Étiquette : information

  • Contexte mondial instable, dérèglements climatiques ou encore les incertitudes politiques, … Le nouveau rapport à l’information

    Quand les responsables de la veille deviennent les artisans discrets d’une lecture stratégique du monde, et ce en temps réel

    Selon Arnaud Marquant, Directeur des opérations chez KB Crawl SAS

    Ces dernières années ont profondément modifié notre rapport à l’information.
    Face à ce bouleversement, les professionnels de la veille jouent un rôle de plus en plus central dans l’analyse, la contextualisation et la diffusion d’une information qualifiée.

    Chacun peut constater combien le paysage informationnel traverse actuellement une mutation de fond. Longtemps structuré autour de quelques grands médias, ce paysage a progressivement muté en un écosystème complexe parce que tout à la fois enrichi, fragmenté et démultiplié.
    Aux premières loges de ces évolutions, les professionnels de la veille se trouvent de facto sommés de prendre au quotidien la mesure de la complexité informationnelle. Ils se positionnent de plus en plus comme des éclaireurs, garants d’une lecture stratégique, critique et structurée du flux continu et massif d’informations. Leur mission : capter l’essentiel sans se perdre dans l’accessoire.

    Covid, contexte mondial instable… Un nouveau rapport à l’information

    Le contexte récent n’est pas pour rien dans ces évolutions.
    Depuis 2020, plusieurs événements ont marqué une inflexion décisive dans notre manière d’appréhender l’information.
    La crise sanitaire du Covid-19, les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, les dérèglements climatiques ou encore les incertitudes politiques ont contribué à une densification de l’actualité. Ces événements, en évolution constante et pour certains dramatiques, ont révélé l’importance d’une information fiable, contextualisée et vérifiée.

    Les entreprises ont dû, elles aussi, s’adapter à ce tempo nouveau. Elles ne peuvent plus se contenter d’un suivi passif de l’actualité : elles ont besoin d’une veille proactive, capable d’anticiper les signaux faibles et de décrypter les impacts concrets sur leur activité. Pour elles, les veilleurs deviennent les artisans discrets d’une lecture stratégique du monde, et ce en temps réel.

    Diversification des formats : une richesse à intégrer, une complexité à gérer

    Comment aborder cette information ? Aujourd’hui, celle-ci court sur des canaux multiples : réseaux sociaux, newsletters professionnelles, vidéos courtes, blogs d’experts, chaînes YouTube et, de plus en plus, podcasts. Ces derniers ont gagné leurs lettres de noblesse. Offrant du recul, de l’analyse et une temporalité apaisée, ils séduisent un public en quête de compréhension plus que de réaction.

    Loin d’entrer en concurrence frontale avec la presse traditionnelle, ces formats divers s’inscrivent dans un champ complémentaire. Les grands médias ont pour leur part su s’adapter, en développant par exemple leurs propres podcasts et chaînes vidéo. Cette évolution démontre leur capacité d’innovation et d’adaptation, tout en conservant leur rôle fondamental de décryptage approfondi. Il en va de même de certains experts, voire de certains journalistes : spécialisés par secteurs, ils offrent des analyses poussées que nul ne peut plus ignorer.

    Les veilleurs, en toute logique, doivent composer avec cette pluralité des sources.
    Leur défi : filtrer, qualifier et synthétiser une information désormais omniprésente mais inégalement hiérarchisée.

    Un métier en mutation : entre esprit critique et intelligence artificielle

    Ainsi, le rôle du veilleur s’est nettement transformé. Face à l’infobésité et aux fake news – parfois amplifiées par des algorithmes –, l’exigence de fiabilité n’a jamais été aussi forte. Il ne s’agit plus seulement de collecter de l’information, mais de la comprendre, de la contextualiser, et souvent de l’interpréter à la lumière des enjeux spécifiques de l’organisation.

    Pour ce faire, l’intelligence artificielle, notamment générative, constitue un appui de poids. Elle accélère le traitement, aide à la synthèse, repère les signaux faibles. Mais elle ne remplace en rien le discernement humain. Le veilleur reste celui qui, par son regard critique, donne du sens à l’information.

    On l’aura compris : notre rapport à l’information est en pleine évolution.
    Cette transformation est continue, exigeante et profondément structurante.
    Dans ce nouvel écosystème, les veilleurs s’affirment comme des professionnels-clés de l’analyse, à la croisée de la technologie, de la stratégie et de l’éthique. Ils s’appuient sur le regard journalistique ainsi que sur l’expertise des spécialistes, tout en déployant une approche sur-mesure, orientée vers les besoins décisionnels des entreprises pour lesquelles ils agissent. En cela, ils incarnent une nouvelle figure de l’intelligence informationnelle, désormais indispensable pour éclairer les choix de demain.

     

     

  • TikTok lance #EspritCriTik, son programme de sensibilisation à l’information

    TikTok lance #EspritCriTik, son programme de sensibilisation à l’information

    TikTok lance#EspritCriTik, un programme inédit, en collaboration avec des experts et associations, pour aider les utilisateurs à développer leur esprit critique et mieux cerner les rouages de la fabrication de l’information en France. La plateforme poursuit ainsi son engagement à toujours mieux protéger sa communauté, en luttant notamment contre la désinformation.

    Le programme #EspritCriTik débute aujourd’hui avec une première saison, en partenariat avec l’association Génération Numérique, acteur de référence dans l’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI).

    Cyril Di Palma, Délégué général de Génération Numérique explique : « À l’heure du numérique, n’importe qui peut créer de l’information, réaliser une photo ou une vidéo, l’accompagner du commentaire qu’il voudra, la publier n’importe quand, la retoucher et la sortir de son contexte. Avec #EspritCriTik, nous avons une opportunité inédite de sensibiliser les adolescents aux questions à la fois simples et nécessaires qu’il convient de se poser face à une information. »

     Eric Garandeau, Directeur Relations Institutionnelles et Affaires Publiques de TikTok France complète : « Chez TikTok, notre première responsabilité est de proposer une plateforme sûre et bienveillante pour que nos utilisateurs se sentent libres d’exprimer leurs idées et leur créativité. En ce sens, lutter contre la désinformation est essentiel pour éviter qu’ils ne tombent dans le piège d’informations détournées, notamment en cette période particulière de crise sanitaire. Ce programme #EspritCriTik est important pour protéger notre communauté, lui permettre d’accéder à des contenus fiables et aiguiser son sens critique. »

    Pour cette première saison de #EspritCriTik, TikTok donne rendez-vous à sa communauté pour deux Lives qui seront l’occasion de rencontrer et d’échanger en toute transparence avec des professionnels de l’information. En complément, du 13 au 20 septembre, une page dédiée sera accessible sur l’application, et proposera des vidéos pédagogiques et un quiz pour aider les utilisateurs à se poser les bonnes questions quant aux informations qu’ils peuvent lire, voir, entendre ou recevoir.

