Catégorie : Blockchain

  • Blockchain : pourquoi la zone Euro ne doit pas rater la seconde révolution Internet

    « La Blockchain, une opportunité pour l’Europe – Pourquoi la zone euro ne doit pas rater la seconde révolution d’internet »

    Le rapport de La Fondation Concorde, Bpifrance et Havas Blockchain

    Construit avec les témoignages d’une dizaine d’experts issus des secteurs de la finance, de la santé, de l’industrie, de l’énergie et des technologies, ce rapport analyse que la blockchain dépasse largement les cryptomonnaies auxquelles elle est souvent associée et parfois réduite. Il démontre que cette technologie favorise la souveraineté économique, la compétitivité industrielle et l’efficience administrative de l’Europe. La blockchain annonce une révolution économique dont les acteurs français et européens doivent s’emparer.

    L’euro numérique, l’outil financier incontournable de l’Europe.

    Ce rapport revient sur la nécessité de se doter rapidement d’un « euro numérique » émis par la BCE pour adapter la zone euro à l’économie numérique de demain. Cet « euro numérique » permettra de répondre à 3 défis majeurs :

    • Un défi géopolitique. Des projets émanant d’entreprises privées, comme Libra, et d’États, comme le crypto-yuan, soulignent l’urgence pour l’Union européenne de se doter d’un outil équivalent pour préserver la souveraineté monétaire de la zone euro et renforcer l’attractivité internationale de notre monnaie commune.
    • Un défi économique et financier. Un « euro numérique » permettra de moderniser les infrastructures financières européennes qui datent des années 70, d’abaisser le coût des transactions financières et de promouvoir l’innovation économique.
    • Un défi juridique. À l’échelle européenne, un « euro numérique » sera un outil de lutte contre le blanchiment d’argent, la fraude fiscale et le terrorisme. Contrairement aux idées reçues, le caractère public et pseudonyme de la blockchain permet de tracer les transactions qui y sont inscrites.

    La blockchain, une nouvelle technologie pour répondre aux défis sectoriels de l’Europe.

    La pandémie mondiale de la Covid-19 implique de nouveaux défis économiques, financiers et sanitaires auxquels la blockchain apporte une réponse innovante, transparente et efficiente. Ce rapport met en exergue 4 secteurs clés :

    • L’industrie, où cette technologie révolutionne la gestion des chaînes d’approvisionnement industrielles, simplifie le fonctionnement du commerce international et améliore la transparence de la consommation alimentaire.
    • La santé, dans une logique de gestion sécurisée des données médicales ou encore d’amélioration des études cliniques et de la transparence de la recherche.
    • La transition énergétique, où la blockchain peut être le socle d’un « internet de l’énergie » européen via des réseaux de production, d’échange et de revente d’énergies renouvelables en pair-à-pair.
    • La sphère publique, dans l’optique de réinventer le rôle de l’État en automatisant se s rouages et en simplifiant la relation citoyenne avec celui-ci.

    Bpifrance, Havas Blockchain et la Fondation Concorde dévoilent les 5 préconisations suivantes :

    • À l’échelle de l’Europe, inscrire la technologie blockchain dans le portefeuille d’un Commissaire européen au même titre que d’autres technologies afin d’en faire une priorité industrielle et permettre à l’UE de parler d’une seule voix sur ce sujet.
    • À l’échelle de l’Europe, raccourcir la phase de réflexion autour de « l’euro numérique » pour ne pas prendre de retard supplémentaire sur des projets de crypto-monnaies étrangers comme Libra et le crypto-yuan.
    • À l’échelle de l’Europe, renforcer le financement des fonds d’instances dédiées pour combler l’écart de financement existant avec les États-Unis et la Chine.
    • À l’échelle de la France, la blockchain doit être inscrite comme une priorité stratégique dans le plan de relance économique, à l’image de l’Intelligence Artificielle. La blockchain est un levier technologique en faveur de notre souveraineté économique, de notre compétitivité industrielle et de la transition énergétique.
    • À l’échelle de la France et de l’Europe, établir un cadre juridique et un régime fiscal plus stable et attractif pour faire fleurir les start-ups blockchain et catalyser l’intérêt des investisseurs, dans un contexte où l’intérêt des entreprises pour ce secteur s’accroit.

    La blockchain annonce une révolution économique, sociale et politique aussi puissante que celle d’internet. Ce rapport appelle l’ensemble des acteurs français et européens à urgemment s’emparer de cette opportunité et de prendre part à cette révolution technologique qui ne cesse de s’amplifier dans le monde.

    Lire le rapport intégral ici 

     

  • Quelles sont les technologies qui vont façonner le monde industriel post pandémie ?

    Secteur industriel : pourquoi les technologies à destination des Opérateurs Connectés sont aujourd’hui prioritaires ?

    Selon Gary Louazil, DG France et Europe du Sud de Parsable 

    Au moment où le monde industriel affronte les difficiles réalités de la crise sanitaire et économique, les travailleurs de première ligne en usine, maillons essentiels de l’économie et des chaînes logistiques, sont eux aussi touchés de plein fouet.

    Dans ce contexte, l’apport des technologies n’a jamais été aussi fort, mais quelles sont les tendances qui vont continuer à façonner le monde industriel suite à cette pandémie?

