Étiquette : blockchain

  • Métavers : comprendre l’Essentiel

    Le Petit Métavers

    Par Stéphane Boukris 

    Le Métavers, y aller ou non ? Si oui comment ? Avec quelles ressources ? Quelle éthique ?
    Et quels impacts environnementaux ?
    Stéphane Boukris répond et décrypte dans le Petit Metavers, un livret qui synthétise l’essentiel.

    Accessible à tous, cet ouvrage ultra pratique donne tous les repères utiles pour appréhender : 

    • La genèse et l’émergence du Web3
    • Les différentes plateformes
    • La légalité, la sécurité, l’éthique et l’environnement
    • Le rôle des DAO, de la blockchain et des NFT
    • Les métiers du Métavers
    • Les cas d’usage en entreprise (marketing, RH, SI, communication…).

    Il propose également un test interactif pour tester ses connaissances.

    Pour rappel, Stéphane Boukris est entrepreneur dans les secteurs de la tech et de l’entertainment, lauréat de la BFM Académie 2008, expert du digital marketing, Top 100 Influenceurs Linkedin et fondateur de l’entreprise Excelsior en 2019.

    Le Petit Metavers par Stéphane Boukris – L’essentiel en Bref aux Editions Dunod

  • Expérience client augmentée, NFT, cryptomonnaies, blockchain… comment le Web 3.0 transforme le retail?

    Le métavers : futur terrain de jeu pour les retailers

    Achats virtuels, expérience client augmentée, NFT, cryptomonnaies, blockchain… le Web3 pourrait révolutionner le monde du retail dans les années à venir.
    Quel est l’état des lieux ?
    Quels sont les enjeux ?
    Quels sont les défis à relever ?
    Pour y répondre, le 6 avril, l’ESCP
    (Ecole Supérieure de Commerce de Paris) et le cabinet de conseils Bearing Point, ont organisé un événement  :
    “ Métaverse : quelles opportunités pour le retail ? ”

    Retour sur les temps forts de cet événement. 

    Où en est-on aujourd’hui au niveau des univers virtuels metavers et le retail ? Guillaume Olivié, CEO de LuxuryMetry, considère que le Web 3.0 est déjà en train d’imprégner notre société et de convaincre tous les marchés, selon lui : « Nous sommes partis d’un phénomène qui ressemblait à une niche, vers quelque chose qui ressemble davantage à une déferlante sur tous les marchés ».

    Mais que signifie exactement Metaverse ? 
    Selon Marc Petit, VP chez Epic Games : « L’Internet devient expérientiel, ce qui était 2D devient 3D, ce qui était linéaire devient intéractif. Le temps réel 3D est une nouvelle forme de média qui va devenir beaucoup plus efficace que la vidéo numérique » et de poursuivre  « Le metaverse ? c’est l’arrivée du contenu interactif sur tous les éléments de notre vie réelle ». Le VP d’Epic Games exprime aussi sa réticence envers les technologies de décentralisation du Web 3 qu’il juge « libertaires, et qui permettent de créer de nouvelles économies souterraines, il faut permettre la régulation du gouvernement». 

    Comment les marques utilisent-elles les technologies du web3 ?                             Gautier Pigasse, Head of innovation chez LVMH, a présenté les initiatives prises par les maisons Hennessy et Givenchy autour des NFT.
    À l’occasion de la sortie d’une série de bouteilles limitées, Hennessy a décidé d’associer un NFT unique à chaque exemplaire vendu. Cette technologie permet notamment d’authentifier l’authenticité du produit mais aussi d’obtenir des renseignements sur la bouteille et son contenu.

    De son côté, Givenchy a préparé une collection de NFTs créés en collaboration avec l’artiste Chito. Ces œuvres seront vendues aux enchères sur la plateforme OpenSea et les recettes seront entièrement reversées à l’ONG The Ocean Cleanup.

     « Il est important de souligner la relation entre ce monde virtuel et le monde réel. Associer objets physiques avec des contrats ou des jetons virtuels » souligne Gautier Pigasse.


    Quels sont les défis à relever ?
     Eric Chevallet, Head of Immersive Lab chez BearingPoint en a identifié trois :

    • L’écosystème au sens large : l’interopérabilité entre les différentes plateformes sera un élément clé dans l’évolution du metaverse. Selon lui : «  En fonction des metaverses dans lequel on se trouve ils n’est pas disponible de passer à un autre univers, ce qui bloque en partie l’expérience de l’utilisateur « 
    • Être metaverse-ready :  » Comment va-t-on être capable de diffuser et amener l’information détenue par l’entreprise dans ces mondes là ? Que ce soit via un accès 2D, 3D, ou autres « . Les entreprises vont devoir faciliter le flux d’information vers les univers du metaverse pour pouvoir les partager aux consommateurs.
    • Technologies d’accès au metaverse : Il est aujourd’hui compliqué pour l’utilisateur lambda de rejoindre les différentes plateformes de metaverse. Pour lui,  » il y a un vrai enjeux de réflexion autour de cette trajectoire dans le metaverse en partant de l’expérience usager et de ce que va en tirer le client. » 

    Pour regarder le replay c’est ici 

    Par Mathieu Fousse

  • Robotique, blockchain, monnaie virtuelle… les prédictions selon Sage

    Prédictions 2020

    Par LoÏc Babin, Director of Product Delivery, Southern Europe Sage

    Une année importante pour l’automatisation des processus par la robotique

    L’automatisation des processus par la robotique, ou RPA est la technologie qui va marquer l’année 2020. Grâce au RPA, les processus et des tâches les plus ordinaires tels que le transfert des données d’un fichier à sa saisie sur une application métier comme le CRM sont automatisés. L’informatisation de ce type de tâche répétitive, permet aux collaborateurs de gérer plus efficacement leur temps. Pour autant, la RPA n’est pas un robot physique. Il s’agit d’une approche permettant de travailler sur différentes applications logicielles et ainsi saisir, maintenir, migrer, intégrer, extraire et tester des données sur des tableurs. Il serait comparable à un collaborateur qui ne dort pas, ne mange pas et qui ne fait jamais d’erreurs sur les tâches simples et répétitives.

