Étiquette : vidéo

  • Quatre façons de se démarquer grâce à la vidéo

    Brightcove dévoile ses prévisions en matière de vidéomarketing pour 2017

    Par Sophie Rayers, Directrice Marketing EMEA chez Brightcove

    Ce n’est un secret pour personne : le volume des vidéos en ligne augmente continuellement, toutes plateformes confondues. Ainsi, en 2017, la vidéo représentera 69 % de la totalité du trafic Internet. Avec une prévision de croissance si rapide, sur quelles tendances les marques devraient-elles parier cette année ?

    Vidéos sociales, interactivité et applications de Smart TV seront en plein boum, faisant de 2017 l’année idéale pour la création de vidéos. Voici les principales tendances susceptibles de dominer 2017 et la façon de les exploiter au mieux pour une stratégie vidéo optimale.

    1 – La vidéo sur les réseaux sociaux va devenir incontournable

    C’est en 2016 que la vidéo sociale a connu un véritable essor à l’échelle mondiale. Auparavant, Facebook était un lieu de partage d’informations et d’élaboration de projets. S’il vous arrivait de tomber sur une vidéo, elle était le plus souvent créée par l’utilisateur qui l’avait publiée. Pourtant, l’année dernière, Facebook s’est imposé comme la plateforme incontournable où regarder des vidéos ! Celles-ci ont envahi les fils d’actualité et se lancent automatiquement à mesure que la page défile. Et comme pour Facebook, l’augmentation des vidéos visionnées vaut également pour la majorité des plateformes sociales : YouTube, Twitter, Snapchat, etc.

    En 2017, les vidéos sociales gagneront en popularité et les entreprises auront tout intérêt à investir du temps et des ressources dans une stratégie incluant ce type de contenu. En effet, près de trois quarts des consommateurs qui regardent une vidéo sociale prennent une décision d’achat à la suite du visionnage. Ils sont également plus enclins à recommander une entreprise dont ils ont apprécié la vidéo sur un réseau social et à déconseiller une entreprise avec une vidéo leur ayant déplu. Une vidéo sociale impacte significativement la manière dont une marque est perçue. Il faut donc la soigner !

    2 – Les expériences vidéo seront enrichies grâce à l’interactivité

    L’époque où il suffisait de publier une vidéo sur la page d’accueil de son site web pour sortir du lot est révolue, tant cette pratique est devenue courante. Mais alors, quelles solutions s’offrent aux entreprises pour mettre en avant leur marque et améliorer l’expérience consommateurs ? L’ajout d’éléments interactifs aux contenus vidéo constitue le prochain niveau d’engagement recherché par les marques.

    L’interactivité peut se concrétiser sous forme de liens intégrés dans des contenus pertinents, d’incitations à l’action visant à convertir des prospects en clients ou encore de vidéos poussant à l’achat. Elle offre à votre public cible une expérience pertinente, créatrice d’engagement envers votre marque. Désormais, c’est ainsi que les individus interagiront avec les contenus vidéo : de la même manière, l’ensemble des liens présents dans une page web permettent d’explorer une marque dans ses moindres détails.

    De plus, l’interactivité offre davantage de points de contact, très utiles pour pouvoir analyser le comportement des internautes. Les statistiques de la vidéo (qui a cliqué sur quoi et à quel moment) sont très utiles pour obtenir des renseignements précis sur votre audience.

    3 – Les marques vont faire leur grand retour sur TV

    Ces 6 dernières décennies, la télévision a été le support vidéo le plus courant. Aujourd’hui, l’essor de nouveaux supports TV proposés par Apple, Amazon, Android ou encore Roku, donne aux marques l’opportunité d’étendre leur portée grâce à la vidéo, en fournissant des expériences uniques pour lesquelles seuls les grands écrans sont appropriés.