    Au programme :

    LIVE #1 – « La consommation de l’information »

    Pour ce premier rendez-vous, l’équipe de l’émission « Vrai ou Fake » de FranceInfo offrira des clés aux utilisateurs pour entretenir un esprit plus critique et apprendre à démasquer, pas à pas, les informations volontairement détournées.

    –       Date : 17 septembre 2021 à 18h00

    –       À retrouver ici

    LIVE #2 – « La fabrique de l’information »

    Cette fois-ci, la rédaction du Monde s’attachera à décrypter – voire à démystifier – le travail quotidien du journaliste, les fondamentaux du métier et les règles à respecter pour proposer une information sûre et vérifiée à ses lecteurs.

    –       Date : 20 septembre 2021 à 18h00

    –       À retrouver ici

  • Les réseaux sociaux sont-ils voués à remplacer les médias traditionnels ?

    Coverd met en exergue 6 infos révélatrices pour mieux comprendre ces nouveaux comportements.

    Grâce à l’avènement des smartphones et à cette nouvelle ère du digital, il n’a jamais été aussi simple de s’informer en quelques secondes. Internet est devenu une source d’informations inégalable permettant de trouver son contenu facilement et rapidement. Pourtant à l’ère de cette sur-information constante par les journalistes et les médias traditionnels ; et encore plus pendant la crise sanitaire, il est important de comprendre :
    Comment les français perçoivent-ils les médias ? Quels sont leurs usages ?  Coverd, la première insurtech française spécialisée dans la couverture d’appareils high tech, a décidé de s’intéresser à ces nouveaux comportements et d’en tirer des conclusions.

     Décryptage en chiffres.

    Si 87% des français s’informent par les médias traditionnels ; 46,7% préfèrent les réseaux sociaux
    Les médias traditionnels n’ont pas de soucis à se faire. Privilégiés par les français, ils restent le moyen d’informations sûr et de qualité. Même si 14,3% des français ne font pas confiance aux médias traditionnels, il reste le moyen favori de s’informer. Pourtant, à l’ère du digital, les personnes interrogées montrent que les réseaux sociaux prennent de l’ampleur dans notre quotidien. Si 46,7% des répondants s’informent sur les réseaux sociaux, c’est pour le côté pratique et instantané.  De plus, ce que nous montre cette étude, c’est que 2,2% des français ne s’informent plus. Sur-information ou rejet des médias, ce chiffre nous montre que certaines personnes ne souhaitent plus s’informer au quotidien.

    75% des français ont augmenté leur consommation sur les réseaux sociaux avec la crise sanitaire
    Pour garder du lien social avec leur réseau ou pour s’informer, les réseaux sociaux sont apparus comme la clé pour passer le temps pendant le confinement. Entre challenges sur Tiktok et Instagram, ou besoin constant d’informations sur Twitter ; la consommation sur les réseaux sociaux a fortement augmenté pendant la crise sanitaire. En effet, 15,6% des personnes interrogées s’informent quotidiennement sur les réseaux sociaux. Si le besoin constant d’informations sur ce qu’il se passe en France et à l’international est devenu crucial, il semblerait que cette hausse montre aussi un besoin de se rapprocher digitalement des siens.

    85,7% des français trouvent que les informations sont plus faciles d’accès sur les réseaux sociaux
    Pour aller plus loin, Coverd a demandé à sa communauté les raisons pour lesquelles ils préféraient s’informer sur les réseaux sociaux. Si 85,7% pensent que les informations sont plus faciles d’accès sur les réseaux sociaux, 57,1% trouvent que le contenu est plus digeste et surtout plus court. Par manque de temps avec l’augmentation du télétravail et la réduction des trajets en transports en commun ; les français ont moins de temps pour s’informer. Les réseaux sociaux s’imposent comme un résumé des informations capitales à connaître.

    88,6% des français utilisent Facebook pour s’informer
    Bien devant Twitter (34,1%), Snapchat (9,1%) ou Instagram (63,6%), Facebook s’impose comme le moyen d’exploiter l’information au quotidien chez les Français. Grâce à des pages dédiées aux médias traditionnels et aux reposts de leur communauté, Facebook est le moyen de communication préféré du panel interrogé.

    90,4% des français ne font pas confiance aux influenceurs
    Avec le scandale du dropshipping, les influenceurs ne sont plus les alliés de confiance des français. Aujourd’hui, les français voient les influenceurs comme un moyen que les entreprises utilisent pour communiquer.

    77,3% des français souhaiteraient limiter l’accès des réseaux sociaux aux moins de 18 ans
    Dysmorphie, maladies mentales ; les réseaux sociaux ont engendré plusieurs pathologies chez les adolescents. En effet, si les réseaux sociaux peuvent être bénéfiques pour l’acceptation de soi comme le montre des personnalités comme Bilal Hassani ou encore Coming Out réalisé par Julia Layani et Elise Goldfarb ; ils peuvent aussi s’avérer dangereux pour l’épanouissement des adolescents. Pour aller plus loin, 47,7% des français pensent que les réseaux sociaux sont bénéfiques pour les jeunes mais doivent être mieux contrôlés.

  • Back to basic : ne pas négliger l’information produit pour vendre

    L’impact de l’information produit sur l’acte d’achat

    Selon une étude mondiale publiée par Akeneo, leader mondial des solutions de gestion de l’expérience produit (PXM), les consommateurs du monde entier exigent de plus en plus une information produit riche, précise et cohérente. Ils privilégient d’ailleurs les marques qui offrent des expériences produits fortes et pénalisent les autres. Ceci est valable tant pour les sites de e-commerce que les magasins physiques car les consommateurs sont dorénavant demandeurs d’un monde omnicanal et pas seulement digital.

