Dans un monde où l’information voyage à la vitesse de la lumière, la communication joue un rôle crucial dans la finance et les marchés financiers.
Elle ne se contente plus de relayer des faits ; elle façonne les perceptions, influence les comportements et peut même déterminer le sort des entreprises et des économies.
Fidel Martin observe quotidiennement l’impact profond que la communication peut avoir sur notre secteur.
L’information : une arme à double tranchant
La finance est, par essence, une industrie basée sur l’information. Les investisseurs prennent des décisions basées sur les données disponibles, qu’il s’agisse d’études financières, de prévisions économiques, ou d’analyses sectorielles. Cependant, dans notre ère numérique, la surabondance d’informations peut devenir problématique. Les rumeurs et les fake news se propagent aussi rapidement que les faits vérifiés, créant une volatilité inutile et souvent injustifiée sur les marchés. Les journalistes ont donc un rôle crucial à jouer dans la vérification et la diffusion d’informations précises et fiables.
La transparence : une nécessité vitale
La transparence est le fondement de la confiance dans les marchés financiers.
Les entreprises cotées doivent fournir une communication claire et honnête sur leurs performances et leurs perspectives.
Cette transparence permet aux investisseurs de prendre des décisions éclairées et réduit le risque de « malentendus » et de scandales financiers. Les journalistes doivent également s’efforcer de rendre leurs écrits accessibles et compréhensibles, décryptant les informations complexes pour le grand public.
La communication stratégique : un outil de gestion des crises
La communication est également un outil stratégique essentiel en période de crise. Qu’il s’agisse d’une chute brutale des cours, d’un scandale interne ou d’une crise économique globale, la manière dont une entreprise ou une institution communique peut faire la différence entre la résilience et la catastrophe. Une communication rapide, transparente et empathique peut aider à contenir la panique, à rassurer les investisseurs et à maintenir la confiance. Les journalistes en relayant ces messages jouent un rôle clé dans la stabilisation des marchés.
L’influence des médias sociaux
Les médias sociaux ont révolutionné la manière dont l’information est diffusée et consommée. Ils permettent une communication directe et instantanée, mais ils sont aussi un terrain fertile pour les rumeurs et les manipulations de cours. Les investisseurs, qu’ils soient particuliers ou institutionnels, utilisent de plus en plus ces plateformes pour obtenir des informations et prendre des décisions. Les journalistes doivent donc naviguer dans cet écosystème complexe, vérifiant rigoureusement les sources et combattant les fausses informations pour protéger l’intégrité des marchés.
L’éducation financière : une priorité
Enfin, la communication ne se limite pas à la transmission d’informations. Elle englobe également l’éducation financière. Les journalistes ont une responsabilité pédagogique : aider le public à comprendre les concepts financiers et économiques complexes. Une population mieux informée est une population capable de prendre des décisions d’investissement plus judicieuses, contribuant ainsi à la stabilité et à la santé des marchés financiers.
En conclusion, le pouvoir de la communication dans le monde de la finance est important. Des pratiques de communication éthiques et transparentes sont essentielles pour la stabilité et la prospérité de nos marchés. Les journalistes ont un rôle crucial à jouer. En travaillant ensemble, nous pouvons promouvoir une culture de transparence, d’intégrité et de responsabilité, assurant ainsi un avenir financier plus sûr.
Portrait d’une femme manager dans le monde très masculin de la finance
Polytechnicienne, Colonel au sein de l’Armée de l’AIR, femme engagée au sein du collectif Femmes du numérique, mère de famille de 4 enfants, …
Rencontre avec Pascale Moreau, directrice des marchés et des financements de la Banque Postale.
Annie Abela : votre parcours est exceptionnel. Vous aviez le choix entre une multitude de possibilités, mais vous avez opté pour la finance, pourquoi ?
Pascale Moreau : La finance est une fonction essentielle dans l’économie.
Elle permet de s’assurer que toutes les décisions créent de la valeur.
C’est aussi accompagner nos clients sur leurs projets ou pour renforcer leur structure. C’est très gratifiant de participer à leur succès.
Annie Abela : Tous les domaines professionnels se féminisent, mais un dernier bastion résiste: la finance. Pourquoi ce secteur majeur de l’économie qui, malgré des efforts récents, demeure si obstinément masculin ? Pascale Moreau : Il y a une réelle difficulté à se projeter pour une femme dans ce monde si masculin. C’est aussi un milieu qui est associé à de nombreux clichés négatifs. L’image de la finance est associée aux traders motivés par l’appât comme dans le film « Le Loup de Wall Street ». Aujourd’hui, on est très loin de ces débordements qui datent des années 90. C’est un métier complet qui évolue très rapidement avec de nouvelles technologies. Les femmes ont fait des progrès considérables sur le marché du travail au cours des dernières décennies, mais elles sont encore sous-représentées dans ce secteur.
Annie Abela : Que peuvent apporter les femmes lorsqu’elles occupent des postes de direction en finance ? Pascale Moreau : Elles peuvent aider à élargir la vision globale des entreprises en prenant en compte les aspects éthiques, environnementaux avec la transition énergétique, et sociaux au niveau des décisions financières. Une entreprise est équilibrée lorsqu’elle intègre des jugements différents en proposant des femmes à des postes clés.
