Étiquette : Logistique

  • Livraison : le point névralgique de l’e-commerce

    Livraison e-commerce : une question de culture ? 

    MetaPack analyse les spécificités locales des différents marchés

    Une expérience de livraison e-commerce satisfaisante représente un levier stratégique pour influencer lestaux de conversion et l’engagement des clients envers les enseignes, et ce à l’échelle de l’ensemble des marchés. Toutefois, l’étude « 2016 State of e-commerce Delivery »[1] réalisée par MetaPack montre que les attentes des consommateurs européens différent d’une région à l’autre et que ces différences culturelles sont très souvent corrélées au degré de maturité e-commerce de chaque pays.

    Habitudes de livraison : de fortes disparités culturelles

    Le Click and Collect est à nouveau à la première place des alternatives à la livraison à domicile – toujours appréciée par 92 % des consommateurs – particulièrement au Royaume-Uni (68 %), en France (51 %) et en Espagne (51 %). De son côté, la livraison sur le lieu de travail gagne en popularité. Recevoir ses achats au bureau est plébiscité par 25 % des acheteurs italiens et 23 % des acheteurs britanniques, contre 17% en France et 15% aux Pays-Bas ;

    Si la livraison en point relais reste l’un des modes de prédilection des consommateurs français (76 %) – elle séduit également les néerlandais (54 %) et les espagnols (49 %) – l’utilisation des consignes progresse très rapidement en Allemagne, où 31 % des personnes interrogées favorisent ce service contre 12 % de l’ensemble des autres participants. Il faut également souligner que plus d’un acheteur sur deux espagnols (57 %) et français (55 %) souhaitent pouvoir effectuer librement des modifications de dernière minute aux préférences de livraison (après avoir passé commande).

    « Les consommateurs recherchent toujours plus de choix, de flexibilité et de contrôle en matière de livraison. Ces facteurs sont désormais part intégrante des décisions d’achat. Les enseignes en mesure d’offrir cette agilité à travers des services adaptés aux habitudes de consommation propres à chaque marché accélèreront considérablement leur expansion domestique et internationale en s’attirant les faveurs à long termes des consommateurs. » commente Pierre Soria, Vice-président Europe du Sud, MetaPack.

    Livraisons le week-end : l’apanage des internautes anglo-saxons

    Les consommateurs impatients sont particulièrement sensibles aux services leur permettant de satisfaire leur pulsion du « désir immédiat ». Ainsi, la livraison le jour-même, autrefois offre de niche, connaît une forte croissance. 34% des acheteurs britanniques et américains sont attirés par les livraisons le week-end, beaucoup moins populaires en France (13 %) et en Italie (14 %).

    De leur côté, les livraisons le dimanche remportent les faveurs des britanniques (16 %) et des américains (15 %), mais sont moins acceptées en Allemagne (3 %) et en France (5 %).

    Les consommateurs d’Europe du Sud ? les plus exigeants et les plus rancuniers 

    Les clients recherchent des livraisons précises et fiables et des options adaptées à leurs besoins, quelle que soit la nature des produits commandés. Les acheteurs espagnols sont les plus intransigeants –  seuls 24 % d’entre eux ont évalué leur expérience de livraison comme « excellente » – et également les plus enclins à communiquer leur mécontentement sur les réseaux sociaux (56%) en cas de mauvaise expérience. Ils sont suivis de près par les italiens (51%). À l’inverse, les allemands (16 %) sont les moins disposés à communiquer publiquement.

    De même, les délais de livraison trop longs posent particulièrement problème aux espagnols (49 %), et aux italiens (42 %) et les options de livraison trop limitées sont le principal facteur d’agacement des français (30 %).

    Le suivi de livraison : une obsession commune

    Après les frais de livraison, la possibilité de suivre l’expédition de la commande est la seconde principale préoccupation pour 54% des consommateurs interrogés. Les acheteurs allemands (93 %), français (91 %) et italiens (90 %) ont pour habitude de suivre leurs commandes en ligne. L’utilisation d’une application dédiée est plus plébiscité chez les consommateurs néerlandais (18 %) et espagnols (16 %).

