Catégorie : Big Data

  • La protection des données personnelles, un frein pour le consommateur ?

    La protection des données personnelles, un frein pour le consommateur ?

    Selon les résultats de l’étude KPMG « Crossing the line – Staying on the right side of consumer privacy » – conduite entre avril et mai 2016 dans 24 pays, en partenariat avec le cabinet 3Gem[1] – plus de la moitié des consommateurs dans le monde ne concrétisent pas l’acte d’achat sur Internet, inquiets de l’utilisation qui peut être faite de leurs données personnelles ; les consommateurs français parmi les plus vigilants, et donc les plus exigeants en termes de transparence et de cybersécurité.

    Moins de 10 % des consommateurs estiment avoir le contrôle sur l’utilisation de leurs données personnelles.

    Les consommateurs se partagent en deux « groupes » : les consommateurs qui apprécient les atouts offerts par l’utilisation de leurs données personnelles (navigation optimisée, sécurité…), et les consommateurs inquiets de l’utilisation de leurs données (vente à des tiers, atteinte à la vie privée…).

    Le consommateur français, 2ème consommateur le plus vigilant  sur l’utilisation de ses données personnelles.

    De plus en plus, les consommateurs prennent conscience de la quantité des données qu’ils partagent, ainsi que de leur valeur. Plus de la moitié d’entre eux y sont d’ailleurs sensibles de manière croissante : ils ont aujourd’hui le réflexe de supprimer les cookies stockés sur leur navigateur ou de mieux gérer les paramètres de leurs comptes sur les réseaux sociaux. Près d’un tiers utilisent même des modes de navigation plus sécurisés ; un quart d’entre eux utilisent le chiffrement.

    Pourtant, plus de la moitié des consommateurs indiquent qu’ils partagent facilement les données relatives à leur genre ou leur parcours académique. Néanmoins, lorsque les informations sont plus précises, ils se montrent plus prudents : ils ne sont plus que 16 %  à accepter de renseigner le nom de leur ville, 14 % à donner leur adresse et 13 % à donner des informations relatives à leur dossier médical.

    Utilisation des données : les consommateurs adoptent deux lignes de conduite

     Si pour la majorité des consommateurs interrogés, le maintien du contrôle sur ses données personnelles est plus important que l’avantage qui peut en être tiré, leurs comportements se partagent encore entre ceux qui y voient une menace, et ceux qui y voient une opportunité.

    Le partage des données vu comme une menace

    82 % des consommateurs ne sont pas à l’aise avec l’idée que leurs données soient vendues à des tiers, en échange de plus de vitesse, de plus de confort dans la navigation, d’un choix plus large de produits ou d’un service de livraison que seul l’achat sur Internet permet.

    Pour 55 % d’entre eux, par exemple, l’utilisation d’une application de « fitness tracking » qui permet de mesurer le bien-être de son utilisateur et de produire un rapport mensuel sur sa santé, constitue une atteinte à la vie privée.

    Le partage des données vu comme un atout et une opportunité 

    78 % pensent que les outils qui peuvent permettre à des services d’urgence de traquer leurs  véhicules sont une bonne chose.

    57 % apprécient de disposer d’un outil « smart energy » à leur domicile, qui pourrait permettre à leur fournisseur de savoir combien de personnes vivent dans l’habitation, dans une logique d’optimisation des appareils électriques.

    Pour Emmanuel Hembert, Associé KPMG, spécialiste de la grande distribution : « Pour les entreprises qui souhaitent personnaliser leurs stratégies marketing et leurs services, fidéliser à la marque ou améliorer leurs produits par l’exploitation des données, il est nécessaire de comprendre que, si les opinions des consommateurs sont encore partagées, ils tendent désormais à privilégier la vie privée, malgré les avantages qu’ils peuvent tirer de l’utilisation de leurs données. »

    Le consommateur français, 2ème consommateur le plus vigilant sur l’utilisation de ses données personnelles.

     La France est l’un des pays qui passe le plus de temps sur Internet, avec une moyenne de 28 heures par semaine, en 5ème position sur les 24 pays interrogés dans l’étude.

     Les consommateurs français ne sont pas spécialement plus réticents à fournir leurs données, par rapport à leurs  homologues d’Europe de l’Ouest. Ils sont même les plus ouverts sur certains types de données comme les préférences et l’usage internet. Ils font d’ailleurs partie des consommateurs les plus pragmatiques sur l’utilisation de leurs données personnelles : 62 % d’entre ont conscience que leur data seront vendues à des tiers – derrière l’Allemagne, la Chine et la Suisse.

    En revanche, les comportements des consommateurs français sont plus tranchés que la moyenne mondiale sur l’utilisation de ces données : la France est le 2ème pays le plus vigilant, sur 24 pays au total, concernant l’utilisation de ses données personnelles (49 %) juste derrière l’Espagne (55 %).

    Pour 44 % des consommateurs, une politique de cybersécurité efficace est la meilleure arme pour faire face à la fuite des données. Juste derrière, 23 % des consommateurs estiment qu’une explication claire de l’utilisation de la data par les sites Internet est nécessaire pour lever leurs réticences.

    En France, les consommateurs lisent les politiques de sécurité :
    1.      A l’entrée d’un site internet : 21 %
    2.      En soumettant un formulaire en ligne : 20,5 %
    3.      En s’inscrivant à une liste de distribution : 20 %
    4.      En téléchargeant un logiciel ou une application mobile : 19 %
    5.      A la création d’un profil sur un réseau social : 10 %
    6.      Pendant une transaction en ligne : 10 %

    Les consommateurs français sont de plus en plus sensibilisés à la protection de leurs données : 64 % d’entre eux ont désormais le réflexe de supprimer les cookies de leur navigateur ; 54 % sont attentifs aux paramètres de leurs comptes sur les réseaux sociaux et 37 % changent régulièrement leurs mots de passe et leurs identifiants. Près d’un tiers va même plus loin : ils sont 38 % à utiliser des logiciels d’ad blocking.

