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  • IA, pouvoir d’achat, et souveraineté au coeur des nouveaux défis du commerce…

    Commerce : quelles sont les priorités des français ?  

    Ce mardi 10 septembre a eu lieu la conférence de presse de Paris Retail Week, évènement qui se déroulera du 17 au 19 septembre à paris Pte de Versailles.
    Lors de cette matinée, Havas Commerce en partenariat avec Paris Retail Week et CSA Consulting ont annoncé les résultats de l’étude  » Observatoire du Commerce en France 2024″  

    Face à une crise économique persistante, les comportements des consommateurs évoluent, avec l’intelligence artificielle, la fidélité aux points de vente physiques, et la souveraineté alimentaire au centre des préoccupations.

    Une crise économique qui continue de peser sur les ménages français 

    La morosité économique reste prégnante en 2024, bien que l’on observe de légers signes d’amélioration par rapport à 2023. 85% des Français perçoivent le climat économique et politique de manière négative, contre 88% l’année précédente. Cette perception est principalement due à une baisse ressentie du pouvoir d’achat par 88% des consommateurs, une légère amélioration comparée à 92% en 2023. Les principales causes de cette dégradation sont l’inflation (92%), la stagnation des salaires (45%), et la hausse des prélèvements obligatoires (44%). En conséquence, 76% des ménages jonglent avec des budgets familiaux contraints, bien que ce chiffre soit en baisse par rapport à 81% en 2023, indiquant une adaptation progressive à la crise économique. 

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    La résilience des magasins physiques face à la montée du e-commerce 

    Malgré l’essor continu du e-commerce, 84% des Français continuent de préférer les achats en magasin physique, un chiffre stable par rapport à l’année dernière. Cette tendance s’explique par le besoin des consommateurs de toucher et d’essayer les produits avant de les acheter, un facteur déterminant pour 62% d’entre eux. De plus, la possibilité de repartir immédiatement avec ses achats (49%) et le sentiment de confiance qu’offrent les magasins physiques (47%) renforcent cette préférence. En parallèle, 36% des consommateurs choisissent le e-commerce principalement pour des raisons de prix, montrant que le coût reste un facteur clé dans la décision d’achat, malgré une légère baisse de la pression sur les prix par rapport à 2023. 

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    L’intelligence artificielle : une technologie en progression, accompagnée par l’essor des outils digitaux 

    L’intelligence artificielle (IA) commence à s’installer dans les habitudes de consommation, avec 18% des Français ayant déjà utilisé cette technologie pour des recherches de produit. Néanmoins, l’adoption de l’IA reste prudente, surtout parmi les consommateurs plus âgés, tandis que les jeunes adultes montrent un intérêt croissant pour ces nouvelles solutions. Parallèlement à l’IA, l’essor des outils digitaux se confirme : 21% des Français utilisent désormais l’essayage virtuel pour leurs achats vestimentaires, contre 17% en 2023, et 20% optent pour le drive pour récupérer leurs achats, un chiffre stable par rapport à l’année dernière. De plus, la consultation des emails pour les promotions a explosé, passant de 3% en 2023 à 44% en 2024, témoignant d’une adoption croissante des canaux digitaux pour les décisions d’achat. Malgré ces avancées, 93% des Français préfèrent encore les interactions humaines dans le cadre du service client, illustrant une dualité entre innovation et tradition. 

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    La souveraineté alimentaire et l’engagement local : des priorités pour les consommateurs 

    La souveraineté alimentaire demeure une préoccupation centrale pour 87% des Français, bien que légèrement en baisse par rapport à 89% en 2023. Plus de 8 Français sur 10 souhaitent limiter la dépendance aux sources d’approvisionnement extérieures, soulignant une volonté collective de soutenir les producteurs locaux et de renforcer la sécurité alimentaire nationale. Par ailleurs, 28% des consommateurs accordent désormais une importance croissante à l’origine des produits qu’ils achètent, en hausse par rapport à 26% en 2023, ce qui reflète une tendance vers un commerce plus local et plus responsable. Cette demande croissante pour des produits « made in France » et respectueux de l’environnement montre un intérêt marqué pour des pratiques commerciales plus éthiques et durables. 

    Vers un nouveau modèle de consommation, entre défis et opportunités 

    Alors que l’inflation devient la norme, les Français semblent s’éloigner légèrement de la recherche constante de prix bas pour revenir progressivement à des comportements d’achat plus traditionnels. Toutefois, leur vision des priorités économiques se clarifie, avec un accent mis sur la souveraineté alimentaire, la santé, l’éducation et le soutien aux PME. 

    Alors que les défis économiques persistent, les consommateurs français continuent de s’adapter et de repenser leurs habitudes de consommation. L’introduction progressive de l’Intelligence Artificielle dans le secteur du commerce ouvre de nouvelles perspectives. Bien que son adoption soit encore en cours, notamment auprès des jeunes générations, l’IA se profile déjà comme un outil clé pour améliorer l’expérience client et offrir des solutions personnalisées. 

    Les enseignes qui sauront tirer parti de cette technologie auront l’opportunité de répondre plus efficacement aux attentes des consommateurs tout en renforçant leur compétitivité sur le marché. Dans ce contexte, l’IA n’est pas seulement une innovation technologique, mais une véritable alliée pour façonner l’avenir du commerce en France, en offrant des expériences d’achat plus fluides, intelligentes et personnalisées. 

    Pour s’inscrire à Paris Retail Week qui se déroulera du 17 au 19 septembre à Paris Cliquez ici

     

  • De l’expérience user-centric à la conversion : quelles tendances digitales en 2021 ? 

    De l’expérience user-centric à la conversion : quelles tendances digitales en 2021 ? 

    Contentsquare, Converteo et Kameleoon dévoilent les résultats de leur étude conjointe « De l’expérience user-centric à la conversion : quelles tendances digitales en 2021 ? ». Cette enquête, conduite sous la forme d’interviews qualitatifs et quantitatifs* vise à donner une photographie de la maturité de leurs stratégies de conversion online et évalue la performance user-centric de leurs pratiques d’optimisation de l’expérience digitale. L’étude s’intéresse également à l’impact de la crise sanitaire sur leurs activités.

    Voici les 8 principaux enseignements de cette enquête :

    1. L’expérience utilisateur au cœur des stratégies digitales des marques

    L’augmentation du taux de conversion est un axe prioritaire pour 87% des marques interrogées au sein de l’étude. En outre, 63% d’entre elles indiquent que l’expérience utilisateur occupe une place très importante voire centrale dans leur stratégie digitale. Elle est de plus en plus intégrée à la culture d’entreprise, avec le recrutement de ressources dédiées à l’expérience client et à l’optimisation de la conversion, et l’implication des ressources CRO dès le cadrage des projets.

    On voit émerger de nouvelles initiatives pour mieux prendre en compte la Voix du Client (VoC), comme la souscription de solutions spécialisées dans la récolte d’avis client ou la constitution de panels de consommateurs pour tester l’intérêt des utilisateurs en amont des projets.

    1. Le suivi de la performance digitale en mutation : une volonté de réconcilier données offline et online

    L’ensemble des marques utilise désormais des dashboards analytics pour le suivi de leur performance user-centric, et parfois opérationnels (50%) et stratégiques (43%). Le pilotage des données reste cependant souvent siloté. Si les données site-centric sont systématiquement analysées, les autres types de données le sont dans des proportions plus faibles : Ad-centric (77%), CRM (46%), App-centric (30%), omnicanales (8%). La stratégie produit n’est donc pas pensée dans sa globalité.

    Pour une majorité de marques concernées (75%), la réconciliation des données offline et online constitue un véritable enjeu. Même si certains acteurs interrogés commencent à initier un suivi online to offline, beaucoup se situent encore dans une étape de structuration de leur architecture CRM, dans le but de créer les conditions de succès de suivi dans les prochaines années.

