Catégorie : Blockchain

  • Arianee, l’une des premières applications de la technologie blockchain pour le grand public

    La première application blockchain Grand Public 

    La plupart des projets de blockchain restent intangibles tant il est difficile de saisir concrètement leur utilité dans notre vie quotidienne. Ce n’est pas le cas d’Arianee, l’une des premières applications de la technologie blockchain pour le grand public.

    Créé par une équipe d’experts et d’entrepreneurs de l’industrie du luxe, ce projet blockchain français s’est donné pour mission de construire la première plateforme universelle, sécurisée et décentralisée pour certifier et tracer la propriété des objets de valeur. Le concept est également sans précédent dans la mesure où il va permettre d’établir un lien unique entre les propriétaires d’articles de luxe et les marques.

    Comment ça marche ?

    Chaque objet enregistré sur le protocole Arianee devient un « Smart-asset » : il se voit ainsi attribuer une identité digitale unique et irremplaçable. Techniquement, il s’agit d’un token non fongible conforme au standard ERC-721.

    Prenons l’exemple d’un particulier qui souhaite s’offrir une montre de luxe.

    Lors de l’achat, la transaction est enregistrée sur la blockchain, la rendant immuable. L’acheteur devient ainsi le seul propriétaire de cet objet. Via son téléphone, il peut retracer à tout moment la vie de l’objet, s’assurer qu’il a bien été authentifié par le fabricant et qu’il n’a pas été déclaré volé ni perdu. Il peut également transférer son certificat d’authenticité à un nouvel acquéreur.

    Vous pouvez découvrir ici la démo de l’appli qui vient de sortir et enregistrer vous-même un article sur le protocole.

     

  • #USI2018 – Pourquoi la blockchain est appelée à révolutionner les transactions et les échanges dans les années à venir ? 

    USI 2018 – Pourquoi la blockchain est appelée à révolutionner les transactions et les échanges dans les années à venir ?

    Lors de l’événement USI2018 qui s’est déroulé le 25 et 26 juin dernier à Paris, mydigitalweek a rencontré Primavera de Filippi, une jeune chercheuse au Cersa (CNRS), et au Berkman Center for Internet & Society à l’Université d’Harvard. Passionnée par les sujets autour de la blockchain, Primavera soulève les problématiques que font surgir les technologies sur le plan juridique.

    MyDigitalWeek : tout le monde regarde, peu de gens comprennent vraiment, et personne ne sait encore quel est l’avenir de cette nouvelle manière d’authentifier et de sécuriser les transactions. Quelle est votre définition de la Blockchain ?

    Primavera de Filippi : Ce qu’on appelle une blockchain, c’est une base de données qui, au lieu d’être stockée chez un intermédiaire central, est distribuée sur différents ordinateurs au travers d’un réseau ( peer-to-peer) – avec des techniques cryptographiques de certification et de non répudation

    Les ordinateurs conservent une trace de toutes les transactions. Cela constitue une sorte de registre (indélébile et décentralisé), de tous les échanges effectués. In fine, la blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, qui fonctionne sans organe central de contrôle.

    “Il s’agit d’une technologie de stockage et de transmission d’information, Cette technologie possède en particulier trois caractéristiques : elle est transparente, sécurisée et fonctionne sans organe central de contrôle”

    MyDigitalWeek : Pourquoi est-ce une technologie disruptive ?

    Primavera de Filippi :  La blockchain n’est pas juste une nouvelle technologie de plus. Elle va changer le paradigme de pensée, notamment par la suppression des intermédiaires alors que notre organisation sociale repose sur eux. La blockchain sert bien sûr à faire des transactions plus vite et à moindre coût, mais cela permet surtout de nouveaux usages et un changement dans les manières de penser.

     MyDigitalWeek :  La Blockchain est-elle synonyme de moteur de confiance ?  

     Primavera de Filippi : C’est plutôt un système trustless. Dans la communauté Blockchain, on a tendance à penser que les individus et les organisations ne sont pas dignes de confiance et que les transactions devraient être en conséquence gérées exclusivement par du code informatique.
    Mais, quand la confiance dans la techno est rompue à cause de circonstances imprévues, comme une faille dans le code ou dans la conception, alors le système tout entier risque de se rompre. Seule l’intervention permet de restaurer les garanties originelles et la confiance. Le débat est de savoir si l’on peut modifier l’historique des transactions interroge la raison même d’être de ces systèmes.

    MyDigitalWeek :  La blockchain n’a t- elle pas besoin avant tout de pédagogie et d’évangelisation plutôt que de gouvernance 

    Primavera de Filippi :À l’instar d’Internet qui a mis une décennie à transformer les économies et la société, il faudra sans doute attendre plusieurs années avant de constater ses effets disrupteurs. Des freins subsistent en particulier dans le cadre juridique. A ce jour, aucune application s’appuyant sur la blockchain n’a révolutionné notre quotidien. Mais les idées et les expérimentations ne manquent pas.

    MyDigitalWeek :  Quelle est la place de la France à ce niveau ?