    Pour Vincent Maret, Associé KPMG, en charge de l’offre Cybersécurité et Privacy : « La sensibilité des consommateurs à la protection de leurs données personnelles est encore trop peu prise en compte dans les stratégies de cybersécurité des entreprises. Il s’agit pourtant de problématiques qui, à terme, pourraient remettre en cause les stratégies de l’e-commerce et de l’e-marketing. En France notamment, où le facteur culturel prend peut-être encore plus d’importance qu’ailleurs, la transparence est devenue la clef de voûte de tout business. »

  • Données et Entreprises en 2017 : la réalité terrain

    Données et Entreprises en 2017 : un diagnostic complet 

    Experian Marketing Services, leader mondial dans la qualité des données, la connaissance client et le marketing cross-canal, dévoile aujourd’hui un nouveau livre blanc « Données et Entreprises en 2017 : un diagnostic complet ».
    « Les données sont perçues comme des insights précieux par les organisations. Pourtant, face à l’augmentation constante de leur volume, les processus et les responsabilités incombant à leur gestion ne sont plus forcément dimensionnés ou adaptés. Nous avons reconduit notre enquête annuelle pour prendre le pouls du marché en matière de gestion des données. » déclare Stéphane Baranzelli, Managing Director EMEA, Experian Marketing Services.
    Un manque de fiabilité à forte répercussion pour le business 
    92% des entreprises interrogées à travers le monde suspectent leurs données de comporter des erreurs, et la part moyenne des données estimées comme erronées est de 27%. Les entreprises européennes (Allemagne, France, Espagne) n’échappent pas à la règle. D’ailleurs, seulement 41% des entreprises interrogées en Europe ont déclaré faire suffisamment confiance à leurs données pour prendre des décisions importantes (contre 44% en moyenne dans le monde).
    La collecte de données n’est pas une fin en soi pour l’entreprise, mais bien souvent le point de départ d’actions. Les conséquences sur l’entreprise peuvent donc être importantes. Interrogées sur les risques qu’elles associent au manque de fiabilité de leurs données, les entreprises ont principalement désigné le risque de non-conformité et de réglementation (52%), la diminution de la satisfaction/fidélité client (51%) et la perte du revenu client (43%).
    Une responsabilité partagée au sein de l’entreprise 
    Les flots de données à gérer déstabilisent les entreprises. De leur collecte à leur exploitation, le chemin est long et sinueux, semé d’embûches. Les processus de gestion des données en place, ou leur absence en fonction des contextes, sont à l’origine de nombreuses erreurs.
    Capture d’écran 2017-02-02 à 09.38.48
    L’étude s’est intéressée aux obstacles à surmonter pour les organisations en matière de gestion des données. Par rapport à la moyenne observée à travers le monde, les entreprises européennes rencontrent davantage de challenges à déterminer quelles données gouverner (34%), quelle équipe former (30%) ou encore les règles à créer pour y parvenir (28%).
    La difficulté à obtenir une cohérence dans les processus de data management à travers les différents services de l’organisation est un leitmotiv à travers l’Europe (39%) et plus largement, pour les répondants à travers le monde (41%). D’ailleurs, moins d’une entreprise sur cinq (dans le monde) a déjà adopté une stratégie centralisée de data management.
  • Les 10 grandes tendances Technologies Médias et Télécommunications qui marqueront l’année 2017 By Deloitte

    Deloitte dévoile son étude mondiale dédiée aux évolutions d’usage, de consommation et de marché dans le secteur des TMT en 2017.

    En résumé 

    • Début 2017, le nombre d’appareils dotés d’un lecteur d’empreintes digitales atteindra pour la première fois le milliard
    • En 2017, il y aura plus de dix millions d’attaques par « déni de service distribué » (DDoS)
    • D’ici à la fin de 2018, les modèles de consommation souples, ou « IT as a service », représenteront 35% des dépenses en informatique
    • En 2017, l’investissement en matière de navigation numérique attendra le milliard de dollars US
    • En 2017, plus de 300 millions de smartphones, soit plus du tiers des téléphones qui seront vendus dans le monde, seront dotés de fonctions intégrées de « machine learning »
    • En 2017, les ventes de tablettes seront inférieures à 160 millions d’unités, soit une baisse d’environ 10% par rapport à 2016

    Les 10 grandes tendances Technologies Médias et Télécommunications qui marqueront l’année 2017

    1. Les véhicules à freinage automatique d’urgence, innovation la plus ingénieuse depuis la ceinture de sécurité 

    2017 marquera l’essor des systèmes de freinage automatique d’urgence. En 2022, aux Etats-Unis, ils représenteront près de 100% des nouveaux véhicules vendus. Le freinage automatique d’urgence constitue la plus grande percée en matière de sécurité automobile depuis la ceinture de sécurité. Le système sera si répandu, abordable, prisé par les consommateurs et efficace en matière de sécurité routière qu’il pourrait ralentir l’adoption des voitures entièrement autonomes. Les véhicules à freinage automatique devraient réduire d’au moins 16% les décès causés par les accidents de la route aux Etats-Unis.

    1. « Prints charming » : la sécurité biométrique franchit le cap du milliard

    StartFragmentDébut 2017, le nombre d’appareils dotés d’un lecteur d’empreintes digitales atteindra pour la première fois le milliard. Chaque capteur actif sera utilisé en moyenne 30 fois par jour, ce qui représentera plus de dix milliards d’activations à l’échelle mondiale pendant l’année. D’ici à 2020, un utilisateur aura en moyenne 200 comptes sur des applications et sites : l’enjeu sera d’assurer une authentification rapide et sûre.

    1. Les cyberattaques entrent dans l’ère du térabit

    En 2017, les attaques par « déni de service distribué » (DDoS) seront plus nombreuses, plus fortes et plus difficiles à contrer. « Le développement et l’adoption à grande échelle des objets connectés entraînent de nouveaux types d’attaques. Nous estimons qu’il y aura plus de dix millions d’attaques de ce type, et le débit moyen des attaques variera de 1,25 à 1,5 gigabit par seconde », commente Duncan Stewart, Directeur du centre de recherches TMT de Deloitte Canada.

    1. Les solutions « IT as a service » représenteront 35% des dépenses en informatique

    D’ici fin 2018, les dépenses mondiales liées aux modèles de consommation souples, ou « IT as a service », seront supérieures à 547 milliards de dollars US dans le monde, soit 35% des dépenses en informatique.

    1. La navigation intérieure, ultime frontière du numérique

    D’ici cinq ans, les fonctions de navigation numérique seront utilisées dans 25% des cas à l’intérieur des bâtiments, avec des indications très fines. En effet, les balises des satellites, du Wi-Fi et de la technologie Bluetooth permettront aux smartphones d’orienter les utilisateurs perdus dans un centre commercial ou un aéroport par exemple. L’investissement mondial dans la navigation intérieure atteindra un milliard de dollars US en 2017. L’immobilier, la vente au détail et les télécommunications seront probablement touchés par cette nouvelle technologie.