    1. Des équipes restreintes mais des perspectives de hausse de budget dédié au digital

    Les équipes chargées de l’optimisation de l’expérience client et de la conversion appartiennent la plupart du temps à la direction digitale ou marketing de l’entreprise ; parfois, elles sont intégrées à la direction commerciale.

    69% des marques interrogées estiment qu’elles ne disposent pas d’assez de ressources humaines pour gérer tous leurs projets.

    Dans les 3 années à venir, la tendance est à la hausse du budget alloué au marketing digital (75%). Il ne diminuera que dans 8% des cas.

    1. Une étroite collaboration entre les équipes marketing et IT pour optimiser les parcours clients

    Pour 64% des marques, la collaboration avec les équipes informatiques se fait de manière totalement fluide et agile, avec souvent une priorisation conjointe des sujets et une approche ROIste. 21% acteurs observent cependant des délais assez longs de mise en production (jusqu’à 2 mois) ou des erreurs fréquentes lors de la mise en production

    1. Un recours à la data pas encore systématisé dans le processus décision

    Seules 27% des marques interrogées indiquent recourir systématiquement à l’analyse de données pour prendre leurs décisions. 60% affirment y recourir souvent. Les moins matures pratiquent le testing sur la base d’intuitions sans en vérifier l’enjeu par la data au préalable ou bien sur des recommandations issues des partenaires externes s’appuyant sur des pratiques détectées au sein de la concurrence. Les plus matures verrouillent chaque idée en amont avec un argument data solide. Les hypothèses sont basées sur une recherche de data comportementale et/ou déclarative. Certains annonceurs échangent même avec les auteurs de demandes de test afin de s’aligner sur l’enjeu auquel le test répond, et d’identifier des perspectives de ROI.

    1. Le potentiel de la personnalisation n’est pas encore pleinement exploité

    40% des marques inscrivent la personnalisation de l’expérience client au cœur de leur stratégie digitale. Cette pratique leur permet d’offrir des parcours clients sur mesure, prenant en compte la singularité des besoins de chacun des visiteurs. Elles sont 27% à être encore en phase de test/rodage sur ce volet, et 33% déclarent qu’il ne s’agit pas encore d’une priorité.

    Celles qui ont mis en place des initiatives de personnalisation optent pour des segmentations majoritairement manuelles (70%), même si l’on détecte des premiers pas dans la personnalisation algorithmique à base d’IA chez 36% des marques interrogées.

    Si la plupart utilisent des données comportementales (pages consultées, temps passé, fréquence de visite, etc.) pour personnaliser l’expérience de leurs visiteurs, 54 % intègrent également des données offline issues de leurs CRM, DMP, CDP, etc.

    1. Une culture de l’expérimentation data driven et ROIste

    Les marques sont attentives à mesurer le succès de leur stratégie de conversion. 73% déclarent avoir recours à l’A/B testing de manière systématique ou régulière pour valider leurs hypothèses d’optimisation. Par ailleurs, 86% affirment avoir mis en place des KPIs pour évaluer la pertinence de leurs campagnes d’A/B test ou de personnalisation. Enfin, 73% calculent systématiquement leur ROI.

    77% des marques interrogées utilisent conjointement un outil d’analytics et une solution de personnalisation. Elles peuvent ainsi détecter les frictions dans les parcours client et identifier des insights pertinents pour leur roadmap de tests et de personnalisation.

    1. Le Covid-19, accélérateur de la performance digitale

    Pour 67% des marques, la crise sanitaire a été synonyme de croissance de leur canal digital (trafic, engagement, conversion). Elles sont également 2 tiers (67%) à avoir renforcé leurs pratiques de test & learn et 54% à en avoir profité pour adapter leur stratégie d’optimisation de la conversion aux nouveaux comportements des visiteurs.

    « L’accélération des démarches structurées d’optimisation de la conversion est une tendance forte constatée chez un nombre croissant d’acteurs qui ont saisi l’importance stratégique du sujet et s’organisent en conséquence. Au-delà des nombreux enjeux de gouvernance, un élément central de ces initiatives reste l’exploitation collaborative de la data, qui doit intervenir de manière systématique et protéiforme dans l’ensemble des actions qui affectent et mesurent l’expérience utilisateur », commente Julien Ribourt Partner, Converteo.

     

    *Conduite d’interviews auprès d’une quinzaine de grandes marques digitales françaises ou implantées en France dont CEGID, Club Med, Cultura, Le Figaro, FDJ, Ledger, Louvre Hotels Group, Orange, Center Parcs (Groupe Pierre & Vacances), Renault Retail Group, Salomon, Selency, Sofinco, Toyota France, …

     

    Informations presse et demandes d’interview auprès de

    Marion Molina – 06 29 11 52 08 – marionmolinapro@gmail.com (Relations médias Kameleoon)

     

     

     

     

     

  • Slack, publie les données de son baromètre sur l’expérience des salariés en télétravail

    Le Future Forum, le centre de recherche de Slack, publie les données de son baromètre sur l’expérience des salariés en télétravail

    Un an après le début de la crise sanitaire, on constate que les modes de travail flexibles(adaptation des lieux et horaires de travail) sont bien plus efficaces et productifs que prévu. Les données révèlent de plus en plus que les salariés souhaitent conserver un mode de travail flexible, même après la pandémie. Ainsi, de nombreuses entreprises mettent rapidement à l’essai des modes de travail en distanciel et asynchrones, ce qui permet de cerner quelques règles pour réussir dans ce nouveau contexte professionnel.

    Le deuxième ensemble de données, tiré de l’indice d’expérience des télétravailleurs du Future Forum, offre un éclairage sur la nouvelle perception du télétravail par les salariés interrogés aux quatre coins du monde (États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon et Australie). Les données s’articulent autour de cinq éléments clés :

    • La productivité : la capacité à accomplir des tâches de façon efficace tout en assurant une qualité de travail élevée
    • L’équilibre vie professionnelle/vie privée : l’harmonie entre les priorités de la vie professionnelle et personnelle
    • La gestion du stress et de l’anxiété liés au travail : la capacité à gérer la pression et les soucis au travail au quotidien
    • Le sentiment d’appartenance : les salariés se sentent-ils acceptés et reconnus par les autres membres de leur équipe ?
    • La satisfaction vis-à-vis des conditions de travail : comment sont perçues les infrastructures et l’assistance en télétravail ?

    Voici un résumé des variations constatées d’un trimestre à l’autre  

    Un modèle flexible et hybride reste privilégié par les salariés

    Malgré des fluctuations évidentes, les données montrent que les salariés sont plus satisfaits en télétravail qu’en présentiel (+10,9). De ce fait, la grande majorité (83 %) ne souhaite pas retrouver leur bureau cinq jours par semaine.

    • 63 % sont favorables à la flexibilité qu’offre un modèle hybride combinant télétravail et présentiel, tandis que 20 % souhaitent travailler à distance à plein temps. Seuls 17 % souhaitent retourner au bureau à plein temps.
    • Ces chiffres confirment les préférences déjà exprimées par les données du troisième trimestre, où 72 % des personnes interrogées se déclaraient favorables à un modèle hybride combinant télétravail et présentiel, 16 % à un travail à temps plein à distance et 12 % à un retour au bureau à plein temps.

    La préférence pour le travail hybride est plus affirmée parmi les plus jeunes travailleurs et les personnes ayant moins d’ancienneté dans leur emploi :

    • 81 % des personnes en poste depuis trois mois à un an sont favorables à un modèle hybride ou au télétravail à temps plein, contre 58 % pour les personnes en poste depuis deux à cinq ans au sein d’une même entreprise.
    • 82 % des 25-34 ans sont favorables à un modèle hybride ou au télétravail à temps plein, contre 75 % des 55-64 ans.

