Étiquette : applications

  • Quelles sont les startups incontournables du Marketing ?

    Automatisation de vidéos, génération de leads, advocacy marketing…
    Les startups qui feront le marketing de demain

    Le salon « e-marketing Paris » qui a lieu du 28 Au 30 mars à la Pte de Versailles à Paris, met à l’honneur une sélection des startups  dans les villages Innovations.

    Une occasion unique de découvrir ces sociétés émergentes qui présentent des solutions et des produits qui en feront, peut-être demain, les prochaines licornes !

    Village Innovations e-marketing Paris 

     

  • Applications sociales média : les grandes tendances

    74 Milliards d’applications sociales téléchargées à ce jour

    Les dernières données recensées par App Annie concernant le nombre de téléchargements, les dépenses et le temps accordé aux app sociales, montrent que celles-ci se sont largement imposées sur le long-terme comme étant des applications ancrées et appréciées des consommateurs. Ce rapport fait également état de nouvelles tendances observées plus récemment et de la préférence marquée des consommateurs pour les applications de diffusion en direct. 

    À ce jour, plus de 74 milliards d’applications ont été téléchargées dont 1,49 milliards en France. Plus récemment, 4,7 milliards de téléchargements ont été réalisés pour le seul premier semestre 2021.

    Cette omniprésence se traduit également dans les dépenses réalisées sur ces applications avec 22,2 milliards de dollars dépensés à ce jour, dont 538 millions en France. Au premier semestre 2021, 3,2 milliards de dollars ont été dépensés, soit une hausse de 50 % par rapport à l’année précédente.

    En France, on observe une augmentation de 10% entre ces deux périodes.

    En matière de temps passé, elles représentent 740 milliards d’heures au premier semestre 2021, soit 44 % du temps passé sur les téléphones portables dans le monde. Une croissance régulière au cours des trois dernières années, avec une hausse de 30 % au premier semestre 2021 par rapport au premier semestre 2018.

    En 2021, le temps total passé sur les cinq principales applications utilisant du streaming en direct devrait bientôt dépasser un demi-milliard d’heures sur les seuls téléphones Android (hors Chine), soit une augmentation de 25 % sur trois ans, contre seulement 15 % pour les applications de chat, de photo et vidéo.

    Les applications live streaming ont augmenté la part de marché des dépenses des consommateurs de 24 points de pourcentage par rapport à 2018.

    La vidéo joue un rôle clé dans l’évolution du paysage social et le streaming en direct devrait être à l’origine d’une croissance significative.

    Tik Tok en est la preuve concrète, le temps moyen mensuel par utilisateur dépasse celui de YouTube aux États-Unis et au Royaume-Uni. En juin 2021 un utilisateur américain passait en moyenne 24h par mois sur Tik Tok contre 22h sur Youtube, et un utilisateur britannique passait 25h par mois en moyenne sur Tik Tok contre 15h sur Youtube.

    L’essor des achats en ligne dans les applications sociales – stimulé par l’économie des créateurs

    Bien que de nombreuses applications sociales avaient déjà intégré des achats in-app par le passé, il s’agissait de produits tels que des packs d’autocollants. Aujourd’hui, les achats in-app sont souvent liés aux « cadeaux » faits aux créateurs de contenu pendant les livestreams.

    Par exemple, sur Twitch, les « Bits » sont des biens virtuels qui permettent aux spectateurs d’encourager et de soutenir financièrement les streamers.

    En général, les créateurs de contenu peuvent échanger la monnaie in-app contre les fonds qui leur sont versés. Les créateurs sont encouragés à féliciter les donateurs, ce qui créé une boucle de rétroaction positive.

    Une estimation de 78 milliards de dollars dépensés dans les applications sociales d’ici 2025

    Le soutien des consommateurs aux streamers et aux créateurs de contenu va faire décoller la monétisation des réseaux sociaux, pour atteindre 17,7 milliards de dollars de dépenses annuelles en 2025, soit un taux de croissance annuel de 29 % sur 5 ans.

    Au niveau des dépenses réalisées au premier semestre 2021, les États-Unis, le Japon et la Chine représentent 60 % du marché. Les États-Unis arrivent en tête avec 30% du marché total des dépenses en faveur des créateurs de contenu et des live streamers.

    60 % du temps passé dans le monde sur des applications sociales provient de la région Asie-Pacifique. Ce temps a explosé en Inde au cours des 3,5 dernières années, réduisant l’écart entre l’Inde et la Chine de 115% en 2018 à seulement 7% au premier semestre 2021.

    Comment les préférences des consommateurs ont évolué dans le temps ?

     Les écarts entre les applications sociales, les applications photo et vidéo et les applications de divertissement se réduisent.

    Facebook, Messenger, WhatsApp, Tik Tok se sont succédés à la première place des applications les plus téléchargées dans le monde. Tik tok demeure à la première place depuis 2020. En France, WhatsApp était la plus téléchargée en 2021 et en 2019, Tik Tok était la première en 2020.

    Concernant les dépenses réalisées au niveau mondial, Youtube occupe la première place en 2021, Tik Tok en 2020 et Netflix de 2017 à 2019. Les Français eux ont le plus dépensé sur les applications de rencontres Badoo et Adopte Un Mec de 2012 à 2017, sur Netflix de 2018 à 2020, et sur Disney + au premier semestre 2021.

    Youtube était la première application dans le monde à laquelle il était accordé le plus de temps de 2018 à 2021. Au niveau français, YouTube arrive également à la première place depuis 2017.

    L’ensemble de ces données met en lumière une orientation progressive des consommateurs vers une expérience sociale reposant sur la vidéo, favorisant ainsi les créateurs de contenu.

    Si Facebook et WhatsApp figurent toujours parmi les applications les plus téléchargées dans le monde au premier semestre 2021, les acteurs de la vidéo, en particulier ceux proposant des contenus vidéo de courte durée et des diffusions en direct, ont considérablement progressé dans le classement. TikTok est le nouveau numéro 1 en termes de téléchargements.

    Les consommateurs s’orientent vers un modèle consistant à payer les créateurs de contenu, plutôt que le contenu produit par des professionnels, ce qui illustre une évolution vers des expériences authentiques. En outre, TikTok, Twitch et BI Live figurent toutes parmi les dix premières applications en termes de dépenses des consommateurs, ce qui témoigne de la puissance du mécanisme de don.

    Alors que YouTube, Facebook et WhatsApp dominent le classement du temps passé, TikTok s’impose largement et s’est confortablement installé à la sixième place au premier semestre 2021.

    YouTube reste le leader dans le streaming, social, photo et vidéo en raison de la profondeur et de l’ampleur de l’engagement. Mais le temps moyen passé par utilisateur sur TikTok a dépassé YouTube sur des marchés clés comme les États-Unis et le Royaume-Uni. Les vidéos courtes, le contenu authentique et le streaming en direct sont les piliers de la culture d’un engagement profond, par opposition avec live streaming qui était le moteur de la croissance du temps passé.

    En quoi l’économie des créateurs est-elle essentielle à la croissance sociale ?

     FOCUS SUR TWITCH :

    Twitch devient un incontournable : le nombre d’utilisateurs actifs mensuels a doublé par rapport au nombre recensé avant la pandémie. Alors que Twitch a d’abord gagné en popularité parmi les joueurs, de plus en plus de consommateurs se connectent sur Twitch en dehors des flux de jeux. La connexion authentique en temps réel est le moteur d’une croissance significative et devrait sous-tendre le futur paysage des applications de médias sociaux.

    FOCUS SUR BIGO LIVE :

    Grâce au live streaming, les créateurs de contenu génèrent beaucoup de recettes ce qui alimente massivement la croissante de Bigo Live. On observe une tendance à dépenser plus facilement pour ses amis, ses relations et leur créativité via des achats in-app, et Bigo Live repose ainsi sur les interactions entre les utilisateurs et les live streamers. La clé de cette stratégie de monétisation est en fait l’économie des créateurs, les utilisateurs rémunérant les créateurs pour leur travail.

