Étiquette : médias

  • Comment ChatGPT redéfinit le retail media ?

    ChatGPT redéfinit discrètement l’avenir du retail media

    Par Lee Metters, Retail Media Lead, Awin

    Le retail media est l’un des domaines de la publicité digitale qui connaît la croissance la plus rapide. Des réseaux sociaux aux moteurs de recherche, chaque espace publicitaire est un terrain de jeu pour attirer l’attention des consommateurs – et ChatGPT est en train d’en changer les règles.

    Cette année, OpenAI a lancé une nouvelle fonctionnalité, Product Finder, qui permet aux utilisateurs de découvrir et d’acheter des produits directement dans ChatGPT.
    Plutôt que de saisir une requête dans un moteur de recherche traditionnel ou sur un site web, les utilisateurs peuvent simplement décrire ce qu’ils recherchent et recevoir des recommandations de produits générées par l’IA, accompagnées de comparaisons, d’avis, d’avantages et d’inconvénients, ainsi que des liens pour acheter les produits – un parcours somme toute très simple, de la découverte du produit à la conversion.

    Bien qu’aucune donnée officielle n’ait été publiée sur les taux de clics de Product Finder, nous savons que ChatGPT traite plus d’un milliard d’interactions web chaque jour.
    Même si seule une petite partie de ces interactions est liée à des achats, cela signifie que des dizaines de millions de sessions de découverte de produits ont lieu chaque semaine sur la plateforme. Ce volume a le potentiel de drastiquement transformer la manière dont les gens découvrent, évaluent, et achètent les produits en ligne.

    Mise en situation : recherche d’un babyphone

    Ma femme et moi attendons un enfant. J’ai donc demandé à ChatGPT de me recommander un babyphone. Nous avions des critères précis en tête, que nous avons inclus dans notre prompt, et laissé ChatGPT faire son travail. Parmi les options proposées, le premier produit recommandé était le Hubble Connected Nursery Pal Glow. ChatGPT a fourni une description détaillée de ses fonctionnalités, et nous a recommandé de l’acheter dans un magasin spécifique.

    Ne faisant pas entièrement confiance à la recommandation de ChatGPT, j’ai consulté directement le site web du magasin suggéré et recherché « baby monitors ». Le premier produit répertorié, un placement sponsorisé sur cette page de catégorie, était le même moniteur Hubble. Ce placement était très certainement le résultat d’une campagne retail media endémique, par laquelle les marques paient pour obtenir un emplacement de choix sur le site web ou l’application d’un retailer.

    Ce conflit potentiel a attiré mon attention : ChatGPT m’a dirigé directement vers la page du produit, contournant ainsi efficacement le placement publicitaire endémique sur la page de catégorie. Si ChatGPT fait apparaître le même produit, provenant d’un contenu média tiers (tel qu’une annonce sponsorisée par le distributeur lui-même) ; nous assistons à une convergence importante dans les stratégies de retail media.

    L’impact de la découverte de produits par l’IA

    Cette expérience, certes modeste mais révélatrice, soulève une question plus importante : si des plateformes telles que ChatGPT deviennent un élément central du processus de découverte de produits, qu’adviendra-t-il des stratégies traditionnelles de retail media ?

    Aujourd’hui, le retail media endémique s’articule principalement autour de placements sur site, tels que des listes de produits sponsorisés, des bannières et des carrousels dans les écosystèmes digitaux des retailers. Cependant, les outils basés sur l’IA tels que ChatGPT introduisent une nouvelle dynamique, en déplaçant le point de départ du parcours d’achat des consommateurs en dehors de ces écosystèmes.

    Cela marque un changement fondamental dans la manière dont l’influence est acquise. Pour rester dans la course, les marques et les retailers doivent repenser la façon dont ils allouent leurs dépenses dédiées au retail media, et dont ils garantissent leur visibilité et leur influence dans la découverte de produits générée par l’IA.