    Les données montrent que la flexibilité est un facteur essentiel qui contribue à faire du télétravail une expérience positive et du travail hybride un modèle envisageable à long terme. Au-delà de l’équilibre vie professionnelle/vie privée, la flexibilité est un facteur déterminant pour le bien-être professionnel. Les travailleurs avec des horaires flexibles affichent de meilleurs résultats à plusieurs niveaux, notamment le stress et l’anxiété (+12,8 contre +8,1), la satisfaction vis-à-vis des conditions de travail (+15,7 contre +10,8) et la productivité (+11,6 contre +8,1).

    La productivité des équipes reste stable malgré les difficultés liées à la crise sanitaire

    Les salariés sont avantagés parce qu’ils n’ont besoin que d’un ordinateur portable et du Wi-Fi pour travailler. C’est donc plus facile pour eux de rester productif malgré la crise sanitaire comparé aux autres actifs. Ce qui est frappant, en revanche, c’est que la productivité des salariés en télétravail a augmenté entre le troisième et le quatrième trimestre, malgré les perturbations causées par la pandémie. Par rapport à leurs homologues en présentiel, les salariés en télétravail :

    • s’estiment satisfaits de la quantité de travail accomplie (61 % contre 53 % pour les salariés en présentiel) ;
    • considèrent que leur charge de travail est gérable (62 % contre 51 %) ;
    • se déclarent moins épuisés par leur travail (27 % contre 33 %).

    L’impact le plus important sur la productivité s’observe dans les entreprises qui autorisent une certaine flexibilité vis-à-vis du lieu et des horaires de travail :

    • Les salariés qui bénéficient de flexibilité par rapport à leur lieu de travail affichent un score de productivité supérieur (43 %) comparé à ceux qui n’en bénéficient pas (+11,6 contre +8,1)
    • Les salariés qui bénéficient de flexibilité vis-à-vis de leurs horaires de travail affichent un score de productivité supérieur (53 %) comparé à ceux qui n’en bénéficient pas (+11,5 contre +7,5)

    Le constat en matière de productivité est sans appel : les responsables de petites équipes (un à six membres) en télétravail sont moins satisfaits de la quantité de travail accompli que les responsables d’équipes de taille moyenne (15 membres ou plus) en télétravail.

    • 67 % des responsables de grandes équipes sont « satisfaits de la quantité de travail accompli chaque semaine », contre 57 % des responsables de petites équipes.
    • Les responsables de petites équipes se préoccupent davantage du bien-être des collaborateurs et du maintien de la cohésion.
    • À l’inverse, les responsables de grandes équipes se préoccupent davantage du maintien de la productivité et de la progression par rapport aux objectifs.

    L’investissement de l’entreprise dans des outils de gestion et de collaboration profite aux responsables de grandes équipes. En revanche, les responsables d’équipes de taille moyenne souffrent toujours d’une visibilité limitée et de réseaux de collaboration trop formels. Les dirigeants ont désormais l’opportunité de communiquer leurs décisions plus facilement à tous les niveaux de l’entreprise, tout en épaulant les nouveaux responsables.

    Le sentiment d’appartenance peut être entretenu sans bureau physique

    Les liens sociaux et entre collègues sont essentiels au succès de l’entreprise. C’est donc très encourageant de voir que le « sentiment d’appartenance » passe d’un résultat négatif (-5,0) au 3e trimestre à un résultat positif (+1,1) au 4e trimestre.

    Les données montrent que de nombreuses entreprises investissent dans la cohésion d’équipe dans un contexte de télétravail généralisé. Près de la moitié (46 %) des salariés affirment que leur entreprise ou leur équipe « a volontairement modifié son mode de collaboration depuis la mise en place du télétravail ». Parmi les salariés de ces entreprises :

    • 27 % pensent que le télétravail permet de renforcer leur sentiment d’appartenance à l’entreprise plus efficacement que la vie de bureau.
    • Davantage d’entre eux déclarent avoir le sentiment de faire partie intégrante de l’entreprise (58 %) par rapport aux salariés au bureau (55,4 %).

    Les investissements dans les nouvelles technologies constituent également un facteur essentiel. Les salariés qui estiment que leur employeur est à la pointe en matière de technologie affichent un « sentiment d’appartenance » plus élevé (+11,8) que ceux qui travaillent dans une entreprise en retard à ce niveau (-4,1). Et le fossé entre les deux catégories se creuse : le sentiment d’appartenance, l’équilibre vie professionnelle/vie privée et la productivité des salariés d‘entreprises peu développées sur le plan technologique sont en baisse (respectivement -4,4, -13,8 et -2,6 d’un trimestre à l’autre).

    Malgré ces avantages, des signes de burnout apparaissent

    Si l’indice montre que les actifs préfèrent un modèle de travail flexible, les données indiquent également qu’en ce début de deuxième année de crise sanitaire, ils commencent à ressentir un sentiment de lassitude. Les résultats plus faibles au niveau de l’équilibre vie professionnelle/vie privée (-9,2), du stress et de l’anxiété (-6,2) et de la satisfaction vis-à-vis des conditions de travail (-6,0) doivent être surveillés de près par les employeurs.

    Stress et anxiété liés au travail

    Seulement un tiers des actifs (34 %) déclarent se sentir « heureux et de bonne humeur », « calmes et détendus » (36 %) et « frais et dispos au réveil » (32 %), marquant une tendance à la baisse par rapport au rapport du troisième trimestre.

    La pression exercée pour maintenir la productivité contribue également à accroître le stress. Un tiers (33 %) des salariés en télétravail déclarent se sentir obligés de faire savoir à leurs responsables qu’ils travaillent, un sentiment partagé par 22 % seulement des salariés au bureau.

    Satisfaction vis-à-vis des conditions de travail

    Certaines catégories d’actifs affichent un taux de satisfaction en baisse, notamment ceux ayant des enfants (+8,9 contre +14,4). Avec la réouverture puis la fermeture des écoles à travers le monde, le stress lié à la scolarisation à domicile couplée à des horaires de travail de 9 h à 17 h s’est démultiplié.

    Équilibre vie professionnelle/vie personnelle

    Près de la moitié (49 %) des salariés en télétravail estiment qu’ils passent trop de temps dans des réunions inutiles, contre 37 % seulement des salariés en présentiel. Les salariés en télétravail estiment également qu’ils font plus d’heures chaque jour (39 %) que ceux en présentiel (31 %).

    Les efforts de l’entreprise sont utiles, mais il y a encore beaucoup à faire

    L’année dernière, les dirigeants ont investi davantage dans de nouveaux processus pour remplacer le bureau, qu’il s’agisse de technologies ou d’initiatives visant à favoriser le sentiment d’appartenance. Les résultats de ces efforts sont positifs.

    Nous rentrons dans une deuxième année de généralisation du télétravail. C’est l’occasion pour les dirigeants de mettre en place des pratiques de travail plus souples (horaires asynchrones et mesure des résultats, par exemple) afin de réduire la pression exercée sur les salariés.

    Nous comptons analyser ces éléments plus en profondeur en février et étudier l’impact du passage au télétravail sur différents groupes, y compris dans différentes régions géographiques, parmi les parents actifs et les groupes historiquement désavantagés. Cependant, une tendance de plus en plus nette se dessine avec notre première analyse de données : permettre de la flexibilité est la mesure la plus importante que l’entreprise doit prendre pour garantir le bien-être de ses salariés.

    Rapport complet également disponible ici.

  • Entreprises du commerce et des services : le digital perçu comme un incontournable

    Résultats de la 4e édition du baromètre Croissance & Digital de l’ACSEL

    Menée après le premier confinement auprès de 720 entreprises du commerce et des services, la 4e édition du baromètre Croissance & Digital de l’ACSEL, principale association multisectorielle et transversale de l’économie numérique en France, analyse en profondeur l’impact du digital sur un secteur en pleine tempête. L’an dernier, les résultats démontraient que le numérique agissait directement sur la croissance de ces entreprises : une certaine dynamique était enclenchée. Comment le contexte actuel l’influence-t-il ?