    Cette étude, menée pour Akeneo en février 2021 par OpinionWay, a permis à 3500 consommateurs de sept pays sur quatre continents différents de partager leurs points de vue sur l’expérience produit. Les principales conclusions de l’étude sont :

    1- A travers le monde, les consommateurs cherchent des avis sur Internet mais font plus confiance aux conseils des vendeurs professionnels avant d’acheter

    Les moteurs de recherche restent les principales sources d’information (39% des répondants) , devant les places de marché en ligne (28% des répondants) et les vendeurs en magasin : (27% des répondants)

    A noter la particularité des Français qui préfèrent les conseils des vendeurs en magasin à 48% devant les requêtes en ligne (40%) et ne citent pas du tout les places de marché. C’est l’inverse chez les Chinois et Allemands qui ne citent pas du tout les vendeurs en magasin.

    2 – La qualité de l’information produit est globalement jugée satisfaisante mais peu de consommateurs en sont réellement satisfaits.

    – 25% des répondants sont très satisfaits de la qualité de l’information produit

    – 68% sont globalement satisfaits

    – 6% la trouvent mauvaise

    – 1% la trouvent très mauvaise

    En France les deux types d’informations les plus recherchés, après le prix bien sûr, sont la description du produit (28%) et ses caractéristiques techniques (23%) . Une grande majorité des répondants français pensent que les informations produits qu’ils trouvent sont bonnes (89 %, dont 77 % plutôt bonnes).

    3 – Le “ROBO”, («recherche en ligne / achat hors ligne »), est une tendance croissante qui renforce le besoin d’une expérience omnicanale

    81% des répondants ont déjà recherché une information produit en ligne avant de finalement aller l’acheter dans un magasin. En France ce chiffre atteint même les 86%. 64% des répondants français ont même fait l’inverse: ils ont trouvé des informations sur un produit dans un magasin, mais l’ont finalement acheté en ligne.

     4 -L’impact d’une mauvaise information produit

    72 % des répondants pourraient acheter un produit alternatif à celui qu’ils avaient prévu en raison d’un manque d’informations sur le produit (74% parmi les répondants français). Et 74% pourraient même arrêter d’acheter une marque parce qu’elles ont perdu confiance suite à une mauvaise information produit (76% parmi les répondants français).

    81% des répondants au niveau global ont même déjà abandonné un achat à cause d’un manque d’information sur le produit.

    5 – Les consommateurs sont prêts à payer plus cher pour une bonne information produit

    Près d’un répondant sur deux (49%) se dit prêt à payer un produit plus cher pour avoir une information produit complète et de bonne qualité. (39% parmi les répondants français soit 12 points de plus qu’en 2020).
    82% des répondants affirment être prêts à payer jusqu’à 30% de plus pour cela (55% jusqu’à 10% de plus).
    6- Les valeurs de marque font dorénavant partie des informations produits fondamentales

    La présence des valeurs de marque dans les informations produit inciterait près d’un consommateur sur deux à payer plus pour un produit

    -62% des consommateurs recherchent des certificats et labels de qualité

    -50% des consommateurs recherchent l’historique de la marque et du produit

    -49% veulent s’assurer du respect de l’environnement, et du caractère durable des produits

    -52% des répondants sont prêts à payer plus cher pour un produit dont les valeurs de marque font partie de l’information produit. 82% des répondants affirment être prêts à payer jusqu’à 30% de plus pour cela

    7 – L’importance croissantes des nouvelles technologies dans les décisions d’achat

    -65% des répondants sont intéressés par l’utilisation des applications mobiles pour acheter

    -60% sont intéressés par les outils de réalité virtuelle

    -55% sont intéressés par les assistants vocaux

    -51% sont intéressés par les chatbots (ou assistants virtuels)

  • Guide des bonnes pratiques pour une Gouvernance de l’information conforme au texte européen

    Un an après l’entrée en vigueur du RGPD, Iron Mountain publie son Guide des bonnes pratiques regroupant toutes les recettes pour une Gouvernance de l’information conforme au texte européen

    Le constat est unanime et irrévocable : nous vivons dans un monde qui change. La montée de l’innovation, l’importance de la confidentialité et la croissance du volume de données, sont autant d’éléments qui accompagnent la gouvernance de l’information dans une entreprise. A l’occasion du premier anniversaire du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), Iron Mountain France, filiale du groupe mondial dédié à la conservation, à la protection et à la gestion de l’information, livre sa recette inratable pour assurer une gouvernance de l’information conforme aux nouveaux enjeux des entreprises dans le plus grand respect de la législation.

    Les ustensiles indispensables aux durées légales de conservation

    A travers ce guide de bonnes pratiques, Iron Mountain présente une compilation des ingrédients incontournables pour réaliser sa mise en conformité dans les règles de l’art du RGPD. Comment réaliser sa mise en place ? Quels outils choisir ? Quels sont les défis que le RGPD représente ? En abordant la question de la protection des données, des droits des personnes mais aussi de la confidentialité et du consentement, ce guide balaye les grands enjeux du texte européen.

    Grâce à des fiches thématiques, retrouvez les objectifs et les points clés du RGPD ainsi que ses conséquences pour l’entreprise. Simples, rapides et faciles à appliquer, Iron Mountain dévoile les recettes qui aideront les entreprises à entrer en conformité avec les textes du règlement.

    Afin de satisfaire les exigences du RGPD et mettre en place une gouvernance qui codifie la protection des données, Iron Mountain propose dans ce guide :

    • des leçons, pas à pas, pour établir une méthodologie qui permettra le bon traitement des données
    • et des fiches pratiques pour éviter les sanctions encourues en cas de non-conformité avec le RGPD.

    Le RGPD, une opportunité pour l’entreprise

    Les fiches mémo de ce cahier de recettes donnent les clefs pour protéger ses données comme un chef et pour bien en respecter les durées de conservation. Avis aux individus comme au PDG : tout le monde est concerné par le RGPD !

