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  • Etude Hootsuite : Social Transformation

    SOCIAL TRANSFORMATION 

    Arrêtez de poster sur les médias sociaux… Ecoutez ce qu’il se passe autour de vous !

    Hootsuite publie aujourd’hui son Rapport sur la Social Transformation, une analyse détaillée sur l’impact d’une stratégie sur les médias sociaux efficace sur la transformation organisation, particulièrement pertinente dans un paysage mondial en évolution rapide. Le rapport, rédigé en partenariat avec Altimeter Group, montre que la valeur des médias sociaux est maximisée quand ils sont intégrés dans l’ensemble de l’organisation, comme un outil pour construire des relations solides.

    Trois résultats clés émergent du rapport :

    1. Les médias sociaux aident les entreprises à construire des relations plus étroites avec les parties prenantes

    Le rapport insiste sur le fait que les entreprises doivent adopter des stratégies plus élaborées sur les médias sociaux, tout en maintenant un contact étroit avec leurs clients, mais également en élargissant considérablement leur audience
    Les utilisateurs de Hootsuite maintiennent un contact plus étroit avec leurs clients (80 % contre 74 % pour les non-utilisateurs), leur communauté (65 % contre 54 % pour les non-utilisateurs Hootsuite), les employées (31 % contre 21 %), les partenaires (23 % contre 19 %) et les actionnaires (15 % contre 8 %)

    Ces entreprises estiment que les médias sociaux soutiennent la création des relations corporates (67 % contre 49 %) et que des relations étroites avec les parties prenantes se reflètent généralement dans l’image de marque (84 % contre 63 %)

    2. Les médias sociaux augmentent la valeur de marque et l’efficacité opérationnelle

    En plus de fidéliser la clientèle, les médias sociaux peuvent améliorer l’engagement des employés et l’image de la marque grâce aux programmes d’employés ambassadeurs
    78 % des répondants déclarent que les médias sociaux leur permettent d’atteindre plus efficacement des clients potentiels que les autres canaux
    69 % des répondants déclarent que les médias sociaux les ont aidés à maintenir les relations avec leurs clients malgré le COVID-19
    28 % des entreprises interrogées qui ont mis en place un programme d’employés ambassadeurs ont augmenté la portée de leurs messages publicitaires sans placer de publicités.

    3. Les médias sociaux accélèrent la transformation digitale des entreprises

    Les médias sociaux peuvent aider les entreprises dans leurs transformations digitales globales, grâce à des changement culturels, vers une meilleure compréhension des relations digitales et à l’adoption à l’échelle de l’entreprise d’usages matures des médias sociaux
    66 % des répondants déclarent que leurs programmes de médias sociaux les ont aidés à préparer leur organisation à une transformation digitale plus large

    « Les résultats montrent que l’époque où les médias sociaux étaient utilisés uniquement comme haut-parleur par les équipes marketing est révolue », ajoute Tom Keiser, CEO de Hootsuite. « Pour être utilisés correctement, les médias sociaux doivent être connectés à l’ensemble de l’organisation, pas uniquement aux services marketing et communication, et doivent être complètement axés sur le client et son expérience. Chaque employé doit participer à la formation et à l’implémentation de la stratégie de l’entreprise en matière de médias sociaux. »

    Hootsuite et Altimeter Group – qui aident les dirigeants à prospérer en fournissant des recherches et des conseils sur la façon de tirer parti des technologies disruptives – ont utilisé leurs compétences en recherche et leur compréhension des médias sociaux pour répondre et mesurer trois questions essentielles :

    Quels sont les avantages obtenus par les organisations lorsqu’elles élargissent leur utilisation des médias sociaux et les utilisent comme des outils pour atteindre des objectifs autres que ceux liés au marketing et communication ?
    Dans quelles mesures les médias sociaux ont-ils un impact sur les relations entre les employés, les partenaires, les actionnaires et la communauté ?
    À mesure que les organisations élargissent leur utilisation des médias sociaux comment ceux-ci aident-ils les entreprises à atteindre des objectifs plus larges de transformation digitale ?

    « Nous avons perdu de vue l’un des attributs les plus puissants des médias sociaux : la capacité à engager, à avoir une conversation et à développer une relation », déclare Charlene Li, Senior Fellow, Fondatrice d’Altimeter et co-auteure du Rapport sur la Social Transformation. « Nos recherches montrent que l’accent mis sur le pouvoir relationnel des médias sociaux améliore la santé des marques et augmente l’engagement des employés sur tous les canaux.»

    L’analyse a montré que pour maximiser la puissance des médias sociaux, une organisation doit prendre le temps d’écouter son audience, d’établir des relations solides et d’intégrer le social dans tous les aspects de l’entreprise en tant qu’outil de communication stratégique.

    « Cette étude confirme notre focus en tant que partenaire tout au long du parcours de maturité des médias sociaux de nos clients », déclare Tom Keiser. « Pour que les plateformes sociales fonctionnent pour les organisations, elles ne doivent plus simplement poster sur ces plateformes, mais également tirer parti du social listening, utiliser les données pour prendre de meilleures décisions, s’intégrer aux technologies déjà existantes et rechercher la formation adéquate pour atteindre leurs objectifs commerciaux globaux. »

    « Adopter des pratiques matures en matière de médias sociaux est un tremplin vers une transformation digitale plus large, une priorité urgente pour de nombreuses entreprises qui donnent la priorité à la résilience numérique face à la pandémie mondiale du COVID-19 », conclut Ed Terpening, Senior Industry Analyst chez Altimeter et co-auteur du Rapport sur la Social Transformation.

    Pour télécharger le rapport cliquer ici 

  • Quand la transformation digitale  accentue les différences stratégiques entre les services informatique et financier

    TRANSFORMATION DIGITALE L’IMPACT AU SEIN DES EQUIPES DIRIGEANTES ET L’AVÈNEMENT DU DSI À LA TÊTE DES STRATÉGIES DE CHANGEMENT

    Un nouveau rapport du cabinet d’étude indépendant du Financial Times (FT) Focus, commissionné par Apptio, révèle que pour 72% des dirigeants d’entreprise français (contre 47% en moyenne pour les autres pays) , la transformation digitale  accentue les différences stratégiques entre les services informatique et financier

    Bellevue (État de Washington), le 9 juillet 2019  Apptio, Inc., fournisseur de logiciels qui accompagnent la transformation digitale, publie ce jour un rapport démontrant comment l’évolution de l’informatique en entreprise et la poussée de la transformation digitale bouleversent la dynamique au sein des équipes dirigeantes et font du DSI le responsable le plus efficace pour conduire le changement.

    Selon l’enquête intitulée Disruption in the C-suite: How the digital transformation imperative is changing CxO dynamics and technology strategy (Bouleversement au sein des équipes dirigeantes : comment l’impératif de la transformation digitale modifie la dynamique des cadres dirigeants et la stratégie technologique), réalisée avec le cabinet d’étude indépendant du Financial Times (FT) Focus ??? le groupe de réflexion indépendant du Financial Times  ???, la transformation digitale touche pratiquement toutes les entreprises, dans tous les secteurs, et se traduit par un nouveau crédo de l’IT basé sur l’agilité, la mobilisation et les données.

