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  • L’année 2024 en 10 hashtags sur X

    Que retenir de l’année 2024 ?

    L’année 2024 touche à sa fin. L’heure est au bilan autour des dix sujets qui ont marqué les discussions sur le réseau social X, en France, tout au long de l’année. Pour la première fois, le sport, la politique et le divertissement s’entremêlent dans le classement, reflétant les préoccupations nationales comme internationales. X est, et reste, le reflet des passions et des divisions de la société française.

     En cette fin d’année,

    ,  l’outil de veille des réseaux sociaux, révèle les 10 sujets qui ont agité X (ex Twitter) en France. Que retenir de l’année 2024 ?

    • Les Jeux Olympiques 2024 ont captivé l’attention des Français durant les deux semaines d’événement, devenant LE sujet le plus discuté de l’année en frôlant les 5 millions de tweets
    • Après 2 ans d’absence de programme de divertissement dans le classement, la Star Academy fait son apparition, atteignant le top 5
    • Le conflit au Moyen-Orient occupe, pour la seconde année consécutive, une place centrale dans les conversations françaises, dans un contexte marqué par de multiples crises internationales

    1/ #Paris2024 : 4,9 millions de tweets en français

    La période estivale a été marquée par Paris 2024, qui ont fait la une des réseaux sociaux. La fête olympique a généré plus de 4,9 millions de tweets. Son écho est supérieur à celui des précédents jeux, avec près de 7 fois plus de messages que pour #Tokyo2020. La cérémonie d’ouverture a été le moment le plus commenté, représentant 10% des messages publiés.

    2/ #Gaza : 4 millions de tweets en français

     Le hashtag #Gaza a grimpé d’une place dans le classement par rapport à l’année précédente, avec une augmentation de 15% des messages, atteignant les 4 millions de tweets. La majorité des messages ont été publiés durant les six premiers mois de l’année, représentant 68 % des tweets.

    3/ #Macron : 3,9 millions de tweets en français

    Le Président de la République s’impose comme la personnalité dont on parle le plus sur X dans l’hexagone. Pourtant, avec ses 3,9 millions de mentions, le hashtag #Macron perd du terrain face à 2023 (volume de messages en diminution de 27%). Son nombre de mentions grimpe en flèche lors de sa visite au salon de l’agriculture au moment du mouvement des #Agriculteursencolere (près de 120k messages en 24 heures).

    4/ #StarAcademy : 3,3 millions de tweets en français

     Seul programme de divertissement à figurer dans le classement, la Star Academy se hisse dans le top 5, avec plus de 3,3 millions de tweets publiés. Chaque émission devient le moment clé pour les internautes, avec une moyenne de 58 000 tweets.

     5/ #Agriculteursencolere : 2,5 millions de tweets en français

     Le début d’année 2024 a été marqué par le mouvement des #Agriculteursencolere, mentionné plus de 2,5 millions de fois. Un volume gonflé par un phénomène d’astroturfing, technique de manipulation de l’opinion publique par le biais de faux comptes et/ou d’activistes organisés.

    6/ #NouveauFrontPopulaire : 2,4 millions de tweets en français

    La création surprise du parti NFP, né de l’alliance de gauche, arrive en sixième position en étant mentionné plus de 2,4 millions de fois en l’espace de deux mois. Bien que le hashtag ait bénéficié d’une forte popularité pendant les législatives, cet engouement s’est rapidement dissipé après les élections.

    7/ #Israël : 2,3 millions de tweets en français

     En septième position, le hashtag #Israël est au centre de 2,3 millions de tweets, témoignant de la résonance de cette actualité internationale dans l’hexagone. L’attaque de l’Iran contre Israël du 14 avril est le moment le plus commenté, avec près de 50 000 tweets publiés en 24 heures.

    8/ #Legislatives2024 : 2,2 millions de tweets en français

    En l’espace d’un mois, les élections législatives ont agité le réseau social X. Le hashtag #Legislatives2024 a fait la une pendant plusieurs semaines consécutives, totalisant plus de 2,2 millions de messages, soit une moyenne de 35 100 tweets par jour à ce sujet.

    9/ #LFI : 2,1 millions de tweets en français

    Tout comme l’année passée, le parti politique #LFI continue de faire la une des réseaux sociaux, en étant au centre de 2,1 millions de tweets cette année, soit +50% versus 2023

    10/ #RN : 2 millions de tweets en fr

    Le Rassemblement National fait son entrée dans le classement de 2024, avec plus de 2 millions de mentions. Il a été mis en lumière sur X durant la période des élections législatives : la moitié des tweets autour du parti a été publiée durant cette période estivale.

     

  • #Etude Reech – Etat des lieux de l’influence Marketing en 2024

    L’influence Marketing toujours exponentielle ? 

    Qui sont les créateurs de contenu aujourd’hui ? 
    Comment leur métier évolue-t-il ?
    Quelles plateformes nouvelles utilisent-ils, au détriment desquelles ?
    Combien sont-ils payés ?
    Quels sont les impacts de la nouvelle loi Influence sur leur quotidien ?
    Et l’influence responsable dans tout ça ? Cette année a été riche en rebondissement pour le marché de l’influence. 

    Pour la 8ème année consécutive, Reech dévoile son étude annuelle, devenue une référence dans le secteur.
    Après avoir interrogé les marques en 2022 et les Français en 2023 sur les contours de l’influence, ce sont à nouveau les créateurs de contenu qui se sont prêtés au jeu des questions/réponses pour cette étude 2024, la plus complète jamais réalisée. Décryptage.

    2021 vs. 2024 : Qui sont les créateurs de contenu aujourd’hui ?

    Estimés à 150 000, le nombre de créateurs de contenu en France semble se stabiliser par rapport aux années passées, dont la part des femmes augmente de +4 points : 78% cette année contre 74% en 2021.
    Si le nombre de créateurs estimé n’a pas changé, on observe toutefois certaines évolutions. D’abord sur la moyenne d’âge qui augmente de 3 ans par rapport à 2021. Cette année les créateurs de contenu ont en moyenne 34 ans. « Cette évolution ne s’explique pas uniquement par un vieillissement d’une même population mais bien par la population des créateurs qui s’étend à de nouvelles tranches d’âges. » commente Guillaume Doki-Thonon, CEO et cofondateur de Reech. Si en 2021, 27% des créateurs avaient entre 19 et 25 ans, aujourd’hui ils ne sont plus que 16% à être dans cette tranche d’âge. A contrario, le pourcentage des créateurs de contenu de plus de 30 ans est aujourd’hui en hausse. Par exemple, il y a trois ans, ils étaient 10% à avoir entre 41 et 50 ans, contre 16% aujourd’hui.

    Des évolutions sont notables également sur l’activité professionnelle exercée. Aujourd’hui près d’un 1 créateur de contenu sur 4 est à temps plein : 24% contre 15% en 2021. Ils sont +9 points à avoir comme profession créateurs de contenu. Seuls 5% des créateurs cumulent cette activité avec leurs études et/ou parcours scolaires, alors qu’ils étaient 20% en 2021, soit une baisse de -15 points.

    Beauté, mode, voyage, food, le Lifestyle sont les sujets de prédilection des créateurs de contenu. Ils sont 89% à aborder ces sujets dans leurs contenus et 41% partagent du contenu loisirs tels que le sport, les jeux vidéo ou encore l’humour.

    Les créateurs de contenu sont donc de plus en plus nombreux à vivre pleinement de cette activité et pour cause, leurs revenus sont en hausse. Pour 72% des répondants, la création de contenu est la source principale de revenus. Alors que seuls 11% déclaraient gagner plus de 10 000 € par an en 2021, ils sont 25% aujourd’hui. Et inversement, 38% des créateurs de contenu ne gagnaient pas d’argent via cette activité en 2021. Aujourd’hui, ils sont 12 points de moins.

