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  • 1er trimestre 2016 : 283 M€ levés selon le Baromètre des startups du numérique françaises

    le Baromètre des startups du numérique françaises

    Capgemini Consulting, la marque de conseil en stratégie et transformation du groupe Capgemini, et eCap Partner, banque d’affaires spécialiste del’industrie numérique, dévoilent aujourd’hui le baromètre interactif des startups françaises du 1er trimestre 2016 (www.barometre-startups.org).

    Il offre une vision consolidée de l’écosystème des startups françaises du numérique, dans le but d’en comprendre – trimestre après trimestre – les principales tendances et de mesurer les dynamiques en cours.

    133 levées de fonds ont été recensées sur ce premier trimestre 2016, pour un total de 283 M€[1] et un montant moyen stable à 2,2M€.

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    Alors que le T4 2015 faisait apparaître un ralentissement des investissements (-28% en valeur) par rapport à un T3 2015 marqué par des levées majeures, la dynamique sur le T1 2016 apparait positive avec une croissance de +34% en volume et 20% en valeur par rapport au T1 2015.

     

     

      2016 2015
    T1 T4 T3 T2 T1
    Nombre de levées 133 106 92 122 99
    Montant cumulé (M€) 283 M€ 226 M€ 314 M€ 274 M€ 234 M€
    Montant moyen (M€) 2,2 M€ 2,2 M€ 3,8 M€ 2,3 M€ 2,5 M€

     

    Trois secteurs se démarquent ce trimestre :

    –        Les applications & technologies d’entreprise (52M€, 12 levées), notamment portées par la levée de CEDEXIS (21 M€, 1ère levée du trimestre) ;

    –        Le secteur Beauté, Santé (37M€, 11 levées), avec deux levées dans le top 10 : mon docteur.fr, Rythm ;

    –        Les Fintech (26M€, 7 levées), plébiscitées par les investisseurs corporate qui se sont positionnés sur près de la moitié de ces levées.

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    Les comportements d’investissements restent globalement similaires à ceux observés en 2015, avec toutefois un léger repli de la participation des fonds étrangers aux levées (12% sur le T1 2016 contre 14% en 2015).

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    T1 2016 2015
    % de participation Montant
    moyen – M€
    Age

    moyen

    % de participation Montant
    moyen – €
    Age moyen
    Par type d’investisseurs
    Fonds 50% 2,8 M€ 3,7 ans 58% 3,8 M€ 3,2 ans
    Business angels 51% 1,9 M€ 2,8 ans 42% 1,5 M€ 2,4 ans
    Corporate 17% 4,1 M€ 3,8 ans 18% 6,7 M€ 3,0 ans
    Institutionnels 16% 3,9 M€ 3,2 ans 17% 5,6 M€ 3,7 ans
    Crowdfunding 6% 0,4 M€ 2,6 ans 6% 0,5 M€ 2,9 ans
    Par origine des investisseurs
    France 90% 2,2 M€ 3,1 ans 88% 2,7 M€ 2,8 ans
    Etranger 12% 5 M€ 3,8 ans 14% 8,3 M€ 3,2 ans

    METHODOLOGIE

    Ce baromètre se focalise sur les entreprises répondant aux critères suivants :

    • Disposer d’une activité liée au numérique
    • Avoir réussi au moins une levée de fonds auprès d’un investisseur du capital risque
    • Etre âgée de moins de 7 ans
    • Société non cotée en bourse et indépendante

    Pour établir cette base, nous avons fait l’inventaire complet des levées de fonds récentes (2010-2016) réalisées dans le numérique en France (~ 2200 levées de fonds identifiées) sur la base d’une veille sur les levées (50 médias sources, annuaire de levées,…) et d’une validation de ces informations auprès des investisseurs (screening des sites, validation des portefeuilles).

    Pour chacune des entreprises ayant fait l’objet d’une de ces levées de fonds, ont été récupérés, sur la base de sources d’information publiques les noms, date de création, adresse, effectifs, site web et description de l’activité des entreprises identifiées.

