Catégorie : Digital marketing

  • Comment les e-commerçants peuvent-ils tirer parti de l’IA ?

    L’impact de l’ia generative dans le e-commerce

    Selon Ferdinand Piette – Machine Learning Scientist, PhD, Sensefuel

    L’intelligence artificielle s’impose comme un moteur clé de l’innovation numérique, redéfinissant les usages et les attentes dans le e-commerce.
    De la personnalisation en temps réel à l’optimisation des recommandations, elle repousse les limites de l’expérience client. Parmi ses avancées les plus marquantes, l’IA générative (GenAI) s’est imposée comme un levier stratégique, offrant des interactions plus naturelles et ouvrant de nouvelles opportunités commerciales. Dans un marché hautement concurrentiel, elle représente un atout différenciant.
    Mais comment les e-commerçants peuvent-ils en tirer parti ? Quels défis doivent-ils anticiper ?

    1 – Les champs d’application de la GenAI dans le e-commerce sont nombreux

    Du moteur de recherche interne aux campagnes marketing, en passant par l’analyse des données clients, l’IA générative redéfinit en profondeur l’expérience d’achat en ligne. Son intégration dans les différents leviers du e-commerce permet d’optimiser l’engagement, d’accélérer la production de contenus et d’affiner la prise de décision. 

    Une conversation client optimisée

    Grâce à sa compréhension avancée du langage naturel, l’IA générative rend les interactions conversationnelles pour guider les visiteurs en quête d’un produit précis. Les moteurs de recherche internes et les assistants virtuels analysent et reformulent les requêtes complexes pour fournir la solution et les conseils les plus appropriés, comme le ferait un vendeur en magasin.
    De plus, en s’adaptant au style et au langage de chaque utilisateur, elle renforce l’engagement client et personnalise davantage l’échange.

    Une transformation de la production et de la gestion du contenu

    L’IA générative transforme la création de contenu en permettant aux e-merchandiseurs de rédiger plus rapidement des descriptions de produits claires et engageantes. Les campagnes marketing gagnent également en impact grâce à des newsletters et des annonces publicitaires adaptées aux profils clients.
    En produisant du contenu sur mesure à grande échelle, tout en ajustant le ton et la langue selon les segments de clientèle, les e-commerçants captent l’attention de diverses audiences, renforcent leur présence sur différents marchés et maximisent leur portée.

    Une exploitation avancée des données pour une stratégie affinée

    L’IA générative ouvre de nouvelles perspectives en analysant de vastes volumes de données textuelles, visuelles ou audio. Jusqu’ici, ces informations étaient difficilement exploitables à grande échelle en raison de leur complexité. Désormais, il devient possible d’identifier des tendances émergentes, d’analyser le sentiment client et de détecter des signaux faibles révélateurs d’opportunités ou de risques.
    Cette capacité d’analyse avancée permet aux e-commerçants d’ajuster leurs stratégies en temps réel, en s’appuyant sur une vision plus précise du marché et des attentes clients.

    Les champs d’application de l’IA générative dans le e-commerce montrent déjà des résultats concrets et significatifs, notamment en matière de conversation personnalisée, de gestion du contenu et d’analyse des données. Mais pour bien comprendre l’ampleur de ces avancées et en saisir tout le potentiel, il est essentiel de revenir aux origines de cette technologie. D’où vient l’IA générative ? Comment fonctionne-t-elle, et quelles sont les bases techniques qui lui permettent de transformer des interactions et processus dans le secteur du e-commerce ? Avant de discuter des défis qu’elle présente, penchons-nous sur les fondements de cette révolution technologique.

    2 – l’IA générative, une révolution technologique

    Depuis l’essor de ChatGPT en 2022, la GenAI suscite un intérêt croissant, tant auprès du grand public que des entreprises. Contrairement à l’IA traditionnelle, qui s’appuie sur le Machine Learning pour analyser des données structurées et identifier des schémas, la GenAI va plus loin : elle repose sur des modèles avancés, capables de créer du contenu original – textes, images, vidéos – à partir de données non structurées, notamment en langage naturel. Cette capacité ouvre de nouvelles perspectives, notamment dans le traitement automatique du langage, où elle dépasse les approches classiques fondées sur des analyses grammaticales et statistiques.

    L’IA générative : d’où vient-elle et comment fonctionne-t-elle ?

    Si l’IA générative telle qu’on la connaît aujourd’hui est récente, ses origines remontent à 2014. À l’époque, des chercheurs explorent des modèles dits seq2seq, capables d’encoder du texte sous forme de vecteurs numériques, de les manipuler mathématiquement, puis de les retransformer en texte. Initialement utilisés pour la traduction automatique, ces modèles donnent naissance aux premières représentations de langage (word embeddings) comme Word2Vec ou GloVe, posant ainsi les bases du search vectoriel.

    Le tournant majeur intervient en 2017, lorsque des chercheurs de Google publient l’article scientifique « Attention Is All You Need ». Ils démontrent que les modèles seq2seq peuvent être simplifiés en ne conservant que leur mécanisme d’attention, ouvrant la voie aux Large Language Models (LLM). Dès lors, Google (avec BERT en 2018) et OpenAI (avec GPT-2 en 2019) développent les premiers modèles capables de prédire les mots manquants dans un texte et d’anticiper la suite d’une phrase.