    « Le numérique a complètement transformé le modèle de fonctionnement de l’informatique, ce qui pousse les directeurs informatiques et les directeurs financiers à travailler de manière collaborative », a déclaré Sunny Gupta, PDG d’Apptio. « Cesdirigeants d’entreprise doivent accélérer l’adoption de nouveaux modèles opérationnel comme agile et le cloud, optimiser les investissements de croissance pour financer l’innovation et renforcer l’agilité financière afin que les décisions en matière de ressources se prennent au même rythme que celui de l’évolution du business. »

    L’étude montre que la quête de transformation digitale renforce l’esprit collaboratif au sein des équipes dirigeantes et accroît la confiance dans le service informatique à tous les niveaux de l’entreprise. L’étude met également en évidence un flou dans les responsabilités, des tensions entre les services informatique et financier et le rôle essentiel du DSI dans la reconfiguration de l’entreprise pour assurer une croissance durable.

    « Ce sont les leaders technologiques qui sont les plus enclins à conduire des changements structurels au sein de leurs entreprises. Leurs priorités évoluent à mesure qu’ils adoptent une approche plus agile de leur stratégie IT », commente Sean Kearns, responsable éditorial de FT Focus. « Les attentes des clients de plus en plus pressantes alimentent le sentiment d’urgence au sein des entreprises. Cette urgence altère à son tour la dynamique au sein des équipes dirigeantes. »

    Une stratégie au diapason

    Plus de la moitié (56 %) des entreprises qui entament leur transformation digitale indiquent adopter une approche stratégique agile et souple, qui évolue constamment selon les enseignements tirés des clients et du fonctionnement de l’entreprise. Et si les leaders technologiques veulent favoriser la croissance par l’innovation, ils ont aussi l’intention de changer de modèle économique au cours des trois prochaines années, dans une recherche d’équilibre entre le besoin de croissance et la nécessité d’exploiter les systèmes informatiques existants.

    Renouveau de l’équipe dirigeante

    Plus des deux tiers (68 %) des personnes interrogées dans le monde entier s’accordent pour dire que la transformation digitale a renforcé la collaboration au sein de l’équipe dirigeante lors du développement de nouveaux produits et services. Pourtant, 47 % des dirigeants d’entreprise reconnaissent que la transformation numérique brouille les lignes hiérarchiques et ce pourcentage s’élève à72% chez les dirigeants français. Les cadres dirigeants ne sont pas toujours en phase avec les priorités de l’activité ou la stratégie technologique. Les DSI et les DAF sont perçus comme ceux qui le sont le moins, puisque seuls 30 % des répondants les déclarent en phase. Cette nouvelle dynamique crée des tensions, en particulier entre les responsables des services financier et informatique.

    Le pouvoir de persuasion

    Cette nouvelle donne crée une énorme opportunité pour les DSI désormais investis de la mission de conduire le changement. L’enquête révèle que ceux-ci sont désormais considérés comme les cadres dirigeants les plus efficaces pour accompagner le changement sur la base de leur connaissance des clients ??? plus efficaces même que le directeur marketing ou le PDG. Cette tendance est plus marquée aux États-Unis où 28 % des dirigeants jugent leur DSI plus efficace, par comparaison avec la moyenne globale de 18%. Il est cependant essentiel pour eux de développer leur pouvoir de persuasion afin de peser plus dans la prise de décision. 81% des français interrogés déclarent que le département informatique a besoin d’être plus influent au sein de l’entreprise pour mener les changements nécessaires (contre 63% en moyenne).

    Décider et au bon moment

    Les entreprises sont incertaines quant à la façon dont les décisions technologiques importantes sont prises et évaluées. Le cloud est crucial en matière d’aspiration au digital, mais les problématiques de gouvernance compliquent l’adoption et la migration. De fait, 30 % seulement des dirigeants font confiance à la capacité du service informatique à gouverner le cloud à tous les niveaux de l’entreprise. L’agilité offre les conditions d’une adoption accélérée des technologies nouvelles et de la transformation digitale, mais le suivi des performances nécessite une plus grande clarté. Or, moins d’un cinquième (16 %) des entreprises ont défini un cadre pour en planifier le succès à tous les niveaux de l’entreprise. En France, plus de dirigeants citent la mise en place d’un plan d’investissement clair en matière d’investissement informatique comme une priorité dans les trois prochaines années à venir (32% contre 24% en moyenne). Les Français sont aussi plus nombreux à déclarer que les décisions d’investir dans les nouvelles technologies se prennent de manière fragmentées et non centralisées (70% contre 56% en moyenne)

    Les données avant tout

    Les données en temps réel confèrent aux directions informatiques le pouvoir d’évaluer leurs investissements dans les nouvelles technologies et de prendre de meilleures décisions. Selon 51 % des dirigeants interrogés, les DSIs ont une approche plus proactive que les autres dirigeants en matière de responsabilité des données, à tous les niveaux de l’entreprise et cela porte ses fruits. 58 % de ceux qui considèrent la fonction de DSI plus proactive jugent cette approche très efficace pour atteindre les objectifs de croissance.

    Cliquez ici pour en savoir plus et pour lire le rapport Disruption in the C-Suite dans son intégralité.

     

  • Le nouvel outil d’évaluation du marketing Digital de Google

    Google et son nouvel outil d’évaluation du marketing Digital

    Google lance un nouvel outil d’évaluation de marketing digital à destination des entreprises. Aujourd’hui, seulement 2% des entreprises tirent pleinement parti du marketing digital analytique ou basé sur de la donnée (“data driven marketing”). Pourtant, les annonceurs les plus avancés en la matière génèrent déjà jusqu’à 20% de revenus supplémentaires et réduisent leurs coûts de 30% (Source).

    Google avec BCG ont analysé plus de 200 marques internationales, pour quantifier les bénéfices business d’un marketing digital avancé.

    Résumé de l’Etude BCG quantifiant les bénéfices d’un marketing digital avancé pour une entreprise

    • L’utilisation du “machine learning” et du marketing digital analytique (ou “data-driven”)  entraîne une réduction de plus de 40% du coût par action (CPA) et une amélioration du rendement des dépenses publicitaires allant jusqu’à 33%.
    • Les retailers voient leurs ventes en ligne augmenter de 50% grâce au machine learning et au marketing digital analytique.
    • Bien que les technologies soient puissantes, l’intervention humaine reste essentielle pour obtenir un impact maximal. Associée à des outils de publicité digitale, cette intervention  augmente de 15% les performances de la campagne.
    • Les marques ayant atteint une maturité organisationnelle réalisent des bénéfices 1,4 fois plus importants que les organisations à faible maturité. L’impact de leurs efforts marketing sur les revenus est jusqu’à 2,5 fois supérieur.

    Outil Google d’évaluation de la maturité digitale

    Pour aller plus loin et aider les entreprises de toutes tailles dans leur transformation en matière de marketing digital, Google a développé avec BCG un outil de mesure du niveau de maturité numérique.

    Les entreprises peuvent ainsi évaluer leur niveau en matière de marketing digital (débutant, émergent, confirmé, multicanal) et développer leur feuille de route pour atteindre la maturité numérique, avec à l’appui des conseils sur les meilleures pratiques et les facteurs de succès.

    Pour plus d’informations à ce sujet, consulter l’étude complète ici.

  • Défi créatif : plus de deux tiers des annonceurs estiment que la croissance de la publicité digitale nuit à la qualité créative

    Défi créatif : plus de deux tiers des annonceurs estiment que la croissance de la publicité digitale nuit à la qualité créative

    Une récente étude commanditée par Sizmek, la plus grande plate-forme de publicité buy-side (côté achat) indépendante, a mis en lumière le défi auquel sont confrontés les annonceurs lorsqu’il s’agit de trouver l’équilibre entre innovation technologique et créativité. D’après cette étude, menée auprès de plus de 500 responsables marketing en Europe et aux États-Unis, plus de deux tiers (67 %) des répondants affirment que la croissance du digital en publicité s’est faite aux dépens de la qualité créative.