    1. La sécurité : principal facteur, lorsque la technologie emporte l’adhésion des travailleurs.

    Face à la dure réalité de la crise du COVID-19, les entreprises ne peuvent plus éluder la question de la sécurité et de la protection de leurs collaborateurs. Elles qui déploient de nouvelles procédures applicables à l’ensemble de leurs équipes et de leurs sites doivent s’assurer que les effectifs les suivent correctement et qu’ils sont avertis à chaque changement imposé par l’évolution de la situation sanitaire.

    La majorité des entreprises industrielles ont renforcé les règles d’utilisation des équipements de protection individuels (EPI) afin de limiter le risque d’infection. Elles ont également dû repenser les processus de rotation des équipes afin de respecter les règles de distanciation sociale, et mis en place un accès distant pour leurs experts en télétravail partiel.

    La sécurité devient, les technologies de connexion des travailleurs, les processus peuvent être aussitôt actualisés au niveau de l’usine — voire de l’entreprise toute entière — à partir du moment où il existe un moyen plus sûr d’exécuter une tâche. LNS Research précise, par exemple, qu’un fabricant de produits forestiers du classement Fortune 500 a créé, en haut lieu, un comité en charge de la connexion des travailleurs pour renforcer la sécurité en entreprise en misant sur les technologies.

    A l’heure où la sécurité est désormais un sujet traité en direct par les Directions Générales, une nouvelle approche émerge dans les usines. Les consignes de sécurité sont appliquées par tous dès qu’elles sont promulguées, elles ne sont plus laissées au bon vouloir de chacun. Grâce aux technologies à destination des Opérateurs Connectés, les processus peuvent être immédiatement mis à jour dans toute l’usine – et même dans toute l’organisation.

    2. La connexion homme-machine accélère la transformation du travail des opérateurs de première ligne.

    Les machines et l’automatisation de pointe, autrefois considérées comme une menace pour les emplois industriels, sont aujourd’hui indissociables du travail humain et contribuent à faire évoluer le travail des opérateurs de première ligne. Les entreprises industrielles qui reconnaissent cette connexion homme-machine verront, à n’en pas douter, le niveau de productivité et de qualité évoluer et ce dans un cadre plus sécurisé.

    Le travail industriel connecté est un volet essentiel de la connexion homme-machine, et une étape fondamentale de la transformation digitale au sens large. Dans le cadre d’un travail connecté, les collaborateurs dotés de moyens numériques sont en mesure de communiquer avec les équipements et les systèmes et d’accéder aux informations leur permettant d’exécuter les procédures avec une exactitude et une efficacité accrues. Selon Accenture, 85 % des industriels dans le monde estiment que la connexion des collaborateurs sera monnaie courante dans leurs usines.

    L’époque des classeurs répertoriant les procédures opérationnelles, du talkie-walkie et des progiciels de gestion intégrés complexes touche à sa fin, les nouvelles méthodes de travail nécessitent des solutions logicielles modernes.

    Mars Inc., par exemple, fait appel à l’intelligence artificielle (IA) pour accroître la productivité en usine. Pour son CEO, Grant Reid, l’entreprise investit également dans ses ressources humaines « qui jouent un rôle croissant au fil du temps » et fait en sorte qu’elles possèdent les compétences et outils numériques adéquats pour travailler efficacement.

    De plus, les technologies favorisent le travail connecté et permettent aux travailleurs de mieux accomplir leur tâche et d’optimiser les processus. Ces technologies associées au machine learning donnent aux entreprises un accès inédit à des données indispensables à l’amélioration des processus et des résultats. Les travailleurs de première ligne — aujourd’hui épaulés par les technologies — pourront donc prendre des décisions avisées dans leur travail au quotidien.

    3. L’épuisement des ressources naturelles oblige les entreprises industrielles à faire plus avec moins.

    L’effritement des ressources naturelles n’est pas une vue de l’esprit et les implications pour les entreprises industrielles sont non négligeables. Bien sûr, les chaînes logistiques se complexifient, les réglementations évoluent et quantité d’autres corollaires échappent à leur contrôle. Mais ce que les entreprises peuvent maîtriser, à court terme, c’est leur propre efficacité opérationnelle. En optimisant les processus au niveau des usines, grâce aux technologies à destination des Opérateurs Connectés, elles peuvent réduire les déchets, optimiser le recyclage tout en restant productives et compétitives malgré les contraintes qui pèsent sur les ressources.

    4. Redéfinir le travail industriel oblige les entreprises à revoir leurs méthodes de recrutement, de fidélisation et de gestion de carrière

    La problématique des ressources naturelles n’est pas la seule en cause ; celle du recrutement des ressources humaines se pose également. L’automatisation et l’Intelligence Artificielle redéfinissent le travail industriel. Les emplois en usine et sur le terrain nécessitent plus que jamais une formation spécialisée et des compétences techniques. Or, ceux qui possèdent ces profils ne sont pas précisément enclins à intégrer la filière industrielle, encore trop souvent perçue comme low-tech et mal payée.

    Mettre en place un environnement de travail connecté où les collaborateurs de première ligne disposent d’outils mobiles de collaboration en temps réel pour accéder instanément à une formation et appliquer les enseignements tirés des données peut rendre le travail industriel considérablement plus attrayant.

    Cette pandémie a fondamentalement transformé le monde. Elle a également mis à nu l’urgence de protéger et de doter les travailleurs de première ligne des outils nécessaires et cela commence avec des technologies de connexion entre les travailleurs. Elles accélèreront le déploiement à grande échelle de perfectionnements profitables aux ressources humaines et amélioreront les processus en termes de sécurité, de qualité et d’efficacité.

