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  • Comment l’intelligence artificielle transforme-t-elle notre façon de travailler ?

    Comment l’intelligence artificielle transforme-t-elle notre façon de travailler ?

    Selon les conclusions du Work Relationship Index 2024, commandité par HP

    Cette question est au coeur de l’AI Action Summit 2025, qui se tiendra les 10 et 11 février à Paris, avec un axe de travail dédié intitulé « L’avenir du travail ». Selon les conclusions du Work Relationship Index 2024, commandité par HP et menée auprès de plus de 15 000 personnes dans 12 pays, 53 % des knowledge workers* français utilisent l’IA dans leur activité professionnelle, un bond significatif par rapport aux 33 % enregistrés en 2023. Cette étude, qui explore la relation des Français avec leur travail, révèle que cette nouvelle technologie contribue à alléger les tâches quotidiennes, tout en offrant des opportunités inédites d’engagement et d’équilibre entre vie personnelle et professionnelle. 

    L’IA, un atout incontournable pour les employés français 

    Plus d’un travailleur sur deux en France intègre désormais l’intelligence artificielle dans ses tâches professionnelles, ce qui illustre son rôle croissant dans l’amélioration des conditions de travail. 

    Parmi les utilisateurs, 73 % estiment qu’elle facilite leur travail, une proportion qui atteint 83 % chez les dirigeants. En outre, 68 % y voient une opportunité de s’investir davantage dans leurs activités professionnelles, tandis que 60 % considèrent qu’elle joue un rôle clé dans leur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. 

    Cependant, l’étude révèle également un potentiel encore inexploité : 39 % des employés n’utilisant pas encore l’IA reconnaissent qu’elle pourrait les aider à améliorer leur relation au travail. 

    La Gen Z, moteur générationnel de l’utilisation de l’IA 

    En France, l’utilisation de l’IA varie fortement selon les générations, avec la Génération Z se positionnant comme le moteur principal de son adoption. En effet, 80 % des actifs de la Génération Z intègrent l’IA dans leurs activités professionnelles, un chiffre bien supérieur à celui des Millennials (60 %), de la Génération X (46 %) et des Boomers (29 %). Cette dynamique place les jeunes générations au centre de la transformation numérique, ce qui démontre leur capacité à s’approprier rapidement des outils technologiques qui redéfinissent les environnements de travail. 

    L’IA, la clé d’une carrière boostée, mais un défi pour les entreprises 

    En France, 58 % des utilisateurs de l’IA considèrent qu’une meilleure compréhension de cette technologie constitue un véritable accélérateur pour leur carrière. Cependant, un frein persiste : un tiers des knowledge workers* (36 %) estime que leur entreprise ne propose pas de formation adaptée pour garantir son utilisation optimale. Ces chiffres mettent en lumière l’importance pour les entreprises de développer des programmes de formation sur l’IA, afin de répondre aux attentes de leurs collaborateurs et de maximiser les bénéfices liés à cette technologie. 

  • Chat GPT à l’heure du bilan

    Chat GPT : Futuriste, salvateur ou franchement dangereux…

    Par Élise Assibat, Clémentine Buisson experts du cabinet Alternego spécialisé dans la conduite du changement .

    Que l’on perçoive l’IA comme une révolution ou une menace pour la société, une chose est sûre, cette capacité robotique à simuler l’intelligence humaine est loin de laisser son public indifférent.
    À commencer par la sphère médiatique qui aura consacré au sujet près de 54 097 articles par mois uniquement sur le premier trimestre 2024. Soit une multiplication par trois de son traitement médiatique depuis 2022.

    Pas si étonnant lorsqu’on sait que ce pic correspond au lancement de son tout nouvel outil : CHAT GPT. Parmi les arguments portés par les plus optimistes à son sujet, difficile de passer à côté de sa capacité à faire gagner du temps…

    Notamment en ce qui concerne le monde du travail au profit d’une plus grande productivité. Alors certes CHAT GPT pourrait permettre l’automatisation de certaines tâches et donc d’augmenter la productivité générale.
    Mais pour autant, est-ce que cela permettra de nous faire gagner du temps ?

    Décryptage des gains de productivité promis par CHAT GPT (soit de l’augmentation de l’efficacité des facteurs de productions, NDLR)… et de ce qu’on en fait.

    Pour en savoir plus cliquez ici 

     

     

  • Inclusion et IA : les tendances RH phares de l’année 2024

    RH : rester à la pointe des bouleversements

    Une étude ADP 

    En 2024, le monde du travail connaîtra des changements importants, avec de nombreuses tendances RH qui se matérialisent déjà. Les évolutions concernant la diversité, l’équité et l’inclusion (DEI), la gestion des données et l’intelligence artificielle générative (IA), les technologies RH, la conformité et le développement des talents modifient les priorités des entreprises, des responsables RH et influencent les prises de décision des dirigeants.

    Pour ces derniers, rester à la pointe de ces bouleversements s’avérera crucial au sein d’un environnement professionnel en constante évolution, selon ADP (Automatic Data Processing), pionnier et leader mondial des solutions de gestion des ressources humaines.

    L’inclusion joue un rôle de premier plan

    Diriger en tenant compte de la DEI devient une priorité pour les décideurs, avec certaines organisations qui se focalisent tout particulièrement sur l’inclusion par rapport à la diversité et l’équité.

    Les évolutions législatives, tels que l’index de l’égalité professionnelle ou le recul de l’âge de départ à la retraite soulevant la problématique du maintien dans l’emploi des seniors, incitent les entreprises à revoir en profondeur leurs programmes d’inclusion, de diversité, d’équité, leurs pratiques de recrutement, ainsi que leurs plans de développement de carrière. Pour les organisations qui souhaitent placer l’inclusion au cœur de leur stratégie RH, l’initiation et la sensibilisation des collaborateurs à ce sujet deviennent alors une étape clé.

    Des entreprises précurseurs en matière de diversité, équité et inclusion

    De plus en plus d’entreprises adoptent une approche proactive en matière de DEI, n’attendant pas que la législation les y contraigne. Elles reconnaissent les avantages qui en découlent, notamment des niveaux accrus de productivité, d’innovation et de performance. C’est le cas concernant la transparence des rémunérations, dont une directive européenne a été adoptée en mai 2023 obligeant les employeurs à fournir à leurs collaborateurs, sur demande, des informations sur les niveaux de rémunération moyens des salariés effectuant un travail identique.