    S’interrogeant sur l’impact potentiel de la technologie, l’étude a établi que 91 % des annonceurs s’étaient fixé pour priorité de rendre les publicités digitales plus attrayantes durant l’année à venir afin d’aider leur marque à atteindre ses objectifs. En ce qui concerne l’impact de l’intelligence artificielle (IA), 84 % des répondants affirment que la technologie est inutile si elle n’est pas secondée par des supports créatifs adaptés, estimant que la data à elle seule ne peut suffire à faire le bonheur des annonceurs.
    Par ailleurs, 91 % d’entre eux considèrent que les supports créatifs sont aussi importants que l’usage qui est fait des données dans le cadre des campagnes digitales.
    Soulignant encore davantage l’importance des données, la grande majorité des annonceurs voient dans le RGPD un préalable nécessaire à la qualité des contenus créatifs. Près de 8 répondants sur 10 (79 %) estiment que le contexte du RGPD rendra la qualité des créations encore plus cruciale, malgré la focalisation extrême du secteur publicitaire sur les problématiques liées aux données et à la confidentialité.

    « L’explosion du marketing digital a offert aux marques de fabuleuses possibilités pour proposer à leurs clients des expériences plus ciblées et personnalisées. Ce phénomène devrait également les aider à être plus créatives et leur permettre d’adapter leur créativité à l’audience idéale », estime Claude Spasevski, Managing Director France, Sizmek. « Les marques disposent d’une multitude de leviers pour atteindre leurs objectifs, et ces leviers peuvent être activés grâce à la technologie. En associant data, contenus créatifs et médias tout en construisant une fondation adossée à l’IA, les marques seront mieux armées pour déployer des campagnes qui correspondent à leurs aspirations. »

    Pour consulter le nouveau rapport de Sizmek sur l’effet néfaste du digital sur le créatif, cliquez ici.

    EN BREF : 
    • 67 % des annonceurs estiment que « la croissance du digital en publicité s’est faite au détriment de la qualité des contenus créatifs »
    • 84 % d’entre eux considèrent que l’intelligence artificielle (IA) n’a aucun impact sans une création adaptée
    • Près de 8 annonceurs sur 10 pensent que le RGPD obligera à se préoccuper davantage de la qualité des contenus créatifs
    • Pour 91 % des annonceurs, « rendre les publicités digitales plus attrayantes pour aider leur marque à atteindre ses objectifs » sera une priorité lors des 12 prochains mois
  • Quand la transformation digitale nécessite une parfaite maitrise de sa gestion de contenus

    Quand la transformation digitale nécessite une parfaite maitrise de sa gestion de contenus

    Par Morad Rhlid, Managing Director International chez SER Group

    Plus que jamais, les projets de transformation digitale des entreprises les amènent à repenser en profondeur leurs processus de gestion et à les moderniser. Dans ce contexte, de nombreux éléments sont à prioriser pour permettre à ce type d’initiatives de dégager de réels gains de productivité. Bien que stratégiques, les sujets liés à l’infrastructure ne sont pas fondamentalement les points incontournables d’une transformation numérique réussie. D’autres aspects comme l’ECM et la gestion des contenus au sens large sont à la fois structurants et déterminants. On notera d’ailleurs que les récentes évolutions réglementaires à l’image du RGPD mettent en avant que la bonne gouvernance de l’information et des données est désormais indispensable pour mener à bien ses projets de digitalisation.

    Structurer ses contenus pour gagner en efficacité

    Comme nous l’avons rapidement évoqué ci-dessus, la bonne gouvernance de l’information est une nécessité pour pouvoir gagner en fluidité et en qualité dans ses différentes opérations de gestion. L’un des défis majeurs à l’heure de l’agilité et de la recherche de simplification des processus de gestion courante au sein des entreprises est de donner du sens à ses données et plus particulièrement à une information déstructurée, répartie au sein de différents environnements et compartimentée en silos… En complément de ces éléments, il faut compter avec les différents applicatifs utilisés qui ne communiquent pas nécessairement. Ces différents points mettent en avant les défis que vont devoir relever les DSI des entreprises sur les prochaines années.

    Vers une recherche de simplification pour créer un cadre propice à la transformation digitale

    Comme nous l’avons vu, il est incontournable de positionner la convergence au centre de sa stratégie de gestion de contenus. En effet, il est difficile, voire impossible, de capitaliser sur son fonds documentaire numérique sans la mise en place d’une telle approche. Les données et informations n’ont alors pas de sens et ne communiquent pas.

    Quand on connait le rôle que jouent les données et informations en matière de transformation digitale, on comprend alors parfaitement qu’il est fondamental de maitriser leur bonne gestion et exploitation. En ce sens, il est crucial de repenser les environnements existants pour créer de véritables hubs convergents permettant de gérer et d’accéder rapidement aux masses de données et d’informations numériques de l’entreprise.

    Rendre l’information accessible, partageable et exploitable est donc une nécessité. Ce prérequis a priori évident est pourtant souvent délaissé au profit d’aspects moins structurants. Cela se traduit alors par des transformations numériques imparfaites faute d’avoir exploité l’or gris de l’entreprise : ses données et informations.

     

     

  • Quand le monde de la publicité vit une révolution qui change la donne en profondeur …

    L’avenir de la publicité


    Par Pascal Malotti, Directeur Conseil Marketing de Valtech France

    Les bonnes vieilles recettes
    Aujourd’hui encore, si l’on regarde un film à la télévision le soir, on se lèvera plusieurs fois lors des coupures pub pour lutter contre l’ennui. Rendons-nous à l’évidence : il faut bien que le monde et les affaires tournent, n’est-ce pas ?

    Oui et non ! Oui, car le modèle économique de nombreux médias repose toujours sur les recettes publicitaires et non, car certains d’entre eux, surtout les chaînes TV, sont confrontés à de sérieux défis du fait de la concurrence croissante du numérique. Les spots de 30 secondes sont moins nombreux au profit, notamment, de publicités d’une durée de six secondes comme ce sera, bientôt, le cas pour les rencontres de la NFL sur la chaîne Fox. Les tendances du marketing digital l’emportent sur les différents points de contact. Le monde de la publicité vit une révolution qui change la donne en profondeur.

    Les nouveaux maîtres de l’univers
    Le retour en arrière n’est pas une option pour les marques « challengées » par les nouveaux maîtres du monde, qui contrôlent la vie des gens avec leurs algorithmes, et les nouvelles marques que l’on dit indépendantes. Ces dernières sont à l’origine de changements importants dans la technologie, les modes de production et les usages, au point de s’ouvrir à de nouvelles perspectives business tout en servant une audience mondiale.

    La publicité traditionnelle ne vous aidera pas dans un monde où le succès est conditionné par l’agilité, l’intelligence artificielle et les réseaux. Les marques doivent donc jongler avec de nouvelles règles en faveur de campagnes de marketing et de communication personnalisées, et d’une présence multi-plateformes.

    La publicité traditionnelle perd du terrain dans les médias parce que la question de l’attribution n’est pas encore résolue. Dans un monde où le marketing est dominé par les algorithmes et l’automatisation, il faut privilégier la publicité programmatique multi-plateforme pour accroitre la valeur de la marque et la conversion. Ainsi, les leviers digitaux sont devenus essentiels à activer pour maintenir sa position et accroître sa performance financière.

    Dans ce nouvel ordre mondial, Facebook et Google prospèrent et se partagent la majorité des parts de marché : ils affichent une croissance rapide sur un marché stable, régnant en duopole sur l’ère du numérique.