Vous pouvez très bien allumer ou éteindre une équipe.
Le plus grand piège c’est de cloner les gens.
Annie Abela : Existe-t-il selon vous un leadership féminin ? Pascale Moreau : Je ne pense pas qu’il existe un leadership féminin.
Cependant, féminiser le secteur apporte une diversité de pensée dans les décisions financières. Les femmes ont également tendance à être plus habiles à communiquer. Une approche qui peut améliorer la collaboration, là où les hommes ont tendance à foncer.
Annie Abela : Leadership et apprentissage sont indispensables l’un de l’autre, déclarait John F Kennedy. Est-ce aussi votre conception du manager ?
Pascale Moreau : Le manager progresse avec ses équipes. Il doit apprendre à tous les niveaux. Il doit aussi impulser son équipe, cela passe par un management assertif, c’est-à-dire trouver le compromis afin que chacun soit satisfait.
Annie Abela : En 2022, l’Unesco crée le collectif « We are the Future in Tech » l’objectif est de fédérer des femmes de grandes entreprises et de startups pour favoriser la diversité des genres dans la tech, La Banque Postale est partenaire de ce collectif . La tech et la finance est-ce le même combat ? Pascale Moreau : Oui absolument. Les deux sont indissociables : paiement mobile, blockchain, crypto monnaies, intelligence artificielle… le monde de la finance est complexe et particulièrement propice à de nouveaux concepts qui viennent remettre en question nos connaissances sur le secteur. Deux secteurs où les femmes doivent pouvoir s’exprimer. C’est l’objectif de ce collectif. Les femmes doivent pouvoir s’appuyer sur des rôles modèles. Nous devons changer les clichés, impulser en accompagnant les jeunes femmes à se faire une place. Elles peuvent rêver GRAND !
Annie ABELA : Un message à faire passer ? Pascale Moreau : Se dire que dans l’entreprise on est toujours en mode apprentissage. C’est le meilleur moyen d’impulser une équipe sans avoir peur de se remettre en question.
Deux ans après le début de la pandémie, l’économie mondiale est en passe d’assister à la relance post-récession la plus importante depuis 80 ans, d’après la Banque mondiale. Les particuliers, les entreprises et la société dans son ensemble regardent vers l’avant pour commencer à façonner le futur. Ce retour à l’optimisme rime avec regain d’appétit pour la croissance, qu’elle soit organique, par fusion et acquisition, ou à l’international pour de nombreuses organisations. Dans le même temps, les entreprises surveillent leur bilan de près pour s’assurer d’être résilientes et agiles et faire face aux perturbations futures.
Dans ce contexte, les équipes financières et comptables ainsi que les directeurs financiers jouent un rôle de plus en plus prégnant, en proposant des activités de conseil, d’analyse, de planification et de due diligence pour assurer une prise de décision éclairée. La demande de compétences qui ne se limitent pas aux savoir-faire traditionnels et transactionnels risque de se trouve en forte augmentation, ce qui laisse présager une compétition accrue en matière de recrutement et de rétention des talents — un enjeu crucial au lendemain de la pandémie.
Afin de mieux cerner la situation, BlackLine, acteur de la digitalisation des fonctions comptable et financière, a fait appel au cabinet de recherche indépendant Censuswide pour interroger 1150 cadres dirigeants et professionnels de la finance à travers le monde, dont 150 en France (75 et 75). Avec pour objectif d’examiner les savoir-faire technologiques et autres compétences dont le secteur a besoin dès aujourd’hui pour assurer la croissance de demain — et d’identifier les obstacles pouvant s’opposer au recrutement et à la rétention des talents.
En résumé :
Pour la 3ème fois consécutive, la confiance des professionnels de la finance et des cadres dirigeants envers les données financières s’érode : 11% seulementt déclarent leur faire totalement confiance, 41% relativement confiance, et 19% ne pas leur faire confiance du tout.
Un tiers (33%) des sondés admet que le fait de ne pas proposer de travail hybride risque de décourager les futurs candidats à la fonction finance, tandis que l’apprentissage de nouvelles compétences (32%) et l’évolutivité des carrières (26%) sont perçus comme les deux éléments clés pour retenir ses talents.
1 professionnel interrogé sur 3 (33%) pense que les candidats s’attendent à ce que le département comptable de leur entreprise soit plus compétent dans le numérique. Ils plébiscitent une transformation basée sur la data.
31% des cadres dirigeants et professionnels de la fonction comptable estiment que leurs équipes de finances ne ressemblent pas à la façon dont elles sont représentées dans la culture populaire ; 30% affirment même que les esprits les plus brillants de leur organisation se trouvent au sein de ce département
Baromètre : une confiance envers les chiffres en chute libre par rapport à 2018 et 2020
Pour la troisième fois consécutive en quatre ans, la confiance des professionnels de la finance et des cadres dirigeants envers l’exactitude des données financières s’érode. En 2018, les sondés étaient 75%* à déclarer avoir totalement confiance envers les chiffres de leur entreprise, et 21% à leur faire relativement confiance. En septembre 2020, après la première phase de la crise et les restrictions sanitaires engendrées par celle-ci, ces proportions s’égalisaient à 47% chacune. Un an plus tard, nouvelle baisse : ils ne sont plus que 11% à déclarer avoir totalement confiance envers l’exactitude de leurs données financières, et 41% à leur faire relativement confiance. En outre, si en 2018 (4%) et 2020 (5%), un nombre restreint de professionnels admettaient avoir une confiance limitée envers les chiffres de leur entreprise, ils sont aujourd’hui 29%. Plus interpellant encore : 19% des sondés déclarent désormais ouvertement ne pas leur faire confiance du tout !
