Étiquette : société

  • Quand les Français éprouvent des difficultés face au numérique

    Les difficultés des Français face au numérique

    Etude Ifop et Simplon 

    Avec le déploiement des outils numériques, le manque de compétences complique souvent le quotidien des Français et devient de plus en plus un frein pour trouver un travail ou évoluer dans un parcours professionnel. L’écart des compétences se creuse entre les générations et catégories sociales.

    – 69% des Français considèrent l’utilisation des outils numériques désormais indispensables dans leur vie de tous les jours et 20% d’entre-eux jugent cela compliqué voire stressant !

    Quand les Français éprouvent des difficultés face au numérique, les premières personnes sollicitées sont le conjoint ou le membre de la famille (54%), devant un proche plus jeune (49%) ou un collègue de travail pour les actifs (48%). Symptôme des stigmates reposant sur les plus anciens face au numérique, seulement 22% des Français ayant rencontré desdifficultés font appel à un proche plus âgé. Notons que les professionnels sont eux aussi peu sollicités, seuls 22% faisant appel à un vendeur d’outils numériques, les Français allant visiblement au plus pratique.

    La crise sanitaire et ses effets ne sont pas à négliger en ce qui concerne les compétencesen matière de numérique. Même si pour 71% des personnes interrogées la crise n’a rien changé, et que 14% en ont même profité pour améliorer leurs compétences, 15% des répondants reconnaissent que leurs problèmes se sont aggravés ou révélés durant la crise. Ces résultats font apparaître un cercle vicieux de la compétence numérique : ceux utilisant quotidiennement internet sont 7% à considérer que leurs difficultés se sont aggravées contre 19% de ceux s’en servant de manière hebdomadaire et 21% s’en servant moins souvent encore.

    – Plus d’1 sondé sur 2 déclare en effet avoir rencontré des difficultés au cours de ces derniers jours dont la simple gestion des mails (53%).

    Les difficultés que peuvent rencontrer les utilisateurs des outils numériques sont plurielles : cela peut impliquer la modification des paramètres d’un appareil (66% déclarent avoir rencontré des difficultés dans ce domaine au cours de l’année), la consultation des comptes auprès d’une administration ou de sa banque (60%), l’utilisation d’un outil de bureautique (58%) ou encore la simple gestion des mails (53%, dont 22% ont même des difficultés dans ce domaine tous les jours).

    – Les plus en difficulté (26% au global) se retrouvent particulièrement au sein de catégories éloignées de la  »socialisation numérique », que ce soit à cause de leur âge ou de leur milieu social.

    Près des trois-quarts (74%) des Français affirment ne pas rencontrer de difficultés sur leurs compétences numériques, et 12% suggèrent même se situer au-dessus de la moyenne. Les plus  en plus en difficulté (26% au global) se retrouvent particulièrement au sein de catégories éloignées de la « socialisation numérique », que ce soit à cause de leur âge (43% des 65 ans et plus sont dans cette situation) ou de leur milieu social (35% parmi les personnes ayant un diplôme inférieur au bac). A contrario, les cadres expriment massivement ne pas avoir de difficultés (94%), tout comme ceux ayant suivi une formation sur le numérique (83%).

    – La maîtrise des outils numériques est un frein dans le monde professionnel pour 88% des sondés.

    Ce manque de compétence est reconnue par une très largement majorité des Françaiscomme pouvant constituer un frein dans plusieurs domaines de la vie, en particulier dans la vie professionnelle : 88% des personnes interrogées déclarent que cela peut l’être pour trouver un travail, en particulier parmi les plus de 65 ans (92%) et ceux se sentant compétents sur le numérique (90%), 86% pour évoluer professionnellement et 78% pour garder un travail.

    Seuls 30% des Français déclarent avoir suivi une formation liée à l’utilisation des outils numériques (dont 4% seulement au cours de l’année écoulée). C’est le cas notamment des femmes (32%), des cadres (47%), des salariés du public (42%), des plus aisés (34%) et des diplômés du supérieur (42%). La formation au numérique demeure donc largement ciblée vers les plus dotés en capitaux, économiques et scolaires, et ceux qui ont le moins tendance à rencontrer des problèmes dans ce domaine.

    Les formations sont par ailleurs largement suivies soit dans le milieu professionnel, pour lessalariés (78%), ou au cours du parcours scolaire, que ce soit au cours d’une formation universitaire (44%) ou au cours du parcours scolaire (42%), isolant donc les catégories de la population qui ne sont ni en âge de travailler, ni n’ayant bénéficié du développement du numérique dans leur jeunesse.

    – Les freins à l’accès à la formation sur l’utilisation des outils numériques sont là aussi pluriels

    67% évoquent la méconnaissance des offres disponibles (76% des plus jeunes), 66% le manque de moyen financier (79% des plus pauvres), 59% le manque de temps (64% des femmes), mais aussi, non négligeable, 50% identifient la honte d’avouer des lacunes. Ces différents éléments vont dans le sens d’une accentuation des inégalités, les moins dotés ayant moins la capacité d’accéder à ces formations sur un domaine pourtant jugé essentiel et capital dans notre monde de plus en plus numérisé.

    Les formations en milieu professionnel et en présentiel sont plébiscitées.

