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  • Comment les professionnels se projettent dans l’avenir du commerce

    Comprendre les mutations du commerce dans un monde en crise

    Havas Commerce et CSA Research ont interrogé 1 002 Français (18 ans et +, représentatifs de la population française) en juin 2023 via un questionnaire en ligne de 15 minutes pour Paris Retail Week 2024

    Cette étude analyse le ressenti et les attentes des Français afin de comprendre leurs choix de canal de distribution, leurs attentes et leur évolution depuis Mars 2020.

    Après la pandémie, le contexte de guerre, c’est la crise de l’inflation qui frappe l’économie du commerce mondial et la seule certitude réside dans le fait que nous sommes désormais dans un monde incertain. De nouveaux comportements émergent de cette accumulation de contraintes ainsi que des contextes inédits. Sur tous les continents et dans tous les pays, les mêmes tendances se dessinent.

    Quelles sont les transformations des magasins physiques ?
    Quelle est l’importance de la data dans la prise de décision ?
    Comment les professionnels se projettent dans l’avenir du commerce ?
    Quelle est la réelle place de toutes ces technologies émergentes qui se répandent à grande vitesse ?

    2023, l’inflation a atteint un niveau jamais vu en France

    Les consommateurs ont dû adapter leurs comportements d’achats de produits alimentaires. Les Français optimisent leur budget en recherchant davantage les meilleurs prix et promotions et n’hésitent pas à changer leur quotidien en faisant preuve de sobriété dans leur quotidien. Les enseignes se doivent de valoriser leur image prix et promo, considérée comme très importante par les Français dans le choix du lieu d’achat.
    Les Français attendent toujours des mesures fortes de la part des enseignes et des politiques pour défendre leur pouvoir d’achat car ce sentiment de perte de pouvoir d’achat, notamment du fait de l’inflation de l’essence, du gaz et de l’électricité, les suivent au quotidien.

    Pour comprendre l’impact réel de tous ces évènements l’étude s’est basée sur trois grands piliers

    Des Français affectés par une forte baisse de pouvoir d’achat

    Environ 71% des citoyens français présentent un état d’esprit nettement défavorable, dont 38% qualifient cet état d’esprit de morose, et 34% manifestent de la méfiance en ce qui concerne leur pouvoir d’achat.
    De plus, un grand nombre perçoit le climat économique et politique comme étant très largement négatif, avec une proportion de 88%. Une sensation généralisée de diminution du pouvoir d’achat prévaut, principalement en raison de l’augmentation de l’inflation et du gel des salaires. Par rapport à l’année 2022, la situation s’est encore dégradée, avec 94% des personnes considérant que l’inflation a progressé en juin 2023, par rapport à 72% en mars 2022.

    La hausse des prix des produits alimentaires impacte fortement le pouvoir d’achat, touchant ainsi 66% de la population, tandis que la hausse des coûts de l’énergie a un effet secondaire sur 30% des individus.
    Dans l’ensemble, huit Français sur dix doivent gérer un budget familial restreint, et pour un quart d’entre eux, cette contrainte budgétaire est particulièrement intense. La perception de l’augmentation des prix est généralisée dans tous les secteurs, notamment dans l’alimentation, l’énergie, les loisirs et les voyages.

    Temps longs (investir) et plaisir (vacances) les 2 grands perdants de cette crise du pouvoir d’achat.

    La réduction du pouvoir d’achat entrave de manière significative les possibilités d’investissement, d’épargne et de loisirs pour la population française. Pour un Français sur dix, le défi consiste à simplement subvenir à ses besoins jusqu’à la fin du mois et à maintenir un niveau de vie décent.

    Comportements d’achats

    Les achats physiques toujours très majoritaires avec une forte recherche de prix L’achat en magasin physique demeure la pratique courante et n’est pas altéré par la croissance des commandes en ligne et le retour aux petites enseignes locales. Les achats physiques offrent la possibilité de toucher ou d’essayer les articles (67%) et de repartir immédiatement avec ses achats (51%). Une confiance solide reste un moteur important pour les achats en magasin (45%).

    Le critère premier de décision d’achat reste le prix, bien avant la qualité.

    Environ un tiers des Français prennent également en compte les promotions lors de leurs achats, tandis que l’engagement écologique joue un rôle important, mais pas décisif. En 2023, environ un tiers des Français ont effectué des achats en ligne.
    Tout comme pour les achats en magasin, le prix reste la principale motivation (60%). Les achats en ligne avec retrait en magasin (Click & Collect) ont également diminué en 2023. La sensibilité au prix (94%) continuera à être prédominante dans les semaines à venir, accompagnée de la recherche de promotions (88%) et de l’utilisation de programmes de fidélité (86%).

    Environ un tiers des Français prévoient également de restreindre leurs activités de loisirs et de vacances. Près de la moitié des Français envisagent de réduire leurs dépenses en articles de plaisir et en restaurants dans les mois à venir.
    Les catégories telles que les vêtements, les vacances et les loisirs feront également l’objet d’économies. L’alimentation et l’énergie sont les deux domaines où les Français craignent une augmentation des dépenses au cours des mois à venir. Les Français et les grandes enseignes Le prix, le prix, le prix…
    Environ deux tiers des Français optent pour les supermarchés lorsqu’ils effectuent leurs achats alimentaires, toutefois, leur choix d’enseigne varie en fonction de la recherche du meilleur prix.

    Lidl et Leclerc se positionnent en tête des enseignes préférées et fréquentées dans le secteur alimentaire, tandis qu’Amazon et Action occupent les premières places dans le domaine des enseignes non-alimentaires.
    Environ un tiers des Français placent leur confiance dans les discounters et les distributeurs traditionnels pour réaliser leurs achats au meilleur prix.
    La principale attente des Français envers les enseignes concerne leur engagement
    envers des prix compétitifs. Les enseignes bio, les artisans et les commerces indépendants sont considérés comme plus disposés à s’investir dans des initiativesenvironnementales par rapport aux supermarchés, aux hard discounters et aux hypermarchés.

    La lutte contre le gaspillage occupe la première place parmi les attentes des Français en matière d’écologie et d’environnement.