Pour quelles raisons ? 35% pointent du doigt le fait de ne pas connaitre les compétences des personnes ayant manipulé les données, 32%, le manque de contrôles et de vérifications automatisés par rapport à la quantité de celles-ci, et 29%, la dépendance de leur service à des tableurs et procédés dépassés, ce qui tend à laisser leurs équipes dans le flou jusqu’à la fin du mois. Le trop grand nombre de sources de données, cause principale du manque de confiance en 2018 et 2020 (41% chacune de ces années), inquiète désormais moins (20%, 5ème), tandis que le télétravail pointé du doigt il y a encore un an (36%, 2ème) semble une problématique appartenant au passé (3%, dernier).
« On constate que la confiance intégrale envers les données financières diminue au profit de la généralisation d’une confiance plus mitigée » décrypte Lucie Bordelais, Directrice développement EMEA de BlackLine. « En parallèle, les sceptiques ne se cachent plus après deux ans de pandémie — un contexte pandémique qui explique certainement la baisse de confiance qui ressort de notre baromètre. »
Apprentissage et évolutivité à l’ordre du jour pour redorer le blason de la fonction comptable
La crise sanitaire a créé une nouvelle normalité, à laquelle les entreprises doivent à tout prix s’adapter si elles veulent attirer et retenir les meilleurs talents. Un tiers (33%) des professionnels de la finance et des cadres dirigeants admettent que le fait de ne pas proposer de travail hybride risque de décourager certains candidats — c’est 5% de plus que la moyenne globale (28%), et 9% de plus qu’aux États-Unis (24%). Les autres causes de découragement sont incarnées par les technologies et processus dépassés (32%) ou par le manque d’attractivité des conditions de travail, telles que le travail flexible (30%).
En ce qui concerne la rétention des talents, l’apprentissage de nouvelles compétences (32%) et l’évolutivité des carrières (26%) sont au cœur des préoccupations. Le manque de collaboration avec d’autres domaines de l’entreprise (25%), ou d’options de travail flexible (25%), la nature répétitive des tâches (21%), le fait que le département financier soit régulièrement sous-estimé (21%), enfin le stress engendré par le contrôle accru et les réglementations strictes (19%), viennent ensuite.
La transformation digitale, une étape indispensable pour attirer les jeunes talents
30% des personnes interrogées jugent que les diplômes académiques actuels ne préparent pas convenablement au travail quotidien effectif que représente la fonction financière. Un tiers (33%) d’entre elles pensent pour leur part que les candidats s’attendent à ce que le département comptable et finance de leur entreprise soit plus compétent dans le numérique, et près d’un quart (23%), que les cours académiques devraient se concentrer davantage sur les compétences technologiques. 27% jugent en outre que les jeunes travailleurs n’hésiteront pas à changer de travail s’ils ne sont pas satisfaits.
Les financiers et cadres dirigeants attestent aussi de l’importance d’une transformation de la fonction qui soit basée sur la data. Lorsqu’il s’agit de recruter de nouveaux talents, ils estiment que leur entreprise a besoin, en plus des compétences et qualifications traditionnellement requises, de connaissances technologiques en intégration des systèmes financiers (34%), en automatisation robotisée des processus (RPA, 33%), en solutions d’automatisation des finances (30%) et d’Intelligence Artificielle (27%).
« La notion de data est essentielle pour la fonction finance de demain. Les couches technologiques se sont souvent superposées dans les entreprises et aujourd’hui l’information peut être disséminée dans une multitude de systèmes, mais aussi via des sources externes » commente Lucie Bordelais. « Voilà pourquoi la donnée est existentielle pour l’avenir du métier : il faut la ressembler et l’identifier, apprendre à l’utiliser, et lui donner du sens. »
La collaboration avec les autres fonctions : l’enjeu numéro 1 de la finance post-pandémie
L’étude indique aussi que la fonction comptable et financière peut servir de tremplin vers d’autres fonctions plus stratégiques. Les sondés sont en effet majoritairement d’accord (plutôt d’accord, 31% ; entièrement d’accord, 10%) pour dire que des personnes avec un passé en comptabilité ou en finance font de bons directeurs d’entreprise.
Interrogés à propos des compétences qu’ils estiment indispensables aux futurs chefs financiers de leur société, les sondés répondent ceci : une grande compréhension de la gestion des risques (39%), des bonnes pratiques financières (37%), ainsi que des données — en plus de l’analyse de celles-ci (31%). 22% répondent aussi la collaboration, et 20%, une capacité à penser de façon stratégique.
