Étiquette : Covid19

  • Métiers dans le digital : des Inégalités dans le télétravail

    Un an après, quel bilan peut-on faire de l’expérience du télétravail ?  

    Du fait de la crise de la Covid-19 nous avons vécu une généralisation massive du télétravail que ce soit en entreprise, au sein des organisations ou encore des établissements scolaires. Le télétravail est peut-être même l’une des conséquences les plus novatrices de la crise sanitaire que nous traversons. Employés comme employeurs ont désormais assez de recul pour interpréter des résultats et tirer des conclusions de ce nouveau mode de travail.
    Ce Lundi 8 mars, Oracle France a organisé un webinar (replay ici) sur cette thématique avec:

    Résumé des temps forts.

    Les inégalités dans le télétravail

    Karine PicardKarine PICARD, DG ORACLE France, rappelle que “de manière générale la parité est particulièrement faible dans les métiers du digital. ORACLE France souhaite remédier à cette tendance d’où la mise en place de nombreux programmes de recrutement de femmes.”

    En ce qui concerne le télétravail, et particulièrement dans les métiers du digital, il est constaté que les inégalités homme-femme demeurent présentes. Les conflits conjugaux auraient augmenté notamment en ce qui concerne la garde des enfants. En effet, 48% des femmes en télétravail ont à charge un/plusieurs enfants contre 37% des hommes (Étude Coconel). Cet aspect a un impact certain sur les conditions de travail à distance car 42% des femmes travaillent dans une salle commune et partagée contre seulement 26% des hommes.

    Caroline Elbaz« Ce sont des inégalités de type personnel, qui se produisent en interne, dans le couple. Celles-ci ne peuvent être gérées par les DRH qui malheureusement les constatent parfois et ne peuvent réellement agir » Caroline ELBAZ, DRH ORACLE France.

    Selon Sophie FLAMENT, Psychologue de l’IAPR : « Une conciliation des choix de vie qui nécessite une réorganisation familiale ».

    La parité homme-femme n’est pas la seule forme d’inégalité constatée. On note par exemple que certains professionnels ont pu travailler en présentiel tandis que d’autres qui l’auraient souhaité ont été mis en télétravail. Les étudiants ont également été impacté ; inégalités dues au logement et à sa localisation, au suivi scolaire, au contact avec l’extérieur, aux moyens financiers,…

    Les risques psycho-sociaux

    Face à un contexte sanitaire complexe, le télétravail s’est multiplié, dure encore et a changé nos habitudes professionnelles. Les horaires dites « No limit » et sans réel temps de pause. Un encombrement de l’agenda, du fait des visioconférences qui s’enchaînent. D’autre part, le travail à distance signifie également que l’informel d’entreprise (machine à café, espaces de repos etc.) est mis à l’arrêt, ce qui renforce peu le sentiment d’appartenance des employés. Sentiment d’appartenance peu à peu remplacé par un sentiment de non-essentialité.

    Ces différents troubles psycho-sociaux rencontrés ou renforcés en travail à distance peuvent parfois influer sur le comportement et être source de démotivation, d’isolement ou de rupture du lien social. C’est ce qu’on put interpréter les intervenants qui ont eux aussi découvert et vécu ce nouveau mode de travail. Pour  Karine PICARD, « L’efficacité est contrebalancée par l’isolement ».

    Aspects positifs et enseignements du télétravail

    Comme le rappelle la psychologue Sophie FLAMENT : le télétravail c’est « une conciliation des choix de vie » qui oblige à une réorganisation de la vie familiale. Certaines familles voient donc cette période comme une opportunité pour passer plus de temps ensemble et essayer d’occuper les journées avec des activités nouvelles qui réunissent. Ont également été constatés de nombreux rééquilibrages personnels ou familiaux notamment car le travail à distance permet un gain de temps du fait de ne pas avoir à se déplacer. Cela a une influence certaine et positive sur la santé mentale et le niveau de fatigue des employés.

    D’autre part, ce nouveau mode de travail est un apprentissage pour tous ses utilisateurs et un premier pas vers un monde qui se digitalise toujours davantage. Les limites ont désormais été identifié dans l’objectif de concevoir, dans un futur proche, une solution hybride adaptée et satisfaisante. C’est aussi le cas concernant les étudiants qui jouissent d’une grande liberté d’organisation mais qui paradoxalement n’apprécient pas l’enfermement et l’isolement du aux cours en ligne. Dans ce second cas il est aussi question de trouver un compromis bénéfique. Toutefois, cette expérience particulièrement novatrice doit être vécue comme un exercice duquel on tire un enseignement, dans un monde où il sera de notre devoir de nous adapter rapidement.

    Les intervenants évoquent une accélération positive en matière de développement des soft skills et de la personnalité. En effet, il est plus facile pour les personnalités les plus réservées d’être à l’aise et de s’exprimer librement en télétravail. La pression semble être moins importante à la maison notamment car l’environnement de travail est souvent plus rassurant qu’en entreprise.

    Finalement, on retiendra que ce webinaire a permis d’étudier les analyses faites par rapport au travail à distance et d’en tirer des conséquences dans un objectif d’amélioration. Les questions d’avenir qui se posent désormais sont les suivantes :

    • Comment reprendre une dynamique collective de travail ?
    • Comment organiser le travail de manière hybride en associant efficacité et bien-être ?

    Louis LEBOT.

  • L’impact de la crise sanitaire sur le retail en une infographie

    L’adaptation du secteur du retail face à la crise sanitaire  


    Keyrus, acteur international dans les domaines de la Data Intelligence, du Digital ainsi que du Conseil en Management et la Transformation des entreprises
    vous propose une infographie sur le thème du « Retail et du Covid », plus particulièrement sur l’impact de la crise sanitaire sur le secteur et comment celui-ci s’est adapté.

