Catégorie : L’ESSENTIEL

  • IOT les menaces pour 2016

     

    Les chercheurs FortiGuard Labs de Fortinet révèlent que les attaques liées aux objets connectés ainsi que de nouvelles techniques d’évasion caractériseront les menaces émergentes en 2016.

    A l’approche de 2016, Fortinet, acteur majeur des solutions de cybersécurité hautes-performances, et FortiGuard Labs, sa division de  recherches sur les menaces, dévoilent les prévisions pour 2016 portant sur les tendances majeures en matière de logiciels malveillants et de sécurité réseaux. Comme dans le passé, l’Internet des Objets et le Cloud sont au cœur de nombre de ces prévisions, mais de nouvelles tactiques et stratégies malveillantes devraient générer des défis uniques, tant pour les fournisseurs de solutions de sécurité que pour les entreprises. FortiGuard anticipe également des techniques d’évasion de plus en plus sophistiquées qui pèseront sur la détection des logiciels malveillants et les analyses post-incidents, reflétant la pression accrue de l’application des lois  sur les cybercriminels.

    Le rapport, intitulé « New Rules : The Evolving Threat Landscape in 2016” (Nouvelles règles : panorama des menaces en constante évolution en 2016) a pour but d’anticiper et de révéler les nouvelles tendances et stratégies adoptées par les cybercriminels pour l’année à venir. Avec ses prévisions, Fortinet souhaite prémunir ses clients de tout danger en leur apportant la visibilité nécessaire pour garder une longueur d’avance en matière de cybersécurité. Ces entreprises sont également invitées à revoir leurs stratégies de sécurité à l’occasion de la nouvelle année.

    Les principales tendances 2016 en matière de cyber-sécurité sont les suivantes :

    Les attaques Machine-to-Machine devraient progresser et se propager entre équipements

    En 2015, certaines preuves de concept ont fait la une en démontrant la vulnérabilité des objets connectés. En 2016, nous nous attendons à de nouveaux logiciels malveillants et exploits ciblant les protocoles de communication entre ces dispositifs. Pour les chercheurs FortiGuard Labs, les objets connectés devraient subir des attaques au cours desquelles les pirates profiteront des vulnérabilités au sein des dispositifs connectés grand public, pour s’immiscer au sein des réseaux d’entreprise et des machines qui s’y connectent.

    Des vers et virus conçus pour cibler les objets connectés

    Les vers et les virus ont déjà causé des préjudices financiers et matériels majeurs dans le passé, mais leur potentiel de propagation au sein d’un panel de millions, si ce n’est de milliards de dispositifs (des wearables aux matériels médicaux) laisse envisager un degré de nocuité. Les chercheurs FortiGuard Labs et autres chercheurs de la communauté ont déjà démontré qu’il est possible d’infecter des dispositifs headless (dispositifs sans interface utilisateur) à l’aide de petites quantités de code capable de se propager. Il faut s’attendre à des vers et virus pouvant proliférer d’un dispositif à un autre.

    Les attaques sur les infrastructures cloud et virtualisées

    La vulnérabilité Venom qui est apparue cette année donne une indication sur le potentiel d’un logiciel malveillant à « s’évader » d’un hyperviseur pour accéder au système d’exploitation hôte en environnement virtualisé. Alors que les entreprises sont toujours plus nombreuses à migrer vers des environnements virtualisés, ou vers des clouds hybrides et privés, les attaques des cybercriminels sont attendues toujours plus virulentes. En même temps, parce que de nombreuses applications accèdent à des ressources basées dans le cloud, les appareils mobiles sur lesquels sont utilisées des applications infectées deviennent un vecteur potentiel d’attaque à distance pour les clouds publics et privés et des réseaux d’entreprise auxquels ils se connectent.

    De nouvelles techniques entravent les expertises post-incident et dissimulent les traces d’attaques

    Rombertik a suscité beaucoup d’attention en 2015 en tant que l’un des tout premiers « blastware ». Mais alors qu’un blastware est conçu pour détruire ou neutraliser un système lorsqu’il est détecté (et FortiGuard prédit que l’utilisation de ce type de logiciel malveillant se poursuivra), un ghostware est conçu pour effacer toutes ces preuves d’incident généralement détectées par de nombreux systèmes de sécurité. Ainsi, il devient d’autant plus complexe d’évaluer l’étendue des pertes de données suite à une attaque.

    Les logiciels malveillants peuvent contourner même les technologies de sandboxing les plus évoluées

    De nombreuses organisations capitalisent sur les sandbox pour détecter les logiciels malveillants inconnus ou furtifs, en analysant le comportement de fichiers suspects lorsqu’ils sont exécutés. Certains de ces logiciels malveillants ont deux visages, cependant. Ils sont alors capables de ne dévoiler aucune anomalie lors des contrôles de sécurité, mais d’initier une activité malveillante après sa validation par la sandbox. Un tel logiciel malveillant peut s’avérer assez difficile à détecter et interfère avec les mécanismes de veille sur les menaces qui s’appuient sur les systèmes d’évaluation des risques de la sandbox.

    Chacune de ces tendances représente un défi significatif, tant pour les entreprises qui déploient des solutions de sécurité que pour les éditeurs de ces solutions. Fortinet est à la pointe de la recherche sur les menaces et la sécurité réseau, fournissant une protection réseau optimale et exhaustive, continuellement alimentée par FortiGuard et des mises à jour de sécurité basées sur les informations recueillies auprès des millions d’équipements Fortinet déployés dans le monde.

    Comme le souligne Derek Manky, expert en sécurité de Fortinet, « FortiGuard Labs a été créé il y a une dizaine d’années pour contrôler et détecter les nouvelles menaces, les vulnérabilités zero-day et les logiciels malveillants, et ainsi assurer la meilleure protection possible pour nos clients. Nous tirons parti de notre visibilité au sein du paysage mondial des menaces  pour développer une veille décisionnelle en matière de sécurité, et ainsi encourager la prise en charge rapide des nouvelles menaces. »

  • Recommandations pour un parcours d’achat en ligne sans faille

    Un client qui se décourage lors de son parcours d’achat est un client perdu !