    Dans le domaine des achats, malgré l’essor du commerce en ligne, les achats en magasin reviennent en force. C’est le grand retour du magasin avec toutes ses qualités qui sont à nouveau plébiscitées :

    ● « pouvoir toucher les produits »

    ● « repartir immédiatement avec le produit dont j’ai besoin »

    ● « je suis plus en confiance »

    En ce qui concerne les grandes enseignes, les supermarchés restent le choix privilégié des achats alimentaires, motivé par la recherche du meilleur prix. Dans un contexte post-covid, la distribution traditionnelle a ingéré le ecommerce pour le fusionner à son modèle.
    On constate également que les pures players font modifier leur modèle en développant des magasins. Le modèle d’avenir se situe désormais au croisement du « mortar » et de la « marketplace ».

    Pour exemple, Amazon développe des magasins. Walmart développe sa marketplace.
    Si les consommateurs accordent une importance particulière sur les prix, la préoccupation qui vient juste après est le soutien aux agriculteurs, la promotion de la fabrication française. Les Français cherchent des solutions à court terme certes mais s’engagent à consommer pour le futur (souveraineté industrielle, bio, écologie…).
    La solidarité est une des valeurs clé de cette période économique compliquée, notamment avec les plus âgés.

    En somme, la baisse du pouvoir d’achat influence toujours plus les habitudes de consommation des Français, privilégiant les achats physiques et la recherche de prix compétitifs, tandis que les préoccupations environnementales et l’engagement des enseignes suscitent un débat croissant

  • Quand les craintes liées à l’IA décollent …

    L’IA ? Une menace pour 67% des Français !

    Alors que l’IA et les agents conversationnels font la Une de l’actualité depuis plusieurs mois, les Français s’interrogent sur l’impact de ces nouvelles technologies sur leur quotidien et leurs modes de vie.  » En tant qu’acteurs de la transformation digitale, nous devons entendre ces craintes légitimes et redoubler d’efforts pour montrer comment l’intelligence artificielle sera mise au service du bien commun » déclare Christophe NEGRIER, Directeur général d’Oracle France.

    C’est dans ce cadre qu’Oracle dévoile sa troisième grande étude élaborée avec Odoxa en avril 2023 qui porte son attention sur la perception de l’intelligence artificielle (IA) en France et sur les aspirations des Français à ce sujet. Alors que les innovations en IA se multiplient et que les robots conversationnels se perfectionnent, les citoyens s’interrogent sur l’effet qu’auront ces nouvelles technologies sur leur mode de vie. L’enquête d’opinion a été réalisée les 19 et 20 avril 2023 sur un échantillon de 1005 personnes représentatif de la population française, âgée de 18 ans et plus.

    LES CRAINTES LIEES A L’IA DECOLLENT

    Encore partagés il y a deux mois, les Français sont aujourd’hui 2/3 à voir le développement de l’intelligence artificielle comme une menace.

    Cette menace est majoritairement perçue dans de nombreux domaines (l’emploi, la véracité de l’information et les humains dans leur ensemble), et l’inquiétude progresse aussi dans les domaines où l’IA est généralement vue comme une opportunité (comme la productivité ou la santé).

    Pour 6/10 Français, l’intelligence artificielle pourra un jour dépasser l’intelligence humaine. ® Les 3/4 des Français ne se pensent pas capables d’identifier une photo, une vidéo ou un texte réalisé par une IA.

    PERCEPTIONS DES AGENTS CONVERSATIONNELS EN GENERAL…

    Les 2/3 des Français connaissent les agents conversationnels, et 18% en ont déjà utilisé un, signe d’une diffusion extrêmement rapide dans la population générale. ® Les intentions d’utilisation dépassent la part d’utilisateurs actuels (50% des Français envisagent d’utiliser un agent conversationnel pour faire une recherche documentaire, 40% pour effectuer une démarche administrative et 26% pour faire un devoir scolaire ou universitaire) mais restent encore limitées.

    Les agents conversationnels intelligents sont unanimement perçus comme une menace, plus fortement encore que le développement de l’IA : une menace pour l’emploi et pour la véracité de l’information (75%), pour l’égalité des chances et l’éducation (70%) ;
    à noter que ces résultats sont en deçà pour ce qui concerne la protection de l’environnement (65%), la productivité (57%) ou la santé (55%).

    8 Français sur 10 souhaitent une règlementation des intelligences artificielles comme les agents conversationnels, mais 64% sont pessimistes sur la capacité des états à le faire. …

    ET DANS L’EDUCATION EN PARTICULIER

    Les Français sont conscients de la dimension incontournable des agents conversationnels intelligents, à plus forte raison dans ce contexte critique. 56% d’entre eux attendent que l’Éducation nationale apprenne aux élèves à les utiliser intelligemment plutôt que de les interdire totalement.

    Les 3/4 des Français estiment que les agents conversationnels intelligents représentent un risque de manipulation des jeunes, vont limiter leur développement intellectuel et généraliser la triche.

    52% d’entre eux jugent qu’ils vont permettre aux professeurs et aux élèves d’accéder à un grand nombre de connaissances et 43% qu’ils feront gagner du temps aux professeurs, lesquels pourront se consacrer à des tâches à forte valeur ajoutée.

    Seuls 1/4 des Français pensent qu’ils permettront aux élèves d’apprendre plus vite.

    Les principaux enseignements :

    • La part de Français considérant que le développement de l’IA est une menace progresse de 14 points par rapport à février 2023 et devient nettement majoritaire (67%).

    • Une inquiétude alimentée par un sentiment de vulnérabilité et la crainte d’être dépassé par la technologie : les ¾ des Français ne pensent pas être capables d’identifier les contenus produits par une IA et 57% d’entre eux pensent que l’intelligence artificielle dépassera un jour l’intelligence humaine.

    • La place prise dans le débat public par les agents conversationnels intelligents explique certainement cette hausse des inquiétudes : ces outils sont encore plus perçus comme des menaces que l’intelligence artificielle au sens large.

    • Les Français sont 70% à considérer que les agents conversationnels sont une menace pour l’éducation. Ils ne les rejettent pas pour autant : 45% des moins de 25 ans pourraient s’en servir pour faire un devoir scolaire ou universitaire. Et, conscients de leur dimension incontournable, les Français attendent que l’Éducation nationale explique aux élèves comment utiliser intelligemment les agents conversationnels (56%) plutôt que les interdire totalement (40%).