    Le secteur du retail en résumé : 

    • développé de nouveaux usages et a accéléré sa transformation numérique
    • le chiffres d’affaires en ligne a progressé de 6 % en 2020 et (8% pour les marketplace)

    Que l’accélération des nouveaux usages a permis :

    • une croissance des usages du click&collect, du drive et du paiement sans contact

    Que la relation client a profité :

    • d’une augmentation des chatbots et du livestream shopping

    Qu’une prise de conscience écologique a favorisé les commerces de proximité

  • Relance économique : le point de vue des entreprises et des français

    Les Français attentistes sur la relance et la transformation numérique

    La première édition de l’étude Kantar Global Business Compass, menée auprès de plus de 4500 cadres d’entreprises du monde entier, dévoile que les cadres français, s’ils sont parmi les plus satisfaits du soutien financier des pouvoirs publics depuis la crise, sont plus pessimistes sur les perspectives de reprise. Interrogés sur la relance économique, ceux-ci comptent peu sur la redéfinition de la stratégie commerciale de leurs entreprises ou le renforcement du e-commerce et anticipent des fusions-acquisitions, voire des prises de participation potentielles de l’Etat dans les secteurs stratégiques.

    COMMENT LES ENTREPRISES ONT-ELLES ADAPTE LEUR ORGANISATION FACE A LA CRISE ?

    Des mesures moins liées à des ajustements business qu’aux collaborateurs pour les entreprises basées en France

    Face à la baisse d’activité en 2020, les cadres d’entreprises du monde entier relatent 3 grands types de mesures : l’adaptation de leur business aux nouvelles conditions des marchés (58%), la baisse des investissements (61%) et les mesures relatives au personnel (62%).

    En France, les ajustements sont moins liés à l’adaptation du business (37%) et concernent davantage le personnel (75%). Sur ce dernier point, si le gel des embauches est équivalent en France et dans le monde (43% vs. 46%), les mesures plus spécifiquement françaises concernent :

    • La prise de congés « imposés » pendant les périodes de confinement (50% vs. 18% au global)
    • La baisse du nombre d’heures travaillées (23% vs. 14%) – L’application des aides gouvernementales (19% vs. 11%)
    • Les cadres français plus satisfaits des mesures publiques de soutien financier mais en attente de reports d’impôts et de soutien temporaire sur les charges salariales
    • Plus de la moitié des cadres internationaux (54%) expriment la nécessité d’un soutien continu du politique, principalement sous la forme d’une amélioration des conditions fiscales ou d’un report des paiements d’impôts.
    • Par ailleurs, près d’une entreprise sur trois au niveau mondial (32%) a exprimé un besoin de soutien en trésorerie, au travers d’une facilitation de l’accès au financement ou de subventions en espèces.

    Ces niveaux sont équivalents en France avec toutefois une plus forte attente de reports d’impôts (36% vs. 20% au global) et d’un soutien temporaire pour les charges salariales (35% vs. 22%).

    Face à ces besoins, moins d’un cadre sur trois dans le monde, (29%) se dit satisfait du soutien financier reçu par son entreprise et/ou gouvernement tandis qu’une entreprise sur cinq (20%) exprime son insatisfaction.

    En France, le taux de satisfaction sur ce critère est bien plus élevé (45%) et le niveau de critique très faible (4%). A ce titre, la politique du « quoiqu’il en coûte » initiée par le Gouvernement est bien perçue et porte ses fruits.

    Des budgets marketing impactés en France et au global : -36,7% en moyenne

    Près des deux tiers (61%) des entreprises au niveau mondial ont réduit leurs dépenses marketing de 36,7% en moyenne en 2020, tandis que moitié des entreprises (50%) a réduit ses dépenses de communication et médias de 39,3% en moyenne. La France est très en ligne avec ces niveaux internationaux.

    COMMENT LES CADRES SE PROJETTENT-ILS DANS L’AVENIR ?

    Des cadres français plus pessimistes que leurs pairs internationaux sur les perspectives de reprise : près de 4 cadres sur 10 estiment qu’elle se produira en 2022, voire après

    • Plus des deux tiers (69%) des cadres d’entreprises dans le monde prévoient de terminer le second semestre 2020 en baisse. L’intensité de l’impact est anticipée de manière plus forte en France (23 % des répondants se positionnent sur un impact très négatif vs. 15% auglobal)
    • Seul un quart des cadres interrogés (23%) s’attendent à ce que leur entreprise se rétablisse en fin d’année, tandis que 41% s’attendent à une reprise à mi 2021. Les cadres Français se situent là encore dans une perspective de reprise plus pessimiste, puisqu’ils sont 39% à penser que la reprise se produira en 2022 voire après (vs. 27% au global).Pour la reprise, près de 7 cadres français sur 10 s’attendent à une prise de participation de l’Etat dans les secteurs stratégiquesAu niveau global, les cadres s’attendent à des opérations de fusion et acquisition (58%). S’ils sont alignés sur ce thème (64%), les cadres français anticipent davantage de prise de participation de l’Etat dans les secteurs stratégiques (68% vs 42%) et moins d’adaptation au travers de lois de protection des salariés (28% vs. 46%).Selon les cadres français, le renforcement du e-commerce fait moins partie des priorités stratégiques que pour leurs pairs internationaux :
    • Le renforcement du e-commerce : s’il s’agit d’une priorité stratégique pour plus de 70% des personnes interrogées dans le monde, cela n’est vrai que pour 56% d’entre elles enFrance
    • La redéfinition des stratégies commerciales (44% dans le monde vs. seulement 24% en France)
    • La redéfinition du périmètre du business (géographie, catégories) (47% dans le monde vs 36% en France)
    • De nouvelles manières d’envisager la relation client (49% dans le monde vs. 36% en France)Une situation d’autant plus paradoxale que 82% de cadres Français reconnaissent que le comportement et les habitudes des consommateurs changeront durablement après la crise : 90 % d’entre eux anticipent une forte croissance des achats digitaux des consommateurs.
  • Les challenges des retailers en 2021