    Il y a 10 ans, nous avions prévu que chaque marque deviendrait un éditeur de contenus. Cette prévision est en train de devenir réalité : les marques sont à nouveau présentes dans le salon des spectateurs et parviennent à développer l’interaction à l’aide de contenus spécifiques distribués via des applications TV. C’est dans cet esprit que la maison de ventes aux enchères londonienne Sotheby’s a développé une application OTT qui explore le marché international de l’art. En 2017, nous attendons donc que l’expérience vidéo prenne de plus en plus d’importance et gagne en popularité dans les salons, avec de nouvelles fonctionnalités.

    4 – Les marques vont investir dans les productions en interne

    Vous souhaitez obtenir le meilleur ROI pour vos vidéos ? Alors, formez une équipe spécialement dédiée à la production de vos vidéos en interne afin d’élaborer une stratégie globale en 2017. En effet, les prix pratiqués par les agences sont exponentiels et le travail effectué nécessite toujours un contrôle. L’embauche de professionnels hautement qualifiés pourra s’avérer une précieuse ressource interne. Ce sont eux qui représenteront votre entreprise, votre marque, votre voix, comme seuls les employés d’une entreprise peuvent le faire. En tant que membres clés de votre équipe marketing, ces profils créatifs disposeront des informations et opportunités leur permettant de développer des initiatives vidéo à l’échelle de l’entreprise.

    En conclusion, 2017 sera l’année de l’innovation vidéo percutante !

    Alors que 2016 a été l’année de l’innovation vidéo, 2017 amène la possibilité d’utiliser ces avancées pour marquer les esprits. Cette année est celle de la transformation: les réseaux sociaux deviendront des chaînes vidéo, le visionnage de vidéos encouragera la participation de l’audience, la télévision réaffirmera son importance tandis que la vidéo continuera son cheminement vers la réalité virtuelle et au-delà. 2017 promet d’être riche en opportunités et nous attendons avec impatience de voir comment les professionnels du marketing vont transformer ces possibilités en réalité.

  • 8 tendances digitales pour 2017 selon AOL France

    Créativité – Mobile – Data – Live – Micro-vidéo les tendances digitales pour 2017

    Selon AOL France

    Si vous espériez qu’il y ait un changement en 2017, vous avez de la chance. L’industrie est appelée à bouger avec des stratégies et des tendances liées au mobile, à la vidéo et à la data qui vont secouer ! L’identification de ces tendances pour 2017 est issue de l’interview des différents experts AOL travers le monde. C’est bien entendu une vision subjective qui nous semble raisonner particulièrement sous le prisme de ces quatre mots clés : Créativité – Mobile – Data – Live – Micro-vidéo.

    La créativité se met au niveau des attentes des utilisateurs

    Selon une nouvelle étude d’AOL, les annonceurs et les éditeurs s’accordent dire que la création d’une « technologie créative de meilleure qualité » stimulera la publicité vidéo numérique en 2017.

    Les consommateurs d’aujourd’hui ont plus que jamais le contrôle sur leur expérience en ligne. Avec des investissements dans les deux domaines de la créativité et de la technologie, les attentes des utilisateurs sont finalement satisfaites avec des publicités pertinentes et des formats attrayants. Ce processus de personnalisation mène à des expériences créatives réelles fondées sur des données.

    Mais il est important que les marques surveillent les obstacles éventuels, comme par exemple un mauvais ciblage. Les utilisateurs finaux soupçonneront quelque chose de bizarre par rapport à leur expérience en ligne si la création ne suscite par leur intérêt. Ces obstacles peuvent être évités grâce à de nouvelles plateformes programmatiques qui optimisent et restituent des expériences publicitaires dynamiques auprès des consommateurs, leurs permettant de se sentir inclus et apportant aux marques les outils dont elles ont besoin pour réussir.

    La vidéo en direct prendra les devants

    La montée de la vidéo est devenue indéniable – et la vidéo live en tête avec 36 % des consommateurs regardant des contenus vidéo en direct chaque jour (Source : 2017 State of the Video Industry Research Study, AOL, 2017). Avec un engagement en ligne plus personnalisé avec des formats interactifs, les utilisateurs s’attendent ce que leurs vidéos soient également une expérience inédite. C’est exactement ce que le direct leur offre avec un accès facile et exclusif qui les place au cœur de l’action.