    Il faut toutefois attendre la fin 2022 pour que ces modèles se démocratisent auprès du grand public, avec la mise en ligne de ChatGPT par OpenAI. Cette interface conversationnelle, exploitant le LLM GPT-3.5, révèle à une échelle inédite les capacités de génération de texte de ces modèles, marquant un véritable tournant dans l’adoption de l’intelligence artificielle générative.

    Les limites des LLM et la génération d’hallucinations

    Les LLM ne réfléchissent pas, ils prédisent. Entraînés à compléter des textes en analysant des millions de données issues de livres, articles et forums, ces modèles apprennent à deviner les mots manquants pour reconstituer des phrases cohérentes. Leur objectif est de fournir des réponses qui correspondent aux attentes de l’utilisateur, en générant les mots les plus probables selon le contexte. Mais cette méthode présente des limites, notamment en cas d’hypothèses erronées. Par exemple, si la question repose sur une affirmation incorrecte – « La Terre est plate, peux-tu m’expliquer pourquoi ? » – le modèle tentera de répondre sans remettre en question cette assertion. Même si les LLMs actuels intègrent presque tous des sécurités pour limiter ces hallucinations, il est important de rappeler que leur conception même repose sur des probabilités et des corrélations statistiques. Autrement dit, ces modèles sont, par nature, sujets à ce type de limitations et de biais.

    Contrairement à ce que l’on pourrait penser en lui attribuant une forme de raisonnement, un LLM n’analyse pas les idées, il extrapole. Il ne génère pas de nouvelles informations à partir de rien, mais reformule, organise et structure les données qu’il reçoit. Ainsi, il est impossible de créer un contenu pertinent comme une fiche produit, par exemple, sans données préexistantes et qualifiées telles que la marque, la taille ou la couleur.

    L’émergence du modèle agentic : vers une IA plus fiable ?

    Pour dépasser ces limites, les chercheurs explorent une nouvelle approche : les modèles multi-agents. Plutôt que de s’appuyer sur un seul LLM, cette méthode fait coopérer plusieurs agents spécialisés, avec différents points de vue, différents champs d’expertise. Chacun peut traiter un aspect spécifique d’une requête, interagir avec des bases de données externes et apporter un contrôle sur les réponses finales générées.

    Ce principe repose sur une idée clé : le tout est plus grand que la somme des parties. En confrontant plusieurs points de vue et en intégrant des mécanismes de vérification, ces systèmes pourraient réduire les erreurs et améliorer la pertinence des réponses. La coopération entre plusieurs LLM ou agents permet ainsi de faire émerger un comportement global qui semble plus intelligent et cohérent que ce qu’il serait possible d’obtenir avec un seul modèle isolé.

    L’IA générative évolue rapidement, mais elle reste avant tout un outil. Bien employée, elle ouvre des perspectives fascinantes pour les e-commerçants. Toutefois, il est important de se rappeler qu’elle imite l’intelligence sans jamais réellement la comprendre. Son adoption implique de relever plusieurs défis techniques, éthiques et organisationnels afin de garantir une mise en œuvre optimale.

    3- Les défis à surmonter pour les e-commerçants

    Bien que l’IA générative offre des opportunités considérables, son adoption par les e-commerçants ne se fait pas sans défis. Le premier obstacle majeur est l’intégration de cette technologie aux systèmes existants. En effet, l’adoption de la Gen AI peut exiger des ajustements significatifs des infrastructures techniques en place. Les e-commerçants doivent garantir que les nouveaux outils s’intègrent parfaitement avec leurs plateformes e-commerce, leurs CRM et autres systèmes de gestion de données.

    Ensuite, les questions éthiques et de gouvernance deviennent essentielles. Les modèles d’IA générative peuvent parfois être biaisés, ce qui risque d’altérer la pertinence des résultats ou de poser des problèmes en matière de protection des données personnelles. La gestion de la confidentialité des informations collectées, ainsi que l’alignement des conseils générés avec les attentes des clients, sont des enjeux majeurs qui nécessitent une attention particulière.

    Enfin, la gestion du changement représente un autre défi crucial. L’implémentation de l’IA générative nécessite souvent une montée en compétences des équipes et un accompagnement dans l’adoption de ces nouveaux outils. Convaincre les parties prenantes internes et assurer une formation adéquate des équipes sont des étapes clés pour garantir une utilisation optimale de ces technologies.

    L’IA générative : un tournant pour l’e-commerce

    Plus qu’une simple évolution technologique, l’IA générative redéfinit les standards du e-commerce en transformant aussi bien l’expérience client que la performance commerciale. Loin d’un effet de mode, elle s’impose déjà comme un levier de différenciation. Mais son adoption ne va pas sans défis : intégration, gouvernance des données et adaptation des organisations sont autant d’enjeux à anticiper pour en exploiter pleinement le potentiel. Dans un marché où chaque interaction compte, les e-commerçants capables d’intégrer ces avancées avec intelligence disposeront d’un véritable avantage concurrentiel.

  • One To Monaco eCommerce- Retail 2025 : les Temps Forts

    One to One Monaco : pour un retour aux fondamentaux du commerce 

     » Entre pression économique, obligations écologiques et instabilité géopolitique, le marché est sous tension et il va le rester. La conséquence pour les acteurs du commerce est une obligation de résultats et d’efficacité.
    Face à un consommateur qui ressemble plus à un expert qu’à un client, l’offre doit être claire et le parcours impeccable » explique Sonia Mamin Po–usset, Directrice Evènements One To One Retail ECommerce. Le ton est donné.