    « Des organisations du monde entier nous font confiance pour stocker et protéger leurs informations. Nos clients peuvent compter sur nous pour protéger ce qu’ils ont de plus précieux. Ce guide de bonnes pratiques regroupe les ingrédients incontournables pour être en conformité avec les règles définies par le RGPD » explique Marlène Cailleau, Information Gouvernance Manager et DPO référent, chez Iron Mountain

    L’objectif est bien de démontrer que le RGPD est une opportunité pour l’entreprise. Celle de mettre en place une bonne gouvernance de l’information. Ce règlement ne doit pas être vu comme une sanction juridique mais bien comme l’opportunité de pouvoir développer le capital informationnel de son entreprise. Processus, organisation, technologie et ressources, le RGPD est l’occasion d’harmoniser les pratiques de son entreprise, pour être en conformité. Et ce guide en rassemble les recettes indispensables, étape par étape.

    Retrouvez toutes les recettes pour une gouvernance de l’information conforme au RGPD, en téléchargeant le guide ici.

     

     

  • Quand seulement 0,5% des données crées sont analysées pour de la prise de décision opérationnelle…

    Comment optimiser l’utilisation des données à travers une gestion intelligente de l’information ?

     Selon MFiles éditeur de solution intelligente de gestion de l’information

    En 2019, la quantité de toutes les données sur Terre est de 2,7 Zettabytes, ce qui équivaut à 200 milliards de films HD. Bien sûr, cet amas de données croit à une vitesse fulgurante et double tous les deux ans. A titre d’exemple, plus de 293 milliards de mails[1] sont envoyés chaque jour dans le monde. Cette multitude d’informations est impossible à suivre à l’échelle humaine.

    Pour s’attaquer à cet épineux problème, les entreprises adoptent des systèmes de gestion de l’information, pensant, à tort, que tous leurs problèmes seront alors réglés. Ces systèmes peuvent en effet créer plus de problèmes qu’ils n’en résolvent surtout quand les étagères technologiques sont réparties vers plusieurs référentiels de contenu. Et c’est souvent le cas pour les entreprises qui utilisent en moyenne trois systèmes de gestion de contenu distincts.

    Le problème provient également du fait que la moitié des informations stockées au sein de données que l’on nomme les dark data (des données cachées, non analysées et possiblement détentrices d’informations importantes). On estime d’ailleurs que seulement 0,5% des données crées sont analysées pour de la prise de décision opérationnelle. Ce grand nombre de données, en particulier celles qui ne sont pas structurées en rend son utilisation compliquée. D’ailleurs, entre 80 et 90% des données des entreprises ne sont pas structurées. Ces informations se répartissent à travers des emails, des documents ou autres notes et naviguent sans qu’on ne sache ce qu’elles abritent.

    Mais depuis l’arrivée du RGPD et d’autres règlements, il existe une forte pression auprès des entreprises pour qu’elles gèrent de manière transparente les informations qu’elles génèrent et reçoivent. Les conséquences de la non-conformité peuvent être dramatiques. Dès lors, comment gérer des données quand elles sont trop nombreuses, non structurées et stockées dans plusieurs systèmes en silo ?

    L’intelligence artificielle peut devenir un très bon allié

    Tout comme le parfum ou l’alcool qui ont besoin d’être raffinés avant d’être commercialisés, les données doivent subir le même traitement pour devenir utiles. Bien que l’IA fasse office de crainte pour beaucoup, elle s’inscrit, tout comme le machine learning, comme un atout au profit de la gestion de l’information, particulièrement pour le raffinage des données. Surtout, l’IA peut effectuer ce qu’un humain est incapable de faire, comme de trouver des liens de corrélation ou des schémas connus entre les millions de données qui transitent. Il est dès lors plus facile d’identifier des documents qui contiennent par exemple des informations personnelles et des flux en place pour mieux les gérer par la suite.

    Cependant, la recherche de modèles n’est pas la seule manière dont l’IA peut aider à automatiser la gestion de contenus.

     L’utilisation des métadonnées pour contextualiser les contenus

    Les métadonnées peuvent être utilisées pour classer les informations afin de les rendre facilement accessibles. Elles permettent d’ordonner la masse de contenus existantes et à venir. Ainsi, les salariés travaillant dans différentes divisions pourront accéder aux mêmes informations sans avoir à sans cesse créer des duplicatas et engorger la masse de données détenus et à traiter.

    Avec la suggestion automatique des métadonnées, notamment grâce à la classification des documents par sujets par exemple, les employés n’auront pas à reclasser ces informations, leur libérant ainsi du temps pour d’autres tâches à plus grande valeur ajoutée.

    L’IA ne connait pas de barrière dans sa productivité à ordonner les informations lorsque les bonnes métadonnées sont utilisées, puisqu’elle va puiser sur cette organisation pour avancer dans son travail d’analyse et permettre de s’appuyer sur cette structure pour obtenir des bénéfices dans le futur.

    Il existe donc cinq manières concrètes pour que l’application de l’IA aide dans la gestion de l’information :

    1. En transformant les informations des dark data en données gérées grâce à l’IA.
    2. En utilisant véritablement le contenu produit. Pour cela, une seule version d’un contenu doit être réalisée et être accessible par tous et sur tous les appareils.
    3. En créant des workflows de gestion documentaire autour des informations critiques de l’entreprise.
    4. En enrichissant les métadonnées avec des suggestions automatiques des métadonnées.
    5. En évitant dès que possible les erreurs humaines dans la classification des contenus.

     

     

  • Quand bien s’informer devient aussi vital que bien manger

    Contribuons aux #NewsForGood !

    Par Mickaël Réault, dirigeant-fondateur de Sindup

    Indispensable au bon fonctionnement de nos sociétés et à leur compréhension, l’information est également un produit de consommation. Inscrite dans un marché de l’offre et de la demande, elle s’éloigne parfois de son but premier pour détourner l’attention de consommateurs de plus en plus demandeurs de contenus sensationnels. Réussir à bien s’informer est devenu aussi compliqué que bien manger. Pour parvenir à maitriser la complexité du monde dans lequel on vit, les sciences de l’information vont devoir être vulgarisées et généralisées pour faire converger consommateur et producteurs vers une information plus saine.

    « Pour votre santé mentale, prenez du recul : informez-vous avec modération. » Verra-t-on un jour ce type de mention légale figurer sur nos différents canaux ?