    De nouvelles opportunités

    Avec l’essor des outils IA tels que ChatGPT, les sites média (sites de comparatifs, par exemple) jouent désormais un rôle de plus en plus important dans l’écosystème du retail média endémique hors site. Selon Digiday, ChatGPT a généré plus de 243,8 millions de visites sur des sites média en avril 2025, soit une augmentation spectaculaire de 98 % depuis janvier 2025. Bon nombre de ces sites sont cités directement dans les recommandations de produits générées par l’IA, contribuant à les positionner efficacement comme des intermédiaires de confiance dans le parcours d’achat.

    Si l’on reprend l’exemple du babyphone, l’une des sources citées par ChatGPT était Expert Reviews, un site média qui fournissait non seulement la recommandation, mais incluait également un lien d’affiliation redirigeant vers le magasin recommandé par ChatGPT. Cela montre clairement comment le contenu hors site alimente le commerce basé sur l’IA, et souligne la nécessité de stratégies intégrées et multicanales.

    Si les plateformes d’IA telles que ChatGPT doivent devenir le nouveau sommet du funnel, les stratégies de retail media doivent évoluer au-delà des limites des placements sur site. Les retailers et les marques doivent envisager d’allouer une partie de leur budget publicitaire endémique au financement de contenus hors site de haute qualité, en particulier ceux susceptibles d’être classés dans les recommandations générées par l’IA.

    En fin de compte, l’association à des éditeurs, affiliés et créateurs de contenu devrait constituer une méthode pertinente pour gagner en compétitivité à mesure que les parcours d’achat en ligne évoluent.

  • Etude – Journalistes Tech : quels sont leurs défis, l’usage qu’ils font de l’IA, des réseaux sociaux ?

    « State Of The Media 2024 », focus sur les journalistes Tech versus leurs homologues

    La quinzième édition de l’enquête* « State Of The Media »  publiée par Cision a fait un focus sur les journalistes des secteurs de la technologie et de l’ingénierie, soit un groupe de 500 répondants à travers le monde.
    Quels sont leurs défis, l’usage qu’ils font de l’IA, des réseaux sociaux ?
    Qu’attendent-ils des communicants ?
    Ce rapport fait ressortir leur quotidien par rapport à leurs homologues.

    Les journalistes Tech plus préoccupés par le déclin de la publicité et des revenus, mais moins par la concurrence des réseaux sociaux et créateurs de contenus

    Les quatre premiers défis sont identiques pour les journalistes de la technologie et leurs confrères des autres secteurs. Néanmoins, ils sont légèrement plus inquiets du déclin de la publicité et des sources de revenus.
    Ils sont également plus attentifs à l’émergence de l’intelligence artificielle, qu’ils positionnent en cinquième défi, là où l’ensemble de la profession cite la concurrence des réseaux sociaux et créateurs de contenus – qui préoccupe moins le secteur de la Tech à 24 % vs 28 %-

    Top 6 des plus grands défis du journalisme en 2023 (3 réponses possibles) Tech Tous secteurs
    Le maintien de la crédibilité en tant que source d’information fiable et la lutte contre les « fake news » 43 % 42 %
    L’adaptation à l’évolution des comportements de l’audience en matière de consommation des médias 41 % 41 %
    Déclin de la publicité et des sources de revenus 36 % 34 %
    Le manque de personnel et de ressources 35 % 36 %
    L’émergence de l’intelligence artificielle 28 % 26 %
    La concurrence des influenceurs de réseaux sociaux et des créateurs de contenu pour gagner l’attention du public 24 % 28 %

     

    Journalistes et IA

    Les journalistes Tech font un peu plus appel à l’IA

    Le taux d’adoption de cette technologie reste faible pour l’ensemble de la profession. Les journalistes Tech sont moins nombreux à indiquer qu’ils ne servent « pas du tout » de l’IA (49 % vs 53 %) et légèrement plus à le faire « souvent » (7 % vs 5 %).

    Utilisation des outils d’IA générative tels que ChatGPT ou Bard (aujourd’hui Gemini) dans le cadre du travail ? Tech Tous secteurs
    Pas du tout 49 % 53 %
    Assez peu 31 % 28 %
    Régulièrement 12 % 12 %
    Souvent 7 % 5 %


    Des différences notables dans l’utilisation de l’IA

    Les journalistes Tech se servent davantage de l’IA, notamment pour effectuer des recherches sur certains sujets (26 % vs 23 %).
    Si les deux autres usages sont quasiment équivalents : l’IA pour aider à créer les grandes lignes de sujets (20 % vs 19 %) et pour inspirer de nouvelles idées (14 % vs 13 %), ils font davantage appel à l’IA pour créer des supports multimédias (12 % vs 8 %).