    Le baromètre s’appuie ainsi sur un échantillon de plus de 1000 entreprises répondant à ces critères. Celle-ci ont été parcourues une à une et ont été affectées manuellement à un secteur d’activité et à un business model.

     

  • Quand les stratégies digitales portent leurs fruits

    Les nouvelles attentes en matière d’expérience client et de services digitaux

    Selon un rapport publié par le Digital Transformation Institute de Capgemini Consulting, la marque de conseil en stratégie et transformation du groupe Capgemini, le manque d’investissement dans les technologies digitales chez les opérateurs mobiles se traduit par une baisse significative du taux de satisfaction client en Europe et aux Etats-Unis. Plus de la moitié des 48 opérateurs inclus dans l’enquête accusent un taux de recommandation net (Net Promoter Score, NPS®)1 nul ou négatif, ce qui signifie que leurs clients ne sont pas prêts à recommander leurs services à leurs pairs.

    L’enquête « Unlocking Customer Satisfaction: Why Digital Holds the Key for Telcos », réalisée auprès de plus de 5 700 clients et 48 opérateurs mobiles répartis dans 9 pays aux Etats-Unis et en Europe, met en lumière les changements qui bouleversent actuellement le secteur. La montée en puissance d’Internet et des applications mobiles influe considérablement sur les attentes des consommateurs vis-à-vis de leur opérateur mobile. En effet, les canaux physiques accusent une perte de vitesse, avec seulement 8 % des clients interrogés estimant que les points de vente physiques sont essentiels pour les opérateurs mobiles. Si la majorité des consommateurs souhaitent aujourd’hui bénéficier d’une meilleure expérience digitale, seuls 36 % se disent satisfaits des services proposés par leur opérateur.

    Pour certains opérateurs, les stratégies digitales portent leurs fruits : l’enquête montre en effet que l’utilisation des canaux digitaux se traduit par un meilleur NPS. Ces prestataires disposant d’un NPS élevé ont également vu leur chiffre d’affaires augmenter de 33 % entre 2012 et 2014, tandis que les opérateurs les moins performants ont accusé une baisse de revenus de 7 % en moyenne sur la même période.

    Ces entreprises qui se détachent nettement sur le marché des télécoms grâce a leur excellence digitale, sont soit des opérateurs plus agiles lancés il y a moins de dix ans, soit des opérateurs plus anciens ayant réussi leurt ransformation digitale: ces deux types d’acteurs ont en commun d’avoir choisi un business model exclusivement digital ou hybride avec un focus important sur canaux digitaux.

    En revanche, la majorité des opérateurs mobiles peine encore à s’adapter à l’évolution des besoins client, avec un tiers seulement des consommateurs estimant que leur opérateur exploite les technologies digitales (site Web, applications mobiles, réseaux sociaux) pour améliorer l’expérience client.

    Ces retardataires risquent donc de perdre un certain nombre de clients. Près de la moitié (46 %) des interrogés qui ont qualifié les services digitaux de leur opérateur mobile comme « insuffisants » prévoient en effet de changer de prestataire d’ici l’année prochaine. Par opposition, 14 % seulement des consommateurs estiment bénéficier d’un service digital « optimal ». La demande est telle que plus de la moitié des répondants (58 %) se disent prêts à choisir un nouvel opérateur utilisant exclusivement les canaux digitaux pour tous les aspects de la relation client.

    Selon Romain Delavenne, Directeur Associé au sein de l’entité Telecoms et Médias chez Capgemini Consulting : « Les attentes des clients en matière de télécommunications changent, mais de nombreux opérateurs n’ont pas réussi à répondre à ces nouveaux besoins, et accusent donc des taux de satisfaction client faibles. Le problème provient majoritairement de la lenteur du déploiement des services digitaux : pour ne pas se laisser dépasser par les acteurs “digital-only”, il est essentiel que les opérateurs accélèrent leur transformation. »

    L’enquête révèle également que les attentes en matière d’expériences digitales sont fortement influencées par les prestations proposées par les géants du digital comme Google, Apple et Facebook. Près de la moitié (44 %) des répondants se disent ainsi prêts à choisir ces marques comme opérateurs si elles proposaient des offres mobiles, avec 48 % des interrogés citant « la qualité de service supérieure » et 23 % « l’expérience personnalisée » comme avantages principaux.