    Instagram confirme sa position de leader… X (ex-Twitter) et Snapchat s’effondrent

    En deux ans, les plateformes et leur usage ont bien évolué. Instagram est le réseau principal pour 91% des créateurs de contenu et utilisé par une grande majorité d’entre eux (98%). TikTok et Facebook sont également sur le podium des réseaux sociaux les plus utilisés par les créateurs de contenu.

    En 2021, TikTok était loin dans le classement des réseaux les plus utilisés par les créateurs. Aujourd’hui, il rejoint les plateformes stars et monte sur la 3ème marche du podium des réseaux les plus exploités. Une percée fulgurante dans le secteur, TikTok est utilisé par 58% des créateurs et devient le principal réseau pour 33% d’entre eux.

    Si Facebook est aujourd’hui considéré comme ancien dans la conscience collective, il atteint la 2ème place des réseaux les plus plébiscités par les créateurs en gardant les faveurs de 71% des sondés, dont 27% en réseau principal.

    TikTok n’a pas détrôné Instagram mais Snapchat. Auparavant stable, il semble avoir pâti de l’essor de TikTok, seuls 6% d’entre eux déclarent l’utiliser au quotidien. La place de X (ex-Twitter) est mise en péril et n’est aujourd’hui une plateforme majeure que pour 5% des créateurs de contenu sondés.

    D’autres réseaux se maintiennent en cette année, à l’image de LinkedIn et YouTube.
    Le réseau social professionnel reste le réseau principal pour 7% des créateurs, quant à YouTube, c’est la plateforme privilégiée par 17% des répondants.

    Au-delà des réseaux privilégiés par les créateurs de contenu, dans cette étude, Reech s’est intéressé à la dynamique de ces derniers en interrogeant les créateurs sur une récente ou future inscription sur les différentes plateformes. La dynamique des réseaux est dominée par TikTok et YouTube. Sans surprise, TikTok bénéficie de la plus forte dynamique avec 13% d’inscrits en 2023 et 4% d’inscriptions prévues en 2024. Du côté de YouTube, c’est 3% des créateurs sondés qui se sont inscrits en 2023 et 5% qui comptent le faire en 2024.

    L’influence marketing : un marché toujours aussi exponentiel ?

    A l’occasion de l’étude Reech menée en 2022 avec les marques, celles interrogées sur leur perception de l’influence marketing étaient unanimes quant au caractère indispensable du marketing d’influence dans leur stratégie. L’étude révélait que 86% des marques sondées considéraient le marketing d’influence comme un levier efficace et 92% d’entre elles l’intègraient dans leur stratégie. Preuve que le marché de l’influence évoluait de manière continue et très rapide.

    Dans cette étude, Reech a demandé aux créateurs s’ils ont réalisé des partenariats cette année (gratuits ou rémunérés).
    La réponse est oui, pour 83% d’entre eux. Soit 2 points de plus qu’en 2021. Grâce à la technologie Reech Influence Cloud, on observe aujourd’hui que 2,85% des posts publiés par les créateurs de contenu sont réalisés dans le cadre d’un partenariat avec les marques, contre 2,1% en 2022, une augmentation notable de +33%.

    Si plus de 8 créateurs sur 10 ont réalisé au moins un type de partenariats cette année, c’est le placement de produit qui reste le partenariat privilégié à 76%, suivi de la production de contenus pour les marques qui explose avec 61% en 2023 contre 39% en 2019 (+22%).

    Régulation du marché de l’influence : La loi du 9 juin 2023… Qu’en pensent les créateurs de contenu ?

    Le marché de l’influence a été mis sur le devant de la scène en 2023 avec, entre autres, la promulgation de la loi du 9 juin. Dans un secteur où certains aspects constituent encore quelques zones d’ombre pour une partie de la population notamment à l’égard du métier de créateurs de contenu encore mal compris, qu’en pensent les principaux intéressés ?

    75% des créateurs de contenu déclarent avoir pris connaissance de la loi visant à encadrer l’activité dans le but de lutter contre diverses dérives qui entachent le métier. Dans cette large majorité, 58% affirment néanmoins un manque d’information sur le sujet et souhaitent des clarifications pour appliquer sereinement la loi. L’impact de la loi est perçu de façon positive par les répondants. Même si pour 74% d’entre eux, elle fait évoluer le monde de l’influence dans le bon sens pour les consommateurs, ils sont 56% à déclarer que la loi est favorable pour les créateurs de contenu. Seuls 18% considèrent la loi comme un désavantage pour eux.

    Si les ¾ des créateurs de contenu ont connaissance de la loi influence du 9 juin 2023, les changements peinent encore à se concrétiser du côté des marques. Ils sont 24% à voir les changements dans leurs collaborations avec les marques et 42% à apercevoir un changement mais encore trop minime.

    Certaines dérives de l’influence ont également occupé l’espace médiatique cette année et notamment en ce qui concerne les arnaques et le manque de transparence envers les consommateurs. Pour une influence plus responsable, Reech a interrogé les créateurs de contenu sur les combats prioritaires à mener pour une influence plus éthique. Sans surprise, bannir les arnaques et assurer la transparence des partenariats arrivent en haut de la liste des priorités.

    Pour 83% des créateurs, dans l’optique d’une influence plus responsable, il faut avant tout se prémunir contre les arnaques. La transparence des partenariats arrive en seconde position, à 67%. Une donnée intéressante lorsque l’on considère que 47% des sondés déclarent que l’obligation de mentionner explicitement les partenariats était un changement important dû à la nouvelle loi Influence.

    Cette étude 2024 rend compte de créateurs de contenu toujours aussi engagés. 30% des interrogés déclarent avoir déjà effectué un partenariat d’intérêt public, non rémunéré pour la majorité. Le respect et la protection de l’environnement et l’égalité hommes/femmes à 46% chacune, sont les causes prioritaires des engagements des créateurs. Suivi de la lutte contre le cyberharcèlement pour 39% d’entre eux, ce dernier item n’est pas surprenant alors qu’un créateur de moins de 30 ans sur 3 déclare en avoir été victime.

    Et donc… Quel avenir pour l’influence ?

    Les feux semblent au vert pour le marché de l’influence.
    Un secteur en perpétuelle évolution, considéré de plus en plus par le plus grand nombre et désormais en régulation, les créateurs de contenu sont plus nombreux, les marques sollicitent davantage le marché. Malgré cela, les créateurs de contenu affichent une confiance timide dans l’avenir de l’influence. Ils sont 53% à être confiant dans la pérennité de leur activité. « Une situation tout à fait compréhensible au regard des bouleversements connus par le secteur ces dernières années, et de la précarité de la plupart des acteurs » conclut Guillaume Doki-Thonon.

    En résumé : 

    ●        Créateurs de contenus : une population toujours plus féminine (+4% vs. 2021) et plus âgée (+3 ans)

    ●        Le lifestyle : sujet de prédilection des créateurs (à 89%)

    ●        Rémunération en hausse : pour 72% des répondants, la création de contenu est la source principale de revenus

    ●        Les plateformes : Instagram toujours leader, TikTok détrône largement Snapchat et X s’effondre

    ●        Plus de 8 créateurs sur 10 ont réalisé un partenariat cette année

    ●        Le placement de produit : partenariat privilégié des créateurs (à 76%)

    ●        Loi sur l’Influence : 75% des créateurs de contenu ont connaissance de la loi

     

  • L’utilisation des vidéos sur les réseaux sociaux : les chiffres clés à connaitre

    Vidéos et réseaux sociaux en 2023

    Une étude Agorapulse en collaboration avec Play Play et J’ai Un Pote Dans La Com  

    La vidéo se démarque au fil des années comme le format incontournable sur les réseaux sociaux.
    Format unique sur YouTube, considéré comme un moteur de recherche “vidéo”, et plus récemment sur TikTok avec l’avènement du format court et vertical, il est de plus en plus mis en avant sur Instagram, LinkedIn, Twitter et Facebook.
    Les réseaux sociaux redoublent d’initiatives pour mettre sans cesse le format vidéo sous le feu des projecteurs.
    Pour autant, est-ce le format le plus publié ?
    Dans quels pays observe-t-on l’engagement le plus fort sur les vidéos ?
    Quelles différences selon les secteurs d’activité ?
    Quels facteurs semblent augmenter l’engagement sur les vidéos postées sur les réseaux sociaux : nombre de followers, jour et heure de publication, teneur du texte accompagnant la vidéo… ?