    Retour sur les temps forts que j’ai retenus lors de cet évènement  :

    👉les chiffres clés du eCommerce par La Fevad
    👉 Retour d’experience de l’IA avec LeBonCoin
    👉 Verbatims des intervenants lors des keynotes et des Masterclass 
    👉 Les startups à suivre 

    1- Les Chiffres Clés du eCommerce 

    Pour la 14ème année consécutive, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) publie les résultats issus de son enquête sur le moral des e-commerçants français et européens. Cette étude, réalisée par Toluna–Harris Interactive pour la Fevad et LSA, auprès de 114 dirigeants de sites de e-commerce en France et de 113 dirigeants européens (Belgique, Italie, Allemagne et Espagne) marque un début de retournement par rapport à 2024.
    Retour sur la keynote d’ouverture avec Marc Lolivier, Délégué Général de la FEVAD 

    Plus optimistes qu’en 2024, les e-commerçants considèrent que leur secteur va croître en 2025

    Plus de deux dirigeants interrogés sur trois abordent 2025 dans un état d’esprit stable ou positif et la part de ceux qui se déclarent plus optimistes que pessimistes l’emporte nettement : 34% contre 25% en France et 43% contre 24% à l’échelle européenne. Ce revirement est nourri par une perception positive de la croissance du e-commerce en 2025.
    Ainsi, en France, 38% des dirigeants (+10 points en un an) estiment que le marché sera plus porteur et ils sont encore plus nombreux à partager cette vision à l’échelle européenne (41%, + 9 points).

    Avec des perspectives de meilleurs résultats financiers en 2025, les entreprises du e-commerce prévoient d’investir, notamment à l’international

    S’agissant de leur propre situation, l’optimisme est encore plus marqué chez les e-commerçants; près de 6 sur 10 envisagent une croissance du chiffre d’affaires de leur entreprise en 2025. Cette tendance est davantage marquée en France (64%, + 6 points en un an). Un dirigeant sur 10 s’attend même à une forte croissance cette année. Logiquement, les e-commerçants prévoient une amélioration de leur performance financière en 2025 et une croissance de la marge nette.

    Parmi les investissements, sans surprise , l’IA Générative avec 69 % en France, et les conditions de paiement Buy now Pay later .

    Les grandes tendances qui se dégagent en 2025 : 

    > La déconsommation
    63 % Des participants que le comportement vis à vis de la déconsommation devrait s’accentuer, Son objectif est de diminuer l’impact environnemental.

    > L’engouement pour la seconde main et la revente sur Internet
    Parmi les phénomènes de consommation qui s’installent, les achats de seconde main auxquels ont recours une large majorité des consommateurs en ligne. Ils constituent constituent un choix avant tout économique.

    > La montée en puissance des retailers asiatiques avec Shein et TEMU qui séduisent toujours plus de clients grâce à leurs prix cassés et leur intense marketing. Emblèmes de la surconsommation, les deux enseignes séduisent de plus en plus les clients à la recherche de bonnes affaires, au point de figurer largement en tête des enseignes dans lesquelles les Français ont le plus augmenté leurs dépenses en 2024.

    > Autre grande tendance : la cybersécurité 

    Les dirigeants restent très vigialnts. Les cyberattaques constituent un de leur plus gros risque. Une majorité écrasante estime que les tentatives de cyber-attaques devraient augmenter au cours de l’année. Face à cette menace, plus de 9 entreprises sur 10 ont ainsi renforcé leur politique protection au cours des derniers mois.

    Retour d’xperience de l’IA avec LeBonCoin

    « Comment l’intelligence artificielle a permis à la plateforme de faciliter le quotidien des français » Antoine Jouteau, CEO LebonCoin

    L’obsession de son dirigeant ? La simplicité, le pragmatisme et l’efficacité de sa plateforme.

    Pour rappel LeBonCoin c’est :
    . 1 million/ jour de transactions
    . 17 millions de français inscrits
    . 84 Millions d’annonces en ligne

    L’IA est utilisée pour les équipes informatiques dans le cadre d’automatisation :
    . 5000 tests de compatibilité 
    . 400 mises à jour / jour 

    Parmi les cas d’usage : Le dépôt automatique de l’annonce. Désormais, les utilisateurs peuvent utiliser l’IA mise à disposition sur l’application pour générer facilement et rapidement le descriptif de leur annonce, à partir d’une photo et d’un titre. Ainsi,si elle est utilisée, l’IA génèrera :

    • les caractéristiques du bien dans un texte détaillé
    • le prix pertinent suggéré en fonction du prix d’annonces similaires
    • les modes et poids de livraison recommandés

     

    Verbatims des intervenants lors des keynotes et masterclass

     » Avec l’IA, le client est lui aussi de plus en plus intelligent. Il sait parfois mieux que nous, ce qu’il recherche et est capable de s’informer sur tous les aspects des produits. » Lisa Nakam, directrice générale associée de Jonak.

    « IA et RSE ne s’opposent pas. L’IA est un outil. LA RSE, un sujet de fond. La RSE bénéficie des innovations IA. «  Lisa Nakam, directrice générale associée de Jonak.