    Pour venir en aide aux personnes présentant des difficultés à gérer les outils numériques, 85% des actifs privilégient des formations dans le cadre de leur travail, 80% le transfert de connaissances par les proches et 79% des formations classiques proposées par des organismes de formation en présentiel contre seulement 57% jugeant efficaces les formations en ligne.

    Rendre le numérique accessible à tous les salariés, une priorité 

    D’ici 10 ans, 9 emplois sur 10 nécessiteront des comptéences numériques et selon le rapport sur l’avenir de l’emploi du Forum Économique Mondial, 50 % de tous les employés auront besoin d’une requalification d’ici 2025, à mesure que l’adoption des technologies augmentera. Une importante transformation du marché du travail est en cours et elle commence déjà à bouleverser les dynamiques d’employabilité.

    Le FNE permet de donner un socle de compétence numérique à de nombreux salariés en situation d’illectronisme. Simplon œuvre pour réparer la fracture numérique des salariés. Simplon accompagne, par exemple, Schneider Electric pour former 300 ouvriers de production les plus éloignés du numérique et forme les salariés intérimaires en insertion du Groupe.

    Forum du Numérique En Commun(s) – Chambéry le 1er avril https://numerique-en-communs.fr/nec-chamber

  • Quels sujets animent vraiment les Français sur Twitter ?

    Politique, football, K-pop…Quels sujets animent vraiment les Français sur Twitter ?

    Plus de 2 milliards ! C’est le nombre de messages publiés en français sur Twitter depuis le début de l’année, soit près de 100 tweets par seconde.

    Mais que se cache-t-il derrière ce chiffre colossal ? Pour le savoir, Visibrain s’est plongé dans la vague des tweets. La plateforme de veille des réseaux sociaux a identifié 6 grandes tendances de conversations en France, toutes rassemblées et classées par ordre de popularité dans cette étude.

    1.    Politique – 94 millions de tweets français
    Chaque seconde, entre 4 à 5 tweets sont publiés en France sur la politique !
    Les sujets phares : le président de la République et les présidentielles 2022

    Emmanuel Macron cristallise les conversations puisqu’il est au centre de 21% des messages politiques, soit 20 millions de tweets. Il s’impose tout naturellement comme la personnalité politique la plus citée et mentionnée en France sur Twitter.

    Après le Président, ce sont les présidentielles qui rythment déjà les conversations (plus de 14 millions de tweets). Lorsque l’on se penche sur les hashtags officiels des candidats connus ou présumés, on remarque que Jean-Luc Mélenchon (#JLM2022) détrône la concurrence avec 126 281 tweets. Il devance donc le chef de l’État (#Macron2022 – 107 113 tweets), Marine Le Pen (#Marine2022 – 61 430 tweets) et Éric Zemmour (#Zemmour2022 – 43 273 tweets).

    2.    Football – 58 millions de tweets
    Dans l’hexagone, 3 messages sont publiés par seconde sur le football sur Twitter.
    Pour comprendre l’ampleur du phénomène, il suffit de le comparer à d’autres événements d’envergure : lors de son déroulement, la Coupe du Monde 2018 avait généré 57 millions de tweets toutes langues confondues, soit plus que les élections américaines en novembre 2020 qui enregistrent 56,8 millions de tweets (sur une même période).

    Les sujets phares : les stars du ballon rond, PSG vs. OM, et Euro 2020
    Les joueurs ne font pas uniquement vibrer le terrain, ils agitent aussi beaucoup Twitter Ainsi, les 5 joueurs les plus populaires sur le réseau captent 32%, soit quasiment un tiers, des messages en français sur le football. Parmi eux, nous retrouvons Lionel Messi (6,6 millions de tweets), Kylian Mbappé (4,3M), Karim Benzema (3,6M), Neymar (2M) et Cristiano Ronaldo (1,9M).

    En dehors des joueurs, deux équipes animent particulièrement les conversations : le PSG et l’OM. Sur Twitter, l’équipe parisienne détrône sa rivale avec 9,6 millions de messages publiés à son sujet, contre 5,4 millions du côté de l’équipe marseillaise. Ensemble, les deux équipes monopolisent 26% des conversations françaises sur le football.

    Côté foot, l’année 2021 aura aussi été marquée par l’Euro. Cela se ressent sur l’oiseau bleu où 25% des messages sont consacrés à la compétition, soit 14,4 millions. Le match le plus commenté par les internautes n’est autre que France / Suisse. #FRASUI figure d’ailleurs parmi les hashtags footballistiques les plus utilisés (482 408 tweets).

    3.    Médias / Émissions – 44 millions de tweets français
    Les médias et les émissions génèrent en moyenne 2 tweets en français publiés par seconde.

    Utilisé par les internautes pour commenter leurs émissions de télévision préférées (social TV), Twitter est également très prisé des médias qui y diffusent l’information en temps réel. Rien de surprenant donc, à retrouver la catégorie médias & émissions dans les sujets tendances sur Twitter.

    Les sujets phares : émissions de divertissement et chaînes d’information en continu

     Top 3 émissions

    Touche Pas À Mon Poste, Koh-Lanta et Quotidien sont les trois programmes qui buzzent le plus sur Twitter avec respectivement 2,9 millions de messages postés depuis le 1er janvier 2021, 2,3 millions et 655 043.

