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  • Qu’attendent les français de la maison connectée ?

    Avec 30 objets connectés par foyer  d’ici 2020 en France, les prévisions de l’Institut GfK dessinent de formidables perspectives de développement pour les acteurs de ce nouveau marché, en particulier dans le secteur de la maison connectée.

     

    Dans ce contexte, l’étude Référence des Equipements Connectés (REC) de l’Institut GfK auprès de 10 000 foyers français, passe en revue les attentes des consommateurs vis-à-vis de la Maison Connectée.

     Depuis 2013, les objets connectés bénéficient d’un retentissement médiatique sans précédent car ils représentent un véritable relai de croissance pour l’ensemble de l’industrie des biens techniques. « Fort de ce constat, marques et distributeurs multiplient les initiatives en magasin et sur le web pour mettre en avant ces appareils dont le point commun est l’interactivité avec le smartphone, la tablette ou le PC » affirme Jean-Marie PHILIPP, consultant sur le marché des objets connectés chez GfK.

    Cette médiatisation a manifestement profité au concept de « maison connectée » puisque 82% des consommateurs en ont au moins déjà entendu parler et 41% déclarent le connaître précisément. Si la notoriété du concept est déjà élevée, celle des nouvelles marques – dont de nombreuses start-ups françaises – reste un point d’amélioration. « Ces nouvelles marques ont une vraie légitimité sur le marché mais doivent gagner en notoriété pour faire face à des marques de domotique grand public connues par près d’un consommateur sur deux » souligne François KLIPFEL, Directeur Général Adjoint chez GfK en France.

    Sécurité et domotique en voie de démocratisation

    Autre signe très encourageant, le concept de « maison connectée » séduit 75% des consommateurs interrogés dans le cadre de l’étude Référence des Equipements Connectés recueillis par GfK auprès de 10 000 foyers français en septembre 2015.

    Si l’amélioration de la sécurité et du confort du domicile sont les premières motivations d’achat, la perspective de faire des économies d’énergie séduit également, particulièrement pour les thermostats connectés. D’après Fabien RONDEAU, Directeur d’Etudes chez GfK : « Alors qu’ils expriment un fort intérêt pour les équipements domotiques et sécurité, les consommateurs en sont très peu équipés. Certains freins doivent donc être levés comme le coût d’accès (achat et installation) et l’expérience utilisateur jugée trop complexe. »

    Conclusions

    Si la connectivité séduit, il reste primordial de mettre en avant les bénéfices qu’elle apporte pour chacune des catégories de produits et donc d’offrir du conseil aux consommateurs. En effet, le principal frein à l’achat pour la plupart des objets connectés reste l’absence d’intérêt perçu par le consommateur. Il y a donc un important travail de pédagogie à faire sur le lieu de vente et sur internet.

     

    A propos de l’étude Référence des Equipements Connectés (REC) 

    La Référence des équipements connectés est une étude du groupe GfK lancée en janvier 2014. Mêlant données des panels distributeurs pour les technologies émergentes et études consommateurs pour les bien plus matures, la REC est l’étude de référence sur l’équipement des foyers fran-çais en bien techniques. La REC propose également de coller à l’actualité de ces marchés et à l’essor des objets connectés proposant plusieurs mo-dules dédiés. 10 000 foyers seront interrogés sur l’année.

  • La communication omnicanal avec le citoyen peut-elle favoriser la croissance ?

    Beaucoup de communes admettent aujourd’hui que pour gagner la confiance de leurs concitoyens, elles doivent interagir de façon plus étroite et personnalisée avec eux.

    En adoptant une approche axée sur le Citoyen, la ville dégage une image positive et peut en plus améliorer véritablement la qualité des services publics. En effet, un rapport Frost & Sullivan (novembre 2015) fait auprès de mairies identifie clairement que l’engagement des villes avec les citoyens est plus important aujourd’hui que par le passé : plus de 70 % des communes interrogées ont affirmé que la mutation numérique de leurs services était motivée principalement par l’engagement qu’elles peuvent prendre envers leurs administrés. Et plus de 50 % ont déclaré qu’ils avaient créé des outils en ligne au moyen d’applications mobiles et de médias sociaux pour permettre aux citoyens de communiquer leurs préoccupations et d’obtenir davantage d’informations. Les villes reconnaissent qu’elles doivent être perçues comme réactives, responsables, efficaces et modernes.

    4 conseils clés aux collectivités pour améliorer leurs interactions avec les citoyens :

    1- Faciliter cet engagement grâce à des outils en libre-service.

    La mise à disposition par une administration de canaux de communication en libre-service, par exemple les applications mobiles, les kiosques et les « Foires aux Questions » sur le Web, constituent une façon dynamique et économique d’être en contact avec le citoyen. Pour autant, ces centres de contacts ne remplaceront pas certains services de guichets ou en face à face, qui restent préférables dans certaines circonstances. Cela favorise d’ailleurs une impression de proximité au détriment de l’éternelle image bureaucratique des services publics. Les preuves montrent que les citoyens qui ont des interactions en temps réel et sans stress avec les services publics ont une impression plus positive de leur quartier. C’est logique : s’ils savent que leurs préoccupations sont prises en compte, ils seront davantage enclins à signaler des problèmes tels que les nids-de-poule, les graffitis ou les incidents de sécurité publique.

    2 – Prendre exemple sur le secteur privé pour personnaliser les canaux de communication

    Selon Frost & Sullivan, le secteur public devrait connaître les mêmes tendances que celles observées sur le secteur privé en matière de communications interactives. Où qu’ils soient, les citoyens veulent communiquer en utilisant les canaux qui sont, au moment précis, les plus pratiques pour eux et qu’ils connaissent le mieux. La génération Y (citoyens nés après 1980) a tendance à utiliser les applications, les réseaux sociaux et les SMS, avec des attentes élevées en termes de qualité du service client. Les autres générations seront plus susceptibles de passer un appel téléphonique. Quant aux citoyens invalides ou plus âgés pourront avoir besoin de canaux adaptés aux déficiences orales ou visuelles.