    Bien que cette forme authentique de vidéo soit en hausse, 2017 est l’année où les marques tout comme les consommateurs la reconnaîtront comme étant la mécanique la plus populaire. Les annonceurs et les éditeurs espèrent que le live génère des revenus, alors que +47 % des consommateurs s’attendent regarder davantage des vidéos en live en 2017 par rapport à 2016. Toutefois pour que la vidéo live domine complètement et réponde aux demandes des consommateurs, il est nécessaire qu’elle offre aux utilisateurs finaux une meilleure visualisation de la vidéo en direct multi-écrans/multiplateformes. Cela signifie plus de contenu organique et moins de mise en mémoire tampon. Plus de la moitié des consommateurs arrêtent la visualisation d’une vidéo après avoir subi deux interruptions de mise en mémoire tampon (ce nombre passe à 79 % après 3 interruptions de mise en mémoire tampon).

    Les récits immersifs deviennent le principal enjeu

    Les consommateurs ne sont pas intéressés par une expérience passive. Ils veulent quelque chose d’engageant, quelque chose d’immersif. Ils veulent quelque chose de plus et les plateformes comme VR, 360, AR et live leur donnent un contenu visuellement stimulant.

    Cette forme émergente de récit donne au public la possibilité de faire partie de l’histoire, et de ne pas rester seulement spectateur. Et parce que le pourcentage de personnes qui consomment du contenu immersif devrait augmenter en 2017, les annonceurs et les éditeurs commencent s’intéresser ces nouveaux formats.

    • 70 % des annonceurs et des éditeurs pensent qu’il y a de la place pour la réalité virtuelle sur le marché de la vidéo numérique.

    • Les annonceurs et les éditeurs prévoient la vidéo 360 comme l’un des deux principaux formats qui généreront le plus de revenus au cours des 12 prochains mois.

    • 73 % des annonceurs s’attendent ce que la vidéo 360 génère le plus de revenus au cours des 12 prochains mois, par rapport à tous les autres nouveaux formats.

    • 23 % des annonceurs prévoient entrer dans l’espace VR au cours des 12 prochains mois. Mobile First

    Si vous ne pensez pas en premier au mobile, vous êtes déj en retard. L’étude montre que 60% des consommateurs « ne peuvent pas vivre sans » leurs smartphones et que le pourcentage va certainement augmenter, étant donné que 67,1 % de la population mondiale vont devenir des utilisateurs mobile d’ici 2019. Avec des nombres comme ceux-là, il est important que les marques portent leur attention d’abord sur la technologie mobile – et ce pas seulement quand il s’agit de contenus. Les plates-formes mobiles émergentes comme VR, 360 et AR exigent des formats évolutifs qui correspondent à leur stimulation visuelle. Et en 2017, ce sera l’année pour sauter le pas pour les marques !

    Si les marques ne sont pas disposées s’adapter cette première ère mobile, elles ont besoin de se préparer à voir leur stratégie dépassée par leurs concurrents ciblant le mobile en premier.

    • 67 % des consommateurs regardent des vidéos en ligne chaque jour sur leur téléphones portables (Source : 2017 State of the Video Industry Research Study, AOL, 2017).

    • 49 % des consommateurs utilisent leur téléphone ou leur tablette lorsqu’ils se réveillent avant de sortir du lit (Source : AOL, Sondage Omnibus, 2016).

    • Un nombre croissant de consommateurs dispose de plus d’un appareil. Le nombre d’appareils mobiles connectés par habitant atteindra 1,5 d’ici 2020. (Cisco Visual Networking Index, 2016).

    • 40 % des annonceurs prévoient une augmentation de 50 % ou plus des dépenses publicitaires digitales sur mobile.

    • 42 % des éditeurs s’attendent une augmentation de 50 % ou plus des dépenses publicitaires digitales sur mobile.