    FOCUS SUR SNAPCHAT :

    Les téléchargements de Snapchat à l’étranger ont augmenté de 45 % au cours des 12 derniers mois par rapport aux deux années précédentes. L’Asie, l’Amérique Latine et le Moyen-Orient ont connu une forte augmentation des téléchargements au cours des derniers mois. Ils ont augmenté de 190 % par rapport à l’année précédente.  Le Pakistan, le Brésil et le Mexique figuraient parmi les cinq premiers marchés pour les téléchargements pendant cette période. L’accent mis par Snapchat sur le contenu vidéo, la RA et les créateurs est au cœur de son succès mondial.

  • Applications collaboratives, solutions de sécurité, développement… les investissements des entreprises en 2021

    Quand les entreprises investissent de plus en plus dans des applications collaboratives, des solutions de sécurité et le développement d’applications

    Okta, acteur spécialisé dans la gestion des identités, dévoile les résultats de la septième édition de son rapport Businesses@Work, qui analyse de façon approfondie la manière dont les organisations et les personnes travaillent aujourd’hui, au travers notamment de l’adoption des nouvelles technologies dans les entreprises.

    Les données, provenant de plus de 9 400 clients d’Okta et de l’intégration avec plus de 6 500 applications web, mobiles et cloud, et fournisseurs d’infrastructures informatiques, montrent que les entreprises investissent de plus en plus dans des applications collaboratives, des solutions de sécurité et le développement d’applications.

    Voici les principaux enseignements :

    Les applications les plus populaires en 2020 regroupent une combinaison des meilleures solutions du marché et de celles qui ont tiré leur épingle du jeu grâce au télétravail.

    Pour la première fois, dans le top 10 des applications ayant connu la plus forte croissance, 9 sont de nouvelles entrantes.

    La demande en fournitures de bureau à domicile a propulsé Amazon Business en tête de ce classement, suivi de près par de nouvelles solutions de collaboration virtuelle et de sécurité. Les applications les plus populaires de l’année ont suivi un schéma similaire : Zoom, AWS, DocuSign et d’autres outils permettant le travail à distance ont réalisé des gains importants, récemment rejoints par les outils de sécurité de nouvelle génération comme Fortinet FortiGate et Palo Alto Networks GlobalProtect.

    Le travail à distance exige des solutions innovantes : la pandémie a entraîné une transition brutale vers le télétravail et a contraint les entreprises à adopter des moyens innovants pour garder leurs effectifs connectés et productifs, de façon sécurisée. En 2020, les applications et outils déployés par les entreprises les ont aidés à faire face aux perturbations imprévues, renforçant ainsi le rôle de la technologie dans le succès des entreprises :

    • Slack se classe clairement comme le premier outil de messagerie, avec une croissance de près de 190% au cours des trois dernières années. Slack compte plus de dix fois plus de clients Okta que la deuxième application de messagerie la plus populaire, Workplace de Facebook.
    • Amazon Business est l’application qui a connu la plus forte croissance en 2020 (+341%)
    • Miro, une application qui convertit et numérise les notes manuscrites, Figma, un outil gratuit et « no code » qui permet de créer des prototypes de manière collaborative, et monday.com, qui permet aux équipes de gérer des processus, des flux de travail et des projets depuis un seul espace numérique, ont également connu une importante augmentation du nombre de leurs utilisateurs tout au long de l’année.
    • La plateforme de gestion des performances RH Lattice s’est quant à elle classée dans le top 10 des croissances les plus fortes de l’année – une première pour outil RH depuis 2016

      Autre enseignement du rapport : les entreprises se sont efforcées de créer des expériences numériques plus attrayantes et plus conviviales. Sans surprises, Atlassian Product Suite, qui comprend un certain nombre d’outils de développement, conserve ainsi sa place en tant qu’application de développement la plus populaire. De leurs côtés, GitHub et PagerDuty occupent respectivement les 2ème et 3ème place.

      Parmi les clients Microsoft 365 d’Okta :

      • Près de 10% déploient au moins six applications, ce qui souligne l’importance croissante de la flexibilité et des fonctionnalités à apporter alors que les employés travaillent à distance ;
      • 42% déploient Zoom, la 5ème application la plus populaire de l’année en termes de nombre de clients ;
      • 32% utilisent Slack, la 7ème application la plus populaire.

      Les attaquants ont profité de ce bouleversement des pratiques : 2020 est sans doute une année record en nombre de cyberattaques, ciblant notamment les télétravailleurs. Afin de sécuriser au mieux cette part d’employés de plus en plus importante, les entreprises ont investi massivement dans des solutions centrées sur l’utilisateur. Par exemple, la solution de formation aux risques sécurité KnowBe4 continue sa croissance exponentielle depuis 3 ans et se retrouve 14ème dans le classement des apps les plus utilisées. Les entreprises semblent également commencer à adopter des approches plus matures en termes de sécurité comme par exemple l’authentification adaptative en fonction des risques (telles qu’OktaVerify), et moins utiliser comme second facteur le SMS (49% vs 53% il y a deux ans) ou les questions de sécurité (15% vs 18%)

  • Quels sont les sites et applications mobiles préférés des Français ?

    Les sites internet et applications mobiles préférés des internautes français

    Selon Harris Interactive 

    Le dernier palmarès des sites internet et applications mobiles préférés des Français dans 10 catégories majeures est sorti ! Il est issu de votes émis par les internautes au cours de la session de printemps 2020 de l’enquête NetObserver qui s’est déroulée entre le 16 mars et le 7 juin 2020, dans le contexte particulier de la crise sanitaire et des phases de confinement puis de déconfinement.

    Et s’il y a dans l’ensemble peu de changements à la tête des catégories étudiées par rapport au palmarès de 2019, le plus notable étant le retour du site Lemonde.fr à la tête de la catégorie Actualités, il y en a davantage au sein des Top 10 de ces catégories.

    Et les enseignements que l’on peut clairement retirer des classements du printemps 2020 sur l’impact et les bénéficiaires de la crise sont une prime non seulement aux marques de confiance ou marques « refuges » qui rassurent dans un contexte anxiogène, mais également  aux réseaux sociaux très plébiscités par les internautes par ailleurs contraints à une distanciation physique avec leur entourage puisque Facebook, Youtube, Instagram, Pinterest ou Twitter intègrent désormais les Top 10 de tous les univers étudiés à la seule exception de celui de la Banque-Assurance !

    Par ailleurs et habituellement réservé à ses seuls partenaires, Harris Interactive dévoile en exclusivité et à titre d’illustration pour aller plus loin, le Top 10 des sites préférés de la catégorie High-Tech.

    Parmi les sites internet préférés, on retrouve ainsi les sites de marques refuges incontournables comme 01net.com, Aufeminin.com, Booking.com, Doctissimo.fr, Jeuxvideo.com, LeMonde.fr, Lequipe.fr ou Marmiton.org en tête de leurs catégories respectives. Mais aussi les médias sociaux Pinterest.fr en tête de la catégorie Maison (conseils bricolage, jardinage, décoration…) ou Youtube.com aux côtés de 01net.com à la tête de la catégorie High-Tech (actualité tech, web…) !

    Et du côté des applications mobiles, au-delà de Booking et Marmiton qui confortent leur incontestable leadership en maintenant leurs sites internet et leurs applications mobiles en tête de leurs univers touristique et culinaire respectifs, on retrouve l’application Ma Banque du Crédit Agricole en tête des applications bancaires, Google Actualités devant 20 Minutes et Le Monde à la tête des applications d’informations généralistes et Instagram en tant qu’application mobile préférée dans la catégorie Féminin (beauté, mode…) !