    En Bref …

    * En 2020, le digital a été un moteur de croissance pour les entreprises les plus digitalisées

    * 79% des entreprises, entreprises en croissance en 2019 et en 2020, reconnaissent la contribution du digital à leur croissance. Un impact à hauteur de plus de 25% du CA pour 20% d’entre elles.

    * Le digital, véritable levier des ventes physiques pour les magasins, a convaincu une majorité des commerçants

    * Pour les entreprises prises de cours par la crise, le digital a eu un effet de bouclier

    * Les TPE sont en retard dans leur transformation digitale

    * Pour tous, les besoins persistent, exacerbés par la crise

    Menée après le premier confinement auprès de 720 entreprises du commerce et des services, la 4e édition du baromètre Croissance & Digital de l’ACSEL, principale association multisectorielle et transversale de l’économie numérique en France, analyse en profondeur l’impact du digital sur un secteur en pleine tempête. L’an dernier, les résultats démontraient que le numérique agissait directement sur la croissance de ces entreprises : une certaine dynamique était enclenchée. Comment le contexte actuel l’influence-t-il ?

    Une année 2020 bien sombre pour les entreprises du commerce et des services

    Parce que personne ne l’a vue venir, la crise de la Covid-19, et notamment le premier confinement, a été douloureusement ressentie par les entreprises du commerce et des services. La majorité d’entre elles sont des petites structures (de 1 à 19 salariés) particulièrement sensibles aux aléas conjoncturels. Parce qu’elles ont été touchées de plein fouet, près de 1 sur 2 s’attend ainsi à une baisse de chiffre d’affaires. Sur les 12 % qui annoncent néanmoins de la croissance en 2020, près de 7 sur 10 soulignent la contribution du digital à ce bon résultat.

    Plus qu’une opportunité, le digital perçu comme un incontournable

    Même si les difficultés économiques rencontrées conduisent 43 % de ces entreprises à freiner leurs investissements numériques, plus de 50 % des répondants identifient le digital comme une opportunité. En cette période compliquée, il est même perçu comme un « passage obligé » pour s’en sortir : près de 1/3 des entreprises interrogées reconnaissent ainsi avoir eu recours à des outils digitaux pour rester en vie.

    Seulement, prises de court et confrontées à des freins structurels déjà existants mais renforcés par la crise (manque de temps et de financement, complexité de mise en œuvre, absence de compétences en interne…), ces entreprises se sont senties parfois contraintes d’agir sans réellement savoir comment s’y prendre. Une majorité d’entre elles (63 %), principalement des TPE, ayant dû s’appuyer dans l’urgence sur des moyens numériques pour communiquer sur leurs nouveaux dispositifs de vente durant la crise, ont privilégié les réseaux sociaux.

    Des commerçants et acteurs du service qui font preuve de résilience

    Malgré la soudaineté du premier confinement, les entreprises françaises du commerce et des services ont su rebondir et faire preuve d’une certaine résilience. Plus de la moitié estime notamment qu’elles ont su être suffisamment agiles pour faire face à la crise sanitaire. Près de 30 % de celles qui disposaient déjà d’un site de vente en propre ou recouraient aux services des marketplaces ont d’ailleurs profité de cette période pour repenser leur stratégie de e-commerce. Un pourcentage qui atteint même 41 % dans le secteur du commerce. Si la plupart d’entre elles ont maintenu la même dynamique de vente en ligne qu’en temps normal, la part de celles de 20 salariés et plus réalisant plus de 25 % de leur chiffre d’affaires en ligne a augmenté de 6 points depuis le déconfinement.

    Être visible et vendre sur Internet : ces nouvelles priorités à l’heure de la crise

    Les entreprises françaises du commerce et des services associent au digital des bénéfices qui lui confèrent une valeur de « sauveur ». Elles estiment notamment que celui-ci joue sur l’amélioration de leur relation client (48 %), mais aussi qu’il apparait comme un moyen de maintenir, voire de sauvegarder leur activité (38 %). Être visible et vendre sur Internet sont devenus en quelques mois des priorités pour elles. 68 % de ces entreprises disposent aujourd’hui d’une présence en ligne. Un chiffre qui grimpe à 76 % pour celles de 20 salariés et plus, soit une hausse de 16 points par rapport à 2019.

    La connaissance client via les outils d’analytics : un véritable Game Changer

    Plus que jamais, mieux connaître son client pour mieux vendre et fidéliser devient central. Sur ce point, 30 % des entreprises reconnaissent avoir utilisé les outils d’analyses digitaux à leur disposition. Une pratique qui progresse, notamment au sein des entreprises de 20 salariés et plus (40 %). Les entreprises qui ont entrepris cette démarche, la considèrent comme primordiale pour faire face à la concurrence (66 %) et prévoient dès cette année des investissements à la hausse pour la structurer et la renforcer.

    Vente en ligne : vers la fin de la défiance ?

    Près des 2/3 des entreprises interrogées ne considèrent pas le e-commerce comme un concurrent des points de vente, un pourcentage en hausse de 12 points par rapport à 2019. Mieux encore, pour près de 6 sur 10, le numérique constitue un levier important pour augmenter les ventes en boutique. La période a d’ailleurs été marquée par un transfert d’une partie des investissements publicitaires dans les médias et supports traditionnels (TV, radio, presse papier et prospectus) vers les outils et solutions digitales. Ces campagnes publicitaires en ligne et par email ont notamment eu pour objectif d’augmenter le trafic à la fois sur les espaces e-commerce et en magasin. Au sein des entreprises de 20 salariés et plus, les stratégies de communication omnicanales, en forte progression, ont été considérées comme bénéfiques à la fois pour le trafic en en ligne et en magasin par rapport à 2019 (64 %, soit +12 points).

    Le Click & Collect se généralise doucement, mais surement

    Malgré ses avantages perçus (satisfaction et fidélité client, croissance des ventes, hausse de la fréquentation), le Click & Collect ne s’est pas encore réellement généralisé. Ainsi, seul 1/3 des entreprises interrogées l’avaient instauré en septembre dernier. Celles n’ayant pas encore sauté le pas évoquent principalement un manque de ressources humaines, d’outils et de moyens financiers, mais 1/3 d’entre elles envisagent toutefois de se pencher prochainement sur le sujet.

    En revanche, les entreprises qui l’ont mis en place estiment que le Click & Collect leur donne une image plus moderne, mais aussi la possibilité de mieux connaître leur client et d’améliorer leur expérience, tout en offrant de nouveaux services. Surtout, quel que soit leur niveau de maturité sur ce sujet, 1/4 des entreprises de 20 salariés et plus considèrent désormais que le développement d’une stratégie omnicanale doit être un objectif en soi.

    Celles qui résistent le mieux sont aussi les plus digitales

    Si la majorité des entreprises interrogées évoquent des difficultés économiques, 12 % annoncent de la croissance en 2020. Toutes ont en commun d’avoir maintenu la part du digital dans leur chiffre d’affaires. En parallèle, ces entreprises ont aussi mis l’accent dès 2019 sur les solutions technologiques (CRM, analytics, marketing automation, etc.), ainsi que sur la formation à ces nouveaux outils.

    Pour faire face à la crise, elles ont eu davantage recours que les autres aux réseaux sociaux. 47 % ont redéfini leur stratégie en matière de e-commerce pour accroître les ventes en ligne (vs 28 % des autres entreprises) et joué pleinement la carte de l’omnicanalité. Ainsi, la part des ventes en ligne dans leur chiffre d’affaires a drastiquement augmenté durant la période de confinement pour atteindre plus de 25 % pour 16 % d’entre elles. Depuis le déconfinement, 10 % réalisent même la totalité de leurs revenus par ce canal (vs 3 % pour les autres entreprises interrogées) !

