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  • La stratégie d’Amazon dévoilée pour les vendeurs tiers

    Amazon Accelerate : coups d’accélérateur pour les vendeurs-tiers

    Amazon a organisé une grande conférence virtuelle cette semaine, Amazon Accelerate, du 1er au 3 septembre. Celle-ci était centrée sur les outils et les investissements mis en place par Amazon pour aider les vendeurs-tiers américains à développer leur business sur la plateforme.

    Amazon a annoncé avoir mis en place plus de 135 outils et services cette année : ceux-ci recouvrent un éventail très large, du pilotage automatique de leurs prix de vente, jusqu’à de nouveaux outils pour entrer directement en contact avec leurs clients, en passant par l’accès à des données explorant la façon dont les clients achètent sur Amazon.

    Côté investissements impactant directement l’activité des vendeurs-tiers, Amazon prévoit d’injecter au total 18 milliards de dollars cette année. Ces investissements concernent aussi bien la logistique, les outils, les services, les nouveaux programmes, et les embauches.

    Plusieurs annonces chiffrées montrent à quel point les vendeurs sont au coeur de la stratégie de la firme basée à Seattle. Ainsi, lors des 12 prochains mois, Amazon accompagnera plus de 500 000 petites et moyennes entreprises américaines qui vendent déjà sur la plateforme (conseils, soutien, stratégie…). 100 000 nouvelles entreprises américaines seront également accueillies sur la plateforme. Au niveau mondial, il y a plus de 1,5 millions de vendeurs-tiers présents sur Amazon.

    La conférence a également été l’occasion de revenir sur la période de pandémie que le monde traverse. Malgré la crise liée à la COVID-19, les vendeurs-tiers ont continué à développer leur business sur Amazon, bien plus rapidement que les grandes marques elles-mêmes.

    • Les vendeurs-tiers réalisent plus de 50% de toutes les ventes réalisées sur la plateforme américaine.
    • Les sellers américains vendent 6500 produits par minute
    • En moyenne, les ventes totales des sellers sur 1 an sont passées de 100 000 $ à 160 000 $ cette année
    • Le nombre de sellers américains qui vendent pour plus de 1 million de dollars a augmenté de plus de 20% cette année, pour atteindre 3700 sellers

    La réussite des vendeurs-tiers est donc une priorité pour Amazon, comme l’a expliqué Jeff Wilke, dirigeant de la branche Worldwide Consumer : « notre mission est d’être l’entreprise au monde la plus attentive à ses clients, et la réalisation de cette mission passe par la connection des petites entreprises aux clients. »

    La prochaine grande étape qui attend Amazon et les vendeurs-tiers concerne Prime Day, et la saison des fêtes. La date exacte de Prime Day n’est pas encore connue (selon plusieurs sources, elle pourrait se situer au cours du mois d’octobre). Lors des 3 jours de conférence, les différents intervenants ont mis l’accent sur l’importance de se préparer en avance pour les fêtes de fin d’année : Amazon anticipe que les clients achèteront leurs cadeaux en avance cette année, et Prime Day sera probablement un rendez-vous à ne pas manquer pour tous les vendeurs-tiers.

    Dans le proche avenir, Amazon va continuer à investir massivement, notamment dans les capacités de livraisons, la logistique, et dans le programme Fulfilled by Amazon (FBA), ou Livré par Amazon, pour permettre à toujours plus de produits des vendeurs-tiers d’être livrables pour les clients Prime le jour-même de l’achat, ou en un seul jour. Au menu, de nouveaux outils de pilotage des inventaires par les vendeurs sont en cours de développement, des dizaines de nouveaux entrepôts sont construits ou en cours de construction, des centaines de milliers de véhicules de livraisons (souvent électriques) sont commandés, et la flotte aérienne Prime Air comptera 80 avions d’ici 2021.


  • Quand Google amorce une révolution dans la publicité en ligne 

    Google amorce une révolution dans la publicité en ligne 

    Analyse de Fabernovel : Nicolas Le Boëdec, Senior Media Specialist
    et Carl Gonnet, Senior E-retail Specialist

    Si l’annonce du 21 avril 2020 de Google sur la future gratuité du référencement des offres marchandes sur sa plateforme Google Shopping n’a pas fait grand bruit dans l’hexagone, elle amorce pourtant une véritable révolution dans l’univers de la publicité en ligne. 
    Pouvant être perçue à court terme comme un acte de générosité de la part de Google à destination des e-commerçants, elle pose selon Fabernovel les premières briques d’une nouvelle stratégie et source de revenus pour le géant de Mountain View.

    Un changement de cap pour Google : reculer pour mieux rebondir

    En faisant une croix sur une portion importante de ses revenus, Google surprend le monde de la publicité en ligne et revient sur sa stratégie fondatrice pour probablement mieux rebondir.
    Cette décision est une révolution puisque la majeure partie du chiffre d’affaires de Google provient de la publicité en ligne (85%), dont 60% du Search (Publicités Texte + Shopping). Levier phare de Google, et pilier important de l’activité e-commerce de nombreux sites, Google Shopping permet de mettre en avant visuellement les produits de sites marchands adossés à la page des recherches lorsque l’internaute tape une requête orientée produit (par ex. « achat google chromecast »). C’est une vitrine jusqu’alors payante pour l’annonceur qui paie ce trafic intentionniste généré vers son site – ce qu’on appelle le « pay per click » ou PPC.

    Une nouvelle d’autant plus surprenante que les récentes campagnes Google Shopping rencontraient un franc succès chez les annonceurs…

    Avec un commerce physique fortement impacté par le COVID-19, et la plupart des français confinés chez eux, le e-commerce n’a jamais été aussi important pour de nombreux annonceurs au delà des produits de premières nécessités.Plus souvent en ligne, les internautes français ont d’abord eu un comportement lèche-vitrine avec une hausse des clics sur Google Shopping au mois de mars, mais des ventes qui ne suivaient pas. Ces comportements ont progressivement évolués passant en mars 2020 d’une flânerie coûteuse pour les annonceurs, à des taux de conversions qu’on observe habituellement plutôt lors des grands rendez-vous comme les soldes ou le black friday. Chez les annonceurs que nous accompagnons, nous observons des chiffres d’affaires e-commerce multipliés par 2 ou 3 par rapport à la période pré-confinement, et des rendements nettement supérieurs sur Google Shopping. De manière générale, les annonceurs semblent ne pas avoir  hésité à rester, si ce n’est intensifier leurs investissements publicitaires sur Shopping pour bénéficier de ces rendements.