    Primavera de Filippi : La France n’est pas en retard au niveau technoogique. Mais comme ailleurs c’est le cadre juridique qu’il faut travailer. Qui décide des règles ? Qui surveillent leurs applications ? Malheureusement, ces questions primordiales sont peu abordées pour une raison simple : le développement de cette technologie est assuré par un petit groupe de développeurs. Il n’y a pas vraiment de représentativité des personnes qui vont utiliser ou qui vont être assujetties à cette technologie.

    MyDigitalWeek :  Un message à faire passer ?

    Primavera de Filippi : La blockchain a aujourd’hui besoin de se poser la question du maintien de son ordre social et moral. Comment encadrer les risques de voir cette technologie utilisée contre l’intérêt général ? Comment être certain que la blockchain respecte toutes les questions de vie privée et de confidentialité ? Il y a encore beaucoup de questions, allant de celle des intérêts de chacun et celle de la régulation. Le prochain défi est d’incorporer des mécanismes juridiques à l’intérieur de la technologie, afin de pouvoir la gérer.

    Propos recueillis par Annie Lichtner 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Essor des Crypto-monnaies : une valorisation de plus de 1000 Mds de dollars en 2021

    ESSOR DES CRYPTO-MONNAIES : UNE VALORISATION ATTENDUE DE PLUS DE MILLE MILLIARDS DE DOLLARS D’ICI TROIS ANS ! 

    Citigate Dewe Rogerson, agence de communication corporate, financière et d’influence, publie aujourd’hui les résultats de son étude réalisée auprès d’investisseurs et de professionnels du secteur financier intitulée « Investor Perception: Crypto-Currencies ». Cette étude met en exergue les anticipations positives d’une majorité d’investisseurs concernant l’essor des crypto-monnaies et leur valorisation.

    • 56% des investisseurs ayant déjà investi dans les crypto-monnaies prévoient de renforcer leurs positions dans les douze prochains mois
    • 59% des professionnels du secteur financier anticipent une hausse de la valorisation globale des crypto-monnaies qui devrait atteindre plus de mille milliards de dollars d’ici trois ans

    Hausse attendue des investissements dans les crypto-monnaies et de leur valorisation

    L’étude révèle que 56% des investisseurs ayant déjà investi dans les crypto-monnaies ont l’intention d’en acquérir plus dans les 12 prochains mois, contre 31% qui pensent conserver ou réduire leur exposition. Malgré la volatilité récente sur ce marché, seuls 8% des investisseurs prévoient de vendre l’intégralité de leur position dans les crypto-monnaies.

    Par ailleurs, les résultats de l’étude montrent que 54% des professionnels du secteur financier interrogés anticipent une hausse de la valorisation des crypto-monnaies au cours des 12 prochains mois. De même, sur les trois prochaines années, 50% des professionnels attendent une hausse de la valorisation des crypto-monnaies, 32% d’entre eux estiment qu’elle sera « très importante ». Moins d’un tiers (28%) seulement des professionnels interrogés pensent que la valorisation diminuera d’ici 2021.

    Plus précisément, plus de la moitié des professionnels du secteur financier (59%) estiment que la valorisation globale des crypto-monnaies va dépasser les mille milliards de dollars dans les trois prochaines années. 15% d’entre eux l’évaluent même à plus de deux mille milliards de dollars soit plus du double de la valorisation actuelle, estimée à environ 800 milliards de dollars. Seuls 19% des personnes interrogées considèrent que le marché va se rétracter et passer sous la barre des huit-cents milliards de dollars d’ici à 2023.

    Antoine Denry, Managing Director de Citigate Dewe Rogerson Paris commente : « Malgré la volatilité et le manque de sous-jacents, les investisseurs ne semblent pas inquiets sur les perspectives des crypto-monnaies, que ce soit en termes de valorisation ou dans ses utilisations, a fortiori si une réglementation se met en place progressivement. »

    L’essor des crypto-monnaies répond à des tendances lourdes selon les professionnels financiers

    • Une utilisation croissante par les grands groupes

    Plus de deux tiers (68%) des professionnels du secteur financier considèrent que les grandes entreprises auront de plus en plus recours à la crypto-monnaie. Parmi les raisons invoquées, 68% anticipent que cela sera par l’intermédiaire de smart contracts (protocoles informatiques qui facilitent et exécutent les contrats) et autres technologies blockchain, 54% estiment que c’est un moyen pertinent de levée de fonds, enfin 50% considèrent que cela leur permettra de régler leurs fournisseurs.

    • La recherche de nouveaux modes de paiement ou de transfert d’argent

    70% des professionnels du secteur financier pensent qu’il y aura sur les cinq prochaines années une hausse de l’utilisation des crypto-monnaies pour les paiements ou transferts d’argent.

    Cette hausse devrait être facilitée par une expansion des capacités de retrait. Alors que la convertibilité crypto-monnaie/monnaie fiduciaire est encore source de problèmes, certaines grandes banques se positionnent déjà pour permettre à leurs clients d’échanger leurs crypto-monnaies directement sur leurs comptes. La banque Barclays en est le plus récent exemple avec la signature d’un accord avec la plus grande base d’échange de crypto-monnaie Coinbase. Ce type d’accord devrait vraisemblablement permettre à un public plus large d’investir dans la crypto-monnaie.