    • Dans ce contexte très incertain, 8 Français sur 10 souhaitent leur régulation… mais 64% d’entre eux sont pessimistes sur la capacité des états à le faire avec succès.

     

  • Quelles sont les habitudes des français sur les médias sociaux ?

    Comment les français perçoivent les influenceurs ? 

    Une étude menée par  MAdeinvote, un institut d’études nouvelle génération qui interroge les citoyens et consommateurs via les réseaux sociaux sur des sujets de la vie quotidienne.via les réseaux sociaux sur des sujets de la vie quotidienne.

    1. Les Français et les influenceurs : quelles habitudes de consommation sur les réseaux sociaux ?

    Les influenceurs sont véritablement ancrés dans le quotidien d’une majorité de Français : 52% d’entre eux suivent au moins un influenceur sur les réseaux sociaux et parmi eux, 76% en suivent même 10 ou plus. Ils suivent ces influenceurs sur 3,1 réseaux sociaux en moyenne : Instagram (76%) et YouTube (74%) en premier lieu, qu’ils complètent avec TikTok (44%) ou Facebook (43%). Les autres réseaux sociaux apparaissent comme plus secondaires pour suivre des influenceurs.

    On observe une importante mixité dans le type d’influenceur suivi : 70% des Français qui suivent au moins un influenceur suivent à la fois des micro-influenceurs et des macro-influenceurs. Face à cette importante variété du type d’influenceur suivi, ils se montrent néanmoins plus attentifs aux contenus des micro-influenceurs, puisque 75% d’entre eux affirment consulter leur contenu de manière régulière, contre 55% pour le contenu proposé par macro-influenceurs.

    2. Micro-influenceurs et macro-influenceurs : thèmes et formats plébiscités par les Français

    Les Français affichent une nette préférence pour les vidéo longues et les Vlogs lorsqu’ils consultent le contenu d’un macro-influenceur : 40% d’entre eux affirment ainsi qu’il s’agit du format qu’ils préfèrent chez ce type d’influenceur, devant les stories (20%), les vidéos courtes (19%) ou les photos (8%). Ils sont beaucoup moins unanimes au sujet des micro-influenceurs, affichant une appétence plus variée pour les formats proposés : 28% des Français préfèrent les vidéos courtes chez ce type d’influenceur, 18% les vidéos longues et Vlogs, 16% des story, 12% des photos.

    Les micro-influenceurs sont également nettement plus représentés lorsqu’il s’agit de formats plus spécifiques tels que les articles de blogs, lives ou podcasts.

    Concernant les thématiques traitées par les influenceurs suivis des Français, l’humour, le lifestyle, la vulgarisation ou le gaming sont des thèmes de prédilection tant chez les micro-influenceurs que les macro-influenceurs. Dans le détail, les micro-influenceurs sont un peu plus représentés sur les thèmes de niche tels que l’alimentation / food ou les animaux, tandis que les français se tournent plutôt vers les macro-influenceurs lorsqu’il s’agit d’humour (56%, +8 points par rapport aux micro-influenceurs) ou le voyage (32%, +9 points par rapport aux micro-influenceurs).

    3. Micro-influenceurs et macro-influenceurs : quelles différences de perception ?

    S’ils devaient choisir un seul type d’influenceur, 67% des français préfèreraient ne suivre que des micro-influenceurs. Spontanément, 29% d’entre eux justifient ce choix par un contenu qu’ils considèrent comme plus intéressant et qualitatif, ou par l’authenticité et la sincérité qu’ils retrouvent chez ce type d’influenceur : ils les considèrent comme “plus naturels, plus spontanés et plus accessibles”.

    Les micro-influenceurs apparaissent comme davantage transparents et sincères vis-à-vis des marques qu’ils mettent en avant, sont “plus proches de leur public et représentent souvent des marques ou produits plus accessibles”. La proximité entre l’influenceur et sa communauté est également un argument de taille pour justifier cette préférence : “communauté plus petite, meilleure cohésion avec son public, plus de lien entre l’influenceur et sa communauté”.

    Ces éléments de préférence se confirment de manière assistée puisque 89% des français estiment que les micro-influenceurs sont plus sincères que les macro-influenceurs, mais également que ce sont les influenceurs les plus proches de leur communauté pour 80% d’entre eux. De manière moins marquée, ils sont également perçus comme plus créatifs et plus inspirants, respectivement par 59% et 52% des français.

    4. Micro-influenceurs et macro-influenceurs : quel impact sur les marques ?

    Les influenceurs ont un impact incontestable sur la connaissance et la notoriété des marques qu’ils mettent en avant. En effet, 84% des français ont déjà découvert une marque ou un produit / service grâce aux influenceurs qu’ils suivent. Les influenceurs ont également un impact indéniable sur la décision d’achat puisque 37% des français ont déjà acheté un produit / service suite à la recommandation d’un influenceur qu’ils suivent. Dans le détail, on constate que le retour d’expérience suite à l’achat est positif dans 96% des cas lorsqu’il s’agit d’un micro-influenceur. Ce constat est moins unanime lorsqu’il s’agit d’un macro-influenceur : 18% des Français reconnaissent que le produit ou service qu’ils ont acheté n’était pas conforme à la description qu’en a fait le macro-influenceur.

    Cela peut s’expliquer par une plus grande transparence et de meilleurs conseils proposés par les micro-influenceurs : 79% des Français considèrent en effet qu’ils répondent mieux à leurs attentes concernant les conseils au quotidien, et 68% estiment qu’ils sont plus transparents sur leurs partenariats. A l’inverse, les macro-influenceurs sont plus appréciés au sujet des marques avec lesquelles ils collaborent et des offres promotionnelles qu’ils peuvent proposer, sans doute en raison de leur plus grande visibilité auprès des français par rapport aux influenceurs de moins de 100 000 abonnés.