    Les municipalités doivent également faire preuve de réactivité vis-à-vis des entreprises locales ou services du secteur tertiaire. Ces interactions peuvent être plus difficiles à automatiser car les entreprises et services ne sont pas aussi identifiables que les citoyens.

    3 – Partager les données remontées par les citoyens pour davantage de réactivité.

    Les villes qui se donnent les moyens de gérer au mieux les attentes des citoyens sont mieux à même d’améliorer leurs délais de réponse et leur efficacité. Cette gestion est vitale si elles veulent être à la hauteur de leurs promesses de transparence et de partage de leurs actions via les portails.

    4- Placer le citoyen au centre du modèle.

    Le centre de contact omnicanal offre une perspective intégrée et centralisée. Toutefois, si la structure chargée de répondre est elle-même fragmentée en différents silos, les avantages ne seront que partiels. Par exemple, la conception des sites Web administratifs et des applications mobiles doit être coordonnée afin d’en assurer la cohérence globale. Dans la mesure du possible, les utilisateurs doivent pouvoir disposer d’authentification unique. Pour préserver la philosophie d’indépendance vis-à-vis des canaux, le centre de contact doit pouvoir fournir des informations cohérentes, accessibles depuis différents périphériques et supports. Le citoyen doit pouvoir commencer une action sur une application mobile, la poursuivre par téléphone pour la finir par mail, de manière fluide, simple et rapide.

    Au final, les initiatives en matière d’engagement avec les citoyens ne peuvent pas réussir de façon isolée. Une commune qui souhaite concrétiser son ambition omnicanal doit harmoniser ses procédures et ses flux de données en cohérence avec cette ambition. Le centre de contact étant positionné comme point de convergence en temps réel, il faut d’abord prévoir une conception générale de la cible en terme d’interaction avec le citoyen, puis la décliner par module (canal) compatibles les uns avec les autres afin de permettre une mise en place échelonnée de ce système, canal par canal. Le choix d’un déploiement interne ou dans le Cloud peut simplifier l’intégration du système et permettre une certaine souplesse quant aux coûts récurrents de la solution.

    Eric Vidal, Executive Vice President Northern Europe chez Easyphone (Altitude Group)

  • Global Application Performance 2015

    L’étude de Riverbed révèle que 95 % des entreprises françaises souffrent de mauvaises performances applicatives

    Ce qu’il faut retenir :

    • 98 % des entreprises soulignent que les performances des applications sont cruciales pour leurs activités,
    • Pourtant, plus de 5 dirigeants sur 10 reconnaissent être impactés au moins une fois par semaine par de mauvaises performances applicatives,
    • Les entreprises perdent en moyenne 6 heures à résoudre un problème de fonctionnement applicatif dans des environnements informatiques hybrides.

    Riverbed Technology, leader des infrastructures de performances applicatives, annonce les résultats de son étude ‘Global Application Performance Survey 2015’, qui porte sur l’impact métier de la performance des applications. Cette dernière pointe notamment du doigt l’écart majeur existant entre les besoins de performance de l’entreprise et les réelles capacités des systèmes informatiques.

    Les performances applicatives doivent refléter les performances de l’entreprise

    En effet, 98 % des dirigeants estiment que des performances applicatives optimales sont indispensables pour soutenir le succès de leur entreprise. Néanmoins, 95 % d’entre eux avouent avoir déjà subi un problème de performances insuffisantes. De plus, 55 % déclarent que de mauvaises performances de leurs applications impactent leur productivité au moins une fois par semaine.

    L’étude de Riverbed montre ici que l’écart entre les performances requises et celles constatées entraîne une série de désagréments, allant de la perte de clients et de revenus à un impact négatif sur le moral des équipes et l’image de marque.

    Les résultats révèlent également qu’une entreprise française sur deux (50 %) souligne l’insatisfaction de clients, voire la perte, comme l’une des conséquences les plus importantes liées à des applications peu performantes. En outre, 41 % des cadres affirment qu’une mauvaise performance applicative peut entraîner des retards de livraison de contrats.

    En revanche, les dirigeants des entreprises françaises estiment que disposer d’applications performantes constamment permettrait de :

    • Leur faire gagner du temps (65 %),
    • Garantir une meilleure satisfaction clients (45 %), et
    • Assurer une meilleure productivité des employés (45 %).

    Quatre répondants sur dix estiment qu’un bon fonctionnement des applications d’entreprise pourrait également accélérer la mise sur le marché de produits et de services, voire même de réduire les coûts liés (34 %).

    Le Cloud : les avantages et les complexités liées

    La majorité des répondants français (98 %) utilise des applications d’entreprise hébergées dans le Cloud dans le cadre de leur travail. 75 % affirment que la migration d’applications clés vers le Cloud leur a déjà permis de renforcer leur productivité et 84 % estiment que l’usage de telles applications devrait augmenter au cours des deux prochaines années. Entre autres avantages, ils citent notamment l’amélioration de la souplesse (48 %) et de l’agilité (35 %) de leur système IT, la réduction des coûts liés (34 %) et une meilleure collaboration au sein de l’entreprise (30 %).

    Pourtant, le passage à une informatique hybride combinant des applications hébergées dans le Cloud avec des applications installées sur le poste de travail complexifie la visibilité des architectures informatiques. Le constat est tel qu’avec la dispersion des données et des utilisateurs dans le monde, les systèmes informatiques sont aujourd’hui devenus bien plus difficiles à gérer, ce qui a un impact direct sur les performances applicatives et les expériences utilisateurs.

    Ainsi, 90 % des dirigeants estiment qu’il est plus difficile de dépanner les problèmes de performance des applications dans un environnement informatique hybride. De fait, selon une étude de Forrester[1], 51 % des entreprises affirment que cette complexité liée aux systèmes informatiques est désormais le principal obstacle à la maîtrise des performances de leurs applications. En moyenne, les dirigeants estiment qu’il faut 6 heures pour résoudre un problème majeur lié au fonctionnement d’une application.