    • Le développement de la blockchain

    Pour 77% des professionnels financiers, l’utilisation de la technologie blockchain devrait également augmenter dans les cinq prochaines années, parmi eux 44% considérant même que cette augmentation sera « très importante ».

    Cette augmentation permettrait en effet une amélioration de la technologie et des possibilités qu’elle offre. Alors que la blockchain n’est pas encore apte à gérer les milliards de dollars transférés chaque jour dans le monde, ces améliorations peuvent redéfinir le futur des transferts d’argent internationaux avec des paiements qui peuvent être désormais effectués en moins de 30 minutes avec l’aide d’organismes comme SWIFT ou Ripple.

    • Le durcissement en vue de la réglementation

    Les professionnels du secteur financier anticipent enfin un durcissement de la réglementation autour des crypto-monnaies au cours des deux prochaines années. Parmi eux, 62% considèrent que le renforcement de la réglementation sera « très fort », contre 11% seulement qui estiment qu’il sera « modéré ».

    En effet, la Banque de France a récemment détaillé ses pistes pour l’encadrement des crypto-monnaies. Parmi elles, l’interdiction des dépôts et prêts en crypto-monnaie pour les banques et assurances. Autre piste envisagée : l’interdiction pour les banques de proposer des souscriptions à des fonds en crypto-monnaie.

    Cette future hausse de la réglementation ne devrait cependant pas réduire le volume d’échange des crypto-monnaies. En effet, pour 44% des professionnels du secteur financier, l’investissement dans les crypto-monnaies augmentera d’autant plus vite qu’une réglementation sera mise en place progressivement.

     Méthodologie de l’étude

    Cette étude a été réalisée le 28 février 2018 au Royaume-Uni auprès d’un échantillon de 1042 personnes parmi lesquelles 146 investisseurs ayant déjà investi dans les crypto-monnaies. L’étude a été réalisée en ligne via le “Market Research Company Consumer Intelligence”.

    Par ailleurs, 30 professionnels du secteur financier ont été interrogés entre février et mars 2018 par le “Market Research Company PollRight”.

     

  • Maddy Keynote 2018, la cité du futur : entre mobilité, bien-être et Intelligence Artificielle

    Maddy Keynote 2018, la cité du futur : entre mobilité, bien-être et Intelligence Artificielle

    Le 1er février dernier, le Centquatre ouvrait ses portes pour accueillir l’édition 2018 de la Maddy Keynote. Les conférences et les workshop ont rythmé cette journée afin de nous éclairer sur le monde de demain.

    Une vision nouvelle de la mobilité pour la cité du futur 

    « J’ai 80 ans et je vais vous parler d’innovation » nous lance avec ironie Rachel Picard, directrice générale chez Voyages SNCF.

    Il est question de mobilité depuis 1938 avec les chemins de fer mais ce n’est que dans les années 1980 que nous assistons à une véritable révolution : les TGV. L’objectif principal était de réduire au maximum la distance et le temps de trajet. À l’heure où l’on parle d’une cité du futur, il est grand temps de voir plus loin.

    INNOVER : pour Rachel Picard, l’innovation dans la mobilité passe par un profond changement de méthodes. Il faut que la SNCF ait plus d’agilité et d’ouverture. Leur nouvelle mission ? Faire un nouveau TGV connecté, moins cher en temps et en argent. Pour la réaliser, la SNCF va passer par 20 experts de la SNCF et d’Alstom. Ces derniers vont travailler avec des startups mais Rachel Picard nous explique qu’elle veut changer la donne. « Qu’est-ce qu’on peut faire pour eux ? C’est-à-dire que nous allons travailler avec eux en les aidant avec nos codeurs, UX, etc pour en ressortir le meilleur ».

    OSER : « Il faut écouter et aller à la rencontre de nos clients. » Maintenant grâce à OUI.sncf (anciennement Voyages-sncf), de nouveaux modèles sont proposés aux voyageurs. Rachel Picard  cible surtout les jeunes avec des forfaits illimités pour le TGV : le TGVMax. Lancé en janvier 2017, il permet de prendre le TGV n’importe quand excepté aux heures de pointe et pendant les vacances scolaires. Ce forfait a séduit plus de 4 millions de voyageurs et a permis à la SNCF de recentrer son offre de TGV auprès des jeunes.

    TRANSFORMER : la SNCF est bien décidée à opérer avec des nouvelles mobilités et des nouveaux acteurs. L’Intelligence Artificielle sera au coeur de la vie des voyageurs. Elle anticipera les trajets et fera office d’assistant personnel de mobilité, à l’instar d’un Google Home pour ne citer que lui.

    Pour terminer, Rachel Picard aborde leur projet futuriste de train à très grande vitesse avec l’Hyperloop One. « A l’avenir, nous pourrons rêver d’un Paris-Nice en 50 min »

    Mobility Grid et smart city 

    « Une smart city, c’est une ville silencieuse, saine, fluide, solidaire et sobre » nous déclare Marie-Claude Dupuis, directrice de la stratégie de l’innovation et du développement à la RATP.