    1. Le « machine learning » pour un smartphone encore plus intelligent

    En 2017, plus de 300 millions de smartphones, soit plus du tiers des téléphones qui seront vendus dans le monde, seront dotés de fonctions intégrées de « machine learning » qui permettront d’exécuter des tâches importantes, même hors ligne. Cette avancée aura d’importantes répercussions non seulement sur la confidentialité et la sécurité au quotidien pour les utilisateurs, mais surtout dans les interventions en cas de catastrophe, la cybersécurité future des objets connectés et la santé.

    « Grâce aux fonctionnalités de  » machine learning  » incorporées dans les smartphones, l’exécution des tâches quotidiennes des consommateurs sera facilitée comme elle ne l’a jamais été auparavant. Les appareils mobiles s’amélioreront en s’exposant eux-mêmes à des données, plutôt qu’en étant programmés de manière explicite. Votre smartphone aura désormais un cerveau », indique Ariane Bucaille,  Associée responsable TMT pour Deloitte en France.

    1. La tablette a-t-elle connu son apogée ?

    En 2017, les ventes de tablettes seront inférieures à 160 millions d’unités, soit une baisse d’environ 10% (178 millions d’unités vendues en 2016), ce qui donne à penser que le pic de la demande a été atteint. Les chiffres varient selon les pays, mais trois appareils grand public ont actuellement une bonne longueur d’avance sur la tablette en ce qui concerne leur popularité auprès des utilisateurs : les ordinateurs, les smartphones et les téléviseurs.

    1. La technologie 5G : une révolution en évolution, même en 2017

    La cinquième génération de réseaux sans fil, la 5G, représentera une amélioration importante par rapport aux réseaux 4G existants, mais ils ne seront probablement pas proposés dans leur intégralité avant 2020. Cependant, les opérateurs déploieront sous peu les réseaux 4G améliorés, appelés LTE-Advanced (LTE-A) et LTE-A Pro, qui offriront des vitesses de téléchargement plus rapides et donneront un avant-goût du potentiel du réseau 5G.

    1. La publicité télévisuelle aux Etats-Unis est stable

    En 2016, les revenus tirés de la publicité télévisuelle aux États-Unis ont atteint 72 milliards de dollars US, en augmentation de 3,5% par rapport à 2015. Ce chiffre devrait rester inchangé en 2017 ; cette prévision est encourageante pour un secteur que l’on dit trop souvent voué à disparaître. Dans ce contexte, le statu quo est une bonne nouvelle.

    1. Le vinyle frise le milliard de dollars de ventes

    Avec près de 40 millions de disques vinyles qui seront vendus en 2017, générant des revenus de 800 à 900 millions de dollars US, le marché enregistrera une croissance à deux chiffres pour la septième année consécutive.

     

     

  • Les 5 leviers clés du succès d’un projet d’analyse prédictive

    Comment garantir le succès d’un projet d’analyse prédictive ?

    Par Frédéric Brousse, Directeur Général d’Informatica France

    L’analyse prédictive occupe aujourd’hui un rôle central dans les processus de décision stratégique des entreprises et constitue, avec le Big Data, la troisième révolution dans l’industrie logiciels après le cloud computing et l’automatisation des tâches opérationnelles[1].

    Elle permet aux entreprises d’exploiter une quantité de données considérable collectées auprès de leurs clients, de leurs marchés, des réseaux sociaux, des applications en temps réel, ou encore du cloud. L’objectif étant, in fine, d’apprendre de ces données pour mieux orienter la prise de certaines décisions stratégiques futures en se basant sur des probabilités.

    En sachant que plus de 90% des données ont été créées ces deux dernières années[2]sur le plan mondial, les entreprises sont prêtes à investir pour s’équiper de différents outils d’analyses prédictives afin d’exploiter cette mine d’or à bon escient et d’anticiper les futures tendances marché et clients.

    Cependant, comme pour toute initiative largement axée sur la technologie, pour mettre en place un projet d’analyse prédictive performant, les entreprises doivent d’abord intégrer une politique de gouvernance des données efficiente. Bien souvent, la gestion des données est négligée au détriment de la volonté de l’entreprise à dévoiler les résultats des investissements analytiques réalisés. Pour obtenir des résultats d’analyse prédictive pertinentes, il est nécessaire de prendre du recul et mieux comprendre les nouvelles exigences en matière de gouvernance des données et savoir comment les relever.

    Les 5 leviers clés du succès d’un projet d’analyse prédictive :

    1. Impliquer l’ensemble du personnel de l’entreprise dès le démarrage du projet

    Il est possible qu’un seul département utilise l’analyse prédictive, mais les connaissances acquises peuvent concerner d’autres départements de l’entreprise. L’analyse prédictive pouvant contribuer à la transformation des processus de l’entreprise dans son ensemble, le panel d’utilisateurs concerné est potentiellement large et les usages couverts au sein de l’entreprise sont nombreux (marketing prédictif, data mining, algorithmes de Machine Learning, etc.).

    1. Associer l’analyse prédictive aux besoins de l’entreprise

    De manière générale, les entreprises déploient le plus souvent une solution d’analyse prédictive pour renforcer leur compétitivité (57 %), créer de nouvelles sources de revenus (50 %) et améliorer la rentabilité (46 %)[3]. Le passage à l’analyse prédictive axée davantage sur l’exploration et l’analyse statistique des données comporte un certain nombre de nouvelles exigences de qualité de la donnée auxquelles les entreprises n’avaient jamais été confrontées auparavant. Dans un premier temps, l’analyse prédictive produit de meilleurs résultats grâce une quantité exponentielle de données disponibles via une grande variété de sources. Il est essentiel de définir précisément les besoins particuliers de chaque département et de déterminer comment l’analyse prédictive répondra à ces besoins. La démarche doit être la plus spécifique possible. L’analyse prédictive n’est pas toujours axée sur les tendances, mais elle peut aussi consister à trouver des données importantes, des évènements et des conditions qui sont atypiques par rapport à la norme. 

