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  • Marché du textile : comment se réinventer pour perdurer

    L’industrie de la mode : un secteur sous pression qui doit se réinventer

    La mode traverse une crise profonde : insolvabilités en hausse, modèles historiques affaiblis, pression sur les marges. Pourtant, des leviers de transformation existent  et certains acteurs montrent déjà qu’il est possible de regagner en performance.

    Eight Advisory dévoile son nouveau livre blanc : « L’industrie de la mode à la croisée des chemins : comment se réinventer pour perdurer », un décryptage complet des ruptures du secteur et des modèles qui fonctionnent.

    Chiffres clés : un secteur fragilisé

    • –26 % de magasins de mode entrée de gamme depuis 2019
    • +274 % de licenciements dans le retail aux États-Unis (S1 2025)
    • 1 422 procédures d’insolvabilité en France en 2024
    • +70 % sur les matières premières textiles ; énergie à 1 130 €/MWh
    • Dépenses mode en France toujours –7 % vs 2019

    Les modèles gagnants qui redessinent le marché

    Le livre blanc identifie cinq modèles qui restaurent marges et désirabilité :

    • DNVB – Maîtrise totale de la chaîne de valeur, marges >70 %.
    • Précommande DTC – Production selon la demande, retours divisés par deux.
    • Circularité intégrée – Reprise, réparation, revente (ex. Zara Pre-Owned).
    • Drop model – Rareté, engagement maximal, réactivité extrême.
    • Co-création communautaire – Les clients deviennent moteurs d’innovation.

    Acteurs historiques : un rebond possible

    Les réseaux physiques disposent toujours d’avantages décisifs (notoriété, data, omnicanal), à condition d’engager une transformation en profondeur autour de cinq axes :

    • Passer du volume à la valeur – Assortiments rationalisés, full-price renforcé.
    • Redéfinir le rôle du magasin – Hubs omnicanaux et lieux d’expérience.
    • Recréer une identité produit forte – Cohérence, désirabilité, rythme maîtrisé.
    • Activer la data – Personnalisation, clienteling prédictif, drops VIP.
    • Faire de la durabilité un levier stratégique – Second-hand, transparence, circuits courts.

    Un message clair : il n’y a pas de fatalité

    La performance reste possible : réduction de la complexité, gouvernance renforcée, omnicanal optimisé, relation client augmentée, et inspiration des modèles les plus agiles.

    Pour accéder au white paper complet c’est ici 

  • Les Chiffres-clés du e-commerce en 2024

    Cartographie du e-commerce

    selon la FEVAD 

    Les thématiques abordées :

    • L’évolution du marché : chiffre d’affaires, répartition produits/services, produits achetés (mode et beauté en tête), parts de marché par secteur ;
    • Le profil des acheteurs, leur fréquence d’achat, leurs modes de paiement et de livraison
    • L’impact du e-commerce dans la vie quotidienne des Français ;
    • Les acteurs du commerce en ligne ;
    • La place du e-commerce français à l’international ;
    • La RSE et la vente en ligne

    Le e-commerce répond aux attentes des consommateurs

    39,4 millions de Français achètent sur internet soit 500 000 de plus en un an. Ils ont passé en moyenne 60 commandes au cours de l’année 2023.
    88% qui reconnaissent l’impact du commerce en ligne sur leur vie quotidienne le juge positif. Il leur permet de gagner du temps, d’optimiser leurs achats mais également pour les habitants éloignés des grandes villes de se faire livrer des articles qu’ils ne trouvent pas près de chez eux. Et ils sont 93% à se déclarer satisfaits de leurs achats en ligne !

    Les cyberacheteurs français, des consommateurs responsables

    Sensibles à l’impact de leurs achats sur le monde, 79% d’entre eux considèrent important de privilégier le Made In France et 72% choisissent des produits respectueux de critères environnementaux et éthiques. 45% des cyberacheteurs ont acheté au moins un produit de seconde main au cours des douze derniers mois.

    Des acteurs toujours plus nombreux et qui créent des emplois

    En 2023, 152 000 sites marchands ont été recensés. Ils représentent 213 000 emplois. Parmi les sites interrogés, 38% ont augmenté leurs effectifs cette année.

    Fort de ce constat, le e-commerce en France ne cesse de progresser.
    En 2023, il est en hausse de 10,5% par rapport à l’année précédente et atteint 159,9 milliards d’euros. Aujourd’hui, le e-commerce représente 10% du commerce de détail.

    Le e-commerce français s’exporte bien

    65% des e-commerçants français vendent à l’international soit 3 points de plus qu’en 2022 et ils sont 69% à anticiper une augmentation de la part de leurs ventes à l’international sur les deux prochaines années.