    La cité du futur selon la RATP sera une cité où le développement de la mobilité électrique sera parallèle au développement des énergies renouvelables. La technologie sera au service du bien-être des voyageurs : « il n’y a pas de smart city sans smart grid ». La smart city sera basée sur des nouvelles mobilités telles que le transport à la demande. Les voyageurs auront la possibilité de gérer leurs trajets et leurs moyens de transport : grâce au MASS, ils cocheront les données proposées en fonction de leurs envies.

    La smart city de la RATP, ce sera aussi toute une flotte de robot-taxi. Ces voitures autonomes permettront de réduire les coûts de 50% mais de nombreux tests restent à faire. Il y aura également un développement de la 3G/4G dans les métros ainsi que de tramways.

    « Et qui dit smart city ne veut pas forcément dire une réduction d’emploi. Au contraire, la RATP s’engage dans l’accompagnement et le retour à l’emploi ». Le ton est donné pour la smart city du futur.

    L’Intelligence Artificielle : le jour d’après 

    « L’objectif est de trouver des réponses à des questions données » nous rappelle Nicolas Demassieux, Senior Vice President chez Orange Labs Research. L’Intelligence Artificielle n’est plus un terme à définir, bien que plusieurs définitions lui soient attribuées. Celle que l’on retient est la reproduction de tâches cognitives humaines. Pourtant, 3 problèmes sont décelés avec l’IA. Tout d’abord il faut prendre en compte son taux d’erreur : bien qu’elle ne soit qu’à hauteur de 3%, l’Intelligence Artificielle n’est pas sans faille. De plus, il faut aborder les biais d’apprentissage : basée sur des données biaisées, l’IA ne peut avoir une analyse exacte. Par exemple dans le recrutement, un homme sera choisi plutôt qu’une femme car la domination de l’homme est dans les moeurs. Enfin, l’explicabilité est également un problème : à l’inverse de l’humain, l’IA ne peut expliquer pourquoi elle a fait tel ou tel choix, elle l’a juste assimilé. Au contraire, l’humain possède un certain recul et a conscience de ce qu’il fait, il peut donc l’expliquer.

    Et l’Intelligence Artificielle du jour d’après alors ? De nous jours, il y a beaucoup trop d’idées reçues sur cette dernière : l’anthropomorphisme qu’on lui prête peut faire peur à certains mais ce qui est essentiel, c’est de découvrir des nouveaux modes de raisonnements et d’en faire ressortir une certaine altérité. Ces espèces de clones doivent être plus humain pour qu’on leur accorde notre confiance.

    Temps fort de la MK2018 : le live session de Julian Assange 

    Le célèbre et controversé fondateur de Wikileaks : julien Assange, a accordé une session de questions-réponses inédite où aucune caméra n’était autorisée à filmer. Lors de ce live, Julian Assange a abordé des thèmes actuels : le blockchain, la cryptographie qu’il qualifie de « liberty on internet », la surveillance massive que nous subissons. Il a également évoqué les fameuses « fake news », notamment en politique. Pour terminer, il a longuement parlé de la démocratie : « La démocratie ne fait pas l’égalité, l’égalité amène les problèmes et ces problèmes sont réglés par la démocratie elle-même ». À méditer.

    Maëva Ramsahai

  • Des FinTech aux RegTech

    Des FinTech aux RegTech


    Par Corinne Estève Diemunsch, Directrice Marketing et Communication, Limonetik

    Saviez-vous que les RegTech (Regulatory Technology) ont vu le jour il y a déjà quelques années ? Elles suivent ces cinq dernières années l’adoption de nouveaux textes réglementaires aux Etats-Unis comme en Europe : Fiduciary Rule, Dodd-Franck Act, CAT, MiFID I et II, PSD1 et 2. Autant de cigles abstraits, que de possibilités d’exploitation pour ce nouveau marché des RegTech.

    Des solutions technologiques innovantes sont proposées aux acteurs financiers pour – au-delà du respect à moindre coût de ces réglementations, ou au contraire de l’optimisation des vides réglementaires laissés – améliorer le pilotage des risques et la gestion de l’activité financière. Attention, ne vous méprenez pas, il ne s’agit plus d’un vocable n’intéressant que les responsables juridiques ou les geeks ; près d’une société sur cinq a déjà implémenté une solution RegTech.

    La pression réglementaire soutenue incite les sociétés financières à souscrire aux services de RegTech pour standardiser leur processus de conformité.

    REGTech versus FINTech : entre réglementation et innovation technologique

    FinTech, LegalTech, RegTech… sont complémentaires et flirtent parfois les unes avec les autres. Pour faire simple, si les premières correspondent à des offres technologiques relatives à l’industrie de la finance et du paiement, les secondes ont pour objectif de fournir des outils juridiques pour alléger la charge administrative des entreprises ; par exemple en matière d’édition de contrats, de signature électronique, etc. Les RegTech ont quant à elles, pour finalité de gérer tous les aspects réglementaires financiers, du calcul des ratios à la remise des rapports financiers en passant par la conformité des modèles de risque interne et les KYC (Know your Customer). Leur vocation est d’aider les entreprises à adapter leurs outils et leurs processus aux règles juridiques et aux juridictions.