    Top 3 médias

    BFMTV s’impose alors comme le média phare avec 9,3 millions de tweets citant son nom. Nous retrouvons ensuite CNews (5,8 millions de tweets) et Franceinfo (2,9 millions de tweets)

    4.    Gaming – plus de 23 millions de tweets français
    Avec plus d’un tweet publié par seconde depuis le début de l’année, le gaming s’impose comme l’un des sujets de conversation préféré des Français.

    Le sujet phare : Twitch, grand gagnant sur Twitter

    Twitch fait partie de ces plateformes qui ont bénéficié de la pandémie (le nombre d’heures de visionnage a augmenté de 83% en 2020).

    Sur Twitter, la tendance se confirme tout autant puisque l’on observe une augmentation de +70% des conversations en français autour de Twitch entre 2019 et 2020. Depuis le début de l’année 2021, on compte plus de 4,5 millions de tweets français qui parlent de Twitch, soit déjà +80% par rapport à 2020 sur une même période.

    Autre point : chaque mois, plus de 400 000 liens Twitch transitent en France sur Twitter.

    5.    La tendance K (ou culture coréenne) – 12 millions de tweets français
    Elle se décline sous divers angles : K-Beauty, K-Lifestyle, K-Pop, K-Food… L’engouement autour de la culture coréenne ne cesse de grandir ces dernières années.

    Sur Twitter, la culture coréenne a su séduire le monde entier, y compris l’hexagone (12 millions de tweets en français).

    Le sujet phare : la K-Pop, et notamment le célèbre groupe BTS

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Plus de 51% des tweets publiés sur l’industrie de la K-Pop parlent du groupe BTS. Cela s’explique par des records de visionnages sur YouTube, des fans plus qu’actifs sur les réseaux sociaux et une aisance, de la part des membres du groupe, à interagir avec leur communauté.

    6.     Tech – 10 millions de tweets français
    Cryptomonnaie, intelligence artificielle, réalité virtuelle, 5G… La tech se retrouve sans nul doute parmi les tendances les plus populaires sur Twitter avec 10 millions de messages postés depuis le début de l’année.

    Le sujet phare : la cryptomonnaie

    Les cryptomonnaies occupent une place conséquente sur Twitter. Elles génèrent plus de 2 millions de messages en français et représentent donc 20% des conversations tech. Aussi, le volume de tweets sur la cryptomonnaie est 5 fois plus important que l’année dernière à la même période, signe d’un intérêt grandissant envers ce sujet.

    Pour télécharger l’étude complète c’est ici. 

  • Comment relever les défis d’innovation pour notre avenir à l’horizon 2030 ?

    Comment relever les défis d’innovation pour la société à l’horizon 2030 ?


    Pour répondre à cette grande question s’est tenue le 17 juin une conférence exceptionnelle. Institutions, médias, scientifiques, entreprises, étudiants se sont relayés pour partager leurs visions et leurs projets d’un monde post-Covid.
    Temps forts d’une journée riche d’inspiration et de contenus organisés par « Les Mardis de l’innovation »

    Accessible en ligne gratuitement sur la chaîne YouTube Les Mardis de l’innovation, la conférence réunit pas moins de 35 intervenants venus de divers horizons et reconnus pour leur leadership en matière d’innovation.

    Cette journée est rythmée selon 4 grandes thématiques : regards croisés, zooms sectoriels, les pays émergents, la recherche en Europe.

    Regards croisés sur notre avenir

    Le point de vue des institutions

    Pour cette première thématique très large qui aborde les objectifs, les défis à relever, les progrès possibles et les innovations nécessaires pour une société post-Covid, la parole est tout d’abord donnée à des institutions en charge de l’orientation des technologies.

    Pascal Viginier, Président de l’Académie des Technologies, ouvre la conférence : « Notre Académie des Technologies plaide pour un progrès raisonné, partagé et choisi. C’est vraiment la technologie pour l’innovation pour un usage le plus large possible par le bien public. ». Pour anticiper les prochaines crises, il appelle à la création d’un hub de données de crise. Il partage son optimisme raisonné pour l’avenir, car il voit beaucoup d’entreprises saisir l’opportunité de la pandémie pour prendre des engagements de développement durable. La transition énergétique avec de l’énergie décarbonée sera un des grands sujets d’avenir. La France – et plus largement l’Europe – a la capacité de tirer son épingle du jeu dans le concert mondial de l’innovation.

    Cédric Villani propose le point de vue du mathématicien, député, membre du collectif Ecologie Démocratie Solidarité, et Président de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques. Il dresse un constat post-Covid alarmant : les tensions entre continents se sont aggravées, la démocratie a reculé un peu partout dans le monde, la confiance des citoyens envers la politique et la science a chuté. Mais on va aller de l’avant et se demander quels sont les nouveaux modes de fonctionnement et les innovations qu’il faut surveiller. Pour le mathématicien, la transition écologique doit passer par l’agroécologie :  abandon des pesticides et de l’élevage intensif, autonomie alimentaire pour tous avec des produits de qualité. Mais cela demande une rénovation de notre modèle économique et le changement de nos habitudes comme une réduction de moitié de notre consommation de viande. Au final, la transition agroécologique, la transition énergétique, les questions numériques doivent se régler avec des politiques à l’échelle européenne.

