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  • Du marketing en temps réel au marketing juste à temps

    La limite du RTB

    par Marc Désenfant, Directeur Général ACTITO

    Ces dernières années, une transformation majeure des méthodes de marketing s’est opérée avec le développement du marketing en temps réel ou real time marketing. Ce terme recouvre un ensemble de techniques consistant à déclencher des opérations de marketing (emailing, publicités en display, messaging, envoi de sms, etc) tournées vers un consommateur lorsqu’il effectue une action particulière : visite d’une page, utilisation d’un moteur de recherche, etc. Mais ce système connaît des limites et il devient nécessaire de le réformer en affinant notamment le timing selon lequel sont lancées les campagnes.

    Depuis son apparition, le marketing en temps réel a démontré son efficacité.

    En s’adressant à chaque individu de manière personnalisée en fonction de ses actions récentes, les campagnes qui mobilisent ces techniques augmentent sensiblement leur retour sur investissement. En cela, le marketing en temps réel représente une évolution par rapport au marketing de masse qui avait cours jusque là et consistait simplement à inonder une audience cible de messages indifférenciés.

    Mais ces campagnes, en se focalisant sur le ciblage, font l’impasse sur le timing de leurs actions et le temps réel correspond en réalité à une instantanéité : les campagnes sont déclenchées dès l’action du consommateur. Or, tout l’art du marketing réside dans la capacité à envoyer le bon message à la bonne personne au bon moment. Pour augmenter encore le retour sur investissement de ces campagnes, il est nécessaire de mieux définir le moment où ces campagnes sont lancées et de passer ainsi du marketing en temps réel au marketing juste à temps.

    Un timing qui varie selon le type de produit

    Le bon moment pour lancer une action marketing varie selon un certain nombre de paramètres dont le principal est le type de produit autour duquel est tourné la campagne. Un produit d’impulsion, comme un repas à livrer par exemple, connaît un cycle court et demande de la réactivité : la campagne doit être lancée dès l’action du client. Un produit qui demande une plus longue réflexion, un canapé ou un appartement, connaît un cycle plus long et nécessite que la marque se rappelle au souvenir du client de façon différée et, si nécessaire, répétée.

    Mais le type de produit n’est pas suffisant : certains produits peuvent répondre à des besoins instantanés comme de très long terme. L’achat d’un billet d’avion peut ainsi se faire au dernier moment ou des mois avant le voyage prévu. C’est pourquoi il faut valoriser toutes les informations disponibles pour déterminer ce moment idéal : dans le cas d’un billet d’avion les dates renseignées lors de la première recherche sont ainsi déterminantes.

    Une stratégie multicanale

    Ces informations pourront également servir à choisir précisément le ou les canaux les plus indiqués : sms, display, mail ou email. En ce sens, le marketing juste à temps consiste à se faire connaître puis à faire jouer chaque canal en fonction de ce qui le rend efficace et en fonction de la durée du cycle d’achat du produit.

    Une dernière forme de personnalisation consiste à contextualiser le plus possible le message qui est envoyé au client en fonction des informations dont la marque dispose à son sujet. Là où le marketing en temps réel permet de déclencher une campagne display dès que le client a visité une page précise, le marketing juste à temps pourra prendre en compte son achat quelques minutes plus tard et diffuser pendant les semaines suivantes des messages liés à des produits dérivés.

    L’avancée qu’a représenté le marketing en temps réel est donc en passe d’être dépassée. Par la prise en compte du timing des campagnes et l’usage stratégique des différents canaux, le marketing juste à temps permet désormais d’atteindre un nouveau de finesse dans la conception des campagnes multicanales.

  • Les grandes tendances en matière de cybersécurité

    Le  cryptage se généralise contre les attaques des systèmes de confiance

    Quelles seront d’après vous les grandes tendances de 2016 en matière de sécurité informatique ? Pensez-vous que le fait que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à opter pour le tout crypté va avoir pour effet de multiplier les attaques contre les systèmes de confiance ?

    Par Kevin Bocek, VP of Security Strategy & Threat Intelligence, Venafi

    La cellule de veille sur les menaces de Venafi avait affirmé en janvier que l’année 2015 verrait se développer un plus grand nombre d’attaques sur les systèmes de confiance, attaques qui viseraient les certificats numériques et les clés de cryptage qui sont à la base de toute solution de cybersécurité. Ces prédictions se sont avérées exactes. On a en effet pu observer une série d’attaques par détournement de clés et de certificats, qui se sont reproduites plusieurs fois dans l’année, et notamment les attaques d’interception appelées « MITM » (Man-In-The-Middle), Logjam et Superfish, ainsi que de plus grandes vulnérabilités de type Heartbleed, la violation de la banque fédérale de réserve américaine de St. Louis et, plus récemment, les attaques mises au jour par l’analyse de Netcraft qui impliquent des certificats corrompus.

    L’année 2015 a aussi vu se développer largement le cryptage et le trafic crypté. « HTTPS Everywhere » : tel a été en effet le mort d’ordre, les entreprises commençant à réaliser que le cryptage des communications ne pouvait plus rester une simple option, mais devait devenir la norme. L’OMB (Office of Management and Budget) a aussi ordonné aux agences fédérales américaines d’utiliser davantage le cryptage suivant le protocole HTTPS, ce qui a déclenché du même coup une nouvelle vague de sensibilisation au cryptage. Ce mouvement s’inscrivait bien sûr dans le cadre de la course du gouvernement américain à la cybersécurité, après l’intrusion informatique dont l’OPM (Office of Personnel Management) a été victime et qui a ébahi le monde et mené au vol de données touchant des millions de personnes.