    Le cercle vicieux des problèmes de performance 

    L’étude de Riverbed constate que 85 % des cadres se sentent souvent perdus face à l’identification des causes de la lenteur de leurs applications, ce qui souligne le manque de communication entre l’équipe informatique et les collaborateurs de l’entreprise, y compris les dirigeants eux-mêmes. Point inquiétant car les utilisateurs peuvent aggraver le problème en cherchant à le contourner ! 46 % des cadres déclarent qu’ils ont déjà utilisé des applis non gérées par leur service informatique lorsque celles proposées par l’entreprise sont trop lentes ou en panne. Or, ce phénomène du « Shadow IT» ne fait que rendre l’infrastructure encore plus complexe et vulnérable. 

    En outre, l’étude montre que les applications peu performantes impactent également la productivité des dirigeants. Plus de 25 % d’entre eux ont indiqué avoir passé plus de temps à déjeuner ou même pris l’excuse de la lenteur ou la panne d’applis pour justifier une échéance manquée. De plus, 1 dirigeant français sur 5 admet être parti plus tôt du travail (20 %) en raison de soucis informatiques.

    Elle révèle également que les dirigeants seraient prêts à de nombreux sacrifices pour assurer une performance optimale constante de leurs applications. De fait, ils iraient jusqu’à renoncer à leur café (28 %), à une partie de leur budget (26 %), à leur chocolat (23 %), voire même à leur pause repas (15 %), afin de réaliser des économies en vue de l’adoption d’outils de performance applicative performants.

    La visibilité, l’optimisation et le contrôle des applications 

    « Les résultats de cette étude reflètent ce que nous entendons au quotidien de la part des décisionnaires informatiques. En effet, ils veulent aujourd’hui améliorer les performances applicatives dans des environnements informatiques hybrides, très complexes et en évolution constante », déclare Jerry M. Kennelly, Président et CEO de Riverbed. « Avec des applis, des données et des utilisateurs dispersés, la visibilité de bout en bout et les capacités d’optimisation et de contrôle des applications deviennent cruciales pour combler l’écart de performances. » 

    La performance des applications est cruciale pour le succès d’une entreprise car leur fonctionnement concerne les collaborateurs, les clients, les partenaires et pratiquement tous les aspects d’une entreprise connectée moderne. 

    Afin de tirer le maximum de la technologie et d’atteindre des résultats applicatifs optimaux, Riverbed met en avant trois étapes qui permettront aux entreprises d’améliorer leurs performances applicatives et de garantir une expérience client idéale :

    1. Définir une base de référence pour les performances des applications

    Pour une gestion efficace des performances applicatives, il est important que les entreprises comprennent leur environnement et disposent d’une vision claire de leurs applications, de leurs performances et des technologies associées.

    2. Déployer une infrastructure de performances applicatives

    Aujourd’hui, le succès de l’entreprise dépend de la technologie, un investissement dans des solutions spécialisées offrant une meilleure visibilité ainsi que des capacités d’optimisation et de contrôle des applications sera donc bénéfique pour l’amélioration de la performance d’entreprise.

    3.Adresser les besoins des utilisateurs et les évolutions technologiques de manière proactive

    Dans la mesure où les architectures informatiques tendent vers la mobilité et le Cloud, les entreprises doivent comprendre l’impact que cela peut avoir sur leurs applications afin de pouvoir anticiper ces changements et garantir des expériences clients optimales à tout moment.

     

    L’étude complète ‘Riverbed Global Application Performance 2015’, ainsi que ses résultats régionaux, sont disponibles sur www.riverbed.com/global-application-performance-survey.html.

     

  • Les principales tendances de l’économie numérique en 2016

    Les principales tendances de l’économie numérique en 2016

    De l’Internet des Objets aux énergies renouvelables, l’économie numérique va littéralement se transformer sous nos yeux en 2016. Ci-dessous quelques grandes tendances.

    Par Tony Bishop, vice-président mondial de la stratégie et du marketing chez Equinix

    1. Le commerce digital va connaître une transformation

    La convergence des nouvelles plateformes de paiement, des Big Data, des technologies de détection de fraude en temps réel ou encore des services géolocalisés est en passe de transformer le secteur des paiements électroniques. Les attentes des clients, elles, continuent d’augmenter avec la multiplication des options disponibles en matière de paiement en ligne. De leur côté, les banques passent à des cartes de crédit sécurisées à puce intégrée. Les commerçants, quant à eux, adoptent de nouveaux terminaux de paiement EMV simplifiant l’utilisation de ces cartes. En 2016, et dans un souci d’adaptation, les acteurs du secteur des paiements électroniques chercheront à profiter de services d’hébergement rapides en proposant une accessibilité permanente au sein d’environnements évolutifs et interconnectés. Ces environnements devront offrir un accès en temps réel aux courtiers, ainsi qu’aux fournisseurs de services de porte-monnaie électronique et de données sur les marchés. Ils devront également assurer une connexion à des centaines de fournisseurs en points de vente, de sites de commerce électronique, d’établissements financiers et de réseaux mobiles. Dans les mois à venir, les principaux acteurs du secteur des paiements électroniques vont s’apercevoir que la véritable valeur de ces transactions réside dans les données qu’elles fournissent sur leurs clients, notamment concernant leurs habitudes en matière de dépenses et les lieux où ils effectuent leurs achats. Ces entreprises vont ainsi reconcevoir leurs réseaux afin de mieux gérer et analyser ces données. Elles pourront ainsi s’assurer de cibler leurs clients avec davantage de précision grâce notamment à des offres personnalisées en fonction du moment et de l’emplacement, et associées à des systèmes de fidélisation.