    La France est le second plus grand marché e-commerce (produits et services) d’Europe (159,9 milliards d’euros) devancée par le Royaume-Uni (480 milliards d’euros) et suivie par l’Allemagne (93,6 milliards d’euros).

    Pour obtenir l’étude complète c’est ici

  • Etude « State of Manufacturing de Winshuttle » sur les délais de mise sur le marché de nouveaux produits

    Des délais de mise sur le marché de nouveaux produits en inadéquation avec les attentes des consommateurs

    Résultats de l’étude State of Manufacturing de Winshuttle

    Aujourd’hui, les consommateurs souhaitent se voir proposer un choix très étendu de produits adaptés à leur mode de vie. Face à une évolution constante de ces attentes, les entreprises doivent impérativement faire preuve de rapidité pour rester compétitives. Winshuttle a interrogé des professionnels, utilisateurs de systèmes ERP SAP chez de grands fabricants, afin de connaître plus précisément les pressions et les défis qu’implique pour eux la mise sur le marché d’un nouveau produit. Parmi les principaux enseignements, l’étude fait ressortir un véritable décalage entre la nécessité pourtant bien identifiée de lancer rapidement les produits et la lenteur des processus manuels qui y sont encore associés.

    Entre 6 et 12 mois : un délai moyen de mise sur le marché beaucoup trop long

    Si 74 % des participants à l’enquête State of Manufacturing de Winshuttle reconnaissent subir une pression pour accélérer le lancement de produits, 82 % d’entre eux affirment que la principale contrainte vient de la nécessité de satisfaire les préférences de leurs clients.

    Dans sa précédente enquête de 2019, Whinshuttle révélait que 70 % des répondants faisaient état d’un délai de 6 mois, voire même plus de 12 mois pour 1/3 d’entre eux, entre la décision de lancer un produit et sa mise effective sur le marché. Une lenteur qui peut surprendre dans un contexte où la réduction du time to market est une nécessité pour garantir la compétitivité des entreprises.

    Une complexité qui génère de la lenteur

    Cette lenteur est tout d’abord due à la quantité de données à rassembler qui est potentiellement énorme : les matériaux ne représentant que la partie émergée de l’iceberg. Des nomenclatures, formules, listes de fournisseurs et de nombreuses autres data doivent être accessibles dans le cadre du lancement de la fabrication.

    Or, cette collecte est complexe, compte tenu de la variété des processus et des données selon le type de lancement, la gamme de produits, la marque et la zone géographique. Des départements multiples dans l’entreprise, souvent 8 voire davantage, doivent fournir des données, dont certaines sont centralisées et d’autres spécifiques à un site.

    Un mode de collecte de données archaïque

    Lorsqu’on interroge les fabricants sur leurs méthodes de collecte, 60 % répondent qu’ils se servent d’un simple tableur et de la messagerie, quand 17 % utilisent encore des formulaires papier !

    La masse des données, la complexité des processus et les méthodes manuelles, conjuguées aux pressions du marché, créent donc une situation critique pour les grands industriels. Nombre d’entre eux cherchent désormais à optimiser la gestion de leurs processus de lancement dans leurs systèmes.

    Des solutions technologiques identifiées pour raccourcir les délais

    La principale solution identifiée par participants à l’enquête pour améliorer le délai de lancement de leurs produits consiste dans la rationalisation de leurs processus manuels existants. Vient ensuite l’automatisation de la collecte et de la saisie des données directement dans leur ERP.

    « Nous avons constaté l’impact spectaculaire que peuvent avoir l’optimisation et la numérisation des processus sur les délais de lancement dans un ERP SAP. Ils permettent à nos clients de raccourcir leur temps de cycles de 50 %, voire bien plus dans certains cas », souligne Sandrine Leon, Sales Director France, Belgique et Luxembourg chez Winshuttle.

    À l’instar de tout projet de transformation couronné de succès, le mot d’ordre « d’abord optimiser, puis numériser » vaut donc pour la réingénierie des processus de lancement de produits. Or, ce n’est pas une mince affaire pour les fabricants, car cela implique le soutien de la direction, une collaboration transversale entre les équipes en charge de remonter les données et une bonne dose de gestion du changement.

    L’optimisation et l’automatisation ne sont ni faciles ni facultatives

    Toutefois, comme le montre un grand nombre d’études, la lenteur n’est aujourd’hui plus permise sur le marché. Au cours des 5 dernières années, les pressions économiques, les tendances démographiques et les avancées technologiques ont toutes contribué à donner à de petites entreprises, plus agiles, la possibilité de bouleverser le marché.