    Pour télécharger l’étude :

     

  • L’année 2022 résumée en 10 hashtags sur Twitter

    Quels sont les sujets les plus commentés sur Twitter ? 

    2022 vibre au rythme de l’actualité politique sur Twitter, après 2 années grandement marquées par la pandémie de Covid-19. La politique signe son retour en force sur le réseau social, boostée par la présidentielle et les législatives.

    En cette fin d’année, Visibrain, l’outil de veille des réseaux sociaux, fait le point sur les sujets les plus commentés sur Twitter ! À retenir de l’année 2022 :

    • Naissance de la Nupes, explosion de Zemmour, présidentielle et législatives… Plus de la moitié des sujets phares de l’année concerne la politique
    • #Covid19, hashtag le plus partagé en 2020 et 2021, s’efface progressivement des discussions et cède sa première place à #Macron (7,8 millions de tweets)
    • Avec 2,9 millions de messages, #Legislatives2022 fait près de 2 fois plus de bruit que #Presidentielle2022
    • Entre clash et polémiques, #TPMP sait faire le buzz au point de générer davantage de tweets que #Presidentielle2022

    L’année 2022 vue par Twitter !

    Méthodologie : Visibrain revient sur les 10 hashtags qui ont marqué l’année sur Twitter entre janvier et décembre 2022. Pour cela, l’outil de veille a répertorié tous les hashtags en français les plus partagés durant l’année, afin de les classer par popularité, c’est-à-dire par nombre de fois où ils ont été publiés sur Twitter.

    1.    #Macron : 7,8 millions de tweets en français

    Le président de la République est au centre de l’attention dans les médias, comme sur Twitter. Dès janvier, sa prise de parole polémique sur les non-vaccinés fait l’effet d’une bombe sur Twitter (près de 130 000 tweets publiés à son sujet en 24 heures). En mars, il est ensuite pointé du doigt dans l’affaire McKinsey : 29% des tweets l’associent au cabinet en 2022. Enfin, sa victoire à la présidentielle face à Marine Le Pen connaît un retentissement plus faible que ses propos du 5 janvier (103 339 tweets sur #Macron).

    2.    #Concours : 5,7 millions de tweets en français

    Les jeux concours conservent la même position qu’en 2021, avec une légère baisse de 8% des interactions. La tendance du gaming se confirme une nouvelle fois cette année, marquée par des lots de consoles (PS5, Nintendo, Xbox) qui représentent plus de 20% des contenus.

    3.    #Nupes : 4,3 millions de tweets en français

    Créée en mai 2022, la Nupes retentit très vite sur Twitter jusqu’à s’imposer dans le top 3 des hashtags les plus relayés cette année. Les résultats encourageants de la coalition au 1er tour des législatives font sensation sur Twitter : près de 200 000 tweets le 13 juin sur #Nupes au lancement du 2nd tour.

    4.    #Legislatives2022 : 2,9 millions de tweets en français

    Alors que la présidentielle s’éparpille autour de différents hashtags, dont ceux des candidats, les législatives s’articulent principalement autour du #Legislatives2022. Une tendance qui permet au hashtag de cumuler 2,9 millions de tweets, soit presque 2 fois plus que #Presidentielle2022 ! Le second tour est davantage discuté sur Twitter : 285 900 tweets contre 193 900 pour le premier tour.

     5.    #Zemmour : 2,2 millions de tweets en français

    Le candidat « surprise » de cette élection présidentielle remonte dans le classement, et gagne 4 places comparé à 2021. Avec 2,2 millions de messages, il se positionne comme la deuxième personnalité politique dont on parle le plus sur Twitter en 2022, après Macron. Mais le retentissement digital autour d’Éric Zemmour retombe dès le verdict du 1er tour. En effet, 78% des messages sur le candidat se concentrent sur les 4 premiers mois de l’année. 

    6.    #Covid19 : 2,1 millions de tweets en français

    Sujet N°1 consécutivement en 2020 et 2021, le Covid-19 s’éloigne très nettement de sa 1ère place et dégringole à la 6ème place. Avec 3 fois moins de messages qu’en 2021, le hashtag #Covid19 recule dans les discussions des Français (en 2021, #Covid19 = 6,4 millions de tweets en français).

    7.    #TPMP : 1,9 million de tweets en français

    TPMP gagne 3 places dans le classement et s’impose comme l’émission dont on parle le plus sur Twitter. Le dérapage de son présentateur face au député Louis Boyard est la séquence la plus commentée de l’année (plus de 136 400 tweets le 11 novembre). Entre le présentateur de C8 et le député LFI, les Twittos ont choisi leur camp : #SoutienLouisBoyard enregistre presque 2 fois plus de tweets que #SoutienHanouna pendant que #BoycottTPMP génère près de 85 000 messages.

    8.    #Melenchon : 1,88 million de tweets en français

    Tout comme Éric Zemmour, Jean-Luc Mélenchon, 3ème et dernière personnalité politique représentée dans ce classement, est au centre de l’attention durant la campagne présidentielle. 65% des tweets sur le président de la France Insoumise se concentrent sur cette période de temps. C’est au lendemain de sa défaite, le 11 avril 2022, que le candidat est le plus cité (près de 110 000 tweets publiés à son sujet).

    9.    #Presidentielle2022 : 1,87 million de tweets en français

    Événement majeur de la scène politique française, l’élection présidentielle 2022 connaît un retentissement historique sur les réseaux sociaux : plus de 121 millions de messages au total. Relayées via de nombreux mots clés, les discussions autour de l’élection peinent à se rassembler autour d’un unique hashtag, relayant #Presidentielle2022 à la 9ème place. C’est pendant le 1er tour qu’il retentit le plus : 2 fois plus de messages le 10 avril que le 24 avril.

     10. #TeamOM : 1,7 million de tweets en français

    Toujours mobilisés derrière leur club, les fans de l’Olympique de Marseille s’imposent sur la scène sportive. Perdant quelques places dans le classement, ils démontrent toujours une mobilisation sans faille. À l’image du 9 août dernier avec l’accueil de la nouvelle recrue de leur club, Alexis Sanchez (près de 25 000 tweets sur cette journée).

  • Twitter, un poids lourd de l’empreinte carbone numérique

    Quand Elon Musk fait partie des plus pollueurs de la twittosphère…

    Greenly, spécialiste du bilan carbone, a enquêté sur l’empreinte carbone d’un tweet, et de la firme. Au-delà de l’analyse du réseau social à l’oiseau bleu, certains twittos, très actifs et suivis, pèsent plus que d’autres… dont le nouveau propriétaire, Elon Musk qui, malgré son image d’éco-responsable, figure dans le top 10 des actifs et, de facto, fait partie des plus pollueurs de la twittosphère.

    Chaque activité digitale génère une émission carbone et cela concerne alors chaque tweet. L’étude réalisée par Greenly révèle ainsi le poids carbone de Twitter, en incluant l’énergie consommée par un smartphone, les données échangées sur le réseau et les requêtes traitées par le serveur. Révélé par l’un des salariés de Twitter en 2010 sans avoir précisé la méthodologie, information confirmée par plusieurs experts climats, un tweet émet bel et bien 0,026 gCO2.

    Pour connaître l’empreinte carbone de Twitter, Greenly a pris en compte les 867 millions de tweets envoyés par jour, soit 316 milliards de tweets publiés chaque année. Sur une année, et en partant de la donnée juste de 0,026 gCO2, Twitter émet 8200 tCO2e, l’équivalent de 4 685 vols Paris-New York.