    Fort de son expérience, Eptica publie dans un nouveau livre blanc : sept recommandations à destination des marques qui veulent offrir un parcours d’achat en ligne, sans faille.Au programme : préserver la motivation des clients et ménager son Service Client.

    Noël approche : les marques abordent cette période décisive en vue d’atteindre leurs objectifs annuels de vente en ligne. Encore faut-il que le parcours d’achat en ligne mis en place par les marques ne nuise pas à l’attractivité de leur offre, en se déconnectant des besoins et exigences des clients. La première impression du client est toujours la bonne.

    De nombreuses marques commettent des erreurs majeures au quotidien. Ce livre blanc apporte des solutions adaptées pour acquérir de nouveaux clients en ligne et les fidéliser. Une fois les erreurs corrigées, le Service Client de la marque sera moins sollicité, et mieux à même de gérer efficacement les sollicitations restantes.

    Avant le contact avec le Service Client :

    1. S’assurer de la cohérence entre offline et online : les différents canaux digitaux et physiques sur lesquels la marque est présente doivent présenter une offre cohérente.
    2. Anticiper le besoin d’information du client : un client qui ne trouve pas les détails dont il a besoin ira les trouver parmi la concurrence. Se poser les questions que se pose le client, et y répondre, évite de nombreux abandons.
    3. Proposer une offre fluide et ergonomique : pas de bug, de l’entrée sur le site jusqu’à la livraison, en passant par le paiement. Pensez user-friendly !
    4. Assurer un self-service irréprochable : offrez au client la possibilité de trouver lui-même les informations via une recherche affinée dans un espace convivial.

    Lors du contact avec le Service Client :

    1. Respecter la langue du client/prospect : tous canaux confondus, il est essentiel qu’un client puisse comprendre un Service Client et qu’il se sente compris en retour.
    2. Proposer une écoute active et empathique : une vente est une relation humaine avant tout. Le Service Client doit savoir reconnaître un problème, comprendre un besoin… voire même s’excuser.
    3. Faire des propositions, générer l’envie : l’interaction entre le Service Client et le client ne doit pas manquer d’être exploitée par la marque pour enrichir ses futures initiatives marketing et tendre vers la fidélisation.

    Une marque qui arrivera à répondre à l’exigence de ses clients avant et après le contact avec leur Service Client, sera en mesure de mieux les accompagner, les reconnaitre, les fidéliser etprovoquer des ventes additionnelles. L’entreprise va ainsi se différencier des autres, améliorer son image et son taux de conversion.

    www.eptica.fr

  • Quand le piratage s’industrialise…

    Imperva, publie les résultats de la 6ème édition annuelle de son rapport sur les attaques applications Web 

    Cette année, le rapport met en lumière l’utilisation par les cybercriminels d’outils automatisés pour accroître aussi bien l’ampleur que la vitesse des attaques visant à infecter des utilisateurs et à dérober des données sensibles.

    Chaque application analysée dans le rapport a subi des attaques et plus de 75 % des applications ont été victimes de chacun des huit types d’attaque identifiés1. Les applications ont été la cible d’un nombre en nette augmentation d’attaques de type injection SQL (SQLi) et cross-site scripting (XSS). Les attaques SQLi sont conçues pour interroger directement des données qui ne sont pas censées être divulguées, tandis que les attaques XSS servent fréquemment à infecter des utilisateurs. L’année 2015 a également vu des pirates s’attaquer davantage à des applications de santé, ce qui reflète vraisemblablement la valeur au marché noir des données personnelles contenues dans ces applications. Le rapport fait également apparaître un accroissement de la proportion d’attaques identifiées et bloquées avec succès par des services à base de réputation, ce qui confirme que des pirates déjà connus recourent à l’automatisation afin de gagner en efficacité dans le lancement d’attaques contre un large éventail de cibles.

    « Cette année, le rapport montre que toute application web peut faire l’objet d’une attaque par des cybercriminels, en grande partie du fait que les pirates ont industrialisé – rendant possibles des attaques de grande ampleur – les techniques employées pour accéder à de précieuses informations personnelles », commente Amichai Shulman, cofondateur et CTO (Chief Technology Officer) d’Imperva. « En conséquence, chaque application web est menacée. Les entreprises doivent prêter tout particulièrement attention à la protection directe des données et des applications, par des mesures de sécurité telles qu’un firewall applicatif web, dans l’idéal en conjonction avec des services de réputation en temps réel. »

    Parmi les principaux enseignements du rapport :

    Toutes les applications sont la cible d’attaques accrues, notamment des assauts de type Shellshock lancés aveuglément contre toute application en contact avec le public.

    Des attaques Shellshock ont été enregistrées contre 100 % des applications analysées.

    Les applications ont subi trois fois plus d’attaques SQLi d’une année sur l’autre. En cas de succès, ces attaques permettent à des cybercriminels d’accéder à des données censées rester confidentielles.

    Les applications ont connu, par rapport à l’année précédente, 2,5 fois plus d’attaques XSS, fréquemment utilisées par des cybercriminels pour infecter des utilisateurs.

    Les applications du secteur de la santé sont dix fois plus visées par des attaques XSS que celles des autres secteurs, alors que le e-commerce était le secteur le plus touché l’an passé.

    – Les mécanismes de détection en fonction de la réputation deviennent de plus en plus efficaces contre les attaques.

    78 % des alertes ont été identifiées par les services de réputation Imperva ThreatRadar comme provenant d’acteurs malveillants connus.

    – Les systèmes de gestion de contenus (CMS), tels WordPress et Drupal, et les applications de santé ont été les plus fréquemment ciblés.

    Les applications CMS ont été attaquées trois fois plus souvent que les autres.

    Les sites hébergés sur WordPress, un système CMS répandu, sont particulièrement menacés, les applications WordPress enregistrant 250 % d’attaques en plus que les autres types d’applications.