    Avec des concepts originaux, elles soumettent les grands groupes industriels à une pression accrue pour lancer rapidement de nouveaux produits. Automatiser et sécuriser les processus de collecte et de traitement des données dans ce cadre ne peut et ne doitdonc plus être une option !

    Pour obtenir le rapport complet de l’enquête Winshuttle, rendez-vous surwww.winshuttle.com/npi

     

  • Mobilité, cloud et sécurité : trois maîtres-mots en matière de Digital Workplace

    LE MARCHE DU DIGITAL WORKPLACE DEVRAIT ATTEINDRE LES 2 MILLIARDS D’EUROS EN 2023

    (suite…)

  • Quels futurs pour l’Europe numérique ?

    EUROPE NUMÉRIQUE : L’IDATE DIGIWORLD DESSINE QUATRE SCÉNARIOS À 2030
    POUR REVENIR DANS LA COURSE

    Il est encore temps pour l’Europe de se mobiliser afin de proposer une alternative digitale aux géants américains et asiatiques. Alors que la bataille est perdue sur les services numériques grand public, la reconquête peut s’amorcer à partir des grandes entreprises
    européennes leaders sur leur secteur. Selon l’implication des pouvoirs publics, les stratégies digitales des entreprises et les choix de consommation des européens, l’IDATE DigiWorld a construit quatre scénarios prospectifs d’évolution des services numériques. Tous apportent des bénéfices potentiels à l’Europe, mais avec des
    retombées de natures différentes.

    Quels futurs pour l’Europe numérique ?

    1/ « Scénario Low cost » : les consommateurs dictent la loi du prix
    bas

    Il s’agit du scénario le plus probable, qui s’inscrit dans la dynamique actuelle. Le consommateur privilégie les offres low-cost, parfois même en échange de données personnelles. Le marché du numérique est capté par les acteurs OTT, dans une logique de mass-market. Les acteurs verticaux n’arrivent pas à se positionner sur le numérique et peuvent même perdre la relation client au profit des acteurs OTT, se trouvant
    relégués à la stricte production de biens et services.

    2/ « Scénario Souveraineté » : les pouvoirs publics profitent de la
    crise de confiance pour mettre en place un cadre protecteur

    Ce scénario prend racine dans une crise de confiance vis-à-vis du numérique. En réponse, les pouvoirs publics développent les conditions d’un écosystème vertueux et protecteur, avec des mesures dans de multiples domaines : régulation, investissement, formation,
    etc. Dans ce cadre rassurant pour les usagers, les acteurs verticaux peuvent évoluer vers des offres numériques à forte valeur ajoutée. Les consommateurs privilégient les offres locales et s’engagent dans une consommation communautaire et collaborative.

    3/ « Scénario Start-up Continent » : les start-up deviennent le
    principal moteur de compétitivité

    Dans un contexte économique favorable, ce scénario verrait une relance
    ambitieuse centrée sur le secteur numérique via les start-up. Les Européens, technophiles et plus engagés qu’aujourd’hui, seraient alors preneurs de solutions personnalisées et transparentes. Les start-up y répondent dans une logique d’open-innovation, en partenariat avec les leaders verticaux ; ces derniers ont ainsi l’opportunité de proposer
    des services numériques à valeur ajoutée en complément de leur coeur
    de métier.

    4/ Scénario « Chasse en meute » : les leaders sectoriels traditionnels s’allient pour s’imposer sur le marché du numérique

    Ce scénario s’inscrit en rupture vis-à-vis de la dynamique d’ubérisation. Il s’inscrit dans un contexte économique favorable qui donne aux entreprises leaders les marges de manœuvre pour investir dans le numérique. La clé du scénario réside dans l’alliance entre
    leaders verticaux, et en particulier la mise en commun et l’exploitation des données, afin d’élaborer des offres intégrées à haute valeur ajoutée.

    Quelles conditions les acteurs économiques et politiques européens doivent-ils créer pour que l’Europe soit le continent du numérique en 2030 ?

    Si le premier scénario (« Low-cost ») est celui ayant le plus de chance de se réaliser, le plus favorable serait celui basé sur une alliance entre les leaders européens (scénario « chasse en meute »).

    En effet, les données, clés de voûte des services numériques, restent entre les mains des leaders verticaux européens, qui peuvent ainsi reprendre du terrain face aux acteurs OTT.

    Ce scénario entraîne un cercle vertueux en Europe : les premiers investissements dans le numérique dégagent rapidement des revenus permettant de poursuivre la stratégie numérique ainsi que de créer des emplois.