    Romain Delavenne conclut : « Il est évident que les opérateurs doivent réaliser davantage d’investissements dans le digital pour améliorer la satisfaction client, mais de nombreux retardataires sont encore paralysés par des plateformes et canaux de distribution obsolètes. Pour faire face à la concurrence, ils doivent s’inspirer des nouveaux acteurs 100% digitaux ou hybrides, qui ont réussi à améliorer la satisfaction de leurs clients ainsi que leur chiffre d’affaires. Dans une majorité de cas, il suffirait de lancer de nouvelles opérations digitales à court terme tout en soutenant la transformation globale de l’entreprise pour obtenir des résultats très rapidement. »

    L’enquête « Unlocking Customer Satisfaction: Why Digital Holds the Key for Telcos » du Digital Transformation Institute de Capgemini Consulting a été réalisée auprès de 5 776 consommateurs répartis dans 9 pays (Etats- Unis, Royaume-Uni, France, Belgique, Allemagne, Pays-Bas, Norvège, Espagne et Suède) entre janvier et février 2016. L’étude est enrichie d’une enquête secondaire en ligne réalisée avec près de 60 opérateurs mobiles aux Etats-Unis et en Europe occidentale sur leurs initiatives digitales et leur stratégie en matière d’expérience client.

     

  • Quand les Fintech prennent une longueur d’avance sur les banques …

    World Retail Banking Report 2016 :
    Les banques dépassées par la montée en puissance des FinTech 

    Avec des services conviviaux, rapides et une expérience client de qualité, les FinTech prennent une longueur d’avance sur les banques en matière de gain de clientèle, de référencement et de confiance des clients.

    Selon le World Retail Banking Report 2016 (WRBR) publié par Capgemini et Efma, la majorité des banques avouent ne pas être préparées à faire face à la concurrence des FinTech qui ne cessent de gagner en popularité auprès des clients. L’étude montre que près des deux tiers des clients (63%) utilisent à présent des produits ou services FinTech et sont plus enclins à recommander à leurs proches les services de leur prestataire FinTech (55%) plutôt que ceux de leur banque (38%). En revanche, alors que 96% des dirigeants de banques reconnaissent l’importance croissante du digital dans l’industrie bancaire, et la présence grandissante des FinTech dans cette industrie, seuls 13% d’entre eux estiment avoir mis en place les moyens nécessaires pour faire face à cette évolution.

    Les FinTech connaissent un succès significatif, en particulier sur les marchés émergents et auprès des jeunes, grâce à leur simplicité d’utilisation (82%), à la rapidité de leurs services (81%) et à la qualité de l’expérience utilisateur qu’elles proposent (80%). Par opposition, les banques ont tendance à sous- estimer l’importance qu’accordent les consommateurs à ces aspects : 36% reconnaissent la rapidité des services proposés par les FinTech (soit un écart de 45 points), et seuls 40% pensent qu’elles offrent une meilleure expérience utilisateur (soit un écart de 40 points).

    Les progrès des banques en matière d’expérience client ne représentent pas une menace pour les FinTech
    À l’échelle mondiale, la performance des banques en matière d’expérience client a augmenté de 2,9points sur l’échelle Customer Experience Index (CEI)1 de Capgemini, avec une amélioration

    1 Basé sur les réponses de plus de 16.000 clients des banques de détail dans 32 pays, Capgemini exclusive Customer Experience Index analyse l’expérience client à travers 80 points de données afin de calculer le score « customer experience ». Ce score donne un aperçu sur la façon dont les clients perçoivent la qualité de leurs interactions avec la banque.

    constatée dans plus de 85% des pays interrogés pour cette l’étude. En revanche, cette progression ne s’est pas encore traduite par des résultats concrets de la part des consommateurs, notamment sur les critères observés de rétention client, de recommandations ou de ventes croisées. Seulement 16% des clients se disent prêts à souscrire un service complémentaire auprès de leur banque actuelle.