    « L’IA prend tout sons sens quand elle est utilisée au service du quotidien des Français » Antoine Jouteau PDG LeBonCoin

    « Il faut assumer d’être populaire. L’IA est aussi une position assumée pour améliorer notre service »  Antoine Jouteau PDG LeBonCoin

     » Après plusieurs années d’innovations majeures, notamment avec l’IA, nous entrons dans une phase où l’innovation doit être mise au service de l’essentiel. » Sonia Mamin, Directrice du One to One Monaco

     » Pour répondre aux expériences clients toujours plus personnalisées, nous utilisons l’IA mais c’est essentiel d’en garder le contrôle.  » Corentin Dupouy Automotive Global Brand

     » L’optimise des eCommerçants Français ?  je dirais que nous gardons le panache, voir une certaine arrogance face à l’environnement incertain » Marc Lolivier, DG de la FEVAD

    Les startups à suivre 

    Le Village Startups réunissait 21 startups innovantes .
    Ces jeunes entreprises ont été sélectionnées pour leur capacité à répondre aux défis actuels du retail et de l’e-commerce, notamment en matière d’expérience client, d’acquisition, de fidélisation, de paiements, de gestion et sécurisation des données, de traçabilité, de RSE, d’IA et de big data.

    Voici la liste des startups sélectionnées :

    Parmi elles, j’ai retenu deux d’entre elles : Klark et Reutec cette dernière avec OPOPOP ont particulièrement retenu mon attention pour leur potentiel de croissance et leur engagement écologique.

    KLARK
    👉 Pitch : optimiser les délais de réponses dans les centres de contacts
    👉Solution : #IA générative
    👉Chiffre clé : 1 million de problèmes résolus en 2024

    REUTEC 
    👉 Pitch : Le colis réutilisable adapté à votre logistique
    👉Solution : Les clients utilisent les colis réutilisables des e-commerçants ! Après réception, ils le replient et le déposent en boîte aux lettres jaune La Poste sans rien payer.
    👉Chiffre clé : 1,7milliards de colis à usage unique

     

  • Quel est le degré d’implication des MarCom en matière de RSE ?

    Marketeurs et communicants prêts à quitter leur poste, si ce dernier n’intègre pas suffisamment les enjeux RSE

    Selon le baromètre Cision 

    Pour cette 5ème édition du baromètre des marques engagées, Cision et le Club des Annonceurs ont interrogé 436 professionnels du marketing et de la communication afin de comprendre l’évolution des entreprises françaises en matière d’engagement ainsi que les impacts de la RSE sur leur profession. Les professionnels MarCom (Marketing & Communication) sont-ils satisfaits des engagements portés par leur entreprise ?
    Entre environnement, causes sociétales et bien être des salariés, de quels engagements parle-t-on ? Quel est le degré d’implication des MarCom et ont-ils les moyens d’agir ?

    #1 – L’engagement : une question de survie pour les marques
    Les MarComs sont de plus en plus persuadés des bénéfices qu’une marque a à s’engager. Ils sont même 79 % à penser qu’une marque doit porter des engagements sociétaux et/ou environnementaux pour survivre (+ 4 points vs 2023).

    « La RSE n’est plus seulement un levier de différenciation qui devient de fait une dette des entreprises, elle devient un moteur d’innovation porteur de valeurs durables pour la marque, plus alignées avec les attentes de la société. » explique Karine Tisserand, DG du Club des Annonceurs.

    #2 – La RSE comme faire-valoir des campagnes marketing : attention washing ! 
    88 % des répondants reconnaissent que l’engagement contribue concrètement à la performance marketing (+ 8 points vs 2023). En percevant la RSE comme un faire-valoir des campagnes marketing et communication, pas étonnant de constater une hausse du washing. En 2025 : 78 % des répondants constatent qu’il y a trop de washing de la part des marques aujourd’hui (+3 points vs 2023)

    #3 – Le bashing, c’est du passé
    Affranchis de la crainte du bashing, les MarCom ne sont désormais plus que 28% à penser que « quoiqu’on fasse le bashing est inévitable », une chute de 26 points vs 2023. Ils sont d’ailleurs 93% à affirmer qu’une marque doit communiquer sur ses engagements, un pourcentage sans cesse croissant depuis 2020, où ils n’étaient que 66%.

    #4 – Des engagements centrés sur l’écologie et le bien-être des salariés 
    Le classement des engagements portés par les entreprises reste sensiblement le même depuis le début de ce baromètre en 2020, avec un trio de tête concernant les pratiques écologiques internes, le bien-être des salariés et la baisse de l’empreinte carbone.

    Il est intéressant de noter que certains engagements environnementaux territoriaux sont en nette hausse par rapport à 2023 :  l’ancrage local (54 % vs 42 %), l’agriculture et autres productions bio (14 % vs 8 %) et le bien-être animal (10 % vs 8 %).

    #5 – L’inclusion et la diversité en baisse
    Malgré une année marquée par les Jeux paralympiques, l’inclusion et la diversité baissent de 7 points et arrivent à la 4ème place des engagements.

    De manière générale et comme depuis le début de ce baromètre, quand on en vient à parler d’engagement prioritaire, les causes environnementales surpassent de très loin les causes sociétales : L’inclusion et la diversité atteint seulement 7% et l’égalité Femmes/Homme 3%

    #6 – Des MarCom qui envisagent de quitter leur entreprise si on leur enlève leurs responsabilités RSE 
    La très grande majorité des MarCom s’est approprié la RSE avec 84 % qui assurent qu’elle fait partie de leur périmètre de responsabilités professionnelles. Ils sont même plus de la moitié à envisager de quitter leur poste actuel si leurs missions et responsabilités n’intégraient pas assez les enjeux RSE (53%).