    À vos agendas !

    Le thème de l’Europe numérique sera développé lors du DigiWorld
    Summit du 20 novembre 2019, qui aura lieu à la Maison de la Mutualité
    à Paris. Parmi les enjeux prioritaires :

    * Le digital et l’innovation au service du projet industriel français
    et européen
    * La place de la France et de l’Europe dans le paysage
    économique/numérique mondial : entre les USA, l’Asie et l’Afrique
    * Les atouts de la France et de l’Europe pour se démarquer : IA
    éthique, capacité d’innovation, gouvernements favorables à
    l’investissement…

    Pour s’inscrire au DigiWorld Summit : https://www.digiworldsummit.com/
    [1]

  • Le marché des chatbots en 2018 : révolution ou effet de mode ?

    Le marché des chatbots en 2018

    Décrypté par Keley Consulting

    Vous l’avez certainement vu émerger sur un certain nombre de site internet ces derniers mois, il se manifeste pendant votre parcours utilisateur et vous permet de vivre une expérience ultra personnalisée et interactive avec la marque.
    Le chatbot est le nouvel outil qui intègre toutes les stratégies digitales d’entreprise, vraie révolution ou effet de mode ? Keley Consulting s’est penché sur le développement de ce marché et les premiers retours d’expériences des décideurs du digital qui l’ont mis en place.

    L’objectif de cette étude est de déterminer quelles sont les attentes des directions concernées par les chatbots pour leur proposer les solutions les plus adaptées à leurs besoins. Réalisée auprès de 100 répondants, l’étude révèle que :

    89 % des décideurs du digital comptent investir dans les chatbots en 2018

    38 % des répondants ne sont pas satisfaits de leurs chatbots en termes de croissance de Chiffre d’Affaires

    Plus d’un répondant sur 2 ne sait pas sur quelle plateforme développer son chatbot.

  • Explosion de l’app économie : les app stores, la publicité et le commerce se partagent le gâteau

    Explosion de l’app économie

    D’après les estimations d’App Annie, l’app économie pesait 1300 milliards de dollars en 2016 dans le monde, grâce à trois types de monétisation : les app stores, la publicité intégrée et le m-commerce. Un montant généré par les 3,4 milliards d’utilisateurs qui ont passé un total de 1600 milliards d’heures dans les apps, soit une moyenne de 379$ par personne pour ces trois formes de monétisation sur la seule année 2016, ou 0,80$ par heure et par personne.

    L’app économie a connu un développement fulgurant dans une multitude de régions et dans quasiment tous les secteurs majeurs, indépendamment du niveau de revenu et de la catégorie démographique des utilisateurs. Depuis le lancement de l’iPhone il y a 10 ans, suivi un an plus tard des app stores iOS et Android, ce marché dynamique a vu se multiplier les cas d’usage, les business-models et les innovations technologiques, avec à la clé l’opportunité extraordinaire qui se profile désormais.

    Cette étude présente notre analyse de l’app économie en 2017, ainsi que nos projections pour ce marché en forte croissance à l’horizon 2021 — date à laquelle App Annie prévoit que l’app économie mondiale pèsera 6300 milliards de dollars. À l’échelle d’un pays, cela représenterait la troisième économie du monde, la quasi-totalité des habitants de la planète ayant accès aux apps.

    L’économie devient mobile-first

    Entre 2016 et 2021, la valeur de l’app économie dans le monde va passer de 1300 à 6300 milliards de dollars, une croissance due au développement de la base utilisateurs et de l’engagement. Le marché comptera 6,3 milliards d’utilisateurs en 2021, soit quasiment le double des 3,4 milliards recensés en 2016. La durée d’utilisation va quant à elle croitre encore plus rapidement, passant de 1600 milliards à 3500 milliards d’heures au cours de la même période.

    Les dépenses annuelles par utilisateur dans le monde sont passées de 379$ à 1008$, une croissance imputable à l’innovation et à la transition des transactions physiques vers le mobile. Alibaba a par exemple annoncé que le mobile représentait 79% de la valeur totale des transactions générées sur ses plateformes de vente en Chine pour l’exercice 2017, contre 65% pour l’exercice 2016.

    Ces statistiques ne représentent toutefois pas entièrement l’impact qu’ont les apps. Certaines entreprises bénéficient en effet des apps sans forcément les monétiser directement. C’est le cas des banques internationales, telles que Bank of America et Barclays, pour lesquelles l’utilisation grandissante des apps pour offrir des services aux clients entraîne une baisse de la fréquentation des agences et par conséquent des coûts.

