retail Banking Report 2016 (WRBR) publié par Capgemini et Efma, la majorité des banques avouent ne pas être préparées à faire face à la concurrence des FinTech qui ne cessent de gagner en popularité auprès des clients. L’étude montre que près des deux tiers des clients (63%) utilisent à présent des produits ou services FinTech et sont plus enclins à recommander à leurs proches les services de leur prestataire FinTech (55%) plutôt que ceux de leur banque (38%). En revanche, alors que 96% des dirigeants de banques reconnaissent l’importance croissante du digital dans l’industrie bancaire, et la présence grandissante des FinTech dans cette industrie, seuls 13% d’entre eux estiment avoir mis en place les moyens nécessaires pour faire face à cette évolution.

    Les FinTech connaissent un succès significatif, en particulier sur les marchés émergents et auprès des jeunes, grâce à leur simplicité d’utilisation (82%), à la rapidité de leurs services (81%) et à la qualité de l’expérience utilisateur qu’elles proposent (80%). Par opposition, les banques ont tendance à sous- estimer l’importance qu’accordent les consommateurs à ces aspects : 36% reconnaissent la rapidité des services proposés par les FinTech (soit un écart de 45 points), et seuls 40% pensent qu’elles offrent une meilleure expérience utilisateur (soit un écart de 40 points).

    Les progrès des banques en matière d’expérience client ne représentent pas une menace pour les FinTech
    À l’échelle mondiale, la performance des banques en matière d’expérience client a augmenté de 2,9points sur l’échelle Customer Experience Index (CEI)1 de Capgemini, avec une amélioration

    1 Basé sur les réponses de plus de 16.000 clients des banques de détail dans 32 pays, Capgemini exclusive Customer Experience Index analyse l’expérience client à travers 80 points de données afin de calculer le score « customer experience ». Ce score donne un aperçu sur la façon dont les clients perçoivent la qualité de leurs interactions avec la banque.

    constatée dans plus de 85% des pays interrogés pour cette l’étude. En revanche, cette progression ne s’est pas encore traduite par des résultats concrets de la part des consommateurs, notamment sur les critères observés de rétention client, de recommandations ou de ventes croisées. Seulement 16% des clients se disent prêts à souscrire un service complémentaire auprès de leur banque actuelle.

    La majorité (70%) des banques considèrent la confiance des clients comme leur principale force. Cependant, même si les taux restent élevés, elles sont rattrapées par les FinTech qui voient leur taux de confiance, partielle ou totale, atteindre plus de 88% au niveau mondial. 90% des dirigeants de banques constatent l’accélération constante de cette évolution ; toutefois moins d’un quart estiment disposer d’un avantage concurrentiel par rapport aux FinTech en termes d’agilité ou de capacité d’innovation.

    « Alors que les banques peinent à innover, les FinTech attirent de nouveaux clients », explique Anirban Bose, Directeur des services bancaires et financiers de Capgemini. « Pourtant des opportunités existent pour que banques et FinTech collaborent. Les banques doivent les saisir rapidement, avant d’être dépassées par les transformations rapides du secteur. »

    À l’heure du digital, de nouvelles stratégies sont nécessaires

    Pour faire face à la montée en puissance de ces nouveaux types de services bancaires, près des deux tiers des directeurs de banques traditionnelles estiment devoir considérer les FinTech comme des partenaires, et mettre en place des stratégies de partenariat (46%) et d’investissement (44%). Moins d’un cinquième (18%) des banques prévoient d’acquérir des FinTech ou les technologies qu’elles proposent.

    « Par cette volonté affichée de développer des partenariats avec les FinTech, les banques reconnaissent ne s’être pas suffisamment préparées à l’avenir de leur activité et à sa digitalisation. », explique Vincent Bastid, secrétaire général de l’Efma. « En travaillant en collaboration avec les FinTech, les banques pourront bénéficier d’une expertise plus qu’indispensable au développement de nouveaux produits et reprendre leur rôle central au sein du secteur bancaire. »

    Les forces des banques et des FinTech sont complémentaires et doivent être mises au service d’expériences clients plus riches. Les FinTech se démarquent en agilité, innovation et nouvelles technologies, alors que les banques disposent d’un capital et de bases clients plus développées ainsi que d’une expertise dans le domaine de la régulation financière. Selon le rapport, les banques doivent s’adapter à l’ère du digital et à l’évolution des exigences des clients qui en découle. Il est par exemple essentiel de repenser les systèmes centraux et de donner la priorité au développement logiciel API2. Alors que la transformation digitale du secteur financier s’accélère, les banques n’atteindront leur potentiel de croissance qu’en prenant en compte l’importance croissante des FinTech et en mettant en place avec elles des stratégies de collaboration.

    Le World Retail Banking Report 2016 présente les données collectées auprès de plus de 16 000 clients répartis dans 32 pays, et figure donc parmi les principales études d’expérience client à l’échelle mondiale. Il repose également sur des données qualitatives issues d’entretiens détaillés avec des dirigeants du secteur financier.