    Former, accompagner, financer et simplifier : les 4 leviers pour sortir de l’impasse en 2021

    Au regard des résultats du baromètre 2020 Croissance & Digital, les entreprises du commerce et des services rencontrent globalement 4 freins à la mise en place d’une véritable stratégie digitale :

    * 50 % estiment ne pas disposer des ressources internes nécessaires pour mettre en place des outils et solutions digitales

    * 32 % considèrent qu’elles ont besoin d’être accompagnées pour engager les changements dans l’organisation interne et les méthodes de travail, ainsi que pour définir les objectifs et la stratégie de transformation numérique.

    * 57 % réclament une aide au financement accrue

    * 57 % souhaitent une simplification des outils digitaux.

     

  • Quand la crise sanitaire fait émerger le nécessaire besoin d’agilité.

    Cyberrisque et IA : deux enjeux majeurs pour répondre aux défis économiques de la crise sanitaire

    Par Ludovic Delaire, Directeur Général du CITC – IoT Cluster et organisateur de l’IoT Week

    La crise sanitaire a fait émerger le nécessaire besoin d’agilité. Encore plus aujourd’hui, l’IA est au cœur des enjeux de croissance des entreprises. Et avec elle, la question du cyberrisque qu’on ne peut plus décorréler.

    Dans le monde de la tech, des ruptures s’opèrent tous les 10 ans

    L’Intelligence Artificielle n’est pas une question nouvelle. Le concept des réseaux de neurones artificiels, dont l’IA est étroitement associée, fut inventé en 1943 par deux chercheurs américains. Et en 1957, le plus ancien algorithme de Machine Learning, dont l’IA est une catégorie, fut créé. Mais à l’époque, la matière technologique était insuffisante pour développer ces fonctionnalités. C’était alors à l’homme de s’adapter à la machine. La technologie a évolué et depuis la fin des années 2000 les foyers se sont équipés d’un ordinateur. Puis d’un smartphone (connecté en 2007 et l’arrivée des IoT en 2009). En 2010, nous sommes arrivés à un nouveau point de rupture : l’utilisation massive du numérique et l’émergence des réseaux sociaux ont modifié les comportements. On a commencé développer plus largement les IoT et c’était alors l’amorce de la Data.

    Aujourd’hui, l’Intelligence Artificielle, couplée à l’IoT, a totalement bouleversé le business model des entreprises.  D’une économie du produit, nous sommes passées à celle du service et de l’usage. Les produits, sur la base des IoT, sont désormais des éléments de captation et de restitution de l’information.

    L’IA valorise la Data en créant de nouveaux usages, mais génère dans le même temps des nouveaux risques de sécurité

    La crise sanitaire que nous vivons oblige les entreprises à revoir leurs modèles et leurs méthodologies. L’amorce d’une transition digitale était déjà présente, notamment dans les grands groupes. Mais les TPE et PME ont été contraintes de faire bouger leurs lignes. L’Intelligence Artificielle qui était jusqu’ici encore considérée comme une sorte d’eldorado s’est faite plus concrète. Les entreprises, et notamment celles exerçant dans l’industrie ou le retail, se sont rendues compte des possibilités qu’offre une bonne gestion des données, en matière de maintenance prédictive, d’aide à la décision et d’identification de signaux faibles…

    Mais plus on intègre l’IoT, plus on se doit de sécuriser ses opérations. Numérique et cyberrisque sont étroitement liés. L’un ne peut plus fonctionner sans l’autre. Pendant très longtemps, nous étions sur la notion de IA numérique : le traitement de données de masse. C’est par exemple le chatbot d’un site e-commerce, les systèmes de recommandations… Mais cette nouvelle étape peut générer de l’IA malveillante. D’où la nécessite de coupler cyberrisque et IA. L’IA de demain est celle de la symbolique, autrement dit avoir la capacité de créer des arbres de décision et de comprendre les outils d’aide à la décision, facilitant son appropriation et réduisant les risques de cyber criminalité associés à l’IA.

    Les prochains défis de la transition digitale : l’acculturation

    Une transition digitale ne peut pas s’opérer en un claquement de doigt. Il est nécessaire d’évoluer étape par étape en validant chacune d’elles avant de passer à la suivante. Et pour que la transition digitale fonctionne, il faut aussi intégrer dès le départ l’humain. Si à l’époque la machine avait tendance à remplacer l’homme, aujourd’hui l’IA permet de donner une nouvelle valeur à certains métiers. La technologie permet d’appuyer sur un bouton. Et à l’homme de lui donner du temps de réflexion pour penser à la manière dont il faut opérer pour être plus compétitif et pour rendre des solutions plus adaptables, plus agiles. C’est l’exemple de l’Oréal qui est parvenue à reconfigurer sa chaîne de production pour fabriquer du gel hydroalcoolique. Cette marque avait déjà fait appel au Deep Learning dans le domaine du diagnostic personnalisé de la peau, via le développement d’un algorithme personnalisé.

    La formation est par ailleurs très importante pour faire évoluer des champs de compétences, sans avoir recours obligatoirement au recrutement.

    Enfin, l’un des prochains défis est aussi de « labelliser » les entreprises qui ont opéré une transition significative. Un travail est actuellement mené avec des grands groupes pour identifier des baromètres de sécurité et accompagner les entreprises à se mettre en ordre de marche. L’IA, associée à la bonne gestion du risque, est une réponse à l’accélération de l’incertitude et, par conséquent, aux défis de transition numérique.

  • Etude Salesforce : les principales tendances du secteur du retail

    Les principales tendances du secteur du retail

    Salesforce, publie la 4e édition de son Focus sur les ventes. Ce rapport révèle qu’en dépit des changements considérables survenus avec la crise du Covid,les professionnels du secteur de la vente en France sont parvenus à s’adapter rapidement et continuent d’assurer leur rôle de conseillers de confiance auprès de leurs clients.

    Bien que le contexte actuel reste chaotique, les professionnels des métiers de la vente ont la lourde tâche de participer à relancer l’économie, tout en s’adaptant à un marché de plus en plus virtuel.
    Sans surprise, 72 % des répondants français affirment que leurs indicateurs de réussite ont évolué suite à la crise du Covid et 62 % d’entre eux s’attendent également à ce que leur métier change de façon durable.

    Pour la 4e édition de son Focus sur les ventes, Salesforce a collecté, entre mai et juin 2020, des données auprès de 6 000 professionnels du secteur en Amérique du Nord, dans la région Asie-Pacifique et Europe.

    Les principaux enseignements recueillis auprès des 300 répondants enFrance :

      • Les agents commerciaux adaptent leurs tactiques au nouveau contexte : 79 % des commerciaux français affirment avoir dû s’adapter rapidement à de nouvelles méthodes de vente. Et 62 % d’entre eux s’attendent à ce que leur rôle change durablement au regard de la nouvelle donne économique.
      • La gestion des opérations commerciales prend de l’importance : elle est considérée de plus en plus stratégique par 76 % des professionnels interrogés en France. Face à la complexité de la situation actuelle, le rendement et la prise de décisions basées sur des données deviennent clés. Les professionnels chargés des opérations commerciales ne contribuent plus seulement à la mise en œuvre de stratégies dédiées mais participent désormais à leur définition.
      • La priorité pour les responsables des ventes: la reprise et la croissance. Les bouleversements économiques et sociaux actuels poussent les responsables des ventes à réévaluer leurs besoins en matière de technologies et de personnel. En France, 74 % des individus interrogés affirment que leur transition vers le numérique s’est accélérée depuis 2019, et peu d’entre eux aurait pu anticiper une transformation aussi radicale en début d’année. Seuls 72 % des responsables des ventes français considèrent que leur organisation est globalement capable d’effectuer les ajustements requis au niveau des qualifications de leur personnel, et 79 % sont également confiants vis-à-vis des changements technologiques nécessaires.

    Retrouvez les dernières actualités du monde du CRM dans le podcast #SalesforceActus, avec des informations exclusives sur le rapport State of Sales, ici.