    Quand le digital est au service du commerce physique et le phygital au service du client…

     Selon Philippe Petit, Product Marketing Manager chez Generix Group

     Pendant le confinement et la fermeture de la majorité des commerces dits non-essentiels, le nombre d’utilisateurs des plateformes e-commerce a très fortement augmenté [Detail Online / Kantar, mars 2020]. En parallèle, la moitié des Français interrogés affirment se rendre plus souvent chez leurs commerçants de proximité qu’avant le début du confinement, et 7 Français sur 10 expriment leur attachement à leurs commerces de proximité [American Express / Yougov, juillet 2020]. Si ce développement du commerce en ligne a pu laisser planer la crainte d’une désertion des boutiques, ces chiffres montrent qu’il n’en est rien. Les retailers ont toutefois dû proposer à leurs clients une expérience mêlant les forces du e-commerce à celles du commerce physique.

    Miser sur la complémentarité

    Érigés comme acteurs facilitant la consommation raisonnée, les points de vente physique peuvent néanmoins générer un temps d’attente important en caisse, une indisponibilité des produits, une surpopulation en boutique contraire aux règles de distanciation sociale… Si le digital limite ces écueils, il ne possède pas les avantages propres au commerce physique (toucher / voir / essayer les produits, instantanéité de l’achat…).

    Le smartphone a su s’imposer comme un outil intégré au parcours d’achat de plus de la moitié des consommateurs [Médiamétrie / FEVAD 2019], qu’il s’agisse de comparer les prix affichés avec ceux des enseignes concurrentes ou de rechercher des informations complémentaires.

    Afin d’éviter que ces actions ne soient effectuées uniquement à distance en passant par le site e-commerce, il est important que l’enseigne mette en avant les avantages de la visite physique en boutique et qu’elle soit en mesure de prodiguer sur place une expérience d’achat unique, un accompagnement de qualité, tout en permettant au client d’accéder aux mêmes services que ceux proposés en ligne (historique d’achat, informations renseignées…), le tout avec facilité, souplesse et fluidité.

    Le digital au service du physique, le phygital au service du client

    Grace à une connexion Wifi et une APPS proposée par l’enseigne, le client est dans la capacité, lors d’une visite en point de vente, d’être connecté s’il le souhaite à un CRM qui l’identifiera automatiquement et permettra ainsi de retrouver son profil, son historique et son programme de fidélisation. C’est à ce moment-là que l’humain reprend la main pour parfaire l’expérience en permettant d’être conseillé et de pouvoir essayer les produits. En flashant un code présent sur l’étiquette du produit, le client peut accéder à des informations complémentaires directement sur son smartphone, sans avoir besoin d’effectuer lui-même des recherches.

    Si, sur place, le produit souhaité n’est plus disponible, le conseiller de vente, muni d’une tablette ou d’un smartphone, peut en temps réel commander le produit, le réserver dans une autre boutique ou le faire livrer sur place ou à domicile.

    Si le produit est disponible, le client peut l’emporter avec lui sur-le-champ – atout majeur des points de vente physiques – après avoir payé son achat sans faire la queue, grâce au self-scanning, ou à des bornes situées à l’entrée du magasin (self check-out), qui scanneront automatiquement les produits « sortis » par le client identifié, empêcheront le déclenchement de l’alarme et valideront le paiement via son compte online.

    Le queue busting permet au personnel des points de vente physiques de venir à la rencontre des clients dans la file d’attente et de scanner leurs articles avant leur arrivée au comptoir de paiement, afin de réduire le temps d’attente. Certains conseillers de vente sont équipés de terminaux de paiement depuis les rayons, afin de finaliser l’achat directement une fois le client conseillé et conquis, évitant ainsi le passage en caisse traditionnel.

    Créer la préférence client

    Au-delà de la satisfaction et de la fidélisation qu’elle génère en permettant au client de se sentir accompagné, privilégié, choyé, la continuité de service et d’expérience rendue possible grâce au phygital et à l’omnicanal permet aux enseignes de soigner leur image de marque. Elle permet notamment d’accroître la traçabilité de bout en bout, de l’intention d’achat à la livraison, pour plus de visibilité et de transparence. Le regroupement des achats peut également servir la démarche éco-responsable de l’entreprise : en évitant par exemple au client les déplacements inutiles grâce à la e-réservation et au suivi des stocks et des livraisons, la logistique est simplifiée et plus verte.

    Autant de sujets susceptibles de créer la préférence en procurant au consommateur une expérience d’achat inédite, dans un secteur où la concurrence est rude. Car si ces services étaient autrefois l’apanage des grandes marques, ce n’est maintenant plus le cas. Loin de s’opposer, le digital et le commerce physique sont complémentaires et œuvrent de concert pour répondre à un seul leitmotiv : la satisfaction client.

  • Quels sont les enjeux de la digitalisation des entreprises pour les dirigeants et les salariés ?

    Observatoire du digital flow
    par Inetum avec l’Institut CSA.

    L’étude révèle que si la transformation digitale est engagée, et s’impose comme fondamentale au regard des bouleversements engendrés par la crise sanitaire, elle n’est pas encore une réalité pour toutes les organisations. En revanche, elle est perçue comme une perspective motivante, une adaptation nécessaire et une source de bénéfices pour l’ensemble des parties prenantes, notamment les collaborateurs. Alors que la crise économique rebat les cartes dans de nombreux secteurs, et met en avant ceux qui ont su se digitaliser tôt et s’adapter rapidement, il est temps pour les organisations de se pencher sur les opportunités et les freins portés par cette accélération du digital.

    Pour Inetum, cela démontre l’urgence de faire de la maîtrise du digital flow un réel moteur de l’impact positif des organisations sur le plan économique et sociétal..