    La micro vidéo demeure un élément essentiel

    La durée d’attention des consommateurs est en train de se dissoudre – et avec 59 % des gens qui regardent des vidéos d’une minute ou moins, il appartient aux annonceurs et aux éditeurs de trouver un moyen d’atteindre ces utilisateurs éphémères. Cela signifie évoluer avec les habitudes des consommateurs afin que les agences puissent améliorer leurs relations avec leurs consommateurs avec un contenu à grignoter. Et les consommateurs ne sont pas les seuls à être affamés de formats courts. Les annonceurs sont impatients de se concentrer sur ce désir d’histoires courtes, la moitié d’entre eux attendant des vidéos de courte durée (5 minutes ou moins) pour présenter différentes possibilités plus variées au cours des 12 prochains mois (Source : 2017 State of the Video Industry Research Study, AOL, 2017).

    Les données ouvrent de nouvelles portes

    Ce sera une bonne année pour les spécialistes du marketing. En 2017, ils auront la technologie nécessaire pour organiser et activer les données collectées. Ces statistiques qui sont impératives pour l’attribution, permettent aux spécialistes du marketing d’améliorer la façon dont ils mesurent les performances de la campagne. En collectant davantage que des mesures simplistes, les spécialistes du marketing augmentent ainsi leurs chances de réussir à atteindre leur public cible.

    Le mobile mènera la croissance du programmatique

    Le programmatique Mobile peut avoir enregistré un démarrage lent, mais a atteint une vitesse et une puissance incroyables au cours de l’année passée. En 2016, les dépenses relatives l’approche programmatique mobile ont augmenté de 66 %, dépassant le taux de croissance Internet fixe. Et vu que le nombre de consommateurs adoptant la technologie mobile augmente continuellement, on peut s’attendre ce que le programmatique mobile devienne l’élément clé dans ce contexte. Les annonceurs commencent maintenant s’éloigner du fixe et se concentrent sur ce qui compte vraiment : le mobile.

    L’IA offre un voyage personnalisé au client

    L’Intelligence Artificielle renforce les relations que les marques ont avec les consommateurs en anticipant les besoins du public avant qu’ils ne deviennent réalité. L’IA fait cela l’aide de points de contact consommateurs et de plates-formes publicitaires qui traitent les données pour aider les annonceurs interagir avec leur public de manière plus personnalisée. C’est exactement ce que les consommateurs recherchent : une publicité contextuelle et pertinente qui a le potentiel d’offrir de l’aide, des conseils ou des produits en fonction de leurs intérêts. Les spécialistes du marketing peuvent utiliser ces idées pour façonner leurs stratégies publicitaires et anticiper le prochain besoin de leurs consommateurs – c’est un réel service maintenant.

  • Comment engager sa communauté sur Youtube ?

    7 astuces pour booster sa visibilité sur Youtube en BtoB

    Par Rym Bachouche, Directrice Marketing et Communication France et Pays-Bas, chez Meltwater

    Youtube n’est pas toujours la première plateforme à laquelle on pense pour sa stratégie de marketing BtoB. Pourtant, elle compte plus d’un milliard d’utilisateurs, soit près d’un tiers des internautes du monde entier et c’est le second moteur de recherche après Facebook. De plus en plus de marketeurs BtoB ont compris son potentiel et se lancent dans le contenu vidéo pour engager leur communauté. Voici donc 7 astuces pour sa stratégie marketing BtoB sur Youtube.

    La première des choses est de se demander quel type de vidéos poster ? En général il y a 5 grands types de vidéo:

    • Promotion : une vidéo de démo, qui présente un produit ou l’entreprise. Son but est de susciter l’intérêt de l’utilisateur.
    • Case study : le témoignage d’un client (satisfait !), qui donnera envie d’en savoir plus sur l’entreprise, son produit, ses services.
    • Interview : où on donne la parole à un expert de son secteur.
    • Webinar : où on se positionne soi-même en tant qu’expert, on partage ses conseils.
    • Tutoriel : le “how-to”, une vidéo avec une vraie valeur ajoutée qui apprend quelque chose à celui qui la visionne.