    Susanna Bonnetier, Vice Présidente de l’Association des Instituts Carnot dont l’objectif est de mettre en relation les instituts de recherche et les entreprises pour transférer les innovations, « la société post-Covid va devoir faire face à trois transitions majeures ; digitale, écologique et la médecine du futur personnalisée. » Pour relever ces défis interconnectés, la recherche développe des outils numériques plus intelligents grâce à l’Intelligence artificielle, des énergies décarbonées, des systèmes agricoles durables, de la médecine personnalisée et de la biothérapie, « pour mettre l’innovation au service de la planète et au service du progrès humain ».

    Le point de vue des étudiants 

    Les témoignages de Léa, étudiante à la Sorbonne et Adrian, étudiant à l’Epita, c’est la nouvelle génération qui exprime sa vision et ses engagements face aux défis de la société post-Covid, cette génération souvent présentée comme la génération Covid, la génération sacrifiée ou encore Génération Greta. L’étude menée par la Conférence des Grandes Ecoles, IPSOS et BCG, auprès de 2242 étudiants, montre que les secteurs les plus prisés sont l’environnement, l’énergie et l’humanitaire, et que les premiers critères de choix d’une activité sont l’intérêt du poste, le bien-être et être en phase avec ses valeurs (loin devant la rémunération qui arrive en 11ème position). Cette génération montre donc une forte tendance écologique et humanitaire, elle aspire plus à des valeurs qu’à une carrière. C’est véritablement la génération du renouveau et de l’engagement.

    Le point de vue des médias

    Observateurs privilégiés de l’évolution du monde, les médias qui mettent en relation sciences, technologies et société nous partagent leurs ressentis et leurs analyses sur la société de demain.

    François Siegel, Directeur de la publication de We Demain, l’enjeu principal est de préserver la démocratie : «  pour réussir la transition énergétique, il faut revenir sur une société apaisée qui a envie de partager et d’échanger ». Le chemin à parcourir pour atteindre 1,5° et la neutralité carbone en 2050 est un long processus et on y va de manière chaotique. Mais François Siegel reste confiant, car on n’a pas le choix avant que la planète ne devienne invivable.

    Béatrice Sutter, Directrice des rédactions de l’ADN, présente les nouvelles tendances du numérique en 2021. Nous assistons à trois chocs majeurs. En premier lieu l’émergence d’une nouvelle cartographie du web. Outre les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) qui ont vu leurs valorisations plus que doubler pendant la pandémie, nous voyons émerger de nouveaux acteurs tels que Vinted, Twitch et Roblox qui réinventent à leur manière l’économie circulaire, l’économie de la passion et l’économie des avatars. Ces plateformes redéfinissent une nouvelle économie de pair à pair que l’on pourrait appeler le Web 3.0, le second choc majeur. Le 3ème choc, c’est l’émergence d’un nouveau type de consommateur, le consotrader, plus engagé, tour à tour acheteur, vendeur et investisseur.

    Pour Dominique Leglu, Directrice des Rédactions de « La Recherche » et « Sciences et Avenir« , le futur ne se jouera pas que sur le numérique, mais également sur le terrain de la géostratégie : c’est dans l’espace, dans les océans que les grandes puissances vont s’affronter, et l’Europe doit avoir un rôle à jouer.

    2.   Zooms par secteurs

    Durant cette journée, différents focus seront faits sur des secteurs au cœur des transitions comme la vie dans la cité, les transports, l’économie digitale ou encore l’agro-alimentaire. Chaque panel réunit des centres de recherche, des industriels, des associations, des instituts pour débattre et nous éclairer sur les enjeux spécifiques et les défis d’innovation. Vous pourrez revivre ces interventions sur la chaîne YouTube :

    Des villes plus agréables pour tous

    Le confinement a montré la pression de la concentration urbaine, la nécessité d’espace vital des individus et le besoin amplifié de services toujours plus proches et accessibles avec Sabine Romon, Responsable du Pôle Innovation Ville de Paris, Stéphane Vincent, Délégué Général, 27ème Région et John Tanguy Directeur de la Stratégie et de l’Innovation Société du Grand Paris

    Des transports décarbonés au service du besoin de mobilité

    Une accélération des innovations est attendue dans les transports, notamment en termes d’émission de CO2. Quelles étapes crédibles vers l’objectif Zéro émission-zéro pollution. Quels projets et quels horizons pour les grands modes de transport ? Michel Forissier, Chief Engineering and Marketing Officer, Valeo, Sebastian Mikosz, Head, SVP Member and External Relations, IATA ont échangé sur ces sujets.

    Une économie digitale plus au service des individus

    Quels défis technologiques et quels nouveaux formats plus respectueux de l’humain pour l’économie digitale ? Quelles façons de lutter contre l’épidémie de cybercriminalité ? La domination des GAFA est-elle irréversible ou va-t-on vers une gouvernance plus équilibrée?
    Des éléments de réponse avec François Cuny, Directeur de l’Innovation, Inria,  Jacques-François Marchandise, Délégué général, La Fing (Fondation Internet Nouvelle Génération), Joëlle Toledano, Economiste, Université Paris Dauphine  et Christine Aymard, General Manager, Microsoft Consulting Services France

    Une agriculture écologique, plus valorisée et plus valorisante

    Rémy Cailliatte, Directeur Plant2Pro et Catherine Renard Directrice Qualiment – INRAe, Lancelot Leroy, Directeur Innovation, et Développement Terrena, Didier Christin, Délégué Général, Sol et Civilisation, Rachel Kolbe, Head of Sustainability, Invivo et Guillaume Dhérissard, Directeur Général,  Fermes de Figeac apportent leurs expertises au sujet de l’agriculture d’aujourd’hui et de demain.
    L’agriculture française a démontré sa mobilisation et son efficacité pendant la pandémie qui n’a connu aucune pénurie alimentaire. Le secteur fait également face à une transition écologique rapide tout en peinant à faire reconnaître la valeur de ses produits et services. Quelles grandes étapes, projets et objectifs d’innovation de la transition agricole actuelle ?