    Nous prévoyons également que le transfert vers le mobile des activités, des dépenses consommateurs et des dépenses publicitaires se fera plus lentement pour les économies occidentales que pour celles de l’Asie-Pacifique. Les pays occidentaux sont freinés par les systèmes existants (notamment dans le domaine bancaire, des paiements et des achats alimentaires) ainsi que par une forte concentration des richesses chez les consommateurs plus âgés. Les pays en voie de développement de l’Asie-Pacifique n’ont pas de telles contraintes et voient ainsi émerger des habitudes – tant au niveau des infrastructures que des apps – qui permettent à leur app économie de se développer sans entraves, à l’image du géant chinois de la messagerie WeChat.

    Qu’il s’agisse des réseaux sociaux, des services de réservation de voyages ou des jeux de réalité augmentée, la monétisation des apps dans le monde – quel que soit le modèle – dépend de la durée d’utilisation et de la valeur ajoutée offerte à chaque session. Pour déterminer (et générer) la valeur, il convient de se poser plusieurs questions. À quelle fréquence les utilisateurs interagissent-ils avec l’app ? Quelle est l’efficacité d’un format publicitaire donné pour une app donnée et pour un utilisateur particulier — où et à quelle heure ? Dans quelle mesure les utilisateurs d’une région déterminée effectuent-ils des achats au sein d’une app ? Quelle place occupe l’app dans l’interaction entre les acheteurs et les vendeurs ?

    La croissance a été spectaculaire dans toutes les catégories à mesure que les transactions physiques ont migré vers les apps. Cette évolution s’est notamment ressentie au niveau du taux de monétisation des utilisateurs au sein des différentes économies. D’après nos données et nos analyses, l’utilisateur moyen a généré 0,80$ par heure en moyenne à échelle mondiale en 2016, app stores, publicité intégrée et m-commerce compris. Cette moyenne globale masque toutefois les écarts importants entre les différents marchés et cultures.

    Les Japonais ont par exemple généré 13,98$ par heure en moyenne et comptabilisent une durée totale d’utilisation des apps de plus de 68 milliards d’heures en 2016. Des chiffres qui s’expliquent par des dépenses sur les app stores et des transactions m-commerce relativement élevées. Les dépenses moyennes des Japonais sur les app stores sont également plus élevées que les autres pays avec 123$ par terminal ; Singapour et la Corée du Sud arrivent en deuxième position, avec 67$ par terminal.

    Ces chiffres contrastent avec les deux premières économies — les États-Unis et la Chine — qui ont respectivement généré 2,36$ et 2,01$ par utilisateur et par heure en 2016. Pourquoi de tels écarts ? Quels sont les effets macroéconomiques et les comportements qui expliquent pourquoi le Royaume-Uni génère 4,60$ par utilisateur et par heure, contre seulement 0,03$ pour l’Inde ? Nous vous proposons de comparer deux de ces marchés en soulignant comment leurs économies migrent vers le mobile à des rythmes différents.

    Les moteurs de la croissance : app stores, publicité intégrée et m-commerce

    Dans cette section, nous détaillerons nos prévisions et les points clés de ces trois moteurs de croissance, qui génèreront 6300 milliards de dollars d’opportunités sur le marché des apps.

    Comme nous l’expliquions dans nos Prévisions marché 2016 – 2021, les dépenses des consommateurs tous app stores confondus devraient augmenter à un taux moyen de 18%, pour atteindre 139 milliards de dollars en 2021. L’App Store iOS restera le store le plus important, dépassant les 60 milliards d’ici 2021, mais Google Play et les plateformes Android tierces devraient ensemble passer en tête en 2017, devant iOS. La Chine est le principal moteur de cette croissance en Asie avec une population jeune, aisée et mobile-first. D’après nos prévisions, la Chine devrait représenter plus de 56 milliards de dollars de chiffre d’affaires app stores d’ici 2021.

    Regardons d’un peu plus près la monétisation app stores : les jeux dominent toujours ce segment pour la période étudiée, passant de 50 milliards de dollars en 2016 à 105 milliards en 2021. Bénéficiant du développement de nouvelles habitudes liées aux apps et à de nouvelles méthodes de monétisation, les dépenses hors-jeux devraient tripler au cours de cette même période, passant de 11,5 milliards à 34 milliards de dollars. Les apps de vidéo, de musique, de rencontre, pédagogiques et de productivité généreront toujours plus d’achats et d’abonnements sur les app stores.