    Les entreprises devront également afficher la fourchette de rémunération sur leurs offres d’emploi. Cela constitue d’ailleurs une véritable attente au sein des effectifs : d’après l’étude d’ADP « Le potentiel de la paie en 2024 », près de la moitié des responsables de paie interrogés au niveau monde signalent une augmentation du nombre de questions portant sur l’égalité salariale et la transparence de la paie depuis l’année dernière (46 % et 44 %, respectivement).

    Sans attendre de se mettre en conformité d’ici la transposition de cette directive dans le droit français, le 7 juin 2026 au plus tard, des organisations ont d’ores et déjà décidé de jouer la carte de la transparence des salaires, un véritable levier pour améliorer l’équité salariale et l’égalité femmes-hommes.

    Pour les entreprises qui n’ont pas encore sauté le pas et dans l’optique de se préparer à cette réglementation, elles doivent se pencher sur leur stratégie de rémunération. Disposer de données exhaustives sur les salaires est alors primordial pour guider leurs approches et prévoir un plan pour se mettre en conformité.

    La montée en puissance des technologies RH intelligentes grâce à l’IA générative

    En 2024, les dirigeants peuvent s’attendre à des technologies RH plus intelligentes et faciles à utiliser.

    L’IA générative deviendra un moteur essentiel, optimisant les processus RH et de paie, facilitant la gestion des tâches complexes et permettant aux dirigeants de concentrer leurs efforts sur leurs effectifs et de rationaliser leurs opérations de croissance sans avoir recours à des ressources supplémentaires. Les nombreuses utilisations de l’automatisation et de la robotique permettaient déjà de réduire les contraintes de temps et certains processus chronophages ; l’IA générative pourra analyser encore plus rapidement les données de paie dont disposent les entreprises pour accompagner les dirigeants à établir leurs priorités.

    Les solutions de RH et de paie intègrent déjà l’IA générative et d’autres fonctionnalités avancées de l’IA. Ces outils facilitent la recherche et la sélection de candidats, l’onboarding et la formation, la gestion de la paie et des avantages sociaux, les plans de développement individuel, la gestion de la performance et de la succession, la gestion administrative du personnel, ainsi que l’engagement des collaborateurs.

    L’éthique et la conformité jouent un rôle croissant dans la gestion des données et de l’IA générative

    À mesure que l’IA générative gagne du terrain dans les organisations, les stratégies en matière d’éthique et de conformité deviennent cruciales. Ces stratégies devront se concentrer sur la manière dont les données seront utilisées avec l’IA générative, les personnes qui auront accès à cette technologie et sur les meilleures pratiques pour se conformer aux exigences légales et réglementaires. Les droits d’accès et les responsabilités, les types de données et le cadre éthique de l’IA devront également être pris en compte.

    Les organisations doivent donc examiner attentivement les aspects éthiques et de conformité liés à la gestion des données et à l’IA générative, en se posant les deux questions suivantes :

    • Comment la confidentialité et la sécurité des données sont-elles gérées, compte tenu des avancées de l’IA générative ?
    • Quels sont les droits des salariés concernant l’utilisation de leurs données pour former des modèles d’IA générative ?
    Le bien-être, les avantages sociaux et la reconnaissance : des piliers incontournables de l’expérience collaborateur

    Les principaux fournisseurs de solutions RH ont mis au point des outils de gestion des avantages sociaux et de reconnaissance du personnel, des composants essentiels de l’expérience collaborateur.

    ADP a, par exemple, développé le Bilan Social Individuel (BSI) qui propose aux salariés un simulateur pour leurs avantages sociaux (prime vacances, prime garde d’enfant, compte épargne-temps, intéressement et participation), et aide l’équipe RH à structurer les processus de révision salariale et d’attribution des bonus.

    Pour 20 % des organisations aux Etats-Unis, les outils de gestion des avantages sociaux et de reconnaissance figurent parmi les quatre principales catégories de leurs dépenses en technologies RH pour 2024.

    Parallèlement, les outils visant à améliorer le bien-être au travail, englobant la santé physique, morale et financière, deviennent aujourd’hui indispensables pour les entreprises. Dans un contexte de pénurie de main d’œuvre, cet élément fait partie intégrante des politiques de recrutement et de rétention des talents.

    Le bien-être financier, en particulier, devient fondamental alors que le pouvoir d’achat des salariés est mis à mal. Afin d’accompagner les entreprises sur ce sujet, ADP propose sur sa Marketplace un outil d’acompte sur salaire. Véritable levier pour soutenir le pouvoir d’achat des collaborateurs, l’acompte sur salaire est un droit, reconnu par le Code du travail, qui leur permet d’être payés pour leur travail en avance, jusqu’à 50% de leur rémunération.

    Le travail à distance prend une dimension de plus en plus internationale

    Les horizons des travailleurs s’élargissent avec des frontières internationales qui représentent de moins en moins un obstacle pour l’emploi, notamment pour les « nomades numériques » qui peuvent travailler à distance, quel que soit le lieu. Ainsi, un tiers des salariés français (33 % contre 48 % au niveau monde) seraient prêts à déménager à l’étranger tout en continuant à travailler pour leur employeur actuel selon l’enquête de l’ADP® Research Institute, « People at Work 2023 : l’étude Workforce View ». Plus d’un collaborateur sur 10 (12 %) déclare d’ailleurs avoir déjà sauté le pas.

    La flexibilité des horaires et du lieu de travail s’inscrivent dans la volonté des collaborateurs de bénéficier d’un meilleur équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée. Toutefois, les employeurs doivent veiller à maintenir le lien social, la cohésion et le sens du collectif au sein de leur organisation.

    Surtout, lorsque les salariés travaillent à distance depuis l’étranger, il y a de nombreuses conséquences fiscales et liées à la protection sociale qui rentrent en compte, par exemple sur le contrat de travail, la couverture santé et prévoyance, les différentes assurances professionnelles, les obligations déclaratives et de paiement de l’impôt…

    D’autres conditions logistiques ou de sécurité informatique sont également importantes, notamment l’accès sécurisé aux réseaux de l’entreprise ou la gestion du travail sur différents fuseaux horaires pour des équipes internationalisées.

    Les compétences : la clé pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre

    En France, si le taux de chômage est de 7,3 % (INSEE – T3 2023), les employeurs éprouvent des difficultés à pourvoir les postes. Parmi les facteurs explicatifs :  l’inadéquation entre la formation des collaborateurs et les besoins des entreprises, notamment concernant les compétences en matière de nouvelles technologies.