    Les consommateurs veulent que leur fidélité soit récompensée, et sont prêts à acheter plus en retour

    Les consommateurs ont exprimé un réel intérêt pour des programmes de fidélité intégrant des livraisons gratuites ou rapides. 88% des espagnols, 85% des allemands et 81% des italiens déclarent vouloir que les sites e-commerce, qu’ils utilisent régulièrement, offrent ce type de programmes et affirment qu’ils privilégieraient les sites qui le proposent. Par ailleurs, 90 % des clients espagnols et français feraient des sites qui proposent ce service leurs sites de prédilection.

     

     

  • Quand 31% des Français ont l’intention de s’abonner à un programme de livraison premium

    ETUDE CONSO : les Français & la livraison premium à la veille des fêtes de fin d’année

     Etude Toluna pour Webloyalty intitulée « Les offres par abonnement » ? Mars 2016
    J-38 avant Noël ! Le compte à rebours de la livraison des cadeaux sous le sapin a commencé. Une période cruciale et un enjeu majeur pour les e-commerçants qui doivent être en mesure de répondre aux pics de commandes et de gérer les problématiques de logistique et d’expédition qui y sont associées. Alors que les délais de livraison sont aujourd’hui une des principales raisons de l’abandon d’un panier en ligne, les programmes de livraison premium apparaissent comme LA solution pour satisfaire consommateurs et e-commerçants en ces fêtes de fin d’année. L’étude réalisée par Toluna pour Webloyalty, éditeur de portails e-shopping , dresse le profil des utilisateurs de programme de livraison premium. De plus, à travers cette étude, Webloyalty a souhaité étudier quels seront les prochains cyberacheteurs à succomber aux avantages de la livraison premium.
    Profil des « early adopters »  des programmes de livraison premium

    Des femmes actives avec un fort pouvoir d’achat
    Selon l’étude, déjà 9% des Français ont adopté ce type de service. Les femmes sont majoritaires car elles représentent aujourd’hui 60% des utilisateurs d’un abonnement de livraison premium. Près de la moitié des utilisateurs a entre 35 et 54 ans (47%) et majoritairement un profil CSP+ (40% d’entre eux). Les 18-34 ans ne représentent quant à eux que 37% de cette population. Le Sud-Est et le Nord-Est, avec chacun 23%, arrivent en tête des régions françaises qui comptent le plus d’utilisateurs d’abonnement de livraison premium alors que l’Ile-de-France n’en réunit que 18%.Des « smart shoppers »
    L’étude revèle également que 66% des abonnés à un programme de livraison premium sont aussi des adeptes des portails de cashback. La tendance est aujourd’hui au ?Smart Shopping?: rompus aux nouveaux modes de consommation en ligne, les Français optimisent de plus en plus leur pouvoir d’achat et multiplient ainsi les bons plans qui leur sont proposés pour consommer mieux.
    Qui seront les prochains abonnés à ce type de programme ?
    Amazon Premium, Asos Premier, Cdiscount à Volonté, Fnac Express+ et Easlifepremium sont autant de programmes déjà proposés aux cyberacheteurs français. D’autres vont sans nul doute apparaître prochainement pour séduire de plus en plus de consommateurs et notamment les personnes ayant l’intention de franchir le cap et de s’abonner.

    Aujourd’hui, 30% des Français déclarent avoir l’intention de s’abonner à un programme de livraison premium.  27% des 18-34 ans sont séduits par l’idée et pensent s’abonner à ce type de programme mais ce sont les 55 ans et plus qui sont les plus nombreux à y penser puisqu’ils sont 34%. Parmi les personnes interrogées, à hauteur de 34%, les hommes sont plus nombreux à declarer souhaiter s’abonner à un programme de livraison premium. Majoritairement CSP+ (35%), cette population d’intentionnistes résident aujourd’hui principalement dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, chacun avec 34% des répondants.