    Google s’attaque frontalement au géant du e-commerce Amazon

    Cette décision de rendre Google Shopping gratuit s’inscrit dans la volonté du géant américain de développer son activité de marketplace lancée en 2018 dont Joachim Renaudin, Analyste chez Fabernovel analysait déjà “comme la nouvelle guerre de la recherche” produit .
    Google entend ainsi attirer les e-marchands dans ses filets, et proposer une large sélection de produit à ses clients.
    Google vient s’attaquer frontalement à Amazon sur son territoire. A l’instar de l’entreprise de Jeff Bezos qui a développé ses solutions publicitaires ces dernières années, Google saisit ici l’opportunité de diversifier ses revenus en mettant un sérieux pied dans le e-commerce.
    Cette décision a été accélérée dans le contexte de crise sanitaire déclenchée par l’épidémie du Covid-19. Dans son communiqué officiel, Bill Ready, président Commerce chez Google, annonce que cette nouvelle sera effective“fin avril aux Etats-Unis, et d’ici la fin d’année pour le reste du monde” . Patience, donc, avant de voir cette offre arriver en France.

    Google va changer la donne pour les e-commerçants et leurs clients

    Google pourrait ici aussi s’inspirer des “recettes” d’Amazon en nourrissant un cercle vertueux entre offre et demande :

    • Cette nouvelle version de Google Shopping devrait attirer de nouveaux e-commerçants, proposant ainsi aux consommateurs une sélection plus large de produits. La multiplication des offres de sites marchands ainsi que la baisse des investissements publicitaires, rendus gratuits sur Google Shopping, pourraient tirer les prix vers le bas – profitant ainsi aux consommateurs.
    • Pour les e-commerçants, c’est aussi la promesse de nouveaux chantiers. Il faudra redoubler d’effort sur la qualité des fiches produit afin d’émerger naturellement dans les premières positions – rejoignant ici directement le SEO.
    • Les budgets économisés serviront ainsi peut-être à financer une place dans l’encart publicitaire premium dont les prix devraient augmenter fortement avec cette nouvelle dichotomie payant / gratuit. On peut néanmoins se demander si les économies réalisées par les annonceurs sur leur budget marketing ne seront pas déplacés sur d’autres leviers marketing hors de l’écosystème Google.

    Le marché prévoit une décroissance des investissements publicitaires de 15 à 20% sur 2020, principalement causée par le Covid-19, avec une période de reprise plus longue que pour la crise financière de 2008 (celle-ci avait duré un an). Il est donc plus important que jamais pour les acteurs de la publicité d’avoir un business model avec des sources de revenus plus équilibrées à l’image des géants comme Amazon ou encore WeChat.

     

  • GAFANOMICS : Les trois tendances clés dans les stratégies des géants de la tech

    Les trois tendances clés dans les stratégies des géants de la tech

    Fabernovel publie l’épisode 2 de son nouveau rapport, “Gafanomics – The Quarterly” qui fait l’analyse globale des résultats des géants de la tech pour le second trimestre 2019. Alors que la nouvelle économie a ouvert la voie à de nouvelles règles de création de valeur, ce rapport de Fabernovel – qui combine à la fois la vision financière, stratégique et technologique de nos experts – analyse les moteurs des grandes entreprises technologiques et leur stratégie de développement.

    “Le soleil continue de briller sur le marché de la Tech, le deuxième secteur le plus performant aux Etats-Unis au cours des trois derniers mois après la santé. Dans un contexte de marchés financiers toujours favorables, apaisés par des taux d’intérêt bas mais sensibles aux tweets de Donald Trump sur la guerre commerciale, les géants technologiques ont réalisé un bon second trimestre : environ 60% des entreprises de notre échantillon de 20 sociétés ont répondu ou battu les attentes (contre 50% environ pour le S&P 500) ” explique Jean-Christophe Liaubet, Associé chez Fabernovel.

    Ce deuxième trimestre (du 31 avril 2019 au 31 juillet 2019) confirme trois tendances clés dans les stratégies des géants de la tech. Tout d’abord, la priorité de la croissance du chiffre d’affaires au détriment de la rentabilité. Les sociétés de notre échantillon* ont enregistré en moyenne une croissance de 22% de leur chiffre d’affaires au deuxième trimestre mais une baisse de 4% de leur résultat d’exploitation. Deuxième tendance, la performance solide du modèle de la publicité numérique. Au-delà du retour en force de Snapchat, les performances opérationnelles d’Alphabet – maison mère de Google – et de Facebook ont été peu impactées par la méfiance grandissante des utilisateurs face à l’utilisation de leurs données. Troisièmement, les stratégies de diversification dynamique. Facebook a annoncé Libra, sa nouvelle monnaie d’échange basée sur plusieurs devises qui marque la volonté de l’entreprise de diversifier son modèle économique, aujourd’hui basé à 98% sur la publicité, et à se rapprocher du modèle de la super-app (cf. WeChat, the shape of the connected China – Slide 9.)

    Ce trimestre fut aussi marqué par l’intensification de la pression réglementaire sur les GAFAM, entre l’amende record de 5 milliards de dollars pour Facebook et l’ouverture d’une nouvelle enquête de la Federal Trade Commission sur ses récentes acquisitions, ainsi que la taxe Gafa sur le numérique qui impose les entreprises à hauteur de 3% du chiffre d’affaires réalisé en France.
    C’est aussi l’entrée en bourse remarquée de 3 nouveaux acteurs :

    • Slack, valorisé 23 milliards de dollars et dont Fabernovel a analysé le modèle dans une étude Gafanomics dédiée,
    • CrowdStrike, une entreprise de cybersécurité valorisée plus de 6 milliards de dollars à son entrée en bourse et dont le cours a plus que doublé par rapport à son prix d’introduction,
    • Fiverr, qui se compare à Amazon il y a 20 ans sur le marché de l’emploi.

    Dans le TOP :  Alphabet, un rebond au 2ème trimestre
    Après un premier trimestre décevant, Alphabet a annoncé des résultats financiers pour le deuxième trimestre qui ont dépassé les attentes des analystes, avec des coûts d’acquisition de trafic (TAC) par revenus publicitaires dégagés en baisse par rapport à l’année précédente. Le TAC est ce qu’Alphabet dépense pour que les entreprises choisissent les services de Google et illustre ainsi la santé de son modèle.
    La société a également affiché une hausse importante de ses autres revenus, ceux non issus de la publicité, tirée essentiellement par la vente de services cloud et aidée par celle des produits hardware grâce au lancement du nouveau téléphone intelligent Pixel 3a. Ces autres revenus ont représenté 6,18 milliards de dollars, soit une croissance de 39,5% par rapport à l’année précédente, contribuant ainsi à hauteur de 28% à la croissance totale des revenus du groupe.

    Dans le FLOP : Amazon, en deçà des attentes
    Amazon a habitué ses investisseurs à atteindre (et souvent battre) ses prévisions, mais cette fois-ci son résultat opérationnel a été bien inférieur (3,2 milliards de dollars contre 3,7 milliards attendus). Les coûts de gestion de l’entreprise ont montré que les investissements de la livraison en moins d’une journée ont un impact significatif sur la marge d’Amazon et pousse l’entreprise à anticiper un bénéfice encore plus faible au troisième trimestre 2019. Amazon a également enregistré la plus faible croissance du chiffre d’affaires d’AWS – son cloud computing pour les entreprises – depuis 5 ans. Faible croissance à relativiser puisqu’elle représente tout de même 37%, et est bien supérieure à celle de Microsoft de 17% sur le même secteur. Enfin, Amazon a également indiqué le 1er août que l’entreprise ne sera pas en mesure d’absorber la nouvelle taxe française sur les revenus des GAFA réalisés en France (principalement en raison de sa faible marge) et qu’elle devra donc la répercuter sur les entreprises françaises utilisant sa marketplace.