  • Les blockchains à travers le prisme du développement durable

    BLOCKCHAINS ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

    Publié par Blockchain-X, en partenariat avec l’Institut Bachelier et Coreum Consulting 

    Le point de départ de ce rapport est le suivant : « les blockchains peuvent-elles permettre d’accélérer la réalisation des Objectifs du développement durable, et ce de façon signifcative et soutenable ? ».
    Une telle ambition soulève  d’innombrables questions. Est-il possible de concilier certaines blockchains et la dépense énergétique nécessaire à leur fonctionnement avec les objectifs de développement durable ?
    Existe-t-il des blockchains publiques dont la sécurisation des transactions n’a pas le même impact énergétique ?
    La démultiplication des cas d’usage de « Blockchains for good » résulte-t-elle d’une convergence naturelle entre les principes de transparence, de traçabilité, de collaboration et de décentralisation notamment qui sous-tendent les registres distribués de type blockchain et qui sont implicites aux objectifs d’un développement durable ?

    Les auteurs :

    • Jacques-André Fines Schlumberger, docteur en sciences de l’information et de la communication, après un Master de sciences politiques et une maîtrise de droit des affaires, Jacques-André Fines Schlumberger est entrepreneur, depuis les années 2000, sur des sujets d’innovations sociales et numériques, et enseignant à l’Université́ Paris 2 Panthéon-Assas. Il s’intéresse aux blockchains et leurs applications pratiques depuis 2015.
    • Patrice Geoffron est professeur d’économie à l’Université Paris-Dauphine et docteur en économie industrielle. Après avoir été vice-président international de Paris-Dauphine, il en dirige l’équipe énergie-climat qui anime un Master (Énergie-Finance-Carbone) et plusieurs chaires de recherche (Économie du Climat, Marchés Européens de l’Électricité, Économie du Gaz, Climate Chain).
    • Stéphane Voisin, de l’Institut Louis Bachelier, coordinateur du programme de recherche « Climate Chain » associant la Caisse des Dépôts et responsable du programme interdisciplinaire de recherche « Green & Sustainable Finance ».
    • Pierre Champsavoir, fondateur du cabinet COREUM Consulting, Pierre intervient sur des projets de transformation, principalement auprès du secteur financier, en particulier sur le continent Africain. Il propose une vision prospective sur les perspectives d’une finance durable, ancrée dans une culture de la gestion des risques, qu’il partage et enrichit lors de ses échanges avec une large typologie d’acteurs : banques centrales, banques commerciales, institutions d’inclusion financière, startup fintech et émetteurs de monnaies alternatives.

    Les contributeurs

    Le comité de lecture

    Pour télécharger le rapport complet cliquez ici 

  • Innovation responsable, hybridation, résilience, souveraineté numérique et inclusion : Cap Digital présente sa cartographie des tendances 2020-2021

    Cap Digital présente sa Cartographie des tendances 2020-2021

    Cap Digital publie aujourd’hui sa cartographie des tendances, édition 2020/2021. Véritable observatoire des marchés et des usages du numérique, cette cartographie de 72 pages s’appuie sur l’expertise des 1 000 membres du premier collectif d’innovateurs du numérique d’Europe (start-up, PME, laboratoires de recherche, universités, territoires, grands groupes et investisseurs).

    Initiée au crépuscule du « monde d’avant » et rédigée en plein confinement, cette publication de référence remet en perspective les orientations majeures qui se dégagent aujourd’hui sur le terrain, là où se crée l’innovation, où s’opère la transformation numérique et où se relèvent les défis de la transition écologique. Elle révèle en outre comment la crise COVID-19 a agi comme un levier d’accélération dans l’adoption des usages numériques et de cristallisation de tendances de fond (Résilience, hybridation des compétences, inclusion, innovation responsable et à impact, souveraineté numérique européenne etc.) qui nourrissent la vision et les actions de Cap Digital.

    « Plus encore que les éditions précédentes, cette « carto » 2020-21 reflète l’ADN de Cap Digital, ce lieu de croisement et construction collective où se retrouvent chercheurs, entrepreneurs et décideurs publics : depuis l’esquisse de stratégies d’action les plus concrètes possibles, jusqu’aux déploiements de projets innovants sur le territoire, nous construisons collectivement, du plus local jusqu’à l’Europe, d’autres futurs possibles. » déclare Charles Huot – Président de Cap Digital.

    Six marchés à la loupe

    Ville Durable — Urbanité en temps de pandémie tout à réinventer ?

    Notre espace urbain, celui du confinement et du déconfinement, va changer de physionomie : comment se le réapproprier, et mieux associer les citoyens à la fabrique de la ville ? Telles sont lesinterrogations, regroupées autour de quatre tendances très structurantes : les nouveaux modèles urbains et leur gouvernance, le partage des données et la mise en œuvre de la modélisation urbaine, la renaturationet la biodiversité, enfin les questions de décarbonationde la construction et de rénovation énergétique.