Pour terminer, la fonction comptable semble jouir d’une image positive au sein de l’entreprise. Les professionnels de la finance sont fiers d’en faire partie, et les cadres dirigeants lui font confiance pour soutenir la stratégie et l’innovation. 31% estiment que leurs équipes de finances ne ressemblent pas ou presque pas à la façon dont elles sont représentées dans la culture populaire, 30% affirmant même que les esprits les plus brillants de leur organisation se trouvent dans ce département, et 23%, que la comptabilité est un bon point de départ pour construire une carrière couronnée de succès dans les affaires.
« Notre étude montre très clairement que la fonction comptable et financière peut servir de tremplin vers des fonctions plus stratégiques de l’entreprise » conclut Lucie Bordelais, Directrice développement EMEA de BlackLine. « Encore faut-il que les dirigeants placent la collaboration inter-départements au cœur de leurs priorités, notamment sur les sujets sociétales de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Actuellement, cela ne semble pas être le cas — mais demain ? »
« La Blockchain, une opportunité pour l’Europe – Pourquoi la zone euro ne doit pas rater la seconde révolution d’internet »
Le rapport de La Fondation Concorde, Bpifrance et Havas Blockchain
Construit avec les témoignages d’une dizaine d’experts issus des secteurs de la finance, de la santé, de l’industrie, de l’énergie et des technologies, ce rapport analyse que la blockchain dépasse largement les cryptomonnaies auxquelles elle est souvent associée et parfois réduite. Il démontre que cette technologie favorise la souveraineté économique, la compétitivité industrielle et l’efficience administrative de l’Europe. La blockchain annonce une révolution économique dont les acteurs français et européens doivent s’emparer.
L’euro numérique, l’outil financier incontournable de l’Europe.
Ce rapport revient sur la nécessité de se doter rapidement d’un « euro numérique » émis par la BCE pour adapter la zone euro à l’économie numérique de demain. Cet « euro numérique » permettra de répondre à 3 défis majeurs :
Un défi géopolitique. Des projets émanant d’entreprises privées, comme Libra, et d’États, comme le crypto-yuan, soulignent l’urgence pour l’Union européenne de se doter d’un outil équivalent pour préserver la souveraineté monétaire de la zone euro et renforcer l’attractivité internationale de notre monnaie commune.
Un défi économique et financier. Un « euro numérique » permettra de moderniser les infrastructures financières européennes qui datent des années 70, d’abaisser le coût des transactions financières et de promouvoir l’innovation économique.
Un défi juridique. À l’échelle européenne, un « euro numérique » sera un outil de lutte contre le blanchiment d’argent, la fraude fiscale et le terrorisme. Contrairement aux idées reçues, le caractère public et pseudonyme de la blockchain permet de tracer les transactions qui y sont inscrites.
La blockchain, une nouvelle technologie pour répondre aux défis sectoriels de l’Europe.
La pandémie mondiale de la Covid-19 implique de nouveaux défis économiques, financiers et sanitaires auxquels la blockchain apporte une réponse innovante, transparente et efficiente. Ce rapport met en exergue 4 secteurs clés :
L’industrie, où cette technologie révolutionne la gestion des chaînes d’approvisionnement industrielles, simplifie le fonctionnement du commerce international et améliore la transparence de la consommation alimentaire.
La santé, dans une logique de gestion sécurisée des données médicales ou encore d’amélioration des études cliniques et de la transparence de la recherche.
La transition énergétique, où la blockchain peut être le socle d’un « internet de l’énergie » européen via des réseaux de production, d’échange et de revente d’énergies renouvelables en pair-à-pair.
La sphère publique, dans l’optique de réinventer le rôle de l’État en automatisant se s rouages et en simplifiant la relation citoyenne avec celui-ci.
Bpifrance, Havas Blockchain et la Fondation Concorde dévoilent les 5 préconisations suivantes :
À l’échelle de l’Europe, inscrire la technologie blockchain dans le portefeuille d’un Commissaire européen au même titre que d’autres technologies afin d’en faire une priorité industrielle et permettre à l’UE de parler d’une seule voix sur ce sujet.
À l’échelle de l’Europe, raccourcir la phase de réflexion autour de « l’euro numérique » pour ne pas prendre de retard supplémentaire sur des projets de crypto-monnaies étrangers comme Libra et le crypto-yuan.
À l’échelle de l’Europe, renforcer le financement des fonds d’instances dédiées pour combler l’écart de financement existant avec les États-Unis et la Chine.
À l’échelle de la France, la blockchain doit être inscrite comme une priorité stratégique dans le plan de relance économique, à l’image de l’Intelligence Artificielle. La blockchain est un levier technologique en faveur de notre souveraineté économique, de notre compétitivité industrielle et de la transition énergétique.
À l’échelle de la France et de l’Europe, établir un cadre juridique et un régime fiscal plus stable et attractif pour faire fleurir les start-ups blockchain et catalyser l’intérêt des investisseurs, dans un contexte où l’intérêt des entreprises pour ce secteur s’accroit.
La blockchain annonce une révolution économique, sociale et politique aussi puissante que celle d’internet. Ce rapport appelle l’ensemble des acteurs français et européens à urgemment s’emparer de cette opportunité et de prendre part à cette révolution technologique qui ne cesse de s’amplifier dans le monde.