    Le rapport WAAR 2015, publié par l’Imperva Application Defense Center (ADC), a analysé environ 300 000 attaques, correspondant à plus de 22 millions de cyberalertes sur 198 applications allant de WordPress au secteur de la santé et du e-commerce, toutes protégées par la solution de firewall applicatif web Imperva SecureSphere. L’étude a été réalisée sur une période de six mois, du 1er janvier au 30 juin 2015.

    L’ADC d’Imperva est un organisme de recherche de premier ordre pour les analyses de sécurité, la découverte de vulnérabilités et les audits de conformité. Ses travaux se déroulent à la fois en laboratoire et sur le terrain, afin de perfectionner les produits Imperva par une technologie avancée de sécurisation des données, avec pour objectif d’assurer une protection à jour contre les menaces et d’automatiser la mise en conformité comme nul autre. L’ADC réalise régulièrement des études sur l’évolution du paysage des menaces, notamment les rapports Hacker Intelligence Initiative (HII) et Web Application Attack.

    Une version complète de ce rapport est accessible sur le site :

    http://www.imperva.com/DefenseCenter/WAAR.

     

  • Comment réussir sa mutation numérique ?

     

    Pour être à l’avant-garde de la révolution numérique, on a tort de croire qu’il suffit aux entreprises d’investir dans le BYOD (« Bring Your Own device »), le stockage dans le cloud ou encore l’analyse des Big Data.

    Explication avec Louis Fanchini directeur Alfresco pour la région France, Suisse romande, Moyen Orient et Afrique.

    Pour réussir sa mutation numérique, l’entreprise doit placer la technologie numérique au cœoeur de ses activités. Le numérique doit définir la manière dont elle génère des bénéfices, dont elle saisit les opportunités de compétitivité et dont elle produit de la valeur. L’entreprise véritablement numérique changera profondément la manière dont nous travaillerons et dont les entreprises opéreront à l’avenir.

    Certaines entreprises pensent peut-être avoir réussi leur transformation numérique il y a dix ans. La plupart ont tort. Il y a dix ans, toute entreprise dotée d’un site e-commerce se considérait comme une entreprise « numérique ».
    Cependant, comme l’explique l’institut de recherche Gartner « l’entreprise numérique aujourd’hui n’est pas celle d’il y a dix ans, présentée dans un nouvel emballage. Elle est le fruit d’un changement fondamentalement différent et révolutionnaire. »

    L’entreprise numérique implique un changement radical de la manière dont les organisations envisagent et utilisent la technologie qui, de simple soutien, devient la pierre angulaire de leur activité. Les entreprises ont toutefois des points de vue divergents sur ce qu’est réellement l’entreprise numérique et sur la voie à suivre pour réussir cette mutation.

    Elles érigent tout ou presque en vecteur de leur transformation numérique, depuis le BYOD et l’authentification électronique, jusqu’au stockage dans le cloud et à l’analyse des Big Data. Cependant, l’adoption de programmes informatiques innovants ne suffit pas pour basculer dans l’ère numérique ; c’est la combinaison des différents éléments numériques qui contribue à un changement organisationnel et stimule l’efficacité et la productivité.

    D’après le cabinet de conseil McKinsey, pour bien entamer sa transformation numérique, l’entreprise doit d’abord comprendre le surplus de valeur qu’offre le numérique, puis établir les priorités à mettre en œuvre.

    « Les entreprises doivent d’abord identifier dans quel domaine réside la valeur du numérique. Dans le domaine du marketing ? Des ventes ? Dans l’automatisation des opérations ou dans tous ces domaines à la fois ? Dans un deuxième temps, elles doivent définir les priorités. Si la mutation numérique passe par une multiplicité d’éléments, il est indispensable de se concentrer sur les plus essentiels. »

    Pour le cabinet McKinsey, la réduction des coûts opérationnels est l’un des atouts majeurs de la transformation numérique, qui permet de réduire les interventions manuelles via une automatisation complète et une augmentation de l’efficacité des intervenants.

    À l’ère numérique, la productivité est la préoccupation majeure des entreprises modernes. Les gains de productivité étaient bien plus tangibles à la fin du 20e siècle qu’ils ne le sont aujourd’hui. Selon la Réserve Fédérale des États-Unis, la croissance de la productivité est en baisse depuis le début du 21e siècle et l’investissement dans le numérique peine à inverser cette tendance.

    En Europe, la productivité stagne totalement ; elle est même en régression dans certains secteurs, laissant planer la menace d’une déflation. Les modèles commerciaux et opérationnels du 20e siècle ne sont plus adaptés à la croissance exponentielle des connexions, de l’activité et de l’information disponible. Les processus ad-hoc ou inadaptés freinent la productivité et empêchent les équipes d’effectuer le travail de manière optimale.

    Si l’idée selon laquelle la mutation numérique permet de tirer un avantage compétitif de la technologie est communément répandue, une entreprise ne saurait obtenir et conserver un avantage compétitif si elle n’est pas productive. Pour optimiser la productivité, il ne suffit pas d’ajouter çà et là de nouveaux processus ; les entreprises doivent réorganiser entièrement leurs activités et les méthodes de travail de leurs collaborateurs. Cette optimisation passe par la suppression de la «  paperasse » inutile et des processus trop complexes, via la numérisation des documents et l’automatisation des processus collaboratifs.

    Une véritable entreprise numérique est une entreprise qui intègre informations, processus, tâches et contributeurs pour optimiser la collaboration et offrir des produits et services de plus grande valeur.Les outils qui favorisent la productivité, tels que les solutions ECM et les plateformes de gestion des processus (BPM), jouent un rôle crucial dans cette transformation et auront un impact considérable sur les travailleurs du savoir et leur quotidien.

    Les entreprises numériques sont résolument plus efficientes que les autres d’un point de vue économique. Pour réussir sa mutation numérique, l’entreprise doit placer la technologie numérique au ceœur de ses activités ; le numérique doit définir la manière dont elle génère des bénéfices ; dont elle saisit les opportunités de compétitivité ; et dont elle produit de la valeur. L’entreprise véritablement numérique va au-delà des changements technologiques intervenus il y a dix ans. Il s’agit d’une révolution plus profonde qui changera radicalement la manière dont nous travaillerons et dont les entreprises opéreront à l’avenir.