    La principale cause de ses émissions carbones concerne sa consommation électrique où ses données sont hébergées dans des data centers énergivores installées dans des pays où la production énergétique est fortement dépendante des énergies fossiles

    Tous égaux sur Twitter ?

    Alexis Normand, CEO et co-fondateur de Greenly, précise : “La question se pose car évidemment un tweet envoyé par Elon Musk par exemple n’aura pas le même impact carbone que celui d’un utilisateur lambda En cause, le nombre de followers n’est pas le même d’un compte à l’autre. Cependant, il reste tout de même difficile de quantifier exactement l’impact carbone annuel de chaque compte mais permet tout de même de fournir une estimation plus ou moins proche de la réalité.”

    Données exactes au 25 novembre 2022

    Twitter compte actuellement 486 millions comptes actifs, ayant en moyenne 700 followers chacun, D’après une estimation réalisée par la climate tech Greenly, les 10 comptes les plus suivis sur Twitter atteignent à eux-seuls 22,5 tCO2e par an, soit 0,26% des émissions globales du réseau social.
    C’est l’équivalent de 13 vols Paris-New York ou de l’empreinte carbone annuelle moyenne d’un humain d’ici 2050 dans le cadre de la neutralité carbone. Parmi les personnalités ayant le plus de followers figurent Barack Obama (133 M) et Elon Musk (118M), suivis de stars de la chanson Justin Bieber, du footballeur Cristiano Ronaldo et de l’humoriste Ellen DeGeneres.

    D’un point de vue environnemental, le principal facteur de l’empreinte carbone de Twitter n’est pas le tweet mais le nombre élevé de followers qu’un compte peut réunir. D’autant plus qu’en rachetant Twitter, Elon Musk a l’ambition de créer une “super” application tout en un, appelé “X”, dans les 3 ans, prévoyant davantage de trafic de contenus vidéos et photos. “Les émissions carbones risquent de monter en flèche”, indique Tommy Catherine, expert du Carbon Institute lancé par Greenly.

    Le numérique est responsable de 5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre : produits manufacturés (66 %), réseaux (19 %) et data centers (15 %). Pour réduire son empreinte carbone, Twitter doit revoir la puissance de ses instances vCPU à la baisse et la gestion de ses data centers dans des pays où l’intensité carbone de l’électricité est basse. Cela vaut pour l’ensemble des réseaux sociaux qui doivent privilégier des data centers installés dans des pays ayant développé les énergies renouvelables. Même si la facture carbone de Twitter reste loin derrière les géants (du web) carbonés tels que TikTok, Meta (Facebook, Instagram, Pinterest), Snapchat et Reddit, pour autant le réseau social d’Elon Musk a intégré seulement 10 % d’énergie renouvelable.

  • Amazon, BMW, Disney… Quelles sont les marques les plus puissantes sur les réseaux sociaux en 2022 ?

    Quelles marques règnent sur le paysage social media ?

    Franchir le cap des réseaux sociaux ? Telle est la question que se posaient les marques il y a encore quelques années. Une époque définitivement révolue à l’heure où les plus prestigieuses Maisons de luxe envahissent TikTok. Qu’elles évoluent sur le secteur de la tech, de l’automobile, de l’entertainment, ou du luxe, les marques sont toutes actives sur les réseaux sociaux. Mais quelles sont celles qui tirent leur épingle du jeu ?

    Pour le savoir, Visibrain, l’outil de social listening, a analysé l’influence et la notoriété des marques sur les réseaux sociaux et dévoile les résultats dans sa dernière étude.

    • La toute-puissance des GAFAM se ressent aussi sur les médias sociaux : les géants américains siègent sur les premières places des classements d’influence et de notoriété
    • Un autre secteur se distingue sur les réseaux sociaux : l’industrie automobile, portée par BMW et Tesla
    • Les Maisons de luxe font rayonner la « french touch » en se hissant dans le top 15
    • Les 30 marques communiquent toutes sur les réseaux sociaux, et 87,5% sont actives sur TikTok, dont la démocratisation reste très récente
    • Surfer sur le format vidéo courte, afficher son engagement dans des sujets de société, collaborer avec les TikTokeurs les plus en vogue… Telle est la recette du succès pour les marques les plus visibles sur les réseaux sociaux

    Instagram s’impose comme la marque la plus influente sur les réseaux sociaux devant Apple, BMW, Tesla et Disney

    Avec une moyenne de 120 611 interactions par post, Instagram, qui est d’ailleurs la marque la plus suivie (plus de 655 millions d’abonnés cumulés), se révèle aussi être la plus influente sur les réseaux sociaux. Son secret ? Instagram mise sur plusieurs ingrédients :

    • Le format vidéo courte, qui cartonne sur le web : 73% des posts publiés par le réseau de Meta sont des vidéos
    • Les collaborations avec des influenceurs même s’ils sont issus de plateformes concurrentes, à l’image du TikTokeur Khaby Lame (149 millions d’abonnés sur TikTok)
    • Apparaître comme une marque engagée : sur les réseaux sociaux, Instagram participe à la lutte contre les discriminations de genre, le racisme ou l’homophobie via l’utilisation des hashtags #WomensHistoryMonth, #ShareBlackStories ou encore #ShareWithPride

    Instagram s’impose comme la marque la plus influente sur les réseaux sociaux devant Apple, BMW, Tesla et Disney

    À noter : l’influence correspond à l’engagement moyen généré par les marques (nombre d’interactions par post) sur les réseaux sociaux : Twitter, Facebook, Instagram, TikTok et YouTube. Plus une marque génère de l’engagement, plus elle est considérée comme influente sur les réseaux sociaux.

    Avec une moyenne de 73 080 interactions par post, Apple se classe comme la deuxième marque la plus influente sur les réseaux sociaux derrière Instagram. Nous retrouvons ensuite deux marques automobiles : BMW et Tesla avec respectivement 39 213 et 38 154 interactions par post. BMW est ainsi la seule marque du top 5 non américaine car Disney arrive ensuite avec 29 898 interactions par post.

    Le classement complet :  

    1.     Instagram : 120 611 interactions par post

    2.     Apple : 73 080 interactions par post

    3.     BMW : 39 213 interactions par post

    4.     Tesla : 38 154 interactions par post

    5.     Disney : 29 898 interactions par post

    6.     Louis Vuitton : 27 132 interactions par post

    7.     Nike : 26 698 interactions par post

    8.     Mercedes-Benz : 15 065 interactions par post

    9.     Chanel : 14 312 interactions par post

    10.   YouTube : 10 571 interactions par post

    11.   McDonald’s : 8 713 interactions par post

    12.   Toyota : 7 822 interactions par post

    13.   Hermès : 4 434 interactions par post

    14.   Microsoft : 4 143 interactions par post

    15.   Honda : 3 579 interactions par post

    16.   Google : 3 069 interactions par post

    17.   Pepsi : 2 438 interactions par post

    18.   IKEA : 1 763 interactions par post

    19.   Facebook : 1 321 interactions par post

    20.   IBM : 1 206 interactions par post

    21.   UPS : 1 066 interactions par post

    22.   Intel : 1 044 interactions par post

    23.   Samsung : 990 interactions par post

    24.   Amazon : 736 interactions par post

    25.   Adobe : 459 interactions par post

    26.   American Express : 250 interactions par post

    27.   Coca-Cola : 172 interactions par post

    28.   SAP : 160 interactions par post

    29.   J.P. Morgan : 122 interactions par post

    30.   Cisco : 95 interactions par post

    Avec 920 millions de posts à son sujet, YouTube est la marque dont on parle le plus

    Du côté des marques les plus notoires, un autre réseau social s’impose : YouTube. Véritable sujet de conversations, la plateforme de vidéos est au cœur de 920 millions de messages entre janvier et juillet 2022.