    La majorité (70%) des banques considèrent la confiance des clients comme leur principale force. Cependant, même si les taux restent élevés, elles sont rattrapées par les FinTech qui voient leur taux de confiance, partielle ou totale, atteindre plus de 88% au niveau mondial. 90% des dirigeants de banques constatent l’accélération constante de cette évolution ; toutefois moins d’un quart estiment disposer d’un avantage concurrentiel par rapport aux FinTech en termes d’agilité ou de capacité d’innovation.

    « Alors que les banques peinent à innover, les FinTech attirent de nouveaux clients », explique Anirban Bose, Directeur des services bancaires et financiers de Capgemini. « Pourtant des opportunités existent pour que banques et FinTech collaborent. Les banques doivent les saisir rapidement, avant d’être dépassées par les transformations rapides du secteur. »

    À l’heure du digital, de nouvelles stratégies sont nécessaires

    Pour faire face à la montée en puissance de ces nouveaux types de services bancaires, près des deux tiers des directeurs de banques traditionnelles estiment devoir considérer les FinTech comme des partenaires, et mettre en place des stratégies de partenariat (46%) et d’investissement (44%). Moins d’un cinquième (18%) des banques prévoient d’acquérir des FinTech ou les technologies qu’elles proposent.

    « Par cette volonté affichée de développer des partenariats avec les FinTech, les banques reconnaissent ne s’être pas suffisamment préparées à l’avenir de leur activité et à sa digitalisation. », explique Vincent Bastid, secrétaire général de l’Efma. « En travaillant en collaboration avec les FinTech, les banques pourront bénéficier d’une expertise plus qu’indispensable au développement de nouveaux produits et reprendre leur rôle central au sein du secteur bancaire. »

    Les forces des banques et des FinTech sont complémentaires et doivent être mises au service d’expériences clients plus riches. Les FinTech se démarquent en agilité, innovation et nouvelles technologies, alors que les banques disposent d’un capital et de bases clients plus développées ainsi que d’une expertise dans le domaine de la régulation financière. Selon le rapport, les banques doivent s’adapter à l’ère du digital et à l’évolution des exigences des clients qui en découle. Il est par exemple essentiel de repenser les systèmes centraux et de donner la priorité au développement logiciel API2. Alors que la transformation digitale du secteur financier s’accélère, les banques n’atteindront leur potentiel de croissance qu’en prenant en compte l’importance croissante des FinTech et en mettant en place avec elles des stratégies de collaboration.

    Le World Retail Banking Report 2016 présente les données collectées auprès de plus de 16 000 clients répartis dans 32 pays, et figure donc parmi les principales études d’expérience client à l’échelle mondiale. Il repose également sur des données qualitatives issues d’entretiens détaillés avec des dirigeants du secteur financier.

  • La Journée de la Femme Digitale annonce les grands enseignements de l’étude sur les femmes et le digital

    Le digital perçu comme une véritable opportunité professionnelle

    La Journée de la Femme Digitale (@JFDParis) annonce les grands enseignements de l’étude exclusive sur les femmes et le digital menée avec Capgemini Consulting et la FrenchTech. Les résultats démontrent une nette évolution des mentalités : le numérique est considéré comme un tremplin pour faire évoluer leur carrière et répondre à leurs envies de se dépasser.

    L’étude révèle qu’un tiers des femmes oeuvrant dans le numérique perçoivent le digital comme un outil pour transformer leur entreprise.