    L’année 2015 a par ailleurs vu s’opérer une prise de conscience, du côté des principaux navigateurs -Google et Mozilla- qui ont considéré que l’autorité de certification chinoise CNNIC (China Internet Network Information Center) n’était pas digne de confiance et qui ont annoncé que le CNNIC serait interdit d’accès sur Chrome et Firefox. Enfin, notre tour d’horizon ne serait pas complet si nous ne mentionnions pas ce qui a été l’une des affaires les plus retentissantes de l’année et qui concerne Hillary Clinton, qui a laissé son serveur personnel sans protection pendant des mois, alors qu’elle voyageait dans le monde entier, en utilisant son compte Gmail privé. Malheureusement, pendant ces quelques mois, n’importe qui a donc pu espionner ses communications concernant des opérations hautement confidentielles du gouvernement américain.

    Paradoxalement, plus le cryptage se développe, plus il devient possible pour les personnes mal intentionnées de détourner des clés et des certificats. Selon Ponemon Research, chaque grande entreprise a déjà fait l’objet d’au moins une attaque par utilisation de clés et de certificats compromis au cours des 4 dernières années. La probabilité pour de nombreuses entreprises et agences de l’Etat d’être victimes d’attaques contre des systèmes de confiance est très forte, en particulier si l’on considère la tendance très marquée des menaces persistantes avancées (APT) à cibler les clés et les certificats : APT 1, APT 18, Mask, POODLE, FREAK, Shellshock, et l’attaque contre Sony, de même que le CNNIC, ont tous concouru à l’émission de certificats malveillants.

    Ainsi, considérant toutes ces attaques menées contre des systèmes de confiance, il nous semble fort prévisible que nous verrons apparaître en 2016 les nouvelles menaces et les nouvelles tendances suivantes :

    1. Le modèle de l’autorité de certification est cassé, et la valeur des certificats est de plus en plus écornée, ce qui se traduit par un manque de confiance.

    L’année 2015 a apporté de nouveaux modèles économiques, avec le lancement de services d’émission de certificats gratuits, tel que « Let’s Encrypt ». Cette tendance signifie qu’à terme davantage de certificats seront utilisés, ce qui multipliera les possibilités pour les cybercriminels de se mêler au trafic crypté pour mener des attaques de type MITM. Les autorités de certification telles que Comodo et DigiCert ont aussi perdu en crédibilité, depuis qu’il a été découvert que leurs certificats étaient falsifiés par des cyber mystificateurs. Netcraft a récemment mené une nouvelle étude qui a permis de mettre au jour des faux sites internet de banque qui utilisaient des certificats SSL émis par Symantec, Comodo et GoDaddy.

    2. Les logiciels de rançon associés à l’internet des objets vont devenir des vecteurs d’attaque de choix.

    Avec les milliards d’objets connectés qui vont déferler dans notre monde de plus en plus connecté, les cybercriminels vont disposer d’un espace encore plus étendu pour mener toujours davantage d’attaques. Les dispositifs interconnectés reposent tous sur des clés et des certificats, pour l’authentification comme pour la protection de la vie privée, que les cybercriminels peuvent compromettre. Ce risque a été clairement établi lorsque des chercheurs en sécurité informatique ont pu démontrer, lors du BlackHat 2015, que le système Onstar de General Motors pouvait être piraté. De la même façon, on a aussi pu découvrir un certain nombre de vulnérabilités impliquant des clés et des certificats sur des réfrigérateurs intelligents de Samsung. Les cybercriminels vont chercher à l’avenir à exploiter pleinement le monde connecté de l’internet des objets pour réclamer des rançons en menaçant de prendre le contrôle de réseaux entiers impliquant des dispositifs mobiles, des réseaux domestiques intelligents et des objets connectés plus importants encore, au sein des entreprises. Avec les attaques d’interception de type MITM, les cybercriminels peuvent facilement intercepter du trafic entre l’objet connecté et le système central, en disant à l’objet en question d’effectuer une action malveillante (par exemple d’appuyer sur la pédale de frein, dans une voiture, ou de changer l’altitude d’un avion, de faire accélérer une voiture, de laisser une vanne de refroidissement ouverte dans une centrale électrique, d’administrer trop de morphine à un patient, etc.). Le cybercriminel peut aussi transmettre des mises à jour de micrologiciels pour isoler un dispositif ou pour le « casser » via une mise à jour malveillante.

    3. Les grands fournisseurs de systèmes de sécurité vont perdre des clients, du chiffre d’affaires et d’une façon générale de la crédibilité, car ils ne verront pas les pirates dissimulés dans le trafic crypté.

    L’intensification du cryptage posera problème aux fournisseurs de systèmes qui ne sauront pas décrypter en temps réel le trafic, entrant comme sortant. Car c’est bien là où les cybercriminels auront l’avantage : ils seront cachés dans le trafic crypté et les fournisseurs ne pourront pas détecter leurs attaques de type APT et supposeront que les menaces auront été traitées. Cette intensification du cryptage, on le voit, multipliera le nombre d’attaques et donnera à nos adversaires davantage de possibilités d’attaquer.

    4. La communauté des utilisateurs va de plus en plus noter elle-même les autorités de certification, ce qui ajoutera à la défiance ambiante.

    La communauté des utilisateurs va commencer à noter les autorités de certification, telles que le CNNIC, et les grands navigateurs web feront de même. Google et Mozilla ne reconnaissent désormais plus le CNNIC, dans leurs navigateurs, comme une autorité racine de confiance, alors que cette autorité est toujours reconnue par Apple et Microsoft. Quoi qu’il en soit, dans l’étude menée au BlackHat 2015 aux Etats-Unis, 24 % des personnes interrogées ont dit avoir retiré de leur navigateur le CNNIC en tant qu’autorité racine de confiance, ce qui montre que les communautés d’utilisateurs commencent bel et bien à classer les autorités de certifications par eux-mêmes. L’étude de Netcraft a en outre fait apparaître que de nombreuses autorités de certification telles que Cloudflare, Comodo, Symantec et GoDaddy émettaient des certificats frauduleux. Ce constat et l’attitude adoptée par les utilisateurs vis-à-vis du CNNIC nous conduisent à penser que les communautés d’utilisateurs vont de plus en plus procéder à ce classement des autorités de certification. On observe aussi que Microsoft est en train de limiter la possibilité pour les autorités de certification appartenant au gouvernement de délivrer des certificats au-delà de leur région, ce qui s’appliquera aussi aux autorités de certification commerciales. D’après les orientations annoncées :