    L’interaction entre santé publique et urbanisme va changer le visage de la ville : mixité des lieux de vie, hybridation des usages de l’espace urbain

    • Enfin le momentum du partage des données urbaines ?
    • Villes au bord de l’asphyxie : les enjeux de la biodiversité et de la renaturation
    • Redensifier, rénover, décarboner, humaniser : les principes d’une construction durable ?
    • INTERVIEW : Vincent Maret, Directeur Open Innovation, Groupe Bouygues

    EdTech & Talents — Les EdTech à l’ère du confinement, entre convergence et adaptabilité des usages

    Au plus fort du confinement, plus de 180 paysavaient fermé leurs écoles, touchant 87,4% des apprenants, soit plus de 1,5 milliard

    d’élèves (EdTech Hub et de Digital Pathways d’Oxford). Le domicile devient ainsi le lieu de convergence entre vie privée, travail et éducation. La cellule familiale se numérise et devient le théâtre de la vie dans toutes ses composantes.

    Les EdTech, dont l’usage était encore limité,deviennent des outils indispensables à tous. Avec les plateformes de visioconférences, le lien social et professionnel se recimente.

    Le numérique envahit la vie quotidienne et met en lumière les nouveaux usages pour répondre aux enjeux de suivi pédagogique, de formation et de travail distanciés dans le monde.

    Les EdTech bousculent les limites de l’éducation traditionnelle

    • L’impact de la crise sur l’éducation et les EdTech
    • Surveillance VS respect de la vie privée : un débat au coeur de l’éducation de demain
    • L’adaptive Learning ou l’usage de solutions granulaires pour capter l’attention et individualiser les apprentissages
    • La formation continue et l’upskilling pour pallier la pénurie de talents
    • INTERVIEW : Pascal Bringer, fondateur et CEO de Maskott

    Industries culturelles et créatives — Comment se relèvera-t-on dans une société sans contact ?

    Le poids économique de la culture, c’est environ 2,5 % du PIB : une contribution équivalente à celle de l’industrie agroalimentaire, de nombreuses connexions avec d’autres secteurs (tourisme par exemple), et des externalités positives très fortes sur l’identité des territoires. Les ICC seront l’un des secteurs les plus touchés par la crise, avec une perte de chiffre d’affaires estimée entre 8 et 10 milliards d’euros. Et malgré les

    aides de l’État qui aideront à amortir le choc, la catastrophe économique annoncée laissera un secteur gravement détérioré, à la recherche de nouveaux axes de reconstruction.

    Des raisons d’espérer existent cependant, dans les usages innovants et originaux qui sont apparus. A nous de prendre soin de ces nouvelles pousses.

    • Les raisons d’espérer ne manquent pas, d’autres futurs sont possibles
    • Le monde a déjà changé
    • La refondation est (déjà) engagée
    • Même s’il reste des préoccupations à moyen terme
    • INTERVIEW : Benoît Maujean, Head of innovation, Mikros

    Santé — Et si la crise nous avait donné toutes les clés pour réinventer notre système de santé ?

    Plus que dans tout autre secteur, la crise sanitaire mondiale a agi comme un cristallisateur inédit et inégalé pour l’innovation numérique en santé. Si la lutte contre l’épidémie a catalysé significativemen des mutations profondes des technologies et des usages, elle a aussi révélé des défis bien connus des acteurs du secteur sous une lumière plus criante. Tout l’enjeu est désormais de tirer les bons enseignements pour permettre de sortir « par le haut » de cette séquence brutale mais créative.

    Rationalisation, structuration, valorisation de la donnée et évaluation de l’impact in real life apparaissent comme autant de pistes à suivre pour (re)structurer la chaine de l’innovation numérique en santé de bout en bout. Les données de santé : on entre maintenant au cœur des vraies enjeux

    • Capitaliser sur le boom de la téléconsultation pour changer d’échelle
    • La data science comme clé de voûte de l’innovation à impact
    • Nos donnés de santé, un trésor national mondialement convoitée
    • INTERVIEW : Julia Neguer, Head of Healthcare et Life Sciences Strategy, Dassault Systèmes

    Technologies, data et IA — Une numérisation à marche forcée, un devenir qui nous oblige

    En cette période inédite, le numérique a joué un rôle essentiel afin de maintenir un lien virtuel, social et professionnel par l’adoption d’outils numériques qui auraient mis des mois à se déployer. Que restera-t-il des plateformes de données montées dans l’urgence, des solutions rapidement assemblées à partir des technologies que nous avions sous la main pour permettre la continuité de service dans les entreprises ou les commerces, pour accélérer la lutte contre l’épidémie ? L’analyse reste à faire.

    Cependant on se souviendra sans doute que le solutionnisme technologique qui imprégnait souvent la prospective technologique n’est plus de mise : ce sont bien les individus, les chercheurs, les entrepreneurs, les médecins, qui ont su contourner les pesanteurs, adapter les algorithmes, ouvrir les données. « Remettre l’humain dans la technologie » est passé du statut de mantra à la réalité, la nécessité d’hybrider tout et à tous les niveaux, de travailler en transversalité, est clairement apparue comme vitale. Gageons qu’il en restera quelque chose.   Lorsque changer l’internet devient un enjeu de démocratie.