    Si YouTube fait autant parler, c’est avant tout pour 3 raisons :

    • La plateforme collabore avec les plus grandes stars de K-Pop. À titre d’exemple, l’opération entre YouTube et BTS de juin 2022, #MyBTStory, cumule 2,4 millions de tweets
    • Le réseau social redouble d’efforts pour encourager les YouTubeurs : conscient de leur importance dans le succès de la plateforme, YouTube multiplie les opérations à leur encontre (trophées YouTube, YouTube Awards…). L’objectif : renforcer le sentiment d’appartenir à un « club privé » des YouTubeurs et les encourager à se surpasser
    • La filiale de Google n’hésite pas à se renouveler. Pour surfer sur le boom des vidéos courtes et de l’audio, elle a lancé Shorts et YouTube Music. Des nouveautés qui enregistrent respectivement 24 millions et 3,7 millions de tweets depuis le début de l’année

    Instagram brille aussi du côté du classement de notoriété. Elle se hisse à la deuxième place des marques dont on parle le plus, avec 341 millions de posts à son sujet. Elle est suivie par trois grands noms des GAFAM : Amazon (246 millions de posts), Google (125 millions de posts) et Facebook (108 millions de posts).

    Le classement complet 

    1.     YouTube : 919 700 326 posts

    2.     Instagram : 340 998 934 posts

    3.     Amazon : 246 445 075 posts

    4.     Google : 125 299 549 posts

    5.     Facebook : 108 897 592 posts

    6.     Apple : 92 993 309 posts

    7.     Disney : 42 869 814 posts

    8.     Tesla : 15 632 893 posts

    9.     Samsung : 15 441 613 posts

    10.   Coca-Cola : 15 221 271 posts

    11.   McDonald’s : 13 609 354 posts

    12.   Nike : 11 885 350 posts

    13.   Microsoft : 9 831 250 posts

    14.   UPS : 9 172 461 posts

    15.   Chanel : 8 260 577 posts

    16.   Intel : 7 449 293 posts

    17.   Mercedes-Benz : 6 903 674 posts

    18.   Toyota : 6 365 519 posts

    19.   Honda : 5 749 144 posts

    20.   BMW : 4 752 603 posts

    21.   Louis Vuitton : 4 276 687 posts

    22.   Pepsi : 3 626 678 posts

    23.   Hermès : 2 907 282 posts

    24.   IKEA : 2 871 286 posts

    25.   SAP : 2 632 209 posts

    26.   Adobe : 1 891 029 posts

    27.   IBM : 1 098 252 posts

    28.   Cisco : 896 827 posts

    29.   J.P. Morgan : 849 363 posts

    30.   American Express : 687 555 posts

    À noter : la notoriété correspond au volume de posts publiés sur une marque (citations et mentions comprises). Plus une marque cumule des posts, plus sa notoriété est considérée comme importante. Partie de l’analyse basée sur Twitter.

    Méthodologie : pour réaliser cette étude, Visibrain s’est appuyé sur le classement Interbrand des marques internationales les plus puissantes en 2021 : « Best Global Brands ». L’outil de veille a sélectionné les 30 premières marques – Adobe, Amazon, American Express, Apple, BMW, Chanel, Coca-Cola, Cisco, Disney, Facebook, Google, Hermès, Honda, IBM, IKEA, Instagram, Intel, J.P. Morgan, Louis Vuitton, McDonald’s, Mercedes-Benz, Microsoft, Nike, Pepsi, Samsung, SAP, Tesla, Toyota, UPS, YouTube – afin de déterminer leur influence (engagement généré) et leur notoriété (nombre de mentions) sur les réseaux sociaux. Analyse effectuée entre janvier et septembre 2022.

    À noter : l’influence correspond à l’engagement moyen généré par les marques (nombre d’interactions par post) sur les réseaux sociaux : Twitter, Facebook, Instagram, TikTok et YouTube. Plus une marque génère de l’engagement, plus elle est considérée comme influente sur les réseaux sociaux.

     

  • L’influence B2B en 2022

    L’influence B2B en 2022 

    Quelles formes revêt cette influence aujourd’hui ?
    Quelles sont les grandes tendances
    Quels sont les moyens et outils ?
    Comment déployer une stratégie d’influence en BtoB et la mettre en œuvre ?
    Comment mesurer le ROI ?
    Pour y répondre, La Brigade du Web a donné une conférence le 31/03 sur le
    salon eMarketing Paris qui s’est déroulé à la Pte de Versailles.
    Vous étiez nombreux à être présents voici le replay et les punchlines 

    Nous abordons les sujets suivants :

    1- B2B et B2C quelles sont les différences ?

    Emilie Marquois « B2B crédibilité et expertise alors qu’en B2C on est plus dans la popularité »

    Jonathan Chan « Confiance et expertise en B2B »
    On ne le répétera jamais assez, la qualité du message prévaut sur le statistiques réalisées ! « Il vaut mieux faire 1000 impressions avec un message pertinent que 10’000 impressions qui ne changent pas la vision de la cible »

    @ChanPercoJerôme Monange « Dans le B2C on est dans l’émotion portée par la personnalité de l’influenceur »
    « Expertise, confiance, qualité de contenu sont les facteurs clefs de l’#influenceB2B, l’influenceur B2B est aussi un créateur de conversation … les vanity metrics (nombre de followers) ne sont pas des critères qualitatifs … »

    2- Pourquoi le B2B va perdurer ?

    Fabrice Frossard « D’après les prévisions de marché, dans les années à venir le marché du B2B sera 5 fois plus important en valeur que celui du B2C »                   « La croissance du marché B2B est de 8 fois supérieure à celle du B2C »

    3- Quelles sont les grandes tendances ?

    Camille Jourdain « La vidéo est omniprésente sur toutes les plateformes médias mais le format est surexploité donc on va se rediriger vers l’audio »                        « Les réseaux sociaux aussi ont lancés leur propres fonctionnalités dédiées à l’audio (Spaces sur Twitter, Rooms sur Facebook) » 

    Martine Le Jossec « RSE, sens et humain »                                                                   « On ne demande plus aujourd’hui aux entreprises de fournir des produits/services, on lui demande du sens, une mission. »

    Patrice Hillaire, directeur du Hub digital au sein du Groupe La Poste : « Le travail des influenceurs se fait sur le long terme »                                                          « C’est un travail de proximité, de fond, qui permet une meilleure compréhension de la marque »

    4- Comment déployer une stratégie d’influence en BtoB et la mettre en œuvre ?

    Patrice Hillaire « Pour trouver nos influenceurs nous utilisons d’abord une plateforme qui crée une première sélection puis nous les choisissons un par un, ce qui est assez chronophage »

    Delphine Foviaux sur l’authenticité des influenceurs B2B : « L’authenticité d’un influenceur sur juge par l’adéquation entre ses posts et ses valeurs »

    5- Comment mesurer le ROI ?

    Joanthan Chan « Le nombre d’impressions ne suffit pas pour bien mesurer une campagne d’#influence #B2B. Il est nécessaire de mixer des critères Quantitatif (qui dépendent de vos objectifs) & Qualitatif. »

    Patrice Hillaire « Il y a une vraie difficulté d’avoir l’exhaustivité des discussions en ligne autour d’une campagne ou autour d’une marque »

  • Fleets, Spaces, Revue … et autres nouvelles fonctionnalités de Twitter décryptées

    Les nouvelles fonctionnalités de Twitter :
    comment les utiliser en B2B ? 

    Vous n’avez pas pu assister au webinar du 8 avril 2021 organisé par la Brigade du Web?  Avec :
    Anthony Rochand, @AnthonyRochand, CEO Les Experts du Web
    Annie Lichtner, @annielichtner fondatrice de La Brigade du Web,
    Martine Le Jossec, @loutro1990 consultante et formatrice
    Camille Jourdain, @camillejourdain consultant expert en marketing d’influence et formateur, 
    Pas de souci, pour accéder au replay c’est par ici :

    Ce webinar fait suite aux annonces de Twitter lors de « Analyst Day » le 25 février 2021 

     

    Punchlines & temps forts de ce webinar 

    1- FLEET  



    Après Linkedin et l’apparition de ses stories, voici Fleet chez Twitter.
    Des stories qui s’inspirent d’Instagram. Une approche plus ludique pour faciliter la conversation sur Twitter.