    Pour 93% des répondantes, le digital est une véritable opportunité professionnelle que ce soit au travers d’un changement de poste – interne ou non – (69%) ou en créant elles-mêmes leur entreprise (23% au total et même jusqu’à 50% pour celles qui travaillent au sein de start-up).

    Même si le digital est avant tout perçu pour les sondées comme un outil de travail (70%), c’est également un atout dans leur logique de carrière (58% des répondantes), en particulier pour les femmes évoluant dans des start-up (76%). L’étude souligne par ailleurs que le digital s’apparente à un moyen de se réinventer ou de réinventer son entreprise (+ 40 % des interrogées). 

    Les compétences clés pour « percer » dans le digital :

    Les sondées considèrent qu’il existe 4 grandes « compétences » clés pour évoluer : la créativité (74%), l’entourage professionnel (71,6%), la capacité à savoir vendre ses idées (60%) et la capacité à savoir réseauter (56%).

    En parallèle, deux grands sujets émergent dans leur volonté de progresser : l’art de la levée de fonds (47%) et le désir d’acquérir davantage de compétences technologiques pour 40% d’entre elles (coder, développer,…). Pour y parvenir, elles considèrent que c’est à elles seules de palier ces lacunes en privilégiant notamment le réseautage et la participation aux événements (76%).

    Les leviers pour modifier sa trajectoire professionnelle

    L’étude indique que les principaux déclics pour changer de cap professionnel seraient l’absence d’évolution professionnelle (53%), l’envie de rejoindre/créer une entreprise qui leur ressemble (48%) ou leur fait envie (37,52%).

    Même si seulement 11% des interrogées travaillent en start-up, 44% d’entre elles se verraient bien dans l’entrepreneuriat quand 47% s’imaginent « intrapreneures » (porteuses de projets au sein de leur entreprise).

    Des évolutions et parcours mixtes motivés selon le profil de chacun

    40% des répondantes se projettent en start-up ou création d’entreprise. Ces parcours attirent notamment pour leurs modes de travail agiles & collaboratifs (attrait cité par 30% de ces répondantes).

    A l’inverse, les sondées venant de start-up semblent moins ouvertes à un parcours mixte entre start-up & grands groupes. Ce type de structure ont pour les « startuppeuses » un intérêt en termes de rayonnement sur le marché (attrait cité par 30% des répondantes start-up) et seraient donc davantage une étape qu’une fin en soi. 

    Plus largement, les femmes attirées par un parcours dans les grandes entreprises le sont principalement pour évoluer au sein de la structure (36,6%) ou dans un désir de reconnaissance sur le marché (18%).

    Ces changements de parcours sont principalement opportunistes et non planifiés puisqu’ils sont souvent guidés par des rencontres (65%). Pour les acteurs en start-up, le changement de parcours correspond principalement à un sentiment prospectif (rejoindre l’entreprise qui me ressemble), tandis que pour les acteurs en grandes entreprises ou telco, le changement de parcours est avant tout guidé par un sentiment négatif / le sentiment d’être bloqué dans son évolution dans son travail actuel…

    « Cette étude montre que les femmes peuvent – grâce au digital – évoluer selon leurs envies et qu’une véritable transformation est possible. Qu’elles souhaitent modifier les pratiques internes de leur entreprise ou créer leur projet, passer d’une grande entreprise à une startup, tout est désormais possible. Par ailleurs, les rôles modèles, indispensables pour aider les femmes à s’identifier et surtout oser entreprendre ou intraprendre, sont plus nombreux : l’étude révèle qu’il y a autant de rôles modèles cités que de répondants. » se réjouit Delphine Remy-Boutang, co-fondatrice de la Journée de la Femme Digitale.

     

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  • Pourquoi la génération Y va faire voler en éclat le business model des assurances ?