    A propos de l’auteur 
    Louis Fanchini directeur Alfresco pour la region France, Suisse romande, Moyen Orient et Afrique.
    En 1996, Louis Fanchini a dirigé les activités de Documentum, rachetée depuis par EMC, pour la France et l’Europe du Sud. En 2006, il prend la responsabilité de la division « Content Management & Archiving » d’EMC pour le Moyen Orient, l’Afrique et la Méditerranée, jusqu’en 2012. Il a également été responsable
    des alliances et des ventes indirectes de la division « EMC Software Group » pour EMEA, entre 2002 et 2006 et de 2013 à 2014.

    http://www.alfresco.com

  • Réinventer l’expérience client pour garder l’avantage

     

    Cognizant présente les résultats d’une enquête menée auprès de
    6 000 consommateurs en Europe, mettant en lumière leur perception du commerce actuel et ce qu’ils attendent des commerçants de demain.

    Le secteur du commerce de détail en Europe est engagé dans une période de mutation sans précédent. Le digital et l’achat omnicanal ont accéléré le rythme de ces transformations, ouvrant la voie à de nouveaux acteurs qui viennent concurrencer les enseignes bien établies. De nombreux détaillants sont en difficulté et peinent à garder l’avantage.

    Car c’est bien l’évolution rapide des attentes et des comportements des clients qui se trouve au cœur de cette mutation. Qu’ils surfent sur Internet, utilisent leur téléphone portable ou se rendent en magasin, les consommateurs actuels connaissent le prix qu’ils sont prêts à payer pour le niveau de service qu’ils s’attendent à recevoir en retour. Ils aiment rechercher des produits, comparer les prix et étudier les différentes options de livraison possibles. Bref, ils savent ce qu’ils veulent.

    Si la technologie a permis aux consommateurs d’être mieux informés, elle offre également de nombreux avantages aux commerçants. « Les technologies numériques, telles que les SMAC (réseaux sociaux, mobilité, analytique et cloud) et les capteurs, permettent aux détaillants de suivre et de comprendre le comportement des clients avec un niveau de précision jusqu’ici inconnu. » explique Steven Skinner, « Ce « fil d’Ariane » digital que tissent les acheteurs au travers de l’ensemble des actions qu’ils réalisent, que nous appelons le « Code Halos », peuvent être utilisés afin de proposer des niveaux de personnalisation des services encore jamais atteint. La réussite dépend ici de la capacité des enseignes à tirer parti de ces informations pour créer des stratégies clients capables de dépasser constamment les attentes de ces derniers ».

    Les résultats de l’enquête menée par Cognizant auprès de 6 000 consommateurs en Europe mettent en évidence quatre tendances de fond dans l’expérience d’achat actuelle afin de comprendre leurs futurs besoins et ce qu’ils attendent des magasins à l’avenir :

    • Le prix n’est qu’un début

    Des tarifs inadaptés feront fuir les clients. Pour autant, dans certains cas précis, les consommateurs sont prêts à payer plus. Par exemple, l’une des raisons principales susceptibles de pousser un consommateur  britannique à débourser davantage est le côté pratique  d’un produit ou d’un service (43 %), les Allemands privilégiant quant à eux les garanties proposées (48 %). La pratique du « showrooming », qui consiste pour les acheteurs à se rendre en boutique pour évaluer un produit, puis à l’acheter en ligne, est devenue monnaie courante partout en Europe. Près d’un tiers des consommateurs belges (29 %) avouent vérifier sur leur smartphone les prix pratiqués par les concurrents lorsqu’ils se trouvent dans un magasin. Au Royaume-Uni, ils sont près de la moitié (49 %) dans ce cas.

    • Les consommateurs accordent de l’importance aux programmes de fidélité  

    La participation aux programmes de fidélité varie considérablement d’un pays européen à l’autre. Au Royaume-Uni, 85 % des consommateurs sont membres d’au moins un programme de fidélité. Au Danemark, ils ne sont que 60 %. Dans tous les cas, cependant, les acheteurs européens font preuve de prudence lorsqu’ils communiquent leurs informations personnelles. Avant d’autoriser un commerçant à utiliser ses données personnelles dans le cadre de promotions, le consommateur tient à être certain qu’elles seront utilisées à bon escient et soigneusement protégées.

    • La technologie au service d’une expérience améliorée en magasin


    Les commerçants de toute l’Europe utilisent des moyens innovants pour attirer leurs clients, de la technologie beacon aux offres commerciales en temps réel. Si nombre de ces progrès sont les bienvenus, les consommateurs souhaitent comprendre les avantages qu’ils présentent avant de s’engager. Ainsi, les progrès réalisés en matière de technologies de paiement contribuent à réduire les files d’attente. Pourtant, les consommateurs ne sont pas toujours prêts à utiliser ces nouveaux systèmes de la même façon d’un pays à l’autre. Ainsi, en Suède et au Danemark, où le passage à une société sans argent liquide est en bonne voie, la proportion des consommateurs qui se disent « très » préoccupés par la sécurité des paiements mobiles est relativement faible (20 et 19 % respectivement). A l’inverse, aux Pays-Bas, 35 % des consommateurs se disent « très » préoccupés par ces questions.

    • La vente ne constitue pas la fin du parcours client


    Pour les enseignes souhaitant se différencier de leurs concurrents par des facteurs autres que le prix, la variété des services offerts et la qualité du service client sont décisifs. En effet,  les attentes des clients changent rapidement et poussent les commerçants à faire preuve d’une innovation toujours plus grande. Certains services, tels que le « click and collect », sont adoptés par les Européens. Le degré de mobilisation des consommateurs face à cette pratique varie toutefois à travers l’Europe : alors que 21 % des consommateurs néerlandais déclarent recourir au « click and collect » pour retirer leurs achats en magasin plus rapidement, 27 % des consommateurs belges souhaitent essayer les produits avant de finaliser leur achat. Par ailleurs, le « click and collect » présente un avantage certain pour le commerçant : 58 % des consommateurs allemands déclarent en effet qu’ils réalisent ponctuellement certains achats impulsifs en magasin lorsqu’ils viennent récupérer leur commande.