    1. Allier l’analyse prédictive aux autres initiatives stratégique dans l’entreprise

    De nombreux investissements sont réalisés dans divers projets liés au Big Data. En France, le marché du Big Data était estimé à 445 millions d’euros à fin 2016 selon IDC[4]. Fusionner un projet d’analyse prédictive à ces projets permettra de justifier leur coût et leur complémentarité. L’analyse de rentabilité peut être encore plus convaincante en précisant que l’analyse prédictive apporte une plus-value lorsqu’elle est utilisée stratégiquement pour tirer parti d’autres investissements technologiques en cours.

    1. Etablir une culture « data first »

    Avec la multiplication des données provenant d’une grande variété de sources internes et externes à l’organisation, des administrateurs de données doivent être nommés pour gérer les politiques de gouvernance, le sens et la qualité des données. Ce niveau de gouvernance des données n’est peut-être pas nécessaire pour certaines initiatives d’analyse prédictive, cela dépendra de la teneur des analyses et résultats, s’ils seront critiques ou non pour l’entreprise. Si les analyses s’avèrent critiques, les résultats auront un impact très direct sur les opérations et, in fine, sur la qualité de l’expérience client. L’amélioration de l’expérience client étant l’objectif n°1 pour les entreprises.

    1. Procéder étape par étape

    Comme pour de nombreux projets largement axés sur la technologie, un déploiement est beaucoup plus simple lorsqu’il est décomposé en plusieurs étapes. Par exemple, pour les projets complexes, il est préférable de décomposer le projet global en une série de petits projets. Si le projet nécessite un travail important, il est nécessaire de prévoir des calendriers et des livrables distincts pour chaque phase. Ainsi, les parties prenantes seront informées et mobilisées tout au long de la réalisation du projet.

     

  • Salesforce révèle les tendances des consommateurs sur la banque de détail

    Evolution de la Banque de détail aux Etats Unis et au Royaume –Uni vis à vis du numérique

    Salesforce, publie son rapport de 2017 sur les clients connectés d’établissements financiers. Menée auprès de plus de 3 000 adultes aux États-Unis et au Royaume-Uni, cette enquête s’intéresse aux comportements et aux habitudes des clients de banques commerciales.

    Les fintechs bouleversent le secteur bancaire en offrant aux consommateurs de nouvelles solutions pour emprunter, prêter et gérer leur argent. Les banques commerciales font donc l’objet d’une pression plus forte que jamais afin de répondre à des attentes croissantes. En outre, l’instabilité politique et économique actuelle affecte la confiance des clients envers les sociétés de services financiers. Ainsi, moins de la moitié (48 %) des Américains titulaires d’un compte courant ou d’épargne sont sereins à l’idée de confier leurs informations financières à leurs banques. Pour survivre, les banques commerciales devront mettre en place des modèles orientés clients, interagir par le biais d’une variété de canaux, simplifier et connecter leurs processus internes, et tirer parti des outils adéquats pour proposer des relations personnalisées à grande échelle.

    L’enquête a été réalisée en ligne par Harris Poll pour le compte de Salesforce du 30 novembre au 2 décembre 2016. Pour télécharger le rapport de 2017 sur les clients de banques connectés, cliquez ici : salesforce.com/assets/2017-connected-banking-customer-report/index.html.

    Principaux enseignements du rapport

    • Pour leurs démarches courantes, les clients se rendent aussi bien en agence que sur les canaux numériques (Web et applications)

    – Bien que les banques leur simplifient la tâche à l’aide de services en ligne et mobiles, 58 % des Américains auraient effectué un tel déplacement dans les quatre semaines précédant l’enquête.

    – La banque mobile représente l’avenir. Près d’un tiers (31 %) des personnes interrogées de la génération Y et titulaires d’un compte courant ou d’épargne affirment utiliser l’application mobile de leur banque pour des opérations de routine, contre seulement 17 % des individus de la génération X et 6 % des baby-boomers.

    • L’émergence des fintechs bouleverse le milieu des banques commerciales

    – Les fintechs profitent de leur opportunité pour déstabiliser les établissements financiers traditionnels : 83 % des représentants de la génération Y, 79 % de la génération X et 62 % des baby-boomers* affirment avoir eu recours aux services de sociétés telles que Lending Club, Strope et Venmo pour des opérations de paiement basiques.

    – Plus de la moitié (55 %) des répondants de la génération Y* préfèrent effectuer de telles opérations grâce aux services d’une fintech, plutôt qu’en passant par leur banque. La commodité (56 %) et la simplicité d’utilisation (55 %) sont les principales justifications de cette préférence.

    • En ces temps d’incertitude politique et économique, la confiance et la sécurité des données personnelles restent des priorités pour les clients de banques commerciales

    – Près de deux tiers des Américains* affirment que la stabilité de l’établissement (63 %) et la sécurité de leurs données (66 %) sont des facteurs importants lors du choix de la banque où ils placent leurs comptes courants ou d’épargne.

    – Cependant, le contexte actuel fait naître des problématiques de confiance : 11 % des Américains de la génération Y* considèrent que le Brexit ou le résultat de l’élection présidentielle américaine pourrait changer leurs habitudes.

    • Les tendances constatées aux États-Unis s’appliquent également pour le Royaume-Uni

    – Les adultes britanniques** manquent eux aussi de confiance envers leurs banques. Moins d’un tiers (29 %) d’entre eux sont sereins à l’idée qu’elles disposent de leurs informations financières, et seuls 15 % sont convaincus qu’elles agissent en protégeant leurs intérêts.

    – En ce qui concerne l’adoption de ces nouvelles fintechs, la génération Y britannique est similaire à celle des États-Unis : 52 % d’entre eux préfèrent effectuer des opérations de paiement de base en passant par ces sociétés.

    Commentaires

    « Le secteur des services financiers est confronté au plus grand bouleversement de son histoire, et les banques vivent actuellement un moment charnière », déclare Rohit Mahna, directeur général chargé des services financiers chez Salesforce. « Ces dernières doivent donc d’évoluer pour ne pas se retrouver distancées et subir l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché. Leur capacité à profiter de l’innovation dans le domaine du numérique sera déterminante, notamment dans leurs transitions d’une approche traditionnelle à un modèle agile. »

    Ressources supplémentaires

    Téléchargez le rapport complet à l’adresse salesforce.com/assets/2017-connected-banking-customer-report/index.html

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  • CES 2017 : mirages et réalités

    CES 2017 : la bataille du visible et de l’invisible

    Par Pascal Malotti, Directeur Conseil et Marketing de Valtech

    Encore cette année, le CES a été le royaume de tous les paradoxes : géants contre minuscules, présents contre absents, vrais contre faux-semblants … mais les batailles du futur sont en cours… …

    Le CES, c’est quoi ?