    In fine, ce sont pourtant les micro-influenceurs qui impactent le plus positivement l’image perçue des marques qu’ils mettent en avant : 68% des Français affirment avoir une image positive des marques faisant appel à des micro-influenceurs, contre 39% lorsqu’il s’agit de macro-influenceurs. Le fait de collaborer avec un macro-influenceur peut même peser négativement sur l’image de marque, puisque 18% des Français avouent avoir une image négative des marques faisant appel à ce type d’influenceurs, contre 7% pour les micro-influenceurs.

    Zoom sur les femmes 

    Les femmes ont une préférence d’autant plus importante pour les micro-influenceurs puisque, à choisir, 76% d’entre elles préfèreraient suivre uniquement ce type d’influenceurs (+9 points vs. moyenne). Elles sont en effet particulièrement sensibles à la sincérité et l’authenticité des micro-influenceurs, argument cité spontanément par 44% d’entre elles (+15 points vs. moyenne).

    Finalement, elles ont une image significativement plus positive des marques faisant appel à un micro-influenceur (74% vs. 68% en moyenne).

    Zoom par âge

    76% des moins de 30 ans suivent au moins un influenceur contre 52% en moyenne, avec une mixité entre micro-influenceurs et macro-influenceurs d’autant plus importante, à hauteur de 76%. ● Les personnes de 40 à 49 ans ont au contraire une propension moins importante à suivre des influenceurs (31% vs. 51% en moyenne). Lorsque c’est le cas, ils les suivent plus souvent sur facebook (73%, +30 points vs. moyenne), et suivent plus volontiers des micro-influenceurs : 34% suivent uniquement des micro-influenceurs et 11% des macro-influenceurs uniquement. C’est d’ailleurs le type d’influenceurs qu’ils préfèrent suivre pour 75% d’entre eux (contre 67% en moyenne).

    En termes d’image perçue vis-à-vis des marques faisant appel à des influenceurs, ils sont très partagés au sujet des macro-influenceurs : 24% affirment qu’ils ont une image positive de ces marques, mais 25% une image au contraire négative. Ils font plutôt confiance aux micro-influenceurs, dont 60% impactent positivement l’image des marques avec lesquelles ils collaborent.

     

  • Snapchat la 3ème plateforme sociale la plus utilisée en France

    Snapchat franchit la barre des 25 millions d’utilisateurs mensuels

    Snapchat vient de franchir une nouvelle étape de sa progression en France. Son audience, vient d’atteindre un nouveau seuil clé : 25 millions d’utilisateurs par mois, soit 47% des internautes Français, ont consulté Snapchat au moins une fois en janvier 2022 et 18 millions d’utilisateurs par jour, soit 40% des Internautes Français, l’ont consultée en moyenne chaque jour en janvier 2022.

    Depuis 2 ans ces chiffres sont en constante évolution. Les visiteurs uniques mensuels ont augmenté de 26% entre 2020 et 2022, et les visiteurs uniques quotidiens ont augmenté de 32% sur la même période. Cela fait de Snapchat la 4ème application la plus visitée au quotidien.

    Le 14 avril 2022 Snapchat et Médiametrie présentaient les derniers chiffres et évolutions du réseau social. Ces chiffres, issus d’une récente étude de Médiamétrie, confirment le bon état de forme actuel de la plateforme Américaine : 

    • Snapchat application nº 1 : la plus visitée au quotidien par les 15-49 ans et les 15-34 ans
    • Snapchat est la 3ème plateforme sociale la plus utilisée en France
    • Une pénétration de 94% chez les 15-24 ans en France

    Qui sont les snapchatteurs Français ? 

    Dans une registre plus qualitatif, Snapchat s’est intéressé profil des utilisateurs Français. L’étude révèle les émotions les plus choisies par les snapchatteurs Français lors d’un questionnaire. Les 5 émotions les plus associées à l’utilisation de Snapchat sont la joie, la tolérance, la créativité, la cohésion et la spontanéité :

    • 90 % des Snapchatters aiment partager et célébrer des moments de leur vie sur Snapchat.
    • 54 % d’entre eux considèrent que s’amuser est devenu une valeur plus importante.
    • 41 % des utilisateurs affirment que le fait de « rester soi-même » compte encore plus à leurs yeux qu’avant la pandémie.

    La réalité augmentée : divertissement et utilité

    L’utilisation de la réalité augmenté a drastiquement évolué depuis les premiers filtres disponibles sur la plateforme. Aujourd’hui les usages sont diverses et permettent une utilisation de cette technologie bien plus aboutie. Les Snapchatters adoptent une expérience d’achat plus immersive :

    • 86 % d’entre eux aimeraient faire des achats avec la réalité augmentée, tandis que Snapchat est la plateforme la plus appréciée pour partager des séances shopping.
    • 77 % des Snapchatters seraient prêts à utiliser la réalité augmentée pour essayer du maquillage ou des vêtements.
    • Ces derniers sont 2,2x plus enclins à utiliser des outils d’achat en réalité augmentée pour réduire leur impact environnemental.
    Bertrand Krug, Directeur Digital et Presse de Médiamétrie déclare : « Portée par des usages d’Internet en France majoritairement sur mobile (près des ¾ du temps de surf global), l’audience quotidienne de Snapchat a progressé de 32% en deux ans, alors que dans le même temps le nombre de mobinautes quotidiens n’augmentait que de 4%. »
  • REGARD DES FRANÇAIS SUR LEUR CENTRE-VILLE

    La Banque Postale, 1er partenaire bancaire des collectivités locales, publie une première édition de son étude consacrée au regard des Français sur leur centre-ville.

    Les collectivités locales s’interrogent sur l’attractivité des centres villes. Comment maintenir une activité économique au cœur des villes ? Comment conforter la présence des commerçants et des artisans ?

    Ces sujets préoccupent La Banque Postale. Très présente dans les territoires grâce à un réseau de 8000 bureaux,  1er prêteur bancaire des collectivités locales, La Banque Postale est également l’interlocuteur privilégié des commerçants et des artisans qui apprécient la proximité et l’expertise de conseillers bancaires dédiés à la clientèle professionnelle.

    La Banque Postale et les Echos Etudes ont réalisé une étude dédiée au regard des Français sur leur centre-ville : « opinions et attentes des Français des villes moyennes à l’égard de leur centre-ville et de leur offre commerciale ». Elle permet de dresser une photographie de leurs attentes et de comprendre les raisons qui motivent un déplacement dans les centres villes.