    Pourtant, dans les pays tels que le Royaume-Uni, où la pratique du « click and collect » est couramment utilisée, les consommateurs commencent à voir apparaître certains problèmes. Plus d’un quart des consommateurs britanniques qui ont eu recours à ce service se plaignent en effet d’avoir été contraints d’attendre trop longtemps en magasin avant que leur commande ne soit prête.

    L’étude The Cognizant Shopper Experience Study 2015/16 fournit aux commerçants des informations précieuses sur les questions qui ont le plus d’importance pour les consommateurs aujourd’hui. Cette étude apporte aux commerçants les éléments dont ils ont besoin pour faire de chaque expérience client un moment d’exception.

     

  • MICROSOFT – Le Numérique à l’école


    Alain Crozier, Président de Microsoft France et Najat Vallaud Belkacem, Ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ont signé aujourd’hui un partenariat afin de contribuer à la réussite du Plan Numérique à l’Ecole.

    13 millions d’euros seront ainsi investis par Microsoft pour le développement du numérique éducatif : l’accompagnement des enseignants et des cadres de l’éducation, la mise à disposition de plateformes collaboratives, ainsi que l’apprentissage du code informatique.
    Cette signature s’inscrit dans le prolongement de la visite à Paris de Satya Nadella, CEO de Microsoft, le      9 novembre dernier, et de sa rencontre avec le Président de la République, François Hollande.

    Un engagement fort de Microsoft auprès du Ministère de l’Education nationale et des partenaires de l’éducation et de la e-éducation

    Aujourd’hui, Mme la Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud Belkacem et le Président de Microsoft France, Alain Crozier, ont officiellement signé un partenariat renforçant l’engagement de Microsoft auprès du monde de l’éducation.

    L’ambition du Plan Numérique à l’Ecole se traduit aussi par une nouvelle approche, partenariale, avec l’ensemble des acteurs qui peuvent accélérer la transformation numérique de l’Education nationale pour plus d’égalité des chances et de liberté pédagogique des enseignants » souligne la Ministre.

    Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de l’engagement de long terme de Microsoft France auprès du Ministère de l’Education nationale et des enseignants impliqués dans les démarches innovantes grâce au numérique. « Au regard de l’implication historique de Microsoft auprès des acteurs de l’éducation, il nous est apparu naturel d’être une des parties prenantes engagées au service de la réussite du Plan Numérique à l’Ecole, projet ambitieux et unique par son ampleur en Europe » précise Alain Crozier.

    Un partenariat en 5 axes fondé sur l’accompagnement à la maîtrise de la technologie et le déploiement d’outils collaboratifs

    Cinq axes constituent le coeur du partenariat entre Microsoft et le Ministère de l’Education nationale:

    1. L’engagement dans une démarche visant à l’adhésion de Microsoft à une « Charte de confiance » en cours de rédaction sous l’égide des services de l’Etat permettant d’assurer la protection de la vie privée et des données personnelles des élèves et des enseignants.
    2. L’accompagnement et la formation des acteurs du Plan Numérique à l’Ecole, chefs d’établissements, cadres académiques et enseignants, utilisant les technologies Microsoft.
    3. La mise à disposition de solutions pour une utilisation pertinente, facile et optimale des équipements mobiles. Cette démarche passe notamment par l’accès à l’offre Microsoft Office 365 pour l’Education pour tous les établissements scolaires du Plan Numérique à l’Ecole qui le souhaiteraient.
    4. Une expérimentation pour l’apprentissage du code à l’école. Microsoft s’engage à accompagner la formation des enseignants pour les préparer à l’animation de cours spécifiques sur l’apprentissage du code, à mettre à leur disposition une plateforme de « jeux sérieux » et un réseau social interne sécurisé et privé.
    5. Une aide aux acteurs français de l’e-Education. Ce plan d’aide se traduira par un support financier, technique, opérationnel et commercial aux différents acteurs français de l’e-Education incluant des constructeurs français de terminaux mobiles, les éditeurs d’applications éducatives et les éditeurs de ressources numériques et de manuels scolaires.
    « La mise à disposition de ces outils va permettre aux enseignants qui le souhaitent de développer des approches pédagogiques innovantes. Les enseignants et les élèves vont ainsi pouvoir communiquer, s’organiser, coproduire, échanger et stocker des documents et des vidéos ou même créer une classe virtuelle, au sein d’un environnement sécurisé » précise Imad Bejani, Directeur Education et Recherche chez Microsoft France.
    Ce partenariat prend effet dès aujourd’hui et s’échelonnera sur les 18 prochains mois.
  • Zalando mise sur le brand store pour son développement

    Avec 16 millions de clients actifs et une gamme de plus 1500 marques, Zalando affiche des ambitions fortes : faire évoluer son concept de boutique en ligne vers une plateforme de ventes pour les marques.

    Une machine de guerre discrète mais qui devrait s’avérer à terme, terriblement efficace…

    Avec plus de 150.000 articles, Zalando n’est plus la petite boutique en ligne de chaussures lancée par deux étudiants en 2008. C’est aujourd’hui, le premier site de mode en Europe, visité par plus de 100 millions d’internautes par mois. Un succès lié à sa plateforme, véritable prouesse technique et logistique.

    « Le marché européen porte sur plus de 420 milliards d’euros /an. Il existe un très grand potentiel au niveau des différents catégories » déclare Eric Bowman VP Engineering chez Zalando  et d’ajouter : « Notre objectif est de dépasser la mission d’un e-commerçant classique, en mettant au service de la mode, la technologie que nous avons développé. » Pour cela, Zalando, propose aux marques d’ouvrir leur propre « brand store », afin de faciliter la distribution de leurs collections dans toute l’Europe. Le retailer veut s’adresser avant tout aux marques désireuses de se lancer en Europe, mais qui ne souhaitent pas ouvrir de points de vente locaux. Pour atteindre cet objectif, Zalando a lancé dernièrement le service « Brand Solutions ». Les marques distribuées par Zalando peuvent ainsi créer une interface personnalisée de leur boutique en ligne.