Et si la Covid-19 était un choc nécessaire pour automatiser la finance ?
Selon Sandrine Leon, Directrice France, Belgique et Luxembourg de la société Winshuttle
Depuis quelques années déjà, les Centres de Services Partagés (CSP) se multiplient au sein des moyennes et grandes entreprises, standardisant et unifiant les processus des fonctions supports, principalement celles des services financiers.
S’ils répondent en priorité à des problématiques de coûts, ils se révèlent également une source d’optimisation plus large, améliorant le professionnalisme des équipes, rendant le back-office plus agile et accélérant la digitalisation des organisations. Si les technologies d’automatisation sont aujourd’hui identifiées par les directeurs financiers comme une priorité pour renforcer l’efficacité de leurs CSP1, elles peinent encore à être déployées. La pandémie de la Covid-19 pourrait bien contribuer, malgré elle, à accélérer ce passage à l’acte.
Les CSP, partie immergée de l’iceberg en matière d’efficacité
Pour rendre leur back-office plus efficace, les entreprises commencent généralement par fusionner leurs équipes financières hétérogènes en un centre de services partagés. La consolidation de ces fonctions crée un certain degré d’efficacité, notamment en réduisant l’utilisation de systèmes financiers différents ou en évitant à plusieurs équipes d’accomplir le même travail. Toutefois, ces CSP ne font souvent que reproduire des processus existants, dispersés et inefficaces, en se bornant à les regrouper en un même lieu.
Pour obtenir un véritable retour sur investissement des services partagés, les entreprises doivent aujourd’hui passer à l’étape suivante qui consiste en une réingénierie des processus dans la nouvelle fonction consolidée en vue de rendre celle-ci aussi efficace que possible.
Si cela n’a peut-être pas été une priorité pour nombre d’entre elles jusqu’à présent, la COVID-19 pourrait bien changer la donne. Désormais, il y a une véritable nécessité pour les organisations d’être les plus légères possible sur le plan financier. À cela s’ajoute le fait qu’un grand nombre d’employés du secteur de la finance pratiquent aujourd’hui leur métier en télétravail, accentuant le besoin d’une amélioration de la technologie et d’une accélération de l’automatisation pour continuer à opérer efficacement.
Crise économique : les entreprises sur un fil
La récession économique qui s’annonce pourrait bien être d’une ampleur inédite. De nombreuses entreprises ont déjà recours au chômage partiel et bon nombre des salariés qui travaillent à distance souhaitent continuer à le faire à l’avenir. Pour les équipes financières, cela signifie que chaque « paramètre » devra être ajouté et vérifié dans une optique d’efficacité. Une visibilité financière à la minute près sera encore plus cruciale. Les entreprises vont donc devoir jouer les funambules. Si elles se contentent de faire des économies, elles vont péricliter. Ainsi, au-delà de rechercher l’efficacité, elles doivent trouver d’autres solutions pour aller de l’avant. Et la technologie peut les y aider.
Ainsi, les cerveaux doivent être utilisés en priorité pour la connaissance et non plus pour exécuter des tâches répétitives. L’IA, l’automatisation robotisée des processus (RPA) et les plates-formes d’automatisation vont servir à combler les failles éventuelles dans les processus courants et essentiels.
Un choc malheureux, mais nécessaire
Il semble évident que la COVID-19 sera le choc, certes malheureux, que de nombreux grands acteurs du secteur de la finance attendaient pour véritablement adopter l’automatisation intelligente. Ils vont ainsi se trouver contraints d’étudier comment rendre leurs processus super-efficaces. Ce que les analystes du Gartner Group ont récemment désigné sous le nom d’hyperautomatisation, qui désigne une approche consistant à identifier et à automatiser rapidement le plus grand nombre possible de processus métiers. Selon le cabinet, d’ici 2024, les entreprises réduiront leurs coûts opérationnels de 30 % en associant des technologies d’hyperautomatisation à une refonte de leurs processus opérationnels.
Au sein des équipes financières, cela concerne les processus entourant et reposant notamment sur l’ERP central ou les systèmes financiers. Nombre de ces applications nécessitent beaucoup de tâches manuelles répétitives, qui risquent de nuire à la productivité et de générer des erreurs dans les données, sans compter qu’elles ne sont pas vraiment une source d’épanouissement pour les collaborateurs.
Privilégier des solutions RPA métiers
Un RPA mis en œuvre correctement, libère l’être humain des tâches robotiques, faisant économiser des milliers d’heures de main d’œuvre chaque année et permettant aux employés de se consacrer à des tâches valorisantes, ayant un réel impact sur l’entreprise. À titre d’exemple, certaines organisations ont ainsi pu réaliser des gains de temps importants, de l’ordre de 80 à 97 %, en automatisant certains de leurs processus comme la saisie des factures fournisseurs et des documents dans le grand livre de comptes, la modification des demandes d’informations sur les achats ou encore les modifications touchant la gestion des crédits clients2.