    3.   Innover pour le développement des pays émergents

    Pour les pays développés, la pandémie a eu un impact grave. Mais pour les pays en développement, il est dramatique. Comment dans ces conditions retrouver le chemin du progrès humain ?

    Sandrine Boucher, Directrice de l’Innovation de l’Agence Française de Développement, aborde le sujet de l’innovation dans les pays en développement face à la crise Covid-19. On sait quand ces pays, la reprise va être beaucoup lente et plus rude, avec une augmentation de l’extrême pauvreté. Sandrine Boucher évoque des réponses innovantes à la crise, qui s’attachent à apporter des réponses adaptées aux contextes sociaux et culturels, comme la mobile money en Afrique, ou des pratiques qui évitent d’avoir recours à la technologie, comme les approches communautaires au Vietnam.

    Juliette Seban, Directrice Exécutive du Fonds d’Innovation pour le Développement, nous présente pour sa part le Fond d’Innovation pour le Développement, un dispositif permettant de soutenir les innovations qui luttent contre la pauvreté et les inégalités dans les pays émergents.

    4.   Objectifs des plans de relance européens pour 2030

    Pour clôturer cette journée riche et dense, Marc Giget, Président de l’Institut Européen de Stratégies Créatives et d’Innovation évoquera la Place de l’innovation, grands défis, priorités et objectifs à horizon 2030 des plans de relance européens, Le budget final de Horizon Europe, qui n’est qu’une partie du plan de relance Horizon Europ, s’élève à plus de 95 milliards d’euros. « C’est un grand programme de relance avec une véritable volonté de repositionner l’Europe dans les domaines où elle avait perdu du terrain, ou de consolider ses positions de force. Et la génération montante a envie que ça se passe à ce niveau-là » conclut Marc Giget.

    Retrouvez l’intégrale de la conférence sur :

    1/2 Les grands défis d’innovation pour la société post-Covid : Horizon 2030 – Matin

    2/2 Les grands défis d’innovation pour la société post-Covid : Horizon 2030 – Après midi

    Par Pierre Tran, journaliste @LaBrigadeDuWeb

  • Stop au gâchis numérique en France ! 8 millions de français n’ont pas accès à Internet …

    2 millions d’entreprises françaises stockent des ordinateurs et smartphones inutilisés.
    Emmaüs Connect lance un appel au don pour équiper les personnes vulnérables privées d’accès à internet.

    Alors que la crise sanitaire continue de frapper durement les personnes en situation d’isolement, 12% de la population française, soit 8 millions de personnes, reste coupée de services en ligne de première nécessité faute de pouvoir s’équiper en outils numériques. Emmaüs Connect lance un nouvel appel aux TPE et PME dans l’objectif de récolter 50 000 équipements numériques fonctionnels (ordinateurs portables, smartphones, tablettes) sur LaCollecte.tech d’ici la fin de l’année 2021.

     « Si toutes les organisations faisaient don de leurs équipements inutilisés à des filières solidaires, on pourrait mettre fin à la problématique de l’accès aux outils numériques en quelques années seulement. » déclare Marie Cohen-Skalli, co-directrice d’Emmaüs Connect

    39% des entreprises françaises conservent du matériel inutilisé, selon une étude BNP Paribas 3 Step IT. On estime même que 1 millions d’ordinateurs sont jetés par an par les entreprises alors qu’ils pourraient être reconditionnés ! Face à ce constat, Emmaüs Connect lance l’appel aux dons #StopAuGâchisNumérique (LIEN VIDEO), pour inciter les entreprises (salariés, dirigeants, entrepreneurs) à identifier du matériel dormant et à soumettre un don via LaCollecte.tech.

    Cette plateforme solidaire permet de proposer en 2 minutes un don d’ordinateurs portables, tablettes ou smartphones pour leur donner une deuxième vie. En 5 mois d’existence, 11 500 équipements ont déjà été collectés, sur un objectif de 50 000 pour 2021.

    → Triple impact social, environnemental, économique

    • Social : le don permet à des personnes en situation de précarité et exclues du numérique de s’équiper à prix solidaire.
    • Environnemental : le matériel ne devient pas un déchet électronique nuisible pour l’environnement et limitent l’impact carbone lié à la fabrication de nouveaux équipements.
    • Économique : contribue à l’économie sociale et solidaire en employant des travailleurs en insertion au sein de filières de reconditionnement éthique.
    • → Réduire les contraintes logistiques qui freinent les entreprisesSi les entreprises préfèrent stocker ou jeter leur matériel numérique inutilisé, c’est souvent en raison des contraintes logistiques ou des craintes sur la sécurité des données.
      LaCollecte.tech s’est donnée pour mission de rendre le réemploi solidaire facile et sécurisé : Emmaüs Connect et ses partenaires récupèrent sur site l’ancien matériel informatique, se chargent du tri a posteriori et de l’effacement des données tout en garantissant la traçabilité nécessaire pour assurer le respect de la réglementation. L’entreprise donatrice reçoit un reçu fiscal pouvant ouvrir droit à une réduction d’impôt.