    Selon le World Insurance Report 2016, l’arrivée de l’Internet des Objets et l’importance croissante du numérique vont bouleverser le secteur de l’assurance

    La dernière édition du World Insurance Report (WIR) réalisée par Capgemini, l’un des leaders mondiaux du conseil, des services informatiques et de l’infogérance, et

    l’Efma recense les ruptures technologiques qui vont bouleverser le secteur de l’assurance. L’évolution rapide de l’Internet des Objets (IoT) et les changements dans les comportements et préférences de la génération Y1 imposent aux compagnies d’assurance une transformation radicale de leur modèle si elles veulent rester dans la course face à la montée de la concurrence des start-up de la FinTech.

    Selon l’enquête « Voice of the Customer » réalisée par Capgemini auprès de plus de 15 500 clients de compagnies d’assurance du monde entier, la génération Y est beaucoup moins encline à juger positivement l’expérience client proposée par les assureurs que les générations précédentes, et ce, malgré des campagnes de communication qui lui sont dédiées. La génération Y interagit davantage avec les assureurs et plus particulièrement par le biais des canaux numériques : elle a recours 2,5 fois plus aux réseaux sociaux, et se connecte 2 fois plus à partir de téléphones mobiles que les autres clients.

    Néanmoins, ces interactions se traduisent par un niveau de satisfaction de l’expérience client qui est près de 20 % plus faible que pour les autres groupes d’âge, ce qui suggère que les attentes de la génération Y vis-à-vis des canaux numériques sont plus élevées que celles des générations précédentes. Sachant que plus d’un quart des clients déclarent avoir l’intention de souscrire ou de renouveler une assurance via des canaux numériques au cours des 12 prochains mois, le niveau de satisfaction de l’expérience client pour la génération Y est particulièrement alarmant. De plus, près d’un quart des clients de la génération Y déclarent qu’ils envisagent de faire appel à des assureurs non traditionnels : les start-up issues de la FinTech représentent une concurrence menaçante pour les compagnies d’assurance classiques.

    1 La génération Y désigne les personnes âgées de 15 à 34 ans.

    L’Internet des Objets incontournable

    Une menace (ou moteur de la transformation) encore plus sérieuse : la prochaine vague des technologies connectées et innovantes telles que les systèmes domotiques intelligents, accessoires portables, drones, robots et voitures autonomes, représente une menace de taille pour les assureurs. L’Internet des Objets va transformer les modèles traditionnels des compagnies d’assurance, de leur mode de communication avec leurs clients jusqu’à l’évaluation et la gestion des risques. Malgré cette menace, les assureurs continuent de sous- estimer la popularité des technologies connectées. Par exemple, seuls 16 % des assureurs pensent que les clients adopteront les voitures autonomes, alors que 23 % des clients se déclarent intéressés.

    Plus important encore que l’âge, le niveau social 2 est le facteur le plus déterminant dans l’adoption des technologies connectées. Plus de 45 % des clients aisés de la génération X3 déclarent être prêts à adopter les objets connectés, systèmes et accessoires portables intelligents, contre seulement 30 à 35 % des clients de la génération Y ayant moins de moyens. Les clients aisés de la génération Y sont les plus nombreux à vouloir adopter les technologies connectées (50 %). Les clients aisés restent les plus enclins à souscrire une assurance auprès de start-up (près de 31 % des clients aisés tous confondus et 47 % pour la génération Y).

    La redéfinition des risques

    Outre son influence sur les relations client, l’Internet des Objets pourrait avoir un impact encore plus significatif sur les principes fondamentaux du secteur de l’assurance. Dans un monde connecté, les données issues des objets connectés, des systèmes intelligents et des technologies portables exigeront une transparence accrue sur les risques, ce qui pourrait engendrer de nouveaux business models, notamment sur plan de la tarification et du contrôle des risques. Des changements sont également à prévoir au niveau de la responsabilité en matière de risque. Par exemple, dans le cas des voitures autonomes, ce ne sera plus la responsabilité du propriétaire qui sera engagée, mais celle du fabricant. Dernier point et non le moindre, l’Internet des Objets occupe une place cruciale dans la gestion du niveau d’exposition aux risques, avec des conséquences significatives sur les primes. Elles peuvent être négatives ou ouvrir de nouvelles perspectives à ceux qui auront su anticiper les risques liés à la présence de plus en plus forte des technologies dans l’environnement personnel ainsi que dans le commerce.