    • Numérique en temps de crise, un formidable accélérateur de transformation
    • Un effet de cliquet probable sur certains usages socialement ou économiquement bénéfiques
    • Quels seront les grands sujets technologiques des années à venir ?
    • De plan en plan, la difficile recherche de leadership
    • Ethique et responsabilité : une IA fondée sur les droits de l’homme, est-ce possible ?
    • INTERVIEW : Anne-Sophie Taillandier, Directrice de TeraLab, Institut-Mines-Teleco

    Retail — Les défis de l’ère servicielle : des nouveaux modèles engagés et agiles

    L’imprévisibilité. C’est bien le grand enseignement de la crise pour le secteur du retail. Depuis des années, l’humain est considéré comme la clé du commerce physique. Or, la crise et le confinement ont chamboulé ces « marqueurs » : le lien social, la communauté, le magasin comme lieu d’échange au travers de l’interaction humaine. « Allons-nous entrer dans une ère de distanciation et de virtualisation de l’échange ? » comme se demande Cédric Ducrocq, PDG de Diamart Group ; ou allons-nous vers plus de sens commun en prônant un engagement pour les générations futures, alors même que l’idée de progrès ne semble plus faire rêver ? La « pause » économique imposée par le confinement offre aux acteurs du retail l’occasion de remettre à plat ce qui est utile à notre société en réinventant les modèles du secteur. L’heure des changements de paradigmes

    • Le monde d’après sera-t-il virtuel ou physique ?
    • Le boom du e-commerce pendant le confinement et les nouveaux services
    • L’économie de la fonctionnalité : vers un véritable commerce serviciel
    • L’enjeu du local et des services de proximité
    • INTERVIEW : Laetitia Dablanc, Directrice de la Chaire Logistics City, Docteure de l’école des Ponts
  • Crypto-monnaies : 4 moyens d’améliorer la visibilité de votre entreprise

    Crypto-monnaies : 4 moyens d’améliorer la visibilité de votre entreprise

    Les crypto-monnaies évoluent encore dans un cercle d’initiés, qui est peu compris par le grand public. C’est pourquoi les entreprises du secteur doivent absolument avoir une stratégie marketing poussée, afin de profiter d’une meilleure visibilité. Voici quelques conseils pour booster votre entreprise.

    1. Proposer des moyens de paiement variés

    Il n’y a pas si longtemps, acheter des Bitcoins relevait du chemin de croix : pas de carte bancaire possible, et aucune garantie pour l’acheteur… Heureusement les temps ont bien changé. Comme le montre le site Cryptonaute, il est maintenant possible d’acheter des crypto-monnaies par CB ou virement. Un avantage qui permet l’adoption de plus en plus de monnaies virtuelles sur des plateformes comme eToro ou Binance.

    Pour votre entreprise, l’accessibilité doit donc être le mot-clé. Si vos clients peuvent acheter votre cryptodevise d’un seul clic sur une cryptobourse, ils seront d’autant plus nombreux à la partager. Cela vous coûtera une somme au départ, mais celle-ci sera aisément amortie lorsque des utilisateurs seront conquis.

    2. Soigner sa présence sur les bons réseaux sociaux

    Vous le savez sans doute déjà, les amateurs de crypto-monnaies n’ont pas tendance à se rassembler sur Facebook ou Instagram… Il faut donc que votre stratégie de community management soit axée sur les bons réseaux. Twitter est très utilisé par la communauté crypto – de nombreux PDG d’entreprises comme Changpeng Zhao ou encore Justin Suns’en servent pour communiquer avec leurs utilisateurs.

    Ne négligez pas non plus Reddit. Ce forum géant anglophone est maintenant consulté par 330 millions d’utilisateurs actifs mensuels. Si vous maîtrisez la langue de Shakespeare, c’est un incontournable pour votre entreprise .

    Source : Pxhere

    3. Résoudre un vrai problème

    Depuis l’engouement qui a porté le Bitcoin et les crypto-monnaies alternatives (altcoins) à la fin de l’année 2017, un nombre très important de projets cryptos ont émergé. Tout l’enjeu pour votre entreprise est donc de parvenir à se démarquer. Si on regarde les cryptos principales, comme le Litecoin, le Bitcoin Cash ou le Bitcoin SV, les différences sont peu marquées : cela leur porte régulièrement préjudice.

    À l’inverse, un projet comme Brave Browser fonctionne, car il résout un problème de fond : celui de la monétisation de la publicité sur Internet. Assurez-vous donc que votre produit résout un problème précis, et qu’il ne s’agit pas d’un énième réseau de paiement décentralisé générique.

    4. Se greffer sur un projet existant

    Pour profiter d’une meilleure visibilité, il est important de soigner ses liens avec des projets d’ampleur. L’entreprise Lightning Network fait parler d’elle depuis plusieurs années, car elle améliore le réseau du Bitcoin. Et la crypto-monnaie Tether a réussi à se propager largement en utilisant le réseau Ethereum.

    Si vous le pouvez, utilisez donc des outils déjà développés, ou greffez-vous sur des projets porteurs. Cela vous permettra de toucher un public plus large beaucoup plus facilement.

    Le secteur des crypto-monnaies n’en est encore qu’à ses balbutiements, mais il est prometteur : 38% des entreprises ont en effet confirmé qu’elles souhaitaient adopter la blockchain en 2020. Il y a donc un vrai marché à défricher… à condition d’appliquer les bonnes stratégies !

  • #TECH – Paris Blockchain Week Summit – By PWBS

    #TECH – Paris Blockchain Week Summit – By PWBS

    Le Paris Blockchain Week Summit est un évènement sur le thème des crypto-monnaies et de la blockchain, qui aura lieu dans la capitale française. Initialement prévu pour mars 2020, il a été repoussé à décembre 2020. Voici un petit point sur la programmation, les invités, ainsi que les sujets abordés.