    La SURPRISE : Netflix chute en bourse 
    10%. C’est la chute du cours de l’action de Netflix en réaction à la perte des 126 000 abonnés américains et un objectif global à moitié atteint avec 2,7 millions de nouveaux abonnés contre 5 millions attendus. Principales raisons : la hausse des prix dans certaines régions et l’arrivée de nouveaux acteurs tels Disney, WarnerMedia, NBCUniversal à la fin de l’année sur un marché déjà hautement concurrentiel.
    Pourtant, Netflix a annoncé des résultats supérieurs à ses propres prévisions avec un chiffre d’affaires de 4,9 milliards de dollars pour le deuxième trimestre, en hausse de 2,3 milliards de dollars soit 26% par rapport à l’année précédente.

    Le CLASH : Microsoft passe à l’offensive face à Slack
    Alors que Microsoft refusait de divulguer ses chiffres d’utilisateurs, l’entreprise a finalement décidé de publier le 11 juillet un graphique comparant la croissance des utilisateurs actifs quotidiens de Teams par rapport à Slack, seulement 3 semaines après l’introduction en bourse de ce dernier. Ce graphique affiche une croissance rapide avec une avance de près de 3 millions d’utilisateurs pour Microsoft.

    Focus : Le marché de la santé, le nouvel Eldorado des géants de la tech
    Enfin dans ce nouveau rapport “Gafanomics – The Quarterly”, Fabernovel se penche sur l’évolution du marché de la santé. Un grand marché – 10 000 milliards de dollars d’ici à 2022 – et une industrie critique pour l’avenir de l’humanité. Les acteurs historiques, encore à la traîne comptant uniquement sur des acquisitions pour générer de la croissance, commencent à s’y faire bousculer par de nouvelles startups ainsi que les géants du numérique qui y voient un nouveau terrain de jeux. Ces derniers s’entendent proposer des solutions rapides à des problèmes existants en capitalisant sur leurs infrastructures existantes pour améliorer nos modes de vie :

    • Amélioration du corps : Exosquelette, réalité augmentée ou encore modification de l’ADN.
    • Wearables : Montres connectées avec Apple, patchs et soutiens auditifs.
    • Détection des maladies : Machine Learning et IA pour la détection du cancer avec Google ou IBM, reconnaissance vocale pour les problèmes respiratoires avec Amazon.
    • Parcours de santé : Données de santé, transport de patients avec Uber par exemple.
    • Amélioration continue des pratiques : Tencent désengorge les hôpitaux en facilitant la prise de rendez-vous directement via WeChat.

    Même si la protection des données personnelles reste un défi pour permettre aux acteurs Tech de pénétrer le marché de la santé, les acteurs établis réagissent en investissant en R&D, en lançant des initiatives innovantes bien que non de ruptures ou en créant des partenariats – entre pairs ou avec ces géants du numérique. C’est le cas de Sanofi par exemple qui s’est allié à Verily, filiale d’Alphabet, pour créer Onduo, une application mobile qui aide les patients à mieux gérer leur diabète. Sanofi conjugue ainsi son savoir-faire et ses ressources aux méthodes de travail agiles et à l’esprit entrepreneurial propres à Verily.

    Au-delà des intérêts financiers de ce marché, c’est une occasion pour les géants Tech de changer à la fois leur image et de développer davantage leur responsabilité sociétale en faisant de la tech, un bien commun autrement dit de la « Tech for Good ».

    *L’échantillon étudié sur ce trimestre : Uber, Baidu, Tencent, Twitter, Tesla, Apple, Lyft, Microsoft, Zoom, Amazon, Paypal, Netflix, Spotify, Google, Samsung, Salesforce, Alibaba, Square, Facebook et Snap

    Pour aller plus loin, tous les contenus Gafanomics :

  • Quand les banques réalisent que l’expérience client doit être leur priorité

    Comment les banques peuvent-elles lier une relation avec des clients qu’elles n’ont jamais rencontrés ?

    Par Marie Gaillard, Country Manager chez Quadient France

    De manière générale, les clients ont des attentes importantes vis-à-vis de ce que devrait leur offrir leur banque. Dans ce contexte, ils comparent l’expérience digitale qu’ils ont avec leur banque à celle qu’ils ont avec des entreprises très différentes à l’image de Starbucks, Apple, Amazon, etc. En parlant d’Amazon, il a récemment été rapporté qu’Amazon envisageait de proposer des comptes bancaires à ses clients. Ce qui est surprenant à propos de cette possibilité, ce n’est pas tant qu’Amazon étudie cette piste, mais plutôt que les clients envisagent de s’inscrire à ce service alors qu’ils n’ont jamais rencontré ou parlé à un collaborateur d’Amazon.

    Bien qu’il s’agisse d’une entité sans visage, Amazon a pu établir une relation solide avec ses clients. Une relation si positive qu’Amazon pense qu’il est probable que de nombreux clients lui feront confiance et ouvriront un compte bancaire. Si Amazon peut créer ce type de relation avec les clients sans les rencontrer réellement, pourquoi les banques ne le peuvent-elles pas ? La bonne nouvelle est que les banques le peuvent aussi en faisant évoluer leur modèle et leur positionnement.

    Cela commence par changer la mentalité

    Jusqu’à présent, la plupart des banques se sont toujours efforcées de proposer leur prochain produit ou service à leurs clients. L’un des grands défauts de cette approche est qu’en réalité, peu de clients ont besoin des produits, services ou offres d’une banque. En fin de compte, ces messages ont peu d’impact et ne permettent pas de bâtir une relation de qualité. Les banques doivent donc désormais créer des interactions profitables avec leurs clients. Au lieu de se focaliser sur la vente de leur prochain produit ou service, elles devraient se concentrer sur l’amélioration de la « santé financière » de leurs clients. Ce faisant, le client et la banque seront alors gagnants et lieront une relation de qualité.

    Les banques réalisent que l’expérience client doit être leur priorité

    Toutes les banques ont compris que pour améliorer leur compétitivité, il fallait avant tout améliorer l’expérience client. Ce point a été repris dans une étude menée par Celent auprès des banques, qui a révélé qu’en 2016, 70 % des banques interrogées avaient pour priorité « l’amélioration de l’expérience client », plus que les résultats commerciaux ou la réduction des coûts.

    Les avantages des banques par rapport à leurs concurrents

    Même si les banques sont obligées d’améliorer leur fonctionnement par rapport à de nouveaux challengers tels qu’Amazon, elles disposent toujours d’avantages significatifs :

    • Des marques financières bien établies et reconnues
    • Un réseau d’agences
    • De nombreux clients
    • Des données importantes

    Le dernier point, les données, est particulièrement important. La majorité des banques bénéficient en effet d’une mine d’or qu’elles n’ont pas encore exploitée. Les données sont la clé pour pouvoir délivrer les messages personnalisés qui permettront d’aider à tisser des relations de qualité avec leurs clients. De nos jours, en particulier dans un secteur hautement réglementé, comme les services financiers, où la majorité des offres sont des produits personnels, l’expérience client devient le facteur de différenciation. Diverses recherches ont montré que les consommateurs sont prêts à payer plus pour un excellent service client.