      → Ils participent au réseau LaCollecte.tech

      Cette initiative est possible grâce à la mobilisation d’une formidable chaîne de solidarité de collectivités (région Hauts-de-France, FEDER), eco-organisme (Ecologic), reconditionneurs (Trira, Ateliers du Bocage, Le Groupe ARES) et entreprises (SFR, partenaire fondateur d’Emmaüs Connect, qui contribuera à hauteur de 2 000 ordinateurs par an, soit l’intégralité de ses flottes renouvelées).

      → Parmi les premiers donateurs sur LaCollecte.tech

      Adéo Services, Capgemini, Région Île-de-France, AMP Métropole, Act For A Better Planet, Carrefour, Cellnex, CGI, Crédit Mutuel, Crosscall, Décathlon, Greenflex, HP,  Socotec, Manpower, Socomec, Wavestone, Wipro

  • Les femmes les plus remarquables du monde de la technologie

    Les femmes qui ont fait l’histoire

    En dépit de tout, on les trouve derrière les plus importantes inventions technologiques et à la tête d’entreprises gigantesques

    Seulement 26% des emplois liés à l’informatique sont occupés par des femmes. Étant donné que les dépenses informatiques mondiales devraient totaliser 3,8 billions de dollars en 2021, les femmes sont faussement représentées là où le potentiel de croissance et de progression dans leur carrière est l’un des plus élevés.

    « Les filles sont tenues à l’écart des études scientifiques à cause du stéréotype qui veut que ce ne soient pas des choses que les femmes font. Heureusement, il existe de nombreux exemples à travers le monde qui prouvent le contraire. Nous devons parler davantage de ces femmes pour inspirer les autres à briser les stéréotypes et à se donner une chance dans les matières scientifiques et à poursuivre des carrières technologiques”, explique Laura Tyrell, responsable des relations publiques chez NordVPN.

    Les femmes qui ont fait l’histoire

    Derrière le premier ordinateur à usage général, appelé ENIAC, il y avait six programmeuses Jean Bartik, Marlyn Wescoff Meltzer, Ruth Lichterman Teitelbaum, Kay McNulty Mauchly Antonelli, Frances Spence et Frances Elizabeth « Betty » Holberton.

    Malgré leur travail révolutionnaire, l’armée n’a jamais publié les noms des femmes qui ont travaillé sur l’ENIAC, et elles ont été largement oubliées jusqu’à ce que Kathy Kleiman découvre leur histoire en 1985.

    Les moteurs de recherche tels que nous les connaissons aujourd’hui ont été construits sur le concept de fréquence inverse de document. Ce dernier a été développé en 1972 par Karen Spärck Jones, professeur au Cambridge Computer Laboratory.

    Le Spanning Tree Protocol a permis le développement de réseaux modernes. Et ce fut une invention faite par Radia Perlman. Elle est souvent appelée « la Mère d’Internet ».

    Les Françaises qui façonnent aujourd’hui le monde de la technologie depuis les postes de direction

    • Magali Vaissière, Directrice des Télécommunications et des Applications Intégrées à l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Elle a obtenu un Master of Science de l’Université de Stanford et est la première femme à être nommée chef d’un département technique à l’ESA.
    • Corinne Vigreux, Co-fondatrice et Directrice de la stratégie Groupe chez TomTom. TomTom a été cofondée en 1992 et est devenue une entreprise de navigation par satellite de premier plan avec une valorisation de plus de 2,4 milliards de dollars. Corinne a également fondé et financé Codam College, une école gratuite de programmation par apprentissage mutuel pour les 18-30 ans.
    • Jasmine Anteunis, Directrice des produits chez SAP Conversational AI et cofondatrice de Recast.AI. En 2015, Jasmine a développé une technologie de traitement du langage naturel (PNL) qui permet aux machines de comprendre le langage humain. Cette technologie permet la création d’agents automatisés conversationnels, généralement appelés chatbots. SAP a acheté la technologie en 2018. Jasmine était étudiante en art, quand elle a pris un tournant dans sa future carrière en rejoignant l’école de programmation informatique 42. Elle est considérée par Forbes comme l’une des 50 meilleures femmes de la Tech en Europe.
    • Nathalie Gaveau, prodige de l’entrepreneuriat numérique. Elle est fondatrice et PDG de Shopcade, l’application mobile de tendances de style qui lui vaut le titre de “l’Instagram du Shopping”. Avant Shopcade, elle avait vendu sa startup Priceminister pour 250 millions de dollars. Elle est également membre des Conseillers pour le Commerce Extérieur Français au Royaume-Uni (CCEF UK) et a été faite chevalier de l’Ordre National du Mérite en 2015.

    ●      Jade Le Maitre, est chef des technologies émergentes chez CGI, et a également été derrière une ancienne start-up de robotique, Hease Robotics. Aujourd’hui, Jade est conseillère experte auprès de la Commission Européenne. Ella a également co-lancé Lyon-Is-AI et co-fondé la communauté Social Robots.