    Salon gigantesque de 3 800 exposants répartis sur 3 lieux géographiques différents, le CES rassemble plus de 180 000 personnes venues du monde entier dans un lieu aussi improbable que Las Vegas, mais très utile pour sa capacité hôtelière – moins pour la passion du jeu. Dans CES, il y a le mot Consumer. Cependant les produits/services/innovations/concepts présentés s’adressent à des professionnels et ce même si les cibles naturelles restent le grand public. Derrière le mot « Electronics » se cache cet alliage gagnant des temps modernes : la fusion du « hardware » et du « software ».
    Le CES fête aujourd’hui ses cinquante ans. Il est devenu la Mecque de l’innovation technologique – le salon était par exemple vide en 2010, au lendemain de la crise des sub-primes.
    Bref, le CES est un événement de 4 jours durant lequel on parcourt des kilomètres et des kilomètres à la recherche d’un truc innovant et unique ; bonne chance !

    Le CES, c’est qui ? 

    Le CES, c’est le meilleur et c’est le pire : ce sont des stands pyrotechniques comme ceux des géants coréens de Samsung ou de LG mais c’est aussi 6 pages d’annuaires de stands Shenzhen + nom de complément sans que l’on comprenne totalement le pourquoi de leur présence, au final.
    Ce sont aussi de merveilleux projets innovants au Parc Eureka consacré aux startups portés par des entrepreneurs passionnés : les jeunes pousses françaises y étaient nombreuses et les plus belles réussites des prochaines saisons poursuivront leur ascension dans les étages supérieurs à la lumière d’espaces plus prestigieux.
    Google et Facebook ne sont pas présents au CES, si ce n’est dans les conversations, parce qu’ils ont fait fortune dans la publicité : ils déploient des écosystèmes logiciels sans s’appuyer réellement à ce jour sur des produits physiques (attendons de voir pour le Google Pixel et son succès éventuel).
    Autre grand absent, Apple dont la présence naturelle et légitime est forte pour sa fameuse maitrise de l’alliage du « hardware » et du « software ». Cependant, que viendrait faire une marque à l’image si maitrisée et à l’ADN profondément grand public dans un salon professionnel qui ressemble in fine à une foire à la farfouille ?

    Les tendances du moment ? Mirages et réalité 

    Le smartphone ne semble plus concerner grand monde, à part Huawei et quelques fabricants chinois en quête de gain de parts de marché. Même Samsung se repositionne au cœur de « l’Internet des Objets », en particulier par les objets de la maison comme le réfrigérateur – éternel fantasme du prochain hub à tout faire – ou le lave-vaisselle.
    Oui, le CES est le nouveau Mondial de l’Automobile avec la voiture qui devient bien une plateforme logicielle, concernant autant les présents – les constructeurs automobiles, à l’exception des Français ! – que les absents – Google, Apple ou Uber… Les drones doivent se construire un destin et des autorisations réglementaires pour virevolter au-delà de nos oreilles dans les espaces du CES. La Réalité Virtuelle doit se construire un écosystème crédible – modèle économique, standards technologiques, contenus renversants – avant de séduire des consommateurs parce que le casque de Réalité Virtuelle n’a guère brillé sous les sapins de Noël.

    Alors aujourd’hui, quelle tendance émerge ? La grande tendance de 2017 est celle des nouveaux points de contact comme Echo ou HomeKit. Ils s’appuient sur un écosystème de services capable d’être activé par de la reconnaissance vocale, de comprendre et d’anticiper ce que nous sommes et ce que nous faisons grâce à des logiques apprenantes et automatisées pour simplifier et embellir nos actions quotidiennes.
    Nous sommes encore très éloignés de ces écosystèmes, sans friction et très intégrés, reposant sur l’Intelligence Artificielle. Cela étant, la kyrielle d’objets connectés vus au CES devront s’intégrer dans ces ensembles car leur dispersion n’est pas porteur de valeur ajoutée pour la simplicité de la vie du consommateur. Et puis, allons-nous devoir réellement changer chaque année notre brosse à dent, notre brosse à cheveu, notre thermomètre, notre parapluie, notre bouilloire, notre caleçon, notre paire de running connectés à chaque montée de version ? Au secours…

    Quel vainqueur du CES ?  

    Amazon était dans la bouche de tout un chacun au CES avec sa plateforme Alexa et sa technologie de reconnaissance vocale Echo : parangon du modèle précédemment présenté et une intégration avec plus de 5 000 services à date. Paradoxalement, Amazon faisait bande à part au CES en trônant à l’écart, au centre Aria, loin de la fureur du Convention & World Trade Center mais tout le monde parlait d’Amazon Echo.
    Il n’y a pas de doute qu’Amazon est l’une des entreprises du royaume CES les plus disruptives du moment, en ayant complètement bouclé son omnicanalité par une logique d’expérience globale sans friction avec Amazon Echo et Amazon Go.
    Il se peut qu’Amazon devienne très rapidement la capitalisation boursière la plus importante au monde. Néanmoins, ce serait danser bien rapidement sur les corps de Google Home ou de Apple Siri ! Ce dernier s’appuie, en particulier, sur un écosystème incroyable d’objets – Mac, iPhone, iPod, iPad, CarPlay, Apple Watch, Apple TV, Air Pods… – et son milliard de consommateurs ayant activé un produit Apple. Les batailles ne déterminent pas une guerre qui s’annonce très longue mais Amazon reste par défaut le vainqueur du CES 2017.

    Et la French Tech dans tout cela ?  

    Je le dis sans détours : formidable ! Il y avait une présence quantitative impressionnante de français, avec 36% des start-ups globales présentes au CES. Une présence hyper structurée grâce au label de la French Tech et de la dénomination Business France : cela sert parfois un Etat colbertiste ! Ainsi, la présence française était la 3ème plus importante au CES derrière les Etats-Unis qui jouaient à domicile et la Shenzhenite aiguë de la Chine. On entendait la langue de Molière partout dans l’espace Eureka !
    Mais au-delà de la présence quanti, c’est la qualité qui éclaboussait la délégation française. Il suffisait d’observer de nombreux stands français ou bien de se plonger dans la documentation pour comprendre rapidement la proposition de valeur des projets ! Le modèle français prépare très bien à la fabrication de cette nouvelle génération d’entrepreneurs qui doivent maitriser ingénierie, design et marketing pour créer la prochaine vague de Samsung ou de LG.
    Cependant, comment les Netatmo, les Withings, les Parrot et les centaines de jeunes pousses effrontées qui s’engouffrent dans les failles de l’innovation sauront-elles graviter, s’intégrer dans ces écosystèmes en construction dominés par les géants américains ? Réponse dans les prochaines saisons du CES.