    Parmi les évolutions remarquables par rapport au palmarès de printemps 2019, on notera plus particulièrement :

    • dans la catégorie Actualités, que le site Lemonde.fr reprend sa place de leader à 20minutes.fr qui l’occupait l’an dernier et que Google Actualités décroche pour la première fois le titre d’application d’actualités préférée des internautes détrônant l’application 20 Minutes.
    • dans la catégorie High-Tech (actualité tech, web…), un leadership du site 01net.com conservé mais désormais partagé avec le site de Youtube.
    • dans la catégorie Maison (conseils bricolage, jardinage, décoration…) réorientée plus spécifiquement sur les conseils par rapport à l’an dernier, la nomination de Pinterest.fr en tant que site préféré en lieu et place d’Amazon.fr.
    • dans la catégorie Féminin (beauté, mode…), au-delà du site auféminin.com qui confirme son leadership, l’étude en parallèle cette année des applications mobiles et l’avènement des réseaux sociaux avec la nomination d’Instagram, devant Youtube et Pinterest, en tant qu’application mobile préférée de la catégorie !

    Zoom sur les sites internet préférés dans la catégorie « High-Tech (actualité tech, web…) » : 01net.com et youtube.com suivis des sites lesnumeriques.com et commentcamarche.net composent le podium de tête.

    Si la composition du Top 10 des sites de la catégorie High-Tech est relativement stable par rapport à 2019 malgré un accent mis plus particulièrement sur la dimension d’actualité du secteur, on notera néanmoins cette année les entrées des sites Youtube.com directement en première position aux côtés de 01net.com et de Developpez.com en fin de classement avec PCastuces.com.

    A noter également en élément remarquable, une progression de la part de votes pour le site lesnumeriques.com de 8.5% au printemps 2019 à 11.6% en 2020 alors que les autres sites high-tech du top 10 – à l’exception de frandroid.com resté stable – ont perdu des votes par rapport à l’an dernier au profit de Youtube.com très utilisé par la communauté technophile pour suivre l’actualité d’une catégorie high-tech en constante évolution !

    La préférence pour un site ou une application : une notion complémentaire aux mesures d’audience et de fréquentation

    Les classements NetObserver® des sites ou applications préférés des internautes apportent semestriellement un éclairage complémentaire aux données d’audience et de fréquentation. Basés sur une notion plus qualitative, ces classements permettent ainsi de mettre à l’honneur les sites ou applications plébiscités par les internautes dans les catégories qu’ils consultent régulièrement.

    Les sites ou applications élus parmi les 10 premiers de leur catégorie se voient décerner un trophée NetObserver® mentionnant leur rang dans leur catégorie. Mis en avant auprès de leurs partenaires commerciaux et de leur audience, ces trophées permettent aux acteurs récompensés, à la fois de remercier les utilisateurs actuels de leur fidélité et de valoriser la qualité de leur site ou de leur application auprès des nouveaux utilisateurs et des annonceurs.

    Mesurer la préférence n’étant qu’une première étape vers une compréhension plus approfondie des mécanismes d’engagement vis-à-vis d’un site internet ou d’une application mobile, les études NetObserver® et M-Observer® proposent par ailleurs d’aider gracieusement l’ensemble des acteurs du marché à mieux comprendre les ressorts de la satisfaction de l’expérience utilisateur et de la fidélité des utilisateurs de leurs sites internet ou de leurs applications mobiles.

    Parallèlement aux classements des sites et applications préférés des internautes, l’institut Harris Interactive labélise ainsi régulièrement les sites et applications partenaires les plus méritants de ses études barométriques NetObserver® et M-Observer®. Les meilleurs d’entre eux, en termes de satisfaction globale de leurs utilisateurs, de réponse à leurs attentes mais aussi d’intention de reconsulter le site ou l’application et de le recommander à leur entourage, se voient attribuer le label d’excellence Harris Interactive. Ce label est non seulement témoin de la qualité d’expérience utilisateur et de l’engagement de son audience pour chaque site ou application l’obtenant mais également une véritable caution pour ses futurs utilisateurs.

  •   » Le Digital en 2019″ le rapport Hootsuite sur les dernières tendances du mobile

    Le Digital en 2019 

    La plateforme de gestion des réseaux sociaux Hootsuite, et l’agence internationale We Are Social ont récemment publié le « Digital en 2019 », un rapport annuel qui délivre les dernières tendances du digital dans le monde.  Focus sur les chiffres du mobile

    Taux mondial de possession en hausse

    Le taux mondial de possession d’un téléphone portable est de 67%, soit 5,1 milliards d’utilisateurs mobiles uniques, en augmentation de 2% par rapport à 2018.

    Plus d’abonnements que d’habitants en Allemagne, Royaume-Uni et en Espagne 

    En France il y a 64,70 millions d’abonnements mobiles soit une augmentation 0,5% par rapport à 2018.

    Le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Allemagne comptent tous plus d’un mobile par personne avec respectivement :

    • 107,8 millions d’abonnements mobiles en Allemagne (131% de la population) en Allemagne. Baisse de 0,7% par rapport à 2018
    • 71,67 millions d’abonnements mobiles au Royaume-Uni (soit 107% de la population). Baisse de 1,4% par rapport à 2018
    •  54,44 millions d’abonnements mobiles en Espagne (soit 117% de la population). Augmentation de 4,3% par rapport à 2018

    ==> Le Royaume-Uni et l’Allemagne semblent avoir atteint leur maturité puisque l’on observe une diminution du nombre d’abonnements.
    Les abonnements multiples (exemple ligne pro et ligne perso) expliquent le fort taux d’abonnements rapporté à la population totale du pays.
    67% des mobiles dans le monde sont des smartphones

    Qu’en est-il du type de mobile utilisé ? La majorité des utilisateurs se sont tournés vers les smartphones puisqu’ils représentent 67% des mobiles dans le monde. Les chiffres en Europe sont plus élevés que la moyenne mondiale : en France les smartphones représentent 71% des mobiles pour 75% en Allemagne, 77% au Royaume-Uni et 87% en Espagne.

    Mobiles et applications : les outils pour se divertir

    Les smartphones ont changé l’usage des mobiles : en France on utilise son mobile principalement pour regarder des vidéos ; 67% des utilisateurs internet déclarent le faire, suivi de près par l’utilisation des messageries instantanées (61%), qui sont privilégiées par nos pays voisins : 85% des utilisateurs internet en Espagne déclarent les utiliser contre 73% au Royaume-Uni et 71% en Allemagne. Viennent ensuite les services de plans utilisés par 75% des utilisateurs en Espagne, 63% au Royaume-Uni, 59% en Allemagne, 53% en France et les jeux mobiles qui représentent 49% en Espagne, 47% en France et au Royaume-Uni et 41% en Allemagne.

    98 Applications par smartphone  

    Toujours selon l’étude Hootsuite & We Are Social il y a en moyenne 98 applications par smartphone et nous en utilisons 34 tous les mois. En 2018, 194 milliards d’applications ont été téléchargés, un chiffre en hausse par rapport à l’année précédente.

    Applications : 101 milliards de dollars de chiffre d’affaires dans le monde

    Une augmentation de 23% des dépenses dans les applications mobiles, notamment dans les jeux, a été constatée, dépassant les 101 milliards de dollars dans le monde en 2018.

    Les 1,839 milliards de téléchargements ont généré 1,362 milliards de dollars de chiffre d’affaires en France en 2018. Parmi le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Allemagne, seuls les Britanniques ont dépensé plus qu’ils n’ont téléchargé d’applications.

    Les médias sociaux toujours en progressions sur les mobiles 

    Le nombre d’utilisateurs des médias sociaux sur mobiles ne cesse d’augmenter : +10% dans le monde en un an soit 3,256 milliards de personnes en janvier 2019 ce qui représente 42% de la population. En France les chiffres sont tout aussi impressionnants : 33 millions de personnes, soit 50% de la population, sont connectées via leur mobile.

    • 39 millions d’utilisateurs au Royaume-Uni soit 58% de la population
    • 24 millions d’utilisateurs en Espagne soit 52% de la population.
    • L’Allemagne quant à elle compte 30 millions d’utilisateurs représentant 36% de sa population

    Internet poursuit sa progression sur les mobiles 

    Internet est aujourd’hui l’outil le plus utilisé pour faire toutes sortes de recherches. Des changements dans son utilisation, notamment dû aux modes de vie, a poussé les utilisateurs à se tourner vers les mobiles plutôt que les ordinateurs et tablettes. D’après l’étude Hootsuite & We Are Social, 57% de la population mondiale utilise internet et 52% l’utilise sur mobile, ce qui représente 3,986 milliards de personnes alors qu’en France les chiffres montent jusqu’à 74%. L’Allemagne quant à elle compte 64,25 millions, soit 78% de sa population.