    Pour l’instant, si les seules à l’utiliser cette technologie à grande échelle sont les grandes entreprises, en 2020 elle sera également adoptée par les petites et moyennes entreprises. Le CA des logiciels RPA a augmenté de 63,1% en 2018 pour atteindre 846 millions de dollars et augmentera encore pour atteindre 1,3 milliard de dollars en 2019. Selon le cabinet Gartner, il serait alors le segment avec la croissance la plus rapide du marché des logiciels d’entreprises dans le monde. Deux tiers des processus financiers sont désormais automatisés sous une forme ou une autre. Le tiers restant est géré par des demandes d’information ad hoc ou « humaines ». La prochaine étape pour le développement du RPA consistera à automatiser ces processus.

    D’ailleurs, dans les années à venir les entreprises les plus avant-gardistes partageront leurs résultats financiers en temps réel, ouvrant ainsi la voie à un accès instantanément à leur santé financière. Il s’agit évidemment d’une prévision zéro puisque plusieurs grandes entreprises ont indiqué qu’elles prévoient déjà de déclarer leurs résultats financiers de façon totalement transparente. En tant qu’industrie, nous n’en sommes pas encore là, mais la RPA est l’une des nombreuses tendances qui nous guident vers un avenir plus automatisé. Les autres tendances clés sont l’IA et la transformation numérique, qui aident les professionnels à repenser leurs processus pour tirer le meilleur parti des capacités du digital – allégeant ainsi le fardeau administratif et le compte-rendu.

    Un nouvel essor de la Blockchain ?

    La blockchain est sans nul doute une invention ingénieuse. Cependant, selon Gartner, cette etffet, la blockchain qui se voulait être prometteuse, n’a pour l’instant pas donné les résultats attendus. Ainsi, la « prochaine révélation » n’a trouvé que très peu d’applications pertinentes concrètement. Mais alors, qu’est-ce qui retient la Blockchain d’une adoption générale ? Même si plusieurs éléments l’expliquent, d’une manière générale cela serait dû à son coût, à sa scalabilité et à la confiance qu’on lui apporte.

    Pourtant, son adoption générale devrait s’accélérer étant donné que des leaders de l’industrie tels qu’Amazon ou Microsoft investissent dans des offres de services autour de la Blockchain et s’attaquent petit à petit aux problèmes qui ont ralenti sa démocratisation, proposant ainsi différentes solutions concrètes et disponibles dès 2020.

    Le boom de la monnaie virtuelle

    Le Libra, nouvelle monnaie virtuelle de Facebook, a les moyens de changer le futur des moyens de paiement en ce qu’il est paramétré de telle sorte qu’il apporte une solution à un vrai problème dans le monde. Une solution qui pourrait même se révéler capitale. Bien que par le passé, les monnaies virtuelles étaient utilisées comme « des réserves de devises », le Libra est une monnaie électronique qui a le potentiel pour être utilisé comme moyen de paiement.

    La force de Facebook est son nombre d’utilisateurs : un réseau équivalant aujourd’hui à plus de 2 billions de personnes, soit 1/3 de la population mondiale. Si par exemple un travailleur immigré souhaite envoyer de l’argent à sa famille dans son pays d’origine, il devrait payer de 6 à 20% de taxes dues à la conversion de devises et au virement bancaire. De plus ce processus est risqué et lent. Alors que si cette même famille utilise Facebook, il lui suffit de convertir la devise locale en utilisant le Libra, puis d’utiliser l’outil Facebook Messenger afin d’envoyer les fonds. C’est rapide, simple et plutôt sécurisé.

    Elle contribue également à résoudre le problème du blanchiment d’argent. Dans le système actuel des transactions financières qui repose en grande partie sur le papier, il est impossible de savoir d’où provient l’argent, ni de savoir où il va. Les Nations Unies ont estimé récemment que le placement d’argent blanchi d’origine criminel représentait chaque année entre 2 et 5 % du PIB mondial, soit 1,6 à 4 billions de dollars. Une monnaie numérique permet, a contrario, d’enregistrer chaque transaction effectuée de façon immuable, son expéditeur et son destinataire. Tel un registre protégé cryptographiquement qui distribue les devises et rend le blanchiment d’argent beaucoup plus difficile.

    Il y a cependant un certain nombre de problèmes réglementaires et législatifs à prendre en considération. Étant donné qu’il s’agit d’une solution technologique disruptive qui remet en question la notion même de système monétaire centralisé. Les pays du G7 ont également formé un groupe de travail dédié à la question de la crypto-monnaie, avec un intérêt tout particulier pour le Libra.

    Tant que ce dernier prouvera sa vraie valeur, au moins une des monnaies virtuelles crée récemment connaîtra un succès fulgurant en 2020.

     

  • REPLAY – Avolta Partners – Les ICOs : buzzword, véritable révolution ou simple alternative ? ( initial coin offering)

    ICOs comment ça marche ?

    4 spécialistes de la blockchain partagent leurs insights sur la question.

    Philippe Rodriguez, Managing Partner d’Avolta Partners et auteur de La Révolution Blockchain  
    Hubert de Vauplane, Avocat associé chez Kramer Levin
    Virginie Gretz, Co-fondatrice de l’incubateur Chainforge
    Sébastien Bourguignon, Expert ICO pour Chaineum

    Programme de la table-ronde
    Cliquez sur la question pour accéder directement à la réponse en vidéo : 

     

  • Quand la Blockchain révolutionne l’économie de partage 

    Quand la Blockchain révolutionne l’économie de partage 

    Par Christophe DOROTHE, Chef de projet R&D chez SMILE

    Phénoménal buzzword, la blockchain est sur toutes les lèvres. En témoigne son incroyable emballement médiatique. Modèle sécurisé de consensus décentralisé, la Blockchain ouvre le champ des possibles. Pas un secteur d’activité ne lui échappe, ses cas d’usage semblent « illimités ».

    Considérée comme la « seconde révolution Internet », elle offre un changement de paradigme des systèmes de gouvernance actuels qui partent du principe que seul un ordre hiérarchique et centralisé permet de maintenir la cohésion de la société. Elle fait passer d’un système pyramidal à un ordre social qui émerge spontanément du comportement et des interactions des individus sans qu’aucune instance planificatrice ou créatrice n’ait structuré ou organisé un tel ordre. Elle forme une société de réseau « d’ordre spontané ». Vraie opportunité économique, elle s’est affranchie des cadres financier et bancaire dans lesquels elle était cantonnée. Depuis, la Blockchain s’est largement « répandue » et impacte de nombreux secteurs d’activités hétérogènes.