    C’est par exemple un cas frappant au sein des équipes de gestion de la paie, où les compétences spécialisées en lien avec la sécurité des données, les outils d’analyses ou la gestion de la conformité sont en augmentation : deux tiers d’entre elles au niveau monde disposant désormais de ces ressources/compétences informatiques dédiées (67 %), d’après l’étude sur « Le potentiel de la paie en 2024 » d’ADP.

    Selon l’enquête de l’ADP Research Institute « People at Work 2023 : l’étude Workforce View », les compétences en management et en relations humaines seront les plus nécessaires pour l’avenir du travail. Les soft skills seront également très demandées. Souvent sous-estimées sur le lieu de travail, elles jouent un rôle crucial à la création de liens entre les collaborateurs et à la promotion de l’empathie. Les entreprises qui feront des soft skills l’une de leurs priorités, en les renforçant et en les développant chez leurs employés, seront celles qui prospéreront.

    Le parcours professionnel traditionnel évolue

    Le parcours professionnel traditionnel, qui consistait à obtenir un diplôme, entrer sur le marché du travail puis à « gravir les échelons » au sein d’une ou deux organisations, est devenu une trajectoire rare.

    Aujourd’hui, les carrières se déroulent différemment avec de plus en plus de travailleurs qui naviguent à travers un éventail de possibilités professionnelles, où ils peuvent choisir entre la mobilité et la stabilité. Compte tenu du coût croissant des études et du fait que les postes junior débutants ne soient pas suffisamment rémunérés pour compenser les dettes étudiantes, certains travailleurs optent pour des domaines qui n’exigent pas de diplôme ou entrent sur le marché du travail tout en poursuivant leurs études. En conséquence, les dirigeants doivent repenser la manière dont ils conçoivent la gestion des carrières afin d’aller à la rencontre les talents là où ils se trouvent.

     » Être RH c’est avant tout être humain et aider à manager des humains, je ne suis pas inquiet pour ce métier qui va rester profondément ancré dans le réel, dans les relations sociales, avec de nouveaux outils puissants, mais avant tout avec une part d’humanité sans laquelle personne ne peut prétendre être un super héros.  » conclut Carlos Fontelas de Carvalho, Président d’ADP en France et en Suisse.

    Pour télécharger l’étude c’est ici 
  • Etude Slack – Utilisation de l’IA en entreprise : un paradoxe français ?

    Quand le monde du travail est sur le point de changer…

    Face à des obstacles économiques et à des difficultés plus fortes, tous les responsables cherchent à renforcer la productivité de leur entreprise.
    Alors que de nouvelles technologies telles que l’IA générative émergent sur le marché, le travail d’expérimentation débuté en 2020 n’est évidemment pas terminé. En réalité, il ne fait que commencer.

    Une utilisation de l’IA au travail en demi-teinte…

    Alors que les discussions sur l’IA s’imposent dans l’ensemble des secteurs d’activité au cours de l’année passée, les employés de bureau français semblent l’avoir déjà adoptée pour la réalisation de certaines tâches et soulignent même le gain de productivité tiré de son utilisation.

    La dernière étude Slack révèle que l’adoption des outils d’IA tels que Claude d’Anthropic ou Mistral AI sur le lieu de travail s’est accélérée de 10 % par rapport au trimestre précédent en France (24 % à travers le monde). L’étude précise également que 32 % des employés de bureau français ont déjà utilisé des outils d’automatisation dans le cadre de leur travail. 

    Parmi ceux qui ont utilisé des outils d’IA et d’automatisation dans le cadre de leur travail,
    71 % déclarent que cette technologie améliore déjà leur productivité. Les tâches pour lesquelles les employés de bureau voient le plus de valeur ajoutée de l’IA aujourd’hui sont :

    • l’automatisation des flux de travail (47 %) 
    • l’aide à la rédaction (42 %) 
    • le résumé de contenus (31 %) 

    Les résumés ont remplacé la recherche en tant que principale valeur ajoutée dans le travail actuel des répondants depuis l’enquête de Slack de septembre 2023.

    Pourtant, si l’adoption de l’IA au travail accélère, la perception des employés français quant au potentiel de l’IA pour améliorer leur efficacité au travail met en lumière un paradoxe : 44 % d’entre eux se déclarent enthousiastes à l’idée que l’IA remplace des tâches de leur emploi actuel, 23 % sont dans l’expectative et 33 % se disent préoccupés par cette même idée (6 points de plus que la moyenne mondiale). Une certaine frilosité peu étonnante au regard du peu de consignes émises par les entreprises sur l’utilisation de l’IA.

    …Due à un manque de consignes claires de la part des entreprises

    La perception paradoxale de l’utilisation de l’IA par les employés de bureau français n’est sans doute pas étrangère au manque de consignes émises par les dirigeants et entreprises. 42 % des personnes interrogées déclarent n’avoir reçu aucune orientation de la part de leurs dirigeants ou de leur organisation sur la manière d’utiliser les outils d’IA au travail. Un manque d’instruction qui peut empêcher l’expérimentation de l’IA au sein des entreprises.

    Les dirigeants français en sont bien conscients : 84 % d’entre eux ressentent une certaine urgence à intégrer l’IA générative dans leur organisation, 59 % d’entre eux font état d’un degré d’urgence élevé.

    La majorité des personnes qui utilisent l’IA et l’automatisation commencent déjà à constater des gains de productivité », déclare Christina Janzer, Vice-présidente senior en charge des études et de l’analytique chez Slack, à la tête du Workforce Lab de Slack. « Mais les données indiquent que le fait de ne pas fournir de conseils ou d’instructions sur l’IA peut empêcher les employés de l’essayer. Si vous cherchez à préparer votre personnel à la révolution de l’IA, vous pouvez commencer par fournir des directives sur la façon dont l’IA peut être utilisée au travail. »

    Le futur de l’IA au travail : gagner en valeur ajoutée

    En moyenne, les employés de bureau français déclarent consacrer 36 % de leur temps de travail à des tâches qui sont « de faible valeur, répétitives ou qui ne contribuent pas de manière significative à leurs fonctions principales ». Il n’est donc pas étonnant que, lorsqu’ils sont interrogés sur les tâches qu’ils aimeraient voir être accomplies par l’IA ou l’automatisation, les employés de bureau français citent : le traitement de la “paperasse” et de la saisie de données (31 %), la mise à jour régulière de systèmes ou de fichiers (25 %) et la gestion des e-mails et messages (23 %).