    Chaines d’informations en continue, blogs, emails, réseaux sociaux et messageries (Twitter, Linkedin, Facebook, Twitch, Snapchat, WhatsApp, etc.) auront-ils ainsi le devoir de sensibiliser leur public du danger potentiel qu’ils peuvent représenter ? Il est en effet aujourd’hui indiscutable que, propulsée à haute dose, multiforme et associée à toute une série d’alertes et autres notifications, l’information joue avec notre cerveau et pas toujours de la meilleure des façons. Junk information, déferlante, etc. la question du volume est moins nouvelle que celle de son impact amplifié depuis l’arrivée des smartphones. Selon le Docteur Kardaras, expert américain en addictologie, avec leurs applications à base d’alertes et de récompenses aléatoires les smartphones sont devenus une véritable pompe à dopamine. Ce neuromédiateur du plaisir procure, lorsqu’il est libéré par nos neurones, une sensation de bien-être et d’accoutumance à l’image du sucre consommé, pour le plaisir, en grande quantité dans notre alimentation malgré ses effets catastrophiques sur la santé. La conséquence biologique directe est la mise en sommeil du cortex préfrontal réfléchi et raisonné pour stimuler, là encore, la dopamine. Si on ajoute à cela le manque de temps, on se retrouve avec une grande partie du volume d’informations immédiates consommées comme dans un fast-food. Derrière c’est la création d’une véritable dépendance. On parle désormais de « News Addict ».

    Résister au tsunami informationnelPourtant, face aux transformations, nombreuses et majeures qui opèrent et vont s’amplifier ces prochaines années, l’information joue plus que jamais un rôle prédominant. Dans un contexte où chaque individu subit une sorte d’écartèlement informationnel horizontal par le nombre de sujets à suivre et vertical, par le volume, chacun doit pourtant parvenir à assimiler les changements d’un monde complexe pour se projeter :

    Quelle sera ma place dans la société de demain ?
    Quelles sont les compétences à acquérir ?
    Comment repenser mon business model ?

    Désorientés, déstabilisés par le fait que tout soit remis en cause (définition et sens du travail, de la famille, des croyances, impacts technologiques et climatiques) beaucoup se sentent emportés par un tsunami qui requerrait un temps considérable pour tout lire et tout assimiler. En 2011, dans son ouvrage intitulé « A-t-on encore besoin des journalistes ? Manifeste pour un « journalisme augmenté », Eric Scherer, Directeur de la Prospective France Télévision écrivait déjà que « Le pouvoir des journalistes sera moins dans la production d’information que dans une mission indispensable de filtre du tsunami informationnel mondial ». Quand on sait que l’humanité produit aujourd’hui autant d’information en deux jours qu’elle ne l’a fait en deux millions d’années, les risques de manipulation et, in fine, de mise en danger de nos démocraties sont démultipliés. Il apparait urgent de se mettre en ordre de marche pour parvenir à naviguer dans les eaux complexes de la décennie à venir. Pour autant nous disposons de moins en moins de temps pour nous informer et ce temps disponible est trop souvent inondé par des informations à faible valeur ajoutée.

    Solliciter l’IA comme Auxiliaire d’Information ?

    Pour l’humain, de façon générale, vient s’ajouter une forme de compétition avec l’intelligence artificielle et cette crainte d’être dépassé. Paradoxalement, pour être en mesure de maitriser la complexité du monde dans lequel on vit et la difficulté d’être bien informé, l’IA peut devenir un véritable allié. Conscients du risque de laisser progressivement une machine penser à notre place, certains, comme Joël de Rosnay, auteur de « La symphonie du vivant », préfèrent parler d’IA en termes d’Intelligence Auxiliaire.
    Citigroup, par exemple, explore actuellement l’utilisation de Watson d’IBM pour gérer la masse de publications financières, comme les 9 000 pages de données produites quotidiennement par l’agence Reuters. Dans cet esprit, l’IA pourrait même être envisagée pour dépister les Fake News. Il faudra malgré tout apprendre à déjouer nos propres biais cognitifs en connaissant leurs mécaniques mentales pour sortir de nos bulles de valeurs et de croyances. Il s’agit là d’une première étape pour contrecarrer les techniques d’influence et de manipulation qui cherchent à tromper notre cerveau. Pour Etienne Klein, physicien et philosophe des sciences, « nous préférons le bien-être à la vérité : plutôt que d’aimer la vérité parce qu’elle est la vérité, nous déclarons vraies les idées que nous aimons. Qu’elles soient vraies ou fausses, peu nous importe : nous voulons simplement qu’elles nous fassent du bien à l’âme. »

    Adopter une hygiène mentale face à l’information

    Il est urgent de nous interroger sur le temps dont nous disposons pour nous informer et ce que nous en faisons. Se laisse-t-on porter par ce flot de communication subit ou savons-nous en tirer parti ? Etienne Klein compare cette déferlante, lorsqu’elle est subie, à une crise épileptique durant laquelle chaque neurone échange avec tous les autres des informations à faible valeur ajoutée, alors qu’en temps normal, un neurone ne communique de l’information pertinente qu’à 10 000 autres neurones maximum. Il faut s’inviter collectivement et individuellement à poser des bases solides pour maitriser la manière dont nous souhaitons nous informer. Avec quoi nous voulons nourrir notre cerveau et quelles démarches mettre en place pour atteindre nos différents objectifs : évolution ou réorientation professionnelle, définition de la stratégie d’une entreprise, choix politiques, appropriation des nouvelles technologies, anticipation des transformations générant risques et opportunités, etc. Pour cela, il existe des techniques issues des sciences de l’information et des outils pour se mettre en ordre de marche. Mais la prise de conscience et la volonté restent les clés principales. Pour bien utiliser les outils, il faut d’abord s’intéresser aux fondamentaux, développer les bons réflexes, définir ses objectifs et démocratiser les sciences de l’information pour rendre l’humain plus résiliant. Il est urgent de former et d’enseigner les bons réflexes dans les écoles, lycées, entreprises, etc. Comment devenir citoyen d’une société qu’on ne comprendrait pas ? En ce sens, au niveau de l’éducation, les sciences de l’information doivent s’inviter dans les écoles dès le plus jeune âge. A ce titre l’association d’origine québécquoise, « Les petits débrouillards » est un bon exemple du genre. Egalement implantée et très active en France, cette association sensibilise aux sciences dans les établissements sur les temps extra scolaires grâce à un réseau de 2 000 bénévoles, 700 000 enfants et jeunes bénéficient chaque année de ces activités. Les sciences de l’information y sont notamment abordées de manière ludique pour apprendre à déjouer les biais cognitifs, les fake news et autres techniques de manipulation.