    Pour autant, l’écart entre les promesses attendues et les mises en œuvre effectives a fait douter de sa réelle viabilité et de son employabilité. Il a fallu du temps avant que n’émergent de vrais cas d’applications concrets et que la Blockchain devienne une « réalité».

    Aujourd’hui, sa mise en pratique et ses avantages ne sont plus à démontrer. Son marché compte plus d’une centaine de solutions. Ses possibilités sont tellement nombreuses, qu’elle crée même de nouveaux services, de nouveaux marchés. Porté par sa communauté et ses acteurs moteurs, l’écosystème Blockchain a atteint cette année une certaine maturité.

    Deux grandes catégories de Blockchain se distinguent. D’un côté, les blockchain publiques, ouvertes à tout le monde (Bitcoin, Ethereum, Tezos, etc.), et de l’autre côté les blockchains entreprises (Hyperledger, Ripple, MultiChain, etc.). Privées, elles ne sont accessibles que par des utilisateurs autorisés et connus. Parmi ces catégories, deux blockchains tirent leur épingle du jeu et sortent vraiment du lot : Ethereum et Hyperledger Fabric.

    La Blockchain est donc un sujet passionnant, mais qui demande du temps et un investissement important afin d’en tirer toute la quintessence. Un temps d’autant plus important que le marché est encore en pleine évolution. Non triviale, la réalisation d’un projet Blockchain peut très vite devenir complexe. Il est donc impératif de s’assurer que l’utilisation de la Blockchain se justifie dans le cas d’usage sélectionné.

    De fait, c’est dès à présent qu’il faut investir dans la Blockchain. Le choix de la ou des Blockchains à étudier et à maitriser est primordial. L’écosystème Blockchain compte trop de solutions différentes pour être toutes maitrisées. Pour autant, il ne se passe pas une journée sans que l’on parle des Blockchains. Et qui ne comptera pas de Blockchain à son actif en 2017 pourrait bien être dépassé.

     

     

     

     

  • « La blockchain pour les entreprises : Soyez curieux ! »

    « La blockchain pour les entreprises : Soyez curieux »

    Par le MEDEF

    Technologie de la prochaine disruption massive des modèles, des acteurs et des transactions, tout le monde parle de la blockchain… Mais quelles en sont réellement les applications ?

    Très associée à la monnaie numérique, la blockchain a de nombreux autres usages et participe notamment à rendre les entreprises plus efficientes.

    Le MEDEF et le BCG publient un ouvrage de référence sur la technologie blockchain intitulé, « La blockchain pour les entreprises : soyez curieux ! comprendre et expérimenter ». 

    L’objectif : dresser un état des lieux exhaustif à destination des décideurs et chefs d’entreprise pour comprendre les enjeux, les opportunités et les défis de cette technologie qui promet de transformer tous les secteurs de l‘économie. 

  • Non, la banque du futur ne sera pas désincarnée !

    Imaginer la banque de demain, un défi d’aujourd’hui

    Par Sylvain Pignet, Président exécutif de Ditto by Travelex

    A quoi ressemblera la banque du futur ? Tandis que se profilent les premiers éléments de réponse à une question qui tourmente l’univers de la finance depuis plusieurs années, les différents acteurs du secteur sont parvenus à se rassembler autour d’une cause commune : améliorer le service et cela par tous les moyens possibles.

    Identifié à l’aide de son téléphone portable, un client entre dans sa banque et est accueilli par une série de publicités personnalisées projetées sur les murs de l’entrée. Un peu plus tard, après une traversée de couloirs parsemés d’écrans interactifs, il est finalement reçu par sa conseillère qui, durant leur entrevue, lui propose d’échanger sur une problématique bien précise et via écran interposé, avec une autre conseillère à l’autre bout de la France. Nous sommes en 2012, dans une banque futuriste tout droit sortie de l’imagination du cabinet Accenture. A ce moment-là, on nous parle de technologie « hors du commun », de prospectus interactifs, de RFID, de signature électronique ou de logiciel d’assistance personnalisée à la vente. Tout cela en vue d’optimiser la relation avec le client et la vente de ses produits à moindre coût. Pourtant, cinq ans plus tard, cette agence n’a pas encore vu le jour et la direction prise est toute autre : désormais plus question de « gadgétisation » de l’agence, mais de stratégies « customer centric ». Heureusement, « le futur a été créé pour être changé »[1].

    Non, la banque du futur ne sera pas désincarnée !

    Sacrément bousculées par le succès des banques en ligne, puis par l’arrivée des Fintech, les établissements bancaires, trop conservateurs, revoient actuellement leur copie et consacrent leurs analyses de données à la fourniture d’un service adapté, simple et abordable par leurs clients. A l’ère des Digital Management Platform (DMP), d’Airbnb et autre Uber, la démarche parait incontournable voire évidente. Pour preuve, en octobre dernier, lors d’une conférence de presse, Rik Vandenberghe, patron d’ING Belgique, déclarait que l’objectif du groupe néerlandais était de devenir « le Spotify de la banque ». Intéressant, ING s’apprête-t-elle à donner accès aux services d’autres établissements via sa plateforme, comme le fait Spotify entre consommateurs et musiciens ?

    Pour Benoit Mercier, président du directoire de la Caisse d’épargne de Lorraine, il va falloir « offrir le meilleur de l’humain – avec des rendez-vous à forte valeur ajoutée – et du digital – à partir de toutes ces innovations qui rendent la banque plus facile, plus fluide, plus simple – à nos clients ». Encore faut-il que cette aspiration soit réellement articulée autour du client et non pas seulement autour de l’adaptation des besoins du client aux produits que la banque souhaite vendre. Axel Reinaud, directeur associé senior au Boston Consulting Group, est lui aussi affirmatif : « La banque du futur ne sera pas une banque désincarnée, accessible dans le cloud uniquement ». Pour lui, la banque de demain doit être « bionique » et non un « pure player » de la banque en ligne. Elle pourra même, par ce biais, améliorer la rentabilité de ses capitaux propres de 8 à 10 points.