     Malgré les bâtons qu’on leur met dans les roues

    Alors qu’une étude récente de McKinsey & Company montre des signes que quelque chose de nouveau se passe, le plafond de verre se fissure, les progrès des femmes dans l’échelle sociale sont limités par les bâtons qu’on leur met dans les roues. Selon les statistiques, les femmes sont confrontées aux plus grands défis dès le premier pas vers les postes de direction. Pour 100 hommes promus et embauchés aux postes de direction, seules 72 femmes sont promues et embauchées. Cela signifie que de plus en plus de femmes sont bloquées au niveau d’entrée, tandis que les hommes passent aux postes de direction.

    « Les exemples inspirants aident à combattre les idées fausses sur la technologie et encouragent les femmes à être plus déterminées dans leur poursuite de carrière. D’autre part, les entreprises réticentes à être plus inclusives se mettent simplement à l’écart de l’acquisition et du développement des talents”, ajoute Laura Tyrell.

  • Habitudes de consommation et stratégies d’entreprise : émergence d’un “nouveau raisonnable” post-crise COVID-19

    Le “nouveau raisonnable” : Fabernovel présente son rapport sur les habitudes de consommation et stratégies d’entreprise post-crise COVID-19

    (suite…)

  • #USI2020 Talks Inspirants – Le temps de l’introspection : Je cogite, tu cogites, il cogite …

    Technologie, sciences, philosophie…
    Des dizaines de conférences en accès libre.

    Confinement oblige, notre rapport au temps se transforme de jour en jour et apporte avec lui de nouvelles manières de s’instruire et s’enrichir à distance. C’est pourquoi, en attendant la prochaine édition de l’USI, que l’on espère maintenir les 6 et 7 juillet prochain, nous vous proposons quelques playlists de talks inspirants issus des précédentes éditions. Avec 13 éditions à son actif et 350 speakers internationaux, USI possède un florilège de conférences données par les plus grands penseurs contemporains. Nous vous tiendrons bien sûr informés des actualités de la prochaines édition d’USI !

    Playlist #2 – Le temps de l’introspection.
    Je cogite, tu cogites, il cogite…

    Comment faire de la peur une expérience constructive, Ingrid Betancourt 
    En cette période inédite pour tous, la peur rôde, inévitablement.  Mais la peur peut aussi devenir une expérience fondatrice, la porte d’entrée à la connaissance de soi. C’est le message d’Ingrid Betancourt lors de l’édition 2017 de l’USI. Avec beaucoup d’empathie et d’émotion, cette célèbre activiste politique franco-colombienne revient sur son expérience de séquestration par les FARC pour nous partager ses enseignements : surpasser sa peur et ses instincts primaires, rester absolument fidèle à ses principes et valeurs et préférer la solidarité à l’égoïsme !.


    The Psychology of Ritual, Michael Norton

    Les rituels sont omniprésents dans nos vies personnelles, et encore plus durant cette période de confinement. Non seulement, ils permettent de soulager la peine, mais ils réduisent aussi l’anxiété et renforcent la sensation de contrôle. Michael Norton démontre aux participants USI en 2018 que les rituels sont plus rationnels qu’ils n’y paraissent. Nous avons donc recensé les leviers psychologiques des rituels afin d’en appliquer les avantages aussi bien sur le plan personnel (gestion d’un événement) que professionnel (cohésion d’équipe et productivité en télétravail).

    L’homme est un animal irrationnel, Dan Ariely
    Sommes-nous vraiment maîtres de nos décisions ? L’environnement dans lequel nous évoluons influence t-il nos choix ? Pourquoi, lorsque nous savons quelle est la bonne décision à prendre, nous décidons pourtant d’aller à son encontre ?
    En 2017 Dan Ariely, professeur de psychologie posait la question aux participants USI : comment prendre de meilleures décisions ?
    Pour y répondre, il faut déjà commencer par analyser les raisons qui se cachent derrière nos choix…


    Plonger dans la tête d’un procrastinateur, Tim Urban

    Procrastinateur chronique depuis ses années à l’université, Tim Urban présente une vision originale de ce phénomène qui l’a longtemps empêché d’avancer dans sa vie professionnelle. Avec beaucoup d’humour et de clairvoyance, le créateur du blog Wait But Why nous emmène faire un tour à l’intérieur de son cerveau. Hilarant et passionnant !

  • Ce monde est-il fou ?

    Le Covid-19 révèle ce que nous préférions ignorer

    Jean-Paul CRENN (ISG, MBA HEC) est de VUCA Strategy, cabinet conseil spécialisé en e-commerce et en transformation digitale depuis 15 ans,

    L’émergence du coronavirus et l’incertitude sur ses conséquences nous rappellent 4 choses que nous savions mais que nous préférions ignorer sur le monde dans lequel nous vivons : sa volatilité, son incertitude, sa complexité et son ambiguïté, sans doute par manque de courage.

    En 2015 l’ouvrage intitulé : Ce monde est-il fou ? Non, il est VUCA tentait de trouver une grille d’analyse permettant de mieux comprendre le monde actuel, enfanté par le croisement de la mondialisation et du digital. L’acronyme VUCA, pour Volatile, Incertain (Uncertain), Complexe et Ambigu est apparu comme le plus pertinent car opératoire pour approcher, comprendre et agir dans notre environnement, toujours plus mouvant et imprévisible.