    Les dépenses de publicité intégrée, quant à elles, vont quasiment tripler à l’échelle mondiale, passant de 72 milliards à 201 milliards de dollars entre 2016 et 2021. L’Asie-Pacifique est la région qui devrait se développer le plus rapidement, avec un taux de croissance moyen de 25%, pour atteindre 77 milliards de dollars. Les Amériques vont rester la région la plus importante avec une croissance de 26%, et atteindront les 85 milliards. La région EMEA arrivera en dernière position, son taux de croissance moyen de 15% étant imputable à un manque d’efficacité sur certains marchés et à des budgets publicitaires moindres.

    La moyenne mondiale des dépenses publicitaires devrait passer de 13 à 52$ par utilisateur pour la période de prévision, les avancées technologiques et les nouveaux formats permettant de mieux cibler et mesurer l’efficacité des publicités.

    Prévisions pour le m-commerce

    Le m-commerce est le principal moteur de la croissance de l’app économie, illustrant clairement la migration vers le mobile. Le commerce mobile se développe plus rapidement que les autres formes de monétisation, avec un taux de croissance actuel de 38% pour la période de prévision. Nous pensons que le m-commerce mondial par utilisateur passera de 344$ à 946$ d’ici 2021. Comme nous l’avons déjà rappelé, l’Asie-Pacifique s’est convertie au mobile plus rapidement et devrait afficher une croissance moyenne de 36%, pour atteindre 3200 milliards de dollars en 2021, demeurant en tête du classement m-commerce des régions par chiffre d’affaires sur cette période. Concernant les Amériques, le commerce est en pleine transition vers le mobile et devrait afficher une croissance moyenne de 44% pour atteindre les 1700 milliards de dollars. La majeure partie de la région EMEA amorce également cette transition ; compte tenu de sa base actuelle relativement modeste (210 milliards de dollars), son taux de croissance devrait être le plus élevé avec une multiplication quasiment par cinq pour atteindre 1000 milliards à l’horizon 2021.

    Le reste du monde devrait emboiter le pas à l’Asie et tourner son économie vers le mobile-first, même si cette transition se fera à des rythmes variables. Pour mieux appréhender la vitesse de transition des consommateurs vers le mobile, il est essentiel d’analyser les taux de conversion à échelle régionale. Nous estimons que le taux de conversion pour le commerce de détail dans le monde – toutes tailles de panier confondues – s’élève actuellement à 32% et devrait tout juste dépasser les 40% sur la période étudiée. L’Asie-Pacifique arrive en tête du taux de conversion avec 37% en 2016 (illustrant le rôle prépondérant du mobile-first dans les économies phares de la région, notamment la Chine) et devrait frôler les 42% d’ici 2021.

    Les Amériques sont un peu à la traîne pour cet indicateur, avec un taux de conversion actuellement situé à 31% ; celui-ci s’accélérera pour tout juste dépasser 39% d’ici 2021. La région EMEA affiche des chiffres d’adoption solides en termes de m-commerce, avec un taux de conversion actuellement de 35% ; ce taux ne sera que de 39% en 2021, du fait de la faiblesse de certaines économies (notamment subsahariennes) sur le continent africain. L’augmentation des taux de conversion chez les consommateurs intermédiaires de la tranche des 25-34 ans dans les grandes agglomérations d’Europe occidentale (tel qu’au Royaume-Uni) reste un facteur de croissance important.

    L’app économie : une opportunité à ne pas rater

    Des bouleversements importants vont intervenir au cours des cinq années à venir, à la fois pour les consommateurs, les éditeurs, les publicitaires et les marques. La technologie et la concurrence vont entraîner de nouveaux usages, et les consommateurs à travers le monde vont consacrer toujours plus de temps aux apps (pour atteindre une moyenne d’utilisation équivalente à un mois par an). De plus, près de 2 milliards de personnes supplémentaires devraient basculer vers le mobile d’ici 2021. Ce marché continue d’être stimulé par les changements de paradigme, et les secteurs d’innovation seront nombreux. Nous pensons toutefois que la réalité augmentée, les paiements mobiles, la 5G, les développements UI/UX et l’intelligence artificielle seront les principaux moteurs de croissance.

    La croissance des investissements dans le secteur mobile – et notamment dans les apps – par des sociétés issues de secteurs divers, couplée à la place toujours plus importante du mobile dans le quotidien des consommateurs, nous amène à prévoir que l’app économie devrait générer 5000 milliards de dollars de supplément de valeur au cours des cinq années à venir – l’app économie devrait donc peser 6000 milliards de dollars en 2021. Pour mieux contextualiser, cela signifie que les utilisateurs et les développeurs vont générer une croissance équivalente à l’économie japonaise d’ici 2021 — une opportunité incontournable pour les entreprises de tous les secteurs à travers le monde.