    Un système bancaire divisé en deux

    La banque de demain sera donc articulée autour de deux axes. D’une part, une offre de services financiers spécialisés (paiements, cartes, prêts, assurances, investissements, etc.) par le biais d’une licence spécifique (services de paiements, services d’investissements, émetteur de monnaie électronique, etc.). De plus en plus « commodisés », ces services seront offerts par des spécialistes, soit directement aux consommateurs soit indirectement par le biais d’assembleurs ou d’établissements bancaires classiques. Et, d’autre part, une offre de services bancaires classiques basée sur une philosophie ou une plateforme différente. Dans les faits, cela passera par la mise en place de projets nouveaux et par l’entrée de nouveaux acteurs. Dans l’idée, il faudra réussir à inventer de nouveaux modèles de société d’argent et de transfert. Car, à bien observer, la seule vraie nouveauté réside aujourd’hui dans l’interface client.

    Si nous prenons l’exemple du Mobile Money en Afrique, nous avons là affaire à une idée nouvelle sur des vieilles technologies. Et ce qui est sûr, c’est que le vrai changement sera dans la technologie qui généralisera le paiement instantané, seul domaine privé aujourd’hui d’instantanéité en matière de transmission financière. Aujourd’hui, avec le smartphone, les consommateurs sont habitués à une notion d’immédiateté dans la plupart de leurs échanges, et parfois dans leurs actions. Les utilisateurs de l’application Lydia expérimentent aujourd’hui à petite échelle la possibilité de payer un autre utilisateur de la solution mobile en temps réel avec son smartphone. Un premier pas est déjà fait et sera rapidement emboité par la mise en place de la Directive sur les services de paiement (DSP2), qui prévoit l’introduction de services de paiement instantané. Les banques traditionnelles tentent de créer cette instantanéité sur les plateformes de paiement locales existantes mais, même si elles y arrivent, cela règlera le problème des paiements locaux mais pas celui des paiements internationaux.

    La blockchain pour élaborer La Hanse du futur

    Dans chaque pays, les acteurs des paiements essaient de se mettre d’accord, en s’appuyant sur les consortiums existants, pour mettre en place de nouveaux standards. Mais cela se complique avec les paiements transfrontaliers du fait du recours obligatoire à des messageries obsolètes. In fine, les paiements ne sont jamais que des messages standardisés basés sur la confiance entre l’émetteur et le récipiendaire.  Le système fonctionne remarquablement bien dans le domaine des paiements par carte où une très grande automatisation et l’instauration de normes standards permettent l’instantanéité de la confiance : le commerçant donne ainsi la marchandise au client en ayant l’assurance que son compte sera crédité à la fin de la journée. Dans le contexte d’une transaction par carte, le banquier émetteur connait le porteur de la carte et l’origine des fonds. Il peut ainsi déduire la destination par la nature de la transaction effectuée. Le banquier acquéreur de la transaction connait la destination des fonds (le commerçant), le rational pour la transaction (l’achat des biens de son client commerçant) et se repose sur l’émetteur de la carte quant à l’origine des fonds. Ces paiements internationaux de compte à compte reposent toujours aujourd’hui sur les principes établis par les banquiers nord européens de la Hanse à la fin du Moyen-Âge. La connaissance personnelle du banquier et la reconnaissance de son sceau étaient suffisantes pour qu’un autre banquier avance des fonds à un client du premier.

    Alors, tant que nous n’avons pas la possibilité de prouver que la personne qui reçoit le paiement est la bonne, l’appareil reste encore un véritable mirage technologique. Ne perdons pas de vue que nous sommes dans un rapport de contrôle des fonds destiné à s’assurer notamment que nous ne sommes pas dans une situation de blanchiment, de financement du terrorisme, de fraude, etc. Bref, il faut une identification forte pour valider la notion d’« acceptance ». Aujourd’hui c’est la responsabilité du banquier et, assurément, un numéro de téléphone à lui seul ne peut suffire. Il va falloir créer un nouveau standard type « swift ».

    Et, clairement, nous pouvons voir dans la blockchain une réalisation possible de cette perspective. La chaine de blocs est actuellement le seul moyen de renforcer la sécurité tout en garantissant la sécurité de l’information. La récente alliance entre la première banque américaine JP Morgan Chase et Microsoft, accompagné d’une trentaine d’autres acteurs (Santander, ING, Intel, Accenture, le prétrolier BP, etc.) autour du développement de standards d’utilisation de la blockchain Ethereum, est un signal très fort envoyé en ce sens à l’univers bancaire. C’est sans aucun doute là que se fera la prochaine « vraie » révolution bancaire.

     

     

  • BLOCKCHAIN : pourquoi un tel engouement ?

    BLOCKCHAIN : CONCEPTS ET APPLICATIONS

    Bruno Teboul | Senior Vice-Président Science et Innovation Groupe Keyrus
    Frédéric Maserati | Directeur Conseil Keyrus Management
    Maxime Leroux | Consultant Data Scientist

    La Blockchain est née suite à la crise économique de 2008, et la remise en question du système financier. Fondée sur des recherches sur les crypto-monnaies, c’est-à-dire des monnaies chiffrées et opérées par des technologies totalement numériques, la Blockchain porte en elle, selon les plus grandssa gourous des technologies, de nouvelles promesses d’innovation et de disruption des modèles économiques dominants. La Blockchain est en cela une technologie révolutionnaire qui permet le développement et la mise en oeuvre d’un « Internet des transactions ». Mais qu’en est-il exactement ?

    L’idée de Blockchain est apparue avec le Bitcoin, la première crypto-monnaie, plus connue du grand public. Mais en réalité, nous pensons que la Blockchain partage plus de points communs avec le protocole TCP/IP qu’avec une crypto-monnaie. Et pour cause, Internet et son fameux protocole TCP/IP (« autoroutes de l’information ») a permis d’accélérer la révolution numérique, grâce à la diffusion notamment de l’information en mode « pair à pair ».

    La Blockchain est à la transaction ce que TCP/IP est aujourd’hui à l’information, à la communication… La Blockchain va produire les « autoroutes transactionnelles » en mode pair à pair !

    En théorie, la Blockchain est un registre dupliqué et partagé entre tous les noeuds d’un réseau ; chaque noeud pouvant être un utilisateur ou même un ordinateur. Pour simplifier encore notre propos, ce fameux registre notifie et horodate chaque échange entre chaque noeud dans un « bloc ». Dès que le « bloc » est rempli, il est « chainé » à la suite avec les blocs précédents, de sorte que tout y est inscrit… et visible de tous. C’est donc à la fois, un serveur horodaté, sécurisé et une base de données pair à pair sécurisée.