    L’alignement des nuages
    Tout n’est pas parfait dans le meilleur des mondes. La protection déficiente de l’intégrité des marques utilisant le programmatique sur les réseaux de Google (via YouTube) et Facebook n’aide pas, à un moment où il faut créer un climat de confiance avec chaque composant de l’écosystème.

    Il y a quelques mois, certaines régies publicitaires ainsi que des grandes marques ont décidé de cesser de diffuser leurs publicités sur YouTube : des annonces programmatiques s’affichaient à côté de contenus indésirables, comme des vidéos de promotion du terrorisme…

    C’est le moment que Facebook a choisi pour produire ses pires excuses : non, ce n’est pas un média mais une plateforme et « Facebook ne veut pas être l’arbitre de la vérité (sic) ». Quand vous atteignez 67% de la population américaine, vous êtes devenu le plus grand média et diffuseur de publicité : difficile d’affirmer être un simple logiciel. Facebook a aussi été soupçonné de tricher sur les métriques et de publier de fausses données sur les nombres de vues et les ratios de campagnes.

    De grandes régies publicitaires appartenant à WPP et Publicis exigent désormais que l’on utilise des plateformes de tiers de confiance pour rassurer les marques : leurs annonces sur YouTube risquent moins d’être diffusées à côté de vidéos « infâmes ». Des sociétés analytiques indépendantes contribueront à restaurer la confiance par une analyse plus complète des conditions de diffusion des annonces publicitaires. Cependant, il apparaît incroyable que Google et Facebook négligent autant la sécurité des marques et rechignent à affiner la précision de leurs métriques, en prenant le risque de nuire à leur activité. C’est, au contraire, par une volonté de transparence que l’on pourra restituer la confiance entre marketers et géants de la tech.

    Une formule perdant-perdant
    Tant que le digital continuera de démontrer un retour sur investissement si efficace, les grands gagnants resteront probablement Facebook et Google, avec un nouveau venu : Amazon, qui a étendu récemment son offre de publicité programmatique.

    En attendant, les marques doivent prendre conscience que le « precision marketing » est le nouveau dogme au sein duquel elles doivent opérer avec leurs nouveaux alliés/ennemis, à la recherche de la performance absolue. Elles doivent aussi établir des circuits plus directs et intégrer l’expérience dans la vente de détail. Et n’oublions pas que Netflix définit également de nouveaux standards d’expérimentation des divertissements, avec l’abonnement pour modèle économique, ce qui a pour effet d’accélérer l’obsolescence de la publicité traditionnelle pour les marques et pour les éditeurs…

    Tout converge vers une complète restructuration du marché de la publicité : l’évolution des usages des audiences, la technologie pour cibler les consommateurs et la redéfinition des règles commerciales, sont autant de facteurs qui imposent les nouvelles recettes du succès. Les grands publicitaires perdent du terrain dans un monde où les consommateurs n’acceptent plus d’être importunés par la communication classique des valeurs de marques et de leur positionnement…

    Souvent hors-contexte et synonyme d’interruption intempestive, la publicité n’est plus le meilleur moyen d’influencer les consommateurs en leur proposant de vivre des expériences : il faudra désormais bien plus qu’une bonne pub mettant en scène un ambassadeur de marque pour se différencier.

  • La révolution silencieuse du Secteur Public

    La révolution silencieuse du Secteur Public

    Par Laurent Leenhardt, Directeur Général, Gfi Branche Software

    Le secteur public vit une transformation sans précédent : digitale, réglementaire, territoriale. Cette métamorphose est inédite de par sa triple dimension et sa simultanéité. S’y ajoutent un contexte budgétaire contraint et une réduction annoncée des effectifs. Force est donc de constater que la mutation du secteur public n’est pas uniquement digitale, elle est plus complexe et de plus grande ampleur. Les enjeux de cette transformation sont de taille : faire mieux avec moins tout en lançant les grands chantiers de transformation, fondations de la smartcity de demain. Alors que le secteur privé apparait souvent comme précurseur en matière d’innovation, le secteur public tient ici l’opportunité de tenir sa revanche !

    Une transformation inédite

    Cette transformation s’est accélérée ces dernières années sous l’impulsion d’une triple dynamique. 

    Le secteur public amorce à son tour sa révolution digitale. L’administré est devenu un véritable « client », demandeur de services en mode omnicanal (web, mobilité, sms…). Il exige à la fois que les services offerts soient plus larges, disponibles 7/7 et accessibles sur tous les supports modernes (smartphone, tablette, web) avec une qualité accrue et une plus grande réactivité. Il souhaite une information continue, des alertes en temps réels, l’accès à plus de données (transparence, open data), une écoute de son point vue, et une prise en compte plus systématique de ses attentes (démocratie participative). Il souhaite des élus plus accessibles et connectés avec ses administrés.

    A cette transformation digitale s’ajoute une transformation réglementaire, très souvent liées d’ailleurs, cette dernière imposant la dématérialisation des processus métiers. Après la mise en œuvre réussie des projets PES et ACTE, de la dématérialisation des appels d’offres et des bulletins de paie, c’est le projet Chorus qui impose et généralise maintenant l’usage de la facture électronique. A venir le projet de la DSN de prélèvement à la source comme potentielle prochaine réforme. Sous l’impulsion du SGMAP (Secrétariat Général pour la Modernisation de l’Action Publique), le rythme des réformes est soutenu et les collectivités n’ont que peu de temps pour s’y adapter. Force est de constater qu’elles le font avec succès.

    En parallèle, conséquence de la loi NOTRe, une autre mutation d’ordre territoriale se joue. Elle transparait par exemple à travers le redécoupage des Régions, partie visible de l’iceberg pour le grand public. Mais il s’opère aussi un transfert de compétences inter-collectivités (notamment des Départements vers les Régions) et la mutualisation ou fusion de collectivités à travers la création de communes nouvelles ou métropoles. Cette mutualisation s’organise, motivée par un double objectif : baisse des dépenses publiques et meilleure prise en compte des besoins des citoyens. Sous l’impulsion de l’Etat, 15 Métropoles ont été créées (et 7 autres prochainement), moteurs de la croissance et de l’attractivité des territoires. De plus, depuis le 1er janvier 2014, les dernières communes isolées peuvent être rattachées à un EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) sur décision du Préfet de Département. On le constate, la réforme territoriale est profonde et les conséquences sur les organisations importantes. Le visage d’une France administrative aux 36 000 communes sera bientôt derrière nous.

    On notera que ces transformations, concomitantes et inédites, se déroulent dans un contexte de réduction de moyens induit par la forte baisse des dotations de l’Etat et la réduction annoncée du nombre de fonctionnaires. La baisse des dotations cumulées s’élèvera, à la fin de l’actuel mandat municipal, à 50 milliards d’euros et 120 000 postes de fonctionnaires pourraient être supprimés dont 70 000 au sein des collectivités locales.

    Smartcity, les planètes s’alignent 

    A l’évidence, l’innovation sera la clé essentielle pour relever ces challenges. Cette mutation profonde, plus qu’un faisceau de contraintes, est une formidable opportunité de dessiner la Smartcity de demain.

    La population augmente (+10 millions en 30 ans en France) et se concentre dans les villes (3/4 de la population se répartit sur 20% du territoire). Les grandes villes et les métropoles doivent d’ores et déjà investir et se réorganiser pour répondre aux besoins des administrés ; besoins qui ne se résument pas aux futures infrastructures nécessaires mais qui traduisent un souhait de vivre mieux en générant moins d’impact sur l’environnement.