    Créé au début des années 90 par l’US Army War College, cette approche a vite été oubliée avant d’être, malheureusement, confortée par les faits, que ce soit au cours de la guerre d’Irak en 2007, de la crise des subprimes en 2008, de « l’ubérisation » économique et sociale à partir de 2011 pour ne citer que quelques exemples. En 2020, le coronavirus est un nouveau rappel, douloureux, de notre volonté d’aveuglement.

    La confusion que nous ressentons et que malheureusement nos gouvernants semblent partager, provient d’un manque de discernement dans l’analyse de notre monde qui s’illustre sur les 4 paramètres VUCA. Or un problème mal posé ne peut qu’être imparfaitement résolu – si ce n’est mener à une situation catastrophique.

    L’évolution de notre monde n’a jamais été linéaire et le sera encore moins demain

    Les pandémies ne sont pas une nouveauté et celle du coronavirus était anticipable. Elle a d’ailleurs été anticipée par la Fondation de Bill Gates, qui depuis plusieurs années avertissait du danger d’une épidémie massive, sans être écoutée par les gouvernements.

    Le monde évolue de façon non linéaire, par à-coups mais, de plus, nous ne percevons ces évolutions, du fait de leur volatilité, que quand elles sont à notre porte, chez nous.

    Au contraire de ce que prétendent de nombreux commentateurs, le coronavirus n’est pas un événement unique et imprévisible, tels le fameux Cygne Noir de l’ouvrage éponyme de Nassim Taleb. Car la pandémie était prévisible si on analysait la mondialisation dans une dynamique globale.

    Le problème n’est pas la mondialisation mais c’est le fait que ses effets secondaires n’ont pas été pris en compte. La volatilité du coronavirus surprend mais la pandémie était prévisible et sa volatilité même, dans un monde ouvert, était dans la nature de notre environnement.

    Le coronavirus montre qu’une inaptitude crasse à interpréter les statistiques, à traduire ces données en informations – et non en émotions, nous font confondre les causes avec leurs effets.

    L’avenir est incertain, ce n’est pas nouveau

    Chaque début d’année, les experts prédisent l’avenir, les comptables projettent des budgets et chaque année un événement majeur vient les démentir. Tant que nous continuerons à croire que nos prévisions sont des certitudes et non pas des hypothèses, nous resterons fragiles. Notre croyance en nos suppositions nous amène à prendre des décisions erronées sur lesquelles nous restons tétanisés. Nous préférons casser le thermomètre plutôt que de douter de notre diagnostic. Alors qu’il faudrait communiquer une vision claire des objectifs, tout en sachant rester flexible sur les moyens pour les atteindre.

    Notre monde n’est pas compliqué, il est complexe et ça change tout

    On peut anticiper les résultats d’un processus compliqué, parfois au prix d’efforts importants. Pour un processus complexe ce n’est pas possible : les résultats ne peuvent être décrits qu’a posteriori. Or nous n’avons que 2 choix : soit refuser de penser la complexité du monde, ce qui est dangereux mais confortable. Soit accepter cette complexité ce qui demande de prendre une distance par rapport à notre « logiciel interne », avoir le courage de sortir de nos « modèles mentaux » habituels, qui nous sont si confortables. Il nous faut cesser de rechercher LA solution définitive, il faut s’habituer à l’inconfort.

    L’environnement est ambigu ? Vive le localisme !

    Malgré les surprises et les erreurs massives de tous ordres de ces 20 dernières années, nous restons sur un paradigme prédictif autour de la notion de risque calculable. Or tout ce qui compte vraiment n’est ni prédictible, ni calculable. Cette erreur dans notre façon de penser le monde est amplifiée par notre organisation jacobine. La combinaison des deux nous éloigne de la réalité et des inconséquences des décisions. Être à l’écoute, progresser de manière incrémentale, tirer profit de la diversité, voici des leviers qu’une organisation centralisée ne peut ni ne veut utiliser. Seule la proximité, le « localisme », le permet.

    Cette pandémie, tout comme nos échecs et surprises de ces 20 dernières années, sont désespérants. Ils sont la preuve de notre manque de courage face à la réalité.

  • REGARD DES FRANÇAIS SUR LEUR CENTRE-VILLE

    La Banque Postale, 1er partenaire bancaire des collectivités locales, publie une première édition de son étude consacrée au regard des Français sur leur centre-ville.

    Les collectivités locales s’interrogent sur l’attractivité des centres villes. Comment maintenir une activité économique au cœur des villes ? Comment conforter la présence des commerçants et des artisans ?

    Ces sujets préoccupent La Banque Postale. Très présente dans les territoires grâce à un réseau de 8000 bureaux,  1er prêteur bancaire des collectivités locales, La Banque Postale est également l’interlocuteur privilégié des commerçants et des artisans qui apprécient la proximité et l’expertise de conseillers bancaires dédiés à la clientèle professionnelle.

    La Banque Postale et les Echos Etudes ont réalisé une étude dédiée au regard des Français sur leur centre-ville : « opinions et attentes des Français des villes moyennes à l’égard de leur centre-ville et de leur offre commerciale ». Elle permet de dresser une photographie de leurs attentes et de comprendre les raisons qui motivent un déplacement dans les centres villes.

    Cette étude confirme l’attachement des Français pour leur centre-ville quel que soit leur âge : 71.5% des Français aiment leur centre-ville. Cette enquête a également permis de mettre en exergue de nouveaux usages et des changements des modes de consommation.

    Pour télécharger le livre blanc cliquez ici