    #7 – Une population de MarCom coupée en deux, entre ceux qui ont les moyens d’agir et les autres
    D’un côté, plus de la moitié des MarCom estime avoir suffisamment de responsabilités autour des enjeux RSE (51%) et avoir suffisamment d’impact pour pouvoir faire évoluer les choses (52%). D’un autre côté, on retrouve ceux qui demandent des formations (57%) et un cadre de la part de la DG (59%).

    #8 – Les Marcom minoritairement intégrés aux prises de décisions RSE
    Moins de la moitié des MarCom prennent part aux décisions stratégiques et aux transformations nécessaires en matière de RSE (44%).
    Les autres sont sollicités uniquement pour communiquer sur cette dernière (40%) ou encore mis à l’écart du sujet.

    En étant sollicitées uniquement pour communiquer autour des sujets RSE sans avoir pris part aux discussions, les Directions MarCom ne peuvent plus exercer leur rôle de Conseil auprès de la Direction Générale. Le risque est alors d’être mal compris par ses publics, et au mieux d’être inaudible, au pire d’alimenter une crise par un effet bashing », décrypte Cyndie Bettant, Impact & Communication Leader chez Cision.

    #9 – Des MarCom plus engagés que leur entreprise ?
    Ils sont de plus en plus nombreux à souhaiter que leur entreprise s’engage encore plus : 69 % jugent que les engagements portés par leur entreprise sont insuffisants (+ 16 points vs 2023 à 53 %). En parallèle ils sont moins nombreux à estimer que ces derniers sont respectés (72 % : moins 16 points par rapport aux 88 % de 2023)

    #10 – Les ¾ des MarCom estiment agir de manière responsable au sein d’une profession en bonne voie pour le bien commun
    75 % des MarCom jugent agir de manière responsable et pratiquer leur métier de façon transparente, honnête et responsable. Ils sont plus de la moitié (54 %) à voir leur profession comme une réponse aux grands enjeux du monde, car il permet de faire évoluer les mentalités et les comportements versus 4 % à voir l’inverse, le reste voyant la profession MarCom à la fois comme le problème et la solution. D’ailleurs ils considèrent que la profession est en bonne voie pour l’intérêt commun, notamment en ce qui concerne la teneur des messages (3,29/5). On chute à 2,86 pour la production des campagnes et à 2,81 pour leur exécution et leur diffusion (2,81/5). Le seul bémol est un rythme de transformation jugé moyen (3/5).

    Pour télécharger l’étude c’est ici 

  • Quels sont les canaux préférés des consommateurs français?

    Les tendances sur les comportements d’achat 

    Les périodes promotionnelles, telles que les soldes d’hiver et d’été, le Black Friday ou encore le Cyber Monday continuent d’attirer les consommateurs, en particulier pour l’achat de produits électroniques. C’est ce que révèle une étude réalisée par ShopFully, leader européen du Drive to Store, en collaboration avec Opinionway. Cette étude révèle des tendances sur les comportements d’achat et les canaux d’informations préférés par les consommateurs français.

    Le Digital premier réflexe pour trouver les meilleures offres

    L’étude révèle que 70% des Français privilégient les canaux digitaux pour repérer les promotions sur les produits électroniques. Sites web de marques et d’enseignes, applications regroupant des offres : les outils digitaux dominent, particulièrement chez les moins de 50 ans. En moyenne, chaque consommateur utilise deux canaux différents pour rechercher des offres.

    Toutefois, les habitudes varient selon les générations : 50% des plus de 65 ans préfèrent encore les canaux traditionnels, comme les prospectus papier ou le bouche-à-oreille. Ces résultats soulignent l’importance pour les marques d’adopter une approche omnicanale afin de toucher efficacement tous les publics.

    Henri-Noël Bouvet, Directeur France & Iberia chez ShopFully, commente : « Cette étude met en évidence la complexité du parcours d’achat des consommateurs, notamment pour les produits électroniques. Les événements promotionnels jouent un rôle clé, mais les habitudes varient en fonction des générations. Les marques doivent adapter leurs stratégies pour répondre aux attentes de chacun, en proposant des expériences d’achat aussi bien digitales qu’en magasin. »

    Screenshot

    68% des Français séduits par les promotions électroniques

    Plus de 68% des Français affirment profiter des événements promotionnels comme le Black Friday ou les soldes pour acheter des produits électroniques. Parmi eux, 18% saisissent systématiquement ces occasions, tandis que 27% ne le font que lorsqu’ils ont besoin d’un produit précis et 23% se laissent tenter selon les offres disponibles. Cette tendance est particulièrement marquée chez les jeunes de moins de 35 ans et les Franciliens, qui sont les plus enthousiastes face à ces opportunités.
    Cependant, 14% des Français préfèrent se tenir à leurs besoins réels, tandis que 3% jugent les réductions peu attractives.

    Le prix critère décisif

    Sans surprise, le prix reste le critère principal pour choisir où acheter des produits électroniques, que ce soit en ligne ou en magasin. Toutefois, d’autres facteurs entrent en jeu : les grandes surfaces sont également privilégiées pour leur proximité au domicile (19%), tandis que Darty et Boulanger excellent dans le service client (7% et 6% respectivement).