    Parmi les leaders européens on distingue notamment le Royaume-Uni avec plus de 80% d’utilisateurs d’internet mobile et l’Espagne avec 86%.

    Le temps passé sur les smartphones a également augmenté. Parmi les 230 pays étudiés, la France est le pays qui passe le moins de temps sur internet via mobile avec en moyenne 1h25. C’est 5 minutes de moins que l’Allemagne, là où l’Espagne est à 2h11 et le Royaume-Uni à 2 heures et 9 minutes. Globalement les utilisateurs passent plus de temps sur leurs smartphones à faire des recherches internet puisque la moyenne mondiale est de 3h14 contre 3h06 en 2018.

    Les ordinateurs et les tablettes progressivement délaissés pour le mobile 

    Petit à petit, les utilisateurs préfèrent davantage effectuer leurs recherches sur leurs mobiles que leurs ordinateurs. Depuis 2014 le temps passé sur internet via les ordinateurs et les tablettes a diminué de 1h04, là où celui passé sur les mobiles a augmenté de 1h36.

    M-commerce, achats en ligne via les mobiles 

    En décembre 2018, 55% des internautes ont effectué des achats en ligne sur leur mobile. Bien que cette pratique se démocratise l’Europe se place en dessous de la moyenne mondiale. La France se place en dernière position du classement avec 26% d’utilisateurs. Bien que les Français ne soient pas contre l’achat en ligne, ils privilégient davantage les achats via ordinateurs ou tablettes (57%).

    Loin derrière le Royaume-Uni et l’Espagne, l’Allemagne peine à atteindre les 30% là où les achats via ordinateurs et tablettes sont supérieurs à 65%.

    Les perspectives pour 2019 

    Pour Hootsuite et We Are Social trois tendances mobiles sont à surveiller de près en 2019 :

    • Le streaming vidéo : en 2019, le streaming prendra encore plus d’ampleur. En 2018, les vidéos lives représentaient 20% du total des vidéos sur Facebook, et ce chiffre devrait augmenter cette année. De plus les utilisateurs y trouvent un réel intérêt de divertissement puisqu’ils y passent trois fois plus de temps en comparaison avec les vidéos enregistrées.
    • Le M-commerce sera partout : avec l’arrivée des applications dédiées et des avancées en termes de R&D tels que les systèmes de paiements intégrés ou encore des différents moyens de sécurité, il sera plus facile et plus rassurant d’effectuer des achats à partir de son mobile.
    • Développement des outils tech pour le shopping : les nouvelles technologies intégrées aux smartphones contribueront à l’amélioration de l’expérience d’achat sur mobile : réalité augmentée pour visualiser les produits ou encore intelligence artificielle conversationnelle, tout sera mis en œuvre pour que le shopping se fasse désormais sur les mobiles.

    Télécharger le rapport : 

    Lien vers le rapport global – http://bit.ly/2uoNcJj
    Lien vers le rapport global France – http://bit.ly/2CCeNuK
    Lien vers le rapport global tous pays – http://bit.ly/2OoyNG9

  • Les sites web et applis mobiles préférés des internautes français

    Les sites web et applis mobiles préférés des internautes français

    NetObserver®, le baromètre de l’expérience utilisateur sur les sites web de l’institut Harris Interactive, dévoile à l’issue de sa session de printemps 2018, l’identité des applications mobiles et sites web préférés des internautes français dans les 10 catégories suivantes : Actualités ; Banque ; Cuisine ; Féminins ; High-Tech ; Maison ; Mode ; Santé ; Sport et Tourisme.

    Zoom sur les applications mobiles préférées dans la catégorie « Banque » : un trio de tête constitué par Crédit Agricole, Caisse d’Epargne et La Banque Postale.

    En partie lié à la part de marché du groupe dans le paysage bancaire français, l’application Ma Banque du Crédit Agricole conserve – par rapport au précédent classement de Printemps 2017 – sa place en tête des applications bancaires préférées, en recueillant plus de 16% des votes. Les applications de la Caisse d’Epargne (10.5% des votes) et de La Banque Postale (9.9% des votes) complètent quant à elles toujours le podium même si on notera que la Caisse d’Epargne devance cette fois sa rivale.
    La composition et l’ordre de la suite du classement est quant à lui strictement identique à celui de l’an dernier depuis l’application du Crédit Mutuel en 4ème position avec 8.8% des votes jusqu’à celle de la banque en ligne Boursorama Banque en 10ème position avec 2.7% des votes. La seule différence notable par rapport au Top 10 de l’an dernier concerne la progression de l’application Banque Populaire et le léger recul de l’application BNP Paribas alors que les deux applications totalisaient les mêmes parts de votes.

    La préférence pour un site ou une application : une notion complémentaire aux mesures d’audience et de fréquentation

    Les classements NetObserver® des sites ou applications préférés des internautes apportent semestriellement un éclairage complémentaire aux données d’audience et de fréquentation. Basés sur une notion plus qualitative, ces classements permettent ainsi de mettre à l’honneur les sites ou applications plébiscités par les internautes dans les catégories qu’ils consultent régulièrement.
    Les sites ou applications élus parmi les 10 premiers de leur catégorie se voient décerner un trophée NetObserver® mentionnant leur rang dans leur catégorie. Mis en avant auprès de leurs partenaires commerciaux et de leur audience, ces trophées permettent aux acteurs récompensés, à la fois de remercier les visiteurs actuels de leur fidélité et de valoriser la qualité de leur site auprès des nouveaux utilisateurs et des annonceurs.
    Mesurer la préférence n’étant qu’une première étape vers une compréhension plus approfondie des mécanismes d’engagement vis-à-vis d’un site web, les études NetObserver® et M-Observer® proposent par ailleurs d’aider gracieusement l’ensemble des acteurs du marché à mieux comprendre les ressorts de la satisfaction de l’expérience utilisateur et de la fidélité des utilisateurs de leurs sites web et de leurs sites ou applications mobiles.
    Parallèlement aux classements des sites et applications préférés des internautes, l’institut Harris Interactive labélise ainsi régulièrement les sites et applications partenaires les plus méritants de ses études barométriques NetObserver® et M-Observer®. Les meilleurs d’entre eux, en termes de satisfaction globale de leurs utilisateurs, de réponse à leurs attentes mais aussi d’intention de revisiter le site et de le recommander à leur entourage, se voient attribuer le label d’excellence Harris Interactive. Ce label est non seulement témoin de la qualité d’expérience utilisateur et de l’engagement de son audience pour chaque site ou application l’obtenant mais également une véritable caution pour ses futurs utilisateurs.

     

     

  • Quand les retailers européens réalisent 54% des ventes mobiles via des applications

    Le rapport « Global Commerce Review » de Criteo confirme la puissance des mobiles et de l’omnicanal pour stimuler les ventes

    • Cette dernière édition du « Global Commerce Review » de Criteo révèle que les retailers européens réalisent 54% des ventes mobiles via des applications. au 4ème trimestre 2017
    • En France, les consommateurs sont actifs sur tous les environnements et achètent de plus en plus via leur smartphone.

    Principaux enseignements :

     L’opportunité des applications

    Lorsque les commerçants priorisent l’optimisation des applications en plus du web mobile, les gains de performance sont substantiels :

    ·         Au niveau mondial, les annonceurs ont enregistré une augmentation de près de 50 %, d’une année à l’autre, des transactions via des applications, lesquelles ont atteint une proportion de 46 % au 4ème trimestre 2017.

    ·         En Europe, les applications représentent 54% des ventes sur mobile pour les commerçants qui investissent conjointement sur navigateur mobile et application marchande.Le taux de conversion pour les applications marchandes atteint 13 %, un chiffre plus de trois fois supérieur au taux de 4 % habituellement observé sur le web mobile.