    Journalistes et Réseaux sociaux

    Les journalistes Tech, plus grands utilisateurs des réseaux sociaux

    Non seulement 98 % des journalistes Tech surfent sur les réseaux sociaux dans le cadre de leur travail, mais ils en ont un usage plus intensif que leurs homologues.

    C’est particulièrement manifeste quand il s’agit de veiller l’information (plus 8 points), publier / mettre en avant du contenu (plus 5 points), se connecter avec des experts ou demander des interviews (plus 5 points) ou encore réseauter (plus 4 points).

    Le classement des trois premiers usages est identique pour les deux groupes. Mais en quatrième position, on retrouve la veille de l’information pour les journalistes de la Tech quand leurs confrères préfèrent le réseautage.

    Les raisons de l’utilisation des réseaux sociaux dans le cadre de votre travail, au cours de l’année passée. Plusieurs choix possibles. Tech Tous secteurs
    Pour publier/mettre en avant du contenu + 5 points 76 % 71 %
    Pour obtenir des informations + 4 points 71 % 67 %
    Pour échanger avec mon public + 2 points 65 % 63 %
    Pour veiller l’information (un sujet, un mot clé ou les médias concurrents)

    + 8 points

    62 % 54 %
    Pour faire du réseautage + 4 points 59 % 55 %
    Pour vous informer sur les « trending topics » + 1 points 55 % 54 %
    Pour contrôler ou vérifier des informations + 2 points 53 % 51 %
    Pour vous connecter avec des experts ou demander des interviews + 5 points 52 % 47 %

     

    Screenshot

    Les journalistes Tech accélèrent sur LinkedIn, les autres sur Instagram

    Plus de la moitié des journalistes Tech comptent utiliser davantage Linkedin, avec un très fort écart par rapport leurs homologues (51 % vs 39 %), qui préfèrent se tourner vers Instagram (44 % vs 39 % pour les Tech).
    Instagram est le seul canal sur lequel le pourcentage d’intention d’utilisation est moins élevé chez les journalistes Tech. Pour tous les autres, on note une volonté chez ces derniers de s’en servir davantage que leurs confrères. C’est notamment le cas pour YouTube avec un écart de 5 points (21 % vs 9 %).

    Top 5 des réseaux sociaux que les journalistes ont l’intention d’utiliser DAVANTAGE dans le cadre de leur métier dans l’année à venir ? Plusieurs choix possibles. Tech Monde
    LinkedIn 51 % 39 %
    Instagram 39 % 44 %
    Facebook 35 % 34 %
    YouTube 33 % 28 %
    X (anciennement Twitter) 28 % 24 %

     

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    Journalistes et communicants

    Les journalistes Tech sont plus sollicités que l’ensemble de la profession

    Par semaine, le nombre de sollicitations s’élève à plus de 151 pour 22 % d’entre eux contre 15 % pour leurs homologues. À l’inverse, alors que 49 % de ces derniers en reçoivent moins de 50, ils sont « seulement » 37 % dans la Tech.

    Mais que ce soit dans la Tech ou pour l’ensemble des autres secteurs, ces sollicitations sont jugées peu pertinentes par près de ¾ des journalistes (72 % dans la Tech vs 73 %).

    À noter que le support par lequel ils souhaitent recevoir un pitch est l’e-mail à 91 % (vs 87 % pour leurs confrères).