    Synthèse des résultats de l’étude de l’Observatoire du digital flow : « Quels sont les enjeux de la digitalisation des entreprises pour les dirigeants et les salariés? »

    S’ils partagent la même perception de l’importance de l’enjeu, l’objectif diffère entre des dirigeants qui voient avant tout la performance et des salariés qui privilégient la qualité de vie au travail.

    Le digital a désormais une place centrale dans le quotidien des dirigeants et des actifs occupés, quel que soit le secteur d’activité. 79% des dirigeants d’entreprise ont fait de cet enjeu un pan important de leur activité au quotidien, ce qui fait écho aux 75% des actifs occupés pour qui la transformation digitale revêt une importance particulière pour leur travail au quotidien (80% pour les hommes, et 71% pour les femmes).

    Mais dirigeants et actifs n’ont pas forcément la même perception des objectifs prioritaires de cette transformation :

    • L’objectif partagé à 47% est d’améliorer les process de travail. La digitalisation doit prioritairement permettre l’amélioration des process de travail, priorité numéro 1 pour les dirigeants d’entreprise comme pour les actifs occupés, mentionnée par 47% des personnes interrogées au sein de chaque échantillon.
    • Pour 26% des collaborateurs, la priorité est d’introduire de la flexibilité dans le travail. Les actifs occupés insistent plus largement sur la flexibilité du travail dont la possibilité de télétravailler (26% – attente majeure parmi les salariés français) et la collaboration au sein des équipes (pour 24% des sondés, répartis entre 27% des hommes et 20% des femmes), ainsi que sur les gains financiers que ces évolutions apportent à l’entreprise (24%).
    • Pour 33% des dirigeants, la priorité est de maximiser et faciliter la relation client. L’accent est mis en seconde intention sur l’externe : la maximisation et la facilitation des relations clients (33%), puis la visibilité de l’entreprise et sa communication (23%).

    Une problématique qui ouvre de nouvelles perspectives pour travailler ensemble à la transformation de l’entreprise. Collaborateurs et dirigeants se rejoignent sur la priorité de la transformation digitale pour améliorer la qualité de vie au travail. Pour 35% des dirigeants et 38% des collaborateurs, la digitalisation doit permettre l’amélioration du travail fourni.

    Mais les collaborateurs perçoivent aussi dans l’amélioration de la qualité de vie au travail la capacité à s’autonomiser et à ouvrir les horizons professionnels. Pour 41% des collaborateurs, cette évolution du digital doit permettre d’intégrer des outils favorisant la flexibilité et la collaboration. Pour 35%, elle passe par l’usage des outils d’organisation personnelle. 37% mentionnent ainsi les outils permettant de développer leurs compétences (formations en ligne, plateforme de partage de connaissance…).

    Et pour les dirigeants, les enjeux business et de relations clients restent la principale priorité. 41% des dirigeants d’entreprise mettent l’accent sur les apports du digital en matière de production, avec la question de l’automatisation des tâches. Pour 29%, il s’agit de perfectionner la relation client, avec une amélioration au niveau du CRM.

    Un enjeu majeur, mais pas encore une réalité concrète ni une préoccupation quotidienne.

    Collaborateurs et dirigeants estiment « ne pas être en avance » sur ces questions. Seuls 51% des actifs occupés jugent leur entreprise en avance sur ces questions… constat relativement proche de celui dont font état les dirigeants d’entreprise et DSI eux-mêmes : une courte majorité estime que leur structure est en avance par rapport à ses objectifs (58%) ou son marché (62%). Si les perceptions des dirigeants & DSI sont légèrement moins sévères que ceux des actifs occupés, elles témoignent néanmoins de lacunes largement répandues en matière de digitalisation – et, en filigrane, de leur conscience de l’enjeu. Une perception « miroir » de la réalité des entreprises françaises : près d’un tiers des entreprises n’auraient jamais mis en place de projet de digitalisation.

    Pourtant, la situation est urgente, et la transformation digitale ne fait que commencer pour une majorité d’entreprises. 61% d’entre elles pressentent qu’elle va s’accélérer pour elles au cours des prochains mois. Des freins internes aux organisations perdurent face à cette transformation, d’ordres différents entre dirigeants et collaborateurs. 40% des dirigeants d’entreprise appréhendent le coût des logiciels et des solutions digitales. Et pour 31% d’entre eux, les possibles réticences des collaborateurs vis-à-vis de ces changements. 30% des collaborateurs soulignent la crainte d’un manque d’accompagnement dans l’usage de ces nouveaux outils.

    Enseignements clés : ce que les entreprises françaises peuvent tirer de cette étude.

    1. Quand on parle transformation digitale, il est nécessaire de penser plus large et d’envisager toute la révolution du travail que cela implique : la digitalisation permet plus que le travail à distance. Elle permet l’hybridation des espaces de travail, tout le temps. Le défi pour les entreprises et les organisations est de s’adapter à un flow digital permanent qui ouvre des opportunités.
    2. La crise est un moteur de l’appropriation du digital : en début d’année on s’interrogeait sur la possibilité du recours au télétravail. En novembre, on s’intéresse à l’hybridation des espaces de travail. Une étape a été franchie dans la réflexion des organisations, et il nous appartient de penser les stratégies digitales et l’avenir de l’activité des organisations en ce sens.
    3. La transformation digitale recouvre à présent une dimension sociétale : elle va aider à la performance, et offre aux organisations la possibilité de définir de nouveaux standards de travail, en cohérence avec les attentes des collaborateurs, moteurs des organisations. Le digital flow doit être maitrisé pour être mis au service de la performance et de l’impact positif de ces organisations.

    Aujourd’hui plus qu’avant, le digital apparaît comme un levier à l’usage des dirigeants pour embarquer les collaborateurs et les faire adhérer au projet d’entreprise, et en même temps, un moyen pour les collaborateurs d’accéder à cette hybridation du travail qu’ils plébiscitent !