    Source : Sharon VanderKaayvia Flickr(CC BY 2.0)

    Paris Blockchain Week Summit, saison 2

    Plus spécifique que la Deep Tech Week, la Paris Blockchain Week est une semaine consacrée aux technologies blockchain. Le Paris Blockchain Week Summit, qui s’étend sur deux jours, est le moment fort de cette semaine : il rassemble des conférenciers et acteurs du domaine, afin de discuter des enjeux de ce secteur relativement nouveau. C’est la seconde fois que la Paris Blockchain Week s’installe dans la capitale. L’édition 2019 avait déjà été un succès. Elle avait permis à 1 700 visiteurs d’en apprendre plus sur le sujet, grâce à 130 intervenants. De prestigieux noms s’étaient succédés, dont David Chaum, qu’on surnomme le « parrain des crypto-monnaies ». Le domaine est en plein essor en ce moment : en mai dernier, l’UNESCO avait également proposé une conférence blockchain.

    Source : Pixabay

    Faire l’état des lieux de la blockchain en France

    Pour 2020, l’ambition est double. D’une part montrer que grâce aux personnes de plus en plus nombreuses qui choisissent d’acheter du Bitcoin, le secteur est en plein essor dans l’Hexagone. De l’autre, identifier les développements à venir, et comprendre comment consolider cette percée des entreprises liées à la blockchain. Pour cela, l’évènement compte capitaliser sur le succès de l’an passé : 2 500 professionnels, curieux et acteurs du secteur sont attendus.

    Du côté des sujets abordés, il s’agira d’examiner le cas français, car les pays européens adoptent des législations variées en ce qui concerne les crypto-actifs. En France, la loi Pacte qui a été promulguée récemment a donné une nouvelle assise aux crypto-monnaies. Et le statut de Prestataire de services sur actifs numériques (PSAN) a également été créé. Il permet entre autres d’obtenir un agrément ou visa de l’AMF pour pouvoir poursuivre son activité en toute transparence.

    Mais la conférence abordera bien sûr des sujets plus internationaux, grâce notamment à ses invités variés. Pour s’y retrouver, le site officieldu Paris Blockchain Week Summit a recensé toutes les conférences et les a classées par catégories.

    Des invités prestigieux

    Parmi les invités prestigieux qui s’exprimeront au Paris Blockchain Week Summit, on trouve tout d’abord le ministre des Finances français Bruno Le Maire, qui avait déjà fait part de son enthousiasme pour les crypto-monnaies. Du côté des entreprises, une figure majeure sera également de la partie : Changpeng Zhao, le PDG de la plateforme d’échange Binance.

    Côté français, on note la présence de Arthur Breitman, le cofondateur de la blockchain française Tezos. Seront également invités des analystes, comme Ryan Selkis de Messari. Les amateurs de CryptoKitties y trouveront également leur compte avec la venue de Mickey Maher, un cadre de Dapper Labs, qui a publié le jeu.

    Informations pratiques

    Notez dans votre agenda des conférences que l’évènement aura lieu du 9 au 10 décembre 2020 à Station F à Paris. Il s’agit du plus grand incubateur de startupsau monde. L’adresse est la suivante : 5 Parvis Alan Turing dans le 13ème arrondissement. Les réservations sont à enregistrer directement sur le site officiel du Paris Blockchain Week Summit.

  • Tendances Forrester 2020 « Les marques françaises doivent accélérer leur transformation par l’expérience client »

    Tendances Forrester 2020

    « Les marques françaises doivent accélérer leur transformation par l’expérience client »

    A l’occasion de sa seconde conférence à Paris dédiée à l’innovation technologique au service de l’expérience client et collaborateur, organisée en partenariat avec Adobe, le cabinet Forrester a réuni une centaine de dirigeants des plus grandes entreprises françaises pour échanger autour des dernières tendances et présenter les résultats de son baromètre de l’expérience client, le CX Index* (disponible sur demande).

    Lors de cet événement, David Truog, Directeur de Recherche chez Forrester, a fait un constat alarmant : « malgré une nette amélioration entre 2018 et 2019, seuls 6% des consommateurs français estiment avoir une bonne expérience avec les marques présentes en France. Ces dernières accusent donc un retard visible par rapport à la plupart des pays où nous avons mis en place ce baromètre, et en particulier avec le Royaume-Uni».

    La France est également l’un des pays où le pourcentage des décideurs marketing qui se disent responsables de l’expérience client est le plus faible : 33% contre 44% au global, selon une étude Forrester Analytics menée auprès de plus de 1900 décideurs marketing en septembre 2019. Thomas Husson, Vice-Président et analyste principal déclare ainsi : « Les marques françaises lancent de nombreuses initiatives et innovations technologiques, mais leurs dirigeants ne priorisent pas suffisamment l’expérience client comme une discipline d’entreprise transverse, nécessitant davantage d’ambitions, de moyens et surtout une évolution des modèles culturels et organisationnels. »

    Lors de sa conférence, Forrester a présenté quelques tendances clefs autour de l’expérience client et collaborateur pour 2020 :