    Dans tous les cas, il faut garder un ton léger et pas trop formel : le but est de proposer du contenu de qualité sans ennuyer les utilisateurs.

     Alors comment engager sa communauté sur Youtube ?

    Tour d’abord, il faut définir ses objectifs. Qu’attendez-vous de vos contenus vidéo ? Souhaitez-vous vendre vos produits ? Vous faire connaitre ? Une fois que vous avez une idée plus claire de votre stratégie, suivez ces astuces afin booster votre présence Youtube en BtoB.

    #1 Poster de façon régulière

    Comme pour tout autre contenu, il faut mettre en place un calendrier éditorial pour créer un flux continu. En publiant régulièrement, vous augmentez vos chances de gagner des abonnés qui souhaitent être tenus au courant de vos prochaines vidéos.

    #2 Ajouter des Call-to-action

    Pour cela il y a deux options. Vous pouvez ajouter des annotations dans les vidéos qui apparaissent pendant le visionnage. N’en abusez pas, certains peuvent trouver cette technique trop intrusive. Sinon, ajoutez votre call-to-action dans la description de la vidéo. Faites cependant attention à ce que le lien apparaisse assez haut dans la description car toutes les personnes qui visionnent la vidéo ne dérouleront pas toute la description.

    #3 Référencer ses vidéos

    De la même manière que vous optimisez vos articles, incluez vos mots clés dans le titre, la description et les tags de la vidéo, et choisissez bien la catégorie dans laquelle elle se trouvera. Bon à savoir : contrairement aux vidéos hébergées sur YouTube, les vidéos Facebook ne sont pas référencées sur Google.

    #4 Échanger avec sa communauté

    N’hésitez pas à demander aux utilisateurs de partager leur avis dans les commentaires. Créez des liens avec votre communauté en répondant aux questions qui peuvent être posées en commentaire. Et écoutez ce que votre communauté a à dire : vous pouvez en apprendre beaucoup sur le sujet ou découvrir des critiques constructives.

    #5 Commenter d’autres vidéos

    Prenez le temps de vous intéresser aux autres vidéos mises en ligne sur le même sujet. Alimentez les discussions des autres chaînes. Les commentaires les plus aimés remonteront en haut de la liste et pourront rediriger les lecteurs vers votre chaîne.

    #6 Partager sur les réseaux sociaux

    Une fois votre vidéo en ligne, il est temps de la faire connaitre. Les réseaux sociaux sont le lieu idéal pour promouvoir votre nouvelle vidéo. Pensez aussi à intégrer vos vidéos à vos articles pour les rendre plus vivants.

    #7 Tracker ses vidéos

    Mesurer ses performances est très important. Il faut regardez si vous avez atteint votre public cible. Vous saurez ainsi ce qui marche et ce qu’il faut que vous amélioriez pour votre prochaine vidéo. Profitez de l’espace “Analytics” de Youtube pour voir les performances de vos vidéos.

    Oui, la vidéo a de plus en plus d’impact, même en BtoB et ce serait dommage de ne pas être présent sur le réseau social roi de la vidéo avec son milliard d’utilisateurs. Il ne reste plus qu’à produire vos vidéos et suivre ces quelques astuces pour investir sur ce réseau, mesurer vos performances et atteindre vos objectifs.

    A vous de jouer !

  • Apprendre des jeux vidéos pour rester en avance sur la concurrence

    Les apports du jeu vidéo au monde des affaires

    Edouard Beaucourt, Directeur France & Europe du Sud, Tableau Software

    Même si certains le considère comme une forme de divertissement destinée aux enfants ou aux adolescents, le jeu vidéo s’impose comme un marché large et sophistiqué. La France compte à elle seule plus 35 millions de joueurs réguliers*. Les concepteurs de jeux y sont d’ailleurs considérés non seulement « parmi les esprits les plus innovants du secteur des technologies » mais aussi comme « des artistes et des créateurs qui continuent à repousser les limites du divertissement ».Le secteur du jeu vidéo n’est pas si facile.  Les entreprises de tous les secteurs d’activité peuvent apprendre de cette industrie innovante qui s’appuie sur les données. Toute personne étrangère au monde du divertissement peut tirer des leçons de ce que font les développeurs et les entreprises spécialisés dans le jeu vidéo pour rester en avance sur la concurrence, attirer davantage d’utilisateurs et améliorer la rentabilité.