    Les magasins spécialisés dominent le marché électronique

    Les magasins spécialisés attirent plus de 9 Français sur 10 pour l’achat de produits électroniques. Parmi eux, 32% déclarent choisir en particulier Electro Dépôt pour son positionnement prix. Les grandes surfaces suivent de près avec 91%. En revanche, les magasins de marque (comme Samsung Store ou Apple Store) arrivent en dernière position, avec 49% des personnes interrogées indiquant y acheter des produits électroniques.

  • Pourquoi l’humain revient au cœur du marketing digital en 2025

    Miser sur du contenu humain et authentique, qui engage mieux que les textes générés par l’IA

    Alors que l’univers numérique évolue à un rythme effréné, les entreprises doivent sans cesse ajuster leur stratégie pour rester visibles et compétitives.
    Malgré l’essor des intelligences artificielles et des nouvelles habitudes de consommation en ligne, le SEO demeure une pierre angulaire pour capter l’attention des internautes.

    Avec en moyenne 82 milliards de visites quotidiennes sur Google contre environ 3 milliards pour ChatGPT (d’après une étude récente de SimilarWeb), le moteur de recherche reste incontestablement le canal de prédilection en 2025.
    C’est dans ce contexte exigeant qu’Elysée Digital, fondée par Pierre Garro, partage aujourd’hui cinq recommandations stratégiques pour aborder 2025 avec succès.

    Ces conseils allient une expertise humaine, une anticipation des tendances technologiques, et une compréhension fine des besoins des utilisateurs.

    1- Proposer du contenu humain, vecteur de qualité et d’authenticité

    En 2025, le contenu reste une pièce maîtresse du SEO. Cependant, tous les contenus ne se valent pas. Si les outils d’intelligence artificielle comme ChatGPT se généralisent, leur capacité à produire des articles optimisés ne remplace pas l’impact d’une plume humaine. Une étude menée par Neil Patel met en lumière un constat éloquent : les contenus rédigés par des humains sont en moyenne cinq fois plus performants.

    Cette performance s’explique par leur capacité à s’adapter aux besoins des lecteurs, à apporter une valeur ajoutée réelle et à construire une relation de confiance durable.
    Elysée Digital rappelle que la qualité d’un contenu ne se mesure pas seulement en termes de mots-clés ou de longueur, mais avant tout par sa pertinence et sa capacité à engager. Les entreprises doivent donc faire le choix de la création humaine pour se démarquer efficacement.

    2- Développer la notoriété de la marque, une stratégie globale pour le SEO

    Le SEO ne se limite pas à l’optimisation technique d’un site. En 2025, la popularité de la marque devient un critère décisif pour se positionner durablement sur Google.
    Le netlinking, qui consiste à obtenir des liens entrants de qualité depuis des sites réputés, reste un pilier incontournable de cette stratégie.

    Toutefois, ce travail de crédibilité doit être complété par une présence active sur les réseaux sociaux et des campagnes marketing ciblées. Une marque reconnue pour son expertise et son dynamisme élargit naturellement son écho, ce qui se traduit par des performances SEO accrues. Elysée Digital met ainsi l’accent sur la nécessité de penser sa stratégie de notoriété comme un levier à la fois direct et indirect pour le référencement naturel.

    3- Adopter une approche à 360° pour maximiser la visibilité

    Dans un paysage digital de plus en plus concurrentiel, une approche à 360° devient indispensable. Il ne suffit plus d’optimiser son site pour les moteurs de recherche : il faut l’intégrer dans un écosystème numérique cohérent. Le SEO doit interagir avec les stratégies de publicité payante, les campagnes d’emailing et les activités sur les réseaux sociaux.

    Cette synergie permet non seulement de renforcer la visibilité globale de la marque, mais aussi de multiplier les opportunités d’acquisition de trafic. Elysée Digital souligne que l’enjeu n’est pas de se disperser, mais de créer une stratégie intégrée où chaque canal contribue à un objectif commun : faire de la marque une référence incontournable dans son domaine.

    4- Mettre l’expérience utilisateur au cœur de la stratégie

    Les algorithmes de Google favorisent les sites qui offrent une expérience utilisateur optimale. En 2025, cela inclut notamment une navigation fluide sur mobile, un temps de chargement rapide et une interface intuitive. Ces éléments ne se contentent pas d’améliorer les performances techniques : ils augmentent aussi les taux de conversion et la fidélité des visiteurs.

    Elysée Digital rappelle que proposer une expérience utilisateur réussie passe par des ajustements minutieux : réduire le temps de chargement à moins de 2,5 secondes, concevoir des parcours clairs et afficher des éléments de réassurance visibles. En offrant une expérience à la hauteur des attentes des internautes, les entreprises renforcent leur positionnement sur les moteurs de recherche tout en répondant aux besoins réels de leur audience.

    5- Se préparer à l’émergence des moteurs génératifs avec le GEO

    L’arrivée des IA comme Search GPT ou Perplexity redessine les contours du SEO. Pour rester compétitifs, les sites doivent maintenant penser à leur optimisation pour les moteurs génératifs, ce que Pierre Garro décrit comme le « Generative Engine Optimization » (GEO). Ce nouvel axe stratégique consiste à adapter les contenus et la structure des sites pour qu’ils soient facilement exploitables par ces IA.