    Savoir ce qu’une expérience client « optimale » devrait intégrer ne peut résulter que d’une connaissance approfondie des clients. Cette compréhension provient des données. Plus les banques disposent de données, plus elles peuvent accroitre la connaissance de leurs clients.

    Elles peuvent ensuite utiliser ces données pour créer des messages personnalisés qui permettront d’établir des relations de grande valeur avec leurs clients et prospects, même ceux qu’elles n’ont jamais rencontrés.

     

     

     

  • E-commerçants : comment surfer sur les marketplaces pour vendre à l’international ?

    E-commerçants : comment surfer sur les marketplaces pour vendre à l’international ?

     Avec la croissance du e-commerce, les frontières géographiques sont aujourd’hui abolies. Les marketplaces représentent aujourd’hui une vente sur deux du e-commerce mondial.[1]En France aussi, la concurrence est internationale. Dans ce contexte, les e-commerçants français ont tout intérêt à s’ouvrir à l’international. Mais par où commencer ?

    Michel Racat, fondateur de BeezUP, plateforme de gestion de flux marchands, revient sur les Best Practices pour développer ses ventes e-commerce à l’international grâce aux marketplaces.

    L’essor des marketplaces (Amazon, ebay, Walmart), très présentes en Europe, en Asie et aux Etats-Unis, offre des perspectives d’expansion intéressantes aux e-commerçants et facilite leur entrée sur les marchés étrangers.

    Les avantages des marketplaces sont nombreux : elles donnent accès à une audience déjà installée, permettent à un e-commerçant d’expérimenter un nouveau marché sans investissement massif et jouent un rôle de réassurance auprès des consommateurs.

    #1 Choisir les bonnes places de marché dans chaque pays

    Une stratégie à double entrée, exploitant à la fois le potentiel des places de marché internationales comme Amazon ou ebay et celui des leaders nationaux, est souvent pertinente pour débuter sur un marché.

    Chaque pays compte quelques acteurs nationaux très intéressants. Allegro.pl, en Pologne,  représente un volume d’affaires de 4 milliards d’euros par an. Ottoen Allemagne et au Royaume Uni représente 12 milliards par an. Des places de marché spécialisées, comme ManoMano pour le bricolage, ont quant à elles une présence internationale que les marchands peuvent exploiter.[2]

    #2 Adopter une stratégie produit en phase avec le marché

    Une étude du marché local permettra de créer une offre adaptée. L’objectif : choisir les produits diffusés, statuer sur leur prix, leur niveau de gamme, et ensuite construire une offre ; en sélectionnant les prestataires qui se chargeront des livraisons, en appliquant les différentes promotions sur les produits, etc.

    Pour cela, deux critères doivent être pris en compte :

    • Le potentiel des références :au début, il est préférable de miser sur les références les plus rentables, sur lesquelles la marge est la plus élevée ou celles dont le marché est en demande, par exemple.
    • La présence des concurrents :il est toujours plus aisé de conquérir un marché sur lequel il n’y a pas ou peu de concurrents. Un benchmark peut se révéler pertinent pour jauger si d’autres acteurs sont déjà présents sur le marché et si il sera possible de se différencier.

    L’idéal reste de se concentrer sur les références les plus efficaces et de suivre cet adage « Faire moins pour faire mieux ». Ainsi, l’activité démarrera sur des bases solides, rentables et pérennes, ce qui permettra un bel axe de développement.

     #3 Localiser son offre et optimiser son catalogue de produits

    Une fois les produits sélectionnés, le e-commerçant doit penser à la création des fiches produits. Pour cela, celui-ci doit rédiger une annonce qualitative, avec de belles images d’illustration. Bien évidemment, les fiches-produits doivent être traduites dans la langue du pays d’accueil. La méthode de traduction, de l’utilisation des outils Google au recours à des prestataires spécialisés dépendra à la fois de la taille du catalogue produit et des exigences de la cible.

    La localisation de l’offre ne s’arrête pas là : les mesures des produits, le calendrier des fêtes et des jours fériés, les méthodes de paiements et pratiques de livraison couramment utilisés, sont autant de leviers pour adapter son offre aux clients internationaux.

    Dès lors, la capacité d’adaptation des flux produits par pays et par place de marché et la simplicité d’interfaçage avec les marketsplaces feront la différence. Faire appel à un gestionnaire de flux e-commerce, par exemple, peut aider le marchand à gagner en souplesse et en réactivité.

     #4 Sécuriser la logistique et la relation client

    Même s’ils recourent à un e-commerçant hors de leurs frontières, les consommateurs conservent les mêmes exigences en termes de services.

    Pour gérer sa relation clientèle – le nerf de la guerre –, il faut parler la langue du pays. Google Traduction peut être utile temporairement (en respectant l’astuce qui consiste à traduire systématiquement de l’anglais). Faire appel à un prestataire local peut également être une solution.

    La capacité à concilier qualité – coût – délais pour les livraisons fera la différence à l’international. Tout comme en France, la gestion des stocks est cruciale : il faut dédier un stock à chaque place de marché, mettre à jour ses stocks pour éviter d’avoir à annuler une vente. En bref : mettre à jour régulièrement sa base de données pour éviter toute déception chez le client et ainsi obtenir de bons retours sur l’expérience consommateurs.

    L’utilisation de modules – permettant la remontée des commandes et la gestion des stocks directement dans son back-office depuis les places de marché – renforcent la qualité de l’information mise à la disposition des acheteurs.

    Certaines marketplaces, comme Amazon, proposent ensuite une solution de livraison en marque blanche à ses clients dans ses différents pays d’implantation. Une solution tout-en-un qui vient sécuriser chacun des acteurs.

    Il est aussi possible d’utiliser les services de brokers – Boxtal ou Mesenvois, par exemple – pour faire baisser les prix. Attention, toutefois à ne pas sacrifier la réactivité, atout indispensable sur les marketplaces

    Selon la Fevad et l’institut CSA, 59 % des cyberacheteurs français ont effectué un achat en dehors des frontières nationales en 2017. Pour 44 %, ils sont allés vers des marchands de l’Union européenne. Parmi les autres, 75 % se sont adressés à des sites chinois.[3]Avec une croissance des ventes transfrontalières en hausse constante, chaque e-commerçant doit désormais se poser la question de son potentiel de vente à l’international. Une stratégie simplifiée par le déploiement des places de marché partout dans le monde.

     

    [1]d’après une étude d’Internet Retailer

    [2]https://www.fevad.com/wp-content/uploads/2016/09/Plaquette-Chiffres-2016_Fevad_205x292_format-final_bd.pdf

    [3]https://www.lesechos.fr/06/02/2018/lesechos.fr/0301257489865_le-e-commerce-passe-la-barre-des-80-milliards-d-euros-de-ventes.htm

  • #PrimeDay Les marques enregistrent un chiffre d’affaires de 64% en une journée !