    • Les autorités de certification gouvernementales vont mettre en œuvre des politiques visant à restreindre l’authentification des serveurs aux domaines .gov et ne pourront émettre d’autres certificats que suivant les codes pays ISO3166 sur lesquels le pays aura un contrôle souverain (voir la définition d’une « autorité de certification gouvernementale ou « Government CA » à l’adresse http://aka.ms/auditreqs).
    • Les autorités de certification gouvernementales qui travaillent aussi en tant qu’entités commerciales, à but non lucratif ou encore à des fins d’annonces publiques vont commencer à utiliser une racine différente pour toutes les émissions de leurs certificats (voir la définition d’une « autorité de certification commerciale ou « Government CA » à l’adresse http://aka.ms/auditreqs section III).

    5. Les services de signature de code, contre le code malveillant, vont devenir la norme, dans la mesure où le recours accru au cryptage va créer des zones d’ombres, pour les organisations.

    Les chercheurs de Netcraft ont récemment mis au jour un service de signature de code malveillant dissimulé. Il s’agit de l’un des tout premiers services de ce type, pour la signature malveillante, qui permettent au cybercriminel de choisir le certificat d’autorité de certification qu’il souhaite utiliser, ce qui va renforcer la tendance à la notation des autorités de certification. Sachant que le nombre de logiciels malveillants existants est multiplié par deux chaque trimestre, il y a fort à parier que davantage de services de ce type vont encore apparaître.

    6. La généralisation du cryptage, en particulier au sein des agences de l’Etat, va générer davantage de détournements de clés et de certificats et conduire à davantage d’attaques par interception (MITM).

    Si l’appel à l’intensification du cryptage est certes justifié (évolution qu’Edward Snowden lui-même avait publiquement recommandée il y a deux ans !), pour garantir l’authenticité et la confidentialité des sites internet fédéraux, l’obligation dictée par l’OMB d’utiliser davantage le protocole HTTPS laissera néanmoins perdurer des lacunes importantes, si elle n’est pas mise en œuvre avec un système immunitaire informatique bien adapté, pour protéger les clés de cryptage et les certificats numériques. Avec l’intensification du cryptage, pour monter des attaques efficaces, les personnes mal intentionnées vont devoir utiliser le protocole HTTPS et soit créer de faux certificats, soit corrompre des certificats existants. Les agences fédérales, qui toutes s’orientent donc vers le « tout crypté », doivent par conséquent contrôler en premier lieu leur trafic entrant, pour détecter les menaces. A ce niveau, aucun trafic ne doit échapper au contrôle, car une fois intercalés, les cybercriminels peuvent se dissimuler pendant de longues périodes et ne pas du tout être repérés. Les agences doivent aussi s’armer pour pouvoir détecter toute utilisation malveillante de certificats falsifiés, compromis ou frauduleux sur internet, afin de stopper les attaques par usurpation (spoofing) et par interception (MITM).

     

  • E-commerce : comment exploiter tout le potentiel du SEO ?

     9 Astuces pour adapter le contenu de son site marchand

    Par Alexandre Loyer, Partnership & Key Account Manager France chez Trusted Shops

    1 – Communiquer sur les articles en rupture de stock 

    La disponibilité des produits au sein d’une boutique peut sensiblement varier si bien que certains d’entre eux peuvent temporairement ne plus être livrables. En cas de stock épuisé, la communication sur ces produits dépend du taux de nouvel achat et de la durée de la rupture du stock.

    Générer une nouvelle URL lorsque le produit est à nouveau disponible peut nuire aux effets de l’ancienne URL. Il y a en outre, différentes possibilités de gérer une rupture de stock :

    – si le stock du produit est durablement épuisé, il faut alors que ce soit visible avec le code d’erreur 404 indiquant que l’URL n’est plus disponible. Si un produit extrêmement similaire est livrable, il peut être relié à l’aide d’une redirection 301.

    – si le produit n’est pas livrable et qu’il n’y a pas de date de livraison concrète, alors il devrait au moins ne plus être relié à la boutique. Un message visible indiquant que le stock est épuisé doit apparaître sur la page produit et il est aussi possible de proposer une fonction d’alerte pour recevoir un message lorsqu’il est à nouveau disponible.

    – si le produit n’est pas livrable mais qu’il y a déjà une date de livraison concrète, sa présence dans la boutique fait sens. Il faut néanmoins indiquer clairement, dès les pages générales des catégories, que l’article est momentanément indisponible. Il n’y a rien de plus frustrant pour un visiteur que de cliquer sur un article intéressant et ne savoir qu’après qu’il n’est pas possible de le commander. Il peut y réagir en quittant rapidement la boutique en ligne.

    2 – Donner des noms clairs aux produits et catégories

    Utiliser le langage des consommateurs plutôt que son jargon spécialisé permet de faciliter les recherches produits pour le client.

    Les recherches mensuelles pour « Machine à laver » et « Lessiveuse-essoreuse » en sont un bon exemple. Alors que « Lessiveuse-essoreuse » est un terme technique, la plupart des clients parlent cependant de « Machine à laver ». Du point de vue du volume de recherches, il est alors plus judicieux de nommer la catégorie et les produits correspondants aux goûts et habitudes consommateurs.

    3 – Individualiser les descriptions

    Les textes de fabricants contiennent généralement des doublons. Plutôt qu’une copie simple, il est avisé d’y ajouter une touche personnelle qui corresponde au ton de la boutique (court retour d’expérience ou astuces d’utilisation par exemple).

    Compléter et actualiser régulièrement les textes des fiches produits est un signal positif envoyé aux moteurs de recherche démontrant de l’entretien du contenu des pages d’une boutique.