    Elysée Digital invite les entreprises à considérer cette évolution comme une opportunité plutôt qu’une contrainte. Anticiper les exigences des moteurs génératifs permet non seulement de maintenir sa visibilité, mais aussi de se positionner comme un acteur innovant dans son domaine.

  • Marketing : quelles sont les meilleures stratégies pour 2025

    Le baromètre Social Média pour mieux comprendre ses audiences 

    par Brandwatch 

    Comment les professionnels du marketing et du social media peuvent-ils naviguer dans le monde des réseaux sociaux en 2025 afin d’adapter leur stratégie et développer l’engagement avec leurs consommateurs et leur communauté ?

    Brandwatch a analysé 718,6 millions de mentions en ligne dans huit secteurs d’activité, dont 24,5 millions de mentions liées au retail pour réaliser un baromètre social media.

    Émotions, thèmes clés abordés, interaction, comparaison générationnelle, jours de publication … les professionnels du marketing et les analystes vont découvrir les critères de référence et les données dont ils ont besoin pour révéler les opportunités et élaborer de meilleures stratégies pour 2025.

    Le retail suscite des émotions positives

    L’analyse des émotions et des sentiments permet à une entreprise de mieux comprendre l’opinion que le public a de sa marque, de ses produits et services, ainsi que le type de contenus à partager sur ses réseaux sociaux.

    Le retail est le deuxième secteur a suscité les posts les plus joyeux (54 %) juste derrière le divertissement (56 %) et il se classe en bas du tableau (5ème place) pour la colère.

    Les consommateurs surveillent les prix

    Les acheteurs discutent souvent des prix des produits et services. Plus de 105,1 000 mentions sont relatives aux changements et aux augmentations de prix et soulèvent principalement :

    –          Les écarts entre les prix en ligne et en magasin

    –          Les frais cachés et les remises trompeuses qui ne correspondent pas aux prix finaux à la caisse

    Les consommateurs n’hésitent pas à conseiller les autres sur les endroits où il est moins cher de faire ses courses : plus de 170 000 mentions de « moins cher que » et « pour moins cher » ont été enregistrées dans les conversations liées au commerce de détail.

    Un service client essentiel

    Les discussions sur l’expérience client ont souligné que la qualité du service est essentielle pour maintenir la satisfaction client.

    Des problèmes courants tels que de longs délais d’attente, un personnel impoli et des problèmes avec les commandes, en ligne et en magasin, ont eu un impact sur les décisions des clients de retourner les produits.

    L’aéroport comme lieu de shopping

    Les consommateurs ont félicité les aéroports pour offrir des expériences d’achat uniques, telles que des articles en édition limitée ou des magasins éphémères. Mais ils ont critiqué le choix limité de nourriture et de souvenirs ainsi que des magasins souvent fermés ou affichant des étagères vides dans certains aéroports.

    Répartition du public par génération pour chaque secteur d’activité : les milléniaux mènent le jeu notamment pour le retail

    L’analyse de l’âge permet d’adopter les codes propres à chaque génération pour s’adresser à ces dernières (langage, format, visuel …).

    Exception faite de l’énergie, les milléniaux sont les plus nombreux à mener la plupart des discussions sur X et Reddit pour tous les autres secteurs. Ils sont 40,2 % à le faire pour celui du retail, ce qui en fait le premier groupe de ce secteur, suivi par la génération X

    Focus sur les interactions des marques sur X

    Les comptes appartenant à une marque sont, en moyenne, à l’origine d’un peu plus de 1 % (1,11 %) des discussions à leur sujet. Ce nombre est encore plus faible que celui de l’an dernier, qui totalisait 1,51 %. On constate l’importance grandissante pour les marketeurs à écouter les consommateurs et à veiller aux propos de ces derniers que ce soit pour adapter leurs produits et services, orienter leur stratégie ou encore suivre leur réputation.

    Si les marques qui postent le plus sur X sont celles de l’alimentaire, celles qui sont les plus taguées par les consommateurs appartiennent aux secteurs du retail (86 %).

    Marques les plus performantes sur les réseaux sociaux : Etsy, Shoppers Stop et Uniqlo

    Etsy, Shoppers Stop et Uniqlo ont axé leur contenu sur les réseaux sociaux sur la promotion de produits uniques, l’offre de réductions ou le lancement de nouvelles collections. Elles ont également utilisé des campagnes ciblées et des hashtags populaires pour engager leur public et accroître la visibilité de leur marque.

    Pour identifier les marques à surveiller, a été utilisé un mélange du score d’engagement de Brandwatch pour identifier les publications de marque les plus performantes et du benchmark Brandwatch pour approfondir les raisons de leur succès social.

    Les meilleurs jours pour publier par secteur

    Le nombre de posts propre à chaque secteur d’activité selon les jours de la semaine permet de déterminer les jours les plus propices à l’engagement des marques : un nombre plus élevé offre de plus grandes opportunités d’engagement. Le dimanche est, pour tous, le jour le plus calme alors que, en moyenne, le mercredi a enregistré le plus grand nombre de mentions, suivi de très près par le jeudi.

    Le retail est l’un des rares secteur (avec les produits de grande consommation) à afficher le mardi comme meilleur jour de publication.