    2. L’Internet des Objets (Internet of Things, IoT) va avoir un impact considérable sur les réseaux informatiques

    L’adoption record et la prolifération des dispositifs et capteurs connectés continueront de s’accélérer, créant ainsi un déluge de données qui devrait affecter considérablement la capacité et la sécurité des réseaux. Les entreprises s’efforceront de relier les informations collectées sur leur réseau aux données en cours de traitement par des capteurs et autres mécanismes. Elles pourront ainsi profiter de davantage de contrôle sur ces informations. En outre, cela leur permettra de tirer pleinement parti de l’IoT afin de s’adapter rapidement à des conditions changeantes, de générer de la valeur et de renforcer leur croissance. Les entreprises auront la possibilité d’accroître leur agilité au sein d’environnementschangeants. Pour cela, il leur faudra déployer une infrastructure permettant de créer des connexions sécurisées et directes entre les différents éléments devant être synchronisés afin de pouvoir tirer parti des connaissances en temps réel offertes par l’IoT. Ce type d’interconnexion permettra aux employés, partenaires, et clients d’obtenir les informations dont ils ont besoin dans le contexte adéquat, et en utilisant leurs appareils, canaux et services favoris. Les entreprises vont progressivement se rendre compte de l’existence de cette opportunité, ainsi que de la nécessité croissante de créer une intersection entre IoT, clouds et entreprises. En 2016, nous verrons donc un nombre croissant d’entreprises adopter des solutions offrant de puissantes capacités d’interconnexion.

    3. Les fournisseurs de contenus vont progressivement contourner Internet afin de répondre à une demande croissante en matière de capacité

    L’adoption massive des technologies de streaming en 3D, Full HD, 4K et HDR (Imagerie à grande gamme dynamique) poseront d’énormes défis aux opérateurs réseau et fournisseurs de contenu numérique en 2016. Ainsi, selon le tout dernier rapport publié par Sandvine sur la vidéo numérique, les flux Netflix représentent 36,5 % de l’ensemble du trafic descendant vers les foyers équipés de connexions à haut débit aux horaires les plus intenses en matière de visionnage de vidéos. Ce besoin de capacité devrait connaître une hausse fulgurante en 2016 à mesure que les foyers adopteront de nouvelles technologies de streaming nécessitant jusqu’à quatre fois leur bande passante actuelle. En outre, l’indice Cisco Visual Networking Index fait état d’une charge encore plus importante pour les réseaux et les fournisseurs de contenu avec le développement de YouTube, Netflix, Hulu et autres services de streaming vidéo, amenés à représenter 76 % du trafic Internet des consommateurs d’ici 2018. Pour être en mesure de répondre à ce futur besoin en matière de capacité, de plus en plus d’entreprises du domaine du multimédia suivront l’exemple de Netflix en basculant leur charges de travail vers le cloud, et en ayant recours à une approche d’interconnexion afin d’optimiser les performances des applications sur Internet. Netflix a également créé des réseaux de diffusion de contenu internes afin de contourner les limitations d’Internet en matière de bande passante, et de diffuser encore davantage de contenu numérique à ses clients de façon efficace et optimisée. 

    4. Internet deviendra plus respectueux de l’environnement

    En 2016, Internet deviendra plus respectueux de l’environnement, et ce, malgré un pourcentage global d’utilisateurs atteignant 50 % de la population mondiale. Notre vie en ligne prend sans cesse plus de volume, et nécessite d’énormes quantités d’électricité, en particulier pour les datacenters, véritables moteurs de l’économie numérique. Les opérateurs de datacenters sont conscients de l’impact de ce phénomène dans une économie fondée sur des énergies fossiles : 84 % des opérateurs nord-américains ont récemment reconnu la nécessité de prendre en compte les énergies renouvelables afin de répondre aux futurs besoins d’énergie (rapport Trends in Data Centers de Mortenson). En 2016, les entreprises s’approprieront progressivement les principes de ces énergies vertes. Les sociétés s’appuyant sur l’électricité afin d’alimenter leur infrastructure Internet critique et s’assurer de son bon fonctionnement, continueront de réévaluer l’efficacité énergétique de leurs datacenters, d’adopter des méthodes d’économie d’énergie éprouvées, et de faire évoluer les meilleures pratiques en matière de développement durable.

    5. Les entreprises adopteront des stratégies d’interconnexion multi-cloud afin de réduire leurs coûts

    Les stratégies multi-cloud occuperont une place importante dans le monde professionnel en 2016. Les entreprises s’efforceront en effet d’améliorer leurs charges de travail de production, d’accroître leur agilité et les performances de leurs applications, et de contrôler leurs coûts. Selon l’étude « The Total Economic Impact of Equinix Interconnection Solutions » publiée récemment par Forrester, les entreprises adoptant des stratégies d’interconnexion multi-cloud ont enregistré d’importantes réductions de coûts. Ces approches leur ont en effet permis de déployer et de mettre à l’échelle leurs applications en s’appuyant sur des fournisseurs de services cloud moins coûteux, et ainsi de prendre l’ascendant sur les entreprises exécutant uniquement leurs applications en interne. Grâce au peering en local avec des fournisseurs de services cloud par le biais d’interconnexions directes permettant d’accéder et d’intégrer plusieurs clouds, les organisations peuvent provisionner rapidement leurs services clouds et proposer une meilleure expérience à leurs utilisateurs finaux. L’adoption de l’interconnectivité multi-cloud en entreprise devrait continuer de progresser à mesure que les organisations réaliseront l’intérêt de contourner l’Internet public et de se connecter directement et de façon sécurisée à des fournisseurs de services cloud.

    6. La cybersécurité favorisera l’adoption croissante de l’interconnexion

    La cybersécurité est l’une des principales préoccupations identifiées par les responsables informatiques interrogés dans le cadre de l’étude « Enterprise of the Future » publiée récemment par Equinix. En effet, 64 % des décideurs informatiques du monde entier admettent que leurs préoccupations en matière de sécurité pourraient les pousser à revoir l’architecture de leur infrastructure informatique au cours des 12 derniers mois. En 2016, les entreprises devraient investir davantage d’efforts afin de réduire les risques et de minimiser la vulnérabilité de leurs réseaux. La sécurité du cloud est également une source croissante d’inquiétudes pour les entreprises, qui réalisent que leurs maillons faibles ne sont pas les fournisseurs de services cloud mais leurs propres voies d’accès à ces services. Elles sont également conscientes qu’accéder à des services cloud par le biais de l’Internet public augmente ces risques. Les entreprises vont continuer d’évaluer leurs options en matière d’infrastructure informatique, et les connexions directes s’avèreront encore être une solution plus cohérente et sécurisée pour assurer la connexion des organisations entre elles et au cloud.