    Contribuons aux #NewsForGood !

    Alors, dans un contexte où la tendance est au bien manger et à la valorisation d’une hygiène de vie plus saine, nous pourrions tout naturellement imaginer que le renforcement et l’entretien de notre esprit critique et prospectif aille également de soi. Tout comme les nouvelles technologies ont récemment eu leur sommet « Tech For Good » pour miser sur leurs bienfaits, initions une démarche « News For Good » pour encourager l’information positive à valeur ajoutée et qualifiée. Comme nous l’avons constaté avec l’hygiène alimentaire, quand les consommateurs prennent conscience et modifient leurs comportements, alors les industriels s’adaptent pour répondre à la demande. Il en va de même pour les médias, apprenons d’abord à aimer bien s’informer et la qualité des informations produites n’en sera que meilleure. En favorisant, par exemple, la prise de recul et les bonnes nouvelles, nous pourrions enfin sortir de la boucle infernale des informations négatives à faible valeur ajoutée pour retrouver l’optimisme, stimuler l’envie d’agir et saisir les nombreuses opportunités qui s’offrent à chacun d’entre nous ! Trois ans après le succès de son documentaire « Demain », Cyril Dion vient d’ailleurs de diffuser la suite « Après demain » montrant l’impact significatif que peuvent avoir les News For Good. Individuellement et collectivement, remettons en question notre façon de s’informer et soyons exigeants ! Comme le disait sagement Gandhi : « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde. »

  • Après le mobile-first, place à l’AI-first !

    L’intelligence artificielle optimisera bientôt l’information produit

    Par François-Emmanuel Lamellière – CEO Quable

    Les marques et les distributeurs consacrent beaucoup de temps et d’énergie à gérer le catalogue présentant les produits qu’ils ont à vendre. Répertorier, décrire, enrichir, traduire… Autant d’activités longues et fastidieuses… mais qui pourraient être largement automatisées dans un futur proche grâce à l’intelligence artificielle.

    Après le mobile-first, place à l’AI-first ! Les algorithmes d’intelligence artificielle sont partout !

    Il faut raison garder. L’intelligence artificielle actuelle, se résume à des algorithmes toujours plus avancés visant à reproduire un comportement observé. Mais ils changent déjà la donne et, même si nous sommes encore à des versions très primitives, l’intelligence artificielle optimise déjà les déplacements avec Uber. C’est aussi l’intelligence artificielle qui permet de commander un billet de train en conversant avec un chatbot… et depuis quelques semaines, Google home, permet de réaliser une liste de course chez Monoprix !

    Bref, cette technologie fait déjà partie du quotidien avec des applis ou des usages grand public désormais incontournables : la traduction automatique, en temps réel ou très légèrement différée, la reconnaissance de formes, …

    Cette révolution des usages et des pratiques via des algorithmes toujours plus sophistiqués arrive aussi dans le monde professionnel, notamment au travers des outils de l’écosystème SaaS. Ce que souligne l’étude* publiée en septembre dernier par Tata Consultancy Services : 80% des dirigeants investissent actuellement dans l’IA et presque 100% projettent d’investir d’ici 2020.

    Dans les métiers du marketing et du e-commerce impliquant le traitement de multiples informations associées aux produits (descriptif, classification, SKU, images et documents associés), des solutions intelligentes avec de vrais impacts métiers permettent d’améliorer la qualité des informations et d’accélérer leur diffusion. Par exemple, les solutions de retraitement automatique des images ne cessent de s’améliorer et apportent désormais un vrai service aux directions marketing.

    On peut aussi évoquer les tableaux de bord intelligents améliorant les workflows, avec assistance à la traduction pour se développer à l’international avec une simplicité jamais égalée…

    Et les défis restent nombreux. Par exemple, comment les marques vont-elles se référencer à l’avenir sur les assistants vocaux ? C’est une vraie question. Clairement, la solution passera par une information produit de qualité et évolutive, pour un référencement optimal.

    PIM+AI : le duo gagnant

    Dans l’optique de déployer des stratégies de contenu marketing viables et cohérentes, les marques et les distributeurs doivent être en capacité de centraliser et d’harmoniser toutes les données techniques et marketing de leur référentiel produits au sein d’une base de données unique.

    Demain, couplé au PIM, l’AI et ses corollaires que sont le language processing et le machine learning… permettront, de manière « automatique », de corriger les descriptifs produits, de les améliorer, en complétant certaines données manquantes, en proposant des visuels adaptés pour tels devices, des traductions, …

    Non seulement, ce duo intelligent fiabilisera la donnée, mais il permettra aussi d’optimiser la rédaction des fiches produits en fonction de chaque canal de vente (texte plus court sur le mobile que le web par exemple). Il pourra même, à terme, proposer automatiquement des améliorations pour ouvrir rapidement de nouveaux canaux de communication avec une extrême réactivité (places de marché, social shopping, assistants vocaux…).

    Dans un futur proche, les technologies avancées d’intelligence artificielle renforceront aussi la collaboration entre les équipes marketing et commerciales. Certains projets de mise en place de chatbot comme tiers facilitateur au sein du PIM voient déjà le jour pour aider les équipes à collaborer et réduire le time-to-market.

    On observe ainsi une vraie continuité entre les avancées permises par l’AI et les solutions qui facilitent le quotidien des professionnels (comme Google Translate). Au fond, l’AI et son écosystème sont en passe de devenir incontournables pour fiabiliser la qualité de l’information produit et sa diffusion et constitueront très prochainement un auxiliaire naturel des directions marketing dans leur environnement multicanal.

    *Etude Tata Consultancy Services « Devenir plus Intelligent : comment 13 secteurs d’activité utilisent l’intelligence artificielle », septembre 2017.

     

     

  • Quelle stratégie pour faire parler les données et en tirer un avantage compétitif ?

    Big data et analyse prédictive :
    comment convertir les données en valeur ?

    PAR LUC RIO, DIRECTEUR ANALYTICS CHEZ AVANADE FRANCE

    La baisse du coût du stockage, l’augmentation massive de la production des données et la cloudification des systèmes d’information ont conduit les entreprises repenser la valorisation de leurs data. Quelle stratégie pour faire parler les données et en tirer un avantage compétitif ?