  • Les grandes leçons de la NRF New York 2017

    Les grandes leçons de la NRF New York 2017

     Par Didier Farge , Président de Conexance 

    Repousser les limites
    L’astronaute Scoot Kelly a livré son expérience historique à bord de l’ISS, alors que son frère jumeau Mark Kelly, a participé à cette expérience, mais depuis la Terre.
    L’idée en pratique – Après 340 jours passés dans la Station spatiale internationale, pour Scott Kelly, « se réadapter à la vie sur Terre est un défi « .
    L’idée à suivre – Tout est possible : « If you can dream it you can do it ! »

    Savoir s’adapter
    Leader charismatique, homme d’affaires, self-made man et philanthrope infatigable, le parcours de Sir Richard Branson a fasciné sur la manière de garder son cap en toute circonstance.
    L’idée en pratique – Savoir changer de business model à temps, faire pivoter son modèle économique au bon moment. Cela impose de changer de cap en affinant ou en modifiant l’idée de départ. Une pratique qui suppose ténacité et flexibilité.
    L’idée à suivre –  Il est certain qu’en 2017, quelque soit notre place dans l’entreprise, il va s’agir de s’adapter aux situations qui nous arrivent quasiment en temps réel, d’être rapide et flexible. Les robots n’ont pas encore gagné la partie…

    Hyperpersonnalisation ou le sur-mesure… à l’échelle industrielleOn entre dans l’ère de l’hyper personnalisation des sites, qui est un enjeu clé pour servir l’expérience utilisateur et développer l’engagement client.
    Les idées en pratique – Strypes qui personnalise chaque produit en ligne. Les chaussures Shoes of prey personnalisables de A à Z pour un résultat unique.
    L’idée à suivre – La personnalisation n’est pas un concept nouveau mais la tendance actuelle est d’aller plus loin, en poussant cette personnalisation jusqu’au niveau individuel et en l’adaptant en temps réel.

    L’intelligence artificielle omniprésente
    Gestion des stocks, recommandation de produits, A/B testing… l’IA revisite le retail sous toutes ses coutures.
    Les idées en pratique – Avec l’essor du click & collect express, se développent des problématiques d’organisation du stock dans les boutiques . La solution robotique Tally (de Simbe Robotics), présentée par Intel fournit aux commerçants, les informations nécessaires pour s’assurer que les produits d’un magasin soient toujours en stock, au bon endroit et au bon prix.
    L’idée à suivre –  La gestion des stocks est un enjeu central pour les magasins. Elle permet d’anticiper la rupture des stocks mais surtout de comprendre l’évolution de la demande et la remonter aux fournisseurs.

    La réalité augmentée : un marché mûr
    Cette année un pavillon entier est consacré au lab innovation.
    L’idée en patique –  A retenir : le caddie connecté de Focal Systems qui indique précisément où se trouve une référence. Ou encore une solution développée par Augment permet donc de visualiser un objet, un meuble ou autre dans son environnement via le mobile.
    L’idée à suivre – Dans le premier cas, les messages publicitaires ciblés sont poussés tout au long du parcours client en fonction des préférences du consommateur. Dans le second cas, la solution est utilisée par  les forces de ventes en magasin pour comprendre par exemple l’impact d’un podium ou d’une animation.

    Immersif et prédicitif il n’y a qu’un pas
    Le lien entre l’immersif et le prédictif avec des acteurs comme Intel qui investissent massivement entre la Data et la technologie.
    L’idée en pratique –  Faire ses courses dans un magasin virtuel et recevoir des promotions ou des suggestions de produit basées sur l’historique d’achat.
    L’idée à suivre – L’un des pré-requis pour y parvenir reste la donnée, une ressource « riche » et à portée de main.

     

  • Rapport CES de Las VEGAS 2017 By Olivier EZRATTY

    Rapport CES de Las VEGAS par Olivier EZRATTY

    Chose promise, chose due, voici comme prévu le magnifique Rapport de CES de Las Vegas 2017, 12eme édition ! C’est le compte-rendu le plus détaillé et exhaustif que vous trouverez dans la galaxie, ou dans le système solaire pour rester modeste, de cette énorme foire aux gadgets numériques ou pas qu’est le CES de Las Vegas. Vous y découvrirez même une bonne part de l’actualité de l’année qui n’est pas forcément exposée dans ce salon gigantesque. Le CES de Las Vegas n’est qu’un prétexte pour vous proposer un vaste tour d’horizon !

    Ce rapport complète mon habituel résumé des points clés que j’ai publié le lendemain de la clôture du CES 2017. Vous le retrouverez complété et actualisé dans l’introduction du Rapport complet.

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  • Les métiers à l’heure de la Data

    Les grandes tendances Data & Analytics 2017

    Etude menée par Deloitte

    L’intérêt des organisations pour la Data ne cesse de s’amplifier. Entre volonté d’accroître l’efficacité opérationnelle, d’améliorer la connaissance ou de se conformer à un cadre réglementaire exigeant, les motivations pour les sujets Data Analytics sont nombreuses. Les directions métiers s’approprient de plus en plus ces sujets, conscientes du levier de transformation que ces derniers représentent. Dans ce contexte, l’étude Deloitte sur les tendances 2017 dans la Data Analytics décrypte les défis et perspectives dans 5 fonctions clés de l’entreprise (finance, marketing, achats & supply chain, RH, risques & audit interne).

    « Après quelques années d’études et de diverses expérimentations, les entreprises semblent gagner en maturité dans l’adoption de la Data Analytics. Le développement et l’acquisition des compétences d’analystes des données et de « data scientists » deviennent primordiales pour les organisations soucieuses de les intégrer au cœur de leurs directions métiers. En outre, elles semblent de plus en plus convaincues de l’intérêt des modèles collaboratifs sur les sujets Data, favorisant l’émergence de communautés de pratiques et d’écosystèmes ouverts sur des partenariats externes. » estime Reda Gomery, Associé responsable Data Analytics chez Deloitte.