     Croissance des mobiles

    L’utilisation du web mobile est arrivée à maturité mais les consommateurs sont volatiles, multipliant les allées et venues entre les écosystèmes fermés, et continuant de faire leurs achats en situation de mobilité, à différentes fréquences, sur tous les appareils connectés.

    ·         Les transactions par smartphoneen France ont augmenté de 45 % en comparaison au 4ème trimestre 2016 (hors applications). L’utilisation des tablettes est en recul, générant 7 % de transactions en moins par rapport à l’année précédente. Les ordinateurs demeurent les plus utilisés aux heures de bureau mais accusent une petite baisse des transactions d’une année sur l’autre (6 %).

    ·         Les secteurs affichant les plus fortes proportions de ventes sur mobiles sont les articles de sport (35 %), l’habillement (35 %) et la santé et les cosmétiques (34 %).

    ·         Les variations saisonnières ont entraîné un léger fléchissement du nombre des transactions sur ordinateur précédées d’un clic sur mobile, les consommateurs étant plus actifs sur les appareils mobiles durant l’été. Au 4ème trimestre, 28 % des transactions sur ordinateuren France ont été précédées d’un clic sur mobile.

     Omnicanal

    Les stratégies omnicanal contribuent à guider les consommateurs au cours de leur parcours sinueux, ce qui a pour effet d’améliorer les résultats en ligne.

    ·         Au niveau monde, les omnishoppers présentent la valeur la plus élevée sur le long terme pour les marques et les commerçants, générant 27 % de l’ensemble des ventes, bien qu’ils ne représentent que 7 % des consommateurs.

     Moments d’achat

    Les consommateurs ne cessent d’alterner entre ordinateur et mobile, en fonction du moment de la journée et du jour de la semaine.

    ·         Les commerçants ciblant la population active doivent tenir compte de la prédominance de l’ordinateur durant les heures de bureau, en particulier dans la matinée.

    ·         En revanche, il est essentiel d’optimiser le ciblage des smartphones et tablettes en soirée et le week-end.

     Combinaison des données

    La combinaison des données recueillies entre les différents appareils peut aider les commerçants à rattraper leur retard en raison d’une  part moins importante des ventes sur les mobiles.

    ·         La combinaison des données d’intentions d’achat donne également la possibilité d’augmenter les opportunités d’achat pour chaque consommateur, car le montant moyen du panier est nettement plus élevé – jusqu’à 8 % en moyenne en France – pour les consommateurs identifiés. Cette tendance est particulièrement apparente dans les secteurs de la mode et du luxe, de la santé et des cosmétiques ou encore dans la high-tech.

     

     

  • Le Top 5 des applications du Machine Learning en entreprise

    Chatbots : les entreprises sont-elles prêtes à les adopter ? 

    Umanis (www.umanis.com), acteur français en Data, Digital & Business Solutions a mené une enquête auprès des entreprises présentes lors de son événement « 5 à 7 Chatbots » (réalisé avec Konverso) et en dévoile les résultats sous la forme d’une infographie.

    Si les Chatbots font beaucoup parler d’eux en 2017, au point que chaque entreprise s’interroge sur l’opportunité de faire une place à ces agents conversationnels dans leur stratégie ou leur organisation, c’est avant tout parce que plusieurs technologies complémentaires sont aujourd’hui arrivées à maturité.

    Natural Langage Processing, Intelligence Artificielle, Machine Learning, reconnaissance textuelle, vocale, voire visuelle, intégration inter-systèmes : autant de technologies qui permettent à un Chatbot d’exister et d’être performant dans les missions relationnelles qu’on lui confie, qu’il s’agisse de support client ou de processus métiers plus complexes (stock, achat, RH, Help Desk informatique…).

    Dans un environnement économique toujours plus exigeant et concurrentiel, la mission des Chatbots est d’apporter réactivité, instantanéité et qualité de services à des utilisateurs aujourd’hui ultra-connectés. De multiples start-ups et de grands acteurs historiques se sont lancés sur ce marché prometteur, mais que pensent réellement les entreprises clientes de ce phénomène encore naissant ?

    Basée sur les réponses de 132 répondants, décideurs en grandes entreprises (services innovation, informatique et marketing), cette enquête est présentée à travers une infographie qui fait ressortir des données révélatrices :

    • 38% des entreprises interrogées sont actuellement en cours de déploiement d’un Chatbot tandis que 52% y réfléchissent sérieusement, démontrant le fort intérêt pour ce nouvel outil.
    • 39% sont convaincues que les Chatbots vont révolutionner l’entreprise, alors que 25% estiment que leur entreprise n’est pas encore prête.
    • Pour 50% des entreprises, la première utilisation d’un Chatbot se situe au niveau des  Help Desk et support interne, suivie par l’aide au service client pour 35% d’entre elles.
    • Les enjeux prioritaires des entreprises pour leur adoption d’un Chatbot sont d’acquérir et fidéliser les utilisateurs par une relation personnalisée pour 78% d’entre elles, réduire les coûts pour 74%, faciliter le processus d’achat pour 68% et accompagner les utilisateurs sans contrainte 24/7 pour 66%.
    • La compréhension du langage naturel par les Chatbots est l’innovation la plus déterminante pour 28% des entreprises, tandis qu’elles sont 19% à en attendre en priorité l’analyse des questions et l’auto-apprentissage.

    Le Top 5 des applications du Machine Learning en entreprise :

    1/ Recommandation de produits / Cross Selling
    2/ Monitoring des réseaux sociaux
    3/ Détection de spams ou d’attaques malveillantes (cybersécurité)
    4/ Prédictif (fraude, défaut de paiement, maintenance, débat de clients, churn…)
    5/ Pertinence des moteurs de recherche
  • BLOCKCHAIN : pourquoi un tel engouement ?

    BLOCKCHAIN : CONCEPTS ET APPLICATIONS

    Bruno Teboul | Senior Vice-Président Science et Innovation Groupe Keyrus
    Frédéric Maserati | Directeur Conseil Keyrus Management
    Maxime Leroux | Consultant Data Scientist

    La Blockchain est née suite à la crise économique de 2008, et la remise en question du système financier. Fondée sur des recherches sur les crypto-monnaies, c’est-à-dire des monnaies chiffrées et opérées par des technologies totalement numériques, la Blockchain porte en elle, selon les plus grandssa gourous des technologies, de nouvelles promesses d’innovation et de disruption des modèles économiques dominants. La Blockchain est en cela une technologie révolutionnaire qui permet le développement et la mise en oeuvre d’un « Internet des transactions ». Mais qu’en est-il exactement ?

    L’idée de Blockchain est apparue avec le Bitcoin, la première crypto-monnaie, plus connue du grand public. Mais en réalité, nous pensons que la Blockchain partage plus de points communs avec le protocole TCP/IP qu’avec une crypto-monnaie. Et pour cause, Internet et son fameux protocole TCP/IP (« autoroutes de l’information ») a permis d’accélérer la révolution numérique, grâce à la diffusion notamment de l’information en mode « pair à pair ».

    La Blockchain est à la transaction ce que TCP/IP est aujourd’hui à l’information, à la communication… La Blockchain va produire les « autoroutes transactionnelles » en mode pair à pair !

    En théorie, la Blockchain est un registre dupliqué et partagé entre tous les noeuds d’un réseau ; chaque noeud pouvant être un utilisateur ou même un ordinateur. Pour simplifier encore notre propos, ce fameux registre notifie et horodate chaque échange entre chaque noeud dans un « bloc ». Dès que le « bloc » est rempli, il est « chainé » à la suite avec les blocs précédents, de sorte que tout y est inscrit… et visible de tous. C’est donc à la fois, un serveur horodaté, sécurisé et une base de données pair à pair sécurisée.

    Et c’est bien là où se situe la disruption des modèles transactionnelles classiques tels que nous les connaissions. En effet, quelle que soit la situation dans laquelle l’entreprise se trouve, et presque à chaque fois, un tiers de confiance assure, garantie qu’une transaction a bien eu lieu, et qu’elle n’est opérée qu’une seule fois (banque, notaire, auditeur,…). La Blockchain permet qu’une transaction, un échange a bien eu lieu entre plusieurs « parties »… en s’affranchissant de la présence du tiers de confiance. La disruption repose ici sur la désintermédiation sécurisée, distribuée, en mode « pair à pair ».