    En moyenne, nombre de pitches reçus par semaine ? Appels, e-mails et messages sur les réseaux sociaux, etc., compris Pourcentage de pitches reçus considérés comme pertinents ?
    Tech Tous secteurs Tech Tous secteurs
    Entre 1 et 50 37 % 49 % De 0 à 25 % 72 % 73 %
    Entre 51 et 100 28 % 25 % De 26 % à 50 % 20 % 19 %
    Entre 101 et 150 11 % 10 % De 51 % à 75 % 6 % 5 %
    Plus de 151 22 % 15 % De 76 % à 100 % 1 % 2 %

    Les journalistes Tech davantage demandeurs des contenus

    En règle générale, les journalistes Tech apprécient davantage recevoir des contenus de la part des communicants que leurs homologues. Le CP reste un incontournable pour 77 % d’entre eux (plus 4 points par rapport à l’ensemble de la profession.), suivi des rapports de recherche originaux à 68 % (plus 7 points). On note également un engouement plus grand pour les interviews d’experts à 52 % (plus 8 points).

    Le type de contenu que les journalistes souhaitent recevoir de la part des communicants Tech Tous secteurs
    Des communiqués de presse 77 % 74 %
    Des rapports de recherche originaux (tendances, données sur le marché) 68 % 61 %
    Des informations exclusives 55 % 55 %
    Des pass à des événements 45 % 44 %
    Des interviews d’experts de l’industrie 52 % 44 %
    Du multimédia (vidéo, audio, Infographie, contenu interactif) 29 % 30 %
    Des produits/échantillons à tester 29 % 26 %

     

    Les contenus : une grande source d’inspiration pour les journalistes de la Tech

    Si les journalistes Tech apprécient davantage que leurs confrères de recevoir des contenus, ils sont également plus nombreux à les trouver utiles pour leur inspirer des sujets. Le trio de tête reste pour les deux groupes, avec des pourcentages supérieurs pour la Tech, le CP (plus 4 points pour la Tech à 72 % contre 68 %), les experts du secteur (plus 9 points à 56 %) et les courts pitchs par mail (plus 5 points à 52 %).

    En quatrième position, la Tech préfère la newsroom de l’entreprise que ce sont les grandes agences de presse (AFP, Reuters…) qui sont choisies par l’ensemble de la profession.

    Top 5 des sources d’information considérées comme les plus utiles pour inspirer des sujets Tech Tous secteurs
    Communiqués de presse 72 % 68 %
    Experts du secteur 56 % 47 %
    Courts pitchs directement par mails 52 % 47 %
    Newsroom de l’entreprise 39 % 33 %
    Agences de presse (AFP, Reuters

     

    L’étude complète est à télécharger ici 

  • Transition écologique, RSE… la position des agences et des médias

    Engagement des marques : où en sont les acteurs de l’industrie des médias ?

    Les entreprises du secteur du marketing, de la communication et des médias conseillent régulièrement leurs clients en termes de RSE ou relaient leurs actions dans leurs colonnes.
    Mais se sont-elles emparées du sujet pour leur propre compte ?
    Considèrent-elles l’engagement sociétal et environnemental comme stratégique ? Ont-elles initié des actions concrètes, lesquelles et à quelles fins ?
    Comment se positionnent-elles par rapport aux marques des autres secteurs d’activité ?

    Pour établir cet état des lieux, Cision a extrait de l’enquête* menée avec Le Club des Annonceurs  sur l’engagement des marques, les réponses des entreprises du marketing, de la communication et des médias pour les comparer à l’ensemble des autres domaines d’activité.

    En résumé : 

    #6 – Une communication indispensable mais une conscience accrue du bashing pour les 3/4 des communicants du secteur des médias

    En tant qu’experts de la communication et de l’information, les communicants du secteur des médias sont très conscients du risque de bashing et estiment à 74% que quoi qu’on fasse le bashing est inévitable (vs 56 % tous secteurs d’activité). Pour autant, 95% d’entre eux dépassent ce risque et rejoignent leurs homologues sur la nécessité de communiquer sur les engagements de leur entreprise. 

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    #7 – Donner du sens à sa marque et être transparent vis-à-vis du consommateur : premières raisons pour communiquer sur ses engagements

    Les acteurs du secteur marcom & médias sont quasiment unanimes en plaçant sur la première marche du podium des raisons justifiant une communication sur leurs engagements, la nécessité de donner du sens à sa marque, ex-aequo avec le souci de transparence envers le consommateur (95 %).