    Qu’apporte cette nouvelle fonctionnalité ?

    « Un Fleet est une bonne manière de partager ce que l’on a en tête » affirme Martine Le Jossec.

    Selon Anthony Rochand, « l’aspect éphémère du Fleet apporte la notion d’urgence qui crée une plus grande proximité avec la cible ».

    Camille Jourdain estime quant à lui que « Fleet apporte un lien intime à votre audience ».

    Une fonctionnalité  utile ou futile ? 

    Pour Camille : « Je pense que les Fleets peuvent apporter quelque chose de différent, c’est une autre manière de consommer du contenu. Ils peuvent aussi enlever une certaine pression liée aux likes, inciter à une diffusion plus authentique, générer plus de conversations et peut être lutter également contre les discours de haine de plus en plus présents sur les réseaux sociaux. » 

    De son côté, Anthony estime que Fleet est une façon de fidéliser sa communauté

    Va t-on vers une émergence de nouvelles communautés ?

    Les #Fleets permettent de créer un lien plus intime avec sa communauté et de sortir du langage institutionnel. Leur côté éphémère apporte un vrai plus en piquant la curiosité de la cible.

    « Aujourd’hui, de plus en plus de comptes Instagram n’alimentent plus ou beaucoup moins leur feed et publient uniquement des Stories. Quelques années après leur lancement, les Stories se sont clairement imposées sur Instagram. » déclare Camille et de poursuivre :

     » Je pense que les Fleets complètent bien les tweets. Cependant, les tweetos trouveront peut être un intérêt majeur aux Fleets et décideront de mettre de côté les tweets traditionnels. Nous n’en sommes pas encore là, il va falloir surveiller les usages mais tout est possible!  »

    Pour Delphine Foviaux @DelpheF @laBrigadeduWeb « les fleets manquent d’humain…

     

    Pour aller plus loin, à lire l’interview croisé sur fleet entre Jonathan Chan et Camille Jourdain ici 

    2- REVUE 

    Revue est un outil de création de Newsletter. Il permet une création facile, rapide et l’intégration d’une sélection de tweets. Revue peut être utilisé pour donner des conseils et astuces, pour partager des articles de blog, pour publier des retours d’expérience ou encore pour relayer des interviews.

    Selon Camille Jourdain « Revue est facile à mettre en place et permet d’attirer une audience plus fidèle pour être moins dépendant des algorithmes. Cet outil a l’avantage de prolonger la durée de vie des tweets, de connecter des sources et est utile pour la communication interne ».

    Pour Martine Le Jossec : l‘usage de #Revue de #Twitter est à inventer.
    « C’est une fonctionnalité qui permet de donner plus de valeur à un contenu long et où l’audience est plus attentive ». Elle affirme également que  « le taux de clic est supérieur à une Newsletter classique ».

     

    En résumé selon Maud Rochand @ModJenn :

     

    Pour @annielichtner «  il reste cependant une problématique liée au publipostage lorsque le nombre d’abonnés devient important. Revue ne permet pas pour l’instant de passer par des prestataires tiers pour éviter les spams »

    3 – SPACES

    Spaces est une fonctionnalité s’inspirant des rooms de Clubhouse pour créer et partager du contenu audio sur Twitter.
    C’est un mode d’échange qui marche particulièrement bien, en raison du contexte actuel qui engendre un besoin de vivre des expériences numériques plus intimistes.
    Spaces peut être utilisé afin de partager sa passion et ses connaissances, d’argumenter pour démontrer une expertise, de parler d’une nouveauté, d’une actualité ou encore afin de simplement dialoguer et créer du lien avec ses abonnés.

    Martine Le Jossec et Delphine Foviaux @DelpheF  : avec Spaces, Twitter retrouve son ADN : la conversation

    Anthony Rochand considère que « Twitter est un média conversationnel pour lequel Spaces peut redorer et doper l’engagement » et que « Spaces a emboîté le pas de ClubHouse, son avantage est de vraiment permettre de développer le réseau et mieux se connecter avec un public déjà engagé »

    Pour Jonathan Chan @ChanPerco Spaces est différent de clubHouse dans la mesure où il est possible de réagir avec des émojis comme dans un Live, de partager un room natif via un post twitter et la transcription…

    « L’audio est une excellente idée car Twitter est une plateforme de conversation », déclare Camille et de poursuivre : « J’y vois 4 utilisations : partager ses passions, démontrer une expertise, parler d’une nouveauté, dialoguer et créer du lien avec ses abonnés. « 

     

    4 – Les autres fonctionnalités 


    Super Follows, Communities, Identity, Birdwatch… quelles sont ces nouvelles fonctionnalités ?

    SUPER FOLLOWS 

    Il s’agit d’abonnements mensuels qui permettront aux utilisateurs de bénéficier de diverses exclusivités. Les « influenceurs » seront donc ainsi rémunérés par leurs abonnés. De son côté, Twitter pourrait prélever une commission sur ces abonnements et augmenter ainsi ses revenus.

     

    COMMUNITIES 

    Twitter va en outre lancer Communities, des groupes façon Facebook qui vont permettre aux utilisateurs de se retrouver autour de passions/intérêts communs : les chats, le DIY, les séries TV…

    IDENTITY 

     

    BIRDWATCH 

    Twitter a de plus annoncé Smarter Safety, qui permet aux utilisateurs de bloquer automatiquement et de mettre en sourdine divers comptes. « Bloquez automatiquement les comptes qui semblent enfreindre les règles Twitter, et mettez sous silence les comptes qui pourraient utiliser des insultes, des intimidations, un langage fort, ou des remarques haineuses. » Enfin, Birdwatch, déjà évoquée en début d’année, permet de lutter contre la désinformation.

    eCOMMERCE 

    Récemment, Twitter teste en ce moment une nouvelle façon d’afficher les tweets comportant  un lien vers des boutiques en ligne. Cette nouvelle expérience s’est dévoilée à travers des captures d’écran partagées par Matt Navarra, consultant en médias sociaux au Royaume-Uni. La fonctionnalité présente ainsi une mise en page repensée avec l’implémentation d’un nouveau bouton et l’ajout d’informations sur la boutique ainsi que le produit. TechCrunch a rapidement eu confirmation de cette expérimentation par Twitter, mais a aussi appris l’arrivée d’autres expériences e-commerce sur la plateforme (source Siècle Digital) . 

    Les pages entreprises font leur arrivée sur Twitter

    Jusqu’à présent sur Twitter, les comptes d’entreprises et les comptes d’utilisateurs classiques ne présentaient aucune différence. Un manquement que l’oiseau bleu corrige enfin, avec l’arrivée de pages spécifiques pour les marques et les sociétés. Comme on peut le remarquer sur les captures d’écran présentées ci-dessous, ces nouveaux profils business permettront d’ajouter une adresse, des horaires d’ouverture, ainsi qu’un bouton de contact direct.

    Notons par ailleurs que les entreprises pourront également promouvoir des tweets rapidement grâce à la fonctionnalité « Quick Promote », comme le proposent déjà Facebook et Instagram sur leur plateforme. (source Siècle Digital) 

    Par Annie Lichtner et Louis Lebot 

  • Que retenir de l’année 2020 sur Twitter ?

    L’année 2020, traduite en 10 hashtags sur Twitter

    Visibrain, dresse le bilan des actualités qui ont marqué Twitter en France en 2020.
    S’il ne fallait retenir qu’une chose en cette année si particulière, c’est que les enjeux de société ont été propulsés sur le devant de la scène grâce aux réseaux sociaux et ont généré une audience record.