    Vincent Rouaix, Président Directeur Général d’Inetum, précise : « Cette étude lève le voile sur un sujet que la pensée collective prend pour acquise : la transformation digitale est bien engagée même si ce n’est pas une réalité pour toutes les organisations. Mais dans cette période de bouleversements et dans un monde en perpétuel mouvement, c’est désormais la maîtrise du digital flow et notre capacité à s’y adapter qui s’imposent comme fondamentales. »

    Julie Gaillot, Directrice du pôle société, Institut CSA ajoute : « Ce type de dispositif d’étude offre un regard croisé sur les enjeux réels que rencontrent deux populations distinctes, à un même moment. Il permet de comprendre les perceptions des Français, en analysant finement l’opinion, notamment vis-à-vis du digital shift au travail, et de faire émerger des décalages entre dirigeants et collaborateurs. Par notre expertise, nous sommes fiers de contribuer à l’émergence d’une approche positive du digital portée par Inetum. »

  • Covid -19 et finance : un choc malheureux mais nécessaire

    Et si la Covid-19 était un choc nécessaire pour automatiser la finance ?

    Selon Sandrine Leon, Directrice France, Belgique et Luxembourg de la société Winshuttle

    Depuis quelques années déjà, les Centres de Services Partagés (CSP) se multiplient au sein des moyennes et grandes entreprises, standardisant et unifiant les processus des fonctions supports, principalement celles des services financiers.
    S’ils répondent en priorité à des problématiques de coûts, ils se révèlent également une source d’optimisation plus large, améliorant le professionnalisme des équipes, rendant le back-office plus agile et accélérant la digitalisation des organisations. Si les technologies d’automatisation sont aujourd’hui identifiées par les directeurs financiers comme une priorité pour renforcer l’efficacité de leurs CSP1, elles peinent encore à être déployées. La pandémie de la Covid-19 pourrait bien contribuer, malgré elle, à accélérer ce passage à l’acte.

    Les CSP, partie immergée de l’iceberg en matière d’efficacité

    Pour rendre leur back-office plus efficace, les entreprises commencent généralement par fusionner leurs équipes financières hétérogènes en un centre de services partagés. La consolidation de ces fonctions crée un certain degré d’efficacité, notamment en réduisant l’utilisation de systèmes financiers différents ou en évitant à plusieurs équipes d’accomplir le même travail. Toutefois, ces CSP ne font souvent que reproduire des processus existants, dispersés et inefficaces, en se bornant à les regrouper en un même lieu.

    Pour obtenir un véritable retour sur investissement des services partagés, les entreprises doivent aujourd’hui passer à l’étape suivante qui consiste en une réingénierie des processus dans la nouvelle fonction consolidée en vue de rendre celle-ci aussi efficace que possible.

    Si cela n’a peut-être pas été une priorité pour nombre d’entre elles jusqu’à présent, la COVID-19 pourrait bien changer la donne. Désormais, il y a une véritable nécessité pour les organisations d’être les plus légères possible sur le plan financier. À cela s’ajoute le fait qu’un grand nombre d’employés du secteur de la finance pratiquent aujourd’hui leur métier en télétravail, accentuant le besoin d’une amélioration de la technologie et d’une accélération de l’automatisation pour continuer à opérer efficacement.

    Crise économique : les entreprises sur un fil

    La récession économique qui s’annonce pourrait bien être d’une ampleur inédite. De nombreuses entreprises ont déjà recours au chômage partiel et bon nombre des salariés qui travaillent à distance souhaitent continuer à le faire à l’avenir. Pour les équipes financières, cela signifie que chaque « paramètre » devra être ajouté et vérifié dans une optique d’efficacité. Une visibilité financière à la minute près sera encore plus cruciale. Les entreprises vont donc devoir jouer les funambules. Si elles se contentent de faire des économies, elles vont péricliter. Ainsi, au-delà de rechercher l’efficacité, elles doivent trouver d’autres solutions pour aller de l’avant. Et la technologie peut les y aider.

    Ainsi, les cerveaux doivent être utilisés en priorité pour la connaissance et non plus pour exécuter des tâches répétitives. L’IA, l’automatisation robotisée des processus (RPA) et les plates-formes d’automatisation vont servir à combler les failles éventuelles dans les processus courants et essentiels.

    Un choc malheureux, mais nécessaire

    Il semble évident que la COVID-19 sera le choc, certes malheureux, que de nombreux grands acteurs du secteur de la finance attendaient pour véritablement adopter l’automatisation intelligente. Ils vont ainsi se trouver contraints d’étudier comment rendre leurs processus super-efficaces. Ce que les analystes du Gartner Group ont récemment désigné sous le nom d’hyperautomatisation, qui désigne une approche consistant à identifier et à automatiser rapidement le plus grand nombre possible de processus métiers. Selon le cabinet, d’ici 2024, les entreprises réduiront leurs coûts opérationnels de 30 % en associant des technologies d’hyperautomatisation à une refonte de leurs processus opérationnels.

    Au sein des équipes financières, cela concerne les processus entourant et reposant notamment sur l’ERP central ou les systèmes financiers. Nombre de ces applications nécessitent beaucoup de tâches manuelles répétitives, qui risquent de nuire à la productivité et de générer des erreurs dans les données, sans compter qu’elles ne sont pas vraiment une source d’épanouissement pour les collaborateurs.

    Privilégier des solutions RPA métiers

    Un RPA mis en œuvre correctement, libère l’être humain des tâches robotiques, faisant économiser des milliers d’heures de main d’œuvre chaque année et permettant aux employés de se consacrer à des tâches valorisantes, ayant un réel impact sur l’entreprise. À titre d’exemple, certaines organisations ont ainsi pu réaliser des gains de temps importants, de l’ordre de 80 à 97 %, en automatisant certains de leurs processus comme la saisie des factures fournisseurs et des documents dans le grand livre de comptes, la modification des demandes d’informations sur les achats ou encore les modifications touchant la gestion des crédits clients2.