    Finance, Règlementation et Technologies s’entremêlent toujours plus étroitement ! Cette année encore Money2020 a mis à l’honneur les effets d’opportunités des nouvelles technologies, pour la croissance exponentielle des créations de RegTech. Quésako ?

    RegTech, une application de Data Analytics, ou encore mieux d’Intelligence Artificielle ?

    Quand on parle de RegTech, on peut – à tort – comprendre qu’il s’agit essentiellement d’une application de Data Analytics ou de processus agiles pour les organisations financières… Pourquoi s’y intéresser ? Après tout, il existe pléthore de solutions sur le marché ! Détrompez-vous, Mademoiselle RegTech à l’instar de sa sœur, FinTech, est une science en permanente évolution ; tout comme la réglementation à laquelle elle doit s’adapter. Il serait insensé de croire que les RegTech n’adressent d’ailleurs que le réglementaire ; elles répondent à de nouveaux défis technologiques dans le domaine du traitement des données structurées et non structurées et ouvrent de nombreux domaines d’application comme l’usage de la biométrie pour l’identification individuelle, la blockchain pour la vérification de l’identité numérique, la cryptographie pour la sécurité des données.

    Aux États-Unis et au Royaume-Uni, KPMG annonce que le secteur aurait attiré quelque 219 millions de dollars d’investissements au premier trimestre 2017, pour y développer les usages de la blockchain.

    De son côté, le Machine Learning correspond au « nec plus ultra » ces derniers temps. Les RegTech s’essaient donc aussi à l’Intelligence Artificielle. Un acteur devenu majeur dans ce secteur, Trulioo, confirme les progrès générés en matière d’enrôlement client. Notamment, pour les processus de vérification des KYC et AML (lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent). L’automatisation de l’apprentissage et de la reconnaissance des faux, couplée avec l’analyse des données non structurées, permettent d’accélérer la sélection des données pertinentes.

    Une nouvelle manière de lutter contre les fraudes à l’échelle globale

    Ne croyez pas que le boom des RegTech soit un phénomène localisé ; toutes les places financières voient arriver ces startups d’un nouveau genre. Comme pour Trulioo, les données collectées sont internationales, pour une vérification maximale et une lutte optimale. Contrairement au traitement « plume et goudron », les RegTech viennent chatouiller la voute plantaire du blanchiment d’argent telle la plume d’oie utilisée pour torturer les présumés coupables.

    L’effervescence liée à l’ouverture des marchés, à la globalisation, n’est pas innocente dans l’essor des RegTech. Elles bénéficient d’un environnement idéal mais dangereux. Plus les entreprises évoluent dans des milieux concurrentiels et légaux, plus elles doivent maîtriser leurs risques. Et ainsi mettre en place des structures flexibles leur permettant d’obtenir une vision complète de l’ensemble de leurs données, des risques auxquels elles sont exposées, et de leur marge de progression pour être en conformité. C’est là les beautés des RegTech dont le rôle est d’aider à l’identification des points de vigilance, faciliter le respect des normes et limiter les risques de pénalité. La mise en conformité est devenue stratégique et incontournable. La startup new-yorkaise 8of9 suit ce parti pris en se présentant comme une solution apportant de l’ordre dans le chaos.

    L’année dernière, le scandale des faux comptes de Wells Fargo a alimenté le débat autour du recours nécessaire aux RegTech pour les grands établissements financiers. D’autant que cette année encore, la banque n’est toujours pas capable de montrer les améliorations mises en place au Comité chargé des Banques et des Finances du Sénat américain. Cela apporte de l’eau au moulin des RegTech.

    Si leur montée en force s’explique par une large palette de services couverts, certaines vont même jusqu’à y voir des potentiels d’upsell… Pas folles, malgré le contre-exemple de Wells Fargo, nombreuses sont les directions de banques qui auraient été séduites par les beautés de la RegTech dès son apparition.

  • REPLAY – Avolta Partners – Les ICOs : buzzword, véritable révolution ou simple alternative ? ( initial coin offering)

    ICOs comment ça marche ?

    4 spécialistes de la blockchain partagent leurs insights sur la question.

    Philippe Rodriguez, Managing Partner d’Avolta Partners et auteur de La Révolution Blockchain  
    Hubert de Vauplane, Avocat associé chez Kramer Levin
    Virginie Gretz, Co-fondatrice de l’incubateur Chainforge
    Sébastien Bourguignon, Expert ICO pour Chaineum

    Programme de la table-ronde
    Cliquez sur la question pour accéder directement à la réponse en vidéo : 

     

  • Quand la Blockchain révolutionne l’économie de partage 

    Quand la Blockchain révolutionne l’économie de partage 

    Par Christophe DOROTHE, Chef de projet R&D chez SMILE

    Phénoménal buzzword, la blockchain est sur toutes les lèvres. En témoigne son incroyable emballement médiatique. Modèle sécurisé de consensus décentralisé, la Blockchain ouvre le champ des possibles. Pas un secteur d’activité ne lui échappe, ses cas d’usage semblent « illimités ».