    4 – Photos des produits

    Tout comme avec les descriptions, il est facile de marquer des points avec ses propres photos.

    Cela individualise les produits et donne de meilleures chances d’être trouvé dans la recherche d’images. Les attributs « Alt » individuels et correspondant au produit sont ici une obligation.

    5 – Soigner les descriptions et les titres des pages

    Les titres et les descriptions des pages devraient être un paramètre fondamental pour chaque propriétaire de site Internet, mais elles sont néanmoins encore et toujours sous-estimées.

    Attention aux limites de caractères (55 env. pour un titre, 155 env. pour une description) et aux textes redondants. Il est également recommandé que le nom du produit ou de la catégorie, se trouve au début du titre de la page et qui peut se terminer par le nom de la boutique.

    Avec ces deux éléments, l’influence active sur le taux de clic des clients potentiels est réelle. Il ne suffit pas uniquement d’être trouvé. Ce n’est que lorsque l’internaute clique sur le résultat de recherche qu’il arrive dans la boutique escomptée. Et tout clic est pour Google enregistré comme un signal positif d’un utilisateur.

    6 – Avis sur les produits

    Outre les retours d’expérience irremplaçables pour aider les personnes intéressées dans leur achat, la note d’évaluation apparaît sous forme d’étoiles dans les résultats de recherche Google.

    Comme pour presque tous les Rich Snippets, davantage de visiteurs se rendent sur une boutique grâce à l’affichage des étoiles d’évaluation et à un taux de clic supérieur. Ce dernier envoi en plus un signal positif d’utilisateur à Google qui peut influencer en retour le classement d’une page.

    7 – Informations sur le produit

    Il est aussi possible de rendre les informations sur le produit comme sa dénomination, son prix, son image et sa disponibilité facilement interprétable pour les moteurs de recherche à l’aide de données structurées.

    Ces informations peuvent aussi être affichées au sein des résultats de recherche. Un avantage supplémentaire est que les données sont interprétées comme des produits véritables et sont ainsi particulièrement pertinentes pour des recherches transactionnelles.

    8 – Clarté et ergonomie

    Une recherche intelligente empêche les abandons précipités. Si une boutique en ligne est construite de telle manière que l’utilisateur trouve rapidement et sans problème ce qu’il cherche, alors cette information est transmise aux moteurs de recherche en tant que bonne durée de visite.

    Les visiteurs d’une boutique livrent un aperçu de leur comportement à Google qu’il n’est pas possible d’apercevoir complètement à l’aide d’une solution purement technique. Pour cela, il s’agit de faciliter la vie des visiteurs au maximum et d’offrir, en particulier pour une large gamme de produits, des possibilités de filtres et de classement intelligentes dans la boutique.

     9 – La vente additionnelle

    Trouver ce que l’on cherche est juste la première étape. Il est utile d’aiguiser l’intérêt des visiteurs pour d’autres produits qu’ils n’ont pas encore pris en compte concrètement dans leur recherche. Il peut s’agir de produits similaires ou supplémentaires comme des accessoires.

    Une vente additionnelle bien pensée aura un effet positif sur la durée de visite ainsi que sur les liens internes. Les liens créés ainsi sont extrêmement pertinents dans leurs thèmes et forment des groupes de mots-clés. Un autre effet positif est l’augmentation de la valeur moyenne du panier.

  • 2016 : l’année de la remise en question des organisations

    L’impact des Big Data et de l’analytique sur les entreprises en 2016

    Selon Laurent Bride, CTO de Talend 

    Talend, le leader mondial des logiciels d’intégration des Big Data, qui a fêté ses dix ans en 2015 , par la voix de Laurent Bride, son CTO, annonce ses prévisions pour 2016, qui estime qu’un certain nombre technologies émergentes et la multiplication des objets connectés devraient avoir un impact profond sur les entreprises

    L’analytique en temps réel occupera une place centrale

    De toutes les innovations technologiques émergentes, l’analyse des Big Data en temps réel sera clairement le principal facteur de changement en 2016. L’analyse rétrospective de données n’est plus une option pour les entreprises, qui doivent absolument pouvoir profiter d’informations exploitables dans l’immédiat, en particulier vu le rythme auquel évoluent les consommateurs comme le marché. Il est essentiel de disposer des informations personnalisées immédiatement !  De telles capacités d’intégration et de traitement de données sont désormais courantes. En 2016, les entreprises de toutes tailles et de tous les secteurs seront en mesure de saisir des opportunités précédemment inimaginables, comme d’améliorer la qualité des soins aux patients, d’accroître leurs récoltes à des fins d’alimentation ; et surtout, de prendre des décisions mieux informées. 

    De nouvelles menaces émergeront de zones imprévues, augmentant ainsi la nécessité de se focaliser sur les clients

    À l’heure de l’analyse en temps réel des Big Data, des opportunités jusqu’ici inaccessibles deviendront tangibles, et avec elles apparaîtront également de nouveaux challenges. Des menaces de premier ordre vont se manifester par le biais de la concurrence, les plus critiques pouvant d’ailleurs provenir d’entreprises de secteurs totalement différents. Ainsi, des organisations qui n’avaient auparavant aucun lien entre elles pourront venir concurrencer d’autres secteurs et grignoter les parts de marché des acteurs traditionnels. 2015 a été sans aucun doute l’année de « l’ubérisation » qui a eu un effet d’électrochoc sur les marchés. La transformation numérique, au cœur duquel se situe la gestion des Big Data, en est également une des conséquences. Non seulement l’arrivée d’acteurs plus agiles constituent un défi mais aussi les stratégies enclenchées par les grandes entreprise : l’exemple du rachat de Groupama Banque par Orange en est la parfaite illustration. Les organisations doivent donc être en mesure d’analyser des données, d’anticiper les menaces émergentes et de concevoir des méthodes afin non seulement de les neutraliser, mais aussi de réévaluer et redynamiser leurs processus d’engagement client pour s’assurer de leur fidélité. 