    Avec un pourcentage nettement moins élevé (63 %) vient ensuite l’obligation de répondre à la pression du consommateur, l’inutilité de s’engager sans le faire savoir (52 %) et par obligation légale (35 %).

    Face aux nouveaux enjeux des Directrices et Directeur de la Communication autour de la communication RSE, Cision a sorti en mars 2022 un circuit de diffusion médias dédié aux actualités RSE
    Cision enrichit son offre de diffusion par Wire grâce à 3 nouveaux circuits de distribution ESG

  • #ETUDE HOOTSUITE : l’usage des médias sociaux en entreprise en France

    Hootsuite,  dévoile la 4ème édition de son baromètre sur l’usage des médias sociaux en entreprise en France

    rédigée en partenariat avec Visionary Marketing

    Une utilisation des médias sociaux de plus en plus mature

    Il s’avère que ces trois dernières années, la maturité des entreprises françaises concernant l’usage des médias sociaux n’a cessé de progresser, notamment dû à une recherche du lien entre les médias sociaux et le business, au travers du social selling et à l’essor de la publicité en ligne.

    Parmi les répondants 61 % déclarent que selon eux Instagram est le réseau social le plus efficace en termes de social selling, détrônant ainsi le roi des médias sociaux Facebook (57 %), suivi par Linkedin (43 %), qui a dépassé Twitter, apparaissant seulement en 4ème position (38 %).

    Les médias sociaux davantage axés sur l’acquisition clients

    Les entreprises n’utilisent plus seulement les réseaux sociaux pour alimenter leur image de marque mais davantage sur l’acquisition client. Cela devrait probablement s’intensifier suite à la crise sanitaire. Ce n’est pas un objectif nouveau, mais il s’installe ici comme objectif principal et change donc complètement la donne quant à l’usage des médias sociaux.

    Déclin du reach organique et personnalisation, des défis à relever

    Plus d’un tiers des répondants ont soulevé deux défis majeurs à relever sur les réseaux sociaux au cours des prochains mois et années à venir : la nécessité de personnaliser le contenu et le déclin du reach organique.

    Bien que les entreprises soient de plus en plus matures sur les médias sociaux, le temps, les ressources, la qualité de réponse et d’engagement restent un challenge pour les entreprises afin d’engager des conversations personnalisées sur les réseaux sociaux
    Le reach organique est en déclin. Il s’agit d’un défi majeur et international qui se pose aux responsables médias sociaux, dans tous les pays interrogés.

    L’essor des Social Ads

    Les publicités payantes sur les réseaux sociaux (ou Social Ads) sont probablement l’une des conséquences liées au déclin du reach organique. Les social ads sont devenus un nouveau moyen pour les marques d’entrer en communication et d’engager la discussion avec leurs publics. Et ce, même si de nombreux défis restent à relever dans ce domaine.

    Les entreprises sont de plus en plus matures et maîtrisent davantage les défis dit “classiques” des médias sociaux, mais certaines lacunes persistent dans divers domaines. Pourtant, les utilisateurs n’ont jamais été aussi nombreux et la crise sanitaire n’a fait qu’augmenter les usages, comme le prouvent les chiffres issus de Kantar « WhatsApp, Facebook et Instagram ont tous connu une progression de plus de 40 % chez les moins de 35 ans ». Le constat est le même du côté des entreprises : l’attrait pour les médias sociaux ne décroît pas.
  • Rapport KANTAR : Tendances et prédictions Médias 2021

    Quelles sont les stratégies médiatiques ?

    Une décennie d’évolution des médias s’est déroulée en quelques mois. La consommation de médias à domicile a augmenté, tandis que la confiance des consommateurs et les dépenses publicitaires ont diminué en 2020. Les Tendances & Prédictions Media 2021 de Kantar apportent un éclairage sur les comportements des consommateurs et la dynamique de l’industrie.

    Le rapport Tendances & Prédictions Media 2021 offre une compréhension approfondie du consommateur médias pour l’année à venir, ainsi que des stratégies médiatiques clés conçues pour relancer la croissance des économies basées sur la consommation.