    « Aujourd’hui, les Français souscrivent en moyenne 3 abonnements par mois*. L’émergence de formule d’abonnement pour la livraison, le nerf de la guerre pour les e-commerçants ces dernières années, s’inscrit dans cette logique. L’abonnement payant est un modèle économique gagnant-gagnant apprécié tant par les consommateurs qui y voient un moyen de réaliser des économies, que par les e-commerçants qui l’utilisent comme un levier efficace de fidélisation de leurs clients », conclut Rodolphe Oulmi, Directeur Général Adjoint de Webloyalty France.

    Cette étude a été réalisée auprès de 1024 personnes au mois d’octobre 2016.

    *Etude Toluna pour Webloyalty intitulée « Les offres par abonnement » ? Mars 2016 

     
  • Comment adapter sa chaîne logistique ?

    LES COMMERÇANTS FRANÇAIS PEINENT À RÉPONDRE AUX BESOINS DES CYBERCONSOMMATEURS FLEXIBLES

    Selon une nouvelle étude d’UPS, les magasins doivent innover dans trois domaines logistiques clés pour être compétitifs au-delà des frontières

    Une nouvelle étude d’UPS® [NYSE : UPS] souligne les difficultés rencontrées par les détaillants français et européens pour adapter leurs opérations aux consommateurs numériques. L’étude UPS Pulse of the Omni-channel Retailer montre à quel point l’innovation est indispensable pour conserver une part de marché stable ou croissante dans le secteur de la distribution qui est de plus en plus mondial et dominé par les acteurs du commerce transfrontalier.

    « Les consommateurs explorent des canaux de vente en ligne mutiples, et d’autres traditionnels, et ils utiliseront ceux qui répondent le mieux à leurs besoins », déclare Carrie Royle, directrice du marketing pour la grande distribution chez UPS Europe. « Ils utilisent également les réseaux sociaux pour comparer et évaluer les offres de distribution », ajoute-t-elle. Les solutions d’expédition d’UPS aident les commerçants à se développer et permettent d’augmenter la satisfaction client des achats effectués en ligne.

    Plus tôt dans l’année, des spécialistes de la logistique de plus de 700 entreprises de vente au détail, dont 100 commerçants en France, ont fait part de leurs expériences dans le cadre de cette étude. Les détaillants européens ont des projets d’investissement et de restructuration particuliers pour rester compétitifs face à leurs principaux concurrents. Plus de 30 % des responsables ont déclaré qu’ils devaient relever d’importants défis pour investir suffisamment dans l’infrastructure IT, l’organisation de la logistique, la compréhension du comportement des consommateurs et la sensibilisation de la direction aux opérations omnicanal.

    Les commerçants qui adaptent leur chaîne logistique aux consommateurs effectuant fréquemment des achats en ligne, également appelés « acheteurs flexibles », doivent se concentrer sur trois domaines clés : les magasins physiques, les ruptures de stock et les retours transfrontaliers.

    1. Meilleure utilisation des magasins physiques

    Si les commerçants français veulent rester compétitifs, ils doivent tenir compte du fait que les ventes en magasin diminuent car les ventes en ligne augmentent ; autrement dit, ils doivent dépasser l’objectif traditionnel d’un magasin de détail et l’utiliser dans le cadre de l’inventaire et du réseau de distribution.

    Quel est le rôle de votre réseau de magasin dans la transformation omni-canal de votre organisation ?

    1. UPSTransformer les ruptures de stock en ventes

    Dans le cadre de la précédente étude d’UPS, lorsqu’un article est en rupture de stock, 41 % des consommateurs européens ont déclaré se rendre sur le site Web ou l’application d’un concurrent et 20 % ont déclaré aller dans un magasin concurrent. Seulement 17 % se disaient prêts à attendre. L’étude sur les commerçants omnicanaux montre que les entreprises en ligne sont très sensibles aux ruptures de stock : 68 % des cybermarchands offrent le suivi et la livraison à l’adresse choisie lorsque le produit est disponible et 59 % suivent les commandes et notifient proactivement le consommateur de la disponibilité du produit, alors que les magasins physiques sont à la traîne. Près de la moitié des magasins physiques (45 %) conseillent simplement aux clients d’attendre, sans proposer d’alternative. UPS propose une gamme complète de solutions pour permettre le développement et le déploiement de solutions omnicanal chez les commerçants. Ceux-ci peuvent ainsi choisir la meilleure option pour transformer les situations de rupture de stock en opportunités de vente.