    Pendant des années, les entreprises ont cherché à axer leurs activités sur leurs clients. Cependant, la plupart de ces clients ne voient jamais le résultat de ces investissements. À l’heure où l’on peut désormais traiter des Big Data en temps réel et en matière d’expérience client, les entreprises ne peuvent plus rester sur leurs acquis. Avec l’arrivée de nouvelles technologies d’analyse des Big Data en temps réel, de plus en plus d’entreprises seront en mesure d’avoir un impact sur l’expérience client au bon endroit et au moment opportun. Elles pourront tirer parti des technologies à leur disposition afin de fournir des informations personnalisées, des avantages et des services enrichissant l’expérience client. Toute entreprise devrait s’efforcer de traiter chacun de ses clients comme une célébrité, et avec l’utilisation des Big Data en temps réel, les clients remarqueront pour la première fois la différence. 

     La rotation des DSI va s’accélérer 

    L’écart entre les DSI « fournisseurs de services » et DSI traditionnels va considérablement se creuser en 2016. Les pionniers de la migration vers le Cloud et les Big Data passeront du pilotage des activités à la production, et génèreront des connaissances d’une valeur sans précédent pour les métiers. Les autres seront exposés et évincés tandis que leur entreprise se fera distancer par la concurrence. Les organisations ayant déjà conçu leur plateforme d’intégration des Big Data partiront avec une avance considérable dans la course aux Big Data en 2016. Avec l’avènement de Spark et de Spark Streaming, elles devront exploiter pleinement le potentiel de leurs investissements visant à créer des « lakes » et des « data warehouses » sur Hadoop. Les pionniers de l’exploitation des Big Data récolteront les fruits de leurs investissements en 2016, et l’écart entre DSI à succès et perdants va considérablement s’agrandir. 

    Dans ce contexte, la demande en matière de DSI talentueux et de nouvelles compétences va augmenter, ce qui donnera lieu à une réorganisation des structures mais aussi déboucheront à de nouvelles formes de collaboration. Lors de la conférence Talend Connect, les organisations exemplaires abordant l’année 2016 en étant à l’avant-garde en matière d’intégration innovante de données, ont été mises à l’honneur. Ces leaders ont en effet introduit de nouvelles méthodes permettant de transformer des volumes croissants de données en des informations décisionnelles, profitant ainsi à leur entreprise et souvent aussi à la population en général. Heureusement pour ceux qui s’estiment aujourd’hui dans une situation difficile, des technologies d’intégration de données existent afin de simplifier le déploiement rapide des fonctionnalités de Spark (dans la mesure où il est encore temps de rattraper la concurrence).

    Les entreprises vont se réorganiser 

    L’avènement des Big Data oblige les entreprises à revoir leur structure organisationnelle. Leur analyse en temps réel remet en question les meilleures pratiques et structures traditionnelles des entreprises, et l’opposition habituelle entre équipes métiers et informatiques va laisser place à une nouvelle dynamique : « équipes métiers + équipes informatiques = puissance d’innovation ». Les entreprises à succès seront celles qui sauront faire collaborer et réussir leurs équipes métiers et informatiques. 

    Des centres d’innovation composés d’équipes transverses doivent être créés et dirigés par des PDG, DSI, directeurs des services numériques et directeurs des technologies de marketing travaillant ensemble afin de fusionner leurs compétences. Ces équipes de choc focalisées sur l’acquisition de connaissances seront ainsi en mesure de transformer des informations en revenus et de pénétrer de nouveaux marchés auparavant inaccessibles, tout en restant en conformité vis-à-vis des réglementations en matière de sécurité et de confidentialité. Pour passer la seconde en matière d’analyse des Big Data en temps réel et faire de 2016 une année à succès pour les organisations. Dès lors, il est crucial d’abattre les murs cloisonnant et créant des silos au sein de votre entreprise. 

    2016 sera l’année de la remise en question tant des modèles économiques, de la structure même des organisations, de l’innovation que celle de la révolution des objets connectés. Les bouleversements seront de taille ainsi que les interactions croisées se multiplieront et les Big Data seront au centre des préoccupations pour relever les défis !

     

  • Finance participative, blockchain … les FinTech, entre espoir et inquiétude

    Du crowdfunding au crowdlending

    Par Serge ROUANET, dirigeant de PrêtStory

    Avec les nouvelles technologies, l’économie dans son ensemble subit de plein fouet une véritable révolution.
    Le mot « Uberiser » s’apprête à rentrer dans le Larousse, c’est pour dire ! Et la finance n’est pas épargnée.
    Force est de constater que la tendance est au circuit court. Et donc que l’intermédiation en général est bien souvent malmenée. La France, devant la généralisation du phénomène à travers le monde, n’a pas d’autres choix que de prendre le train en marche. Tiraillée entre conservatisme et innovation, nul doute qu’elle va devoir s’adapter à ce qui s’annonce comme un grand chamboulement économique. Et si elle entend promouvoir sa fameuse French Tech aux quatre coins de la planète, elle ne pourra s’affranchir d’un certain remodelage économique.  Qui devra aussi s’appliquer à la finance dans son ensemble …

     Rompre avec les monopoles pour embrasser l’économie moderne

    Coller à l’évolution technologique et à l’économie moderne, c’est devoir renoncer à certains modèles et rompre avec les monopoles.

    La finance participative, notamment, est un parfait exemple de cette disruption des codes, puisqu’elle court-circuite les banques et permet aux citoyens de décider eux-mêmes de l’emploi de leur épargne et de leurs placements. En 2014, la règlementation française a ouvert une brèche. Mais d’autres dérogations se dessinent et la seule inconnue reste le temps. Concilier libéralisme et règlementation, le dilemme est posé. Reste à savoir où seront les jalons, mais nul doute que déjà, la finance et ses rouages ont changé de braquet.
    Changement de rythme, nouveaux usages, diversification des outils, les FinTech préfigurent un nouveau paradigme.