    Et c’est bien là où se situe la disruption des modèles transactionnelles classiques tels que nous les connaissions. En effet, quelle que soit la situation dans laquelle l’entreprise se trouve, et presque à chaque fois, un tiers de confiance assure, garantie qu’une transaction a bien eu lieu, et qu’elle n’est opérée qu’une seule fois (banque, notaire, auditeur,…). La Blockchain permet qu’une transaction, un échange a bien eu lieu entre plusieurs « parties »… en s’affranchissant de la présence du tiers de confiance. La disruption repose ici sur la désintermédiation sécurisée, distribuée, en mode « pair à pair ».

    Pour ce faire, les blocs sont automatiquement empilés de façon chronologique, horodatés, et bien sûr chiffrés, le tout ayant été « validés » par les « mineurs »… des personnes comme vous et nous (au travers de l’un des noeuds du réseau) qui mettent à disposition leur puissance de calcul informatique afin de résoudre le problème mathématique soumis par la « chaine de blocs ». La résolution du problème équivaut ainsi à « valider » la transaction, un peu comme le ferait une chambre de compensation pour les paiements. Et comme les transactions sont visibles de tous, la Blockchain se transforme alors en un formidable outil d’audit, ce qui permet d’asseoir la confiance entre les acteurs.

    C’est d’une certaine façon identique aux grands livres de comptes des établissements bancaires et financiers… mais sans banques, ni établissements financiers. Et la boucle est bouclée. On se retrouve dans un système de confiance… mais sans tiers de confiance… quel paradoxe ! Et quelle révolution !

    POURQUOI UN TEL ENGOUEMENT ?

    Si tout un chacun peut « transacter » en toute confiance directement en pair à pair, sans intermédiaires, sans tiers de confiance, alors on permet la suppression des plates-formes qui prélèvent la richesse (à titre d’exemples : AirBnB, Uber,…). Si bien que des modèles alternatifs à Uber existent déjà, ce sont des plates-formes collaboratives développées sous technologies Blockchain comme ArcadeCity ou Lazooz.org. On parle de phénomène de « Blockchainisation » désormais, après l’Uberisation !

    Pour preuve, l’accélération des investissements, le nombre incroyable de conférences et d’articles. L’engouement est grandissant depuis les effets d’annonce des Gourous d’Internet sur les applications de la Blockchain au monde de la finance, dont les impacts sont chiffrés en milliards de dollars…

    Et même si le principal challenge technique porte sur le nombre de transactions traitées par seconde, ce que la Blockchain Bitcoin apparait être incapable de réaliser, le recours à des Blockchains privées présente un intérêt fort, car elles peuvent permettre des approches distribuées à un coût réellement marginal.

    L’autre raison d’un tel engouement, c’est la scalabilité de cette technologie. En effet, toutes les Blockchains qui utilisent le « Proof of Work » peuvent être vulnérables à des attaques virales informatiques de type « Goldfinger ». Ces attaques consistent à rassembler une puissance de calcul équivalente à un peu plus de 50% de la puissance totale du réseau considéré (ou d’un groupe de serveurs, comme ceux du Pentagone qui font l’objet de centaines d’attaques quotidiennes). Dès lors, l’attaquant est libre de valider/invalider certaines transactions. Le but de ces attaques étant d’ébranler la confiance des utilisateurs dans la technologie, ici la Blockchain. Mais aujourd’hui, le Bitcoin est le plus puissant réseau du monde avec près de 1200 Peta Hash par seconde, ce qui signifie que l’attaque à 51% n’est pas impossible, mais serait terriblement couteuse. Il faudrait en effet près de 5 milliards USD pour 10 minutes d’intrusion, selon certains experts.

    Par ailleurs, le Bitcoin étant un projet mondial open source, un simple patch suivi d’un redémarrage des noeuds du réseau suffirait à résoudre le problème en quelques minutes. De plus, le code source étant auditable par tout le monde sans grande complexité.

    UNE MULTITUDE DE BLOCKCHAINS

    Devant le caractère universel de la Blockchain, on comprend que tous les secteurs seront touchés par l’adoption de cette technologie. Le nombre de processus susceptibles d’être impactés est proprement phénoménal. Les banques ne s’y sont pas trompées. Seules ou collectivement, elles explorent et expérimentent les possibilités de la Blockchain avec un double objectif : tirer parti de ses avantages et intégrer la logique de point à point dans leur modèle, pour mieux résister à l’arrivée de nouveaux acteurs utilisant un modèle nativement distribué et désintermédié, notamment les FinTechs.

    Mais nous vivons bien une explosion cambrienne avec la naissance de centaines de Blockchains propices à l’expérimentation. Aujourd’hui, tout le monde peut créer son propre système, les conditions d’accès et de démarrage étant simples et accessibles financièrement.

    On assiste ainsi à l’apparition de Blockchains privées, dans lesquelles la participation au consensus (le minage) requiert une permission. Ainsi, malgré la disposition centralisée de ces Blockchains privées, certains traits des Blockchains publiques comme le Bitcoin ou Ethereum demeurent : une architecture hautement résistante car la base de données est distribuée, une permanence du système car les données sont immuables, une unicité avec un seul système : un « grand livre de comptes ».

    En résumé, il y a des Blockchains publiques dont le grand livre de compte est ouvert, sécurisées par l’utilisation de preuves de travail (« proof of work ») qui demandent de la puissance de calcul afin d’obtenir le droit en écriture dans un bloc (minage) ou encore la preuve par l’actif (« Proof of Stake » qui demande certains actifs numériques particuliers pour obtenir le même droit en écriture.

    Il existe également des Blockchains privées dont le grand livre de compte est fermé, et dont l’accès est « permissionné » et qui devraient concerner plutôt les entreprises et le monde professionnel, même si on pourrait bien assister à une forme d’hybridation des Blockchains publiques/privées dans les années à venir.

    QUELS SONT LES BÉNÉFICES DE LA BLOCKCHAIN ? ET QUELS SONT LES ENJEUX AUXQUELS LES ENTREPRISES DEVRONT FAIRE FACE ?

    TRAÇABILITÉ ET TRANSPARENCE

    Puisque toute transaction est inscrite de manière permanente, la traçabilité s’en trouve ainsi assurée (rail d’audit). À titre d’exemple, Walmart expérimente la technologie Blockchain en vue d’augmenter la traçabilité de ses produits. La technologie lui permet d’avoir accès de manière immédiate et certifiée aux informations relatives à la production, la distribution et la commercialisation de ses produits en marque propre.