    7. L’interconnexion va éliminer des obstacles importants au développement informatique

    En 2016, les réseaux d’entreprise subiront les effets de tendances telles que la dispersion géographique de leur personnel (75 % des employés résident dans des régions différentes de celle du siège de leur entreprise), ou comme le nombre croissant d’utilisateurs accédant au réseau sur une variété d’appareils et depuis différents emplacements. Les architectures informatiques centralisées, cloisonnées, voire souvent emprisonnées dans des datacenters internes, ne peuvent pas être redimensionnées afin de les rapprocher des utilisateurs finaux et de proposer les connexions haute-performance réclamées par les utilisateurs. Dans le même temps, les stratégies d’interconnexion via l’Internet public continueront d’être mises en question sur le plan de leur fiabilité et de leur sécurité. Pour faire face à toutes ces problématiques, les entreprises vont être de plus en plus nombreuses à concevoir des infrastructures axées sur l’interconnexion afin de pouvoir établir des liens directs et sécurisés vers des fournisseurs de services cloud et réseau, ainsi qu’avec une variété d’autres partenaires. Elles vont également progressivement s’appuyer sur des interconnexions instantanées entre organisations afin de générer de la valeur et de prospérer. Elles découvriront ainsi les bénéfices réels et quantifiables de cette approche. En effet, plus d’un tiers des personnes interrogées dans le cadre de la même étude « Entreprise of the Future » et ayant déjà déployé des solutions d’interconnexion auraient enregistré une valeur ajoutée de plus de 10 millions de dollars ; 58 % de ces entreprises estiment par ailleurs que cette valeur provient de nouvelles sources de revenus.


    Tony Bishop, vice-président mondial de la stratégie et du marketing chez Equinix

  • Quelles seront les technologies disruptives de demain ?

     KPMG annonce sa dernière étude « Global Technology Innovation Survey 2015 » sur les technologies disruptives de demain.

    Pour la quatrième année consécutive, KPMG a interrogé 832 dirigeants d’entreprises technologiques (start-up, PME-ETI et grands groupes) dans le monde ainsi que des fonds de capital-risque et des investisseurs spécialisés, sur leur vision de l’innovation technologique.

    Il en ressort que :

    –          le cloud est considéré comme la technologie qui aura le plus d’impact dans le monde dans les trois prochaines années

    –          la cybersécurité reste le principal frein au développement de ces technologies

    –          Tokyo sera le nouveau « tech hub » (autre que la Silicon Valley)

    « Les entreprises qui réussiront demain seront celles qui arrivent à déployer simultanément plusieurs innovations de rupture, tout en développemant les compétences et l’agilité de leurs équipes pour relever un tel défi » commenteMarie Guillemot, Associée KPMG, Responsable des secteurs Technologie, Média et Télécommunication.

  • La 1ère gélule connectée…

    Le marché des wearables est en plein essor, et en particulier les applications santé et bien-être. La nouvelle génération de wearables qui se profile va encore plus loin, notamment avec des dispositifs ingérables.

    BodyCap est une société française spécialisée dans la conception de capteurs électroniques miniaturisés. Elle commercialise e-Celsius Performance®, une gélule thermomètre connectée à ingérer, qui enregistre en continu la température du corps. Les données récoltées sont transmises sans-fil à un moniteur externe qui alerte l’utilisateur lorsque les mesures enregistrées sont en dehors de l’intervalle prédéfini. Après l’Europe, BodyCap s’apprête à commercialiser sa gélule connectée aux Etats-Unis.

    Pour ce lancement américain, BodyCap participe au CES 2016 à Las Vegas, du 6 au 9 janvier. Les entreprises françaises avaient fait forte impression en 2015 sous le label French Tech. Selon les relevés actuels, la délégation française au CES 2016 sera encore plus fournie qu’en 2015.

    Cette année, la gélule e-Celsius Performance a notamment été utilisée par dix joueurs du FC Nantes au cours de deux matchs de ligue 1 de football. L’utilisation de la gélule a permis d’analyser les capacités de thermorégulation des joueurs du club durant l’échauffement, pendant le match, puis de suivre le retour aux valeurs basales pendant la récupération. L’objectif étant d’adapter les protocoles d’entraînement et d’améliorer les performances sportives des joueurs.

     

  • Etes vous prêt pour la nouvelle réglementation européenne sur la protection des données personnelles ?

    Vous êtes le dirigeant d’une entreprise de la grande distribution, vôtre RSSI vous informe que malgré les mesures de sécurité mises en œuvre, l’entreprise est victime d’un vol massif de données clients. Vous avez conscience que c’est impactant pour votre entreprise mais heureusement les législations européennes et françaises, en matière de violation des données à caractère personnel, ne visent que les fournisseurs de communication électronique. Vous êtes épargnés d’un point de vue réglementaire… Certes, mais plus pour longtemps.

    Le projet de règlement sur la protection des données destiné à remplacer la Directive 95/46/CE doit actuellement repasser devant la Commission et son adoption ne saurait tarder. Le règlement vise désormais toutes les organisations traitant des données à caractère personnel et en lien avec l’UE (territorial, résidents UE…).

    Celui-ci impose notamment, que si les conséquences de la compromission de données, constituent un risque élevé pour les droits et libertés des personnes physiques concernées, l’organisation doit les informer au plus vite. Elle doit aussi en informer les autorités compétentes en matière de protection des données à caractère personnel. Pour ce faire plusieurs actions doivent être réalisées en étroite collaboration avec le du Data Privacy Officer (DPO) de l’organisation.

    1-  La qualification de l’incident

    L’objectif est de déterminer si le risque est élevé pour les personnes concernées. Pour ce faire il convient en premier lieu de répondre à deux questions :

    • Les données volées rendent-elles les personnes concernées identifiables ?
    • Les personnes concernées peuvent-elles connaître des conséquences significatives voire irrémédiables (discrimination, vol/usurpation d’identité, perte financière, atteinte à la réputation) ?

    A l’issue de cette première phase, si le risque est élevé pour les personnes concernées (données identifiables et conséquences majeures), il faudra procéder à la notification de l’autorité compétente et des personnes concernées.