    1. Gestion des retours transfrontaliers

    Il est largement reconnu que la gestion des retours est un facteur clé de succès pour tous les commerçants, y compris les cybermarchands. La confiance des clients et l’intégrité de la marque dépendent de l’efficacité des retours. Les commerçants ont déclaré que leurs principaux problèmes dans ce domaine sont la gestion des produits défectueux (64 %) et les contrôles de qualité (50 %). L’étude indique également que les commerçants ont besoin de l’aide de partenaires logistiques tiers. Plus de 60 % des répondants ont déclaré qu’ils avaient besoin de plusieurs partenaires logistiques tiers pour gérer les retours et plus de 70 % estiment qu’ils contribuent à la rentabilité de leurs activités. « La gestion des commandes et des retours transfrontaliers peut être difficile », déclare Carrie Royle. « UPS propose un large éventail d’options de retour pour les détaillants. Les consommateurs peuvent déposer leurs colis prépayés et pré-étiquetés dans l’un des 15 000 relais UPS Access Point en Europe », ajoute-t-elle.

     

  • Enquête sur la gestion des expéditions eCommerce

    E-logistique : ITinSell présente les résultats de la première étude IFOP dédiée à la gestion des expéditions en e-commerce

    En France comme en Europe, l’e-commerce surfe sur une croissance à 2 chiffres : le secteur a généré 65 millions d’euros à l’échelle nationale en 2015. S’il a le vent en poupe, l’expédition, la gestion et la livraison de colis restent au cœur de ses enjeux.

    Souhaitant moderniser l’image et l’expérience de la e-logistique, ITinSell, société lyonnaise qui développe des solutions innovantes à destination des professionnels du secteur, a mené aux côtés de l’Ifop une enquête sur la gestion des expéditions en e-commerce pour en dégager les enseignements et tendances.

    Réalisée pour la première fois en France, ITinSell présente les principaux résultats de son étude* menée auprès de 301 dirigeants et/ou représentants d’entreprise de e-commerce.

    Des coûts déterminants dans les choix des dirigeants du secteur

    Le nombre de transporteurs utilisés par les entreprises de e-commerce est corrélé à la taille de l’entreprise et au volume des expéditions. Si les petites entreprises choisissent 1 à 2 transporteurs, un quart des entreprises de plus de 50 salariés en utilise plus de 6. Pour 52 % des professionnels interrogés, toutes tailles d’entreprises confondues, c’est le coût de la livraison qui détermine le choix des transporteurs.

    Leur choix est dirigé naturellement vers le groupe La Poste. D’une part car le nombre de concurrents sur l’offre de livraison est faible, d’autre part car La Poste reste une institution donc un réflexe pour assurer les expéditions, pour les professionnels comme pour les particuliers. Enfin, le groupe offre un panel de services étendu aux e-commerçants.

    Pour 15 % des sondés, c’est la rapidité de la livraison qui prime sur leurs choix, ce critère arrivant au 3ème rang derrière l’absence de problèmes de livraisons (22%).

    Une perte de temps soulignée malgré peu d’incidents de livraison à gérer

    Une majorité des répondants, 58%, évoque le temps perdu dans la gestion des problèmes de livraison comme l’une des deux principales difficultés liées à leurs envois. Pour 31 % d’entre eux, les freins à la bonne gestion des colis résident dans l’absence de visibilité sur l’état des expéditions. Enfin, pour 25 % des sondés, c’est le trop grand nombre de logiciels utilisés par les transporteurs qui fait obstacle au bon déroulement des expéditions en amenant de la lourdeur dans leur gestion.