    La clé du succès en matière d’automatisation des processus réside dans le choix des bons outils. Il ne s’agit pas simplement d’adopter une plate-forme RPA généraliste à l’échelle de l’entreprise, mais d’opter pour des solutions logicielles dédiées et flexibles, conçues sur mesure pour alléger le travail sur une fonction consolidée en particulier.

    Si les entreprises sont en quête permanente de gains d’efficacité, il leur reste beaucoup à faire dans des domaines tels que les services financiers partagés. Les solutions d’automatisation spécialisées leur apportent aujourd’hui bon nombre de réponses et la Covid-19 est une incitation supplémentaire à enfin sauter le pas !

     

    1 Étude de Thomson Reuters et SSON (Shared Services & Outsourcing Network)

    2 Gains constatés chez les entreprises utilisant la solution RPA SAP de Winshuttle

     

  • Techlove ou Techlash ? Quelle est la perception des technologies par les consommateurs et les marques pendant la crise ?

    TECHLOVE ou TECHLASH  la perception de la technologie par les consommateurs et les marques durant la crise du COVID-19.

    DENTSU AEGIS NETWORK publie les résultats de sa grande enquête mondiale, « TECHLOVE ou TECHLASH » pour analyser la perception de la technologie par les consommateurs et les marques durant la crise du COVID-19.

    Cette enquête a été menée auprès de 32 000 personnes sur 22 marchés pendant la période de mars et avril 2020, correspondant au pic de la pandémie dans le monde ;

    Elle révèle que la crise du COVID-19 a entrainé une perception plus positive de la technologie ;
    Les marchés émergents ouvrent la voie de l’utilisation de la technologie destinée à améliorer et à surveiller leur santé pendant le confinement ;
    Au-delà de la crise, les 2/3 des personnes interrogées souhaitent que les marques utilisent la technologie pour bénéficier à la société ;
    Une proportion similaire estime que toutes les marques doivent développer des produits et des services qui favorisent le bien-être ;
    L’étude fait également ressortir des préoccupations à propos des effets négatifs à long terme de la technologie : plus de la moitié (57%) des personnes interrogées dans le monde pensent que le rythme des évolutions technologiques est trop rapide et qu’il accroît les inégalités dans le monde.

    TECHLOVE : 4 valeurs d’attraction pour la technologie

    1. La valeur émotionnelle :
    Garder le contact 29% des personnes interrogées pensent que la technologie leur a permis de se connecter avec leurs amis, leur famille et le monde qui les entoure pendant la période de confinement. L’étude montre que les femmes (32 %) ont tendance à se sentir plus engagées avec leurs amis, leur famille et le monde qui les entourent grâce à la technologie que les hommes (27 %). C’est particulièrement le cas sur les marchés d’Europe de l’Est et des pays scandinaves, par exemple en Pologne (38 % de femmes vs 27 % d’hommes) et en Finlande (37 % de femmes vs 20 % d’hommes).

    2. La valeur cérébrale :
    Développer ses compétences L’étude révèle que la population des marchés émergents a appris de nouvelles compétences et amélioré ses connaissances, grâce à l’essor des solutions numériques et des cours en ligne. 46% des personnes interrogées en Afrique du Sud, 44% au Mexique et 43% au Brésil ont tiré parti du temps passé à la maison pour apprendre et s’améliorer grâce à la technologie. En comparaison, seulement 18% des personnes interrogées au Royaume-Uni et 24% aux États-Unis ont utilisé également la technologie pour améliorer leurs compétences à partir d’applications éducatives et de webinaires.

    3. La valeur vitale :
    Guérir la société et améliorer son bien-être 29 % des personnes interrogées dans le monde pensent que la technologie leur a permis de se détendre et de se relaxer dans une période de stress potentiel. En Afrique du Sud, les personnes semblent utiliser la technologie pour surveiller leur santé physique et mentale plus que dans les autres pays : 29 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles utilisaient les applications de santé ou des appareils « wearables » comme les montres connectées. En Pologne, au Brésil et à Singapour, elles sont 22% et 17 % en Amérique. Suite aux évènements des derniers mois, les personnes sondées sont plus optimistes quant au rôle de la technologie dans la société. Une part croissante de la population mondiale croit en la capacité des technologies à résoudre les problèmes de société et de santé. Cette opinion s’est accentuée avec le COVID-19 : 42 % en 2018, 45 % en 2019 et 54 % en 2020.

    4. La valeur de l’engagement :
    Responsabiliser les marques sur leur impact positif Cet optimisme se traduit par des attentes accrues envers les marques. La pandémie a obligé les entreprises à reconsidérer leurs relations avec les consommateurs. Lorsqu’il s’agit de fournir de nouveaux services pour aider les personnes à améliorer leur état mental et physique, 66 % des personnes interrogées dans le monde déclarent qu’elles ne veulent pas uniquement que les organisations utilisent la technologie en tant que telle, mais souhaitent qu’elles le fassent de manière à un impacter positivement la société dans les cinq à dix prochaines années. C’est ce que pensent 60% des Américains et 59% des Britanniques tandis que 84% des Chinois et 82% des Sud-Africains estiment qu’ils sont ceux qui en ont le plus besoin. La marque devra être protectrice : deux tiers des consommateurs s’attendent à ce que les marques développent des produits et des services qui améliorent leur santé et leur bien-être. C’est particulièrement le cas dans les marchés émergents, par exemple, huit personnes sur dix en Chine, au Brésil et en Afrique du Sud sont dans cette attente. Pour Masaya Nakamura, CEO Global Solutions de Dentsu Aegis Network, « la pandémie nous a obligé à prendre davantage conscience du rôle de la technologie dans la satisfaction des besoins humains fondamentaux. La crise du COVID-19 a été marquée par une période de « TechLove » où les marques ont utilisé la technologie pour soutenir et renforcer le bien-être de leurs consommateurs. Si cette tendance doit perdurer jusqu’à la reprise, les marques devront relever le défi d’humaniser la technologie et de s’assurer qu’elle soit destinée à répondre aux besoins des personnes. Cela signifie également qu’il faut veiller à respecter l’équilibre entre l’augmentation des investissements, dans le ecommerce par exemple, et la construction de la relation entre la marque et les consommateurs ».