    L’organisation ne sera toutefois pas tenue de notifier les personnes concernées par la violation si :

    • Le responsable du traitement a mis en œuvre des mesures de protection technologiques appropriéesrendant les données incompréhensibles à toutes personnes non autorisées à y avoir accès (ex : chiffrement) ;
    • Ou si la notification risque d’entrainer des mesures disproportionnéeseu égard notamment au nombre de cas concernés ;
    • Ou si la notification risque de porter atteinte à un intérêt public important.

    2-  La notification de l’incident

    Pour la notification à l’autorité en charge de la protection des données, la CNIL en France, l’organisation victime de l’attaque dispose d’un délai de 72 heures. Cette notification devra notamment comporter les éléments suivants :

    La nature de la violation

    • Le nombre approximatif de personnes et des enregistrements concernés
    • La description des conséquences probables de la violation
    • La description des mesures prises

    Pour la notification aux personnes concernées, celles-ci doivent aussi être averties sans retard injustifié. Trois éléments principaux doivent être communiqués :

    • La nature de la violation des données à caractère personnel
    • Les mesures prises ou proposées pour remédier à la violation
    • Les recommandations afin d’atténuer les effets négatifs de la violation

     Durant toute la gestion de la crise ainsi que durant la sortie de crise, le responsable du traitement doit alimenter puis conserver une trace documentaire de la violation des données à caractère personnel en indiquant son contexte, ses effets et les mesures prises pour y remédier. Ce document aura valeur juridique et pourra être opposable. 

    En parallèle à ces actions, la gestion de la crise comporte également une gestion technique de l’attaque, une campagne de communication de crise afin de sauvegarder la réputation, ainsi qu’une démarche judiciaire et assurantielle notamment si l’organisation a adopté une cyber-assurance.

    3-  Le rôle du DPO

    En temps de crise, le Data Privacy Officer (DPO) pourra veiller à ce que les mesures adaptées et la notification à l’autorité de contrôle et aux personnes concernées soient réalisées. Il pourra par ailleurs effectuer toutes les procédures requises auprès de la CNIL ainsi que suivre le dossier. En outre, les relations entre le CIL et la CNIL déjà établies en amont de la crise permettent d’alléger les procédures.

    L’existence du CIL dans les entreprises peut être ainsi un élément favorisant l’adoption de réponses adaptées en temps de crise et pouvant réduire le montant de la sanction administrative dans le cas où la responsabilité du responsable de traitement ou du sous-traitant est démontrée.

    Par Francesca Serio, Consultante spécialisée en Gestion de crise et Continuité d’Activité chez Provadys

  • La maison intelligente : un chantier engagé

    La « maison intelligente », un concept familier ? Le chantier de la maison intelligente ou connectée est d’ores et déjà engagé avec des produits comme Nest qui suscitent un réel engouement auprès du grand public. Nombre de produits axés sur la domotique ― de la programmation du chauffage par le sol à la diffusion de musique en passant par l’automatisation des stores ― sont de plus en plus courant.

    Beaucoup disposent déjà d’un échantillon de technologie IdO. À ceci près que celui-ci n’est aucunement représentatif de la « maison intelligente » qui nous sera dévoilée. En réalité, il ne fait qu’effleurer le gigantesque potentiel de l’Internet des objets (IdO) pour notre habitat.

    Car ce sont de véritables maisons intelligentes qui se profilent à l’horizon, appelées à transformer notre quotidien. Les experts sectoriels prévoient que le logement type pourrait bien abriter plus de 500 objets connectés d’ici à 2022.

    Avec autant d’équipements supposés s’inviter dans nos foyers, il ne faut plus raisonner au cas par cas en termes d’objets connectés. Bien sûr, individuellement, une prise intelligente comme un compteur intelligent peuvent vous faire gagner du temps ou économiser de l’énergie. Mais à l’avenir, nous obtiendrons bien davantage de ces équipements intelligents si nous le les faisons communiquer (sans fil) entre eux et partageons toutes les informations générées.

    La maison intelligente de demain est un écosystème d’apprentissage qui recueillera des informations des accessoires connectés et des capteurs intelligents disséminés dans les habitations. Autant d’enseignements qui mettront en exergue des constances dans les comportements ainsi que les allées et venues des différents membres de la famille. Là où l’intelligence devient vraiment exceptionnelle, c’est lorsque votre habitat met à profit ces connaissances pour informer et introduire des éléments déclenchants entre les équipements composant cet écosystème. Le quotidien s’en trouve alors véritablement bouleversé.

    Je qualifie volontiers l’habitat de demain de « maison Mensa ». Celle-ci est appelée à simplifier considérablement la vie trépidante qui est la nôtre, là où nous nous trouvons. Si cette expérience fluide et fiable à domicile constitue un avantage indéniable, elle n’est certes pas exempte de difficultés. Sachant qu’en moyenne, la maison du futur abritera au moins 500 objets connectés, comment diable parviendrons-nous à en assurer le suivi ? Assurément, l’écosystème de la maison intelligente produira un raz-de-marée de données, d’une ampleur inédite. Comment et où traiter ces données ? La maison ne pourra, à elle seule du moins, les traiter toutes.

    Il sera nécessaire de recourir à une aide extérieure. Car toutes les données produites par les logiciels intégrés aux dispositifs intelligents équipant votre domicile devront bien être stockées et traitées quelque part… dans des data centers. Des data centers connectés, ultra-sophistiqués, surgissent aux quatre coins du monde pour faire face à l’accroissement des données issues de nouvelles technologies telles que l’IdO. Sans cette infrastructure sous-jacente, les habitats regorgeront d’équipements intelligents, mais le potentiel dont est pourvue cette technologie pour transformer nos vies sera négligé pour ne demeurer que théorique.

    Mohamed El Barkani, Data center Manager chez Digital Realty

     

  • Le CDO est-il vraiment indispensable à la transformation digitale ?