    Une volonté partagée par les dirigeants français qui sont 25 % à souhaiter que l’intégration de l’IA dans les activités de l’entreprise permettent de mettre l’accent sur la stratégie plutôt que sur les tâches routinières. Parmi les autres avantages de l’intégration de l’IA, les dirigeants citent :

    • la prise de décision fondée sur des données (38 %)
    • la réduction des coûts (35 %)
    • l’augmentation de l’efficacité et de la productivité des employés (34%)
    • l’innovation des produits et des services (30 %)
    • l’amélioration de l’expérience client (8 %)

    « Nous avons tous des tâches à accomplir qui ne font pas partie de notre description de poste, mais qui sont nécessaires au bon fonctionnement de l’entreprise. C’est ce qu’on appelle le « travail dans le travail », explique Christina Janzer. “Mais si l’employé de bureau consacre en moyenne deux jours entiers chaque semaine à ce « travail dans le travail », c’est un problème – et une opportunité pour l’IA et les outils d’automatisation de mettre notre énergie au service des activités qui comptent. »

     

  • Entre fantasmes, angoisses et mépris, les Français face à l’intelligence Artificielle

    Pourquoi L’IA n’enthousiasme pas les Français ? 

    Parmi les craintes les plus courantes figure le remplacement de millions d’emplois par des robots suffisamment sophistiqués pour effectuer des tâches jusqu’alors réservées aux humains.
    > Cette appréhension est-elle partagée par les salariés français ? Utilisent-ils eux-mêmes des IA du type ChatGPT ?
    > Pensent-ils que l’intelligence artificielle aura un impactpositif, ou, au contraire, préjudiciable sur leur travail ?
    Afin de mesurer leur perception, l’IFOP a interrogé à la demande de Learnthings près de 2 000 Françaises et Français, dont la moitié sont salariés.

    L’intelligence artificielle n’enthousiasme que 14% des Français

    Le moins que l’on puisse en dire, c’est que les intelligences artificielles de type ChatGPT ne suscitent pas l’engouement dans la population : seuls 14% des personnes interrogées se disent enthousiasmées, plus de la moitié (51%) se montrent inquiètes et un tiers (35%) font preuve d’indifférence. Affaire de génération, 31% des 18-29 ans sont préoccupés par l’IA contre 59% chez les plus de 60 ans. Par ailleurs, les femmes se disent significativement plus inquiètes que les hommes (55% contre 45%).

    Pour plus de 6 Français sur 10, l’IA agira un jour comme les humains

    Les progrès technologiques successifs et l’émergence de l’intelligence artificielle dans l’actualité et leur quotidien ont fait leur œuvre : 64% des Français, contre 32% en 1972 lors d’une précédente enquête de l’IFOP, pensent aujourd’hui que les machines ou l’IA seront un jour capable d’agir comme les humains.

    Une perspective massivement rejetée par 87% des répondants

    Cette perspective suscite le même rejet à 50 ans de distance, 87% des personnes interrogées ne souhaitant pas une telle évolution (elles étaient 91% en 1972). En l’espèce, les plus jeunes sont les moins rétifs puisque 27% des 18-29 ans sont séduits par l’idée d’une IA au comportement humain, bien plus nombreux en l’espèce que leurs aînés (seuls 6% des plus de 60 ans jugent cela souhaitable). Les femmes s’y opposent quant à elle de manière plus affirmée que les hommes (92% contre 82%).

    35% des Français pensent que l’IA dirigera à terme l’Humanité

    Les machines contrôleront-elles un jour l’Humanité ? Si la majorité (65%) des Français n’y croient pas, un bon tiers (35%) juge ce scénario plausible. C’est 14 points de plus qu’en 1972 lorsque 21% des sondés adhéraient à cette hypothèse. Les 18-29 ans se montrent les plus sceptiques (26% pensent que ce scénario se produira), tandis que 42% 50-59 ans jugent une telle éventualité possible.

    L’étude complète est disponible ici 

  • À quoi ressemble vraiment une carrière dans le Digital ?

    Hootsuite dévoile le quotidien des professionnels des médias sociaux


    Hootsuite plonge dans la réalité du travail des professionnels des médias sociaux
    “Social Media Career Report”
    Découvrez l’état (et l’état d’esprit) du spécialiste du marketing digital

    Les spécialistes du marketing des médias sociaux sont surchargés, stressés et nombre d’entre eux travaillent seuls. Et pourtant 77 % se déclarent heureux dans leur travail.
    Les spécialistes du marketing digital aiment travailler dans les médias sociaux
    • 77% sont heureux dans leur travail
    • 67% se disent satisfaits de leur équilibre entre vie professionnelle et vie privée
    • 72 % des personnes qui travaillent à distance à temps plein se déclarent satisfaites de l’équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée (contre 63 % des personnes qui travaillent au bureau à temps plein).
    • 61% des personnes interrogées considèrent les médias sociaux comme une carrière à long terme.
    Malgré le sentiment d’être surchargé de travail et débordé
    • 41 % affirment que leur travail a un impact négatif sur leur santé mentale
    • 57 % des personnes interrogées déclarent souffrir de troubles mentaux et, parmi elles, 42 % affirment que le fait de travailler dans les médias sociaux a aggravé leur état.
    • 66% déclarent avoir trop de responsabilités différentes
    • 51% estiment qu’ils n’ont pas assez de temps pour bien faire leur travail (même si 67% travaillent plus de 40 heures par semaine)
    • 47% ne pensent pas être payés équitablement (et ils n’ont pas tort – les spécialistes du marketing digital sont moins bien payés que les autres spécialistes du marketing à un poste équivalent, le salaire moyen sur le marché des médias sociaux s’élevant à 67 585 dollars US (soit 63 014,634 Euros)
    • 48% estiment qu’ils ne disposent pas d’un budget suffisant pour bien faire leur travail
    • 56% disent que leurs patrons ne comprennent pas le domaine du marketing digital
    Mais tout n’est pas si simple
    • 25 % prévoient d’arrêter de travailler dans les médias sociaux au cours de l’année à venir
    • Il existe un écart de rémunération entre les hommes et les femmes dans le secteur des médias sociaux, même si la majorité d’entre eux sont des femmes (73 %) – l’homme moyen occupant un poste dans les médias sociaux gagne 91 586 dollars par an, tandis que la femme moyenne gagne 69 404 dollars.