    En voici les grandes lignes :

    En 2021, les comportements média seront plus que jamais complexes et difficiles à déchiffrer. Les abonnés versatiles ou « Boomerang » migreront entre les plates-formes de vidéo à la demande et les services d’abonnement. Pour assurer la pérennité du modèle économique de l’abonnement, la fidélisation des abonnés sur le long terme sera une priorité.

    Le contenu basé sur les influenceurs deviendra de plus en plus important dans le paysage publicitaire, tandis que le e-commerce s’intégrera de manière transparente aux médias sociaux (social commerce) pour fournir une source de revenus tangible et immédiate.

    D’autres habitudes que l’on croyait oubliées réapparaitront : par exemple, alors que l’importance des relations familiales se redéfinit, la télévision redeviendra le point de rassemblement pour partager un moment ensemble – quand bien même l’accès à une multiplicité de contenus se développe.

    Ainsi, annonceurs, médias et plateformes sociales devront réévaluer la manière dont les stratégies média sont actuellement conçues. S’assurer qu’une marque reste pertinente et génère de la demande, nécessitera un nouveau type de marketing data-driven. Une stratégie de données utiles, grâce à l’intégration de sources de données externes fiables et vérifiées, à celles détenues au sein de l’organisation.

    Dans un objectif d’optimisation de budgets restreints, l’approche analytique sera introduite dans tous les aspects du marketing et de la gestion des campagnes, allant de l’optimisation des créations et du mix-media à des aspects plus larges tels que la stratégie des canaux adressés et les dispositifs innovants déployés.
    Face à la disparition des cookies, les marques devront s’adapter rapidement aux méthodes hybrides de mesure de l’efficacité publicitaire et du retour sur investissement. Elles passeront à la vitesse supérieure pour comprendre comment l’activisme joue dans la force de la marque ; leur but et leurs convictions seront illustrés dans la spécificité de leurs mix médias ainsi que dans leurs stratégies créatives, et une plus grande importance sera accordée au contexte dans lequel les publicités apparaissent et à la manière dont elles sont optimisées pour ces environnements.

    « Le COVID-19 a déclenché en quelques mois seulement une décennie d’innovations » déclare Serge Lupas, PDG de la division Media de Kantar. « À l’aube de 2021, le monde des médias se trouve à un tournant majeur – politiquement, économiquement, technologiquement et socialement – et nous avons identifié une série de macro-tendances qui peuvent positionner le secteur des médias et de la publicité comme un moteur de la reprise économique, et offrir de la satisfaction aux consommateurs ».

    Jane Ostler, responsable médias pour la division Insights de Kantar, ajoute : « Tout est une question de détail. Les annonceurs, les propriétaires de médias et les agences devront comprendre les comportements et les attitudes du consommateur dans un environnement en constante évolution. Ils doivent être plus attentifs que jamais à la mesure et à l’efficacité ».

    Le rapport complet est accessible ici :

    https://www.kantar.com/fr/Campaigns/Tendances-et-Predictions-Media-2021   

  • Top classement des sites et applications préférés des français : il y a du changement !

    Les sites internet et applications mobiles préférés des internautes français

    Baromètre Harris Interactive pour NetObserver® et M-Observer®

    Les 4 sites internet autoplus.fr, indeed.fr, magicmaman.com et youtube.com ainsi que les 6 applications mobiles Allociné, Amazon, France Inter, Instagram, MagicMaman et Netflix ont tous été plébiscités – dans leurs univers respectifs – par les internautes au cours de la session d’automne 2019 du baromètre NetObserver®.

    En exclusivité et pour aller plus loin, Harris Interactive dévoile également le Top 10 des sites préférés de la catégorie Emploi & Formation.

    NetObserver®, le baromètre de l’expérience utilisateur de l’institut Harris Interactive, dévoile à l’issue de sa session d’automne 2019, l’identité des applications mobiles et sites internet préférés des internautes français dans les 10 catégories suivantes : Auto-Moto ; Conseils pratiques ; Emploi & Formation ; Guide de Loisirs ; Parentaux ; People ; Vente de produits techniques & culturels ; Radio ; Sciences, nature & environnement et TV.