    De son côté, l’impulsion de l’Etat ne va pas faiblir. « L’Etat doit être digital », « L’Etat doit être un acteur du numérique », « l’Etat devra numériser d’ici 2022 l’ensemble des procédures qui sont les siennes »…la feuille de route a été réaffirmée par le Chef de l’Etat lors du salon VIVA Technology le 15 juin dernier.

    Les usages changent et vont continuer d’évoluer. Sous l’impulsion des générations X, Y, Z, chacun veut désormais disposer de services à tout moment, en tout lieu, être informé en temps réel mais aussi et surtout être acteur et fonctionner en mode collaboratif. Les compétences et les services « s’ubérisent ».

    Les données se multiplient de manière exponentielle. Aujourd’hui, 80% des données du Système d’Information d’une collectivité sont des données de gestion. Demain, 80% des données de ce même SI seront des données externes. Les SI ont vocation à s’ouvrir, à collecter davantage à travers les réseaux sociaux, les objets connectés et via les échanges avec les acteurs privés. La protection des données personnelles devra être assurée comme le préconise le Règlement Général sur la Protection des Données qui entrera en vigueur le 25 mai 2018.

    Mais les innovations sont là, mobilité, Cloud, CRM, Internet des Objets, Intelligence Artificielle, SIEM, social robotic…portées par les investissements des grands groupes et des ESN et par l’agilité des startup. Les circuits sont plus courts : on co-innove, on expérimente puis on généralise.

    Les technologies sont à maturité. Les collectivités entrent de plain-pied dans l’ère de l’hyper-innovation : Big Data, cybersécurité, smart transport, smart lighting, smart water, smart grid …

    Cette révolution profonde du secteur public et tout particulièrement des collectivités locales a démarré. Elle impose de repenser ses processus mais surtout de se réapproprier ses données, de les fédérer en Data Hub, de les organiser, de les restituer aux citoyens, de les croiser pour leur donner plus de valeur et de les mettre au service du pilotage de la performance et du vivre mieux en alignant optimisation des infrastructures et besoins des administrés.

    A n’en pas douter, la smartcity de demain se construira par la Data.

    Ces grands chantiers de transformation, tous ces défis à venir portés par une innovation particulièrement dynamique représentent aujourd’hui une formidable opportunité pour le secteur public de dessiner la smart city de demain ; La révolution silencieuse a bel et bien commencé !

  • Rapport Cap Gemini et Brian Solis – Culture digitale : le fossé s’aggrave dans l’entreprise

    La culture des entreprises représente l’obstacle numéro 1 à la transformation digitale – le fossé culturel s’est même aggravé de 7 points en 6 ans 

    Le nouveau rapport du Digital Transformation Institute de Capgemini et de Brian Solis souligne un décalage culturel flagrant entre les dirigeants et les employés 

    Capgemini, l’un des leaders mondiaux du conseil, des services informatiques et de l’infogérance, et Brian Solis, analyste digital et auteur de renommée internationale, publient les résultats de leur rapport The Digital Culture Challenge: Closing the Employee-Leadership Gap. Cette étude approfondie révèle que 62% des répondants considèrent la culture d’entreprise comme étant le principal obstacle sur le chemin de la transformation digitale. En conséquence, dans l’environnement digital actuel, les sociétés risquent de prendre du retard sur leurs concurrents. Par ailleurs, les conclusions du rapport indiquent que ce fossé culturel s’est encore creusé (+ 7 points) depuis 2011, année où Capgemini a débuté ses recherches dans ce domaine.

    Les employés ne considèrent pas la culture de leur entreprise comme étant « digitale » 

    Le rapport, qui s’appuie sur plus de 1 700 répondants issus de 340 organisations réparties dans huit pays, révèle une différence notable de perception entre les dirigeants et les employés concernant l’existence ou non d’une culture digitale au sein de leur entreprise. Alors que 40% des cadres dirigeants estiment que leur société possède une culture digitale, seuls 27% des employés interrogés sont du même avis. La culture digitale des entreprises a été évaluée sur la base de sept critères, à savoir leurs pratiques de collaboration, l’innovation, l’ouverture culturelle, la priorité donnée au digital, l’orientation client, une culture des données, ainsi que l’agilité et la flexibilité. Les informations recueillies dans le cadre de ce rapport ainsi qu’une série d’entretiens ciblés ont permis d’identifier certaines des raisons à l’origine de ce décalage culturel : les difficultés des dirigeants à formuler une vision digitale claire pour leur organisation, l’absence de modèles au sein des équipes dirigeantes et le manque d’indicateurs de performance liés à la transformation digitale.

    Cyril Garcia, en charge des activités Digital Services du Groupe et membre du Comité exécutif de Capgemini, déclare : « Les technologies digitales apportent une réelle valeur ajoutée, mais seules les organisations qui adoptent une culture digitale durable peuvent exploiter ce potentiel. Réduire la différence de perception entre les dirigeants et les employés concernant l’existence ou non d’une culture digitale est indispensable à leur croissance. Les entreprises doivent donc motiver, impliquer et responsabiliser tous les employés afin de permettre ensemble le changement de culture. Si les sociétés font de la culture digitale, l’une de leurs priorités stratégiques, elles pourront améliorer leurs relations avec les clients, attirer les meilleurs talents et s’engager sur la voie de la réussite dans le monde digital d’aujourd’hui. » 

    Les principales conclusions du rapport font état d’un profond fossé entre les dirigeants et les employés dans toutes les dimensions de la culture digitale : 

    • L’innovation n’est toujours pas une réalité pour de nombreuses organisations. Seules 7% des entreprises interrogées ont le sentiment qu’elles peuvent tester de nouveaux concepts et les mettre en oeuvre rapidement. Ce sentiment est confirmé par les employés qui sont à peine 37% à estimer que leur société possède une culture centrée sur l’innovation, l’expérimentation et la prise de risques, contre 75% des cadres dirigeants. Il est donc impératif que les organisations récompensent la prise de risques et créent un environnement propice à l’expérimentation pour leurs employés.

    • Les pratiques de collaboration font l’objet d’un profond désaccord. Les résultats montrent qu’il existe un décalage entre les dirigeants et les employés sur les pratiques de collaboration. En effet, 85% des cadres dirigeants, contre 41% des employés seulement, considèrent que leur entreprise favorise la collaboration en interne.

    • Les dirigeants estiment avoir une vision digitale, les employés désapprouvent. L’enquête révèle d’importants écarts entre ce que les dirigeants et les employés perçoivent comme étant une vision digitale claire. 62% des participants occupant un poste de direction affirment que leur entreprise a une stratégie bien définie pour atteindre ses objectifs digitaux contre 37% des employés seulement.

    Le rapport souligne que les entreprises n’impliquent pas suffisamment les employés dans le processus de changement de culture. Pourtant, il est essentiel de les faire participer afin de développer une culture digitale efficace et d’accélérer la transformation culturelle de l’organisation. Les cadres intermédiaires et dirigeants se doivent de traduire la vision digitale globale en résultats tangibles et de récompenser les comportements digitaux positifs.

    Ian Rogers, directeur digital du groupe LVMH, précise : « Les entreprises passent un cap lorsqu’elles prennent conscience que la transformation digitale n’est pas un problème technique, mais un changement culturel ». 