    SÉCURITÉ

    Grâce à l’utilisation de méthodes cryptographiques, la Blockchain assure la sécurité des transactions. De plus, la mise en réseau des informations assure que les transactions ne peuvent être piratées. À titre d’exemple, les crypto-monnaies tirent pleinement bénéfice de cette propriété en incorporant dans le code source l’accès aux transactions passées associées à l’unité de valeur tout en protégeant l’identité des personnes associées à la transaction. Le vol d’identité lors de la réalisation d’une transaction n’est donc théoriquement plus possible.

    RAPIDITÉ D’EXÉCUTION

    Grâce à une infrastructure en réseau, l’enregistrement ainsi que l’accès à l’information se font de manière quasi-instantanée. Pour preuve, le monde de la finance expérimente actuellement l’utilisation de la Blockchain en vue de faciliter l’intermédiation entre les banques, les chambres de compensation et les banques centrales. Elles y voient l’opportunité d’augmenter l’efficacité des opérations : rapidité d’exécution, réduction des ressources et des coûts.

    TECHNICITÉ, ACCÈS ET DÉPENDANCE À LA TECHNOLOGIE

    Le sujet reste encore très technique et difficilement accessible pour le plus grand nombre. Pour autant, à force d’évangélisation, d’acculturation, de nombreux acteurs (comme Keyrus) contribuent chaque jour aux développements de nouvelles plateformes, et in fine de nouveaux usages. Les plus grandes ESN (Entreprises de Services Numériques) comme IBM intègre nativement des API pour favoriser l’intégration et la diffusion de la technologie Blockchain.

    PIRATAGE ET INTÉGRITÉ DU RÉSEAU

    Bien que théoriquement impossible à pirater, certaines applications, dans les couches hautes, connectées à des infrastructures Blockchain, ont permis récemment à des pirates de dérober d’importantes quantités de crypto-monnaies, aboutissant à une mise en cause de l’intégrité des infrastructures Blockchain. En réalité, même si la Blockchain dans le cas présent (une faille de sécurité dans une application métier opérant sur la Blockchain publique Ethereum) n’est pas à remettre en cause, force est de constater dans toute technologie naissante, les phases d’apprentissage sont le plus souvent émaillées d’une multitude d’écueils.

    QUELLES APPLICATIONS CONCRÈTES ? QUELS CAS D’USAGES DE LA BLOCKCHAIN?

    En revenant à la genèse de la Blockchain, on comprend mieux pourquoi, philosophiquement, cette technologie (ce protocole d’échange) est en phase de « disrupter » de nombreux secteurs.

    C’est donc sur un postulat assez simple que repose encore aujourd’hui le principe architectural de la Blockchain : assurer des échanges, des transactions entre 2 individus, 2 entités, en s’affranchissant de tous les intermédiaires, tiers de confiance, qui « trahissent » la confiance en abusant de leur position dominante dans leur écosystème.

    Depuis, les applications de la Blockchain se sont multipliées, s’étendant bien au-delà du système financier, allant de l’économie de partage à la gestion de la chaîne logistique en passant par les smart contracts (ces fameux algorithmes auto-exécutables et autonomes) et le vote numérique. Les domaines d’application transcendent donc les secteurs économiques, et la Blockchain est déjà prête à transformer toutes les industries actuelles. Cette technologie va transformer l’organisation du transport, de la chaine d’approvisionnement (Supply Chain), de la publicité, du secteur de la production et de la distribution d’énergie, du marché immobilier, de l’assurance… Elle va transformer l’avenir en nous faisant passer de l’Internet des objets aux objets autonomes. Elle va permettre d’unir le monde numérique et le monde physique… enfin !

    Les Contrats Intelligents (« Smart Contracts ») promettent aux objets à la fois l’immutabilité, la preuve de leur corruption le cas échéant, la résistance à la collusion. La Blockchain va permettre de donner aux objets une identité et une pleine autonomie. Les objets finiront même par « s’appartenir » eux-mêmes, en exécutant seuls du code, dans un futur proche et de manière autonome.

    Prenons l’exemple de la voiture autonome : son avenir n’est pas tant le fait qu’elle se déplace seule… le point ultime du modèle de voiture autonome, c’est qu’elle se loue elle-même, en toute autonomie, et où les utilisateurs ne paieront que l’usage, directement à la voiture elle-même, sans passer par un quelconque tiers de confiance. Sans doute les prochaines évolutions des modèles d’Uber et de Lyft.

    QUELLES SONT LES APPLICATIONS CONCRÈTES DE LA BLOCKCHAIN AUJOURD’HUI ?

    Secteur financier & actifs digitaux

    Au-delà du Bitcoin, les applications potentielles sont nombreuses dans le secteur financier. Le NASDAQ a dévoilé Linq en 2015 : la toute première plate-forme d’émission d’actions privées entièrement gérée par la Blockchain. À travers ce nouveau système, les investisseurs privés peuvent transiger les actions de compagnies privées. Ainsi nul besoin de certificats d’émission d’actions ou de détention de parts des entreprises : tout est digitalisé et immortalisé dans la Blockchain. On parle alors d’actifs digitaux. Openchain et Chain en sont d’autres exemples. Le premier digitalise tout actif alors que le deuxième se concentre dans la révolution du système financier.

    Identité digitale & sécurité

    oneName est une startup américaine utilisant la Blockchain pour générer une identité digitale qui pourra être utilisée uniquement par l’usager afin de se connecter aux différents services Web. Plus besoin de mémoriser d’innombrables noms d’utilisateur et mots de passe : une seule identité digitale est nécessaire.

    L’Estonie, précurseur dans le domaine, a depuis quelques années établit un projet d’identité digitale permettant à ses citoyens d’agréger leurs informations personnelles de manière sécuritaire : identité digitale aux fins de vote, références médicales, permis de conduire, etc. Un projet plus récent en partenariat avec la bourse de Tallinn permettra aux détenteurs d’actions de voter aux assemblées des actionnaires – évidemment sans se déplacer.

    La start-up FollowMyVote pour sa part, mise sur la digitalisation du système électoral. Observant les multiples déboires de plusieurs pays en terme de fraude électorale, la startup propose l’application de la Blockchain afin d’assurer l’audit et la traçabilité du processus de votation.