La clé du succès en matière d’automatisation des processus réside dans le choix des bons outils. Il ne s’agit pas simplement d’adopter une plate-forme RPA généraliste à l’échelle de l’entreprise, mais d’opter pour des solutions logicielles dédiées et flexibles, conçues sur mesure pour alléger le travail sur une fonction consolidée en particulier.
Si les entreprises sont en quête permanente de gains d’efficacité, il leur reste beaucoup à faire dans des domaines tels que les services financiers partagés. Les solutions d’automatisation spécialisées leur apportent aujourd’hui bon nombre de réponses et la Covid-19 est une incitation supplémentaire à enfin sauter le pas !
Étude ABBYY : respect des processus, quel secteur est le plus rigoureux ?
Près de la moitié (46 %) des décideurs évoluant dans le secteur de la banque-finance considèrent que les processus sont rigoureusement suivis dans leur entreprise, contre seulement 15 % dans le secteur public.
Selon une étude conduite par ABBYY, le spécialiste de l’intelligence digitale, dans les entreprises du secteur de la banque-finance, les processus sont trois fois plus respectés que dans le secteur public. L’une des explications à cet écart est la complexité des processus jugés trop complexes ou trop nombreux pour être suivis. Du reste, il est encourageant de constater que les décideurs du secteur de la banque-finance sont ouverts de nouvelles technologies. Et pour cause, quasiment la totalité (98 %) des décideurs de ce secteur pensent que les technologies de Process Mining sont ou seraient utiles à leur entreprise, tout comme 89 % des dirigeants du secteur de l’assurance.
« Une des étapes essentielles pour accélérer la mutation digitale d’une entreprise est d’en appréhender les processus. Cette étape est indispensable pour les optimiser. C’est particulièrement important pour les établissements financiers qui sont confrontés à une pression soutenue depuis le début de la pandémie. L’enjeu dans ce secteur est d’assurer la continuité des activités et de s’adapter aux nouvelles attentes des clients. L’innovation insufflée par le Process Intelligence le permet. », remarque Linda Ameur, directrice France d’ABBYY.
Avec l’accélération du rythme de l’innovation, miser sur les processus qui fonctionnent le mieux et écarter ceux qui sont trop complexes et difficiles à appréhender est essentiel. La bonne compréhension des processus est un prérequis pour les automatiser de manière efficace et pérenne. Ainsi, les équipes se libèrent de certaines tâches répétitives pour se consacrer à des projets plus stimulants et plus centrés sur l’humain.
Les décideurs du secteur de la banque-finance estiment que leurs effectifs sont motivés pour suivre et appliqués les processus :
Dans le secteur de la banque-finance comme dans celui de l’assurance, 9 décideurs sur 10 (89 %), déclarent que les processus sont rigoureusement ou fréquemment suivis par leurs équipes.
Dans les domaines de la banque et de la finance, seulement 12 % des effectifs ne sont pas enclins à appliquer les processus.
Dans le domaine de l’assurance, seulement 8 % des équipes ne seraient pas motivées à le faire.
À titre de comparaison, un quart (25 %) des décideurs publics déclarent que leurs collaborateurs ne sont pas disposés à suivre les règles, et une proportion encore plus grande (31 %) pense qu’ils n’ont pas le temps. Dans une ère qui laisse davantage de place au télétravail, les processus sont d’autant plus importants, notamment pour garantir la fluidité de la collaboration interne et externe.
Quels facteurs freinent la bonne application des processus ?
Lorsque les salariés évoluent dans l’univers de la banque ou de la finance s’éloignent des processus, c’est souvent pour fournir une meilleure qualité de service à leurs clients. En effet, près de 2/3 des décideurs dans le domaine de l’assurance (62 %) sont convaincus que leurs équipes le font dans cette optique. La moitié (50 %) des décideurs du secteur de la banque-finance partage ce constat. Cela laisse entendre que ce secteur des services financiers est particulièrement orienté client et davantage prédisposé à contourner les règles si cela est dans l’intérêt de ces derniers, notamment pour pallier des processus peu optimisés.
« Ce n’est qu’une fois que chaque processus a été identifié, examiné, amélioré, puis automatisé que l’on peut ressentir le véritable bénéfice de la transformation digitale. L’automatisation d’un processus déjà défaillant ne fera qu’améliorer sa rapidité d’exécution, néanmoins, s’il est efficace et restructuré en profondeur, l’entreprise ressent un impact positif sur l’intégralité de la chaine de valeur. », souligne Linda Ameur.
Pour en savoir plus sur la manière dont les entreprises du secteur de la banque-finance peuvent gérer leurs processus et leurs contenus,consultez le dernier webinaire d’ABBYYportant sur l’intelligence numérique appliquée aux services financiers.
Nouvelles opportunités pour les traders et les professionnels de la finance
La finance est l’un des secteurs les plus touchés par la digitalisation. Voilà plus de dix ans maintenant que le métier de trader est en train de se réinventer sur plusieurs fronts. De nouvelles opportunités continuent d’émerger.
Le métier de trader facilité grâce aux technologies
Avec le développement de la technologie, les traders traditionnels on assisté à une mutation profonde de leur fonction. L’arrivée du trading haute fréquence par exemple a considérablement modifié la sphère financière ainsi que les dynamiques de marchés. Cependant, la tendance décline depuis 2009 et est aujourd’hui controversée notamment par l’administration Trump. Une autre révolution est en train de s’amorcer. On estime en effet que l’intelligence artificielle sera bientôt un allié de taille pour les traders.