    « Le consommateur est plus proche de la marque par le biais de campagnes et du contenu spécifique mis en ligne » précise Eric Bowman. Une solution pertinente pour les marques qui peuvent recevoir des « insights » sur le comportement client grâce aux outils Analytics proposés par Zalando. Un autre type de service baptisé Media Solutions est actuellement en cours de test. Objectif affiché : aider les marques à maximiser leur ciblage en ligne et à cibler leurs messages aux bonnes audiences en fonction du meilleur timing.

    « Nous avons l’ambition que tous les acteurs de l’industrie : consommateurs, marques, commerçants soient interconnectés. A ce niveau, notre rôle est de créer un terrain commun propice à ces interactions. » Un autre type de service baptisé Zalando Media Solutions est actuellement en cours de test. Objectif affiché : aider les marques à maximiser leur ciblage en ligne et à cibler leurs messages aux bonnes audiences en fonction du meilleur timing. Une stratégie qui devrait permettre au retailer, une croissance de 20 à 25 % par an.

    Annie Abela Lichtner de Berlin le 20 Novembre 2015

  • Les défis pour devenir une entreprise numérique orientée client

     

     

    L’amélioration de l’expérience client est aujourd’hui une priorité pour les entreprises et un moteur essentiel de leurs ambitions en matière de transformation numérique, selon une nouvelle étude d’Accenture.
    La majorité des entreprises peine cependant à se différencier de la concurrence par l’expérience numérique qu’elle propose à ses clients.

    L’étude, intitulée « Digital Transformation in the Age of the Customer », est fondée sur une grande enquête mondiale menée auprès de près de 400 décideurs. Cette étude a été commandée par Accenture Interactive, l’agence d’Accenture Digital, et conduite par Forrester Consulting.Les principales conclusions de l’étude sont les suivantes:

    • L’amélioration de l’expérience client est la priorité la plus citée, pour les douze prochains mois, par les répondants de l’enquête (21 %). Viennent ensuite la croissance des revenus (17 %) et l’amélioration de la différenciation (16 %).
    • L’amélioration de la satisfaction client est l’un des trois grands objectifs justifiant, aux yeux des répondants, les efforts de transformation numérique de leur entreprise, avec l’amélioration de la rentabilité et l’accélération des délais d’accès aux marchés.
    • Les entreprises se focalisent sur les canaux numériques pour enrichir leurs interactions avec leur clientèle : 63 % projettent d’améliorer leur expérience en ligne ; 46 % souhaitent étoffer ou optimiser leur offre mobile ; seulement 39 %, en revanche, estiment avoir besoin d’améliorer leur expérience en magasin.

    « L’expérience client est aujourd’hui de toute évidence, l’enjeu central de la transformation numérique », explique Pascal Delorme, Directeur d’Accenture Digital France Benelux. « De nombreuses entreprises ont cependant encore beaucoup de chemin à parcourir pour réaliser leur transformation numérique. Elles peinent en particulier à définir une vision et une stratégie numériques claires, à mettre les bonnes personnes dans les bons rôles, et à mesurer précisément le succès de leurs projets ».

    Trois défis à surmonter pour devenir une entreprise numérique orientée client

    1. Définir une vision et une stratégie numériques claires –L’étude montre que le manque de clarté quant à l’attribution des responsabilités associées à la définition de la stratégie numérique entrave le processus de transformation. Ces responsabilités sont aujourd’hui réparties entre le directeur général (CEO – 38 %), le directeur des systèmes d’information (CIO – 33 %), le directeur numérique (CDO – 10 %), et le directeur marketing (CMO – 8 %). Lorsqu’on demande aux répondants qui doit, selon eux, assumer la responsabilité de la vision et de la stratégie numérique de leur entreprise, le CIO est cité en premier (30 %), suivi du CEO (27 %). Viennent ensuite le CDO et le CMO, cités par 17 % et 8 % des répondants, respectivement.
    1. Etat de préparation organisationnelle –On note parmi les répondants de l’enquête une certaine hésitation lorsqu’on leur demande si leur entreprise dispose des bonnes personnes en place pour exécuter sa stratégie numérique. Ils sont 64 % à citer « l’organisation » comme le domaine dans lequel leur entreprise a le plus de progrès à accomplir pour réussir sa transformation numérique, les volets « technologie » et « processus opérationnels » étant quant à eux mentionnés par 75 % des répondants.
    2. Mesurer le succès de la transition numérique –Les entreprises tendent à s’engager prématurément dans la mise en œuvre des processus et technologies, avant d’avoir défini les outils analytiques et indicateurs qui permettront de les évaluer. Pour une majorité de répondants (57 %), le déploiement des technologies appropriées est indispensable au succès de leur transformation numérique. La définition des indicateurs de succès numérique n’est en revanche citée que par 29 % d’entre eux.

    Pour la majorité des entreprises, l’expérience client numérique n’est pas encore un facteur de différenciation

    Compte tenu des défis cités plus haut, il n’est pas surprenant de constater que seulement 5 % des répondants estiment que leur entreprise dépasse les attentes de ses clients en matière d’expérience numérique (tandis que 73 % estiment qu’elle satisfait convenablement ces attentes).