    Les assureurs doivent se préparer à la transformation de leur secteur. Le rapport recommande aux compagnies d’assurance de se renforcer à court terme tout en gagnant en agilité. À moyen terme, elles doivent mieux définir

    2 Un client est défini comme étant aisé si la valeur de ses biens est supérieure ou égale à 250 000 dollars (227 000 euros). 3 La génération X désigne les personnes nées entre 1960 et 1980 (c’est-à-dire âgées de 35 à 55 ans leurs propositions de valeur grâce à des alliances stratégiques et à l’exploitation de données pertinentes. Les stratégies à long terme consistent à transformer l’activité pour garder une longueur d’avance sur les risques émergents, les nouveaux moyens de communication, les comportements en constante évolution des clients et anticiper les changements importants consécutifs de l’arrivée de l’Internet des Objets sur l’identification des risques, la tarification et la prévision des pertes.

    « Alors que le secteur de l’assurance est déjà en train de vivre sa transformation digitale, il doit également se préparer faces aux menaces majeures que représentent la génération Y et l’Internet des Objets sur leur modèle traditionnel », affirme Vincent Bastid, secrétaire général de l’Efma. « Les assureurs les mieux préparés seront ceux qui les auront placés en tête de leurs priorités dans leur processus d’amélioration de la gestion des données et des risques. »

  • Anatomie et cycle de vie des startups du numérique françaises

    Capgemini Consulting et eCap Partner dévoilent

    le premier baromètre interactif des startups du numérique en France

     

    Sans surprise, les startups de notre échantillon sont majoritairement situées en Ile-de-France (61% du nombre total). Les régions Rhône-Alpes et PACA arrivent en deuxième et troisième positions, et représentent chacune près de 17% des startups non franciliennes.

    Sur le plan macro-économique, on observe que les secteurs les plus représentés sont le marketing et la communication (16% des startups), l’industrie du culturel, l’image et les m=édias (9%), ainsi que  les applications et technologies d’entreprises (8,3%).

    Les startups plus récentes semblent progressivement délaisser ces domaines « historiques » au profit d’offres plus spécialisées dans les secteurs de l’immobilier, de la restauration ou encore de la finance.

    Si l’on s’attache à présent au business model des startups du panel, il apparaît que le modèle dominant est le BtoB (58% des startups), en particulier sur les startups intervenant sur l’industrie, le marketing, les activités de services et les applications et technologies d’entreprise. Le BtoC représente 31% des startups et domine de façon naturelle les secteurs liés au e-commerce (aménagement, enfance, mode, luxe, restauration…).

    Les business models collaboratifs ou hybrides (BtoB & BtoC) restent peu répandus (11% du total des startups) mais semblent en développement (13% des jeunes pousses créées depuis 2013, contre 10% de celles créées précédemment). Ils sont particulièrement répandus dans les services à la personne (57% des startups du secteur), les transports (24%) et la finance (24%).

    Par ailleurs, la première levée de fonds intervient en moyenne au bout de 2 ans après la création de l’entreprise, pour un montant moyen de 1 M€, variable de 500 k€ à 2 M€ selon les secteurs, la médiane se situant à 500k€.

    Certains secteurs apparaissent plus « capital intensive » dès la première levée, en particulier les entreprises de services numériques (2,1 M€ en moyenne sur les premières levées) et les FinTech (1,6 M€ en moyenne sur les premières levées).

    Tendances et dynamiques d’investissement 2014 – 2015

    Pour Mehdi Essaidi, Directeur chez Capgemini Consulting, en charge de l’étude : « Ce premier baromètre digital montre bien que la French Tech a le vent en poupe avec plus d’un milliard d’euros de levées de fonds, dont 100 M€ liés uniquement aux FinTechs, avec une offre de services qui se spécialise progressivement, et, contrairement aux attendus, des services plutôt orientés B2B ».