    Pour ce faire, les blocs sont automatiquement empilés de façon chronologique, horodatés, et bien sûr chiffrés, le tout ayant été « validés » par les « mineurs »… des personnes comme vous et nous (au travers de l’un des noeuds du réseau) qui mettent à disposition leur puissance de calcul informatique afin de résoudre le problème mathématique soumis par la « chaine de blocs ». La résolution du problème équivaut ainsi à « valider » la transaction, un peu comme le ferait une chambre de compensation pour les paiements. Et comme les transactions sont visibles de tous, la Blockchain se transforme alors en un formidable outil d’audit, ce qui permet d’asseoir la confiance entre les acteurs.

    C’est d’une certaine façon identique aux grands livres de comptes des établissements bancaires et financiers… mais sans banques, ni établissements financiers. Et la boucle est bouclée. On se retrouve dans un système de confiance… mais sans tiers de confiance… quel paradoxe ! Et quelle révolution !

    POURQUOI UN TEL ENGOUEMENT ?

    Si tout un chacun peut « transacter » en toute confiance directement en pair à pair, sans intermédiaires, sans tiers de confiance, alors on permet la suppression des plates-formes qui prélèvent la richesse (à titre d’exemples : AirBnB, Uber,…). Si bien que des modèles alternatifs à Uber existent déjà, ce sont des plates-formes collaboratives développées sous technologies Blockchain comme ArcadeCity ou Lazooz.org. On parle de phénomène de « Blockchainisation » désormais, après l’Uberisation !

    Pour preuve, l’accélération des investissements, le nombre incroyable de conférences et d’articles. L’engouement est grandissant depuis les effets d’annonce des Gourous d’Internet sur les applications de la Blockchain au monde de la finance, dont les impacts sont chiffrés en milliards de dollars…

    Et même si le principal challenge technique porte sur le nombre de transactions traitées par seconde, ce que la Blockchain Bitcoin apparait être incapable de réaliser, le recours à des Blockchains privées présente un intérêt fort, car elles peuvent permettre des approches distribuées à un coût réellement marginal.

    L’autre raison d’un tel engouement, c’est la scalabilité de cette technologie. En effet, toutes les Blockchains qui utilisent le « Proof of Work » peuvent être vulnérables à des attaques virales informatiques de type « Goldfinger ». Ces attaques consistent à rassembler une puissance de calcul équivalente à un peu plus de 50% de la puissance totale du réseau considéré (ou d’un groupe de serveurs, comme ceux du Pentagone qui font l’objet de centaines d’attaques quotidiennes). Dès lors, l’attaquant est libre de valider/invalider certaines transactions. Le but de ces attaques étant d’ébranler la confiance des utilisateurs dans la technologie, ici la Blockchain. Mais aujourd’hui, le Bitcoin est le plus puissant réseau du monde avec près de 1200 Peta Hash par seconde, ce qui signifie que l’attaque à 51% n’est pas impossible, mais serait terriblement couteuse. Il faudrait en effet près de 5 milliards USD pour 10 minutes d’intrusion, selon certains experts.

    Par ailleurs, le Bitcoin étant un projet mondial open source, un simple patch suivi d’un redémarrage des noeuds du réseau suffirait à résoudre le problème en quelques minutes. De plus, le code source étant auditable par tout le monde sans grande complexité.

    UNE MULTITUDE DE BLOCKCHAINS

    Devant le caractère universel de la Blockchain, on comprend que tous les secteurs seront touchés par l’adoption de cette technologie. Le nombre de processus susceptibles d’être impactés est proprement phénoménal. Les banques ne s’y sont pas trompées. Seules ou collectivement, elles explorent et expérimentent les possibilités de la Blockchain avec un double objectif : tirer parti de ses avantages et intégrer la logique de point à point dans leur modèle, pour mieux résister à l’arrivée de nouveaux acteurs utilisant un modèle nativement distribué et désintermédié, notamment les FinTechs.

    Mais nous vivons bien une explosion cambrienne avec la naissance de centaines de Blockchains propices à l’expérimentation. Aujourd’hui, tout le monde peut créer son propre système, les conditions d’accès et de démarrage étant simples et accessibles financièrement.

    On assiste ainsi à l’apparition de Blockchains privées, dans lesquelles la participation au consensus (le minage) requiert une permission. Ainsi, malgré la disposition centralisée de ces Blockchains privées, certains traits des Blockchains publiques comme le Bitcoin ou Ethereum demeurent : une architecture hautement résistante car la base de données est distribuée, une permanence du système car les données sont immuables, une unicité avec un seul système : un « grand livre de comptes ».

    En résumé, il y a des Blockchains publiques dont le grand livre de compte est ouvert, sécurisées par l’utilisation de preuves de travail (« proof of work ») qui demandent de la puissance de calcul afin d’obtenir le droit en écriture dans un bloc (minage) ou encore la preuve par l’actif (« Proof of Stake » qui demande certains actifs numériques particuliers pour obtenir le même droit en écriture.

    Il existe également des Blockchains privées dont le grand livre de compte est fermé, et dont l’accès est « permissionné » et qui devraient concerner plutôt les entreprises et le monde professionnel, même si on pourrait bien assister à une forme d’hybridation des Blockchains publiques/privées dans les années à venir.

    QUELS SONT LES BÉNÉFICES DE LA BLOCKCHAIN ? ET QUELS SONT LES ENJEUX AUXQUELS LES ENTREPRISES DEVRONT FAIRE FACE ?

    TRAÇABILITÉ ET TRANSPARENCE

    Puisque toute transaction est inscrite de manière permanente, la traçabilité s’en trouve ainsi assurée (rail d’audit). À titre d’exemple, Walmart expérimente la technologie Blockchain en vue d’augmenter la traçabilité de ses produits. La technologie lui permet d’avoir accès de manière immédiate et certifiée aux informations relatives à la production, la distribution et la commercialisation de ses produits en marque propre.

    SÉCURITÉ

    Grâce à l’utilisation de méthodes cryptographiques, la Blockchain assure la sécurité des transactions. De plus, la mise en réseau des informations assure que les transactions ne peuvent être piratées. À titre d’exemple, les crypto-monnaies tirent pleinement bénéfice de cette propriété en incorporant dans le code source l’accès aux transactions passées associées à l’unité de valeur tout en protégeant l’identité des personnes associées à la transaction. Le vol d’identité lors de la réalisation d’une transaction n’est donc théoriquement plus possible.

    RAPIDITÉ D’EXÉCUTION

    Grâce à une infrastructure en réseau, l’enregistrement ainsi que l’accès à l’information se font de manière quasi-instantanée. Pour preuve, le monde de la finance expérimente actuellement l’utilisation de la Blockchain en vue de faciliter l’intermédiation entre les banques, les chambres de compensation et les banques centrales. Elles y voient l’opportunité d’augmenter l’efficacité des opérations : rapidité d’exécution, réduction des ressources et des coûts.

    TECHNICITÉ, ACCÈS ET DÉPENDANCE À LA TECHNOLOGIE

    Le sujet reste encore très technique et difficilement accessible pour le plus grand nombre. Pour autant, à force d’évangélisation, d’acculturation, de nombreux acteurs (comme Keyrus) contribuent chaque jour aux développements de nouvelles plateformes, et in fine de nouveaux usages. Les plus grandes ESN (Entreprises de Services Numériques) comme IBM intègre nativement des API pour favoriser l’intégration et la diffusion de la technologie Blockchain.

    PIRATAGE ET INTÉGRITÉ DU RÉSEAU

    Bien que théoriquement impossible à pirater, certaines applications, dans les couches hautes, connectées à des infrastructures Blockchain, ont permis récemment à des pirates de dérober d’importantes quantités de crypto-monnaies, aboutissant à une mise en cause de l’intégrité des infrastructures Blockchain. En réalité, même si la Blockchain dans le cas présent (une faille de sécurité dans une application métier opérant sur la Blockchain publique Ethereum) n’est pas à remettre en cause, force est de constater dans toute technologie naissante, les phases d’apprentissage sont le plus souvent émaillées d’une multitude d’écueils.