     

    « Le comportement des consommateurs évolue aujourd’hui à une vitesse folle et l’on constate que les meilleures expériences client sont celles qui dépassent les frontières sectorielles traditionnelles », explique David Kujas, directeur d’Accenture Interactive en France. « Dès lors, les entreprises doivent se poser la question suivante : pendant combien de temps leurs clients continueront-ils à accepter une expérience simplement « satisfaisante » ? »

     

    Recommandations de l’étude

    • Pour qu’une entreprise parvienne véritablement à se différencier grâce aux expériences numériques qu’elle propose à ses clients, ses différents pôles de décision doivent collaborer de façon encore plus étroite. Chacun doit reconnaître que la transformationnumérique ne saurait être l’affaire d’un seul département au sein de l’entreprise.
    • Les décideurs doivent faciliter la transformation numérique et l’optimisation de l’expérience client en fixant des objectifs clairs. Cela permettra de veiller à ce que tous les changements apportés à la culture, aux processus et aux ressources technologiques de l’entreprise soient alignés sur la vision numérique et ne soient pas menés de manière isolée les uns des autres.
    • En matière de transformation numérique, l’une des clés du succès est la capacité des dirigeants à prendre des risques et à tirer les enseignements des erreurs éventuellement commises. Ainsi par exemple, si de nouvelles fonctionnalités s’inscrivent dans l’esprit de la vision numérique et permettent d’améliorer l’expérience client, est-il vraiment nécessaire qu’elles soient soumises à des procédures de validation formelles avant de pouvoir être déployées ?
    • Les intervenants tiers peuvent par ailleurs aider les entreprises, aussi matures soient-elles dans le domaine numérique, à combler certaines lacunes et à déployer leur stratégie de manière plus rapide et plus rentable. Quarante-cinq pour cent des entreprises sondées travaillent d’ores et déjà avec des prestataires externes pour améliorer leur expérience client.

     

    « Les tâches associées à la réalisation opérationnelle, à l’élaboration des visions et stratégies numériques et à l’exécution des changements organisationnels ont souvent un effet inhibiteur qui limite l’amélioration de l’expérience client », poursuit David Kujas. « Les entreprises capables de maîtriser, sans contribution externe, leur transformation numérique orientée client de manière efficace et suffisamment rapide sont relativement rares. Il ressort en fait de notre enquête que près de 90 % des entreprises ont recours à des prestataires tiers pour au moins un aspect de leur transformation numérique. Les capacités de ces prestataires permettent de combler les lacunes et aident les entreprises à mieux gérer leur effort de transformation ».

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  • Retail without limits

    Une nouvelle étude menée par Oracle révèle que la valeur du produit est fondamentale pour les consommateurs français.

    En effet, les résultats de l’étude d’Oracle intitulée RetailWithout Limits – A Modern Commercial Society, montrent que les consommateurs français sont particulièrement sensibles à la valeur du produit, et à la qualité du parcours client, par rapport à leurs homologues du monde entier.

    Les réponses de plus de 500 personnes interrogées en France révèlent que les consommateurs sont relativement traditionnels, attachés au magasin qu’ils privilégient toujours dans leur parcours client. Toutefois, les mentalités et les habitudes d’achat changent progressivement et, bien qu’ils ne réclament pas à grands cris une interaction digitale, les consommateurs français sont friands de technologie et sont conscients du rôle qu’elle peut jouer dans l’amélioration de leur expérience client.

    Les réponses des consommateurs français dans l’étude Retail Without Limits – A Modern Commercial Society, convergent avec la vision d’Oracle : la simplicité d’usage induite par la technologie est devenue la « main invisible » de notre époque et crée un marché de la distribution sans frontières et sans limites. Les conclusions du rapport sont riches d’enseignements pour les commerçants et doivent les inciter à procéder aux changements qui en découlent selon trois principes : apprendre, s’adapter et agir.

    « Les consommateurs français sont exigeants en termes de qualité et de service du parcours client », a déclaré Franck Westrelin, Directeur des Ventes d’Europe du Sud, Oracle Retail. « De plus en plus, cela signifie que les commerçants doivent être capables d’offrir des services liés à la technologie comme le « click and collect » qui leur permettent de proposer un service client et une praticité d’un niveau supérieur ».

    Au titre des conclusions, figurent notamment les faits suivants :

    La valeur est fortement appréciée par les consommateurs :
    66 pour cent des consommateurs français considèrent la valeur du produit comme le critère le plus important lors de leurs achats. Alors de 52 pour cent des répondants mettent en avant le prix comme principal facteur de fidélisation, 47 pour cent estiment qu’avoir le produit qu’ils veulent quand ils en ont envie est un facteur de fidélité.

    Un service de piètre qualité déçoit :
    57 pour cent des répondants pensent que la mauvaise qualité des produits est ce qui les dérange le plus lors de leurs achats chez un distributeur, alors que 46 pour cent sont très déçus par un service après-vente peu qualitatif. 56 pour cent n’achèteront plus jamais à un commerçant après une mauvaise expérience.

    Les consommateurs se convertissent à la technologie :
    74 pour cent des consommateurs français ont recours aux ordinateurs et 62 pour cent aux smartphones pour acheter. Au total, 49 pour cent des consommateurs français ont accru leur utilisation du mobile pour leurs achats au cours de l’année écoulée.

    Les consommateurs français sont ouverts aux technologies porteuses de changements réels :
    64 pour cent des répondants souhaitent que les commerçants adoptent les nouvelles technologies pour améliorer l’expérience client et 18 pour cent souhaitent bénéficier d’un parcours client intégré. 28 pour cent perçoivent les avantages de l’utilisation de nouvelles technologies pour améliorer la personnalisation des offres.

    Les acheteurs exigent de l’information et de la praticité :
    Quand il s’agit d’améliorer le parcours client, 59 pour cent pensent qu’une information produit précise est importante, pendant que 58 pour cent placent la possibilité du « click and collect » en tête de leurs souhaits. 31 pour cent des répondants pensent qu’un accès wi-fi gratuit dans les magasins pourrait améliorer l’expérience client.

     

     

  • IOT une entrée vers les réseaux d’entreprise

    A l’âge du BYOD (Bring Your Own Device), les réseaux d’entreprise font continuellement face à de nouvelles menaces.

    Fini le temps où des smartphones indélicats dominaient les conversations. Place désormais aux objets connectés et aux accès non contrôlés qu’ils peuvent générer. Car conçues plus pour le confort et la convivialité que pour la sécurité, les technologies intégrées dans les objets connectés constituent potentiellement une vraie menace pour les réseaux d’entreprise.