    Si la perte de temps dans la gestion des livraisons émerge comme le frein principal, les incidents sont cependant rares : seuls 13 % des e-commerçants jugent leur occurrence élevée.
    Ce chiffre explique qu’ils sont 98 % à gérer les incidents au cas par cas, en contactant le transporteur principalement.
    De plus, 54 % des e-commerçants s’estiment satisfaits des solutions apportées par les transporteurs.

    Cap sur les plateformes de suivi et de gestion

    Enfin, sur l’utilisation de plateforme de gestion, 14% des dirigeants interrogés ne disposent pas systématiquement d’une interface pour chaque transporteur, soit quand même un e-commerçant sur sept. Dans deux tiers des cas (69%), les entreprises ont accès à une interface différente pour chaque transporteur. Seuls 16% ont donc une plateforme unique pour le suivi des clois de l’ensemble de leurs transporteurs.

    Pour Florian Cimetière, co-fondateur de ITinSell : « Un e-commerçant doit aujourd’hui gérer des flux d’expéditions répartis entre, en moyenne, 2,3 transporteurs voire plus quand les volumes d’expéditions sont importants ou lorsqu’ils deviennent crossborders. En y ajoutant les problématiques de suivi, de gestion des incidents ou de facturation, le besoin de centraliser la gestion de tous ces flux en une seule interface représente la prochaine priorité du métier. Les contraintes de temps et de coûts restent les principaux freins à l’implémentation de ces outils mais on y vient ! ».

    Une livraison réussie est cruciale pour le e-commerçant puisqu’il en va de son image et de sa réputation. Un acheteur satisfait de sa précédente commande sera en effet plus susceptible de renouveler son expérience d’achat avec un site marchand.

    L’objectif de la logistique pour le e-commerce est de proposer le bon compromis entre un coût réduit pour une meilleure rentabilité et une livraison de qualité.

    « La e-logistique doit cesser de n’être qu’une nécessité pour l’enseigne de vente en ligne. Elle doit devenir une capacité, un vecteur de croissance, d’acquisition et de fidélisation clients.

    Avec cette étude, on observe une prise de maturité du marché. Les e-commerçants demeurent dans des problématiques de coûts prioritaires et, de plus en plus, sur la qualité des services de livraison. Une prise de conscience qui augure de belles perspectives d’avenir pour le e-commerce et la e-logistique française », conclut Florian Cimetière, co-fondateur d’ITinSell.

    Enquête réalisée auprès de 301 dirigeants d’entreprises, du 24 mars au 4 avril 2016, dont la représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas. Rapport détaillé du sondage disponible pour la presse sur demande auprès de l’agence Aressy RP.

     

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  • Les algorithmes au cœur du nouveau marché de la livraison

     Big data et SaaS pour des parcours de livraisons optimisés

     

    A l’heure de la révolution digitale, les données sont désormais la matière première centrale de la nouvelle économie, aussi indispensable que l’était le charbon pendant la révolution industrielle. Dans ce contexte, les algorithmes sont amenés à remplir le rôle de la machine à vapeur : l’innovation capable d’exploiter le potentiel des données et de transformer toutes les activités humaines. Déjà à l’œuvre dans de nombreux domaines, de la finance à l’urbanisme en passant par les ressources humaines, la vague algorithmique déferle désormais sur le secteur de la livraison de proximité.

    Vers la fin du « dispatching » traditionnel 

    Les commerces qui externalisent leur service de livraison font appel à des prestataires spécialisés dont le cœur de métier est la gestion d’une flotte de livreurs. Les différentes livraisons sont dispatchées, c’est à dire attribuées à des coursiers, par des opérateurs dont le savoir-faire consiste à connaître les contraintes opérationnelles (délais, plan de circulation de la ville, livraisons en cours, etc.) et à en tenir compte dans leur allocation des coursiers.