    Relégué au second rang derrière leboncoin.fr sur les 3 années précédentes, le site autoplus.fr reprend cette année la tête de la catégorie « Auto-Moto ».

    Youtube, de son côté, fait des entrées fracassantes dans les catégories « Conseils pratiques du quotidien (consommation, droits, finances, …) » et « Sciences, nature et environnement » en détrônant les spécialistes et leaders préférés du domaine sur les 3 années précédentes.

    Youtube prend ainsi le lead de la catégorie « Conseils pratiques du quotidien (consommation, droits, finances, …) » devant le site officiel de l’administration française service-public.fr qui se voit par ailleurs également dépassé cette année par ses 2 plus grands challengers quechoisir.org, site de l’association de consommateurs UFC-Que choisir et 60millions-mag.com, site édité par l’Institut National de la Consommation.

    Mais encore plus impressionnant est la part de votes obtenue par Youtube dans la catégorie « Sciences, nature et environnement » distançant ainsi son leader jusqu’alors incontesté science-et-vie.com.

    Pas de changement par contre pour les catégories « Emploi & Formation » et « Parentaux » qui confortent les sites indeed.fr et magicmaman.com à leurs têtes.

    Du renouveau également du côté des applications préférées du fait non seulement de nouvelles catégories étudiées telles que les applis de « Guide de loisirs », les applis « Parentales » mais aussi du changement à la tête des applications préférées dans la catégorie « People » : c’est ainsi que l’appli Allociné se voit plébiscitée à la tête des « Guides de loisirs », MagicMaman déjà plebisicité pour son site internet, réaliser un doublé en l’étant également pour son application mobile dans la catégorie « Parentaux » et enfin Instagram dépasser Facebook, Youtube et les spécialistes de la catégorie en tant qu’appli « People » préférée.

    Amazon, France Inter et Netflix confortent quant à elles leurs places d’applications préférées dans leurs catégories respectives.

    Zoom sur les sites internet préférés dans la catégorie « Emploi & Formation » : indeed.fr, pole-emploi.fr et linkedin.com/jobs composent le trio de tête.

    Avec 22,1% des votes en sa faveur (20,4% fin 2018) contre 14,3% pour pole-emploi.fr fin 2019 (17% fin 2018), soit près de 6 points d’écart, indeed.fr conforte un peu plus encore son avance devant le site internet du service public de l’emploi en France.

    Toujours en 3ème position avec 10,4% des votes, linkedin.com/jobs perd néanmoins un peu de terrain par rapport à l’an dernier où il rassemblait 11,9% des votes.

    A l’inverse, en 4ème position, cadremploi.fr (avec 8,4% des votes) a non seulement gagné plus de 5 points rapport à fin 2018 (3,2%) mais aussi une place dans ce classement au détriment d’apec.fr, 5ème, qui a enregistré une hausse moins importante en passant de 3,8% à 4,6% des votes sur la même période.

    En 6ème position se place régionsjob.com, le regroupement ou réseau de sites d’emploi régionaux décliné en 8 autres domaines : ouestjob.com, estjob.com, nordjob.com, pacajob.com, parisjob.com… qui cumule ainsi 3% des votes contre 2,5% fin 2018.

    Dans la fin du classement, on retrouve, se suivant dans un mouchoir de poche, et en baisse par rapport à fin 2018, la rubrique emplois du site leboncoin.fr (1,9% des votes contre 3,1% fin 2018), les sites d’orientation et de formation letudiant.fr (1,8% des votes contre 2,6% fin 2018) et onisep.fr (1,7% des votes contre 3% fin 2018) et enfin, le site de l’agence d’interim adecco.fr (1,6% des votes contre 1,9% fin 2018).
    Les trophées NetObserver® : un gage de reconnaissance pour les sites et les applications récompensés.

    La préférence pour un site ou une application : une notion complémentaire aux mesures d’audience et de fréquentation

    Les classements NetObserver® des sites ou applications préférés des internautes apportent semestriellement un éclairage complémentaire aux données d’audience et de fréquentation. Basés sur une notion plus qualitative, ces classements permettent ainsi de mettre à l’honneur les sites ou applications plébiscités par les internautes dans les catégories qu’ils consultent régulièrement.