    Cette étude confirme l’attachement des Français pour leur centre-ville quel que soit leur âge : 71.5% des Français aiment leur centre-ville. Cette enquête a également permis de mettre en exergue de nouveaux usages et des changements des modes de consommation.

    Pour télécharger le livre blanc cliquez ici

  • Croissance, emploi, innovation, international : comment les e-commerçants abordent-ils 2019 ?

    Croissance, emploi, innovation, international : Comment les e-commerçants abordent-ils 2019 ?

    Enquête FEVAD et LSA sur le moral des e-commerçants français – Edition 2019

    La Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) publie les résultats de son baromètre sur le moral des e-commerçants. Cette étude, réalisée en partenariat avec le magazine LSA s’appuie sur une enquête menée auprès des dirigeants des principaux sites de e-commerce français, pour la 8ème année consécutive.

    L’optimisme reste de mise malgré les craintes sur la baisse de la consommation des ménages

    Bien que préoccupés par la baisse de consommation liée au pouvoir d’achat (citée en 1ère ou 2ème préoccupation par 60% des e-marchands), les dirigeants d’entreprise du secteur sont confiants dans l’avenir. 88% d’en eux se déclarent optimistes et plus de la moitié d’entre eux le sont même plus que l’an dernier ! Ils sont 81% à être confiants quant aux perspectives de croissance de leur chiffre d’affaires en 2019. Et ce, même s’ils s’attendent à l’accélération de la montée en puissance des acteurs étrangers.

    La situation financière des entreprises devrait, elle aussi, continuer à évoluer de manière positive en 2019. Ainsi, une large majorité des répondants (63%), anticipe une augmentation de leur performance financière. Et pour ceux dont l’entreprise était déficitaire en 2018, 3/4 d’entre eux anticipent une amélioration de leur situation cette année.

    Parmi les leviers de croissance sur lesquels misent le plus les dirigeants pour 2019 figurent, d’une part, la progression de l’internet mobile et, d’autre part, l’accélération de l’augmentation de la fréquence d’achat.

    Un optimisme qui devrait rejaillir sur la création d’emplois

    L’optimisme des e-commerçants se traduira à nouveau cette année par un nombre important de recrutements. Près d’une entreprise sur deux a prévu d’augmenter ses effectifs en 2019. Un chiffre d’autant plus encourageant que la moitié d’entre elles a déjà augmenté ses effectifs l’an dernier. Cela confirme l’impact positif du secteur en matière de création d’emplois dans le secteur du commerce.

    La montée en puissance de la RSE dans les stratégies d’investissement 

     Afin d’accompagner leur développement, les e-commerçants devraient cette année concentrer leurs investissements en priorité en informatique pour une très grande proportion d’entre eux (7 sur 10) et le marketing/publicité (près de 5 sur 10). 1/3 des entreprises prévoit cependant d’accroître aussi les investissements en RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises). Un chiffre qui témoigne de la volonté des acteurs de répondre aux nouvelles exigences d’une clientèle de plus en plus sensible à l’impact environnemental lié à leurs actes d’achat.

    Côté communication, les entreprises comptent bien miser sur les réseaux sociaux (pour 7 entreprises sur 10), le brand content et le référencement naturel (pour 6 sur 10). La vidéo sur Youtube et la publicité on-line feront également l’objet d’investissements plus importants pour 4 entreprises sur 10.

    Enfin, l’emprise des marketplaces sur l’activité e-commerce se confirme. 30% des e-commerçants y ont recours (+6 points en un an) et 19% ont même décidé de développer leur propre marketplace (vs 14% en 2018) afin d’enrichir la gamme de produits et/ou services proposée sur le site, en hébergeant les offres d’entreprises tierces.

    La livraison comme arme de séduction massive

    La livraison gratuite (sans seuil de montant de panier) devient une pratique quasi- générale. Elle est proposée par 7 marchands sur 10, tout comme l’offre de livraison express (65%). L’abonnement type « premium » (livraisons illimitées pendant un an) est désormais proposé par 14% des e-marchands (+6 points en un an) et continue à faire l’objet de nombreux projets de développement : un tiers des e-marchands déclarent s’y intéresser de près pour leur site.

    La collaboration avec les start-ups n’a jamais été aussi forte

    L’innovation devrait rester au cœur de la stratégie des e-commerçants. Concernant les innovations qu’ils considèrent comme les plus prometteuses et sur lesquelles ils comptent bien miser au cours des trois prochaines années, les e-marchands placent en tête de leurs projets de développement les solutions de paiement (52%), suivies du marketing prédictif (40%) à égalité avec les services à base d’IA (40%). Viennent ensuite l’unification des stocks, les solutions de retour en boîtes aux lettres et les assistants vocaux.

    Pour développer des solutions innovantes, les e-commerçants sont toujours plus nombreux à se tourner vers les start-ups. La collaboration avec celles-ci n’a jamais été aussi forte.    6 e-marchands sur 10 déclarent désormais faire appel à des startups pour leurs projets d’innovation (vs 46% en 2018). Ces projets concernent en premier lieu les domaines du marketing, la relation client et les paiements.

    L’international, une source de croissance qui ne se tarit pas

     66% des e-commerçants sont désormais présents à l’international (vs 62% en 2018).  Pour les plus petites entreprises, l’activité à l’étranger est récente (58% vs 44% en 2017). Les 3 premiers pays de destination sont toujours la Belgique (90%), l’Espagne (72%) et l’Allemagne (65%). L’Italie arrive en 4ème place et passe devant le Royaume-Uni sans doute en raison des craintes liées Brexit.

    La fiscalité et les aspects juridiques figurent en tête des difficultés rencontrées par les e-marchands dans le cadre de leur développement à l’international. Cela explique le fait que l’accélération de l’harmonisation réglementaire arrive largement en tête de leurs attentes vis-à-vis de la prochaine législature européenne.

    Malgré ces difficultés, les e-marchands comptent bien continuer à tirer profit des opportunités de développement à l’international. Ils sont 72% à avoir observé une hausse de leurs ventes à l’étranger entre 2017-2018. Et plus d’une entreprise sur deux réalise même plus de 20% de son chiffre d’affaires à l’étranger. L’augmentation devrait se poursuivre à l’avenir : 88% prévoient une augmentation du poids de leurs ventes à l’international au cours des deux prochaines années.