    Une harmonie entre innovation et objectivité

    Une des façon pour les développeurs de repousser les limites du jeu consiste à exploiter davantage les données. Traditionnellement, le développement d’un jeu ou d’une mise à jour relevait plus de l’artistique que du scientifique, dans la mesure où les concepts sont le fruit du travail de créatifs, qui prennent des décisions clés selon leur expérience et leur instinct. Aujourd’hui, les équipes créatives sont aidées par des données stratégiques recueillies auprès des joueurs et d’autres sources.

    Prenons comme exemple le développeur allemand Aeria Games. L’entreprise publie des jeux en ligne gratuits appréciés par 70 millions de joueurs. Cela représente beaucoup de données, parmi lesquelles le temps passé en ligne par les joueurs, l’implication des joueurs à divers moments du jeu ou les achats intégrés.

    Prenons le jeu S4 League. L’équipe pensait que les gains majeurs tels que de nouvelles armes ou de l’argent utilisable en jeu plaisaient davantage aux joueurs. Mais en visualisant la grande quantité de données à leur disposition, ils ont rapidement appris que les joueurs étaient plus intéressés par les vêtements, la couleur des cheveux, etc. ; des éléments qui permettent de personnaliser l’expérience de jeu. La société a réagi en conséquence en créant davantage d’options d’accessoires.

    Avec cela en tête, les entreprises peuvent exploiter des données afin de repousser les limites créatives (en essayant des approches différentes et en concevant de nouvelles campagnes), tout en s’assurant que les résultats seront mesurés.

    Un terrain vaste de coopération

    Les experts du secteur prônent la collaboration et l’élimination des cloisonnements depuis un certain temps, mais cette philosophie ne doit pas se restreindre aux quatre murs de votre entreprise. Prenez par exemple LightBox Interactive, une petite entreprise de jeux vidéo. Elle a créé un jeu de science-fiction de style western intitulé Starhawk et publié par Sony. Le directeur exécutif Dylan Jobe a déclaré à VentureBeat que la société avait « observé l’évolution du secteur du jeu vidéo et la montée de Zynga, qui s’attachait à étudier les analyses de ses jeux sociaux pour les améliorer immédiatement en fonction de ses découvertes ».

    Lors des tests bêta de Starhawk, LightBox a entre autres examiné ses données utilisateur et les données du forum, et a utilisé ces informations pour ajuster les armes et corriger les problèmes plus rapidement qu’elle ne l’avait fait pour les versions précédentes. Tout cela repose sur l’approche guidée par les données. LightBox a utilisé les données pour étendre le champ de la collaboration et travailler de concert avec ses propres joueurs.

    D’autres entreprises peuvent suivre le même chemin et faire tomber le « quatrième mur » du monde commercial en étant à l’écoute de leurs propres clients et en apprenant de ces derniers.

    Une écoute automatique du client

    Il est important de se rappeler que cette collaboration doit être permanente. Il ne s’agit pas, par exemple, d’un sondage ponctuel. L’entreprise Aeria Games, mentionnée ci-dessus, utilise un logiciel d’analyses visuelles pour passer au crible des centaines de gigaoctets de données provenant directement des joueurs. Et elle le fait en temps réel.

    Dans le même ordre d’idée, la nouvelle norme pour les entreprises de jeu consiste à développer un prototype sans chercher à atteindre la perfection, puis de le mettre à disposition du public pour recueillir des commentaires en temps réel et apporter des améliorations au fur et à mesure.