     

  • e-Reputation, crise, influenceurs… Le social listening en pratique

    Conseils pratiques pour configurer votre solution de Social Listening

    Selon Alina Novikova (Digital Acquisition & Social Media Consultant chez Axys Consultants

    Le paramétrage d’un outil de Social Listening n’est pas une mince affaire. Celui-ci dépendra de la manière dont vous souhaitez utiliser la solution et à quelles fins la valeur extraite sera exploitée. Après avoir abordé l’importance de l’écoute sociale et de ses utilisations possibles, puis le mode de sélection d’une solution appropriée à des besoins et objectifs précis, nous traiterons aujourd’hui la question de la configuration d’un outil de Social Listening.

    Encore une fois, tout commence par le besoin. Qu’avez-vous besoin de suivre ou écouter ? Sur la base de ce postulat, vous devrez définir le corpus de mots clés ou expressions spécifiques fréquemment utilisés et associés au(x) sujet(s) recherché(s). Pour vous aider, l’outil Google trends permet de connaître la fréquence à laquelle un terme a été tapé dans le moteur de recherche. Les plateformes sociales comme Twitter, Instagram ou Facebook sont de bonnes sources d’inspiration en matière de mots clés, hashtags ou expressions spécifiques demandées par les internautes. Plus le spectre de l’écoute est ouvert, plus vous mettrez de chances de votre côté pour trouver des éléments à valeur ajoutée pour votre marque ou votre entreprise.

    Pour être complet et efficace, le corpus devra couvrir l’ensemble des synonymes associés à un mot clé ou encore des mots d’argot couramment utilisés dans la langue du pays ‘écouté’. Ce travail préliminaire (fastidieux) est le pré-requis à la création de requêtes, qui elles-mêmes seront décomposées selon la logique booléenne incluant les termes ‘And’, ‘Or, ‘Not’. Telle une araignée, vous tisserez la toile qui vous permettra de scanner le web dans ses moindres recoins pour remonter des informations pertinentes.

    Pour obtenir une vision d’ensemble cohérente des mentions captées, il vous faudra écouter l’intégralité de l’écosystème en ligne, des réseaux sociaux en passant par les blogs et autres forums. La pertinence des informations collectées apportera une vision quantitative et qualitative complémentaire aux études de marché ‘traditionnelles’ que votre organisation peut avoir l’habitude de commanditer ou réaliser. De nos jours, les consommateurs ont tendance à partager leurs pensées et leurs opinions en ligne de manière débridée par rapport aux panels menés par des instituts de sondage. Cette absence de filtre permet de se faire une idée claire de l’opinion de vos clients sur votre marque ou vos produits.

    Une fois cette base de configuration effectuée, il vous faudra affiner / régler les curseurs de votre écoute pour ne remonter que les mentions et commentaires pertinents. On notera qu’environ 80% de ce qu’une requête initiale de recherche affiche est constituée d’éléments non pertinents.

    Gommer les ‘bruits’ constitue la deuxième phase (et non des moindres) du paramétrage de votre solution. Comment faire concrètement pour s’en débarrasser ?

    Tout d’abord, commencez par lister les mots clés à exclure de vos requêtes via le terme ‘Not’. Rejouez les requêtes, analysez les mentions remontées et affinez de nouveau les mots ou expressions à mettre en exclusion. Il s’agit d’un processus répétitif à poursuivre aussi longtemps que nécessaire jusqu’à l’élimination complète du bruit. Tel un chercheur d’or, tamisez les recherches captées pour trouver les pépites qui vous permettront de tirer de la valeur de votre outil de Social Listening.

    Les langues sont vivantes et évoluent, tout comme les tendances. C’est pourquoi il est recommandé d’effectuer un travail de mise à jour du corpus de mots clés tout comme les exclusions 1 à 2 fois par an.

    Après avoir vu les bases indispensables au bon fonctionnement de votre solution, arrêtons-nous sur 3 typologies de configurations spécifiques.

    1. Comparer la e-réputation de votre marque à celle de vos concurrents

    La première étape de configuration de ce type de tableau de bord consiste à définir la liste des principaux concurrents auxquels vous souhaitez comparer votre réputation. Ensuite, il vous faudra définir une liste des mots clés et expressions spécifiques à votre industrie.

    Lors de la phase d’analyse des remontées, la métrique principale considérée sera la Share Of Voice (SOV ou part de voix). Celle-ci permet de mesurer l’impact des conversations organiques ainsi que celles issues des propres canaux sociaux des marques. Le sentiment des mentions captées (positives ou négatives) est un élément capital à prendre en compte pour ne pas biaiser les analyses. Une part de voix élevée avec un volume important de mentions négatives n’a rien de positif pour la e-reputation d’une marque. L’impact de Dieselgate sur l’image des constructeurs automobiles est un bon exemple. L’industrie automobile a vu une explosion des discussions la concernant (voir le tableau ci-dessous d’évolution des conversations), mais la majorité étaient négatives.

    Le suivi de la santé d’un secteur d’activité peut aider une entreprise à mieux comprendre le paysage concurrentiel de son industrie. Dans un contexte de concurrence féroce, il est important de savoir ce que font vos concurrents. L’objectif de la démarche est de tirer parti de la valeur des données collectées pour définir des axes de différenciation vis-à-vis des clients et être capable de générer des gains de compétitivité.

    1. Surveiller la propagation d’une crise et mesurer son impact

    Chaque jour, de nombreuses discussions ont lieu sur les réseaux sociaux au sujet de votre marque, vos concurrents ou encore votre industrie. Parfois, certaines conversations sont annonciatrices d’une crise à venir. Etes-vous en capacité d’identifier ces signaux faibles pour garder le contrôle sur la situation ?

    La création d’une alerte automatique vous permettra de ne pas passer à côté de discussions néfastes pour votre marque. La classification des commentaires au sein de thèmes permet d’identifier rapidement et facilement un sujet devant faire l’objet d’une attention particulière. Pour rendre le système de surveillance opérant, vous devrez définir les critères de déclenchement d’une alerte qui peuvent aussi bien être une augmentation du volume de mentions (par rapport au volume moyen enregistré quotidiennement), une explosion de la part de voix, une part de mentions négatives supérieure de X% par rapport à la veille …

    Suivre les mêmes mots clés pour la concurrence est un garde-fou supplémentaire, car par effet boule de neige l’ensemble des grands noms d’un secteur peuvent être impactés par une crise.

    La récente crise mondiale liée au COVID19 est un bon exemple d’évolution des conversations passant des discussions axées sur des informations sur le virus à des interactions davantage chargées d’émotions. Les conversations en ligne sont devenues beaucoup plus politiques, remettant en question ou soutenant les mesures des autorités. Il y a là pour les marques une opportunité de suivre ce qui se passe, car il peut parfois y avoir un potentiel à engager des conversations avec le public montrant du soutien et de l’empathie pour gagner de nouveaux abonnés ou détecter et résoudre les problèmes avant qu’ils ne s’aggravent. 

    1. Identifier les influenceurs pertinents pour votre marque

    Le marketing d’influence sociale peut aider une marque à établir un lien plus fort avec son public cible. L’objectif poursuivi est de passer d’une communication de masse à une communication plus ciblée (auprès de communautés plus ou moins restreintes). Dans cette recherche d’authenticité au service de votre communication, deux approches sont envisageables :

    • Faire de vos clients/consommateurs des influenceurs
    • Repérer des influenceurs au sein de votre communauté

    Comment s’y prendre pour identifier ces ambassadeurs qui engageront pour votre compte leurs communautés et ainsi déployer une stratégie de marketing d’influence ?

    Dans un premier temps vous pouvez vous concentrer sur les internautes les plus engagés, identifiés dans vos tableaux de bord comme ‘top posters’. Le paramétrage de votre solution remontera les personnes qui citent le plus régulièrement votre marque. Vous avez ensuite la possibilité d’affiner votre liste en triant les mentions selon leurs portée et le taux d’engagement généré pour s’assurer de l’influence des personnes identifiées.