     

     

  • Les sites internet et applications mobiles préférés des internautes français

    Les sites internet et applications mobiles préférés des internautes français

    Les 8 sites internet indeed.fr, jeuxvideo.com, leboncoin.fr, magimaman.com, sciences-et-vie.com, service-public.fr, télé-loisirs et voici.fr ainsi que les 4 applications mobiles Amazon, Facebook, France Inter et Netflix ont tous été plébiscités – dans leur univers respectifs – par les internautes au cours de la session d’automne 2018 du baromètre NetObserver

    NetObserver®, dévoile à l’issue de sa session d’automne 2018, l’identité des applications mobiles et sites internet préférés des internautes français dans les 10 catégories suivantes : Auto-Moto ; Conseils pratiques ; Emploi & Formation ; Jeux Vidéo ; Parentaux; People ; Vente de produits techniques & culturels ; Radio ; Sciences & Environnement et TV.

    Zoom sur les applications mobiles préférées dans la catégorie « People » : Facebook, Closer et Public composent le trio de tête

    Derrière Facebook mais devant Instagram sur lesquels les comptes de Célébrités sont parmi les plus populaires, on retrouve respectivement en 2ème et 3ème position et dans un mouchoir de poche, les applications de deux marques médias entièrement dédiées à la catégorie « People », Closer et Public.

    Derrière l’application 20 Minutes en 5ème position dont les news « people » semblent très appréciées au-delà des actualités généralistes, on retrouve les applications de 4 autres marques médias phares de l’univers « People » : Gala, Voici, PurePeople et Paris Match.

    Enfin, en dernière position de ce Top 10, on retrouve – ex-aequo – 2 applications de Programmes TV : Télé 7 et Télé-Loisirs qui sont donc également reconnue pour les news people qu’elles peuvent proposer à leurs utilisateurs au-delà des grilles de programmes TV !

  • Marketplaces : un secteur de plus en plus concurrentiel

    Les Français plébiscitent les places de marché

    Stripe, la plateforme technologique de paiement de référence, présente deux études exclusives sur l’évolution des attentes des consommateurs et des marchands sur les marketplaces. En collaboration avec Forrester et Nielsen, Stripe a interrogé plus de 7 000 personnes dans 9 pays, dont 303 e-commerçants et 504 consommateurs Français.

    Environ 4 Français sur 5 ont utilisé une place de marché sur l’année écoulée
    Près des trois quarts estiment qu’elles sont bénéfiques à l’économie
    Environ trois quarts des marchands privilégient l’expérience utilisateur, notamment le paiement et le service client, pour choisir leur plateforme

    Les consommateurs français apprécient les marketplaces
    C’est l’un de points les plus importants de l’enquête Nielsen : la grande majorité des Français utilise régulièrement les marketplaces. 81% des Français disent s’être rendus sur une marketplace dans l’année. Les secteurs les plus populaires sont le e-commerce, le tourisme (principalement pour les logements) et le co-voiturage. Ces chiffres sont cohérents avec le dernier baromètre de la FEVAD, qui note une augmentation de 15% du volume d’affaires des marketplaces au premier semestre 2018.

    Les marketplaces profitent également d’un regard positif de la part des consommateurs, qui sont plus de la moitié (69%) à affirmer qu’elles sont bénéfiques pour l’économie. Elles se sont d’ailleurs imposées dans le quotidien des Français. Plusieurs centaines de marketplaces ont été citées spontanément par les répondants lors de la réalisation de l’étude. Pour les consommateurs, l’avantage principal d’une marketplace est l’inventaire : ils sont 70% à trouver que les marketplaces leurs proposent plus d’options pour acheter des biens et des services.

    Les marchands aussi
    D’après le cabinet Forrester, 59% des e-commerçants français se servent des marketplaces pour  élargir leur nombre de clients potentiels. Surtout, les marchands ont compris que les marketplaces permettent de plus facilement entrer en relation avec  des clients intéressants : deux tiers (66%) choisissent notamment d’être présents sur les marketplaces afin de toucher des clients à fort pouvoir d’achat. C’est donc principalement pour leur capacité à offrir de nouveaux débouchés de distribution que les marchands ont adopté ce mode de commerce.

    Les marchands de biens comme de services les utilisent également pour leur praticité, notamment car elle leur permettent de déléguer l’expérience client: 73% des répondants français évoquent ce facteur lorsqu’il s’agit de choisir une place de marché. Les marketplaces leur simplifient également la vie en matière de paiement, qui constitue un élément-clé : ils évoquent la facilité du moyen de paiement intégré dans la marketplace (47%) d’une part, mais surtout pour la rapidité de la réalisation ce paiement après achat. 61% des vendeurs choisissent leur marketplace pour avoir accès à ce paiement rapide, et 56% d’entre eux n’hésiteraient pas à changer de marketplace pour une autre plus performante sur ce point.

    Un secteur de plus en plus concurrentiel.

    Un tiers des start-ups ayant levé des fonds depuis 2014 sont des marketplaces, preuve que l’âge d’or des plateformes est encore devant nous. Grâce à de nouveaux outils logiciels dans le cloud (Stripe Connect pour la gestion financière, AWS pour l’hébergement, Algolia pour la recherche – entre autres – …) il est de plus en plus accessible pour une entreprise de lancer une place de marché de qualité…au grand bénéfice des consommateurs et des marchands.

    Cette émulation oblige les places de marché à hisser leur niveau de service pour attirer les meilleurs acheteurs et les meilleurs marchands, dont les attentes sont bien différentes :

    • Côté consommateur, la rapidité et la fluidité de l’expérience sont primordiales. A titre d’exemple, plus d’un Français sur 3 (37%) abandonnerait ses achats en quittant la page de paiement si le renseignement de ses informations de paiement est trop long. A noter que quand une plateforme se frotte aux marchés étrangers, elle rencontre des exigences encore plus marquées de la part des consommateurs en la matière. A titre de comparaison, les Américains seraient 51% à abandonner leurs achats.
    • Côté marchand, les outils et les services sont privilégiés. Le support marketing (44%) et l’expérience client (73%) figurent parmi les principales attentes.