    QUELLES APPLICATIONS CONCRÈTES ? QUELS CAS D’USAGES DE LA BLOCKCHAIN?

    En revenant à la genèse de la Blockchain, on comprend mieux pourquoi, philosophiquement, cette technologie (ce protocole d’échange) est en phase de « disrupter » de nombreux secteurs.

    C’est donc sur un postulat assez simple que repose encore aujourd’hui le principe architectural de la Blockchain : assurer des échanges, des transactions entre 2 individus, 2 entités, en s’affranchissant de tous les intermédiaires, tiers de confiance, qui « trahissent » la confiance en abusant de leur position dominante dans leur écosystème.

    Depuis, les applications de la Blockchain se sont multipliées, s’étendant bien au-delà du système financier, allant de l’économie de partage à la gestion de la chaîne logistique en passant par les smart contracts (ces fameux algorithmes auto-exécutables et autonomes) et le vote numérique. Les domaines d’application transcendent donc les secteurs économiques, et la Blockchain est déjà prête à transformer toutes les industries actuelles. Cette technologie va transformer l’organisation du transport, de la chaine d’approvisionnement (Supply Chain), de la publicité, du secteur de la production et de la distribution d’énergie, du marché immobilier, de l’assurance… Elle va transformer l’avenir en nous faisant passer de l’Internet des objets aux objets autonomes. Elle va permettre d’unir le monde numérique et le monde physique… enfin !

    Les Contrats Intelligents (« Smart Contracts ») promettent aux objets à la fois l’immutabilité, la preuve de leur corruption le cas échéant, la résistance à la collusion. La Blockchain va permettre de donner aux objets une identité et une pleine autonomie. Les objets finiront même par « s’appartenir » eux-mêmes, en exécutant seuls du code, dans un futur proche et de manière autonome.

    Prenons l’exemple de la voiture autonome : son avenir n’est pas tant le fait qu’elle se déplace seule… le point ultime du modèle de voiture autonome, c’est qu’elle se loue elle-même, en toute autonomie, et où les utilisateurs ne paieront que l’usage, directement à la voiture elle-même, sans passer par un quelconque tiers de confiance. Sans doute les prochaines évolutions des modèles d’Uber et de Lyft.

    QUELLES SONT LES APPLICATIONS CONCRÈTES DE LA BLOCKCHAIN AUJOURD’HUI ?

    Secteur financier & actifs digitaux

    Au-delà du Bitcoin, les applications potentielles sont nombreuses dans le secteur financier. Le NASDAQ a dévoilé Linq en 2015 : la toute première plate-forme d’émission d’actions privées entièrement gérée par la Blockchain. À travers ce nouveau système, les investisseurs privés peuvent transiger les actions de compagnies privées. Ainsi nul besoin de certificats d’émission d’actions ou de détention de parts des entreprises : tout est digitalisé et immortalisé dans la Blockchain. On parle alors d’actifs digitaux. Openchain et Chain en sont d’autres exemples. Le premier digitalise tout actif alors que le deuxième se concentre dans la révolution du système financier.

    Identité digitale & sécurité

    oneName est une startup américaine utilisant la Blockchain pour générer une identité digitale qui pourra être utilisée uniquement par l’usager afin de se connecter aux différents services Web. Plus besoin de mémoriser d’innombrables noms d’utilisateur et mots de passe : une seule identité digitale est nécessaire.

    L’Estonie, précurseur dans le domaine, a depuis quelques années établit un projet d’identité digitale permettant à ses citoyens d’agréger leurs informations personnelles de manière sécuritaire : identité digitale aux fins de vote, références médicales, permis de conduire, etc. Un projet plus récent en partenariat avec la bourse de Tallinn permettra aux détenteurs d’actions de voter aux assemblées des actionnaires – évidemment sans se déplacer.

    La start-up FollowMyVote pour sa part, mise sur la digitalisation du système électoral. Observant les multiples déboires de plusieurs pays en terme de fraude électorale, la startup propose l’application de la Blockchain afin d’assurer l’audit et la traçabilité du processus de votation.

    Santé & pharma

    Le secteur de la santé regorge également d’applications potentielles. Dans le domaine des industries pharmaceutiques par exemple, la légitimité, l’authenticité et la traçabilité des résultats cliniques sont primordiales. BlockRX utilise la technologie de la Blockchain afin d’assurer la traçabilité de la chaîne d’approvisionnement. Autre cas d’utilisation dans le domaine de la santé : les dossiers médicaux. En digitalisant ces derniers, l’information du patient est plus aisément transmise d’un professionnel à un autre (avec l’accord du patient bien sûr). Fini les fax et les feuilles de soin du médecin ? L’intérêt dans ce secteur est si important que Phillips a lancé, début 2016, son propre laboratoire de recherche sur la Blockchain.

    Assurance

    Autre domaine de fort intérêt pour la Blockchain : l’assurance. Ici les possibilités sont multiples et nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Par exemple, l’assurance pair à pair (Ex : Dynamis ) met fin à la relation tripartite habituelle entre payeurs, assurés et assureurs. Elle permet à chacun de participer à la fois au pool d’assurés et aux gains d’investissement. Autre exemple, l’assurance paramétrique (Ex : Rainvow) pour sa part permet d’indemniser l’assuré automatiquement lorsqu’un certain événement survient grâce aux Smart Contracts. Ainsi, grâce à l’inter-connectivité des objets (IoT), et à la programmation d’événements, il est possible d’enregistrer des contrats d’assurances automatiques. Un exemple frappant est le potentiel d’assurance sur la production agricole contre les intempéries. Grâce à des capteurs (de pluie ou de température par exemple), le paiement de la prestation (au producteur assuré) pourra être déclenché automatiquement par exemple, après 2 mois de sécheresse (exemple fictif).

    Programmes de fidélité

    Les programmes de fidélité subiront eux aussi de grands chamboulements avec l’arrivée de la Blockchain. La technologie permet déjà aujourd’hui d’inscrire au fur et à mesure au registre les points gagnés et utilisés par les membres en temps réel. Une fois les partenaires participants enregistrés et connectés, toutes les transactions (achats et rédemption de points) peuvent se faire en temps réel. Plus besoin alors d’attendre son relevé de fin du mois ou encore d’atteindre un seuil minimal avant deracheter (redeem) vos points sur une sélection réduite de produits ; l’achat et la rédemption de points peuvent se faire simultanément. C’est d’ailleurs ce que loyyal propose.

    Mais la vrai révolution dans les programmes de fidélité utilisant une crypto-monnaie en close loop, c’est le caractère cessible du Coin versus le point qui est révolutionnaire. On « déverticalise » la relation en « l’horizontalisant ». De fait, on n’adresse plus simplement un programme de fidélité (l’enseigne vers la carte de fidélité, elle-même vers le client), mais on échange avec une communauté de clients, on favorise les échanges à l’intérieur même de cette communauté. C’est un changement profond et complet de paradigme.

    Smart Contracts

    Les Smarts Contracts vont bien au-delà du secteur de l’assurance. Toute entente entre deux parties a le potentiel d’être digitalisée et automatisée. Ces contrats dit auto-exécutables donnent aux différentes parties l’assurance qu’une fois les conditions remplies, le contrat sera honoré avec aucune possibilité de fraude, de mauvaise foi ou d’interférence avec une tierce partie. C’est d’ailleurs le pari du projet Ethereum.

    Processus et échange d’information

    Au final, tout échange entre différentes parties peut être géré par la technologie de la Blockchain. Qu’il s’agisse d’argent digital, de preuve d’identité, de paiement d’assurance ou de transfert à un fournisseur ou un client, la logique reste la même : le processus nécessite l’échange et l’historisation des transactions et ce doit d’être auditable, traçable, efficient et transparent.