    #PrimeDay
    L
    es marques enregistrent un chiffre d’affaires de 64% en une journée !

    Initié par Amazon, le Prime Day connaît un engouement grandissant et bénéficie à l’ensemble des retailers selon les résultats de la dernière étude CJ Affiliate.

    Face à des soldes traditionnelles en déclin, notamment suite à la décision de la Chambre de Commerce visant à réduire leur durée (4 semaines à partir de 2019 contre 6 semaines actuellement), les retailers tentent de se renouveler afin d’attirer et fidéliser davantage les consommateurs. Outre les Black Friday, Cyber Monday et French Days, une nouvelle journée se fait petit à petit une place : le Prime Day.

    En effet, selon la dernière étude de CJ Affiliate, spécialiste du marketing à la performance, les retailers participant au Prime Day ont enregistré un chiffre d’affaires en hausse de 64 % et un volume de vente en progression de 38% entre le 16 et le 17 juillet 2017.

    « Si la réputation du Black Friday et du Cyber Monday n’est plus à faire, les spécialistes du marketing devraient capitaliser sur le Prime Day qui n’est désormais plus un monopole d’Amazon », déclare Jules Bazley, Regional Vice President, Europe, CJ Affiliate. « Souvent, le mois de juillet est synonyme de grandes ventes pour de nombreuses marques, notamment grâce aux soldes d’été.  Néanmoins c’est au 16 juillet que revient la palme d’or en termes de rentabilité des ventes. Ainsi, si le Prime Day 2018 enregistre la même tendance que celles enregistrées en 2016 et 2017, ce nouveau phénomène est bien parti pour perdurer ! », ajoute-t-il.

    Carton plein pour les univers « maison et jardin »

    Traditionnellement, le Prime Day est associé à l’achat d’appareils électroniques tels que les smartphones, tablettes… Cependant, les dépenses liées à ces produits n’ont enregistré que 22% de hausse comparé, par exemple, aux ventes « maison et jardin » qui ont connu une croissance de 197% en volume de vente et 263% en chiffre d’affaires sur la période. Conclusion : le Prime Day s’empare d’univers inattendus et promet une expansion considérable dans les années à venir.

    Par ailleurs, les produits destinés aux animaux domestiques connaissent également un véritable succès lors du Prime Day et constituent un capital de 200% de chiffre d’affaires et de 176 % des ventes.

    L’interculturel : un enjeu de taille pour mieux appréhender sa « clientèle »

    Afin de tirer plein profit du Prime Day, les marques doivent miser sur l’interculturel, enjeu non négligeable pour booster les ventes en cette journée connaissant le plus haut nombre de clics du mois sur les offres publicitaires (17 % en 2017 contre 14% en 2016). Cependant, si ce phénomène séduit tout public, que ce soit en Europe ou Outre-Atlantique, il ne se vit pas de la même manière.

    L’étude CJ Affiliate révèle, en effet, que les Européens privilégient davantage la quantité que la qualité, constituant leurs paniers de divers articles à petit-prix. Les Américains préfèrent, quant à eux, se concentrer sur un nombre réduit d’articles haut-de-gamme.

    A ce titre, le chiffres d’affaires des retailers européens ainsi que leur volume de ventes se sont élevés à 42% et 58% en 2017 contre 44% et 77% pour leurs homologues américains. Pour cause : les Américains préfèrent attendre les offres de dernière minute pour profiter des meilleures remises alors que les locataires du Vieux Continent préfèrent s’emparer des premières bonnes affaires !

    « Les résultats de notre étude démontrent que l’ensemble des retailers ont réalisé des bénéfices directement liés au Prime Day. Connaitre les produits sollicités par le public, ses périodes d’achat clés,  ainsi que ses comportement de consommation est un préalable stratégique et crucial pour optimiser ses ventes. Seule une préparation en amont garantit de cibler avec acuité son audience et d’être en mesure de personnaliser son offre », conclut-il.

  • Comment s’inspirer de la stratégie publicitaire d’Amazon et… tirer parti des faiblesses du géant en ligne ?

    4 moyens pour les marques de rivaliser avec l’incroyable échange de valeur des données d’Amazon

    Par Laurent Bouteiller, Regional Sales Manager de Sitecore

    Amazon utilise toutes les données qu’elle collecte, à la fois par le biais de la publicité et des transactions avec les clients de son activité commerciale, pour documenter une expérience client plus personnalisée et plus efficace.

    Alors pourquoi remporte-t-elle un tel succès (et continuera à le faire), même après l’entrée en vigueur de la réglementation RGPD ? Mais parce qu’Amazon offre une expérience PHÉNOMÉNALE grâce aux données que les consommateurs lui confient!

    Car enfin, si on ne permet pas à Amazon d’exploiter nos données, on n’aurait pas d’historique de nos achats, ni de liste de souhaits ou de recommandations personnalisées ; on rachèterait des cadeaux déjà offerts, la plateforme nous inviterait à regarder Transparent plutôt que Sneaky Pete sur Prime Video…

    L’impact du refus de transmettre nos informations à Amazon est donc très fort. Cela signifie qu’en échange d’une autorisation globale d’utilisation de nos données, Amazon se réserve le droit d’afficher des publicités et de personnaliser notre expérience client en fonction de nos données.

    Mais il est difficile, pour les marques qui souhaitent se réapproprier l’expérience client, de proposer mieux que cet échange de valeur. Et si elles ne le font pas, elles deviennent dépendantes d’Amazon (ou de toute autre entité proposant un échange de valeur plus attrayant – comme eBay et consorts).

    Alors, que peuvent faire les marques pour créer un échange de valeur à la hauteur de l’incroyable puissance d’Amazon, pour reconquérir l’autorisation des clients d’utiliser leurs données et proposer une expérience client individualisée ?

    1- Comprendre que l’expérience client est vraiment omnicanal

    Dans l’ensemble, l’application mobile d’Amazon est limitée ; le site Web d’Amazon demeure le principal moteur d’engagement des clients. Amazon n’excelle pas en matière d’expérience omnicanal. En revanche, la plupart des marques de vente au détail ont une très belle opportunité de capturer des données issues de l’expérience en magasin et de les associer à l’expérience en ligne, afin de bénéficier d’une vue exhaustive de leurs clients.

    Malheureusement, beaucoup de marques ont pris du retard dans ce domaine. Le problème est que différentes équipes de marketing détiennent différentes ressources et utilisent différents canaux. Une équipe gère l’application mobile, tandis qu’une autre s’occupe du site Web et une autre encore de l’expérience en magasin, etc. Ces équipes sont généralement déconnectées, ce qui ne leur permet pas de coordonner ces points d’interaction et d’imaginer une stratégie cohérente pour capturer tous les points.

    De plus, de nombreuses marques utilisent de multiples technologies, dans laquelle chaque canal existe sur une plateforme distincte, qui rend difficile la création d’une stratégie cohérente. Pourtant, le meilleur espoir qu’ont les marques de s’attaquer à « l’effet Amazon » consiste à unifier ces canaux et à acquérir une vision réellement complète de leurs clients.