  • eSPORT – Une industrie des plus prometteuses !

    Une étude réalisée par SuperData pour PayPal met en évidence les tendances de dépenses et de consommation dans l’industrie de l’e-sport.

    A quelques jours de l’Electronic Entertainment Expo (E3) qui se tiendra à Los Angeles du 13 au 15 juin, PayPal révèle les résultats d’une étude dédiée au secteur de l’e-sport. Cette enquête, menée dans 12 pays, dont la France, analyse des données pertinentes sur l’une des industries les plus prometteuses du moment, entre autres :

    • Les recettes du marché́ de l’e-sport en Europe atteindront 345 millions de dollars en Europe en 2018 ;
    • Après la Suède et la Russie, la France se place comme le troisième marché européen de l’e- sport générant le plus de chiffre d’affaires, à hauteur de 21,6 millions d’euros en 2017;
    • Les millennials représentent plus de la moitié (62%) des joueurs d’e-sport et se placent ainsi comme les principaux acteurs du marché́ en Europe.

    Avec 22,4 millions de dollars de recettes pour l’e-sport en 2016, la France se positionne comme l’un des principaux acteurs sur le marché européen

    Historiquement, l’Asie de l’Est est la région du monde où la pratique de l’e-sport est la plus développée car le nombre d’utilisateurs y est plus élevé, mais aujourd’hui, l’Europe rattrape nettement son retard dans ce secteur. L’industrie de l’e-sport est en effet en pleine expansion en Europe et cette popularité s’explique notamment par un large accès à internet et aux réseaux sociaux.

    Comme nous le démontre les analyses réalisées par SuperData, la taille du marché européen de l’e-sport pour l’année 2018 pourrait représenter plus de 345 millions de dollars. Trois pays se démarquent cependant de leurs voisins européens : la Suède, patrie de l’un des joueurs les plus populaires d’e-sport, le YouTuber PewDiePie, avec des recettes estimées à plus de 49 millions de dollars, la Russie avec plus de 40 millions de dollars de recettes et la France, marché estimé à plus de 24 millions de dollars en 2018.

    Depuis 2016, on constate que la France se classe en bonne position sur le marché du e-sport, avec des recettes en constante évolution : 22,4 millions de dollars en 2016, 23,5 millions de dollars en 2017 et ce montant devrait atteindre 24,7 millions de dollars en 2018 ; ces résultats encourageants font donc de l’hexagone un des principaux acteurs de ce marché.

    « Les jeux vidéo sont au coeur de l’industrie numérique, qui a connu un développement fulgurant ces dernières années et le phénomène de l’e-sport constitue une révolution à part entière. Inconnu il y a encore quelques années, l’e-sport a séduit le grand public pour devenir aujourd’hui une industrie en plein essor, qui continue de gagner en popularité et en envergure. Le marché du gaming étant très important pour

    PayPal, nous avons donc à coeur de contribuer au développement du e-sport sur le marché français. » explique Caroline Thelier, Directrice Générale de PayPal France.

    L’e-sport, un véritable phénomène culturel chez les millennials

    Selon l’étude SuperData1, la génération des millennials est actuellement celle qui consomme le plus d’esport.
    Sur l’ensemble du marché européen, seulement 10% des fans d’e-sport ont plus de 45 ans, l’industrie du jeu numérique est d’ailleurs presque entièrement détenue par les millennials : les deux groupes d’âge les plus intéressés par l’e-sport sont les générations 18-24 ans et 25-34 ans (ces groupes occupent ensemble 62% du public).

    Le profil des spectateurs d’e-sport est majoritairement représenté par le genre masculin. En Europe, il attire 84% des spectateurs contre 16% de spectatrices ; la Suède, la France, le Royaume-Uni et la Pologne sont les pays où la part d’audience du genre féminin est la plus forte, respectivement 24%, 22%, 22% et 19%. Le taux le plus faible se trouve en Israël où les femmes représentent 10% des spectatrices.

    L’e-sport, une industrie qui égalise même avec certaines audiences télévisées

    SuperData Research a constaté qu’environ 33 millions de personnes en Amérique du Nord regardent régulièrement des matchs de e-sport, les 18-34 ans représentant 71% des téléspectateurs des titres populaires de sports électroniques.

    « L’e-sport est devenu l’un des phénomènes les plus intrigants de notre époque. Il est formidable d’être au centre de cette nouvelle industrie créative, notamment avec PayPal qui fait partie de cette aventure depuis le début, en offrant des services haut de gamme pour les fans » se réjouit Atila Yesildag, Senior eSports Manager, EU chez Wargaming.