    Pour finir, l’analyse des typologies de contenus postés permettront de définir une stratégie d’approche pour engager avec ces individus un échange en vue de mettre en place une collaboration « gagnant gagnant » à valeur ajoutée pour votre marque.

    Pour résumer, il est clair que les solutions de Social Listening sont des outils puissants à condition de savoir ce qu‘on cherche. Un paramétrage optimal peut donner un avantage concurrentiel certain à celui qui sait analyser les données collectées. Il convient néanmoins de rappeler que les technologies ainsi que les plateformes sociales évoluent rapidement, de nouvelles tendances apparaissent en permanence, la configuration de l’outil ne peut donc pas rester figée. Vous devez constamment mettre à jour vos tableaux de bord d’écoute. Rappelez-vous que rien n’est acquis et tenez-vous à la page des nouveaux usages digitaux !

     

     

  • Etude Linkedin : l’impact de la crise pour les professionnels du marketing 

    L’impact de la crise pour les professionnels du Marketing  

    • 49 % des professionnels du marketing ont réévalué leurs priorités à la suite de coupes budgétaires
    • Mais la grande majorité (81%) d’entre eux sont optimistes pour les douze mois à venir
    • Près de la moitié déclare aujourd’hui avoir la possibilité de redéfinir leur rôle (49%) et l’opportunité de montrer leur importance pour leur business (53%)
    • Dans un souci de réduction des coûts, les experts en marketing ont décidé d’internaliser certaines fonctions et de privilégier les canaux générant des résultats à court terme

    Selon une nouvelle étude réalisée par LinkedIn, la moitié (49 %) des professionnels du marketing français estiment que la crise sanitaire leur a donné l’occasion de redéfinir leurs rôles, tandis que plus d’un sur deux (53 %) déclarent être aujourd’hui en mesure de démontrer leur importance au sein de leur entreprise.

    L’étude, à laquelle 300 professionnels du marketing des secteurs B2B et B2C ont participé, met en lumière les mesures adoptées par cette fonction pour pallier à la réduction des budgets et ainsi faire « plus avec moins ». En dépit des difficultés à venir annoncées par l’étude, l’optimisme reste de mise.

    Bien qu’impactés par la crise, les professionnels du marketing sont optimistes pour l’avenir 

    Selon les conclusions de l’étude, les marketeurs B2B ont été confrontés durant la crise sanitaire à des coupes budgétaires plus sévères que leurs homologues du secteur du B2C (74 % contre 70 %) et ont été contraints de revoir leurs priorités (55% contre 44%). A l’échelle du secteur marketing, ce sont près de la moitié (49%) des professionnels qui ont dû revoir leurs priorités.

    Et pourtant, bien qu’il existe une pression résultant des coupes budgétaires, la grande majorité des marketeurs (81%) sont optimistes pour l’avenir tandis que 43 % ne doutent pas de la capacité de l’économie à rebondir rapidement.

    Les professionnels du marketing ont fait évoluer leur rôle 

    L’étude démontre également que cette période d’incertitude économique a permis aux marketeurs d’assumer davantage de responsabilités au sein de leur entreprise. Il leur est, en effet, demandé de jouer un rôle plus actif dans le processus décisionnel, et la moitié (49 %) d’entre eux déclarent avoir aujourd’hui la possibilité de redéfinir leur rôle.

    « Nous constatons des signes d’optimisme dans le secteur du marketing, notamment concernant l’après COVID-19. La crise sanitaire a mis en évidence le rôle pilier des directeurs marketing pour aider les entreprises à adapter leur communication dans un contexte en proie à de profondes évolutions », a déclaré Ioana Erhan, Directrice de Marketing Solutions chez LinkedIn France.

    Cette étude a également mis en lumière les mesures adoptées par les professionnels du marketing pour faire « plus avec moins ».

    Les fonctions marketing sont repensées pour « faire plus avec moins » 

    Le secteur adapte son mode de travail afin de réduire ses coûts et entend internaliser certaines fonctions, notamment :

    • Pour 52% – la planification d’évènements
    • Pour 51% – la publicité
    • Pour 48 % – la stratégie réseaux sociaux
    • Pour 47% – l’acquisition de talents
    • Pour 47 % – l’achat de publicité traditionnelle
    • Pour 45 % – la stratégie créative

    Les contenus sont adaptés et une activité ciblée est privilégiée 

    Plus de la moitié (55 %) des marketeurs ont ajusté le contenu, le message et le ton des supports marketing, pour davantage se concentrer sur leur mission et la définition de leur vision. 45% des professionnels du secteur ont adapté les contenus ou leur approche créative afin de mettre davantage en avant l’émotion (par exemple une approche orientée sur l’humain, l’affect, etc.) Cette tendance devrait se confirmer puisque 44% des experts en marketing reconnaissent la nécessité d’un changement de ton, de contenu et de message dans leurs supports de communication au cours des six à douze prochains mois.

    Les canaux publicitaires traditionnels font les frais de la crise 

    Et à plus longue échéance, les professionnels du marketing affirment qu’ils prévoient de réduire les budgets consacrés aux canaux publicitaires habituellement associés à la construction de la marque sur le long terme. Seront notamment concernés les campagnes d’affichage (45 %), les événements/le marketing expérientiel (54 %) ainsi que le marketing des comptes stratégiques (16 %). A contrario, ils entendent augmenter les dépenses dédiées aux canaux qui génèrent habituellement des résultats à court terme, comme la vidéo en ligne (51 %), l’affichage en ligne (58 %) et les liens commerciaux sur les réseaux sociaux (52 %).

    Participez à la discussion sur LinkedIn sur les nouveaux enjeux du marketing. #DiscussB2BMarketing

     

  • Techlove ou Techlash ? Quelle est la perception des technologies par les consommateurs et les marques pendant la crise ?

    TECHLOVE ou TECHLASH  la perception de la technologie par les consommateurs et les marques durant la crise du COVID-19.

    DENTSU AEGIS NETWORK publie les résultats de sa grande enquête mondiale, « TECHLOVE ou TECHLASH » pour analyser la perception de la technologie par les consommateurs et les marques durant la crise du COVID-19.

    Cette enquête a été menée auprès de 32 000 personnes sur 22 marchés pendant la période de mars et avril 2020, correspondant au pic de la pandémie dans le monde ;

    Elle révèle que la crise du COVID-19 a entrainé une perception plus positive de la technologie ;
    Les marchés émergents ouvrent la voie de l’utilisation de la technologie destinée à améliorer et à surveiller leur santé pendant le confinement ;
    Au-delà de la crise, les 2/3 des personnes interrogées souhaitent que les marques utilisent la technologie pour bénéficier à la société ;
    Une proportion similaire estime que toutes les marques doivent développer des produits et des services qui favorisent le bien-être ;
    L’étude fait également ressortir des préoccupations à propos des effets négatifs à long terme de la technologie : plus de la moitié (57%) des personnes interrogées dans le monde pensent que le rythme des évolutions technologiques est trop rapide et qu’il accroît les inégalités dans le monde.

    TECHLOVE : 4 valeurs d’attraction pour la technologie

    1. La valeur émotionnelle :
    Garder le contact 29% des personnes interrogées pensent que la technologie leur a permis de se connecter avec leurs amis, leur famille et le monde qui les entoure pendant la période de confinement. L’étude montre que les femmes (32 %) ont tendance à se sentir plus engagées avec leurs amis, leur famille et le monde qui les entourent grâce à la technologie que les hommes (27 %). C’est particulièrement le cas sur les marchés d’Europe de l’Est et des pays scandinaves, par exemple en Pologne (38 % de femmes vs 27 % d’hommes) et en Finlande (37 % de femmes vs 20 % d’hommes).