    Data et Saas pour optimiser le parcours de flux 

    Aujourd’hui, des algorithmes d’optimisation de flux permettent d’automatiser cette difficile opération de dispatching. Ils prennent en compte un grand nombre de données de natures diverses : géolocalisation des coursiers, habitudes, temps de réaction, conditions de livraison, type de véhicule demandé, etc. Toutes ces données sont traitées grâce à des méthodes d’analyse de Big Data sur une infrastructure cloud facilement accessible, grâce notamment à des interfaces SaaS responsives, et générées par des applications smartphones dans les mains des donneurs d’ordre, prestataires, livreurs et, pour une partie d’entre elles, par le client final.

    Les entreprises de livraison tendent à externaliser cette fonction de dispatching et la réception de commande pour se recentrer sur la gestion et l’entretien opérationnels de leurs flottes de véhicules. Les parcours optimisés par des algorithmes leur permettent d’augmenter la rentabilité de leurs véhicules, de réduire le bilan carbone de leurs courses mais aussi de proposer un prix plus juste à leurs clients.

    Une tarification plus juste

    Traditionnellement, un système de bons prévalait : les courses étaient tarifées de façon forfaitaire selon des zones d’envoi et des catégories très larges, une livraison de quelques kilomètres entre paris et sa banlieue pouvait ainsi coûter le même prix qu’une livraison d’une distance cinq fois plus longue. Désormais, les trajets des coursiers sont optimisés de façon à lisser les coûts et à facturer le prix le plus juste en fonction de la distance et du temps effectifs de livraison.

     

    La logistique prend son indépendance

    L’apparition de telles technologies faisant le lien entre gestionnaires de flottes et entreprises clientes signe la naissance d’un nouveau marché : celui du LaaS pour logistics as a service. Les outils spécifiques développés sur ce marché sont en mesure de fournir des services de livraison sur mesure en s’appuyant sur des flottes diversifiées de véhicules : triporteurs, voitures écologiques, scooters équipés pour les produits frais, etc.

     

    Grâce aux supports numériques qui équipent désormais les coursiers, les acteurs du LaaSpeuvent désormais concevoir des offres extrêmement diversifiées : évaluation du feedback client ou sondage, photo des colis pour plus de transparence, envoi de sms géolocalisés aux clients, etc. Malgré tout, les performances des acteurs du LaaS sont largement dépendantes de leurs capacités à adapter progressivement leurs algorithmes aux nouvelles contraintes : c’est désormais dans le traitement des données que les services de livraison peuvent trouver leurs nouveaux leviers de croissance.

     

  • La FEVAD livre les résultats de l’Observatoire de la logistique e-Commerce

    Analyse des flux logistiques sur 1000 e-marchands

    A l’occasion du salon E-commerce One to One, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) a présenté le 23 mars les derniers résultats de l’Observatoire de la logistique e-commerce, qui agrègent les données de plus de 1 000 marchands. Cet observatoire matérialise l’engagement résolu de la Fevad dans le domaine stratégique de la logistique. Il confirme la volonté de la Fevad de contribuer à la modernisation de l’industrie du dernier kilomètre en France et de permettre aux sites d’améliorer le pilotage de leur supply chain.

    Deliver, plateforme de services en logistique e-commerce, agrège pour le compte de la Fevad les données de tracking marchands traitées quotidiennement par 3 spécialistes en analyse de données logistiques (WelcomeTrack-ex-Vigicolis, Neopost Shipping et DDS Logistics).

    Au total, ce sont 1 000 marchands de toutes tailles parmi leurs clients– adhérents Fevad ou non – qui transmettent les données relatives à leurs 40 millions de colis (10% du marché) transitant via les 25 transporteurs intégrés. Les données récoltées permettent à l’Observatoire une analyse quotidienne des flux physiques de commandes, avec une vision temporelle du click to possession (depuis la commande passée par le client jusqu’à sa prise en mains finale) et une vision géographique enrichie de caractéristiques inhérentes à chaque envoi (catégorie de produits, taille du marchand, B2C vs B2B, site en propre vs marketplace, vente sur stock vs événementielle).