    2- Étudier les informations de ses clients et apprendre constamment d’elles

    Toutes les informations concernant le comportement de vos clients peuvent enrichir vos initiatives d’individualisation.

    Le monde ne peut se résumer à des achats « en un clic », mais à des interactions « multi-points ». C’est ce que fait Amazon, mais uniquement dans l’écosystème Amazon – même si, bien entendu, c’est très bien fait. Par exemple, sur Prime Video, vous pouvez regarder une émission de cuisine de Jamie Oliver puis, plus tard, être invité à acheter les ingrédients de la recette ou l’un de ses livres de cuisine sur la plateforme. Vous pouvez également regarder, l’émission Top Gear, qui propose une séquence consacrée à la meilleure voiture familiale ; Amazon peut alors vous proposer de « cliquer ici » pour recevoir une brochure consacrée à la voiture. Amazon possède la capacité de vous atteindre de différentes manières, mais uniquement dans l’écosystème Amazonien.

    3- Créer une expérience contextuelle reposant sur l’ensemble du profil du client

    L’utilisation des « contenus » par Amazon est très transactionnelle : « vous avez acheté ou consulté ceci, alors achetez cela ». Cependant, les marques ont la possibilité d’adopter une approche « vendre pour aider »avec leurs contenus.

    Sommairement, supposons que vous partiez prochainement en randonnée et que vous avez effectué une recherche sur « chaussures de randonnée pieds plats », que vous avez également consulté un site Web de mode et fourni vos informations sur le site Web de la marque ; une marque de matériel de randonnée pourrait vous proposer des conseils concernant les solutions de soutien de la voûte plantaire et proposer un essai en magasin, afin de promouvoir sa ligne haut de gamme, etc. Elle ne proposerait donc pas uniquement des publicités pour des chaussures de randonnée destinées aux personnes qui ont les pieds plats, mais les ciblerait au travers de publicités personnalisées, reposant sur les données de clients qu’elle a collectées. L’expérience est alors beaucoup plus attrayante que le simple fait de bénéficier de remises pour l’achat de plus de produits.

    4- Créer un échange de valeur convaincant, grâce à l’individualisation

    Dans un monde où la réglementation RGPD exige le consentement du client à chaque utilisation de ses données, vous devez fournir une raison vraiment convaincante pour que vos clients acceptent cet échange de données. L’incroyable praticité qu’offre Amazon en tant que revendeur (et plateforme de divertissement) signifie que l’entreprise possède un immense avantage, ainsi qu’une immense banque de données. Si les marques ne parviennent pas à obtenir un consentement similaire, elles risquent non seulement de perdre l’opportunité de capturer des données sur leurs clients, mais également de perdre des données historiques – et tout cela, en un seul refus. Pour de nombreuses entreprises, se mesurer à la praticité d’Amazon en échange de l’accès aux données sera un véritable défi.

    Pour utiliser la métaphore d’un supermarché, c’est un peu comme lorsque les marques paient une prime pour être présentées en tête de gondole, afin d’inciter davantage de clients à acheter leurs produits. Lorsqu’elles s’engagent avec Amazon, aux conditions imposées par l’entreprise, les marques doivent vendre à bas prix et payer pour être visibles en tête de gondole au moment du Black Friday et d’autres promotions. Cependant, si vous trouvez un moyen d’offrir une réelle valeur à vos clients avec vos contenus et vos interactions avec eux, vous les attirerez plus fréquemment vers votre rayon, et pourrez ensuite présenter vos produits et services, pour attirer leur attention.

  • Coup de gueule – Amazon : comment lui survivre ?

    AMAZON : comment lui survivre avant son démantèlement ?

    Par Jean – Paul Crenn, fondateur de VUCA Strategy, 1er cabinet conseil en e – commerce et transformation digitale en France

    Avec le coût du capital le plus bas, Amazon peut asphyxier tous ses concurrents.

    Amazon peut forcer ses concurrents à plonger en apnée tandis qu’il a une bouteille d’oxygène sur le dos. Investir en logistique pour offrir les retours gratuits, amener la livraison gratuite sous 24h00 et même en une heure sur des zones urbaines, font évoluer les attentes du consommateur envers l’ensemble des acteurs du marché. Qui ne peuvent lutter. Quand ils seront tous noyés, Amazon pourra ressortir de l’eau se ul ou peu s’en faut.

    Amazon, du fait de sa valorisation peut même acquérir les entreprises qu’il souhaite, pour noyer les autres encore plus rapidement. Acheter Macy’s plus Carrefour diluerait ses actionnaires de moins de 8%.

    D’ailleurs l’épicerie et les produits frais sont mûrs pour se faire Amazonner

    Amazon teste depuis de nombreuses années la distribution physique car il sait que le client est canal – agnostique et il sait également qu’il doit faire baisser le coût du dernier kilomètre, aller et retour. So n avenir est bien sûr en multi – canal, tout comme les autres distributeurs. Mais arrimer des magasins physiques sur un site de e – commerce et bien plus aisé que l’inverse . Voyez les difficultés de Wall – Mart qui, à terme, ne pourra résister à Amazon.

    Le « meilleur » de la distribution physique se trouve dans l’épicerie et les produits frais. Ce sont nos consommations de tous les jours, les plus massives et qui nous ennuient le plus, nous, consommateurs.

    Alexa, tue moi les marques

    La technologie vocale d’Amazon, Echo/Alexa va faire trembler la terre sous les distributeurs et les marques.

    Bien des universitaires et des professionnels pensent que la construction d’une marque est toujours une stratégie gagnante. Ils ont tort. Directeurs Artistiques en Agence de C om’ et Brand Managers dans les entreprises vont pouvoir « décider de passer plus de temps avec leurs familles ». Le soleil se couche sur l’ère des marques. Car les attributs des marques, qui ont mis des générations et des milliards à se construire, dispara issent avec l’interface vocale. Amazon a décidé de privilégier ce canal pour y vendre ses marques en propre.

    Avec le levier du Big Data et une connaissance sans pareille des schémas d’achat des consommateurs, Amazon va bientôt répondre à nos besoins de co nsommation sans la friction de la décision et de la commande. Vous n’aurez qu’à ajuster de temps à autre vos réceptions – moins de marchandise quand vous allez en vacances, plus de bière quand les copains viennent pour le barbecue et tout le reste se fera tout seul.

    Des magasins sans caisses, des entrepôts peuplés de robots (c’est pour cela qu’il y a si peu de photos d’entrepôts Amazon, cela ferait peur), c’est le futur promis par Amazon et qu’il tente d’imposer à son secteur d’activité. Nous sommes les tém oins du Jour du Jugement pour la Distribution.

    Tout comme nous avons vu le pourcentage de la population agricole baisser de 50% à 4% au XXème siècle, nous verrons une chute similaire dans la distribution au cours des 30 prochaines années. En France cela concerne près d’1 million d’emplois. Bezos est arrivé à la conclusion qu’il n’y aura aucun moyen pour que l’économie soit capable de recréer suffisamment d’emploi pour remplacer ceux qui sont détruits. C’est pourquoi il milite activement pour le salaire minimum universel. Payé avec les impôts auxquels il fait tout pour se soustraire.