    Organisée par ADOBE, CRITEO, DIGITAL JOBS, NOVEDIA et NOVAMETRIE, cette étude menée auprès de plus de 200 dirigeants révèle que le digital est une priorité stratégique pour 87% des interviewés quels que soient le secteur et la taille de l’entreprise.
    Mais à l’heure où la disparition du CDO est déjà annoncée, quel bilan porter sur l’émergence de cette fonction ?

    En 2015, la fonction de Chief Digital Officer (CDO) a été mise sous les feux des projecteurs. Que se cache-t-il vraiment derrière l’acronyme ? Le livre blanc BCD2O vous propose de lever le voile sur les missions du CDO et le déploiement de cette fonction au sein des entreprises à travers de nombreux témoignages d’entreprises. Quel est son rôle, son périmètre fonctionnel et son devenir ? Quels sont les impacts organisationnels et les freins liés à l’émergence de cette fonction? Le CDO est-il vraiment indispensable à la transformation digitale ?

    « Chaque année, le BCD2O présente une photographie inédite de la fonction de CDO, tant pour les grandes entreprises, qui ont été les premières à officialiser ce rôle, que pour les entreprises de taille intermédiaire », explique Marie Canzano, Présidente de Digital Jobs.

    Quel est le rôle, le périmètre fonctionnel et le devenir du CDO ?

    Transformer, fédérer et piloter, voici les principales missions du CDO. Ce dernier doit démontrer l’impact positif du digital, notamment sur le développement et la croissance de l’activité. De par sa culture hybride, faite de transversalité, de collaboration et de communication, il remet en cause la façon dont les autres fonctionnent. Il représente en effet d’une certaine façon la mutation organisationnelle, fonctionnelle et technologique apportée par le digital. A lui d’incarner le changement, l’impulsion digitale et de briser les silos encore trop nombreux.

    « Sans innovation, une entreprise ne se développe pas. Le CDO doit faire preuve d’innovation dans son organisation, dans sa capacité à insuffler un vent nouveau dans la stratégie de l’entreprise et dans son aptitude à proposer une démarche en rupture avec les vieilles habitudes. Aller à la rencontre des métiers et des collaborateurs, comprendre leurs enjeux, appréhender les freins au changement, fédérer les forces vives et identifier les gisements de productivité générés par le numérique sont les premières missions de la prise de fonction d’un CDO », ajoute Christophe Marée, Directeur Marketing Europe du Sud chez Adobe.

    « Le CDO doit passer ses 100 premiers jours à rencontrer tout le monde, apprendre le langage de chaque métier. Ce langage est tellement différent et varié que le CDO, en s’appropriant ce langage, doit pouvoir se fondre dans le discours de chaque métier qu’il va toucher », précise Marc Gigon Chief Digital Officer chez Total.

    Quels sont les impacts organisationnels et les freins liés à l’émergence de la fonction de CDO ?

    49% des entreprises dotent leur transformation digitale d’un budget spécifique.

    « Seulement 49%, avons-nous envie de dire. Cela peut sembler insuffisant si cette transformation est stratégique. Qu’elle doit servir non seulement à digitaliser l’existant (lancement de sites e-commerce

    ou mobile responsive; d’applications mobiles multicanales ou enrichies; de référentiel client unique…). Mais qu’elle doit aussi construire le futur, en expérimentant de nouvelles offres et pratiques managériales, en entrant sur de nouveaux marchés… bref en se servant des opportunités et des solutions digitales pour diversifier ce business model.

    Dernier chiffre remarquable : sur les entreprises avancées dans leur réflexion ou transformation, celles qui ont notamment nommé un CDO, seules 39% ont mis en place des KPIs. Comment mesurer sa progression digitale et son efficacité si on ne se dote pas des moyens appropriés ? Bien sûr, la définition de ces indicateurs ou leur mise en place n’est qu’un des nombreux moyens de la transformation », déclare Karine Fillion, Directrice Générale de Novedia.

    Catherine Spindler, Directrice Marketing et communication groupe vente-privee.com, précise d’ailleurs que « la transformation digitale est globalement douloureuse dans les entreprises. Beaucoup de marques ont voulu aller très et trop vite. Il faut bien se poser la question de ce que l’on veut faire du digital. C’est un peu une fausse idée de vouloir absolument se dire qu’il y a une organisation type. Il faut déterminer la nature exacte de la relation au consommateur final, le système de distribution de la marque ainsi que la maturité globale du digital. Ensuite, définir le profil et la place à faire prendre au digital. C’est faire fausse route que de vouloir absolument calquer des schémas transformationnels ».

    Le CDO est-il vraiment indispensable à la transformation digitale ?

    Pas toujours, si l’on en croit le témoignage de Vanessa Diriart, Vice CEO, Center Parcs Europe : « Dans notre secteur et notre métier, le digital est partout et sur toute la chaîne de valeur. Nous n’avons pas créé une fonction de CDO spécifique parce que le digital fait déjà partie intégrante de l’ensemble. Cette fonction doit certes résider au niveau du Comex mais doit impérativement avoir une prise sur l’opérationnel. Elle est particulièrement attendue dans sa capacité à éliminer les points de blocage avec l’IT. Dans les entreprises à faible maturité digitale, il est nécessaire de mettre en place un catalyseur du changement comme un CDO. Il en faut dans des entreprises qui ont de vraies problématiques de culture et de niveau de collaboration entre l’IT et le marketing ».

    Il en est de même pour Ariel Steinmann, Head of digital marketing online Bank, BNP Paribas, Hello bank! : « Il n’y a pas de CDO chez BNP PARIBAS et selon notre direction il n’y en aura pas car la transformation digitale, c’est l’affaire de tous. La transformation digitale est directement liée au business et doit être concrète ».

    A l’inverse, pour Cedric Vandervynckt, Directeur Général France et Europe du sud de CRITEO, « nous sommes au début de l’ère des CDO. Le rôle principal du CDO est d’insuffler la transformation digitale au sein de l’organisation. Par essence ce rôle est voué à évoluer une fois la mutation de l’entreprise réalisée. Une fois la digitalisation de l’entreprise avancée, le CDO doit laisser sa place aux opérationnels qui doivent eux aussi s’approprier les compétences digitales. Cela peut prendre plusieurs années. Les avancées technologiques devraient leur permettre de se développer encore plus et d’apporter de nouvelles compétences dont on voit se dessiner les contours aujourd’hui ».