    Blizzard, qui est à l’origine de jeux populaires comme World of Warcraft et Starcraft, a récemment publié la version bêta d’un nouveau jeu appelé Overwatch. Bien que la version bêta elle-même soit intéressante, il est fort à parier que Blizzard l’utilise également pour améliorer le jeu et encourager encore davantage les ventes.

    Les sociétés évoluant dans d’autres secteurs doivent adopter une approche similaire, en utilisant des informations en temps réel pour offrir des réponses et des améliorations rapides.

    La limitation des dommages

    Imaginons qu’une société de jeux vidéo ait eu une nouvelle idée de génie.  Ses employés sont ravis, développent une version bêta et commencent à tester le jeu : l’engagement, les commentaires des utilisateurs et la monétisation.

    Bien qu’il s’agisse là des meilleures pratiques, elles ne constituent pas une recette miracle. Parfois, bien qu’ayant fait tout ce qu’il fallait en ce qui concerne la collaboration, la créativité ou encore les données, le portrait que ces dernières dressent n’est malheureusement pas attrayant. Le jeu n’est pas populaire. Il n’est pas rentable. L’implication des joueurs ne s’améliore pas. Vos efforts ne changent rien.

    Dans ce cas, il est temps de limiter les pertes et de passer à quelque chose de nouveau. Écouter vraiment signifie répondre à ce que l’on entend. Et entendre ce qu’on n’a pas envie d’entendre est souvent le plus difficile.

    Le secteur du jeu vidéo est un modèle, car il réussit à prendre des décisions basées sur les données qui influencent l’expérience du joueur et les résultats financiers.  Au sein d’un marché de plus en plus concurrentiel et confrontées à des quantités de données de plus en plus importantes, les entreprises ont beaucoup à apprendre de ce secteur qui ne relève plus du simple amusement.

    *Etude S.E.L.L. (Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs), Octobre 2015

  • Quel est le seuil de tolérance des internautes face aux vidéos publicitaires ?

    À l’heure du tout numérique, quel est le seuil de tolérance des internautes face aux vidéos publicitaires ?

    Etude Brightcove

    En mars dernier, de nombreux médias entraient en guerre contre les ad blockers, ces applications volontairement installées par les internautes pour bloquer l’apparition des publicités. Début août, c’était au tour du géant Facebook de s’engager dans la bataille. Ces ad blockers constituent en effet une menace pour les éditeurs et leurs revenus publicitaires.

    La société Brightcove, expert de l’hébergement et de la diffusion de vidéos en ligne, a décrypté ce phénomène via une étude* réalisée en mai 2016 auprès d’internautes européens :

    51% des sondés se disent agacés par le nombre de publicités vidéo en ligne…. Mais deux tiers (66 %) comprennent que les éditeurs aient recours à cette publicité pour financer les contenus gratuits mis à disposition de tous !

    92 % des Européens souhaitent donc une amélioration de la publicité vidéo en ligne. Ainsi, les principaux reproches à l’encontre de la publicité en ligne dont doivent tenir compte les éditeurs sont :

    –       la mauvaise qualité des vidéos pour 73% des répondants

    –       le manque de pertinence pour 36%

    –       le nombre trop élevé de publicité pour 51% des sondés

    Des pistes d’améliorations sont également proposées par les Européens interrogés, notamment réaliser des publicités plus courtes (57%) mais aussi avoir la possibilité d’avancer rapidement les vidéos (41%).

    * Enquête menée par Vanson Bourne en avril et mai 2016 pour le compte de Brightcove,  sur un échantillon de  4 000 personnes de plus de 18 ans consommant du contenu vidéo en ligne dans les pays suivants : Royaume-Uni, France et Allemagne (2 000 personnes au Royaume-Uni, 1 000 en France et 1 000 en Allemagne).