    Les leaders de la culture digitale sortent du lot 

    L’enquête a identifié un groupe de « précurseurs » (34% des organisations interrogées) qui ont obtenu de bons résultats dans les sept dimensions de la culture digitale et dont les dirigeants sont parvenus à faire adopter la culture souhaitée à l’ensemble de l’entreprise. Ainsi le Royaume-Uni, la Suède et les Etats-Unis ont une forte représentation de leaders de la culture digitale (63%, 60% et 56% respectivement). En ce qui concerne les secteurs d’activités, c’est l’automobile (43%), les biens de consommation (38%) et les télécoms (32%) qui comptent la plus forte proportion de leaders de la culture digitale.

    Contrairement à leurs homologues dont l’évolution est plus lente, ces précurseurs ont tendance à embaucher différemment et privilégient notamment les qualités telles que la créativité et l’autonomie (83% des précurseurs contre 29% de leurs homologues). De même, ils sont nombreux à adapter les descriptifs de poste et les indicateurs de performance à leur stratégie de transformation digitale (75% contre 17%) et à aligner leur structure de rémunération sur les objectifs de transformation digitale (70% contre 13%).

    Comment créer une culture digitale ? 

    Patience, ténacité et vigilance constante sont les maîtres mots pour créer une culture digitale et opérer un vrai changement. Le nouveau rapport présente plusieurs éléments clés nécessaires à l’adoption d’une culture digitale :

    • identifier des agents du changement capables d’incarner la nouvelle culture digitale et les promouvoir au sein de l’organisation

    • définir de nouveaux indicateurs de performance basés sur les nouveaux comportements souhaités

    • rendre tangible le changement culturel

    • investir dans les compétences digitales qui ont de l’importance

    • communiquer clairement une vision digitale et montrer de manière visible l’implication des dirigeants

    • utiliser les outils de collaboration digitale pour accroître la transparence et interagir avec les employés

    • adopter une approche holistique du changement

    « Pour rester compétitives, les entreprises doivent développer une culture digitale qui s’applique à l’ensemble des employés au sein de l’organisation. Notre étude montre que la culture est soit le principal inhibiteur, soit le principal catalyseur de la transformation digitale et de l’innovation. Toutefois, de nombreux dirigeants estiment déjà avoir une culture digitale, mais lorsque vous posez la question aux employés, ils ne sont pas du même avis. Ce décalage reflète l’absence d’une vision digitale, d’une stratégie et d’un plan d’exécution tactique au niveau de la direction », explique Brian Solis. « Cultiver une culture digitale est le propre des sociétés qui comprennent que les technologies font évoluer les comportements, le travail et la dynamique du marché. Cela permet à tous les acteurs de l’entreprise de renforcer leur compétitivité dans un environnement en constante évolution.» 

    Vous pouvez télécharger une copie du rapport en cliquant ici. 

  • USI 2017 – 19 et 20 juin RDV avec 30 speakers d’exception !

    Unexpected Sources of Inspiration

    l’évènement qui questionne et qui explore 

    Au programme de cette 10ème conférence : Intelligence Artificielle, Technologie, Interaction, Produit, Management, Economie, Philosophie, Théorie et Humain. Pour illustrer toutes ces thématiques, 30 intervenants du monde entier feront le déplacement pour traiter des enjeux de la transformation actuelle et future de nos sociétés.
    Parmi eux, Ingrid Betancourt, Dan Ariely, Moran Cerf, Cédric Villani, Mark Esposito…

    En 10 ans, la conférence USI est devenue la scène européenne incontournable des grands penseurs, innovateurs et créateurs de notre temps. Un événement hors pair et aussi hors du temps. A l’heure où les évènements sont pléthores, USI est une parenthèse, sur deux jours pour décrypter la société numérique, questionner, explorer, la transformation digitale dans toute sa complexité.

    «  Le bon critère pour savoir si une conférence est réussie, c’est de se demander pendant combien de temps on s’en souvient  » déclare François Hisquin, fondateur d’Octo Technology et des conférences USI. Pari réussi ! En dix ans, USI est The place to be.

    « Toutes les grandes réussites sont un cocktail d’inspiration, de créativité, de rencontres et d’expériences. USI C’est un concentré de tout cela pendant deux jours » ajoute le fondateur. Un tour de force sans sponsor. Un OVNI dans le milieu de l’événementiel.

    Cette année encore, USI propose un contenu exceptionnel, varié, inattendu avec une grande intensité intellectuelle.

    Rendez-vous le 19 et 20 juin au Carrousel du Louvre à Paris 

    LES TOP SPEAKERS 

    Kevin Kelly @kevin2kelly
    Talk / T he Inevitable: Understanding the 12 Technological
    Forces That Will Shape Our Future Robots, data, tracking, réalité virtuelle… Kevin Kelly, “best-selling author” selon le New York Times, décrit les mécanismes de ces forces en puissance avec une précision déconcertante. Loin des dystopies, il nous propose une feuille de route stratégique pour guider nos choix professionnels, sociaux et humains. Visionnaire,réaliste et résolument optimiste.

    Laurent Alexandre @dr_l_alexandre
    Chirurgien-urologue français, Expert en nanotechnologies
    “Nous sommes face à une rupture radicale entre une économie démiurgique et exponentielle de l’intelligence artificielle. Nous avons généré des datas à outrance ces dernières années, sans réellement réfléchir aux conséquences que cela pouvait entraîner, en particulier sur l’inégalité des compétences cognitives entre individus. Comment manager cette intelligence artificielle, tout en évitant une dislocation sociale ?

     

     


    Ingrid Betancourt
    Talk / Se construire face à la peur
    Ingrid Betancourt, 54 ans, ancienne militante politique, a été détenue par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) pendant plus de six ans. Elle s’exprimera sur la façon dont elle a pu se reconstruire après son vécu d’ex-otage, et les moyens qu’elle a mis en place pour faire de cette peur quelque chose de constructif dans sa vie personnelle et professionnelle.

    Dan Ariely @danariely ‏
    Talk / L e prévisiblement irrationnel
    Dan Ariely est professeur de psychologie et d’économie comportementale à l’Université Duke et membre fondateur du Center for Advanced Hindsight. Grâce à sa recherche et à ses expériences, il interroge les forces qui influencent le comportement humain et les manières irrationnelles qui guident notre comportement et nos choix plus souvent que ce que l’on pourrait penser.

    Virginie Guyot @vir_guyot
    Talk / Confiance et leadership au service de la performance collective
    Ex- pilote de chasse de l’armée de l’air française, Virginie Guyot se consacre désormais au conseil aux entreprises. Elle y partage son expérience de ce métier de l’extrême où l’individu est au service du collectif. Elle nous livre également les conseils pour les entrepreneurs qui se décourageraient et encourage les femmes qui veulent entreprendre à oser se lancer.

    Moran Cerf @twtrdtcm
    Talk / The Ultimate Virtual Reality: the Simulated World Our Brain Generates for Us
    Selon les dernières découvertes en neurosciences, nos sens ne perçoivent qu’une partie du monde qui nous entoure. Ancien hacker et agent des services secrets israéliens, Moran Cerf a voulu décrypter les mécanismes de nos neurones avec la minutie d’un ingénieur. Son travail en collaboration avec des neurochirurgiens lui a permis d’explorer notre boîte noire de l’intérieur, en y implantant directement des électrodes. En bref, de hacker notre cerveau!

    Cédric Villani @VillaniCedric
    Talk / Naissance d’une idée
    Cédric Villani est un mathématicien français au look dandy qui détonne, il est directeur de l’Institut Henri-Poincaré de l’Université Pierre et Marie Curie et professeur à l’université Claude-Bernard-Lyon-I. Il reçoit la médaille Fields en 2010. Plus récemment, il a fait parler de lui par sa volonté de faire prendre conscience au Parlement desdonnées, des systèmes de protection numérique et de l’intelligence artificielle.