    Que retenir de l’année 2020 sur Twitter :
    • Avec 12,9 millions de tweets en France, #Covid19 est incontestablement le hashtag qui cristallise le plus les discussions. L’épidémie impacte d’ailleurs la quasi-totalité des autres actualités marquantes de 2020
    • Côté politique, #Macron et #Municipales2020 dominent les conversations
    • Sur Twitter, les violences policières s’imposent comme la problématique sociétale de l’année
    • #BlackLivesMatter, mouvement américain de lutte contre le racisme, traverse les frontières suite à de tristes événements et retentit jusqu’en France. L’explosion du hashtag illustre à quel point les enjeux de société sont repris sur Twitter.

    #Covid19 : 12,9 millions de tweets en France (sur un total de 201 millions)
    L’épidémie de Covid19 fait la pluie et le beau temps de l’actualité, y compris sur Twitter où elle s’impose comme le sujet le plus commenté de l’année.
    C’est en mars, avec le début du premier confinement, que le hashtag #Covid19 prend véritablement de l’ampleur (5 000 tweets en français/heure). Cette situation inédite est au cœur de toutes les conversations entre début mars et début juin avec 8 265 434 tweets publiés (64% des tweets publiés), puis le volume de messages décroît et stagne jusqu’à la rentrée où l’on constate un regain d’activité dû à la seconde vague. L’épidémie fait aussi parler d’elle via les hashtags : #Coronavirus (10,8 millions de tweets en français depuis le 1er janvier) et #Covid_19 (3,7 millions).

    #Macron : 5,3 millions de tweets en France
    Avec 5,3 millions de tweets en français, #Macron fait partie des personnalités dont on parle le plus sur Twitter. Pourtant, l’année passée, il se faisait voler la vedette par #GiletsJaunes.

    Cette année, c’est la pandémie mondiale qui détrône le chef de l’État sur Twitter. D’ailleurs, l’activité autour de #Macron est rythmée par la crise sanitaire : des pics d’activité se dessinent sur le réseau lors de ses différentes prises de parole sur la situation sanitaire.

    #Confinement : 3 millions de tweets en France
    Comment parler de l’année 2020 sans parler du #confinement ? Entre publications humoristiques et débats agités, le hashtag aura été au centre de 3 millions de tweets en France.
    #Confinement s’impose sur la twittosphère a deux reprises : d’abord, lors de sa première instauration entre le 17/03 et le 11/05 (2 121 095 tweets publiés, soit 69% des messages depuis le début de l’année !), puis dans une moindre mesure, pour sa deuxième mise en place (387 172 tweets publiés depuis le 30/10).

    #GiletsJaunes : 2,7 millions de tweets en France Bien que le début de l’année ait démarré sur les chapeaux de roue pour le mouvement (1 720 502 tweets publiés entre le 01/01 et le 15/03, soit 62% du total des messages), le confinement de mars l’a fortement ralenti.

    Depuis cette première quarantaine, #GiletsJaunes s’essouffle sur Twitter, à l’exception du rebond notable, mais de courte durée, du 12/09 correspondant à la journée de mobilisation (92 750 tweets). #Municipales2020 : 1,725 million de tweets en France Côté politique en France, 2020 est évidemment marqué par les municipales.
    Mais le sujet ne s’impose qu’au premier semestre de l’année : le 15 marslors d’un premier tour décrié puisque organisé malgré l’épidémie (73 052 tweets) et le 28 juin pour le second tour (93 963 tweets). #ViolencesPolicieres : 1,710 million de tweets en France Dénoncées à de multiples reprises sur Twitter, les violences policières ont particulièrement rythmé l’actualité.
    Au total, 1,710 million de tweets ont été publiés sur le sujet. Mais c’est en cette fin d’année que le hashtag explose littéralement sur l’oiseau bleu. En effet, depuis la vidéo de l’agression de Michel Zecler révélée par Loopsider le 26 novembre, #ViolencesPolicieres connaît un regain d’activité sur Twitter (170 634 tweets publiés en 5 jours).

    #Retraites : 1,5 million de tweets en France
    Très commenté sur Twitter en début d’année (1 289 481 tweets publiés entre le 01/01 et le 01/03), #retraites est aujourd’hui passé au second rang. Il faut dire qu’avec l’épidémie de Covid-19, la réforme a été repoussée à 2021. Le sujet devrait donc rapidement revenir sur la twittosphère : affaire à suivre.

    #BlackLivesMatter : 1,3 million de tweets en France.
    Jusqu’alors inexistant en France, le mouvement américain #BlackLivesMatter résonne dans l’hexagone au mois de mai, suite au décès de George Flyod. Massivement partagée sur Twitter, l’histoire de cet afro-américain, décédé suite à une interpellation policière, a donc largement dépassé l’Atlantique. Preuve que les enjeux sociétaux n’ont pas de frontières.

    #Deconfinement : 1,12 million de tweets en France
    Contrairement au confinement qui est majoritairement commenté à deux reprises (en mars et en octobre), le déconfinement, lui, ne cristallise les conversations qu’à la fin de la première vague. En effet, #deconfinement génère près de 965 000 tweets entre le 02/04 et le 02/06, soit 86% des messages.

    #Masques : 1 million de tweets en France
    Utilité, provenance, prix, cafouillage… Le masque a été un instrument de débat sur Twitter cette année. Mais tout comme #deconfinement, #masques s’impose réellement dans les discussions uniquement lors de la première vague lorsque la gestion des stocks était plus instable.

     

  • FLEET – La nouvelle fonctionnalité de Twitter : utile ou pas ?

    FLEET
    La nouvelle fonctionnalité de Twitter : utile ou pas ?

    Et si les réseaux sociaux s’uniformisaient ?
    Après Linkedin et l’apparition de ses stories, voici Fleet chez Twitter. Des stories qui s’inspirent d’Instagram. Une approche plus ludique pour faciliter la conversation sur Twitter.Qu’apporte cette nouvelle fonctionnalité ?
    Le caractère éphémère est-il important ?
    Va t-on vers une émergence de nouvelles communautés ?Est-ce vraiment utile ?
    Les réactions de Jonathan Chan et de Camille Jourdain de La Brigade du Web

    MDW : Fleet est la nouvelle fonctionnalité sur Twitter qui permet de publier pendant 24.00 des photos, des vidéos, ou des posts d’un autre compte. Jonathan, Camille, quelle est votre opinion sur Fleet ?  

    Jonathan : En installant les Fleets, Twitter comble ses lacunes en ajoutant une  dimension horizontale à son réseau social. Il s’agit d’une autre manière de consommer du contenu.
    Contrairement au fil classique de Twitter où les utilisateurs scrollent à la verticale et dispose d’un mode de diffusion algorithmique fonctionnant à base de retweets et de likes, a pour conséquence d’avoir un biais sur le comportement des utilisateurs.  Leurs interactions se font dans la sphère publique et vont se comporter en prenant position ou en étant dans la démagogie dans le but de générer des engagements. Il s’agit d’une critique formulée à l’encontre de Twitter qui est jugé clivant où chacun des comptes ne s’entendent plus et ne répondent plus en cas d’avis contraire par peur d’une atteinte de réputation de leur compte.

    Au contraire, le fonctionnement des Fleets surfe sur la tendance des messageries instantanées en intégrant une dimension horizontale au sens propre comme au figuré (à part l’affichage qui est uniquement mobile et donc vertical). Les utilisateurs vont passer d’un Fleet d’une personne à partir d’un sweep vers la gauche ou la droite.
    La captation d’un Fleet est également différente puisque l’audience est plus exclusive et rétive puisque non seulement le Fleet prend toute la largeur l’écran alors que l’espace d’un tweet est partagé par d’autres comptes, de plus les utilisateurs restent dans les Stories de l’utilisateur, ce qui signifie qu’il peut prendre le temps de développer un storytelling.
    Enfin, c’est une dimension horizontale par la manière d’interagir qui se fait à travers les messages privés, une fonctionnalité qui a pas mal de succès par son caractère plus discret où nous pouvons dialoguer de manière apaisée.