    Quant aux taux d’engagement, les marques de vente au détail ont :

    –          Un taux d’engagement moyen des publications Instagram : 6,4 %

    –          Une moyenne de 14 publications par mois sur X

    –          466 000 mentions « j’aime » sur les vidéos Youtube

    Pour télécharger le Baromètre Social Média c’est ici 

  • Quand 80% des créateurs de contenu monétisent leurs activités

    Comprendre la monétisation des créateurs et créatrices de contenu en France

    Selon  Fiverr International Ltd. (NYSE : FVRR), publie une étude  en collaboration avec Les Gens d’Internet

    Aujourd’hui, les créateurs de contenu allient passion et entrepreneuriat.
    Si partager une passion reste central, la montée en puissance du marketing d’influence montre une évolution vers des objectifs commerciaux, où les réseaux sociaux deviennent des leviers marketing clés. Cette transformation reflète la maturation du secteur, où créativité et stratégie répondent à un marché compétitif.

    Les micro-influenceurs, acteurs majeurs de la création de contenu

    Les créateurs français se distinguent par leur statut de micro-influenceurs, 56 % d’entre eux comptant moins de 100 000 abonnés. Malgré une audience plus restreinte, ils démontrent une grande adaptabilité en diversifiant leurs plateformes et leurs formats de contenu. Instagram domine avec 85 % d’utilisation, suivi par TikTok (80 %) et YouTube (48 %).
    Les vidéos courtes s’imposent comme le format phare, adopté par 92 % des créateurs. Pour maximiser leur visibilité et attirer des marques, 26 % se tournent vers des compétences commerciales, soulignant l’importance de stratégies professionnelles pour monétiser leur activité.

    « Les micro-influenceurs jouent un rôle clé dans l’écosystème des créateurs, car leur proximité avec leur communauté leur permet de générer un engagement authentique. Mais pour se démarquer dans un marché saturé, ils doivent professionnaliser leur approche, que ce soit en diversifiant leurs formats ou en développant des partenariats stratégiques, » explique Myriam Roche, fondatrice de Les Gens d’Internet.

    100 000 abonnés : le seuil pour commencer à monétiser son contenu

    La monétisation des créateurs varie considérablement en fonction de la taille de leur communauté. Si les revenus sont inégaux, les créateurs peuvent commencer à générer de l’argent dès 100 000 abonnés. Cependant, en dessous de ce seuil, la majorité peine à tirer des revenus significatifs : 30 % des créateurs ayant moins de 100 000 abonnés ne génèrent aucun revenu, et 24 % gagnent moins de 5 000 euros par an. À l’inverse, moins de 1 % des créateurs génèrent plus de 500 000 euros annuels, mais concentrent une part importante des gains.

    Les partenariats avec des marques représentent la principale source de revenus pour plus de 90% des créateurs interrogés. Les créateurs de moins de 100 000 abonnés, quant à eux, diversifient davantage leurs revenus : 13 % d’entre eux tirent des revenus des dons, tandis que 21 % génèrent des revenus via la vente de produits digitaux.

    Diversification des revenus et visibilité : les leviers clés pour les créateurs de contenu

    Pour sécuriser leurs revenus dans un secteur en constante évolution, 80% des profils interrogés disent monétiser leurs contenus. Ils n’ont pas qu’une seule source de rémunération, mais plusieurs. En combinant réseaux sociaux, partenariats, affiliation et vente de produits digitaux, ils parviennent à réduire leur dépendance à une seule plateforme ou à une seule source de financement.

    Maintenir une visibilité constante est une priorité : 52 % des créateurs publient plusieurs fois par mois pour séduire les marques et fidéliser leurs communautés. Cette régularité semble essentielle pour attirer de nouvelles opportunités de collaboration.

    Cependant, les défis persistent : 53 % des créateurs identifient la recherche de sponsors comme leur principal obstacle.  Pour 70 % des créateurs avec plus de 500 000 abonnés, la recherche des partenaires reste leur première préoccupation. 68% des créateurs avec moins de 100 000 abonnés, sont particulièrement affectés par les algorithmes des plateformes, qui affectent leur visibilité.

    Structuration d’un écosystème autour des créateurs

    L’organisation de leur activité représente également un défi : 62 % des créateurs travaillent seuls dans leur entreprise. Pour répondre aux besoins spécifiques de leur activité, ils font également appel à des freelances, qui représentent 41 % des recrutements, pour des missions telles que la production de vidéos ou la gestion des réseaux sociaux. Ce recours croissant à des experts extérieurs témoigne de l’émergence d’un écosystème structuré, où créateurs, freelances et marques collaborent pour générer une valeur économique partagée.

    « Le recours à des freelances est une étape clé dans la professionnalisation des créateurs de contenu. Cela leur permet de se concentrer sur leur cœur de métier, tout en bénéficiant de compétences spécifiques pour répondre aux attentes croissantes des marques et des audiences. Cette collaboration contribue également à structurer un écosystème dynamique et durable, » affirme Franck Thomas, responsable France chez Fiverr

    Bien que jeune, l’industrie de la création de contenu en France se structure rapidement. Avec une gestion professionnelle et stratégique, les créateurs posent les bases d’un écosystème où talent et collaboration sont au cœur de la réussite.

    Pour se développer sur les réseaux sociaux, les créatrices et créateurs doivent adapter leurs contenus aux tendances et aux évolutions des plateformes pour générer des revenus. Cependant, les plateformes ne sont pas leur seule source de rémunération : les collaborations avec les marques jouent un rôle clé, contribuant à leur professionnalisation et à l’expansion de leurs activités, » ajoute Benjamin Debon, créateur de contenu YouTube.