    1. Les consommateurs français veulent de plus en plus donner du sens à l’acte d’achat et 62% des français considèrent les valeurs d’une marque avant d’acheter ses produits. Ils ont davantage besoin de considération mais leur défiance naturelle les pousse à accueillir avec scepticisme les discours des marques qui ne délivrent pas leur promesse.
    2. Les employés et collaborateurs des entreprises françaises sont également à la recherche de valeurs, de sens, et accordent de plus en plus d’importance à leur environnement de travail et aux outils leur permettant d’effectuer leurs tâches. Forrester a démontré la corrélation très forte entre une bonne expérience collaborateur et une bonne expérience client.
    3. Malgré l’accélération de l’innovation technologique notamment autour de la personnalisation et de l’intelligence artificielle, l’un des principaux défis des entreprises françaises reste précisément la capacité à fédérer les employés autour d’une culture de l’expérience client. La mise en œuvre des priorités marketing des entreprises françaises reste également limitée par leur manque de maîtrise de la data. Les trois principaux freins identifiés par les responsables marketing sont justement le manque d’indicateurs pertinents, l’incapacité à mesurer les résultats et la faible qualité ou l’inaccessibilité des données.

    Cet événement a également été l’occasion pour Luc Dammann, Vice-Président & Directeur Général Europe de l’Ouest et du Sud, de partager la vision d’Adobe : « Cette année encore, nous constatons en France un écart majeur entre la part de clients mécontents de leur expérience de marque (36%) et ceux qui en sont satisfaits (6%). Ce constat met en avant une véritable opportunité pour les entreprises de se démarquer et de faire la différence, grâce à une expérience client pertinente et personnalisée. Chez Adobe, nous avons la conviction que la technologie n’est pas un frein mais plutôt un accélérateur de croissance des entreprises, leur permettant de maîtriser tous les enjeux liés à la gestion de l’expérience client. »

    Retrouvez la synthèse de cet événement sur les blogs de Forrester et d’Adobe.

  • Avalanche d’événements le 30 janvier 2020

    Tous les événements pour comprendre les tendances Sociétés – Marketing – Retail et Innovations

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-maddy-keynote-mutation-by-maddyness/?instance_id=4606

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-le-paris-images-digital-summit-by-centre-des-arts/?instance_id=4625

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/retail-le-big-bang-du-ecommerce-by-ebrand-commerce/?instance_id=4651

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-techforgood-the-world-expo-of-solutions-for-the-planet-by-changenow/?instance_id=4631

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-rewind-to-the-future-by-the-coding-machine/?instance_id=4663

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-booster-votre-relation-client-par-le-marketing-digital-by-afrc/?instance_id=4632

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-utiliser-la-social-data-pour-une-strategie-dinfluence-efficace-les-experts-du-web/?instance_id=4561

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-quelle-strategie-de-marque-mettre-en-place-by-ebg/?instance_id=4627

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-les-influenceurs-et-les-marques-by-reech/?instance_id=4664

  • Blockchain et IA, les deux grandes tendances des ERP en 2019

    La montée en puissance de la Blockchain dans les ERP en 2019

    Par Céline Bayle, Director of Enterprise Market and Accountants Product Marketing chez Sage. 

    Cette année encore, le futur du marché des ERP semble plutôt prometteur. Le cabinet d’analystes financiers MarketWatch prévoit par exemple que le marché mondial des ERP atteindra $47 milliards en 2022, soit un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 7 %. Plus optimiste encore, Stratistics MRC prévoit un doublement de la taille de cette industrie au cours des huit prochaines années pour atteindre $74 milliards en 2026. Pour la France, IDC prévoit une croissance de 4,7% entre 2017 et 2021 pour atteindre 3 927 millions d’euros.

    Plusieurs facteurs expliquent cette perspective de croissance : l’étape d’intégration dans le cloud, l’amélioration de la sécurisation des données ou encore l’intégration de technologies de nouvelle génération tel que le machine learning et l’intelligence artificielle (IA). Mais à quoi peut-on s’attendre exactement en 2019 ?  Voici lesprincipales prévisions que l’on peut anticiper pour l’industrie des ERP au cours des 12 prochains mois.

    1. Le cloud prend la main

    L’adoption du cloud n’a cessé de se consolider dans quasiment tous les secteurs de l’entreprise en 2018. Les organisations accélèrent leurs projets de mise en œuvre et d’intégration afin de transformer leurs fonctions centrales. Toujours plus d’entreprises sont convaincues de la nécessaire transition des systèmes ERP existants vers des systèmes ERP basés dans le cloud.

    Toutefois, ce mouvement vers l’ERP cloud a pris du retard par rapport à d’autres domaines logiciels comme le CRM par exemple. Quelques challenges restent à relever en effet, notamment pour pallier le manque de main-d’œuvre qualifiée en matière de sécurité, mais pour lever les inquiétudes en matière de coût et de temps d’exécution dans la migration. Toutefois, 2019 devrait être une année de basculement vers l’ERP cloud qui va devenir la norme pour représenter un marché mondial de près de $29.84 milliards en 2021. Seul le secteur de la fabrication industrielle, où les analystes anticipent une adoption plus lente du cloud, devrait faire exception à la règle.

    Partout, l’adoption de l’ERP cloud est favorisée car il répond aux nouvelles exigences en matière de qualité des produits, d’usages en mobilité, de suivi de production et de fluidité des processus temps réel. A ceci s’ajoute sa capacité à assurer une gestion intelligente de la croissance rapide des entreprises « modernes » : l’ERP cloud les aide à améliorer leurs performances car étant lui-même modulable, il s’adapte aux besoins réels de gestion quotidienne. Pour les ETI ou PME qui cherchent de nouveaux processus commerciaux dans un environnement hyper concurrentiel, c’est une solution véritablement agile et sur-mesure.