    Santé & pharma

    Le secteur de la santé regorge également d’applications potentielles. Dans le domaine des industries pharmaceutiques par exemple, la légitimité, l’authenticité et la traçabilité des résultats cliniques sont primordiales. BlockRX utilise la technologie de la Blockchain afin d’assurer la traçabilité de la chaîne d’approvisionnement. Autre cas d’utilisation dans le domaine de la santé : les dossiers médicaux. En digitalisant ces derniers, l’information du patient est plus aisément transmise d’un professionnel à un autre (avec l’accord du patient bien sûr). Fini les fax et les feuilles de soin du médecin ? L’intérêt dans ce secteur est si important que Phillips a lancé, début 2016, son propre laboratoire de recherche sur la Blockchain.

    Assurance

    Autre domaine de fort intérêt pour la Blockchain : l’assurance. Ici les possibilités sont multiples et nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Par exemple, l’assurance pair à pair (Ex : Dynamis ) met fin à la relation tripartite habituelle entre payeurs, assurés et assureurs. Elle permet à chacun de participer à la fois au pool d’assurés et aux gains d’investissement. Autre exemple, l’assurance paramétrique (Ex : Rainvow) pour sa part permet d’indemniser l’assuré automatiquement lorsqu’un certain événement survient grâce aux Smart Contracts. Ainsi, grâce à l’inter-connectivité des objets (IoT), et à la programmation d’événements, il est possible d’enregistrer des contrats d’assurances automatiques. Un exemple frappant est le potentiel d’assurance sur la production agricole contre les intempéries. Grâce à des capteurs (de pluie ou de température par exemple), le paiement de la prestation (au producteur assuré) pourra être déclenché automatiquement par exemple, après 2 mois de sécheresse (exemple fictif).

    Programmes de fidélité

    Les programmes de fidélité subiront eux aussi de grands chamboulements avec l’arrivée de la Blockchain. La technologie permet déjà aujourd’hui d’inscrire au fur et à mesure au registre les points gagnés et utilisés par les membres en temps réel. Une fois les partenaires participants enregistrés et connectés, toutes les transactions (achats et rédemption de points) peuvent se faire en temps réel. Plus besoin alors d’attendre son relevé de fin du mois ou encore d’atteindre un seuil minimal avant deracheter (redeem) vos points sur une sélection réduite de produits ; l’achat et la rédemption de points peuvent se faire simultanément. C’est d’ailleurs ce que loyyal propose.

    Mais la vrai révolution dans les programmes de fidélité utilisant une crypto-monnaie en close loop, c’est le caractère cessible du Coin versus le point qui est révolutionnaire. On « déverticalise » la relation en « l’horizontalisant ». De fait, on n’adresse plus simplement un programme de fidélité (l’enseigne vers la carte de fidélité, elle-même vers le client), mais on échange avec une communauté de clients, on favorise les échanges à l’intérieur même de cette communauté. C’est un changement profond et complet de paradigme.

    Smart Contracts

    Les Smarts Contracts vont bien au-delà du secteur de l’assurance. Toute entente entre deux parties a le potentiel d’être digitalisée et automatisée. Ces contrats dit auto-exécutables donnent aux différentes parties l’assurance qu’une fois les conditions remplies, le contrat sera honoré avec aucune possibilité de fraude, de mauvaise foi ou d’interférence avec une tierce partie. C’est d’ailleurs le pari du projet Ethereum.

    Processus et échange d’information

    Au final, tout échange entre différentes parties peut être géré par la technologie de la Blockchain. Qu’il s’agisse d’argent digital, de preuve d’identité, de paiement d’assurance ou de transfert à un fournisseur ou un client, la logique reste la même : le processus nécessite l’échange et l’historisation des transactions et ce doit d’être auditable, traçable, efficient et transparent.

    Au regard de l’incroyable potentiel disruptif de cette technologie et de ses applications, une chose apparait presque comme une évidence : face à de telles potentialités, il devient important de mesurer toutes les conséquences de la Blockchain et de ses applications sur ses modèles d’affaires, de revenus, de croissance…

    Le Groupe Keyrus, a construit son propre écosystème Blockchain et a ainsi développé une offre innovante qui se déploie depuis l’accompagnement stratégique jusqu’à l’intégration de projets Blockchain au sens technique. Keyrus accompagne depuis près de deux ans déjà ses clients dans cette démarche : de l’acculturation à l’identification de cas d’utilisation (« use cases »), jusqu’aux développements et à l’intégration de projets reposant sur les technologies Blockchain.

    Keyrus se charge par ailleurs de l’interconnexion avec les Systèmes d’Information existants des entreprises.

    Plus d’information sur l’offre Blockchain de Keyrus : Blockchain@keyrus.com

     

  • Quand le digital et la blockchain oeuvrent pour les réfugiés

    Grand Prix 2017 Netexplo à Amin Rafiee, fondateur de
    Bitnation Refugee Emergency Response

    Le Grand Prix 2017, élu parmi les 10 lauréats par les experts internationaux de Netexplo Observatory et le public rassemblé à l’Unesco pour  la 10ème  édition du Forum, a été remis à Amin Rafiee, fondateur de  Bitnation Refugee Emergency Response, une initiative humanitaire développée par BitNation pour offrir aux réfugiés une citoyenneté dématérialisée et une identité officielle grâce à la Blockchain. Les réfugiés peuvent ainsi obtenir une identité officielle en forme de code QR, validée par les membres de leur famille pour créer un « Web of trust ». Ils peuvent également obtenir une carte de paiement en Bitcoin qui ne nécessite pas de compte bancaire.

    Chaque année,  Netexplo distingue 10 lauréats parmi les innovations numériques  les plus prometteuses. Bitnation Refugee Emergency Response a été élu parmi les 2000 projets repérés par les experts et enseignants du réseau académique international de Netexplo Observatory.

    « Cette année encore, les deux jours de Forum ont été l’occasion de partager une année d’observation de l’innovation mondiale, et de découvrir sur scène les 10 initiatives digitales les plus prometteuses de l’année, et les tendances du monde numérique de demain. Nous sommes ravis que le choix du public et des experts internationaux se soit porté sur Bitnation Refugee Emergency Response, un projet qui s’inscrit dans la solidarité avec les réfugiés du monde entier en associant un des sujets les plus prometteurs du digital : la Blockchain. » Thierry Happe, co-fondateur de Netexplo Observatory.