     
    * Enquête menée par Vanson Bourne en avril et mai 2016 pour le compte de Brightcove,  sur un échantillon de  4 000 personnes de plus de 18 ans consommant du contenu vidéo en ligne dans les pays suivants : Royaume-Uni, France et Allemagne (2 000 personnes au Royaume-Uni, 1 000 en France et 1 000 en Allemagne).
  • 28,7 milliards € ! Les dépenses publicitaires sur le display et les médias sociaux

    Une récente étude publiée par Forrester montre la montée en puissance du mobile et de la vidéo

    Les investissements publicitaires des marketeurs européens en display et sur les médias sociaux vont continuer leur croissance à deux chiffres pendant les cinq prochaines années, pour passer de 14,4 milliards en 2015 à 28,7 milliards d’euros en 2020.

    Le programmatique va également exploser partout en Europe : d’ici 2020, plus de la moitié du revenu des publicités vidéos sera vendue et diffusé en programmatique. Le mobile sera le prochain à sauter le pas : comme l’explique sur son blog Samantha Merlivat, analyste chez Forrester, « lamanière dont le display est acheté et vendu en Europe est en train d’être transformée ».

    Parmi les résultats clés de l’étude :

    • Le display sur mobile va dépasser le display sur PC : les recettes du display sur PC vont commencer à décroitre après 2018, alors qu’elles continueront à augmenter annuellement de 34,9% et 22,9% respectivement sur mobile et sur tablette entre 2015 et 2020.
    • Le smartphone et la tablette représenteront ensemble près de deux tiers des dépenses publicitaires en display en 2020. Les smartphones vont d’ailleurs connaitre la plus forte croissance pour atteindre 6,5 milliards d’euros en 2020 (partant de 1,4 milliards en 2015).

    Pour en savoir plus http://blogs.forrester.com/samantha_merlivat/15-12-10-online_display_and_social_media_advertising_will_account_for_nearly_a_quarter_of_total_european_

  • Montée de la publicité vidéo programmatique mobile en France+ 15 %

    Tubemogul,  spécialiste de l’achat d’espaces publicitaires vidéo programmatique vient de dévoiler son rapport « France Research Spotlight » pour le troisième trimestre 2015.

    Les principales conclusions de ces études « Research Spotlight » :

    ·         15% des publicités digitales servies par la plateforme TubeMogul en France sont diffusées sur mobile (5% exclusivement sur ce terminal et 10% à la fois sur desktop et mobile), illustrant une montée en puissance du mobile sur la plateforme

    ·         Les campagnes vidéo en pré-roll mobile enregistrent les meilleures performances en France (taux de complétion de 62%, contre 61% pour l’Allemagne, 57% pour le Royaume-Uni et 26% pour l’Espagne)

    ·         La France est le pays où les utilisateurs de la plateforme adaptent le mieux le format de leurs vidéos au terminal de diffusion. 64% des impressions diffusées en pré-roll mobile en France étaient en effet en format 15 secondes, révélant que les annonceurs français semblent avoir bien intégré les spécificités de la publicité sur mobile (format court privilégié).

    ·         Avec 26% d’impressions diffusées en format 15 secondes sur mobile, et 91% d’impressions diffusées en format 30 secondes sur desktop, le Royaume-Uni semble suivre timidement la tendance d’adapter la durée des vidéos en fonction du terminal de diffusion. Loin derrière, l’Allemagne et l’Espagne diffusent plus de 90% de leurs vidéos publicitaires en format 30 secondes, peu importe le terminal.

    ·         En France et au Royaume-Uni (pays où les formats courts sont plutôt privilégiés sur mobile), on constate que, dès lors que l’on est sur des formats courts (10 ou 15 secondes), les performances sont assez semblables entre desktop et mobile. Un net décrochage se fait dès que l’on passe sur des formats 20 secondes (20 points de différence sur le taux de complétion en France), renforçant la thèse que les formats courts sont plus performants sur mobile.

    ·         Avec 3% de publicités servies en Display, la France est le pays qui enregistre l’adoption de ce format la plus rapide, depuis sa mise à disposition sur la plateforme TubeMogul fin juillet 2015. (Le Royaume-Uni suit de près avec 1% de publicités servies en Display).