    Mark Esposito @Exp_Mark ‏
    Talk / Understanding the Future as it Unfolds: The Power of Megatrends
    Mark Esposito est enseignant à la Harvard University Extension School et à Grenoble Ecole de Management. Il co-dirige le programme de microéconomie pour la compétitivité à Harvard Business School. Il a aussi fondé le « Lab-Center for Competitiveness », un think-tank spécialisé sur les grandes thématiques du développement économique. Considéré comme un expert de la complexité économique, il a conseillé le Président du Parlement européen sur l’analyse systémique de la crise financière.

    Leila Janah @leila_c
    Talk / G ive Work: Building an equitable economic future through technology
    Pionnière de l’Impact Sourcing, Leila Janah s’est donnée pour mission d’endiguer la pauvreté mondiale et de former les populations défavorisées aux métiers du Web. Celle qui se définit comme « une idéaliste » n’a pas hésité à tout plaquer pour fonder et diriger Samasource et LXMI. Deux organisations sociales récemment recensées parmi les entreprises les plus innovantes par Fast Company. On compte parmi ses clients eBay, Google, Yahoo, TripAdvisor, SalesForce …

    Susan Weinschenk @thebrainlady
    Talk /T he Future of Human-Technology Interaction
    Le Machine learning, la robotique et la réalité virtuelle sont bien là. Des décisions éthiques et cruciales sont prises, et seront réalisées dans un avenir proche (3-5 ans), ce qui façonnera les interactions entre les machines et les hommes pour les années à venir. Susan Weinschenk partage des idées et des connaissances pour aiguiller les décisions qui seront prises à ce sujet.

    Tim Urban @waitbutwhy
    Talk / Cooks and Chefs: what it means to be a true original?
    Tim est l’auteur de dizaines d’articles viraux sur des sujets allant de la raison pour laquelle nous procrastinons à pourquoi nous n’avons pas encore rencontré des formes de vie extraterrestres. Lors d’USI, il reviendra sur la notion “d’être original”, qui commence là où l’on prend conscience que les femmes et les hommes qui ont construit ce monde “ne sont pas plus intelligents que vous et moi”. Son site W ait, But Why a dépassé 10 millions de visiteurs uniques au cours des derniers mois et a attiré des milliers de clients, y compris des fans célèbres comme Elon Musk, CEO de Tesla, le fondateur de TED Chris Anderson et le cofondateur Evan Williams, co-fondateur de Twitter.

    John Maeda @johnmaeda
    Talk / Redesigning leadership
    Diplômé du MIT et d’un doctorat en art, John Maeda est l’un des pionniers de la convergence entre technologie et design. Au coeur de sa philosophie : la simplicité et l’élégance. Une approche qu’il consacre aussi bien à sa vision de la technologie qu’à celle l’entreprise et du leadership. Se débarrasser de la complexité, faire émerger la diversité, l’émotion, ne pas avoir peur de l’échec… Et si le secret du leadership était de penser comme un designer ?

    Aurélie Jean @Aurelie_JEAN
    Talk / C -Level: devenez des décideurs éclairés en apprenant à coder
    Aurélie Jean est chercheuse en biomécanique numérique. Elle sensibilise les minorités (notamment les jeunes filles) à la programmation, avec pour objectif de diminuer le gender gap. Elle a récemment participé à la campagne #ILookLikeanEngineer sur les réseaux sociaux et a lancé une nouvelle plateforme numérique nommée Patronne.co à destination des femmes professionnelles connectées.

    TEMPS FORTS 

    #Intelligence
    L’IA est-elle en passe de devenir un allié ou une menace pour notre vie privée, pour les
    professionnels, et pour notre humanité ? C’est à cette vaste question que Nick Bostrom et Kevin Kelly tenteront de répondre en exposant chacun leur vision, tantôt commune tantôt divergente notamment sur la question de la superintelligence.

    ● Nick Bostrom : Philosophe et auteur spécialisée en intelligence artificielle.£
    ● Kevin Kelly : Co-fondateur du magazine Wired, Auteur, Futuriste.

    #Humans
    L’humain se définit aussi à travers ses expériences, aussi nouvelles soient-elles. Il ne s’agit pas de remplacer l’Homme ou d’améliorer forcément ses performances, mais de comprendre comment ce dernier fonctionne, jusqu’aux tréfonds de son cerveau.

    ● Moran Cerf : Scientifique et professeur de neuroscience et d’affaires à la Kellogg School of Management.
    ● Laurent Alexandre : Chirurgien-urologue français, expert en nanotechnologies.

    #Theorie
    Comment les sciences, les arts, le monde qui nous entoure, inspirent l’Homme ? En marge des innovations technologiques, ces speakers nous rappellent que le futur prend sa source dans nos acquis, et que les innovations s’inspirent les unes des autres.

    ● Cédric Villani : Mathématicien français, Directeur de l’Institut Henri-Poincaré et de l’Université Pierre et Marie Curie, médaille Fields en 2010.
    ● Etienne Klein : Physicien, directeur de recherches au CEA et docteur en philosophie des sciences .

    #Economy
    Les nouvelles technologies influent sur l’économie de mille manières. Mark Esposito et Nicolas Bouzou viendront démontrer qu’entre nouveaux business models solidaires, innovation et cybersécurité, les perspectives d’évolutions économiques sont nombreuses et peuvent, grâce à l’écosystème digital, trouver un nouvel équilibre.

    ● Mark Esposito : Professeur d’affaires, et de stratégie économique et compétitivité à l’Université Harvard et à la Grenoble School of Management.
    ● Nicolas Bouzou : Essayiste français libéral spécialisé dans l’économie.

    #Behaviour
    Comment un comportement teinté de peur ou d’irrationalité peut-il forger notre personne, nous aider à avancer et à tirer le meilleur de nous-même ? C’est ce que tenteront de nous expliquer ces deux speakers, avec des retours d’expérience poignants.

    ● Ingrid Betancourt : Ex-otage des Farcs et ancienne militante politique.
    ● Dan Ariely : Professeur de psychologie et d’économie comportementale à l’Université Duke et membre fondateur du Center for Advanced Hindsight.

    #Society
    Comment les nouvelles technologies peuvent elles profiter de manière éthique et durable à notre société ? Ces quatres intervenants nous expliquent que l’impact sourcing, la cybersécurité ou encore l’éthique ne sont pas que de simples tendances, mais des piliers essentiels à prendre en compte pour une société pérenne, qui va dans le bon sens.

    ● Keren Elazari : Experte en cybersécurité et hacktiviste.
    ● Leila Janah : Serial entrepreneuse dans l’impact sourcing, fondatrice de Samasource et LXMI.
    ● Cynthia Fleury : Enseignant-chercheur en philosophie politique et psychanalyste.
    ● Emmanuel Jaffelin : Agrégé de Philosophie, auteur et conférencier .

    #Management

    Dans un monde où l’adoption des nouvelles technologies nous dépasse et bouleverse les mécanismes de la sphère professionnelle, il devient urgent de réinventer la manière de mieux manager (ex : Holacracy, Beyond Budgeting). Comment changer les perspectives de développement de l’entreprise, faire bouger les lignes pour aller vers l’intelligence collective, pour construire des modèles plus efficients et cohérents… Ces speakers nous expliqueront l’évolution de la notion de travail, comment repenser le management dans l’organisation d’un monde en constante évolution , en passant par le leadership, les systèmes de valeurs et les mécanismes de prise de décision.