    Selon une analyse menée par Stripe, la fidélisation est un fort indicateur du succès à long terme d’une place de marché. Et contrairement aux idées reçues, être le premier sur un marché est beaucoup moins important pour le succès à long terme, qu’être le plus compétitif auprès des marchands. De même, la corrélation entre la rétention des consommateurs et le succès d’une place de marché à long terme statistiquement insignifiante.

    “Chez Stripe, nous sommes convaincus que nous restons à l’aube de la révolution technologique et que les positions sont loin d’être figées. Les grandes forces de l’économie de demain seront sans doute moins les grandes capitalisations boursières d’aujourd’hui, que la constellation de milliers de plates-formes dans le monde qui sont en train d’émerger”, abonde Guillaume Princen, Directeur France et Europe du Sud de Stripe.

  • Le e-commerce  surpasse-t-il l’activité des magasins physiques ?

    Sites d’achats en ligne : seuls 6% des Français les privilégient pour leurs dépenses alimentaires

    Une enquête d’Offerista

    A l’heure où les géants comme Amazon, Venteprivée.com et autres pure players dominent le monde du digital, une question se pose : le e-commerce  surpasse-t-il l’activité des magasins physiques ?

    Offerista, société allemande spécialisée dans le drive-to-store et la distribution de catalogue online, a réalisé un sondage avec l’IFOP démontrant que les habitudes d’achats online ou offline sont loin d’être figées.

    Les pure players, moteur du commerce ?

    L’arrivée des pure players comme Amazon, Le Bon Coin.fr, Ebay ou même le développement des MarketPlace mises en place par les acteurs de type Facebook, ne feraient qu’ajouter de nouveaux canaux de consommation. En effet, contrairement aux idées reçues, les sites d’achats en ligne sont loin d’être perçus comme une concurrence directe au commerce.

    En effet, une grande majorité (65% des Français) n’estime pas que ce type de site représente un risque pour l’activité des commerces de proximité. 30% d’entre eux ont même un avis neutre sur ces sites, les percevant simplement comme de nouveaux acteurs du marché.

    Une proportion équivalente (35%) juge qu’ils sont des pionniers qui révolutionnent le e-commerce. Parmi eux, les moins de 35 ans sont plus nombreux que la moyenne à les considérer comme précurseurs sur leur marché. Chez les plus âgés, des questions relatives aux effets sur les commerces de proximité sont soulevées. En moyenne 43% des plus de 50 ans pensent que les sites en ligne représentent un risque pour ces commerces.

    Les frais de livraison : principal frein des Français pour les achats en ligne

    Par ailleurs, si l’activité des sites en ligne ne cesse de croître, il existe encore de nombreux freins à la fois rationnels et psychologiques au shopping online.

    Un Français sur deux (50%) identifie les contraintes relatives à la livraison comme le principal motif qui les détournerait du shopping en ligne. L’effet est d’autant plus marqué chez les moins de 35 ans (61%), dont 59% privilégient Internet pour au moins un type d’achat.

    Les frais de livraison sont les principaux freins à l’utilisation de sites online pour 42% des Français. Près de 4 personnes interrogées sur dix (38%) évoquent également les mauvaises surprises à la réception de sa commande.

    Ce manque de confiance accordée aux services des sites d’achat en ligne est croissant avec l’âge.

    Des comportements d’achats hybrides

    Alors que Internet est sans surprise la plateforme privilégiée par 40% des Français de 18 ans et plus, pour les achats high-tech, son recours reste marginal pour les dépenses alimentaires, cité par seulement 6% des Français.

    Dans un autre registre, 43% des Français continuent de privilégier les galeries commerciales pour les dépenses « shopping », regroupant les vêtements, les produits de soin et de beauté.

    Ainsi, chaque mode d’achat – sites internet, centres commerciaux, magasins de proximité – est plébiscité pour au moins un type de produit. Dans notre société ultra digitalisée, ces chiffres montrent bien qu’Internet est encore loin d’être un reflexe pour tous les Français.

    « Internet bouscule les modes de consommation et devient une source de clivage dans l’opinion publique. Les avis sur le e-commerce sont divers et les usages nombreux. Cette étude révèle que ce que l’on appelle communément le « e-commerce » est loin de faire l’unanimité et d’occuper tout le terrain, jusqu’à faire disparaître le commerce physique. A notre sens, il ne faut plus dissocier commerce et e-commerce : Internet est juste un nouveau canal d’achat permettant aux consommateurs de s’informer plus rapidement et d’acheter autrement s’ils le souhaitent », souligne Benjamin Thym, CEO d’Offerista.

    En quelques chiffres, les Français et le commerce : 
    • Internet : canal privilégié par 40% des Français pour les achats de produits High-Tech,
    • Commerces de proximité : canaux privilégiés par 40% des Français pour les achats alimentaires,
    • Internet : 6% des Français préfèrent acheter leurs produits alimentaires en ligne,
    • 50% des Français sont détournés d’internet à cause de la livraison,
    • 2/3 des Français estiment que les Pure Players ont un impact sur l’économie,
    • 65% des Français n’estiment pas qu’ils représentent un risque pour le commerce traditionnel.

     

     

  • L’Observatoire de La Banque Postale dresse le portrait d’une France optimiste et débordante d’énergie

    L’OBSERVATOIRE LA BANQUE POSTALE DES PROJETS DES FRANÇAIS

     Etude réalisée par le CREDOC pour La Banque Postale, 1èreédition 2018

     Les Français avides de projets

    La première édition de l’Observatoire La Banque Postale des projets des Français dresse le portrait d’une France optimiste et débordante d’énergie. La plupart des Français considèrent qu’avoir un projet permet d’être pleinement acteur de sa vie, la rendre plus belle, sortir de son quotidien et avoir une action positive sur le monde. Ils font des projets et y croient, convaincus qu’avoir confiance en soi et en ses capacités est la principale condition de réussite.