    La gestion des médias sociaux est devenue une profession complexe où les professionnels du marketing digital jonglent entre de nombreuses tâches et responsabilités – savoir gérer les détracteurs et les “haters”, recevoir un déluge de commentaires, suivre les dernières tendances. Il y a toujours beaucoup à gérer…et tout n’est pas agréable.

    Reconnaissant des défis auxquels sont confrontés les héros méconnus du paysage numérique, Hootsuite a annoncé aujourd’hui le lancement de sa première étude sur les carrières dans les médias sociaux (également appelé  » rapport sur le soutien émotionnel « ), qui propose une analyse approfondie des comportements dans ce domaine et dévoile l’état d’esprit des professionnels du marketing digital.
    L’étude montre que 66% des personnes interrogées déclarent avoir trop de responsabilités différentes, 51 % disent ne pas avoir assez de temps pour bien faire leur travail et 41 % affirment que leur travail a un impact négatif sur leur santé mentale.

    Des débuts du marketing sur les médias sociaux (à l’époque où le “poke” était une pratique courante sur Facebook) jusqu’à aujourd’hui, la profession a connu des changements significatifs, en grande partie propulsés par le rythme rapide des médias sociaux eux-mêmes. Il ne fait aucun doute que les deux dernières décennies ont été des montagnes russes pour les professionnels des médias sociaux. De l’avènement de MySpace il y a 20 ans aux lancements plus récents de Threads et BeReal, le rôle d’un professionnel des médias sociaux a beaucoup évolué et mûri pour devenir une profession aux multiples facettes. Mais il reste encore beaucoup à faire, puisque 56 % des personnes interrogées affirment que leur propre patron ne comprend pas les médias sociaux.

    « Les personnes en charge des réseaux sociaux sont sans doute plus proches des besoins des clients que n’importe quelle autre personne au sein d’une organisation, car ils sont en contact direct avec eux. Pourtant, ils se retrouvent souvent dans des situations complexes ou ils sont à la fois accablés, en surcharge de travail et en manque de reconnaissance », précise Elina Vilk, Chief Marketing Officer, Hootsuite.

    « En tant que seniors du marketing, il est de notre devoir de soutenir et d’encourager nos équipes qui sont en première ligne de la communication avec nos clients. Cette étude ne se limite pas à des statistiques, il s’agit de fournir des éléments concrets qui mettent en lumière les réalités de ce que vivent les professionnels des médias sociaux pour qu’on les comprenne mieux. »

    L’étude analyse en profondeur les salaires, l’évolution de carrière, la santé mentale, et plus encore – donnant ainsi des informations et des conseils dont les spécialistes du marketing social ont besoin pour prendre des décisions éclairées en matière de carrière.

    « L’engagement de Hootsuite envers les milliers de professionnels des médias sociaux du monde entier qui utilisent notre produit tous les jours va au-delà des outils et des solutions que nous fournissons. Grâce à ce rapport, nous espérons également les aider à se sentir vus, compris, soutenus et, en fin de compte, améliorer leur situation au sein de leur organisation « , a déclaré Irina Novoselsky, présidente-directrice générale de Hootsuite.

    « Partout, les équipes médias sociaux construisent et entretiennent en permanence des relations avec les prospects et les clients qui génèrent directement du chiffre d’affaires et de la croissance pour leur entreprise. Il est temps que les équipes dirigeantes reconnaissent leur impact en tant que spécialistes marketing de haut niveau. »

    Pour en savoir plus sur l’étude c’est ici 

    En Résumé : 

    • Les professionnels des médias sociaux sont débordés, surchargés de travail mais heureux dans leur travail
    • 77 % se déclarent heureux dans leur travail. Ce chiffre monte à 83% quand ils travaillent dans des entreprises de 1 000 employés ou plus et à 86% quand ils travaillent dans des équipes de plus de 100 personnes.
    • Les professionnels des médias sociaux qui travaillent au bureau 5 jours par semaine sont plus heureux (81%) que ceux qui travaillent à distance tout le temps ou une partie du temps (76 %).
    • Pourtant 56 % des personnes interrogées affirment que leur propre patron ne comprend pas les médias sociaux. Et 41 % des professionnels des médias sociaux admettent que leur travail a un impact négatif sur leur santé mentale.
  • Imaginatif, adepte des technologies, addict au fantastique, l’image du Geek en 2022

    Qu’est-ce qu’un geek en 2022 ?

    Selon Benoit Grunemwald, Expert en Cyber sécurité, chez ESET France

    À l’occasion de la journée internationale du geek du 25 mai, évoquons l’évolution de ce terme et de l’image qu’il revoit en expliquant ce qu’est un geek en 2022.

    Le terme « geek » était à l’origine très péjoratif, historiquement il signifie « imbécile » en allemand et « fou » aux Pays Bas. L’étymologie du mot viendrait de « Gecken », une bête de foire dans les cirques nomades durant l’empire austro-hongrois. Le mot geek a souvent été utilisé de manière négative pour représenter une personne « no-life » ou technophile, avec des stéréotypes bien marqués comme boutonneux à lunettes et asociale. Loin de ces stéréotypes, qui sont les geeks de nos jours ? En 2022, un geek est une personne très imaginative, adepte des technologies avec un intérêt particulier pour ce qui touche au domaine du fantastique. Ils n’ont pas de particularité physique et ils ne sont plus vu comme des personnes asociales, l’image des geeks changent, et il était temps !

    Une personne appartenant à une communauté

     En 2022, être geek c’est appartenir à une communauté de passionnés. Les passions rassemblent, peu importe leur nature. De plus en plus, les geeks se proclament fièrement l’être, ce n’est plus une honte, au contraire. Être geek c’est avoir des connaissances pointues sur le domaine de la technologie et du domaine fantastique ! La communauté geek, comme toutes les autres communautés de passionnés, partage et échange sur divers sujets, via des forums par exemple. Cela permet d’en apprendre toujours plus sur un sujet qui les passionne. Cependant, les geeks ne partagent pas tous la même passion pour le même domaine.

     Une personne ayant des connaissances spécifiques

     Un geek a des connaissances spécifiques très développées sur un ou plusieurs domaines autour des technologies ou du fantastique. Et c’est ce « trop » de connaissance sur un sujet qui a parfois fait percevoir les geeks comme des personnes « trop » cérébrales. Aujourd’hui, les geeks sont fiers d’avoir des connaissances sur des sujets que très peu de personnes maîtrisent. Cela fait d’eux des personnes uniques avec des connaissances à partager. La particularité est une force en 2022.