    1. Une accélération par l’Intelligence Artificielle & le Machine Learning (ML)

    L’intelligence artificielle (IA) et le machine learning (ML) sont appelés à jouer un rôle clé dans l’avenir très proche des logiciels ERP. Ces technologies accélèrent l’automatisation des processus, renforcent l’efficacité, génèrent de nouvelles connaissances et complètent les prises de décision humaines.

    L’IA permet concrètement aux entreprises de gagner un temps précieux en repérant les anomalies dans les données de l’entreprise, épargnant aux employés la tâche fastidieuse d’éplucher les rapports. Intégrée à l’ERP, l’IA va aider à anticiper les problèmes potentiels et éviter les temps d’arrêt permettant ainsi des économies de temps, d’argent et des gains de productivité.

    Ajoutons à cela l’usage des drones : de plus en plus fréquemment utilisés comme outils de gestion des stocks dans les grandes usines, ils lisent aisément les étiquettes RFID et transmettent les données au système ERP connecté, où les outils d’IA génèrent ensuite différents types de rapports, allant du niveau de stocks aux programmes de maintenance des machines.

    Enfin, l’IA offre aux utilisateurs la possibilité de prendre des décisions adaptées dans les processus opérationnels, de logistique et de fabrication. Plutôt que de les remplacer, les outils d’intelligence artificielle et de lutte contre les fraudes aideront les humains dans leurs missions en leur fournissant un niveau inégalé d’intelligence et de connaissances.

    1. Des ERP « communicants »

    Avec la croissance de l’Internet des Objets (IoT), le Ericsson Mobility Report de novembre 2017 prédit que d’ici à 2023 il y aura 32 milliards d’appareils connectés, les fabricants industriels investiront davantage dans les « solutions ERP de pointe » pour d’une part rationaliser la communication entre leurs systèmes centraux et de multiples objets communicants et d’autre part faciliter l’analyse des données collectées.

    En s’équipant d’un ERP intelligent capable de gérer les objets communicants, les entreprises améliorent leur capacité de veille économique, supervisant les opérations machines depuis n’importe où et effectuant des relevés en temps réel pour assurer la maintenance et réduire les interruptions de service. Cet aperçu temps réel sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement aide les gestionnaires à prendre de meilleures décisions tactiques.

    En 2019, les solutions de pointe basées sur l’IoT seront plus abordables, ce qui incitera davantage de fabricants à mettre en œuvre cette technologie.

    1. Gérer intelligemment plus de données pour des décisions plus fiables

    Les données sont devenues l’un des atouts les plus précieux pour les entreprises de tous secteurs. Mais la simple collecte de grands volumes de données ne suffit plus. Les organisations doivent mieux utiliser ces données et savoir capitaliser sur celles qui offrent de réels avantages opérationnels. Comme par exemple identifier les procédures inefficaces donc chronophages ou encore prédire les futurs besoins clients pour en déduire leurs stratégies commerciales futures.

    En 2019, les entreprises utiliseront leur ERP, via la donnée, pour anticiper, s’adapter aux changements du marché et façonner leur stratégie future. Le catalogage des données, préalable à leur pilotage, assurera une meilleure compréhension de leur origine et de la manière dont elles ont été collectées ce qui renforcera la confiance dans les décisions prises.

    1. La Blockchain aussi pour l’ERP

    La Blockchain suscite de l’intérêt dans de nombreux domaines du logiciel de gestion d’entreprise et bien qu’encore à ses débuts, de nouveaux cas d’utilisation dans les ERP émergeront au cours des prochains mois, en particulier dans le secteur de la fabrication industrielle. La capacité des ERP en Blockchain à renforcer l’intégrité et l’automatisation des chaînes d’approvisionnement grâce à la visibilité, la transparence et à la traçabilité qu’elle offre est déjà évidente, ce qui en fait une option extrêmement convaincante pour les entreprises dès 2019.

    La gestion des stocks est traditionnellement un processus complexe et laborieux, en particulier pour les organisations mondiales, mais la Blockchain a le potentiel pour rationaliser considérablement les opérations en unissant les réseaux de la chaîne d’approvisionnement dans un système décentralisé.

    Du côté de la visibilité, les systèmes ERP en Blockchain permettent de suivre le parcours du produit depuis l’atelier de fabrication à l’étagère du détaillant, sans avoir à se soucier de la perte ou de l’altération possible des documents. Les secteurs de l’alimentation et de la boisson sont ceux dans lesquels la Blockchain devrait se généraliser le plus rapidement.

    Les ERP en Blockchain peuvent également automatiser les process commerciaux grâce à l’utilisation de « contrats intelligents », qui garantissent les liens grâce à des codes cryptographiques. Comme dans le cas de paiements automatiques, les « contrats intelligents » vont éviter aux entreprises l’envoi de factures et le suivi des paiements, ce qui leur fera gagner beaucoup de temps tout en apportant la garantie que les parties prenantes seront payées rapidement.

    En conclusion, ces tendances liées aux ERP présentent un grand nombre d’opportunités pour les entreprises en 2019. L’avenir des logiciels ERP s’annonce très prometteur. Ils offrent en particulier un grand potentiel de transformation des opérations commerciales, devenues un facteur clé de la croissance des entreprises dans un environnement devenu ultra concurrentiel.