    Les observatoires de la conjoncture abordent souvent le moral des Français sous l’angle économique de leurs intentions et pratiques de consommation. La Banque Postale fait le choix de prendre le pouls de la société et de sa vitalité en s’intéressant aux projets des Français.C’est une manière de mieux comprendre leurs attentes, leur capacité à se projeter dans l’avenir et à concrétiser leurs aspirations.
    « A nous, acteurs engagés au cœur des territoires, d’accompagner tous les Français, d’encourager et de faire vivre leurs projets. C’est un levier formidable de dynamisme pour notre pays. La Banque Postale est une banque qui entretient avec les Français une forte proximité, fondée sur l’écoute et la confiance. Elle partage avec eux une énergie citoyenne, faite d’optimisme et d’entrepreneuriat » déclare Rémy Weber, Président du Directoire de La Banque Postale.

    Une majorité de Français fait des projets et y croit !

    Pour une large majorité des Français, avoir un projet permet d’être pleinement acteur de sa vie personnelle (88%) et professionnelle (84%), de sortir de son quotidien (87%), de donner du sens à la vie et la rendre plus belle (87%), mais aussi d’avoir un impact positif sur le monde (73%). L’envie de projets est un dénominateur commun qui bouscule les habituelles lignes de fracture de notre société.

    85% des Français ont un projet qu’ils pensent réaliser dans les cinq ans. En moyenne, ils planifient même 2 projets (tous projets confondus). Les plus aisées financièrement, les diplômés du supérieur, les étudiants et les séniors sont légèrement plus nombreux que la moyenne à faire des projets.  Dans le détail de ces projets, 7 Français sur 10 planifient de mener un projet qui s’impose à eux (retraite, succession, soutien familial) et 2 sur 3 un projet qui sera « choisi ».C’est quasiment la moitié des Français qui va mener les deux types de projets de front. Seuls 15% des Français ne formulent aucun projet. Il s’agit plus souvent de non diplômés, de personnes au foyer, et de séniors.

    84% des porteurs de projets sont confiants dans la réalisation de leurs projets, malgré les difficultés qu’ils anticipent. Ils sont aussi 84% à ne pas savoir toujours comment faire pour réaliser leurs projets.

    71% déclarent que leurs projets comptent beaucoup pour eux.

     La confiance en soi, moteur universel des projets des Français

    La confiance en soi est perçue comme la principale condition de réussite d’un projet(93%), devant avoir du temps (89%), des moyens financiers (88%), les compétences requises (81%), disposer d’un réseau relationnel (75%) et bénéficier des conseils d’un expert (68%).

    Après le soutien de la famille (45%), c’est d’une banque dont les porteurs de projet disent avoir le plus besoin (32%),notammentpour acheter un logement (69%) et se mettre à son compte (53%).

    Des projets de vie choisis qui traduisent la quête de sens des Français

    Quand ils parlent de leurs projets, les Français évoquent majoritairement le futur, le désir de changement et l’espoir.

    Déménager, s’engager, changer de métier ou d’entreprise et désir de propriété arrivent en tête des projets dans les 5 ans à venir. Mais à chaque projet, son public :

    • Etudiants (56%) et demandeurs d’emploi (40%) sont les plus nombreux à envisager undéménagement alors que seulement 16% des retraités l’évoquent.
    • L’engagement associatif, dans la vie de son quartier ou pour une cause attire toutes les catégories de la population, mais plus fortement les jeunes : 34% des 15-17 ans et 41% des 18-21 ans, qui sont nombreux à être bénévoles ou à s’engager pour une cause.
    • Le changement de métier ou d’entreprise correspond avant tout à une volonté de retour à l’emploi : 60% des chômeurs s’y projettent. Mais il concerne aussi 36% des cadres et 35% des professions intermédiaires, en quête de renouvellement du quotidien professionnel.
    • Acheter un logement est envisagé plus volontiers par les jeunes actifs (45%) et les moins de 25 ans (41%).
    • Un Français sur cinq envisage de s’installer en couple ou d’avoir un enfant, c’est le projet de 58% des jeunes actifs.
    • Les projets professionnels de mise à son compte en franchise (5%) sont moins répandus que ceux de mise à son compte en activité indépendante (12%). Chômeurs, étudiants et jeunes actifs sont plus souvent concernés que la moyenne. Les jeunes ont des représentations positives de l’activité en indépendant, qu’ils associent à davantage de liberté, tandis que les plus âgés préfèrent généralement le salariat, gage de sécurité.

     Et des projets de vie qui « s’imposent »

    Souvent de front avec les projets choisis, les Français mènent également des projets qui s’imposent à eux (48% mènent les deux en même temps).

    L’aide au quotidien à une personne de la famille est le plus fréquent : 4 Français sur 10 se disent concernées d’ici cinq ans par la situation d’aidant. C’est le projet le plus partagé, quels que soient le genre et le niveau de revenus (au moins 32% le prévoient dans toutes les catégories de population).

    Suit le soutien auxprojets des enfants qui concerne 40% des Français. Il est notamment le défi des quinquas et des foyers monoparentaux, systématiquement plus d’1 sur 2 à projeter cette solidarité familiale dans les 5 ans.

    Viennent ensuite la préparation de la retraite (30%, préoccupation qui culmine juste avant 60 ans) et de la succession (en moyenne 30%, mais surtout après 60 ans et parmi les plus hauts revenus).

     13% des Français ont déjà lancé ou contribué à un projet par un financement participatif

    Si la pratique est encore peu répandue, elle est plus fréquente de la part des étudiants (19%), des jeunes actifs (21%) et des plus diplômés (21%).

    Ils lancent ou contribuent à des projets sociaux, solidaires ou environnementaux (39%), juste devant des projets créatifs (35%) et des projets technologiquement innovants (20%). Quelle que soit la nature du projet, le financement participatif est un formidable booster du sentiment d’utilité(64%).


    Méthodologie

    L’Observatoire La Banque Postale des projets des Français a été inséré dans l’enquête permanente du CRÉDOC sur les « Conditions de vie et Aspirations » de la population.

    Elle a été réalisée en ligne au début de l’année 2018 (décembre 2017-janvier 2018), auprès d’un échantillon national de 3 016 personnes, représentatif des résidents de France âgées de 15 ans et plus, sélectionnées selon la méthode des quotas (région, taille d’agglomération, âge-sexe, PCS). Un redressement final est effectué pour assurer la représentativité par rapport à la population nationale.