    Pensez – y une seconde et posez – vous la question : « Est – ce que mes enfants auront une meilleure existence que la mienne ? ».

    Alors, est – ce que tous les distributeurs (et leurs employés) seront Amazonnés ?

    Les promesses anti – Amazon des marchands de dispositifs marketing, telles les nouvelles offres de Critéo, ne sont là que pour sauver Critéo et celles de création de places de marché ne sont là que pour faire vivre leurs éditeurs. Encore le coup du vendeur de pelle au temps de la Ruée vers l’Or. La tendresse de Chaplin en moins.

    Mais il existe de vrais rebelles qui se battent contre l’Empire. Sephora, Home Depot, Asos, Best Buy, pour en nommer quelques – uns. Ces sociétés investissent dans les gens . Ils combinent cet investissement avec un investissement malin en technologie. Car les clients ne vont plus dans les magasins pour les produits, qui sont plus faciles à avoir via Amazon. Ils vont dans les magasins pour des gens, des experts. Même pour les sites de e – commerce cela est vrai, à l’exemple de Zappos qu’Amazon a dû acheter faute de réussir à le noyer.

    Leur stratégie – ou celle d’Amazon – sera – t – elle finalement victorieuse ? Ou vont – ils réussir à subsister l’un à côté de l’autre ? La réponse décidera non seulement du sort d’entreprises mais de millions de travailleurs et de foyers.

    Notons qu’il peut exister des alternatives aux intermédiaires de la distribution, y compris Amazon, avec des technologies telles que les Blockchains , rendant ainsi les relations commerciales plus horizontales, de type peer to peer . Mais cela prendra du temps, tout comme pour la prise de conscience et surtout l’action des Etats. C’est sans doute l’Europe qui tirera la première en faisant jouer le droit de la concurrence face à un Amazon hégémonique. Le corpus législatif nécessite cependant un update pour prendre en compte non seulement une position dominante en termes de parts de marché mais également en t ermes de contrôle sur la donnée.

    Il est fort probable qu’Amazon soit démantelé , ses activités de e – commerce et de services dans le cloud dissociées. Mais quel sera alors le paysage de la Distribution ?

  • #Etude – Harris Interactive/ Amazon – Les TPE -PME à l’heure du ECommerce 

    Les TPE -PME à l’heure du eCommerce 

    Chiffre d’affaires, emploi, quels bilans et quelles perspectives pour 2017 ? Quelle place pour le e-commerce dans les entreprises aujourd’hui ?

    Dans le cadre d’une étude  européenne concernant les perspectives des dirigeants de TPE-PME, Amazon a mandaté Harris Interactive pour éclairer les représentations des chefs d’entreprise en France, notamment sur la question du e-commerce. Cette étude est l’occasion pour les dirigeants de dresser leur bilan de l’année 2016 et de partager leurs attentes pour 2017, tout en prenant le temps de réfléchir aux nouvelles opportunités commerciales qui leur sont aujourd’hui ouvertes par le développement du commerce en ligne sous toutes ses formes.

    Il apparaît d’emblée que les dirigeants de TPE-PME peinent à appréhender les possibilités permises par les différents outils digitaux et se sentent encore majoritairement peu concernés par le e-commerce. Pour développer les différents canaux de commerce en ligne et notamment les marketplaces, l’enjeu majeur est d’accompagner les dirigeants d’entreprise dans la connaissance et la compréhension des outils à leur disposition. En cela, la réussite des entreprises pratiquant aujourd’hui le e-commerce peut constituer un exemple.

    Que retenir de cette enquête ?