    Partant de là, comment se préparer à leur multiplication dans les années à venir ?

    Les montres et autres accessoires connectés (lunettes intelligentes, bracelets connectés, etc.) se connectent aux réseaux d’entreprise à un rythme record. En fait, IDC prévoit que d’ici 2019, plus de 89 millions d’objets connectés auront été livrés dans le monde. Ce qui représente plus du double de l’estimation de 2015 qui n’est que de 33 millions. Et sur le seul marché américain, les ventes devraient atteindre 19 milliards de $, soit plus de dix fois plus que la valeur de ce marché il y a 5 ans.

    Ces objets offrant un grand nombre d’applications destinées à des utilisateurs professionnels en entreprise, ce qui avait commencé comme un phénomène amusant et ludique s’immisce aujourd’hui dans les réseaux d’entreprise avec des fonctions telles que l’email ou la messagerie instantanée. Malheureusement, ces fonctions très simples à utiliser, même si elles peuvent avoir un impact positif sur la productivité, fournissent aussi souvent accès à des données sensibles. Et c’est là que le bât blesse.

    Les objets connectés se sont équipés de Bluetooth, du WiFi et même dans certains cas d’une connexion directe aux réseaux mobiles. Les applications du smartphone avec lequel ces objets sont synchronisés sont automatiquement téléchargées. Ceci veut dire que lorsqu’ils sont utilisés au sein d’une entreprise et associés à des applications professionnelles, une simple vulnérabilité les concernant peut se transformer en quelque chose de bien plus préoccupant. Par exemple, imaginez la fuite par inadvertance de l’état de vos ventes et de vos coordonnées client.

    Malheureusement, il est difficile d’empêcher aux employés d’emporter des objets connectés sur leur lieu de travail, comme de désactiver le Bluetooth et le WiFi sur leurs smartphones. La véritable valeur ajoutée des objets connectés dans les environnements de travail est aujourd’hui en débat dans beaucoup d’entreprises. Ces objets accélèrent-ils la formation, le partage d’informations et la productivité ? Sans doute, car aujourd’hui la plupart des utilisateurs acceptent que ces objets puissent offrir :

    • Un accès d’un seul coup d’œil à tout moment et en tous lieux à une variété d’informations (email, calendrier, données commerciales, CRM).

    • Des fonctions de travail collaboratif entre employés (messagerie instantanée, partage de connaissances).

    • Des fonctions d’authentification pour des accès physiques et logiques.

    Mais ils présentent aussi de vrais risques pour la sécurité, parmi lesquels :

    • La perte d’un objet connecté ayant enregistré en mémoire des données sensibles.

    • Des malwares résidant sur les objets connectés, qui peuvent facilement siphonner des données et d’autres informations vers d’autres équipements.

    • Des attaques de « phishing » peuvent récupérer le code PIN d’un objet connecté, qui peut ensuite être utilisé pour accéder à des données sur d’autres équipements personnels ou d’entreprise.

    Les services informatiques des entreprises disposent déjà des outils nécessaires pour empêcher des smartphones débloqués d’accéder à leurs réseaux, via des solutions EMM (Enterprise Mobility Management), mais ces solutions ne les protègent pas contre les nouveaux objets connectés intelligents. Même si plusieurs attaques contre l’Apple Watch ont déjà été largement relatées dans la presse et sur Internet, son déblocage complet n’a pas encore été constaté. Mais ce n’est probablement qu’une question de temps.

    Toutefois, il n’est même pas nécessaire qu’un objet connecté soit débloqué pour pouvoir avoir accès à des informations sensibles. Une simple connexion à l’objet, ajoutée à quelques techniques de base suffit. En plaçant mon téléphone hors de ma vue (éteint et dans l’immeuble d’en face), avec un simple code PIN à 4 chiffres, je peux accéder à des emails contenant des données financières enregistrées en cache sur ma montre connectée. Ceci révèle la plus basique des vulnérabilités associée à ce type d’objet.

    Dès lors, comment réduire les risques pour votre entreprise associés aux objets connectés ?

    Voici quelques mesures de base à mettre en place sans attendre :

    •  Rédigez une politique de sécurité fixant les règles d’utilisation des objets connectés au sein de votre entreprise et faites la connaître en interne, afin que tous la comprennent et l’appliquent.

    • Imposez des mots de passe non triviaux (1234 ou 1111 par exemple) sur les objets connectés accédant aux données d’entreprise.

    • Assurez-vous que les pertes ou vols d’objets connectés sont notifiés immédiatement

    • Eduquez les utilisateurs à reconnaître et à signaler les attaques par harponnage ciblant les objets connectés.

    Gardez à l’esprit que les objets connectés n’ont pas que des défauts. Ils peuvent être de très bons outils de productivité offrant aux utilisateurs de nouvelles fonctionnalités prometteuses qui à terme amélioreront la sécurité dans les entreprises. Par exemple, l’utilisation de données biométriques ((rythme cardiaque par exemple) pour authentifier les accès à des équipements, des ordinateurs ou des réseaux, ou de nouvelles méthodes d’accès physique pour ouvrir des portes ou remplacer des badges sur les lieux de travail.

    Les objets connectés feront dans l’avenir partie intégrante de nos vies. Au fur et à mesure de l’évolution des technologies et de leur implantation dans les entreprises, ils révolutionneront le partage des informations dans beaucoup de secteurs. Mais ce qui semble être une simple montre ou paire de lunettes inoffensive pourrait se transformer en cauchemar sécuritaire demain. Des objets à partir desquels il est facile d’accéder à des informations de valeur attireront nécessairement les ‘hackeurs’ et les cyber criminels. Même s’il est excitant d’exploiter les avantages des objets connectés, il est tout aussi important sinon plus de prendre en compte les nouvelles menaces pour la sécurité que posent ces équipements au fur et à mesure de leur adoption, et de déterminer comment les combattre.

    Source : Pierre Poggi, Country Manager France WatchGuard.