De plus, la technologie a permis de délocaliser les salles de marché en rendant les places financières accessibles à tous. De nombreuses formations et cours en ligne ont été développés afin de permettre à chacun d’apprendre à son rythme et de maîtriser l’analyse financière. Les traders en herbe ont également la possibilité de s’entraîner avec des comptes démoafin de mettre ces nouvelles connaissances en pratique.
Enfin, de nombreux outils ont vu le jour tels des outils d’analyse graphique en temps réel qui facilitent considérablement le travail d’analyse et accélèrent la prise de décision. Il est également possible d’automatiser certains ordres d’achat ou de vente par exemple lorsqu’un pourcentage de gains est atteint ou si les pertes deviennent conséquentes. La gestion du risque en est grandement simplifiée.
La fintech offre des opportunités de carrière
Autre volet de cette transformation digitale, la fintech est dorénavant omniprésente au quotidien. Le secteur bancaire traditionnel est d’ailleurs fortement menacé. Selon un rapport du cabinet de conseil McKinsey publié en 2019, plus de la moitié des acteurs du secteur financier n’engrangent pas suffisamment de profits à l’heure actuelle pour être viables sur le long terme.
La fintech a véritablement bousculé l’ordre établi et ce secteur offre des perspectives intéressantes pour les professionnels de la finance. Selon le rapport « Pulse of Fintech », publié par KPMG, les investissements dans le secteur sur les six premiers mois de l’année 2019 atteignaient 37,9 milliards de dollars au niveau mondial. Beaucoup d’efforts sont réalisés en France pour dynamiser le secteur. Les entreprises fintech françaises ont par exemple participé pour la première fois en 2019 au Fintech Festival de Singapour, véritable référence dans le domaine.
Les salaires dans ce secteur sont réputés compétitifs. Au Royaume-Uni par exemple, le cabinet de recrutement Robert Walters a constaté des hausses parfois supérieures à 25% sur une période d’un an. Les offres d’emploi pour le secteur fintech auraient d’ailleurs augmenté de plus de 60% entre 2018 et 2019. Les spécialistes de la compliance sont actuellement parmi les fonctions les plus recherchées.
Les professionnels de la finance doivent s’adapter
Ces deux exemples ne sont que des illustrations parmi d’autres des mutations profondes en cours dans le secteur financier. Les professionnels doivent en tenir compte pour s’adapter et orienter leurs choix de carrière. Ils pourront ainsi saisir à pleines mains les nombreuses opportunités présentes dans le secteur.
Tendances Digitales 2019 dans les Services Financiers
Adobe dévoile aujourd’hui les résultats de son rapport «Tendances Digitales 2019 dans les Services Financiers». Cette étude a été réalisée par Econsultancy en partenariat avec Adobe. Ses conclusions reposent sur les réponses fournies par plus de 160 leaders du secteur des services financiers (zone EMEA) ayant participé à l’étude. On y découvre notamment que dans un environnement extrêmement concurrentiel, l’expérience client devient un des principaux facteurs de différenciation pour les établissements financiers, avec la qualité et le caractère innovant des produits.
Chiffres clés du rapport :
36 % des établissements financiers utilisent l’IA et/ou les bots pour optimiser leurs campagnes et expériences, contre seulement 22 % dans les autres secteurs.
41 % des autres établissements financiers prévoient d’investir dans ces technologies au cours de l’année 2019.
54 % des participants des services financiers reconnaissent que leur expérience client n’a pas encore atteint le stade de maturité souhaité.
50 % des participants des services financiers déclarent qu’ils privilégieront une meilleure utilisation des données pour la segmentation et le ciblage des audiences
Selon Michael Plimsoll, Industry Marketing Director for Financial Services, Adobe : « Le volume élevé de transactions dans les services financiers et la disruption digitale provoquée notamment par les nouveaux acteurs, rendent le secteur extrêmement propice à l’adoption de l’IA. Avec un marché où les produits et services sont souvent homogènes, il faut s’attendre à ce qu’un nombre croissant d’établissements financiers tirent parti de l’IA pour différencier leurs expériences client, en améliorant la personnalisation, l’automatisation et l’innovation. »
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Les directeurs financiers jouent un rôle essentiel dans les investissements numériques des entreprises, selon une étude d’Accenture
Selon une nouvelle étude d’Accenture, les directeurs financiers ont aujourd’hui un rôle qui va bien au-delà de la fonction finance, et deviennent des acteurs à part entière dans les choix d’investissements numériques, ainsi que dans la gestion des résultats et impacts économiques de ces investissements.
Selon l’étude The CFO Reimagined: From Driving Value to Building the Digital Enterprise, huit directeurs financiers sur dix (81 %) considèrent l’identification et le développement de nouvelles sources de valeur pour l’entreprise comme l’une de leurs principales responsabilités. Trois quarts d’entre eux (77 %) estiment que le pilotage de la transformation opérationnelle de l’entreprise relève de leur domaine de compétence.