    Du crowdfunding au crowdlending
    .

    Si, à l’origine, les plateformes de crowdfunding se sont avérées être efficaces pour contribuer à l’avènement de projets utiles à des communautés ou à des causes, bien vite, nous avons pu constater que la philanthropie ou le mécénat, à eux seuls, ne suffisaient pas à faire émerger et propulser des projets aux intérêts privés. Le  crowdequity  ou le crowdlending ont répondu à la question. Et l’on constate aujourd’hui que la notion d’investissement tend inexorablement à prendre l’ascendant sur les autres formes de contribution. Pour preuve, en 2015, sur les plateformes spécialisées, le montant correspondant aux prêts rémunérés est presque 4 fois plus important que celui des dons.  Les plateformes de prêt participatif ont donc le vent en poupe ! Et ce n’est que le début si l’on en croit les prévisions des spécialistes du crowdfunding regroupés au sein d’une association homonyme.

    La nouvelle révolution : le blockchain

    Cependant alors que ces modes de financement commencent tout juste à être connus du grand public que déjà une autre révolution s’annonce : le blockchain.

    Mais qu’est-ce donc ? Ce terme à lui seul résume la dématérialisation, la décentralisation et l’authentification de tout ce qui peut s’échanger ou se monétiser.  Cela concerne des devises, à l’instar du bitcoin, la plus connue, mais aussi des contrats, et tous les actifs dans leur grand ensemble. On va jusqu’à dire que c’est une technologie à même de remplacer les institutions financières ! On imagine aisément l’inquiétude de ces dernières qui voient donc le Blockchain comme la lame de fond qui risquerait de tout emporter, des institutions aux corporations en passant par la gouvernance au sens large.
    Le blockchain fascine et inquiète à la fois. Toujours est-il que les institutions  ont pris conscience du potentiel danger que le Blockchain représente à court terme, puisqu’elles ont déployé des cohortes de moyens techniques et humains pour appréhender cette technologie disruptive, qui menace leur hégémonie. Quelles seraient en effet les raisons de penser qu’elles auront toujours une quelconque utilité si une technologie comme le Blockchain apporte toutes les solutions au public ?

    La réponse se résume en un mot : l’expertise.  En effet, si la technologie, et plus précisément les FinTech, semblent, à terme, court-circuiter l’intermédiation dans ses grandes lignes, en créant des outils spécifiques pour traiter de pair à pair, l’expertise et le conseil seront davantage exploités et mis en exergue. Et ainsi valorisés. Ce qui nous autorise à penser que cela obligera les experts à tendre vers l’excellence.

    Dans le crowdlending par exemple, c’est au niveau du choix des projets à financer, de leur appréciation et de leur sélection, que se fera la valorisation des plateformes. Ce qui rassurera les particuliers pour investir plus sereinement leur épargne dans un placement très concurrentiel. 

  • Le Procure-to-Pay : quelles pratiques adopter pour optimiser la réussite de son projet ?

    Qualiac livre les étapes  clés dans la mise en place d’un Procure-to-Pay performant

    Le sujet des bonnes pratiques en matière de Procure-to-Pay est un sujet au cœur des préoccupations des entreprises car il impacte quasiment toute l’économie.

    C’est en effet un nouvel enjeu pour le secteur public qui se rapproche du privé en matière de planification de la dépense dans des budgets contraints. La réorganisation de l’Etat induit des mutations au sein des opérateurs nationaux : la fonction achat est créée, l’organisation revue, les systèmes d’information optimisés, les budgets contrôlés.

    Au sein du secteur privé, en particulier pour les groupes, la fonction achat est désormais plus en place : les entreprises se sont dotées de professionnels des achats qui ont mis en place des process qualité optimisant le sourcing et le référencement fournisseur. Il s’agit dès lors pour ces groupes d’organiser les approvisionnements dans des structures multi-sites et de mettre en place le système d’information P2P adéquat.

    les étapes clés dans la mise en place d’un Procure-to-Pay performant :

     1.   Anticiper une organisation interne et les objectifs précis d’un P2P

    Les fournisseurs référencés, les contrats cadres mis au point, il convient de définir la manière dont vont s’effectuer les approvisionnements afin de garantir la bonne maille de suivi budgétaire, le meilleur coût d’approvisionnement, la capacité d’évaluer la performance fournisseur.

    L’aide d’un conseil externe permettra aux acteurs de l’entreprise de se voir proposer des schémas personnalisés et de pouvoir en tirer de bonnes pratiques.

    2.   Faire évoluer l’outil en place pour répondre à de nouvelles attentes

    Le schéma de réorganisation induit des caractéristiques fonctionnelles ou technologiques du système d’information : approche par processus, dématérialisation, contrôle budgétaire, mobilité, pilotage de la performance, sécurisation de l’information, focus sur des opérations à valeur ajoutée… Atteindre l’objectif « métier » nécessite très souvent de faire évoluer le système d’information, éventuellement via l’acquisition d’une nouvelle solution de gestion.

    3.   Une mise en œuvre sur-mesure pour une expérience utilisateur optimum

    Le projet de mise en œuvre du système d’information doit alors respecter les bonnes pratiques : avoir les idées claires sur la cible, détacher les ressources internes suffisantes pour mener à bien le projet, penser utilisateur final. Ce dernier point est capital. En effet, un système P2P est performant quand l’intégralité des acteurs du processus utilise l’outil sans retenue, tout en indiquant l’exhaustivité des informations qui, in fine, servent le pilotage pour la prise de décision. Le système doit donc être « centré utilisateur final », avec une ergonomie adaptée à chaque profil, dans une technologie proposant à la fois sédentarité et mobilité. Il doit également permettre aux managers achats de pouvoir prendre la bonne décision au bon moment en proposant à ces derniers l’entière capacité d’analyser la performance de l’organisation interne ou bien celle des fournisseurs pour mieux préparer les négociations.