     Une personne fière d’être considéré comme Geek

     Un geek en 2022, c’est une personne fière d’être qui elle est. Avec une appartenance à une communauté, des connaissances spécifiques, une passion très prenante, c’est ce qui fait d’eux des personnes uniques ! Les stéréotypes ne sont plus d’actualité et l’évolution des pensées permet à chacun d’affirmer sa passion sans avoir à se préoccuper de l’avis des autres ! L’image des geeks s’est aussi vu évoluer avec des geeks puissants et multimilliardaires à la tête d’empires comme Elon Musk ou Mark Zuckerberg.

    À l’occasion de cette journée internationale du geek, il est important de souligner l’évolution de la vision des geeks qui ont pendant trop longtemps été mal jugés vis-à-vis de leurs passions. Une personne adepte d’une technologie ou de n’importe quel sujet ne devrait pas être stéréotypée vis-à-vis de celle-ci. Une passion fait partie de la personne, cependant une passion n’est pas l’unique point qui la définie.

  • Sécurité et travail hybride… attention à la faille

    Etude Dashlane : L’avenir de la sécurité dans le lieu de travail hybride

    Les données montrent que près de la moitié des employés américains créent leurs propres astuces et raccourcis pour gérer leurs identifiants, ce qui rend les entreprises plus vulnérables aux cyberattaques.

    Dashlane vient de publier son rapport “ The Future of Security in the Hybrid Workplace  » (L’avenir de la sécurité sur le lieu de travail hybride), en partenariat avec Datalands, qui examine les comportements et les tendances des employés en matière de sécurité sur leur lieu de travail afin d’aider les entreprises à préparer l’avenir, que les employés soient de retour au bureau ou travaillent toujours à distance. Le nouveau rapport met en lumière la réalité des comportements des employés à l’égard de la sécurité sur leur lieu de travail et leurs conséquences, afin que les entreprises puissent rester proactives et garantir la mise en place de politiques de sécurité optimales.

    Afin d’évaluer les attitudes et les comportements des employés – et leur impact potentiel sur la sécurité des entreprises – Dashlane a interrogé 1 000 employés américains sur leurs sentiments à l’égard de la technologie, de l’utilisation d’Internet et de leurs habitudes en ligne, afin d’aider les entreprises à comprendre les réalités de l’avenir de la sécurité au travail. Le rapport a découvert quatre types de comportements d’employés, et les dangers potentiels que ces derniers peuvent causer à la culture de la sécurité, notamment :

    “Les désensibilisés” : Généralement le groupe le plus important, ces employés vivent principalement en ligne, mais ne pensent pas vraiment à la technologie. Ils oublient régulièrement leurs mots de passe et sont aussi facilement frustrés lors de leurs activités en ligne. La réutilisation de mots de passe ou l’utilisation de mots de passe faibles peut sembler être le meilleur moyen pour les employés désensibilisés de faire face à ces frustrations.

    • La solution : Pour inciter ce groupe à adopter de bonnes habitudes en matière de cybersécurité, offrez-leur un raccourci. Fournissez leur des outils, tels qu’un gestionnaire de mots de passe, qui simplifient la façon dont ils travaillent et collaborent avec leurs collègues sans ajouter plus de frustration.

    “Les inactifs” : Ils ne sont pas aussi souvent en ligne et ont donc un niveau de connaissances technologiques moins élevé, avec une préférence plus marquée pour le contact physique. Ces employés ne partagent pas souvent leurs identifiants en ligne avec qui que ce soit, mais ils sont plus enclins à noter leurs mots de passe sur un support papier et moins enclins à verrouiller leurs appareils avec un code.

    • La solution : Pour encourager le changement, commencez par un programme de formation sur les principes de base de sécurité, puis utilisez des outils de sécurité qui ont une courbe d’apprentissage très faible avec une expérience utilisateur conviviale. Des vidéos, des guides courts et des conseils sont essentiels pour cette catégorie.

    “Au top” : Intentionnels et proactifs dans l’amélioration de leur vie personnelle et professionnelle. Comme ce groupe préfère tout faire en ligne et recherche l’efficacité dans la mesure du possible, il utilise fréquemment des méthodes moins sûres, comme la réutilisation de mots de passe pour plusieurs comptes ou le stockage dans un navigateur.

    • La solution : Il ne sera pas facile de changer les habitudes de ce groupe si vous leur demandez de faire une démarche supplémentaire. Envisagez de fournir aux employés des outils de cybersécurité faciles à utiliser, tels qu’un gestionnaire de mots de passe, afin de réduire les frictions lors de leur navigation, en mettant en avant l’amélioration de leur productivité et leur rapidité. Recherchez des fonctionnalités telles que le partage sécurisé, la génération de mots de passe forts et une interface utilisateur épurée et efficace.

    “Au-dessus de tout” : Ayant adopté très tôt la vie numérique et fiers de leur capacité à gérer les défis techniques, ces employés sont probablement les moins dépassés par le suivi des comptes en ligne et les moins susceptibles d’avoir été victimes de fraude ou de fuite de données personnelles.

    • La solution : Envisagez des outils de cybersécurité qui offrent des avantages personnels ou des espaces professionnels distincts entre lesquels ils peuvent basculer pour maintenir des frontières fluides entre le travail et la vie privée.

    « Peu importe où se trouve le nouveau « bureau » de vos employés, il est clair que la sécurisation de votre lieu de travail dans la durée demande désormais de nouvelles tactiques, et les organisations redéfinissent les priorités de leurs budgets de cybersécurité », a déclaré JD Sherman, CEO de Dashlane. « Nous sommes déterminés à aider les entreprises et les consommateurs à être proactifs dans l’élimination de leurs risques de sécurité en ligne et à leur fournir des outils pour y parvenir sans bouleverser leur vie. »

    « Ces données reflètent le monde actuel des personnes au travail, et ce que nous avons appris, c’est que, ironiquement, les employés sont conscients de leurs habitudes en ligne, qu’elles soient bonnes ou mauvaises », a déclaré Gavin Potenza, cofondateur et directeur créatif chez Datalands. « Nous avons choisi d’apporter des éléments de design surprenants et des touches de couleur dans le rapport afin que l’impact puissant de ces chiffres et anecdotes ne soit plus négligé. »