« La direction financière est passée d’un rôle de responsabilité essentiellement comptable à celui de partenaire du top management, associé à la stratégie de croissance de l’entreprise. Elle joue désormais un rôle de conseiller stratégique et de garant des prévisions de résultats des investissements numériques », déclare Florence Lafforgue, directrice exécutive d’Accenture Strategy, responsable de la practice CFO & Enterprise Value. « Elle contribue également de plus en plus à l’adoption du numérique au sein de leur entreprise, notamment par l’utilisation croissante de l’analyse prédictive et de l’intelligence artificielle pour interpréter les données lors de décisions stratégiques. »
Le directeur financier, guide des investissements numériques
Les directeurs financiers apparaissent comme des acteurs à part entière de la transformation digitale. Selon l’étude, 77 % d’entre eux cherchent à améliorer les performances de l’entreprise grâce à l’adoption des technologies numériques, et la même proportion étudie la façon dont les technologies disruptives peuvent être bénéfiques à l’ensemble de l’organisation ainsi qu’à son écosystème.
Les directeurs financiers effectuent non seulement leurs propres tâches plus rapidement et plus efficacement grâce à l’automatisation, mais ils contribuent également à la numérisation d’autres fonctions. Ils s’attachent également à identifier de nouveaux moyens d’utiliser les technologies pour créer de nouveaux modèles économiques et relais de croissance.
Vers un rôle de conseiller stratégique grâce à l’automatisation, l’IA et l’exploitation des données
Les missions des directeurs financiers évoluent vers des rôles de planification stratégique, d’analyse et de conseil, à mesure que se poursuit l’automatisation des tâches courantes de comptabilité, de contrôle et de conformité. L’automatisation de ces obligations financières permet à la fonction finance de se concentrer sur de nouvelles tâches plus complexes et de mobiliser le top management sur l’exploitation des informations critiques, y compris sur des opportunités de croissance, issues de l’analyse des données. Aujourd’hui, 34 % des tâches financières sont gérées par la technologie. En 2021, près de la moitié (45 %) seront automatisées.
« L’utilisation des données par les directeurs financiers s’étend à d’autres composantes de l’entreprise. Ils devront par conséquent s’intéresser davantage à des technologies de transformation telles que l’IA et l’analytique pour favoriser la numérisation de l’ensemble de l’entreprise, créer de nouveaux modèles économiques et générer de nouvelles sources de revenus », selon Florence Lafforgue.
Le directeur financier de demain
À mesure que le rôle de directeur financier évolue, les compétences requises pour occuper cette fonction évoluent également. Aujourd’hui, la fonction finance doit intégrer des employés ayant un large éventail de compétences, pouvant aller de l’expertise dans la visualisation des données à la capacité de réfléchir au-delà du cadre comptable et financier.
La plupart des directeurs financiers s’accordent ainsi à dire que les compétences financières continueront à s’éloigner de la finance traditionnelle pour se rapprocher de compétences numériques, statistiques, opérationnelles et collaboratives (76 %). Et plus des trois quarts (78 %) affirment que ce changement doit être rapide et radical, les postes financiers traditionnels pouvant bientôt devenir obsolètes.
Le plus grand défi pour les directeurs financiers consistera à recruter ou former des talents à même de comprendre comment collecter des données et en extraire des informations clés pour leur entreprise. Huit directeurs financiers sur dix considèrent que le data storytelling est une compétence essentielle pour les professionnels de la finance d’aujourd’hui. Ils doivent être plus ouverts d’esprit pour mieux collaborer et endosser le rôle de conseiller en stratégie auprès des autres dirigeants de l’entreprise.
Le nouveau visage de la fonction finance :
Quelques conseils pour les futurs directeurs financiers :
Devenez un « capteur intelligent » des évolutions du marché – La nature de la compétitivité et la façon de la mesurer évoluent en permanence. La fonction finance doit, entre autres, pouvoir mesurer les impacts de la disruption, l’apport de l’innovation et la valeur que peut générer l’ensemble de l’écosystème, dans l’objectif d’accroître la compétitivité de l’entreprise.
Sachez raconter une histoire – Savoir créer un storytelling autour des données est une compétence essentielle pour les professionnels de la finance, et les données et analyses ne valent que par les décisions qu’elles peuvent générer. Les responsables financiers joueront un rôle essentiel dans l’éducation, l’encadrement, et la communication des données aux actionnaires et dirigeants.
Oubliez les « process » – Seuls les résultats sont réellement importants ! Les activités de finance doivent être alignées sur les résultats opérationnels. Oubliez les P2P (Procure to Pay ; processus d’achat), O2C (Order to Cash ; traitement des commandes et des encaissements) ou R2R (Record to Report ; gestion des rapports financiers) – les « process » peuvent vous dévier des objectifs de résultats sur lesquels vous devez vous focaliser.
Ne vous limitez pas à la fonction finance – Les équipes se forment et se reforment autour de problématiques, de projets et d’événements, permettant à de nombreuses compétences de s’exprimer et de participer à la prise de décision. Il est temps d’aller au-delà de la finance pour trouver de nouvelles façons d’allouer les ressources, de mesurer les résultats et de tirer parti des compétences.