    TECHLASH : les effets obscurs de la technologie

    Malgré les bénéfices à court terme de la technologie pendant la pandémie, l’enquête de Dentsu Aegis Network montre aussi qu’il existe une tendance au « Techlash » à long terme. Cette défiance envers la technologie n’est pas uniforme dans le monde et certains pays se sont montrés plus critiques plus que d’autres.

    1. La rapidité des changements de la technologie
    57 % des personnes interrogées dans le monde pensent que le rythme de l’évolution technologique est trop rapide, un indice qui reste à un niveau constant depuis 2018.

    2. Le creusement des inégalités
    Près de la moitié des personnes interrogées estime que les technologies numériques creusent le fossé des inégalités entre les riches et les pauvres, une impression retrouvée surtout en Afrique du Sud (61 %), en Chine (61 %) et… en France (57 %).

    3. Un effet négatif sur la santé
    Si les habitants des économies émergentes sont ceux qui ont le plus adopté la technologie pendant la période du confinement, ce sont ceux qui en ont les perceptions les plus pessimistes. C’est particulièrement le cas en Asie où 64 % des personnes interrogées en Chine pensent que la technologie a eu un impact négatif sur leur santé et leur bien-être (contre 55 % en 2019), 47% à Singapour et 41% à Hong Kong.

    4. Un moteur de stress
    Même si les réseaux sociaux aident les personnes à rester connectées, 17% des personnes interrogées vivant au Royaume-Uni et 14% aux États-Unis ont constaté que la technologie les a rendus plus stressés, un chiffre supérieur à la moyenne mondiale (13 %). Pour Masaya Nakamura, CEO Global Solutions de Dentsu Aegis Network, « alors que nous nous engageons vers la reprise, les marques doivent se concentrer davantage sur la création de solutions sur mesure qui visent à aider les gens à mener une vie meilleure, plutôt que de leur imposer un produit ou un service. Les marques doivent réfléchir à un ensemble de valeurs qu’elles peuvent apporter aux consommateurs tout au long de leur vie, en intégrant tous les éléments du marketing, des ventes et des services. Cette préoccupation des marques pour des expériences bénéfiques aux consommateurs a été la priorité des entreprises pendant la pandémie et devra l’être pendant la prochaine décennie et même au-delà ».

    TECHLOVE ou TECHLASH, la France hésite…

    En France, malgré certaines idées reçues, nous nous situons dans la moyenne quant à la perception de la technologie parmi tous les pays sondés. • 35% des Français sont d’accord pour dire que l’utilisation personnelle de la technologie a un impact négatif sur leur propre santé et leur bien-être ; • Comme le reste du monde, la moitié des Français sont optimistes sur le fait que la technologie aidera à résoudre les défis les plus importants dans le monde (Moyenne monde : 54%) Néanmoins, l’enquête révèle quelques écarts spécifiques à la France par rapport au reste du monde, notamment sur le terrain des inégalités : elle fait partie du top 3 des pays qui estiment que les technologies du numérique ont rendu la société plus inégale, soulignant un accroissement de l’écart de richesse entre les riches et les pauvres (France 57% – Monde 47%). _ TECHLOVE ou TECHLASH ? pour en savoir plus… Vous pouvez obtenir l’intégralité de l’enquête de Dentsu Aegis Network, « Techlash or Techlove », en cliquant ici 

  • 5 questions à se poser avant d’installer une appli de traçage

    Cinq questions à se poser avant d’installer une application de traçage du COVID-19 sur son téléphone

    par Lyle Frink, rédacteur Avira

    Le traçage des contacts est un outil essentiel pour endiguer toute épidémie majeure et le COVID-19 n’y fait pas exception. Depuis toujours, le traçage des contacts est une tâche lente et laborieuse, le personnel médical travaillant directement auprès des personnes contaminées pour identifier et contacter les individus potentiellement contagieux. Ce processus est efficace pour les maladies comme la polio et la tuberculose. Cependant, aux vues de la rapidité avec laquelle le COVID-19 se propage et du nombre élevé de personnes qui le répandent sans présenter de symptômes, une question suscite réflexion: peut-on améliorer les conditions de vie et le traçage des contacts grâce à la technologie?

    Le signal Bluetooth au cœur du dispositif
    On a réellement compris le potentiel des smartphones, lorsqu’Apple et Google ont annoncé qu’ils prévoyaient de légères modifications de leurs systèmes d’exploitation respectifs en raison du COVID-19. Ces modifications apportées aux deux systèmes d’exploitation permettront à une appli spéciale de diffuser un signal Bluetooth. Les autres téléphones à proximité pourront alors détecter ce signal (et sa puissance) pour mesurer la portée du contact et la proximité entre les deux propriétaires d’appareils.

    Une fois que l’appareil A a détecté l’appareil B et que les deux appareils restent quelque temps à moins de 2 mètres l’un de l’autre, l’événement est enregistré. C’est là que les options divergent selon les technologies. Celles-ci déterminent le niveau d’anonymat des données, qui les conserve et qui les traite par la suite. Il existe même une série d’étapes mises en place dès qu’une infection soit signalée et que le processus de notification soit déclenché. Ces différences auront un fort impact sur la vie privée des individus et le degré d’intrusion de ces applications.

    De nombreuses applications utiliseront cette fonctionnalité Bluetooth, actuellement développée en partenariat par les gouvernements, entreprises privées et autorités de santé. Parmi cette liste non exhaustive, on compte le projet DP3T et le consortium européen de protection de la proximité préservant la confidentialité (PEPP-PT).