    Considérée comme la « seconde révolution Internet », elle offre un changement de paradigme des systèmes de gouvernance actuels qui partent du principe que seul un ordre hiérarchique et centralisé permet de maintenir la cohésion de la société. Elle fait passer d’un système pyramidal à un ordre social qui émerge spontanément du comportement et des interactions des individus sans qu’aucune instance planificatrice ou créatrice n’ait structuré ou organisé un tel ordre. Elle forme une société de réseau « d’ordre spontané ». Vraie opportunité économique, elle s’est affranchie des cadres financier et bancaire dans lesquels elle était cantonnée. Depuis, la Blockchain s’est largement « répandue » et impacte de nombreux secteurs d’activités hétérogènes.

    Pour autant, l’écart entre les promesses attendues et les mises en œuvre effectives a fait douter de sa réelle viabilité et de son employabilité. Il a fallu du temps avant que n’émergent de vrais cas d’applications concrets et que la Blockchain devienne une « réalité».

    Aujourd’hui, sa mise en pratique et ses avantages ne sont plus à démontrer. Son marché compte plus d’une centaine de solutions. Ses possibilités sont tellement nombreuses, qu’elle crée même de nouveaux services, de nouveaux marchés. Porté par sa communauté et ses acteurs moteurs, l’écosystème Blockchain a atteint cette année une certaine maturité.

    Deux grandes catégories de Blockchain se distinguent. D’un côté, les blockchain publiques, ouvertes à tout le monde (Bitcoin, Ethereum, Tezos, etc.), et de l’autre côté les blockchains entreprises (Hyperledger, Ripple, MultiChain, etc.). Privées, elles ne sont accessibles que par des utilisateurs autorisés et connus. Parmi ces catégories, deux blockchains tirent leur épingle du jeu et sortent vraiment du lot : Ethereum et Hyperledger Fabric.

    La Blockchain est donc un sujet passionnant, mais qui demande du temps et un investissement important afin d’en tirer toute la quintessence. Un temps d’autant plus important que le marché est encore en pleine évolution. Non triviale, la réalisation d’un projet Blockchain peut très vite devenir complexe. Il est donc impératif de s’assurer que l’utilisation de la Blockchain se justifie dans le cas d’usage sélectionné.

    De fait, c’est dès à présent qu’il faut investir dans la Blockchain. Le choix de la ou des Blockchains à étudier et à maitriser est primordial. L’écosystème Blockchain compte trop de solutions différentes pour être toutes maitrisées. Pour autant, il ne se passe pas une journée sans que l’on parle des Blockchains. Et qui ne comptera pas de Blockchain à son actif en 2017 pourrait bien être dépassé.

     

     

     

     

  • Secteur bancaire et IA : la mutation est en marche

    L’Intelligence artificielle investit le secteur bancaire

     par Alain Biancardi, Vice Président Sales, Expert System France

    Aujourd’hui, pour la banque comme pour de très nombreux secteurs, exploiter l’information est devenu primordial: c’est une ressource inestimable pour un organisme financier. L’intelligence artificielle intervient dès ce stade: une partie des processus de compréhension sémantique et d’analyse des contenus textuels peuvent – et doivent – être traités par des technologies telles que l’IA et le machine learning.

    La recherche en langage naturel transforme ainsi l’expérience client via les chatbots et les forums de questions-réponses intelligentes sur les sites web. Plus les questions traitées en langage naturel – par opposition à la recherche par mots-clés – sont adressées précisément, plus le client est facilement et rapidement satisfait, à la hauteur d’un service humain mais affranchi de tout risque de stress ou de conflit et en mode 24h/24 et 7j/7.

    Parce que certaines catégories de clients ne passeront jamais au 100% digital, il est également possible de réduire la durée d’appel SAV en apportant une assistance intelligente aux agents. Les conséquences sont immédiates: d’une part, les coûts fondent et les performances des centres d’appels sont optimisées, et d’autre part, la satisfaction client connaît une forte croissance.

    L’analyse multicanal de la voix du client permet quant à elle d’identifier les sujets d’intérêt des clients ou un potentiel risque d’attrition de leur part. Elle permet également d’adopter des actions correctives efficaces en cas de détection de problème et de capter les signaux faibles susceptibles de nourrir la stratégie marketing du groupe lors de la phase remodelage de ses offres de produits et de services.