    Au regard de l’incroyable potentiel disruptif de cette technologie et de ses applications, une chose apparait presque comme une évidence : face à de telles potentialités, il devient important de mesurer toutes les conséquences de la Blockchain et de ses applications sur ses modèles d’affaires, de revenus, de croissance…

    Le Groupe Keyrus, a construit son propre écosystème Blockchain et a ainsi développé une offre innovante qui se déploie depuis l’accompagnement stratégique jusqu’à l’intégration de projets Blockchain au sens technique. Keyrus accompagne depuis près de deux ans déjà ses clients dans cette démarche : de l’acculturation à l’identification de cas d’utilisation (« use cases »), jusqu’aux développements et à l’intégration de projets reposant sur les technologies Blockchain.

    Keyrus se charge par ailleurs de l’interconnexion avec les Systèmes d’Information existants des entreprises.

    Plus d’information sur l’offre Blockchain de Keyrus : Blockchain@keyrus.com

     

  • L’Uberisation des Applications : quel Impact sur le Système d’Information et sa sécurité ?

    L’Uberisation des Applications : quel Impact sur le Système d’Information et sa sécurité ?

    Par Yogi Chandiramani, Solution Architect Director chez Zscaler

    Depuis quelques années, le terme d’uberisation a fait son entrée dans notre vocabulaire, mais également dans notre quotidien, qu’il soit privé ou professionnel. Apparu avec l’essor du numérique et l’émergence de nouveaux modèles économiques basés sur le partage et l’innovation, ce phénomène a déjà transformé de nombreux secteurs.

    Après avoir touché ceux de la banque, de l’hôtellerie, de la restauration et des transports, il s’immisce aujourd’hui au sein de l’univers des systèmes d’information.

    A l’instar de ses prédécesseurs, ce secteura connu de très fortes mutations ces dernières années. Autrefois, il reposait sur des principes et des infrastructures physiques figés, mais l’apparition de nouvelles technologies telles que la mobilité ou le Cloud en ont profondément modifier le fonctionnement, et ont donné naissance à de nouvelles menaces et de nouveaux challenges.

    Une infrastructure IT et des départements métiers en pleine mutation

    Aujourd’hui, l’usage des terminaux mobiles a dépassé les limites de la sphère de notre quotidien pour envahir le monde de l’entreprise. Selon une récente étude menée par GlobalWebIndex[1], chaque collaborateur dispose de plus 3 terminaux mobiles (tablette ou smartphone). En conséquence, 30% des données stockées jusqu’alors et en totalité au sein du data center, sont désormais présentes sur ces terminaux. Un phénomène qui a pour conséquence de changer les habitudes des employés. Toujours selon cette même étude, plus de 70% de leurs usages se feront en effet via des terminaux nomades.

    De ce fait, les limites de l’infrastructure informatique et du périmètre de sécurité construit autour des données de l’entreprise ne sont plus aussi bien définies. Elles tendent à devenir élastiques, entraînant une perte de visibilité et de contrôle des informations qu’elles renferment.

    En outre, cette transformation s’accompagne d’un changement de mentalité de la part des départements métiers. Ces derniers doivent également évoluer et répondre à de nouveaux besoins, à savoir plus de souplesse et de rapidité dans la mise en place et le déploiement de nouveaux projets. Cela implique désormais de prendre en compte à la fois l’aspect IT et sécuritaire.

    D’après une étude réalisée par KPMG[2] en 2015, 10% des dirigeants d’entreprises européennes envisagent d’avoir recours au Cloud pour les accompagner dans leur transformation dans un délai de 3 ans.

    Il s’agit donc d’un véritable changement de paradigme, observé aussi bien au niveau de la DSI que des autres départements de l’entreprise. Comment expliquer ce changement de positionnement qui s’accompagne par une inversion de la géométrie de l’infrastructure IT ?

    Du modèle centralisé au modèle hybride : les différentes étapes de la transformation

    Avec l’avènement de la transformation numérique, les données représentent aujourd’hui le bien le plus précieux des entreprises. Il s’agit de leur valeur ajoutée, qui les caractérisent et les différencient de leurs concurrents. Il est donc primordial de pouvoir les protéger.

    Il y a encore une quinzaine d’années, cette tâche était relativement simple. L’infrastructure informatique reposait sur un modèle centralisé. Il était possible de savoir précisément où étaient situées les données, et de pouvoir en contrôler l’accès. Un modèle pouvant être comparé à des « châteaux-forts » protégés d’internet et de ses menaces par des « fossés».

    Ce modèle a subi un premier bouleversement avec l’apparition des terminaux mobiles qui ont permis d’augmenter considérablement la productivité des employés. Mais ils ont aussi eu pour conséquence de décentraliser les données, stockées non plus sur le réseau mais sur le terminal. De ce fait, les limites du périmètre de sécurité n’étaient plus aussi hermétiques, d’autant qu’il ne pouvait plus s’appliquer à l’utilisateur, situé en dehors de celui-ci. En conséquence, les mesures déployées pour protéger les informations sont devenues plus complexes, plus onéreuses et beaucoup moins flexibles.

    La transformation numérique, dernière grande révolution de ces 5 dernières années, a définitivement achevé la mutation des infrastructures existantes. S’appuyant à la fois sur la mobilité et sur le Cloud, elle permet à n’importe quel utilisateur d’avoir accès, de manière instantanée, à tout type d’information ou d’application, quel que soit l’endroit où il se trouve et depuis n’importe quel terminal. A cela vient s’ajouter le fait que les réseaux traditionnels de transport de données – du type WAN – sont désormais remplacés par internet qui est devenu le nouveau réseau de l’entreprise. Ce qui permet une consommation rapide, à la demande et customisable, comparable au principe d’ubérisation.

    Une tendance qui se confirme de plus en plus, avec, entre autres, le développement d’Office 365 qui permet d’accéder à tous applicatifs Microsoft à distance via le Cloud.

     Les nouveaux challenges et défis sécuritaires de l’entreprise numérique

    Pour la DSI, les challenges associés à cette mutation sont nombreux. Outre le fait de devoir opérer avec des infrastructures ou applications déjà existantes, il faut tenir compte des nouvelles réglementations s’appliquant au management des données, tel que GDPR (General Data Protection Regulation) qui entrera en vigueur en mai 2018. Sans oublier le fait de devoir parer à la prolifération de cyberattaques devenues de plus en plus complexes et qui ont grandement évolué, allant du simple vol des données à l’altération de leur intégrité.

    Pour relever ces challenges, il est désormais nécessaire de disposer d’une visibilité des données et des applications utilisées, ainsi que des personnes qui y ont accès. En outre, il est indispensable de mettre en place une politique sécuritaire qui sera adoptée par l’ensemble des départements de l’entreprise. Cela implique de transformer le fonctionnement de la DSI, qui devra travailler de concert avec les autres entités, afin de garantir la sécurité et d’atteindre les objectifs business fixés. Ainsi, il sera possible de mettre en place de nouveaux projets – telle que l’ouverture d’une filiale par exemple – avec plus de souplesse et de rapidité dans la mise en œuvre et le déploiement.

    Un système de protection « sans couture » permettra d’assurer le plus haut niveau de sécurité et de conformité, sans les coûts et la complexité inhérents aux applications de sécurité. Par le déploiement d’une plate-forme de sécurité 100% Cloud, entre les utilisateurs et internet, il sera possible de veiller à ce qu’aucun élément dangereux ne puisse pénétrer le réseau et qu’aucune information précieuse ne puisse en sortir. Ainsi, et en ayant une approche centrée sur l’utilisateur, l’entreprise sera en mesure d’assurer la sécurité de ses employés, même s’ils sont situés en dehors du périmètre. De plus, elle aura un aperçu des applications utilisées, de l’état du trafic, et pourra identifier les menaces potentielles et détecter les postes infectés par des codes malveillants.

    D’après le rapport « Future Scape d’IDC »[3], 67% des dépenses en infrastructures des entreprises IT seront basées sur des offres Cloud d’ici 2020. Il est donc plus que nécessaire pour les entreprises de prendre conscience que leur transformation numérique doit dès à présent s’accompagner de la mise en place des nouvelles mesures adaptées visant à protéger au mieux leurs données.