     Camille : Le format a été testé par Twitter dans différents pays (Brésil, Inde, Italie, Japon…) avant d’arriver en France. Les Fleets ont intéressé les premiers utilisateurs et comme Twitter est à leur écoute, il était logique de les rendre accessibles à tous. Les Fleets ont effectivement permis de générer plus de publications lors de ces tests tout en facilitant l’accès aux conversations. C’est pourquoi la plateforme a décidé de les lancer partout dans le monde. Je pense que les Fleets peuvent apporter quelque chose de différent, c’est une autre manière de consommer du contenu. Ils peuvent aussi enlever une certaine pression liée aux likes, inciter à une diffusion plus authentique, générer plus de conversations et peut être lutter également contre les discours de haine de plus en plus présents sur les réseaux sociaux.

    MDW : Les stories inspirent de plus en plus les plates-formes de médias sociaux, assiste t-on à une uniformisation ?

     Jonathan : L’écosystème des réseaux sociaux évoluent rapidement avec une audience qui peut se transférer d’un réseau social à l’autre en un rien de temps. Qui aurait parié sur l’émergence de TikTok, il y a 3 ans ?

    Il s’agit donc d’une course à l’audience effrénée où il est plus facile et rentable d’opter pour une innovation incrémentale via la copie et l’amélioration qu’une innovation de rupture.
    Elle est amplifiée par le fait que les utilisateurs ont développé une amnésie globale face à cette avalanche de nouveauté où la raison du plus fort l’emporte.
    A part chez les professionnels des réseaux sociaux, qui se souvient encore qu’Instagram a copié les Stories sur Snapchat ?
    L’uniformisation est donc le résultat d’un phénomène naturel qui marque le passage d’un marché mature.

    Camille : Depuis 2013, nous assistons effectivement à une forme d’uniformisation de l’écosystème Social Media avec ces stories. Le format marche fort, c’est bien normal de le voir un peu partout. Selon moi, cette horizontalité manquait vraiment à Twitter. L’arrivée des Fleets est une bonne nouvelle mais nous pouvons regretter le manque d’innovation. J’espère que Twitter fera évoluer le format et se démarquera des autres plateformes. Pour l’instant, nous sommes très loin des possibilités créatives et interactives proposées par Instagram avec ses stories. Je sais que les équipes sont à l’écoute des utilisateurs, nous pouvons donc imaginer l’arrivée de nouvelles fonctionnalités dans les mois à venir.

    MDW : Le caractère éphémère apporte-t-il quelque chose de plus  ?

     Jonathan : J’aurais répondu positivement s’ils concernaient les autres réseaux sociaux comme sur Facebook ou LinkedIn mais ce n’est pas le cas pour Twitter qui est un réseau social « nerveux » avec une faible durée de vie des tweets d’une durée de vie quelques heures.
    Paradoxalement, les Fleets ont même une durée de vie supérieure que les tweets en question.
    Cependant, ce caractère éphémère va engendrer un essor de création et de liberté de parole, l’audience est souvent plus indulgente dans la production de Stories où l’authenticité prime. En parallèle, seule votre audience voit les Fleets dans le fil d’actualité, ce qui amène un espace plus sécurisant pour s’exprimer et donner un avis complémentaire à vos tweets sans la crainte de se faire « allumer » par certaines personnes surtout quand un tweet devient populaire.

    Camille : Le format n’est en réalité que partiellement éphémère parce que les plateformes gardent tous ces contenus sur leurs serveurs et il est possible de partager les Fleets sur Twitter ou ailleurs en faisant des screens.
    Au-delà de ça, je dirai que les entreprises ont tout intérêt à utiliser les Fleets et leur caractère éphémère pour entretenir un lien plus intime avec leurs followers. Elles ont par exemple la possibilité de leurs donner un rendez-vous pour suivre une annonce qui doit avoir lieu dans les heures qui suivent et réaliser un teasing. Autre idée plus commerciale : promouvoir une offre à durée limitée ou donner accès à un contenu pendant une journée. Même si ces contenus sont visibles pendant 24h, investir dans ces derniers n’est clairement pas une perte de temps.

    MDW : Fleet va t-il permettre l’émergence de nouvelles communautés jusqu’ici peu à l’aise sur Twitter ? 

    Jonathan : A court-terme, je ne crois pas que les Fleets serviront à générer de nouvelles communautés. Je pense plutôt qu’il s’agit d’un formidable moyen de fidéliser votre communauté à travers les interactions et les discussions.
    En guise d’exemple, mon premier Fleet a généré environ 80 messages privés soit plus de demandes en une journée qu’en deux mois d’activité, ce qui démontre la capacité des Fleets à générer de la conversation qui est une valeur revendiquée par Twitter.
    A moyen & long terme, il faudrait que Twitter arrive à développer d’autres fonctionnalités complémentaires pour dissocier l’usage des Fleets et des tweets car à l’heure actuelle, je ne recense qu’une fonctionnalité qui est le tweet cliquable, il ressemble beaucoup à un Instagram-lite.

    Twitter devrait améliorer les personnalisations possibles au Fleet au niveau des polices et des fonds, ajouter des indicateurs pour donner des insights aux créateurs de contenu et enfin ajouter des fonctionnalités d’interaction comme les fenêtres pour donner place à des conversations ou bien des quizz pour que les Fleets soient des espaces à part entière.

    Camille : Si nous faisons le parallèle avec les Stories sur Instagram, je pense que le format peut s’imposer dans le temps sous certaines conditions. Aujourd’hui, de plus en plus de comptes Instagram n’alimentent plus ou beaucoup moins leur feed et publient uniquement des Stories. Quelques années après leur lancement, les Stories se sont clairement imposées sur Instagram.

    Revenons à Twitter, je pense que les Fleets complètent bien les tweets. Cependant, les tweetos trouveront peut être un intérêt majeur aux Fleets et décideront de mettre de côté les tweets traditionnels. Nous n’en sommes pas encore là, il va falloir surveiller les usages mais tout est possible!

    MDW : En conclusion Fleet est-ce vraiment utile ?

    Jonathan : Pour le moment, les Fleets ne sont guère utiles car Twitter n’a pas apporté de réelle nouveauté par rapport aux autres réseaux sociaux.
    J’ai réalisé un sondage lors de la sortie des Fleets et plus de 4 personnes sur 5 estiment qu’il s’agit d’une mauvaise idée, ce qui représente une grosse proportion même si nous savons que les Français sont réfractaires.

    Twitter a fait une erreur en sortant les Fleets sans une fonctionnalité différenciante à part les tweets cliquables alors que nous avons qu’une seule opportunité pour faire une bonne impression et se faire adopter par les utilisateurs.

    Ce qu’il faut comprendre est que les utilisateurs propres ne suffiront pas à pousser cette fonctionnalité surtout s’il commence avec une forte proportion de désapprobation. A Twitter de s’ajuster en écoutant les retours des utilisateurs, de nommer des ambassadeurs pour pousser les Fleets et bien sûr de sortir constamment des fonctionnalités pour rattraper le coup.

    Camille : Pour l’instant, les tweetos critiquent énormément les Fleets et se posent la question de leur utilité. D’autres vont même plus loin en menaçant de quitter la plateforme à cause de la ressemblance avec Instagram.
    Nous venons d’ailleurs d’assister à un phénomène similaire avec les utilisateurs d’Instagram lors de sa dernière mise à jour. Une nouvelle interface a été proposée avec une meilleure intégration des Reels et de Shop via des onglets dédiés.

    Ce n’est pas un phénomène nouveau sur les réseaux sociaux. D’après moi, les Fleets apportent quelque chose de différent sur Twitter.
    Nous allons tous apprendre à apprécier ce format avec le temps.
    https://twitter.com/camillejourdain/status/1329527291312017409