    En 2010, Eric Schmidt, CEO de Google, déclarait qu’en deux jours l’humanité générait un volume d’informations équivalent à celui créé entre la naissance de la civilisation et le nouveau millénaire. En 2017, nous recevons quotidiennement 5 fois plus d’informations qu’en 1986. Enfin, selon Wikibon, en 2020 la génération de données sera 44 fois plus grande qu’elle n’a été en 2009.

    Avec la prédominance des réseaux sociaux et l’accès haut débit mobile, la plus grande partie de données émises et partagées dans le monde est générée par les utilisateurs eux-mêmes : blogs, réseaux sociaux, sites de partages d’images, de musique et de vidéos. Ainsi, aujourd’hui, une seconde sur internet c’est :

    ·      8 000 Tweets envoyés
    ·      800 photos téléchargées sur Instagram
    ·      3 000 appels Skype
    ·      50 000 Go de trafic internet
    ·      65 000 recherches sur Google
    ·      72 000 vidéos visionnées sur Youtube
    ·      2 700 000 emails envoyés
    (Source : Internet Live Stats, octobre 2017)

    En parallèle, les smartphones sont devenus des hubs de contrôle personnels pour tous les objets connectés (trackers d’activité, maison connectée, voiture connectée, etc.) : on estime qu’en moyenne un individu possède 2,5 appareils. Cette masse gigantesque de données, structurées et non structurées, augmente de manière exponentielle et se comprend sous le terme générique de big data.

    La croissance des données est tirée par plusieurs facteurs :

    ·      Les coûts du traitement des données sont presque 60 fois inférieurs aujourd’hui qu’il y a 10 ans.
    ·      Le coût de la bande passante est 40 fois moins important qu’il y a 10 ans.
    ·      Le prix moyen des capteurs est passé de 1,30$ il y a 10 ans à 0,60$ aujourd’hui, ce qui favorise notamment le déploiement de l’Internet des objets à grand échelle.

    La diminution drastique du coût du hardware, en particulier le stockage, a été probablement décisive dans la croissance des données ces dernières années. Si le stockage valait encore 100 dollars pour un gigabyte, la problématique du big data ne se posait pas.

    Confrontées à l’effervescence autour du big data, les DSI ont dû envisager différemment leur politique de stockage de données provenant d’une multitude de sources. Aujourd’hui les données des entreprises proviennent de capteurs installés dans les usines et sur les outils de production, des objets connectés, du trafic web et mobile, des médias sociaux. Mais prises isolément, toutes ces données n’ont qu’une valeur « au poids », c’est-à-dire marginale. La valeur ne se crée qu’avec la contextualisation, quand on arrive à les regrouper, les mettre en relation et les décrypter pour donner du sens.

    Certes, les entreprises manipulaient et exploitaient déjà leurs données avec les techniques de « Business Intelligence », mais les nouveaux types de données informelles et non structurées ont vite fait ressortir les insuffisances de ces outils classiques en termes de puissance, de rapidité, de flexibilité et de précision pour tirer des enseignements du big data. Cette rupture explique l’arrivée des outils analytiques avancés qui analysent des volumes de données jusqu’ici inimaginables pour apporter des réponses précises aux questions posées.

    Selon une étude réalisée en 2014 par EY auprès de 152 entreprises françaises avec des effectifs de 500 à 2 000 personnes :

    ·      45% des entreprises collectaient des données non structurées,
    ·      30% ont recruté des profils spécifiques dédiés au traitement et à la gestion de la data,
    ·      18% avaient des plans d’action big data en cours de déploiement,
    ·      10% des entreprises disposaient d’outils d’analyse prédictive,
    ·      Pour 70% des entreprises interrogées, l’ensemble des ressources dédiées au traitement des données client représentait moins de 10 personnes.

    Certes, la situation a évolué depuis, mais pour beaucoup le concept du big data reste encore difficile à appréhender. Pourquoi ? Parce qu’il s’applique à toute la chaîne de valeur de l’exploitation des données : de la collecte à la sécurité, en passant par l’analyse et la stratégie globale de l’entreprise. Le big data est avant tout une prise de conscience du potentiel non exploré des masses de données disponibles. Leur exploitation plus cohérente et transversale par la data science et des outils analytiques avancés et prédictifs représente pour les entreprises un levier inédit de productivité et de croissance.

    Analyse prédictive : contextualiser la donnée pour créer de la valeur

    L’exploitation des données massives répond à trois enjeux majeurs pour chaque entreprise : améliorer la performance opérationnelle/industrielle, la performance commerciale, la connaissance client.

    Historiquement on utilisait les statistiques pour réaliser des comptages simples et analyser des fréquences. Ensuite le data mining a commencé à mettre en relation des différents phénomènes tout en prenant en considération des volumes plus importants de données, mais principalement accessibles et structurées. Aujourd’hui, en s’appuyant sur des algorithmes, sur le machine learning et la data science, l’analyse prédictive permet d’exploiter tout type de données pour mettre en place de nouveaux modèles d’interprétation et de prédiction, en tirer des prévisions sur des évolutions futures et émettre des recommandations sur les actions à mener. Citons les exemples les plus répandus :

    ·      Maintenance prédictive : analyser les signaux de la chaîne de production pour anticiper des défaillances et changer les pièces avant que la panne ne se produise.

    ·      Détection des fraudes : détecter des fraudes ou des pannes pour agir avant qu’elles ne se produisent.

    ·      Analyse des comportements des clients : comprendre leurs motivations, identifier les meilleures façons de les prospecter et de les fidéliser pour proposer à chacun des services personnalisés au bon moment par le canal le plus pertinent.

    L’analyse prédictive est un outil décisionnel inédit et efficace, capable d’aider à redéfinir toutes les activités de l’entreprise, redistribuer les ressources, entamer une transformation organisationnelle, etc. Pour utiliser pleinement le potentiel accumulé des leurs données et acquérir un avantage compétitif, les entreprises doivent rapidement intégrer de nouvelles méthodes d’analyse dans leur stratégie globale.