    Cette reconnaissance par IA permet d’opérer une véritable révolution dans l’expérience utilisateur telle qu’elle existe aujourd’hui. Cette dynamique nous conduit vers un nouveau type de relation de proximité ‘client-banque’ où le lien permanent n’est plus uniquement réservé aux banques en ligne, mais démocratisé à l’ensemble des établissements bancaires. Ou comment concurrencer ces fintechs tout en modernisant son image…

    Une capacité d’analyse démultipliée

    Déployée au service de l’intelligence économique et marketing, l’IA peut être un véritable atout pour les banques, notamment en leur permettant de construire une vision 360° de leurs clients. Pour cela, l’intelligence artificielle peut réaliser une veille sur le web et les réseaux sociaux afin d’évaluer l’e-réputation d’un établissement ou analyser les verbatim et les emails remontés par les agences afin de qualifier la relation client et de mesurer le taux de satisfaction associé. Elle peut également être un outil de choix pour atteindre un temps de réaction plus compétitif au niveau du traitement des retours des clients. Cette veille doit aussi s’inscrire dans le cadre des benchmarks: c’est aujourd’hui un outil-clé pour étudier les produits et services, le type de communication ou encore le mode de relation-client adoptés par des établissements challengers, et adapter sa stratégie en conséquence.

    Par ailleurs, l’assistance d’une intelligence artificielle peut être un atout concret dans un objectif de réduction des risques opérationnels et contractuels, notamment dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent. En effet, en analysant, selon des règles définies, des contrats signés afin d’en déduire un taux de risque associé dans le cadre d’un investissement ou d’un crédit par exemple, l’IA peut compresser le temps d’investigation requis en le réduisant de plusieurs semaines à quelques minutes! L’intelligence artificielle sémantique peut ainsi apporter une réponse quasi instantanée grâce à l’analyse des données à partir de différentes sources privées et publiques. L’exposition au risque peut ainsi être réduite.

    Automatiser les processus métier

    À l’heure actuelle, la banque pourrait gagner à réduire le temps de traitement des demandes. En effet, des déclarations de type vol/perte de cartes bancaires ou sinistres, doivent désormais devenir des processus automatisés, pour améliorer la productivité et optimiser les coûts. Une assistance IA peut également simplifier des processus internes comme le recrutement: en analysant automatiquement et en croisant les offres d’emploi publiées et les candidatures reçues, il est désormais possible d’accélérer la détection de candidatures pertinentes et donc d’accélérer les recrutements.

    Parmi tous ces processus, l’intérêt que présente l’intelligence artificielle est la réduction drastique du traitement des dossiers, qui peut approcher les 50%. En effet, la documentation reçue par les établissements bancaires, et notamment par ceux qui disposent d’une offre d’assurance, exige une analyse chronophage et coûteuse susceptible de nuire à la satisfaction de leurs clients. L’IA permet aujourd’hui d’extraire les informations importantes contenues dans un dossier de déclaration de sinistres, d’analyser le type de dommage en question, de comprendre s’il est couvert ou non par la police d’assurance. Les données pertinentes peuvent alors être importées dans une base de données de sinistres, et aider ainsi les agents à déclencher le processus d’indemnisation approprié. Néanmoins, l’IA n’a pas vocation à traiter ces dossiers sensibles: elle doit assister la prise de décision en diagnostiquant le pourcentage de risque qui pourra ensuite amener à une décision humaine.

    En investissant le secteur de la banque, l’intelligence artificielle permet de déporter le travail fastidieux de compréhension du contexte vers la technologie pour que l’agent puisse se concentrer uniquement sur des tâches à valeur ajoutée. Réduire les erreurs humaines, accélérer la rapidité des réponses et la satisfaction client : l’IA est là pour assister l’agent dans sa prise de décision en identifiant d’éventuelles imprécisions, les risques de fraude, et en optimisant le ratio entre bénéfice, profitabilité et satisfaction client.

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  • « La blockchain pour les entreprises : Soyez curieux ! »

    « La blockchain pour les entreprises : Soyez curieux »

    Par le MEDEF

    Technologie de la prochaine disruption massive des modèles, des acteurs et des transactions, tout le monde parle de la blockchain… Mais quelles en sont réellement les applications ?

    Très associée à la monnaie numérique, la blockchain a de nombreux autres usages et participe notamment à rendre les entreprises plus efficientes.

    Le MEDEF et le BCG publient un ouvrage de référence sur la technologie blockchain intitulé, « La blockchain pour les entreprises : soyez curieux ! comprendre et expérimenter ». 

    L’objectif : dresser un état des lieux exhaustif à destination des décideurs et chefs d’entreprise pour comprendre les enjeux, les opportunités et les défis de cette technologie qui promet de transformer tous les secteurs de l‘économie. 

  • Comment les nouvelles technologies vont-elles aider les services financiers à se transformer ?

    Comment les nouvelles technologies vont-elles aider les services financiers à se transformer ?

     Infosys propose 5 pistes pour aider les services financiers dans l’adoption d’innovations technologiques bénéfiques à leur business model

    La Blockchain ou encore l’Intelligence Artificielle sont sur toutes les lèvres. Ces nouvelles technologies apportent la promesse de donner une seconde jeunesse à de nombreux secteurs dont les services financiers. Pour ce faire, les banques doivent dès maintenant adopter ces nouvelles technologies à travers plusieurs leviers et domaines bien particuliers. L’objectif principal des services bancaires sera de proposer des offres améliorées voire totalement inédites, pour répondre aux nouvelles habitudes et attentes des consommateurs. Si au départ, ces changements peuvent sembler périlleux, ceux qui s’annoncent dans le domaine de la finance sont prometteurs. Car dans un monde hyper-connecté, il est indispensable de repenser son business model. En 2017, il s’agit de l’orienter pleinement vers les activités numériques. Infosys, propose cinq chantiers technologiques aux banques pour mener à bien cette redynamisation de leurs activités.