    ● Virginie Guyot : ex-pilote de chasse de l’armée de l’air, conférencière et consultante.
    ● Simon Wardley : Chercheur pour le Leading Edge Forum.
    ● Bjarte Bogsnes : Président du Beyond Budgeting Institute, Vice-président au Développement de la gestion et de la performance chez Statoil.
    ● Eddie Obeng : Directeur de l’apprentissage à la Virtual Business School.
    ● Brian Robertson : Auteur et fondateur d’HolacracyOne.
    ● Tim Urban : Blogger, dirige Wait But Why Blog.
    ● Aaron Dignan : Ecrivain et fondateur de The Ready, une société de conception d’organisations,
    ● Emmanuelle Barbara : Avocate spécialiste en droit social.

    #Products

    Design thinking, lean start-up, agilité… telles sont les méthodologies qui permettent d’adresser un meilleur produit. Les speakers nous expliqueront quelles bonnes pratiques mettre en place pour développer de nouveaux produits.

    ● John Maeda : John Maeda est un artiste, graphiste, enseignant et chercheur de renommée internationale. Responsable Mondial de la Conception Computationnelle et de l’Inclusion chez Automattic.
    ● Ash Maurya : Auteur et Fondateur & CEO de LeanStack
    ● Henrik Kniberg Lean/Agile coach chez Crisp , société de services informatiques Stockholm.

    #Interactions
    Machine learning, robotique de pointe, IoT, IA… USI s’intéresse ici à la relation complexe que nous entretenons avec cette forme d’intelligence et la façon dont nous allons l’exploiter et interagir avec elle (nouvelles interfaces, VR/AR, UX, UI). La scientifique Susan Weinschenk, spécialiste du comportement et des interactions Homme-machine, explorera notamment le rôle et la responsabilité des designers dans les débats sur l’éthique et la déontologie.

    ● Susan Weinschenk : Scientifique comportementaliste et CEO de The Team W.

    #Technologies
    Blockchain, architecture, code, etc. Christian Fauré, Benoît Lafontaine et Aurélie Jean nous
    interpellent sur l’importance de la technologie et des pratiques qui en découlent. Ils exploreront
    également la façon dont l’apprentissage du code va façonner les leaders des prochaines générations.

    ● Benoît Lafontaine est CTO chez OCTO Technology et spécialiste Fintech & Blockchain .
    ● Aurélie Jean est scientifique informatique, Senior Software Developer à Bloomberg, LP et fondatrice d’In Silico Veritas, LLC.
    ● Christian Fauré : Philosophe et Partner chez OCTO Technology, membre du Conseil d’Administration d’Ars Industrialis et de l’IRI (Institut de Recherche et d’Innova

    Pour plus d’informations et pour s’inscrire à l’évènement c’est ici 

     

     

     

     

  • La France conserve-t-elle son statut de pays innovant en matière de transformation digitale ?

    Transformation numérique en France : quel constat pour 2017 ?

    Par Thomas Kaeb, Senior Sales Manager Business Solutions chez Wacom

    Sur un marché globalisé et fortement concurrentiel, la transformation digitale s’est imposée auprès des entreprises françaises comme le moyen de se différencier et de s’adapter aux besoins de près de 30 millions de consommateurs en ligne. Si le digital représente un véritable potentiel de développement pour près de 3 millions de PME en France, toutes les entreprises n’ont pas encore atteint le degré de maturité nécessaire pour prendre ce virage technologique. Si en 2016 la France a été perçue comme un moteur d’innovation, où en sommes-nous en ce début 2017 ? La France conserve-t-elle son statut de pays innovant en matière de transformation digitale ?

    Nombre d’entreprises en 2016 ont annoncé faire de la transformation digitale leur priorité, faisant de ce sujet en une véritable tendance. Bien souvent, les entreprises choisissent d’enclencher cette transformation pour des raisons de coûts, de compétitivité et d’innovation. En effet, le digital offre de nombreuses opportunités puisque selon une étude de CA technologie, les entreprises ayant entamé leur mue digitale ont vu accroitre leur business de 37% en moyenne et ont amélioré l’expérience client de 74%, tandis que la satisfaction client a quant à elle crût de 40%[1]. Les entreprises fortement numérisées ont enregistré un chiffre d’affaires 6 fois plus élevé que les entreprises ayant accusé un retard et ont été 25% plus rentables que les autres entreprises[2]. Si en France toutes les entreprises n’ont pas encore commencé leur transformation, il n’en reste pas moins que la digitalisation des entreprises dans le pays reste relativement homogène entre les différentes régions et les différents secteurs[3].

    La France semble donc être sur la bonne voie en termes de transformation digitale, mais comment se positionne-t-elle sur la scène internationale ? Malheureusement, selon une étude Deloitte, le constat est sans appel vis-à-vis des autres pays européens : entreprises françaises adoptent moins vite les solutions digitales qui sont à leur disposition. La France accuse donc un retard, notamment en matière de présence sur les réseaux sociaux, d’e-commerce ou encore dans l’usage des outils digitaux permettant d’améliorer la productivité en entreprise.

    La taille de l’entreprise est également devenue un enjeu majeur dans la transformation numérique et influe considérablement sur le retard accusé par la France. Ainsi, plus les entreprises sont petites, moins elles sont digitalisées : en France seuls 11,5% des PME sont capables de vendre leurs produits en ligne tandis que les entreprises d’au moins 250 salariés sont quant à elles 47%. Cet écart va de même pour les outils de digitalisation en interne puisque 11% des PME ont su prendre le tournant contre 36% des ETI et grandes entreprises. World Economic Forum renforce l’idée que la France accuse un retard technologique en classant l’Hexagone en 24ème position (sur 139) de leur classement des pays ayant réussi à tirer profit des opportunités du digital, derrière l’Estonie et la Belgique[4].

    Consciente de son retard, la France poursuit son travail de digitalisation et réaffirme ses points forts. Ainsi, le patronat du conseil des services et du logiciel a annoncé consacrer 11,7 milliards d’euros à la transformation numérique en France, soit une augmentation significative de 14%, témoignant ainsi d’un réel optimisme pour 2017. Les PME françaises, sont également soutenues par différents organismes. Le Conseil National du Numérique, par exemple, propose d’aller plus loin et de créer une « marque forte » sur le modèle de la French Tech, suggérant ainsi la création d’un label « #CroissanceConnectée » que les PME pourront afficher une fois le cap du digital franchi. Cette initiative prévoit également la création d’une plate-forme avec des modules d’autodiagnostic permettant aux dirigeants de mesurer leur degré de maturité numérique et d’être orientés vers des conseillers. L’objectif est donc clairement annoncé : accompagner la France vers une véritable digitalisation.

    En ce début d’année 2017, la France accuse donc un important retard numérique, notamment face au reste de l’Europe. Conscient de ses lacunes et fort de son initiative « French Tech », l’Hexagone tente d’accélérer sa digitalisation et de s’imposer comme un leader en la matière. D’autant plus que de nombreuses entreprises ont compris la nécessité de se tourner vers le digital. Il en va de leur compétitivité, de leur capacité à innover et parfois de leur survie. Il est donc devenu primordial pour elles de tout d’abord transformer leur esprit avant de s’attaquer à la partie matérielle, pour devenir enfin « digital first » !

    [1] Etude CA Technologies “Keeping Score: Why Digital Transformation Matters Report”

     2 Etude Roland Berger

    3 Etude Deloitte commandité par Facebook « Economie numérique : le digital, une opportunité pour les PME françaises »

    4 World Economic Forum – Global Information Technology Report 2016