    Les sites ou applications élus parmi les 10 premiers de leur catégorie se voient décerner un trophée NetObserver® mentionnant leur rang dans leur catégorie. Mis en avant auprès de leurs partenaires commerciaux et de leur audience, ces trophées permettent aux acteurs récompensés, à la fois de remercier les visiteurs actuels de leur fidélité et de valoriser la qualité de leur site auprès des nouveaux utilisateurs et des annonceurs.

    Mesurer la préférence n’étant qu’une première étape vers une compréhension plus approfondie des mécanismes d’engagement vis-à-vis d’un site web, les études NetObserver® et M-Observer® proposent par ailleurs d’aider gracieusement l’ensemble des acteurs du marché à mieux comprendre les ressorts de la satisfaction de l’expérience utilisateur et de la fidélité des utilisateurs de leurs sites web et de leurs sites ou applications mobiles.

    Parallèlement aux classements des sites et applications préférés des internautes, l’institut Harris Interactive labélise ainsi régulièrement les sites et applications partenaires les plus méritants de ses études barométriques NetObserver® et M-Observer®. Les meilleurs d’entre eux, en termes de satisfaction globale de leurs utilisateurs, de réponse à leurs attentes mais aussi d’intention de revisiter le site et de le recommander à leur entourage, se voient attribuer le label d’excellence Harris Interactive. Ce label est non seulement témoin de la qualité d’expérience utilisateur et de l’engagement de son audience pour chaque site ou application l’obtenant mais également une véritable caution pour ses futurs utilisateurs.

    Méthodologie
    La sélection des sites récompensés par le label d’excellence Harris Interactive a été réalisée à partir des résultats de la session d’automne 2019 de l’enquête NetObserver® qui s’est déroulée du 16 septembre au 8 décembre 2019. Les répondants de l’enquête ont été recrutés en ligne, principalement par interception sur site et via e-mail.  La base qui a servi de norme comparative pour la remise du label d’excellence à l’ensemble des sites web à l’issue de cette session est constituée de plus de 110 évaluations de sites web conduites depuis 2017, dont environ 65% de sites « médias » (à des fins d’information ou de divertissement) et 35% de sites « serviciels ou marchands » (à des fins pratiques).

    La sélection des applications mobiles récompensées par un label d’excellence a été réalisée à partir des résultats de la session d’automne 2019 de l’enquête M-Observer® qui s’est déroulée du 16 septembre au 24 novembre 2019. Les répondants de l’enquête ont été recrutés par interception sur site mobile, application mobile et tablette ou par l’intermédiaire d’un e-mailing auprès des utilisateurs. La base qui a servi de norme comparative pour la remise des labels d’excellence aux applications mobiles à l’issue de cette session est constituée de près de 130 évaluations d’applications mobiles conduites depuis 2015, dont environ 60% d’applications « médias » (à des fins d’information ou de divertissement) et 40% d’applications « servicielles » (à des fins pratiques : banques, transport, loisirs, petites annonces, météo, programmes TV, jeux d’argent…).

    Les critères de sélection utilisés pour déterminer les sites web ou les applications mobiles récompensés par le label d’excellence sont les suivants : le niveau de satisfaction de l’expérience globale sur le support (note moyenne sur une échelle de 0 à 10), le niveau de réponse aux attentes utilisateurs (sous-total « Excellent » composé des notes 9 et 10 sur une échelle de 0 à 10), le niveau d’effort demandé à l’utilisateur pour atteindre ses objectifs (score moyen sur une échelle de 0 à 10), le niveau d’intention de reconsulter le site ou l’application (sous-total « certainement » composé des notes 9 et 10) et le niveau d’intention de recommander le site ou l’application (sous-total « certainement » composé des notes 9 et 10) doublé du Net Promoter Score (% Promoteurs – % Détracteurs)

    (1) Promoteurs : ensemble des utilisateurs ayant donné une note d’intention de recommander de 9 à 10 sur une échelle de 0 à 10
    (2) Détracteurs : ensemble des utilisateurs ayant donné une note d’intention de recommander de 0 à 6 sur une échelle de 0 à 10

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