    Le passage à l’Open Banking

    Procédé relativement récent, l’Open Banking est perçu comme l’une des pratiques les plus bénéfiques pour la pérennité des banques. En ouvrant leurs plateformes à travers un écosystème connecté, les services financiers, non-financiers et les fournisseurs pourront alors échanger avec plus de fluidité. Se tourner vers l’Open Banking aura aussi des avantages en termes de coûts, qui pèsent actuellement sur la gestion des infrastructures vieillissantes. En réduisant cette part d’investissement conséquente, les banques pourront d’avantage soutenir leurs efforts en gestion de la relation client, à travers des offres qui vont leur permettre de se positionner face à une concurrence exacerbée. Les clients pourront également bénéficier d’interfaces unifiées et interopérables, pour une meilleure expérience utilisateur, grâce à des services complets et plus innovants.

    Relever pleinement le défi du Cloud

    Les banques traditionnelles, qui fonctionnent encore pour beaucoup avec des systèmes d’information bientôt obsolètes, courent le risque de disparaître au profit des banques digitales. Avec l’avènement du Cloud qui s’inscrit dans la transformation digitale des services financiers, les banques qui ont sauté le pas vers la modernisation de leurs activités, profitent déjà d’un large panel d’opportunités. Elles utilisent pleinement le mobile, le Big Data, l’IoT ou encore l’Intelligence Artificielle pour offrir de nouveaux services à leurs clients. Elles gagnent surtout en flexibilité, et suivent le courant insufflé par les FinTech. L’exemple des transactions électroniques qui s’amplifient, montre bien que les banques sont dès à présent obligées d’être de plus en plus agiles pour répondre aux nouvelles exigences des clients. Pour que cela se fasse sans encombre, les banques traditionnelles doivent migrer leurs activités vers des plateformes plus agiles comme le Cloud.

    Revoir les processus internes avec la Blockchain

    Les processus internes des banques vont bientôt nécessiter d’avantage d’interventions. Avec l’arrivée de l’automatisation, répondre à ces attentes croissantes deviendra possible avec la Blockchain. Les banques parient beaucoup sur l’agilité pour satisfaire les demandes de leurs clients. Il faut donc repenser les processus vers une agilité complète et efficace. Les communications inter-organisations vont par exemple s’accroître, et seule la Blockchain pourra porter les projets nécessitant des connexions entre différentes plateformes. Des initiatives conjointes à plusieurs banques autour de réseaux pilotés vont aussi voir le jour. Elles permettront d’assurer les envois de fonds internationaux et de financements commerciaux. Là- encore, seule la Blockchain assurera, grâce à sa traçabilité et sa sécurité, une qualité d’échange fiable et rapide.

    L’Intelligence Artificielle : quand la réalité dépasse la fiction

    Si la science-fiction a fait naître un sentiment de méfiance vis-à-vis de l’Intelligence Artificielle, la réalité de cette technologie est à l’opposé des craintes existantes. En amplifiant le potentiel humain, l’IA repose sur la définition même de l’intelligence, à savoir : un ensemble de processus de pensée permettant de s’adapter à des situations nouvelles, d’apprendre ou de comprendre. L’IA accroît son intelligence et ses performances dès lors que des interactions et des mécanismes de réflexion multiples se mettent en place. C’est ainsi que les opérations de front office et de back office peuvent être améliorées, grâce à l’IA qui résout les problèmes que les humains mettent tant de temps à solutionner. Sur le terrain de l’expérience client, l’IA intégrée aux processus opérationnels permet de réduire de 60% le temps de réponse donné à un client. Les possibilités de l’IA vont bien au-delà, via une expérience client digitale améliorée, ou encore des mesures de sécurité plus fiables, grâce à son intégration au cœur de l’infrastructure bancaire. Pour mener à bien ces expérimentations, les banques peuvent dès à présent mettre en place, par exemple, des démonstrations de faisabilité d’interfaces conversationnelles pour l’IA, à travers leurs stratégies omnicanal.

    Simplifier son architecture bancaire

    Avec l’arrivée de toutes ces nouvelles technologies, l’architecture des banques va se simplifier. Les banques doivent investir en conséquence pour que ces changements puissent s’opérer totalement. Auparavant, les architectures étaient concentrées en un bloc uniforme et très complexe. Désormais, elles seront fractionnées en plusieurs composants, pour faciliter le déploiement et la mise à niveau de fonctionnalités spécifiques. Il s’agira d’une concentration thématique des fonctionnalités, connue comme la modularisation. Les bénéfices seront les suivants : augmentation de l’agilité pour moderniser de façon sélective, suivi du rythme des tendances technologiques actuelles, et atténuation de certains risques liés à des projets nouveaux.