    L’étude nous montre qu’il en va de même pour les téléspectateurs français, aussi avides d’e-sport que leurs voisins Outre-Atlantique : la part des millennials en France qui consomment de l’e-sport s’élève à 57%. En 2016, l’audience e-sport représentait plus de 1,4 million de téléspectateurs uniques, un chiffre qui culminerait à 1,6 million en 2017. A titre d’exemple, ce chiffre correspond à l’audience d’émissions d’access prime time très populaires en France telle que Quotidien sur TMC2.

    Seule petite ombre au tableau, le taux annuel de croissance de l’audience en France devrait, selon cette étude, être de 20,60% pour l’année 2017-2018, un des plus bas taux de croissance parmi tous les pays du classement, même si avec 1,9 million de téléspectateurs prévus en 2018, la France se classera encore une fois dans le top 3 des pays plus gros consommateurs de ce genre unique.

  • Etude Deloitte : Les principales tendances qui façonnent le marché du luxe

    Les principales tendances qui façonnent le marché du luxe

    Etude DELOITTE 

    Les consommateurs des pays émergents (Chine, Russie et Emirats Arabes Unis) restent le moteur de la croissance des ventes de produits de luxe alors qu’elle demeure plus modérée chez les consommateurs des marchés matures (Europe, Etats-Unis et Japon). La France conserve toutefois sa place de leader parmi les pays les plus performants. Tel est l’un des enseignements de la quatrième édition de l’étude mondiale Global Powers of Luxury Goods publiée par Deloitte. Ce rapport répertorie les 100 plus grandes entreprises de produits de luxe à l’échelle mondiale, et traite des principales tendances qui façonnent le marché du luxe.

    Le chiffre d’affaires réalisé par les Champions du Top 100 s’élève à 212 milliards de dollars sur l’exercice 2015

    • La croissance des ventes des produits de luxe est de 6,8% en 2015, en augmentation par rapport à 2014 (3,6%)
    • La France et l’Italie sont les pays les plus performants en Europe
    • Avec un taux de 14,9%, la croissance des ventes de produits de luxe par les entreprises françaises a plus que doublé en 2015 (6,7% en 2014) pour la deuxième année successive
    • LVMH conserve sa première place mondiale avec un chiffre d’affaires « produits de luxe » de 22,4 milliards de dollars et des ventes en augmentation de 15,2%
    • 70% des consommateurs sur les marchés de luxe émergents prétendent avoir augmenté leurs dépenses en produits de luxe contre 53% chez ceux présents sur les marchés plus matures

    « Le marché du tourisme constitue toujours une grande opportunité de croissance pour le secteur du luxe. Près de la moitié des achats de produits de luxe sont effectués par des consommateurs qui voyagent soit dans un pays étranger (31%), soit lors de leur passage à l’aéroport (16%). Ce chiffre s’élève à 60 % chez les consommateurs provenant de pays émergents, qui n’ont généralement pas accès à la même gamme de produits et de marques disponibles sur des marchés plus matures » affirme Bénédicte Sabadie, Associée en charge du secteur Luxe chez Deloitte France.

    Principaux enseignements du rapport  

    • Forte croissance des ventes de produits deluxe 

    La croissance des ventes des 100 plus grandes entreprises mondiales de produits de luxe est de 6,8% en 2015, en augmentation de 3 points par rapport à 2014 (3,6%). La diminution de la plupart des devises par rapport au dollar américain a profité à de nombreuses sociétés multinationales basées en dehors des Etats-Unis. Ces entreprises ont ainsi connu des effets de change favorables, entraînant une hausse de leurs ventes.

     

    • Deux tendances façonneront le marché du luxe en 2017 
      Deloitte a identifié deux tendances clés interdépendantes qui caractériseront le marché des produits de luxe en 2017.

      – De l’expérience client physique à l’expérience client digitale : alors que jusqu’alors les acteurs du luxe privilégiaient la rencontre physique du client avec le produit, désormais l’accent est mis sur l’expérience digitale. D’ailleurs, le digital devient un incontournable sur le marché : 37% des consommateurs estiment que les produits de luxe et la technologie seront désormais encore plus étroitement liés.

      – De la standardisation à la personnalisation : le développement des canaux digitaux entraîne une demande de produits personnalisés à grande échelle et de haute qualité. Ainsi, 45% des consommateurs recherchent des produits et services de luxe personnalisés. En outre, la qualité supérieure du produit reste un « must have » pour 93% des acheteurs ainsi que les produits fabriqués à la main (90%).
      L’étude complète est disponible ici