    Résultats du e-commerce français sur les mois entre janvier 2015 et février 2016 (bilan 2015 et 2 premiers mois de l’année 2016) :

    • Click-to-possession (en jours calendaires): 5,3 jours, avec les ventilations suivantes :
      • De 3,5 jours pour le point relais express à 17,1 jours pour le volumineux ;
    • La livraison (en jours ouvrés): 1,5 jour avec les ventilations suivantes :
      • De 1,0 jour pour le point relais express à 5,9 jours pour le volumineux ;
      • De 1,4 jour pour les marchands expédiant plus d’un million de colis par an, à 3 jours pour les marchands expédiant moins de 50 000 colis par an ;
      • De 1,3 jour à Paris à 2,1 jours en Corse du Sud ;
    • Délais de préparation cumulés, entre commande et expédition (en jours ouvrés):
      • 32% le jour même de la commande ;
      • 88% le jour même ou le lendemain ;
      • 95% dans les deux jours après la commande ;
    • Délais de livraison cumulés, entre expédition et livraison (en jours ouvrés):
      • 4% le jour même de la commande ;
      • 60% le jour même ou le lendemain ;
      • 94% dans les deux jours après la commande ;
    • Taux de livraisons réussies dès la 1e tentative : 79%
      • De 77% pour les produits pesant entre 3 et 10 kg à 92% pour les produits de plus de 30 kg ;

    Les résultats sont disponibles sur www.fevad.com/logistique.Selon Olivier Theulle, Directeur des Opérations du Groupe FNAC et Président de la Commission Transport et Logistique de la Fevad : « Un an après la publication des premiers chiffres, l’Observatoire de la logistique e-commerce consolide ses analyses par l’intégration de nouveaux marchands et confirme ses ambitions de contribuer à la modernisation de l’industrie du dernier kilomètre en France et ainsi permettre aux sites marchands d’améliorer le pilotage de leur supply chain de bout en bout ».

    Selon Stéphane Tomczak, fondateur de Deliver, coordinateur pour la Fevad de l’Observatoire : « Cette innovation est très regardée par les pouvoirs publics français, les chercheurs en logistique ainsi que les autres associations e-commerce en Europe, démontrant ainsi les attentes de tout l’écosystème pour ce nouvel outil ».

  • Quel sera le futur de la logistique ?

    Les perspectives de la logistique pour 2016

    Par Isabelle Badoc, Responsable de l’offre Supply Chain chez Generix Group

     

    Le tracking des commandes, nouvel impératif des commerçants en ligne

    A défaut de recevoir instantanément leurs commandes, les consommateurs attendent de l’instantanéité dans les informations relatives à leur suivi. Pour preuve, une étude réalisée l’an dernier par MetaPack indiquait que 83% des Français tiennent à vérifier le suivi de leurs commandes au moins deux fois entre l’achat et la réception ! Aujourd’hui, les leaders du e-commerce sont (quasiment) les seuls à répondre à cette injonction via la systématisation du suivi des marchandises directement depuis leur site. Il y a donc urgence pour les autres – qui n’appartiennent pas à cette « élite » et sont encore nombreux à renvoyer leurs clients vers le site de leur transporteur – à se donner les moyens de tracer le parcours des marchandises commandées. Comment ? En synchronisant des données remontant de l’ensemble des lieux de préparation des commandes et des transporteurs. On peut s’attendre à ce que cette visibilité complète sur leur site marchand s’impose rapidement parmi les services standards des commerçants en ligne. Y compris les plus petits. En effet, le prix des technologies nécessaires s’est démocratisé et l’attente des clients s’accroît.  De plus dans un contexte de guerre des prix permanent, ne pas intégrer ce type service c’est prendre le risque de laisser sa clientèle filer vers la concurrence. 

    Uber Rush et Amazon Flex vont-ils déchanter ?