    Le nouvel environnement de travail, qu’il soit distant ou hybride, ne signifie pas simplement troquer la machine à café pour Slack et se réunir sur Zoom plutôt que dans une salle de réunion. Il crée également de nouveaux risques cyber pour les entreprises, notamment via les attaques par phishing et des pratiques moins sécurisées. D’autres résultats clés du rapport portent sur les sentiments des employés concernant le travail à distance et leurs habitudes en ligne – aussi bien pour le travail qu’à titre personnel – et les défis de sécurité auxquels ils sont confrontés, notamment :

    • 49% des employés créent leurs propres astuces et raccourcis pour gérer les identifications.
    • 74% des directeurs financiers prévoient de faire basculer certains employés au télétravail de façon permanente.
    • 63% se disent fiers de leur capacité à se souvenir des choses, tandis que 69% récupèrent ou réinitialisent les mots de passe de leurs comptes au moins une fois par mois.
    • 35% se sentent dépassés par la nécessité de se souvenir de toutes leurs informations de compte et d’identification.
    • On prévoit une augmentation de 500% du nombre de travailleurs à distance après la crise du COVID-19.

    Dans le cadre de ce rapport, Dashlane propose désormais aux entreprises une nouvelle solution de sécurité contre les pirates. Inscrivez-vous gratuitement au Breach Center de Dashlane et les experts vous alerteront en cas de découverte de données compromises, tout en gardant un œil sur les futures fuites de données

  • Quand la machine à café vient à manquer, il faut recréer de la e-convivialité pour conserver le lien social

    ÉTUDE SLACK : 46% des travailleurs français estiment que la COVID les a rapprochés de leurs collègues, même en télétravail

    Afin de mieux comprendre comment communiquent et collaborent les employés en télétravail, Slack a souhaité en savoir plus sur les changements qui ont eu lieu depuis un an, en particulier sur les comportements vis-à-vis des e-mails, des emoji et des outils collaboratifs. Pour cela, la pépite californienne a mandaté l’institut de sondage OnePoll afin de conduire une vaste enquête dans plusieurs pays (USA, Allemagne, UK, France) dont plus 1 000 salariés français en télétravail, afin d’analyser ces transformations.
    Voilà les principales conclusions pour la France.

    Les principaux points à retenir :
    • 66% des sondés utilisent des emoji dans leurs échanges avec leurs collègues 
    • 55% des répondants ne souhaitent pas revenir à l’organisation pré-Covid.
    • 59% d’entre eux ont déclaré que l’utilisation d’emoji leur a permis de se sentir plus proches de leurs collègues
    • L’emoji 👍 (pouce) est le plus populaire (45%) 
    • près d’un tiers des sondés (31%) ont déclaré que l’e-mail complique la priorisation de leurs tâches professionnelles et qu’ils se sentent moins proches de leurs collègues lorsqu’ils communiquent par e-mail (24%)
    • 6 français sur 10 indiquent que leur entreprise a adopté de nouveaux outils de communication et de messagerie depuis mars 2020 et dans l’ensemble, ceux-ci sont plus intuitifs (50%)

    Le travail hybride a entraîné un changement des modes de communication

    Le travail hydride va de pair avec des modes de communication plus ouverts, plus horizontaux et plus participatifs. Un tiers des personnes interrogées (33%) ont déclaré qu’il est plus facile de communiquer avec leurs collègues depuis qu’elles travaillent à distance. Les emoji y sont pour beaucoup. En effet, 59% ont déclaré que l’utilisation des emoji leur a permis de se sentir plus proches de leurs collaborateurs. 
     
    Une baisse des règles de ponctuation
    Seules 28% des personnes interrogées, lorsqu’elles envoient des messages à leurs collègues, ont déclaré qu’elles utilisent « toujours » une ponctuation correcte, et 36% “souvent”.
     
    Contrebalancé par une augmentation des emoji
    A contrario, 66% des sondés utilisent des emoji dans leurs échanges avec leurs collègues (“tout le temps”: 10% / “souvent”: 28% / “Parfois”: 28%). Signe d’une plus forte adoption par les nouvelles générations, ce chiffre grimpe à 75% chez les 18-24 ans.
    L’enquête montre que les GIF sont un peu moins utilisés, avec respectivement 37% sur l’ensemble du panel, et 49% parmi les 18-24 ans.
     
    Bien que parfois décrié par la génération Z, l’emoji « rire pleurer » (ou visage avec des larmes de joie) est pourtant dans le top 3 des emojis les plus populaires par les télétravailleurs français interrogés.
     
    Top 15 des emoji les plus populaires chez les télétravailleurs français : 
    1. Thumbs up 👍 (45%) 
    2. Face with tears of joy 😂 (36%) 
    3. Winking face 😉 (34%)
    4. Blushing face with smiling eyes 😊 (30%) 
    5. Rolling on the floor laughing 🤣 (28%) 
    6. OK hand sign 👌 (27%)
    7. Grinning face 😁 (26%) 
    8. Clapping hands 👏 (21%) 
    9. Smiling face ☺️ (20%) 
    10. Thinking face 🤔 (17%) 
    11. Laughing face 😆 (16%)
    12. Arm muscle 💪 (14%)
    13. Prayer hands 🙏 (13%) 
    14. Smiling face with sweat 😅 (12%) 
    15. Winking face with a kiss 😘 (12%) 
    A noter : l’emoji Fire 🔥 n’est utilisé que par 3% du panel, mais son usage monte à 10% chez les 18-24 ans.
     
    L’essor de la e-convivialité
    Le travail à distance risque de réduire le nombre d’interactions et donc de créer un sentiment de solitude. Quand la machine à café vient à manquer, il faut recréer de la e-convivialité pour  conserver le lien social et  la dynamique d’équipe.
     
    Pour preuve, l’enquête a révélé que 46% des répondants ont ressenti des sentiments accrus de solidarité et de connexion avec leurs collègues depuis le début de la pandémie. Parmi les habitudes prises depuis le confinement, 3 télétravailleurs français sur 10 ont des contacts téléphoniques plus réguliers avec leurs clients (41% des 18-24 ans) et 23% pensent maintenir ce relationnel hors crise sanitaire, notamment grâce à des formes de communication moins formelles.
     
    L’attrait pour les nouvelles applications de messagerie d’entreprise
    L’enquête révèle ainsi que plus d’un répondant sur deux (51%) a fait l’effort d’avoir recours à une des nouvelles applications de messagerie d’entreprise, au téléphone ou à la  vidéoconférence, plutôt que d’utiliser l’e-mail, afin d’instaurer un contact plus personnel. Cultiver le sentiment d’appartenance est un enjeu stratégique pour l’entreprise. 
     