    Quels sont les freins qu’un Digital Officer peut rencontrer ?

    Pour Nicolaï Gérard, Digital Acceleration Officer (DAO), du Groupe SEB, « les freins diffèrent en fonction de la phase de digitalisation de l’entreprise. Au début, il faut convaincre : le frein peut être le scepticisme du Comex devant l’enjeu de la digitalisation. Puis c’est la priorisation : quand tout le monde est conscient de l’importance du sujet, il faut identifier les chantiers clés. Enfin, les ressources et la culture : quand tout le monde est convaincu, que les priorités sont claires, il faut libérer les budgets, recruter les talents et mettre en place les modes de travail qui permettront l’expérimentation agile ».

  • Une bonne gestion des données pour une meilleure stratégie multicanale

    Frédéric Marie –Managing Director de Stibo Systems France livre son analyse sur l’expérience client omnicanale et polymorphe.

     

    Réseaux sociaux, sites internet, catalogues papiers, ou encore conseillers en magasins, nous disposons tous aujourd’hui d’une multitude de sources d’information lors de nos achats – qu’ils soient effectués à distance ou en magasin.

    Bien que le numérique soit aujourd’hui favorisé, les autres canaux d’information restent primordiaux pour les enseignes. Un catalogue papier aura tendance à rester sur la table du salon quelques temps, augmentant ainsi ses chances d’être lu. L’acheteur profitera de ces diverses sources d’informations et choisira celle qui lui convient le mieux en fonction de son intérêt immédiat : préfère-t-il se rendre sur le site internet pour plus d’interactivité ? Ou plutôt en magasin pour parler directement aux vendeurs ? Au contraire choisira-t-il le catalogue papier qu’il vient de recevoir pour plus de simplicité ?

    L’expérience client est définitivement multicanale et polymorphe : à chaque nouvel achat, le canal choisi peut varier. Les consommateurs sont devenus – plus que jamais – les maîtres du jeu : un bon prix et un bon service ne suffisent plus. Il faut, à présent, être capable d’offrir la meilleure expérience client possible avec des données produit complètes, une vue sur les différents stocks, un choix sur les modes de livraisons et une réponse rapide en cas de problème. Le client ne doit pas chercher l’information, cette dernière doit être complète et instantanément disponible, peu importe le canal choisi.

    Cette nouvelle façon de consommer modifie radicalement la vision du commerce.

    L’homogénéité des informations produit : un défi technologique 

    Une approche omnicanal induit de fait l’obligation de proposer des informations homogènes et cohérentes. Dans cette logique, aucune erreur ou confusion entre deux modes de communication ne passera inaperçue. En effet, si le client ne retrouve pas sur le site internet les informations vues dans le catalogue, ou ne trouve pas en magasin un produit sensé être en stock, il y a de fortes chances qu’il se tourne vers une autre enseigne.

    Pourtant, assurer l’homogénéité des informations peut s’avérer très complexe dans un environnement où plusieurs acteurs jouent des rôles déterminants : les vendeurs, les fournisseurs, les filiales, les chefs de produits ou encore les responsables des sites web et Intranet. Plusieurs types de données de référence entrent en compte : les données client, produit et fournisseur. Il est nécessaire de s’assurer que toutes ces données soient de bonne qualité, et qu’elles forment un ensemble homogène et cohérent, afin que les différents systèmes par lesquels elles transitent puissent communiquer entre eux.

    Disposer d’un outil MDM (Master Data management) structuré et robuste permet de gérer toutes les données de références. Son objectif principal étant d’obtenir des données complètes et normalisées, les fournisseurs pourraient renseigner les informations dans un format prédéfini. Elles ne seront validées que lorsqu’elles seront jugées suffisamment complètes.

    La mise en place d’une telle solution n’est pas anodine et un projet MDM ne peut aboutir que lorsqu’il s’inscrit à la fois dans une réflexion globale sur l’architecture informatique de l’entreprise, et dans une approche stratégique aboutie en ce qui concerne les objectifs métier

    L’architecture informatique des enseignes de commerce est constituée de trois « couches » distinctes :

    – La couche « expérience » : cette couche comprend toutes les technologies de personnalisation de l’offre et de merchandising. Elle est régulièrement renouvelée, environ tous les 12-24 mois,  pour mettre en place de nouvelles applications répondant plus spécifiquement aux nouveaux besoins et aux tendances.

    – La couche « transaction » : elle contient toutes les technologies nécessaires aux transactions, à l’analyse des comportements clients et à la plateforme d’e-commerce. Moins impactée par les tendances, elle est renouvelée tous les 5 ou 6 ans.

    – La couche «  fondation » : il s’agit de la « colonne vertébrale » de l’entreprise. Pour permettre une meilleure continuité, le renouvellement est bien plus espacé que pour les couches précédentes. On y retrouve les solutions plus « lourdes » et essentielles au bon fonctionnement de l’entreprise, telles que les solutions ERP (Entreprise Ressource Planning), CRM (Customer Relationship Management) ou encore l’OMS (Order Management System). C’est au sein de cette couche que doit être placée la solution MDM.

    Inclure un bon outil MDM dans la couche fondation permet à l’entreprise d’obtenir – et surtout de maintenir – une vue globale sur toutes les données de référence essentielles à son bon fonctionnement. Ces informations, complètes et cohérentes, peuvent ainsi supporter une stratégie multicanale.

    En limitant les erreurs – description non conforme au produit, produit commandé mais indisponible, erreur sur les prix affichés – la solution MDM est un des moteurs de la satisfaction client, ainsi que de la force de vente qui dispose de données fiables et qui n’est plus confrontée à des plaintes ou à des retours produits.

    L’efficacité dans la gestion des données engendre de fait une baisse des coûts de gestion des incidents, tout en impactant directement et positivement l’expérience d’achat des clients.
    Un système de gestion de la donnée de référence (MDM) est incontournable pour les entreprises souhaitant s’inscrire efficacement et durablement dans une stratégie multicanale.