    2. La valeur cérébrale :
    Développer ses compétences L’étude révèle que la population des marchés émergents a appris de nouvelles compétences et amélioré ses connaissances, grâce à l’essor des solutions numériques et des cours en ligne. 46% des personnes interrogées en Afrique du Sud, 44% au Mexique et 43% au Brésil ont tiré parti du temps passé à la maison pour apprendre et s’améliorer grâce à la technologie. En comparaison, seulement 18% des personnes interrogées au Royaume-Uni et 24% aux États-Unis ont utilisé également la technologie pour améliorer leurs compétences à partir d’applications éducatives et de webinaires.

    3. La valeur vitale :
    Guérir la société et améliorer son bien-être 29 % des personnes interrogées dans le monde pensent que la technologie leur a permis de se détendre et de se relaxer dans une période de stress potentiel. En Afrique du Sud, les personnes semblent utiliser la technologie pour surveiller leur santé physique et mentale plus que dans les autres pays : 29 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles utilisaient les applications de santé ou des appareils « wearables » comme les montres connectées. En Pologne, au Brésil et à Singapour, elles sont 22% et 17 % en Amérique. Suite aux évènements des derniers mois, les personnes sondées sont plus optimistes quant au rôle de la technologie dans la société. Une part croissante de la population mondiale croit en la capacité des technologies à résoudre les problèmes de société et de santé. Cette opinion s’est accentuée avec le COVID-19 : 42 % en 2018, 45 % en 2019 et 54 % en 2020.

    4. La valeur de l’engagement :
    Responsabiliser les marques sur leur impact positif Cet optimisme se traduit par des attentes accrues envers les marques. La pandémie a obligé les entreprises à reconsidérer leurs relations avec les consommateurs. Lorsqu’il s’agit de fournir de nouveaux services pour aider les personnes à améliorer leur état mental et physique, 66 % des personnes interrogées dans le monde déclarent qu’elles ne veulent pas uniquement que les organisations utilisent la technologie en tant que telle, mais souhaitent qu’elles le fassent de manière à un impacter positivement la société dans les cinq à dix prochaines années. C’est ce que pensent 60% des Américains et 59% des Britanniques tandis que 84% des Chinois et 82% des Sud-Africains estiment qu’ils sont ceux qui en ont le plus besoin. La marque devra être protectrice : deux tiers des consommateurs s’attendent à ce que les marques développent des produits et des services qui améliorent leur santé et leur bien-être. C’est particulièrement le cas dans les marchés émergents, par exemple, huit personnes sur dix en Chine, au Brésil et en Afrique du Sud sont dans cette attente. Pour Masaya Nakamura, CEO Global Solutions de Dentsu Aegis Network, « la pandémie nous a obligé à prendre davantage conscience du rôle de la technologie dans la satisfaction des besoins humains fondamentaux. La crise du COVID-19 a été marquée par une période de « TechLove » où les marques ont utilisé la technologie pour soutenir et renforcer le bien-être de leurs consommateurs. Si cette tendance doit perdurer jusqu’à la reprise, les marques devront relever le défi d’humaniser la technologie et de s’assurer qu’elle soit destinée à répondre aux besoins des personnes. Cela signifie également qu’il faut veiller à respecter l’équilibre entre l’augmentation des investissements, dans le ecommerce par exemple, et la construction de la relation entre la marque et les consommateurs ».

    TECHLASH : les effets obscurs de la technologie

    Malgré les bénéfices à court terme de la technologie pendant la pandémie, l’enquête de Dentsu Aegis Network montre aussi qu’il existe une tendance au « Techlash » à long terme. Cette défiance envers la technologie n’est pas uniforme dans le monde et certains pays se sont montrés plus critiques plus que d’autres.

    1. La rapidité des changements de la technologie
    57 % des personnes interrogées dans le monde pensent que le rythme de l’évolution technologique est trop rapide, un indice qui reste à un niveau constant depuis 2018.

    2. Le creusement des inégalités
    Près de la moitié des personnes interrogées estime que les technologies numériques creusent le fossé des inégalités entre les riches et les pauvres, une impression retrouvée surtout en Afrique du Sud (61 %), en Chine (61 %) et… en France (57 %).

    3. Un effet négatif sur la santé
    Si les habitants des économies émergentes sont ceux qui ont le plus adopté la technologie pendant la période du confinement, ce sont ceux qui en ont les perceptions les plus pessimistes. C’est particulièrement le cas en Asie où 64 % des personnes interrogées en Chine pensent que la technologie a eu un impact négatif sur leur santé et leur bien-être (contre 55 % en 2019), 47% à Singapour et 41% à Hong Kong.

    4. Un moteur de stress
    Même si les réseaux sociaux aident les personnes à rester connectées, 17% des personnes interrogées vivant au Royaume-Uni et 14% aux États-Unis ont constaté que la technologie les a rendus plus stressés, un chiffre supérieur à la moyenne mondiale (13 %). Pour Masaya Nakamura, CEO Global Solutions de Dentsu Aegis Network, « alors que nous nous engageons vers la reprise, les marques doivent se concentrer davantage sur la création de solutions sur mesure qui visent à aider les gens à mener une vie meilleure, plutôt que de leur imposer un produit ou un service. Les marques doivent réfléchir à un ensemble de valeurs qu’elles peuvent apporter aux consommateurs tout au long de leur vie, en intégrant tous les éléments du marketing, des ventes et des services. Cette préoccupation des marques pour des expériences bénéfiques aux consommateurs a été la priorité des entreprises pendant la pandémie et devra l’être pendant la prochaine décennie et même au-delà ».

    TECHLOVE ou TECHLASH, la France hésite…

    En France, malgré certaines idées reçues, nous nous situons dans la moyenne quant à la perception de la technologie parmi tous les pays sondés. • 35% des Français sont d’accord pour dire que l’utilisation personnelle de la technologie a un impact négatif sur leur propre santé et leur bien-être ; • Comme le reste du monde, la moitié des Français sont optimistes sur le fait que la technologie aidera à résoudre les défis les plus importants dans le monde (Moyenne monde : 54%) Néanmoins, l’enquête révèle quelques écarts spécifiques à la France par rapport au reste du monde, notamment sur le terrain des inégalités : elle fait partie du top 3 des pays qui estiment que les technologies du numérique ont rendu la société plus inégale, soulignant un accroissement de l’écart de richesse entre les riches et les pauvres (France 57% – Monde 47%). _ TECHLOVE ou TECHLASH ? pour en savoir plus… Vous pouvez obtenir l’intégralité de l’enquête de Dentsu Aegis Network, « Techlash or Techlove », en cliquant ici 

  • Influence B2B : regards croisés de Camille Jourdain et Jonathan Chan sur les tendances Post Covid

    Regards croisés :
    Les tendances de l’Influence B2B Post Covid 


    Par Camille Jourdain, consultant Influence & Social media, blogueur, auteur, formateur 

    Jonathan Chan chef de projet digital Community Manager chez Dentsu Aegis Network et iProspect.  

     

    En période de Post Covid, il est plus que jamais, important pour une entreprise d’établir une stratégie social media, de continuer à communiquer sur les réseaux sociaux, et de miser sur l’influence.
    En B2B, les enjeux liés à ces prises de parole sont bien différents, les pratiques également.

    Dans ce livre blanc, Camille Jourdain et Jonathan Chan, membres de La Brigade du Web, livrent leurs analyses et leurs conseils sur l’influence B2B et les changements importants liées à la sortie de crise.

    • Comment les entreprises françaises intègrent les réseaux sociaux professionnels et les influenceurs dans leur stratégie ?
    • Quelles valeurs mettent-elles en avant sur Twitter et LinkedIn… ?
    • Quelles opérations de communication ont marqué les esprits ?
    • Et surtout quels sont les prochains défis à relever ?
    Pour télécharger ce livre blanc , merci de remplir ce formulaire :

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