  • Industrie automobile 2016 : le digital bouleverse les priorités

    Comment passer d’un business model centré sur le produit à un business model centré sur le client ?

    Selon la 17ème édition de l’étude internationale de KPMG sur le secteur automobile

    ·       8 dirigeants du secteur sur 10 estiment que leur business model va changer d’ici 5 ans.

    ·       Les dirigeants de l’industrie automobile et les consommateurs considèrent que le digital est désormais la priorité numéro 1 du secteur pour 2025.

     

    Les grandes tendances de l’industrie automobile bouleversées

    Parmi les enjeux de l’industrie automobile, les enjeux liés au véhicule connecté et à la digitalisation prennent pour la première fois la tête du classement des priorités futures identifiées pour le secteur (10ème en 2015). Pour 4 dirigeants sur 10, le big data et les données utilisateurs occupent une place désormais considérable dans leur industrie. En France, 65 % des dirigeants considèrent l’enjeu du big data comme extrêmement important pour le secteur automobile.

    Les nouveaux systèmes électriques se distinguent largement dans le classement 2016 : les véhicules hybrides arrivent en 2ème position (49,5 %) et les véhicules 100 % batterie passent quant à eux de la 9ème à la 3ème place (46,5 %).

    Malgré les difficultés actuelles, le développement dans les marchés en croissance reste important (4ème position). Après la Chine, des pays comme la Thaïlande (48 %), l’Afrique du Sud (46 %), l’Indonésie (43 %) et la Turquie (40 %) font figure de nouvelles terres de conquête pour les dirigeants de l’industrie automobile.

    Vers un nouveau business model : la transformation de la relation client à l’ère du big data

    Les constructeurs traditionnels font aujourd’hui face à la concurrence accrue des entreprises technologiques pour la maîtrise de la relation client. Pour répondre aux futurs besoins des clients dans un monde de plus en plus digitalisé, le business model des industries automobiles traditionnelles doit évoluer d’un modèle centré sur le produit vers un modèle désormais centré sur le client. Pour 20 % des dirigeants, la plupart issus des marchés émergents, il est même probable que les grands constructeurs d’aujourd’hui deviendront les sous-traitants de géants comme Google ou Apple d’ici à 2025.

    Pour renforcer leur valeur ajoutée, les constructeurs devront développer les services qui permettent de conserver la relation client. Seuls 33 % des dirigeants interrogés pensent que les constructeurs sauront conserver cette relation client, contre 75 % en 2015. La perception de la capacité des entreprises technologiques à changer la donne progresse de 18 points.

    Toutefois, l’enjeu diffère selon le type de constructeur automobile :

    • Les constructeurs low cost sont potentiellement moins impactés par cette rupture technologique. A moyen terme, leur business model est le moins susceptible de changer, dans des marchés peu matures, qui offrent encore un fort potentiel de développement. Ils se différencient par leur capacité à offrir un coût de revient compétitif.
    • Les constructeurs grand public sont plus impactés dans ce contexte. Il leur est plus difficile de se différencier et les clients sont moins fidèles à leur marque qu’à celle des constructeurs premium. Ils ont plus de risque de perdre la relation avec leurs clients, au détriment des nouveaux acteurs innovants.
    • Les constructeurs premium sont également impactés, mais ils sont plus à même de profiter de leur image de marque pour y faire face.

     Un nouveau paradigme environnemental

    Dans la pratique, l’utilisation de véhicules hybrides ou 100 % électriques ne constitue pas une priorité en soi pour le consommateur, tandis que l’industrie y investit largement, dans un souci de répondre aux exigences législatives qui se multiplient. En France, 70 % des dirigeants considèrent les investissements dans les véhicules hybrides comme une priorité.

    « L’industrie automobile vit un changement en profondeur. On peut même parler d’un « compte à rebours » qui s’enclenche » estime Laurent des Places, Associé KPMG responsable du secteur automobile en France. « Cette année, nous remarquons une montée en puissance de tendances que nous observons graduellement depuis quelques années. Mais l’évolution des technologies toujours plus rapide, et la place toujours plus importante que prend la législation environnementale – ce que nous avons fortement ressenti en fin d’année 2015 dans le contexte de la COP 21 – a bousculé cette donne. Nous devons maintenant voir si cette rupture va effectivement se concrétiser sur le long terme ».

     

     

  • Telcos et FAI sont ils vraiment à l’abri des hackers ?

    Les opérateurs telcos & FAI : des cibles de choix pour les hackers

    Par Hervé DHELIN, EfficientIP

    Alors que le nombre de clients et d’objets connectés ne cesse de croître, les opérateurs de télécommunications et fournisseurs d’accès Internet (ISP) doivent plus que jamais assurer le service au client tout en protégeant leur système d’information des attaques informatiques. Ces entreprises doivent toujours fournir des services disponibles et très rapides à leurs clients, même lorsqu’ils sont sous une attaque de type DDoS. Cela suppose de posséder une infrastructure performante et sécurisée prenant en charge de nouvelles charges de travail et des applications comme la téléphonie mobile, le BYOD (Bring Your Own Device) et l’Internet des objets.
    Mais parviennent-ils à répondre à ces attentes ? Quelles sont leurs méthodes ?

    Un système de protection non adapté face à une croissance du trafic et des menaces

    On pourrait croire que les opérateurs et FAI sont les entreprises les plus averties et conscientes des enjeux liés à la sécurité de leurs serveurs DNS. Or, l’expérience montre que lors d’une attaque les systèmes de sécurité traditionnels qu’ils utilisent ne sont pas ou plus adaptés aux nouvelles menaces.
    L’approche traditionnelle des FAI consiste à empiler les serveurs et les équilibreurs de charge pour soutenir l’augmentation du trafic, même s’ils ne connaissent pas vraiment le profil du trafic et ignorent pourquoi il augmente. Les solutions de sécurité DNS traditionnellement utilisées fonctionnent à “l’aveugle” et ne sont pas en mesure de comprendre ce qu’est réellment le profil de trafic sur ces serveurs. Les applications actuelles sont toutes basées sur le protocole IP et si un serveur DNS ne répond pas avec la performance attendue ou si elle est trop faible, toutes les applications seront inaccessibles ! Une cyberattaque a donc un impact négatif très rapide et directe sur l’entreprise, ses utilisateurs et ses clients. Les entreprises de télécommunication et les FAI se rendent compte que la faible sécurité DNS dégrade Internet et la disponibilité mais n’ont pas la bonne visibilité pour comprendre et gérer cette infrastructure.