    De l’immédiateté, oui mais pas à n’importe quelle condition. C’est peut-être la réaction à laquelle vont  se heurter les services Uber Rush et Amazon Flex s’ils se développent en France. Leur fonctionnement est simple : sous-traiter à des travailleurs intermittents la livraison du dernier kilomètre. Or dans des sociétés où les consommateurs ont érigé  la qualité de services en valeur cardinale, ces dispositifs risquent d’être vite confrontés aux questionnements suivants : « alors que les professionnels eux-mêmes ne sont pas toujours exemplaires comment peut-on s’attendre à ce que des amateurs fournissent une qualité de service a minima identique? Comment garantir la sécurité de la livraison ? »

    Mais loin de moi l’idée de jeter le bébé avec l’eau du bain.  L’économie collaborative reste un vivier d’idées fertile pour développer de nouveaux services logistiques à forte valeur pour le client  et qui optimisent le coût de revient. Les systèmes de « réseaux palettes » proposés par Astre ou DB Schenker l’illustrent parfaitement.

    Amazon sur le chemin de l’omnipotence

    En rachetant Colis Privé, Amazon a frappé un grand coup. Faire main basse sur un des leaders français de la livraison du dernier kilomètre,  c’est signifier à ses clients finaux que l’on maîtrise l’ensemble de l’offre et de l’exécution. Et donc apparaître comme le démiurge du commerce et de la livraison. Un statut unique qui renforce l’adhésion du client. Fort de l’intégration de Colis Privé, Amazon sera encore un peu plus en mesure de tenir ses engagements logistiques et de proposer une qualité de service optimale. 

    Si le client final a tout à gagner, l’écosystème de la logistique peut trembler. Car l’acquisition de Colis Privé, associée à la location de 20 Boeings 747 et à une licence de transport maritime vont à coup sûr provoquer la disparition de certains transporteurs (les plus fragiles) et créer un manque à gagner pour d’autres (les plus gros). De même, ces grandes manœuvres vont accroître le fossé entre le groupe de Seattle et les autres commerçants en ligne. En effet, Amazon proposera une offre holistique embrassant la vente, le stockage, la livraison, et offrant un accès facilité à de nombreux marchés dans le monde. Qui pourra en dire autant ?

    La vente en vrac, le défi logistique inattendu

    Vieille comme le monde la vente en vrac a de nouveau le vent en poupe. Longtemps cantonnée au rayon des fruits et légumes frais, elle s’étend désormais à la majorité des produits alimentaires et rencontre un franc succès auprès des consommateurs désireux d’associer éthique et consommation et de ceux dont le budget est réduit. Les enseignes bio, type Biocoop, ont été les premières à ressusciter ce mode de vente avant d’être suivies par des hypermarchés comme Auchan. Toutefois, ce mode de vente mettant en relation géants de la distribution et petits producteurs pose un véritable défi logistique. En effet, les silos ont une faible volumétrie et les distributeurs restent adeptes du juste à temps. Ce qui suppose des réapprovisionnements dans des délais très courts. Or, ces petits producteurs n’ont pas les moyens de les assurer. Partant, de nouveaux acteurs agiles – tels Qualtrade – émergent. Leurs atouts ? Assurer le référencement, le stockage des produits et leur transport dans des délais très courts, à la faveur d’une gestion efficiente des approvisionnements et un système d’informations ad hoc. Les prochains mois seront révélateurs de l’avenir d’un tel modèle.

    2016, enfin l’année de la RFID ?

    Le cabinet Deloitte a catégorisé la robotisation parmi les innovations les plus matures du secteur. A juste titre. A la manière de Leclerc avec la Scapest, nombreux sont les distributeurs à avoir automatisé une grande partie de leur activité logistique en entrepôt. Derrière l’automatisation, la technologie RFID à tout pour tirer son épingle du jeu dans la logistique cette année. En effet, cette technologie participe de l’amélioration de la traçabilité des marchandises et de la conformité des chargements. Permettant d’acquérir des données plus nombreuses et plus précises, la RFID simplifie le ciblage fin des produits incriminés lors d’opérations de rappel. Bénéficiant de tarifs toujours plus intéressants, cette technologie se rapproche nettement de son seuil de rentabilité pour les entreprises. Pour ne rien gâcher, la RFID permet la réalisation de gains sur les processus de réception, d’antivol et d’inventaire dans les points de ventes. A l’ère de l’immédiateté et de la qualité service, la RFID va-t-elle enfin résonner comme une évidence en 2016 ?

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