    Les défis Data Analytics pour 5 fonctions clés de l’entreprise

    1. Finance : l’enjeu de transformation lié à la data

    Après plusieurs années consacrées à la mise en place de multiples applications et outils (ERP, consolidation, budget…), les directions financières semblent désormais résolument tournées vers une meilleure valorisation de la Data. Disposer d’une information financière pertinente traduisant les véritables leviers de la performance tout en optimisant l’effort de production et de gestion manuelle des données, tel est l’enjeu pour de nombreuses directions financières. Au-delà, il s’agit d’utiliser la Data comme un véritable vecteur de transformation et d’en simplifier les usages. De l’amélioration du pilotage et de la capacité de prise de décision au monitoring des processus, le bon usage de la Data permet de gagner en efficience et en performance.

    1. Marketing : l’évolution des pratiques à l’heure du digital 

    Le marketing est historiquement l’une des directions les plus matures en matière d’usages de la Data. Pour autant, la transformation digitale engagée par les organisations change profondément l’approche et induit un véritable repositionnement du marketing. En effet, la diversification des canaux digitaux ainsi que l’avènement progressif des objets connectés dans de nombreux secteurs d’activité engendrent une évolution des pratiques et des usages liés à la Data. Innover dans le développement de nouveaux services, étendre la connaissance Client ou encore personnaliser la relation, tels sont les enjeux structurants du marketing. Les directions marketing sont d’ailleurs de plus en plus attendues dans leurs contributions à la performance globale de l’entreprise et à un meilleur alignement avec les activités commerciales.

    1. Achats et supply chain : la montée en puissance des usages Data

    Dans un contexte de globalisation des marchés, de pressions sur les prix et de complexification des process logistiques, les directions achats et supply chain perçoivent plus que jamais le potentiel levier lié à l’usage de la Data. Comprendre et optimiser ces processus achats/supply chain, au cœur de la performance globale des organisations, nécessite une exploration optimale des gisements de données. Si l’adoption de démarches Data Analytics structurées est récente au sein de ces fonctions en France, la pratique semble s’accélérer et s’étendre à l’ensemble des entreprises.

    1. Ressources humaines : l’évolution vers le « People Analytics »

    Les opportunités offertes par les usages analytiques de la Data semblent considérables au sein des directions des ressources humaines. Ainsi à l’heure où les organisations se transforment par l’évolution du mode de travail, par la diversification des compétences et par la digitalisation des échanges, un meilleur usage de la Data constitue le levier pour accompagner ces changements. Les usages analytiques sont en expansion parmi lesquels l’industrialisation et la fiabilisation de la production des indicateurs de pilotage RH, la connaissance de l’employé à travers une meilleure gestion des données associées (« Master Data ») ainsi que l’émergence de l’approche « People Analytics » à travers l’expérimentation de modèles d’analyses avancées (adéquation des canaux de sourcing selon les profils recherchés, facteurs de réussite de l’intégration…).

    1. Risques et audit interne : l’adoption des usages Data pour renforcer les dispositifs de contrôle et d’anticipation

    L’environnement de l’entreprise évolue et son exposition aux différentes variétés de risques s’accentue. Entre diversification des activités, acquisitions et croissance à l’international ou encore démultiplication des systèmes et applications, les dispositifs de contrôle et d’évaluation des risques atteignent très souvent des limites. Face à ces développements rapides et à un contexte réglementaire de plus en plus contraignant, les directions des risques et de l’audit interne s’intéressent aux moyens de renforcer les dispositifs de contrôle et de s’assurer de leur pertinence. Dès lors, développer une approche Data Analytics en investissant dans la mise en place de moyens adéquats devient un véritable levier de performance pour ces directions. L’efficience et la pertinence de la gestion des risques reposent notamment sur l’automatisation et la rationalisation des contrôles, l’anticipation et l’identification de nouveaux « patterns » des risques.

  • Big Data : Les tendances de l’année 2017

    Big Data : Les tendances de l’année 2017

    Par Thierry D’Hers, Vice President, Product Development, Tableau Software

    Cette année, de plus en plus d’entreprises ont commencé à stocker, traiter et exploiter leurs données, quelles qu’elles soient. En 2017, les systèmes qui prennent en charge de grandes quantités de données, structurées et non structurées, vont continuer à se développer. Les plateformes permettront normalement aux personnes s’occupant des données d’assurer la gouvernance et la sécurité du Big Data, en donnant également aux utilisateurs finaux les moyens d’analyser ces données. Une fois arrivées à maturité, elles s’intégreront sans difficulté aux systèmes et aux normes informatiques des entreprises. Voici nos prédictions dans ce domaine pour l’année à venir.

    . Le Big Data devient accessible et instantané.
    Il est évidemment possible de mettre en œuvre du machine learning et de réaliser des analyses de sentiments sur Hadoop, mais la première question posée généralement par les utilisateurs est : Quelle est la performance du SQL interactif ? SQL, après tout, reste le moyen dont dispose l’utilisateur métier pour utiliser les données dans Hadoop à des fins d’analyses exploratoires plus rapides ou de tableaux de bords de pilotage ré utilisables. En 2017, les possibilités pour accélérer Hadoop vont se multiplier. Ce changement a déjà commencé, comme en témoigne l’adoption de bases de données hautes performances comme Exasol ou MemSQL, de technologie de stockage comme Kudu, ou encore d’autres produits permettant l’activation d’exécution de requêtes plus rapides.

    2. Le Big Data n’est plus limité à Hadoop.
    Ces dernières années, nous avons vu plusieurs technologies se développer avec l’arrivée du Big Data pour couvrir le besoin de faire des analyses sur Hadoop. Mais pour les entreprises avec des environnements complexes et hétérogènes, les réponses à leurs questions sont réparties dans de multiples sources allant du simple fichier aux entrepôts de données dans le Cloud, de données structurées stockées dans Hadoop ou dans d’autres systèmes. En 2017, les clients demanderont à analyser toutes leurs données. Les plateformes agnostiques au niveau des données comme au niveau des sources de données se développeront, tandis que celles conçues spécifiquement pour Hadoop ne pourront pas être déployées pour tous les cas d’utilisation et tomberont dans l’oubli. La fin de Platf oraconstitue un premier signe de cette tendance.