    Le montant cumulé de ces levées atteint 1016 M€, en nette augmentation par rapport à 2014 (+138%).

    Le montant unitaire des levées augmente, passant de 1,5 M€ en moyenne en 2014 (médian : 900k€) à 2,6 M€ en 2015 (médian : 1M€). La levée de fond la plus élevée de 2014 (MenInvest, 23 M€) ne se classerait qu’à la huitième position du top 10 des levées en 2015.

    Identité et comportement des investisseurs

    Dans le cadre de ce baromètre, 500 acteurs ont été identifiés comme actifs dans le financement des startups en 2015. Ces investisseurs se répartissent en cinq grandes catégories :

    • Les fonds d’investissementse sont positionnés sur près de 60% des transactions réalisées en 2015, sur des levées d’un montant moyen de 3,8 M€. Ils financent des startups de tout âge. Leurs investissements se sont globalement concentrés sur les secteurs d’activité les plus dynamiques : le marketing (17% des levées), les applications & technologies d’entreprise généralistes (10%) et l’Image & médias (8%). Ils investissent principalement en Ile-de-France (57%).
    • Les business angels concentrent leurs investissements sur les startups plus jeunes (2.4 ans en moyenne) et sur des levées plus limitées (1,5 M€ en moyenne). Les secteurs privilégiés en 2015 ont été les secteurs du marketing (15%), de l’Image & des médias (12%) et des RH  (10%).
    • Les entreprises marquent une préférence pour les startups matures (3 ans en moyenne) et se positionnent sur des levées plus importantes (6,7 M€ en moyenne). On constate un positionnement fort sur les FinTechs (11%), le marketing (8%) et le transport (8%).
    • Lesbanques publiques d’investissement se positionnent de manière marquée sur les entreprises matures (3,7 ans en moyenne), sur des montants moyens importants (5,6 M€), avec une couverture plus large du territoire (53% des levées en province) que les autres investisseurs. Notons que le périmètre de cette étude ne couvre que les opérations comportant une prise de participation, et exclut de nombreux modes de financement complémentaires (prêts aidés, subventions, etc.)
    • Le crowdfundings e développe mais reste faible (6% des levées de 2015). Les levées portent sur des startups plutôt jeunes, sur des montants limités (0,5 M€ en moyenne). De manière notable, il apparaît que ce mode de financement est utilisé principalement par les secteurs impliquant un impact local (loisirs et tourisme notamment).

    Les investisseurs étrangers se sont positionnés sur 14 % des levées de 2015, en augmentation de 30% sur un an. Ils se distinguent notamment des investisseurs français par le montant moyen des levées auxquels ils participent (8,3 M€ au global, 10,6 M€ pour les acteurs basés aux Etats-Unis).

    Pour Numa Bourragué, Directeur Associé d’eCap Partner : « Cette étude témoigne à nouveau de la profonde mutation que connaît notre société grâce au numérique. Aujourd’hui ancré dans les usages, viable économiquement et vecteur d’emploi et de croissance, le secteur cristallise logiquement les investissements d’acteurs institutionnels plus nombreux et plus actifs que par le passé, mais aussi des acteurs corporate désireux de capter et de diffuser au mieux l’innovation. »

    Stéphane Régnier, « Senior Vice President » chez Capgemini Consulting, précise : « Au delà de l’explosion des volumes et des montants investis, ce qui nous frappe est l’explosion en richesse de la proposition de valeur : de plus en plus de variété et de spécialisation, en termes de secteurs d’activité, de business models, de mode d’investissement… Cette richesse porte en elle les « disruptions » de demain – celles-là mêmes que nous nous attachons à préparer pour nos clients… D’ailleurs, au delà de l’analyse photographique de ce marché, ce baromètre nous dote d’un point d’observation inédit qui permettra, trimestre après trimestre, de mesurer de manière continue les dynamiques en cours et d’en dégager les principales tendances. »