    1. Les chefs d’entreprise face à l’évolution de l’activité économique 2017-2018, entre optimisme et attentisme

      • Les chefs d’entreprise ont une vision très partagée du bilan de leur année 2016 : un tiers d’entre eux (34%) estime que son chiffre d’affaires a augmenté, un tiers qu’il est resté stable (34%), et un peu moins d’un tiers qu’il a baissé (27%). Les entreprises les plus petites (aucun salarié) sont parmi celles qui ont le plus souffert en 2016 (31% signalent un CA en baisse).
    • Les perspectives pour 2017 apparaissent un peu plus positives. A la mi-année, la majorité des dirigeants de TPE-PME se montrent confiants dans l’idée que leur CA va augmenter (31%) ou rester stable (43%), la part estimant que son CA va baisser demeurant largement minoritaire (19%). On constate ainsi que l’élection d’un nouvel exécutif ne semble pas influer outre mesure sur les perspectives des dirigeants d’entreprise et que ceux-ci se placent surtout dans une posture de prudence. Pour 2018, l’attentisme est également de mise, et les dirigeants ne prévoient pas a priori un contexte économique en France plus favorable à leur activité qu’en 2017
      • A l’heure actuelle, seulement 6,2% (en moyenne) du CA des TPE-PME est réalisé via le e-commerce et pour cause, seules 19% d’entre elles le pratiquent, avec évidemment de nombreuses variations par secteur.
      • Selon les chefs d’entreprise, le secteur de l’hôtellerie et de la restauration s’avère le plus digitalisé (25,3% du CA), suivi par les secteurs liés à la finance, l’immobilier ou l’assurance (13,1%). Les TPE-PME les plus grandes (entre 50 et 250 salariés) sont également plus nombreuses que la moyenne à pratiquer le e-commerce (33%), quoique le CA réalisé par ce biais soit encore faible (6,1%).
    • Hormis ces rares exceptions, les grands secteurs qui structurent l’activité économique de la France n’ont pas encore accompli leur transition vers le digital, soit que les entreprises concernées ne réalisent qu’une faible part de leur CA via ce canal, soit qu’elles n’aient tout bonnement pas encore développé des activités de e-commerce. Les entreprises liées au BTP, par exemple, ne sont que 9% à pratiquer le e-commerce, pour une part de 2,5% seulement de CA.
      • Les dirigeants qui ne pratiquent pas aujourd’hui le e-commerce semblent douter principalement de la capacité de cet outil à se montrer utile pour leur activité. Ils expliquent, pour la majorité d’entre eux, qu’il ne s’agit pas d’un ressort pertinent pour leur activité (61%) et qu’en conséquence, il ne s’agit pas d’une priorité (64%). Les autres freins éventuels – enjeux d’investissements (non rentable, 41% ; trop flou, 39% ; sans bénéfices supplémentaires, 39% ; trop cher, 36%) ou enjeux de ressources, qu’il s’agisse de temps (42%) d’infrastructures (39%) ou de compétences (37%), apparaissent comme un peu plus secondaires, sans toutefois être négligeables. Le développement des outils digitaux dans les entreprises semble ainsi moins dépendre de problèmes de barrières à l’entrée élevées que de pertinence perçue par les dirigeants.
    • Finalement, à l’heure actuelle, et qu’ils pratiquent ou non le e-commerce, les seuls outils digitaux reconnus comme réellement utiles par les dirigeants d’entreprises sont des outils servant davantage la communication que la vente. Au sein des TPE-PME, l’outil digital jugé le plus pertinent pour développer son activité commerciale est l’e-mail d’entreprise (85% de leurs dirigeants en possèdent un ou le jugeraient utiles). Il est suivi par le site internet vitrine ou corporate, permettant aux entreprises de présenter leurs produits ou services (70%). Les autres canaux, site internet de vente, application mobile, serveur cloud, logiciel de vente en ligne, et marketplace, sont à la fois marginalement utilisés et perçus comme relativement peu utiles pour les dirigeants d’entreprise à ce stade.
      • Les dirigeants qui pratiquent le e-commerce, eux, font le constat de son utilité. D’abord, on note que les entreprises qui pratiquent le e-commerce ont connu des résultats meilleurs que la moyenne en 2016 (42% ont augmenté leur CA contre 33% chez celles qui ne le pratiquent pas), et ont des perspectives plus optimistes pour 2017, signe d’une possible corrélation entre performance économique et digitalisation des pratiques.
      • On constate également qu’entre 2015 et 2016, la part du CA réalisé via le e-commerce reste stable (43%) ou progresse (45%), dans la plupart des entreprises qui le pratiquent, laissant seulement 8% entrevoir une baisse. Dans les entreprises de plus de 10 salariés ou dans le secteur de l’hébergement-restauration, plus de 60% des dirigeants affirment avoir vu la part de CA réalisée via le e-commerce augmenter.
    • Pour l’année 2017, les perspectives des dirigeants concernant le e-commerce sont également positives, 39% d’entre eux estimant qu’ils augmenteront à nouveau le CA lié à ce canal de vente cette année – seuls 6% ayant des perspectives de baisse.
      • Les effets positifs du e-commerce sur le CA des entreprises renforcent la perception, positive, elle aussi, que peuvent en avoir les dirigeants de TPE-PME. Il est perçu à la fois comme un moyen d’améliorer la zone de chalandise (74%), d’accélérer la vitesse des ventes (70%) et, conséquemment, d’accélérer la croissance (70%). Au-delà de ces effets immédiats, le e-commerce semble agir sur les dynamiques de fonctionnement des entreprises en profondeur, en facilitant l’innovation (64%), en permettant de mieux comprendre et/ou servir les clients (62%) et en améliorant la qualité des services clients (58%). Dans une moindre mesure, mais sans que ces effets soient négligeables, le commerce en ligne permettrait aux dirigeants de s’ouvrir des portes vers les marchés étrangers (48%) et, potentiellement, de réduire certains coûts (43%). Pour les entreprises de l’hébergement et de la restauration, l’ouverture aux marchés étrangers représente l’un des atouts majeurs du e-commerce (74%).
    • Concrètement, pour les entreprises qui pratiquent le commerce en ligne, le site internet (72%) et l’e-mailing (60%) constituent les premiers canaux de vente, loin devant les réseaux sociaux (39%), les marketplaces (34%) ou les applications mobiles (30%), qui sont tout de même utilisés par environ un tiers d’entre elles. Particulièrement nombreuses à pratiquer le e-commerce, les entreprises de l’hébergement et de la restauration témoignent plus que les autres de leur capacité à utiliser l’ensemble de leurs canaux de communication afin de promouvoir leurs offres.Retrouvez dans le rapport et la note détaillée ainsi que les résultats complets de ce sondage.

     

  • Amazon Academy une 1ère édition dédiée aux TPE et PME en marge du Paris Retail Week

    Première édition de l’Amazon Academy 

    Ce 20 Septembre à paris, Amazon a lancé Amazon Academy, une journée inédite de partage et de conseils pratiques autour des enjeux de la transformation digitale est entièrement dédiée aux TPE PME françaises. L’objectif : les sensibiliser aux opportunités de croissance offertes par le e-commerce et les marketplaces.

    Cet événement, inauguré par Xavier Bertrand, Président de la région des Hauts de France, a également reçu le soutien de nombreux partenaires dont le MEDEF, Beeleev, les Digiteurs, BPI France, Transition Numérique et Entreprise du Futur, tous présents à l’événement.

    Pour Patrick Lamarre, Directeur marketplace d’Amazon.fr, la date choisie n’est pas une coïncidence. Le géant Américain propose son événement le même jour que le Paris Retail Week.  » Nous avons voulu profiter de cet événement pour toucher les ecommerçants qui viennent de Province. Nous attendons un peu plus de 500 personnes. »

     

    Parmi les éléments clés : 

    AMAZON ET SON ENGAGEMENT EN FAVEUR DES TPE-PME FRANCAISE

    « La France regorge de créativité et de savoir-faire uniques. Le numérique est une fantastique opportunité pour leur permettre de s’exprimer et de se développer. La Marketplace Amazon permet justement aux entrepreneurs de s’affranchir des contraintes technologiques, marketing et logistiques, et leur ouvre de nouvelles perspectives de croissance en France et à l’international. »  Frédéric Duval – Country Manager Amazon France.

    L’ETUDE AMAZON- HARRIS INTERACTIVE révélant que« Le e-commerce reste sous exploité par les TPE-PME françaises alors qu’il constitue un vecteur de performance économique »

    Les chiffres clés :

    Le commerce en ligne est encore peu présent dans les petites et moyennes entreprises : 19% seulement des TPE-PME françaises pratiquent l’e-commerce.

    Ses opportunités sont encore peu perçues :

    61% des dirigeants d’entreprises ne pratiquant pas le e-commerce expliquent qu’il ne s’agit pas d’un ressort pertinent pour leur activité

    Pourtant, les TPE et PME qui pratiquent l’e-commerce le considèrent comme un canal de vente contributeur à leur croissance :42% des TPE-PME qui pratiquent l’e-commerce ont vu leur CA augmenter en 2016 (contre 33% pour celles qui ne le pratiquent pas)

    Pour ces pionniers du e-commerce, il permet également de :

    Améliorer la zone de chalandise (74%)

    Accélérer la croissance (70%) et faciliter l’ouverture aux marchés étrangers (48

    Faciliter l’innovation (64%),

    Mieux comprendre et/ou servir les clients (62%) et améliorer la qualité du service client (58%),

    Réduire les coûts (43%).

     Le Point de vue des Sellers sur la marketplace Amazon.fr

    « Amazon est un catalyseur de business puissant qui me permet d’exporter mes produits vers de nouveaux publics et sur de nouveaux marchés, en particulier à l’international, où j’étais bloqué faute de distributeurs. Sans Amazon, je n’aurais pu franchir un tel cap et développer aussi rapidement mon entreprise ». Romain-Guirec Piotte, Inside3

     « Pour notre start-up, Amazon est un canal de développement incontournable : il nous permet de toucher de nouveaux clients et le taux de conversion est 20% supérieur à celui de notre site e-commerce, pourtant déjà performant. Amazon nous permet également de nous développer à l’international rapidement et à moindre risque ». Jérôme Devouges, Prêt à pousser