    Vers la fin du métro, bureau, dodo ? 
    L’étude montre que les évolutions dans l’univers professionnel qui sont à l’œuvre depuis un an sont là pour durer : la majorité des sondés (55%) ne souhaitent pas revenir à l’environnement du travail pré-Covid. Exit les “répondre à tous”, les horaires de bureaux figés à 9h-17h 5 jours sur 7 et aux transports quotidiens. Seuls 17% y sont favorables. 
     
    La fin de l’e-mail ?
    Si l’email n’a pas encore tiré sa révérence, sa popularité est en net déclin. En effet, près d’un tiers des répondants (31%) ont déclaré que l’usage des e-mails rendait plus difficile la hiérarchisation de leurs tâches et 24% ont déclaré se sentir moins proches de leurs collègues lorsqu’ils communiquent par e-mail. Autre signe de leur impopularité croissante, 31% des sondés ont déclaré qu’ils se sentent « importunés » chaque fois qu’ils reçoivent un nouvel e-mail, le principal motif mentionné étant que le courriel est un moyen de communication trop formel et contraignant pour 36% d’entre eux. 
     
    Le plébiscite du télétravail 
    Les Français apprécient le télétravail, et y voient de nombreux avantages : pour 63% des personnes interrogées, l’absence de trajet quotidien concourt à une meilleure qualité de vie, 53% apprécient de pouvoir porter des vêtements confortables à la maison tout en travaillant et 50% plébiscitent la flexibilité apporté par cette nouvelle organisation qui les rend plus efficace et plus productif. A noter que ce chiffre monte à 63% pour les personnes en poste depuis moins d’un an. Plus anecdotique, 21% des répondants indiquent que cela leur permet de passer plus de temps avec leur animal de compagnie.
     
    Pour aller plus loin : 
  • L’avenir du Travail : 4 tendances importantes en 2021

    L’avenir du Travail : 4 tendances importantes en 2021

    Dom Price, expert du futur du travail chez Atlassian dont la principale activité est de mener des recherches prospectives, présente dès aujourd’hui les quatre grandes tendances les plus significatives en matière de collaboratif 

    Les journées de travail de huit heures tirent leur révérence

    Durant cette période de confinement à répétition, les divergences se sont faites sentir entre collaborateurs et employeurs, ne partageant pas toujours la même conception des méthodes de travail traditionnelles et émergentes. Au cours de l’année à venir, de nouveaux modes de collaboration continueront à se généraliser dans diverses cultures d’entreprise. Ces changements affecteront principalement ces « mythes du travail » auxquels de nombreuses entreprises se raccrochent encore, à savoir :

    Les jours ouvrables : du lundi au vendredi de 8h00 à 18h00

    Le lieu de travail : dans un immeuble de bureaux avec un environnement de travail statique
    La hiérarchie : les collègues ayant plus d’ancienneté ont non seulement leur mot à dire mais ont généralement de meilleures idées

    Cependant, la capacité d’adaptation au cours de cette crise sans précédent a démontré que les pratiques de travail ne peuvent être gravés dans le marbre. Les heures de travail strictes ou au bureau qui induisent à la fois des temps de trajets longs et une géolocalisation parfois contraignante limitent les collaborateurs dans leur épanouissement professionnel et personnel mais aussi en terme de productivité. Ces limites impactent aussi la stratégie RH puisque l’attraction de nouveaux talents s’effectuera dans un périmètre limité. En parallèle, une hiérarchie lourde laisse peu de place aux idées neuves car les employés se subordonnent à leurs supérieurs hiérarchiques ainsi qu’aux idées qui font consensus. Ces pratiques cesseront à long terme et laisseront la place à des modèles plus flexibles et inclusifs.

    Les lieux s’invitent dans les débats d’entreprise

    Ces dernières années, les visions sur l’avenir du travail ont été débattues et ont très largement évolués lors de diverses conférences dédiées. Ces principes tournaient principalement autour des collaborateurs, des différentes méthodes de travail et des produits. Le « lieu » ou environnement rejoint désormais ces trois composants comme étant essentiels au succès d’une organisation. Cela inclut également l’emplacement de l’entreprise elle-même, ses environs et le réseautage possible avec d’autres entreprises. À l’avenir, les entreprises seront encore plus engagées dans la création de quartiers d’affaires ou de pôles de compétitivité où elles pourront travailler ensemble, apprendre les unes des autres et ainsi véritablement l’innover.

    L’influence d’une entreprise s’évalue à long terme en dehors de son pré carré
    Ces dernières années, un quatrième pilier est venu compléter le modèle à trois piliers du Développement Durable : les entreprises ne peuvent contribuer à la durabilité que si elles englobent de manière équilibrée les domaines de la valeur sociale, écologique, économique et de l’intérêt général. 2021 sera l’année durant laquelle, de plus en plus d’entreprise seront évaluées en fonction de la façon dont leur influence se développe au-delà de ses principes internes. Les rapports annuels (trimestriels) ne seront plus uniquement composés du nombre de clients et du chiffre d’affaires mais contiendront des volets sur la responsabilité sociale des entreprises, l’engagement, la diversité, les alumnis, les méthodes de travail, les investissements dans la communauté des start-ups, l’avenir du travail, l’éducation, les réseaux de partenaires et l’ensemble de l’écosystème. Le véritable critère sera l’impact sur la planète et les gens puis ensuite la mesure des profits.

    La fin de la productivité comme on l’entend

    Avec tous les modèles flexibles de travail, la discussion autour du développement de nouveaux quartiers technologiques comme lieux de réseautage et la notion même de quadruple résultat (liée au Développement Durable), les entreprises doivent trouver de nouveaux moyens de mesurer de façon plus pertinente leur prospérité. La productivité ne devrait plus être la seule unité de mesure en termes de réussite. Beaucoup moins de pression pèseraient alors sur les épaules des collaborateurs et ce n’est qu’ainsi que les autres facteurs de réussites pourront être mis en œuvre avec succès. Pour reprendre les termes de Huggy Rao, Professeur à l’Université de Stanford : « Nous ne possédons pas les gens qui travaillent pour nous 8 heures par jour. Nous ne les « empruntons » que huit heures à leur famille, à leur entourage, à leur vie. Il est de notre devoir de les « rendre » dans le meilleur état. »