    3. L’exploitation des lacs de données devient un avantage pour les entreprises.
    Un lac de données est similaire à un réservoir artificiel. Il est nécessaire de construire un barrage à l’extrémité du lac (créer un cluster), puis le laisser se remplir d’eau (de données). Ensuite, seulement, on pourra utiliser les données à diverses fins, comme l’analyse prédictive, le Machine Learning, la cybersécurité, etc. Jusqu’à présent, le remplissage du lac constituait une fin en soi. Ce ne sera plus le cas en 2017. Pour obtenir plus rapidement des réponses, les entreprises voudront utiliser leur lac d’une manière plus agile et reproductible. En 2017, cela évoluera au fur et à mesure de l’adoption d’Hadoop dans les entreprises.

    4. Les architectures matures permettent l’abandon des frameworks globaux.
    Hadoop est devenu une technologie multi usage pour faire de l’analyse ad hoc. Elle est même utilisée pour du reporting opérationnel journalier (d’habitude géré via des entrepôts de données).  En 2017, les entreprises tiendront compte de cette diversité de besoins en favorisant l’architecture adaptée à chaque cas d’usage. Elles étudieront une multitude de facteurs, tels que les profils utilisateurs, les questions, les volumes, la fréquence d’accès et plus, avant de s’engager sur une stratégie de données. Et ces stratégies elles-mêmes combineront les meilleurs outils de préparation de données en self-service, le Core Hadoop, et les plateformes d’analyse utilisées directement par les utilisateurs finaux, pour que ceux-ci puissent les reconfigurer en fonction de l’évolution de leurs besoins.

    5.  C’est la variété qui entraîne les investissements dans le Big Data.
    Gartner définit le Big Data en utilisant les 3 V : gros Volume, grande Vélocité, grande Variété des données. Bien que ces trois V évoluent, c’est la Variété qui s’impose comme le principal moteur des investissements dans le Big Data. Cette tendance va s’accentuer, puisque les entreprises cherchent à y intégrer davantage de sources et se concentrent sur le long terme. Des fichiers JSON sans schéma prédéfini aux types imbriqués dans d’autres bases de données (relationnelles et NoSQL) en passant par les données non plates (Avro, Parquet, XML), les formats de données se multiplient et les connecteurs natifs deviennent indispensables. En 2017, les plateformes d’analyse seront évaluées en fonction de leur capacité à fournir une connexion directe vers ces sources disparate s.

    6. Spark et le Machine Learning rendent le Big Data évident.
    Dans un sondage mené auprès de Data Architect, de responsables informatiques et d’analystes, près de 70% des répondants ont privilégié Apache Spark par rapport à MapReduce, qui est orienté batch et ne se prête ni aux applications interactives ni au traitement de flux en temps réel. Ces grandes capacités de traitement sur des environnements Big Data ont fait évolué ces plateformes vers des utilisations de calculs intensifs pour du Machine Learning, de l’IA, et des algorithmes de graphe. Microsoft Azure ML tout particulièrement a décollé grâce à sa facilité de mise en œuvre et son intégration avec les plateformes Microsoft existantes. L’ouverture du ML au plus grand nombre conduira à la création de plus de modèles et d’applications qui généreront des peta-octets de données. Tous les regards seront alors tournés vers les éditeurs de logiciels en mode self-service pour voir comment ils vont pouvoir rendre ces données accessibles aux utilisateurs.

    7. La convergence du Cloud, du Big Data et de l’IoT permet de nouvelles opportunités pour l’analyse en self-service.
    Il semble, qu’en 2017, tous les objets seront équipés de capteurs qui renverront des informations vers le « vaisseau mère ». Les données provenant de l’IoT sont souvent hétérogènes et stockées dans de multiples systèmes relationnels ou non, de cluster Hadoop à des bases de données NoSQL. Alors que les innovations en matière de stockage et de services intégrés ont accéléré le processus de capture de l’information, accéder et comprendre la donnée elle-même reste le dernier défi. La conséquence est que la demande augmente de plus en plus pour les outils analytiques qui se connectent nativement et combinent des grandes variétés de sources de données hébergées dans le Cloud.

    8. La préparation des données en self-service se généralise à mesure que l’utilisateur final commence à travailler sur des environnements Big Data.
    La montée en puissance des plateformes analytiques self-service a amélioré l’accessibilité de Hadoop aux utilisateurs métier. Mais ceux-ci veulent encore réduire le temps et la complexité de la préparation des données pour l’analyse. Les outils de préparation de données self-service agiles permettent non seulement aux données Hadoop d’être préparées à la source mais aussi de les rendre accessibles sous forme d’instantanés pour une exploration plus rapide et plus facile. Nous avons vu une multitude d’innovations dans cet écosystème, faite par des sociétés spécialisées dans la préparation de données pour des environnements Big Data réalisée par l’utilisateur final, comme Alteryx, Trifacta et Paxata. Ces outils réduisent les barrières à l’entrée pour ceux qui n’ont pas encore adopté Hadoop et continueront à gagner du terrain en 2017.

    9. Le Big Data se développe : Hadoop vient s’ajouter au standard de l’entreprise.
    Nous constatons une tendance grandissante au fait que Hadoop devient une partie centrale du paysage IT de l’entreprise. Et en 2017, nous verrons encore plus d’investissements dans les composants de sécurité et de gouvernance qui entourent les systèmes de l’entreprise. Apache Sentry fournit un système d’autorisations très fines d’accès à la donnée, basé sur les rôles et les métadonnées stockées dans un cluster Hadoop. Apache Atlas permet aux organisations d’appliquer une classification uniforme des données sur l’ensemble de leur écosystème. Apache Ranger fournit une administration centralisée de gestion de la sécurité pour Hadoop. Ces capacités passent maintenant au premier plan des technologies Big Data émergeantes, éliminant ainsi une autre barrière à l’adoption en Entrerpise.

    10. L’augmentation des catalogues de métadonnées aide tout le monde à trouver les données primordiales pour l’analyse.
    Pendant longtemps, les sociétés ont jeté leurs données parce qu’elles en avaient trop à traiter. Avec Hadoop, elles peuvent traiter beaucoup plus de données, mais la donnée n’est généralement pas organisée de façon à être trouvée rapidement. Les catalogues de métadonnées peuvent aider les utilisateurs à découvrir et comprendre les données pertinentes grâce aux outils d’analyse self-service. Cela aide à la fois les consommateurs de données et les administrateurs de données à réduire le temps qu’il faut pour faire confiance, trouver et requêter avec précision les données. En 2017, nous verrons une plus grande sensibilisation et une plus grande demande pour la découverte en mode self-service, qui deviendra une extension naturelle à l’analyse self-service.