    Bitnation RER s’inscrit dans Human Focus, l’une des trois tendances de l’innovation mondiale décryptées par Netexplo Observatory dans son Trend Report 2017, intitulé « Artificial Alternatives » : Human Focus, ou comment le digital accompagne, protège, surveille, redresse et développe les capacités des individus. La technologie n’est plus un outil, mais une partie prenante de notre expérience, de notre environnement, de notre identité et de nous-mêmes.

  • Paiement sans contact, bitcoin, blockchain, open banking… Quel futur pour les banques ?

    Prévisions bancaires pour 2017

    Par Bob Wiederhold, PDG de Couchbase

    La finance accélère sa métamorphose en donnant la priorité au numérique, avant de lui réserver l’exclusivité : ce n’est qu’une question de temps. Bon nombre de générations futures ne mettront jamais les pieds dans une agence bancaire et, avec le paiement sans contact, le bitcoin et la blockchain, la monnaie elle-même devient progressivement digitale, jusqu’à l’abstraction. L’année 2017 s’affirmera dans la progression logique de cette tendance, qui verra se banaliser les start-up FinTech exploitant des technologies émergentes de type blockchain. Elles laisseront dans leur sillage les grandes banques, incapables de pourvoir aux besoins de l’économie digitale.

    À court terme, l’année 2017 sera également celle de la révolution « open banking » et de la migration massive de la clientèle, avec des services numériques et une expérience utilisateur à l’importance inégalée jusqu’ici. Il sera plus facile, pour les clients, de « changer de crèmerie » et d’avoir accès aux données leur permettant de décider s’il est judicieux de quitter leur banque, à quel moment et pour quel établissement. Ainsi averties, les banques s’emploieront à se montrer plus ouvertes, compétitives et modernes. Elles dispenseront, en définitive, à leurs clients l’expérience numérique exigée : depuis l’accès à l’ensemble de leurs comptes à partir d’une seule et même application jusqu’à la diffusion d’un service introuvable ailleurs, en passant par la transmission des informations et alertes dont ils ont besoin, au moment voulu.

    Résumé de l’actualité bancaire en 2016

    L’année 2016 a consacré la start-up FinTech. En marge des votes de protestation en faveur du Brexit et de Trump qui provoquent un cataclysme dont sont victimes le monde et l’économie mondiale, les grandes banques et l’establishment financier ont, eux aussi, été sévèrement touchés cette année. Les clients, las de plusieurs années de services médiocres, se sont rués en masse vers des banques challenger, en quête d’une meilleure expérience, plus personnalisée et davantage fédératrice sur le plan émotionnel.

    Cette année fut également celle de la banalisation de technologies émergentes telles que la blockchain, celle où les coups de pub sont finalement devenus réalité. Même s’il reste encore un sacré bout de chemin à parcourir.

    Les données sont également mieux exploitées. Si les banques utilisent depuis longtemps les données pour prédire les tendances et opportunités futures, traiter les règlements et calculer le risque à moyen ou long terme, elles retirent toujours davantage de valeur ajoutée de leurs données opérationnelles. Précisons néanmoins qu’il reste encore bien des choses à améliorer dans ce domaine. Fortes de ce capital données, les banques se révèlent de plus en plus capables de proposer des offres personnalisées à leurs clients en temps réel. Profitant d’un accès optimisé aux données opérationnelles et d’une meilleure utilisation de celles-ci, ces établissements peuvent faire diligence auprès de leurs clients en peaufinant les solutions proposées. Comme un complément d’assurance habitation à de nouveaux propriétaires ou une offre de change de devises aux clients qui se rendent à l’étranger, dès leur arrivée sur leur lieu de destination.

    Prévisions technologiques pour 2017

    En 2017, les entreprises devront s’investir dans une économie digitale articulée autour de l’utilisateur, que celui-ci soit client e-commerce ou ingénieur industriel. Cette nouvelle économie génère d’importants bouleversements dans tous les secteurs d’activité : depuis Amazon qui transforme nos modalités d’achat, à Netflix qui redéfinit notre manière de regarder la télévision, en passant par Uber qui révolutionne nos formules de déplacement. S’adapter à ce phénomène revient à faire appel à des applications visant à déployer l’expérience utilisateur adaptée, que ce soit sur mobiles, le web ou des appareils connectés, via une gamification sociale ou une banque à distance optimisée. Ainsi, d’après l’ONS, la part totale du chiffre d’affaires tiré du e-commerce dans les entreprises s’inscrit en progression constante, passant de 13,7 % en 2008 à 19 % l’an dernier – les enseignes dépourvues de site e-commerce sont donc perdantes et se privent d’une clientèle appréciable. Les entreprises incapables de tirer avantage de l’économie digitale ne tarderont pas à se retrouver à la traîne, tout comme celles incapables de mettre à profit le potentiel de technologies émergentes comme Blockchain.

    Pour tirer avantage de la nouvelle économie et des technologies sur lesquelles elle repose, les données sont déterminantes. Peu importe la manière dont elles sont générées : leur éclairage est précieux pour les projets futurs de l’entreprise, et elles donnent à celle-ci les moyens de prendre et d’appuyer les meilleures décisions opérationnelles en temps réel. Sachant que moins de 25 % des grandes entreprises exploitent des données en provenance d’appareils intelligents ou de capteurs comme aides à la décision, toujours d’après l’ONS, il reste encore des progrès à accomplir. En définitive, les entreprises doivent veiller à se doter de la base de données adéquate. Concrètement, il ne s’agit pas seulement d’être en mesure d’opérer une montée en capacité qui garantira une expérience irréprochable à plusieurs millions d’utilisateurs potentiels aux quatre coins du monde, à tout moment. Il s’agit également d’être capable d’exploiter ces données à tout moment, indépendamment du format exigé ― que ce soit pour analyser des événements susceptibles de se produire au cours de la prochaine décennie, ou assurer des performances optimales sur-le-champ ― sans avoir à saisir, récupérer et analyser des données en fonction de critères bien particuliers. Des acteurs tels que Ryanair, LinkedIn et General Electric ont d’ores et déjà prouvé les avantages induits par ce mode d’utilisation des données, et en 2017, d’autres les rejoindront ou disparaîtront.