    Le cas de StopCOVID, l’appli de traçage qui arrive en France
    Les pays se précipitent pour développer des applis permettant d’évaluer le risque de contamination d’une personne à une autre et d’isoler ainsi qui pourrait répandre le virus. En France, le nombre de cas confirmés de coronavirus dépasse aujourd’hui les 140 000. Le gouvernement a voté en faveur du lancement de sa nouvelle application de traçage pour suivre les personnes infectées par le COVID-19.
    Nommée StopCOVID, l’application vise à suivre les personnes testées positives au coronavirus, afin de ralentir sa progression. Selon les autorités françaises, l’application devrait pouvoir être déployée le 2 juin.

    Elle génèrera un identifiant numérique anonyme, échangé via Bluetooth avec les autres téléphones mobiles qui ont aussi installé l’application. Si quelqu’un est testé positif quelque temps plus tard, ces identifiants numériques sont signalés, de façon anonyme. Toute personne ayant croisé la personne positive devra alors être confinée.

    On comprend mieux les différentes approches lorsque l’on compare l’approche Apple/Google et celle prise par le gouvernement français. L’approche suivie par Apple et Google favorise un modèle de recueil de données décentralisé, qui minimise les informations pour limiter l’intrusion dans la vie privée des utilisateurs. En revanche, celle du gouvernement français est centralisée et repose lourdement sur le recueil de données pour contribuer – selon l’argument avancé – à mieux identifier les foyers d’infection et endiguer le virus, mais au prix d’un programme de recueil de données bien plus intrusif. Jusqu’ici, les géants de la Silicon Valley ont refusé de céder aux exigences du gouvernement français et de leur fournir l’accès aux signaux Bluetooth. La France a dû se débrouiller toute seule, au prix de défauts technologiques probables voire même de failles de sécurité.

    5 questions à se poser avant d’installer une appli de traçage

    La situation évolue si rapidement que l’on vous conseille de vous poser les questions suivantes avant d’installer toute application de traçage sur votre téléphone :

    1. L’application est-elle basée sur le volontariat (opt-in) ou son installation est-elle rendue obligatoire ? Avez-vous le choix d’installer ces applications et cette technologie de traçage sur votre appareil, ou s’agit-il d’une décision obligatoire ? En Corée du Sud et à Singapour – deux pays précurseurs en technologies de traçage – leur installation était facultative.
    2. Qui détient les données ? Les données Bluetooth sont-elles détenues sur l’appareil jusqu’à ce qu’on les demande ou sont-elles stockées sur un serveur central ? Peuvent-elles être vendues ou utilisées par des organismes externes ?
    3. Est-on réellement anonyme ? Les applications individuelles peuvent opérer le processus de contact et de traçage de plusieurs manières. Il existe un risque que l’anonymisation des données puisse être inversée pour les « personnaliser » à nouveau et identifier les individus si nécessaire.
    4. Qui examine le code source ? La ruée pour lancer ces applications de traçage permet aux entreprises de passer outre l’examen permettant de détecter les vulnérabilités et problèmes de sécurité. C’est problématique car une application pourrait incorporer une gamme de technologies de traçage qui aillent au-delà du simple Bluetooth.
    5. Une fois que cette application a accédé à ma vie privée, puis-je la récupérer ? Ces nouvelles modifications Bluetooth apportées aux systèmes d’exploitation Android et iOS, seront-elles supprimées lorsque le virus aura disparu ? Les défenseurs du droit à la vie privée, comme l’EFF, craignent que ce ne soit pas le cas, à l’image du recueil de masse des métadonnées des téléphones aux États-Unis.
    Même les applications les mieux conçues pourraient simplement ne pas marcher. L‘Université d’Oxford estime qu’il faudrait que près de 80 % des propriétaires de smartphones utilisent une application de traçage pour que ce système soit efficace. Et c’est un niveau difficile à atteindre sans rendre la mesure obligatoire ni miser sur une bonne communication. En raison du manque de tests dans de nombreuses zones, développer une application de traçage pourrait revenir à fermer la porte du garage à clé après que la voiture ait été volée…
  • Analyse de l’impact du COVID-19 sur l’évolution du trafic et des centres d’intérêts des entreprises

    Baromètre B2B (BACK to Business)

    Analyse de l’impact du COVID-19 sur l’évolution du trafic et des centres d’intérêts des entreprises.

    GetQuanty met gratuitement sa data a disposition pour aider les entreprises B2B a anticiper la sortie de crise. En effet, pour mieux comprendre les évolutions du Business to Business et pendant cette période d’incertitude, nous mesurons précisément l’impact du Coronavirus sur les comportements des décideurs en entreprise. Notre analyse est basée sur plus de 50 Millions de sessions exclusivement d’entreprises en B2B, analysées grâce a GetQuanty depuis janvier 2020.

    Nous comparons en temps réel les comportements dans plus de 10 métiers, 20 secteurs, 100 produits et  plus de 5000 centres d’intérêts différents depuis que le confinement a été déclaré en France (le 17 Mars 2020). Le trafic du mois de Janvier devient l’indice de référence à partir duquel sont calculées les tendances. Les variations sont calculées sur cet indice de référence, juste avant la crise.
    Nous vous conseillons de voir la vidéo tutorial et télécharger l’ebook de présentation des usages.

    Grâce à ce baromètre, les entrepreneurs B2B peuvent analyser les différents secteurs de l’économie française en temps réel et évaluer l’intérêt qu’ils suscitent auprès du public du B2B.Les utilisateurs sont invités ensuite à naviguer sur le baromètre situé à l’adresse

    eqy.link/barob2b

    afin de personnaliser leurs recherches selon leurs propres besoins.

    NB : Nous analysons 50 Millions de visites en temps réel , merci de patienter quelques secondes pendant que l’outil se charge complètement .