  • Gestion de l’information, les 3 principales erreurs commises par les PME

    Négligence dans la gestion de l’information,
    les 3 principales erreurs commises par les PME et comment les éviter

    Par Arnaud Revert, président directeur général d’Iron Mountain France

    Obligations réglementaires, transformation numérique, volumes d’information croissants rendent difficile la mise en place de processus de gestion de l’information. Mais voici comment éviter les plus grosses erreurs

    Les PME sont le moteur de l’économie mondiale. En France par exemple, presque 50% des salariés travaillent dans une PME qui représentent 36% du chiffre d’affaires total des entreprises françaises[1]. Malgré ce rôle important, il n’est pas rare que les PME négligent des étapes essentielles de gestion et de protection de l’information, qui est pourtant l’un de leurs atouts les plus précieux.

    Les conditions idéales de traitement et de gestion des données sont rendues plus difficiles à atteindre du fait de l’actuelle complexité du paysage de l’information. Les obligations réglementaires de conformité, dont le prochain règlement général sur la protection des données de l’UE[2], sont confrontées à d’autres facteurs et notamment à la transformation numérique que doivent conduire des salariés pressés par le temps et submergés par de gros volumes d’information. On le comprend, il est difficile dans cet environnement de mettre en place des processus efficaces et conformes de gestion de l’information.

    Alors, que peuvent faire les PME pour se faciliter la vie ? Comment peuvent-elles s’y prendre pour ne pas risquer d’enfreindre les réglementations ?

     Erreur numéro 1 de gestion de l’information : le manque de vigilance des jeunes structures

    Les plus jeunes sociétés ont naturellement de mauvaises habitudes vis-à-vis des informations qu’elles détiennent, elles ont peu confiance dans leurs propres procédures de protection des données et sont peu enclines à vouloir automatiser les processus. C’est souvent parce qu’elles ont encore l’état d’esprit d’une start-up, à l’affût de la prochaine vente et entièrement plongées dans la course au développement de leur produit.

    Dans les plus jeunes entreprises, les collaborateurs se montrent plus négligents vis-à-vis des informations confidentielles et sensibles. Près de la moitié des salariés des entreprises de moins de cinq ans admettent avoir laissé des documents sensibles à la vue de tous dans un bureau, les avoir traités négligemment ou même les avoir oubliés ou égarés dans un lieu public. C’est deux fois plus que dans les sociétés plus établies, où moins d’un salarié sur quatre reconnaît de telles négligences de gestion de l’information.

    En général, c’est avec la maturité que viennent le souci et la maîtrise des obligations légales régissant les informations internes. Les plus jeunes entreprises sont beaucoup moins au fait des délais légaux de conservation des documents, déclarations fiscales, contrats et données de clients. Plus de la moitié des professionnels travaillant dans des entreprises de cinq ans maximum reconnaissent qu’ils ont pu conserver des dossiers sensibles relatifs aux ressources humaines au-delà des dates limites de rétention, contre à peine 20% dans les sociétés de plus de 25 ans.

    Or la loi ne prévoit pas d’immunité pour les jeunes entités qui enfreindraient les réglementations. Elles ont beau avoir du mérite dans leur prospection commerciale et leurs efforts de développement ou d’ouverture à de nouveaux marchés, ces jeunes entreprises doivent bien réfléchir aux conditions de mise en place des processus et des politiques de gestion de l’information. Si les choses sont bien faites dès le début, de bonnes habitudes seront prises et cette culture instaurée en interne continuera de protéger l’entreprise au gré de sa croissance.

    Erreur numéro 2 de gestion de l’information : la direction ne montre pas le bon exemple 

    Même si les salariés sont en majorité bien informés des délais légaux de rétention des documents dans leur entreprise conformément aux lois de protection des données, plus d’un quart admet avoir enfreint les règles en ayant conservé des documents sur leur PC ou dans leurs dossiers.

    Les dirigeants et chefs d’entreprise sont particulièrement ignorants ou, peut-être, désinvoltes quant aux délais légaux de rétention des documents, déclarations fiscales, contrats et données de clients. La moitié des chefs d’entreprise admet avoir conservé sur leur ordinateur des documents bien au-delà des dates légales obligeant à les détruire. Et ceci alors même que les entreprises ne devraient pas conserver des données personnelles plus longtemps que nécessaire selon leur vocation d’origine. Elles s’exposent sinon à de lourdes conséquences, tant en termes de sanctions financières et de préjudice de réputation que d’érosion de la confiance des clients et de menace pour leur propre survie à long terme.

    Il est temps que les dirigeants des PME donnent l’exemple à cet égard. Ce n’est qu’après que les membres de la direction auront intégré les politiques de gestion de l’information, instauré un changement de culture et favorisé l’adoption de meilleures habitudes que ces bonnes pratiques se répercuteront dans toute l’entreprise jusqu’à créer une culture de responsabilité vis-à-vis de la protection des données.

    Erreur numéro 3 de gestion de l’information : négliger de garder les informations sensibles sous contrôle 

    Malgré les formidables avancées réalisées en faveur de la numérisation de l’information, les processus papier continuent de prévaloir. On les retrouve dans bon nombre des cas de mauvaise gestion de l’information, où des documents papier sont égarés ou mal classés, sans égard pour les règles applicables de rétention et de destruction.

    Partout dans le monde, les PME doivent se départir de leurs mauvaises habitudes de gestion des informations sensibles si elles souhaitent se protéger des risques de fuite des données et de compromission des règles. Avoir un référentiel central où stocker des informations sensibles en toute sécurité est un bon début ; il est recommandé également de les confier à un tiers de confiance spécialiste du stockage sécurisé sur un site distant. Il est important également de réfléchir aux conditions du partage de l’information dans l’entreprise. Une fois qu’un contrat ou un CV a été partagé dans l’entreprise, il est indispensable de s’assurer qu’il existe des processus permettant de suivre l’information pour savoir où elle se trouve.

    Il ne fait aucun doute que les PME rencontrent des difficultés de gestion de l’information. Ce ne sera pas simple pour ces entreprises de se mettre en conformité mais elles ont déjà intérêt à éviter les erreurs fréquentes que nous venons d’évoquer malgré la complexité des réglementations.

    Mais c’est en instaurant dès aujourd’hui des processus que les entreprises prospérer, à l’abri d’éventuelles sanctions financières, de préjudice de leur réputation et de perte de la confiance leurs client