    Une sécurité DNS mal gérée pour les telcos

    De nombreux opérateurs de télécommunications et fournisseurs de services Internet pensent que le blocage du trafic est LA solution aux problèmes de DNS. Malheureusement, les attaques sont de plus en plus sophistiquées et il est de plus en plus difficile de comprendre le modèle, la source ou la cible d’attaque. Toutefois, bloquer simplement le trafic peut conduire à bloquer  celui d’un client important, d’une société ou même un pays si l’information nécessaire à la bonne prise de décison n’est pas disponible.
    Les récentes attaques sur Rackspace ou DNS Simple ont démontré la limite des solutions de sécurité classique et DDoS, pour protéger les services DNS. L’attaque DDoS du fournisseur de services Rackspace a paralysé ses serveurs DNS pendant 11 heures. Pour faire face à cette attaque, l’entreprise a bloqué le trafic qu’il pensait être à l’origine de l’attaque, malheureusement ils ont admis avoir bloqué aussi du trafic légitime venant de leurs clients. Le même mois, DNSimple fait face une attaque similaire et décide finalement de désactiver le mécanisme de sécurité DDoS du DNS pour retrouver un service normal de résolution de noms.
    Dans les deux cas, les entreprises ont pris des mesures radicales qui prouvent que les solutions actuelles ne sont pas adaptées aux problématiques des services DNS et que les entreprises restent vulnérables.
    Des attaques aux conséquences lourdes … 
    La sécurité du DNS est mal gérée dans de nombreuses organisations informatiques et l’écosystème de la menace est apte à lancer des attaques où le serveur DNS peut être la cible ou un vecteur pouvant entraîner :
    – Échec ou lenteur de l’accès à des sites Web et des applications
    – Reroutage du trafic Web vers des sites Web non-autorisés et potentiellement criminelles entrainant des vols de données, une fraude d’identité, …
    Au-delà de ces dommages, les entreprises de télécommunications investissent énormément dans leur infrastructure (pare-feu, load-balancer, monitoring…) pour faire face aux cyberattaques. Or, ce genre d’administration et de dépenses peuvent paraitre excessives quand ces solutions ne savent pas exactement ce qui se passe. Quand on ne peut pas voir la source d’une attaque, y répondre s’avère risqué .
    … mais contournables
    Un fait important : 95% du trafic se focalise sur un minimum de nom de domaines souvent demandés (Ex : google, Facebook, sites d’informations,…). Partant de ce constat, la priorité est d’être réactif pour assurer un accès à ses utilisateurs, quel que soit le cas de figure. On a pu mesurer qu’en moins de cinq minutes, un opérateur peut perdre l’accès à ces 95% de trafic ; un timing limité pour prendre conscience de l’attaque et prendre une décision pour la contrer efficacement.
    Heureusement, certains fournisseurs et éditeurs de solutions de sécurité DNS ont développé des technologies pour voir l’attaque de l’intérieur, ils peuvent donc effectuer une analyse plus fine ; une analyse qui permet de proposer une sécurité adaptative ou graduelle. Dans les cas extrêmes, la solution consiste à ne plus répondre qu’avec les données en cache et refuser les requêtes inconnues. C’est 95% du trafic qui est ainsi traité, ce qui constitue une bonne alternative et permet de gagner du temps pour répondre à la menace.
    Serait-ce la solution miracle pour limiter l’impact d’une attaque ? Il serait alors possible de mettre à la corbeille les multitudes de pare-feu, serveurs et autres équilibreurs de charge, coûteux en terme de gestion et pesant lourd dans le budget des entreprises de télécommunication.
  • Budgets informatiques : croissance modérée selon Forrester

    Croissance modérée dans les budgets informatiques

    Forrester ne prévoit ni une explosion ni une chute des dépenses informatiques mondiales en 2016, mais plutôt une croissance modérée. Elles devraient atteindre 2,9 billions de dollars, soit une augmentation de 4,5% à taux de change constants ou en monnaie locale. Ces chiffres, en ligne avec la croissance de 4‑5%, sont en deçà des prévisions Forrester d’août 2015, qui tablaient sur une augmentation de 5,6%. Cette baisse est due à une croissance moindre en Europe, au Brésil, en Chine ainsi qu’au Moyen Orient.

    Au niveau des pays, les USA se positionnent toujours comme le premier marché mondial et la Chine au deuxième rang avec des dépenses 5 fois inférieures. Le Japon arrive en troisième position, juste avant le Royaume-Uni. L’Allemagne et la France conservent les cinquième et sixième rangs (cf. figure ci-dessous)

     

     

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    Pour la première fois,  Forrester inclut dans ses prévisions les services télécoms, qui constituent le segment le plus important du marché informatique. Les logiciels arrivent en deuxième position, grâce au cloud et à l’analytics. Les entreprises vont concentrer leurs dépenses dans la Business Technology (BT), à savoir les technologies, systèmes et processus qui permettent d’acquérir, satisfaire  et de fidéliser les clients. Dans l’ensemble, l’agenda BT va totaliser plus de la moitié des investissements consacrés aux nouveaux projets et plus du quart des dépenses informatiques globales en 2016 et 2017.

  • Tous les chiffres à connaitre sur l’IOT dans le cadre du Salon IoT World

    Dans le Cadre de la Première Edition du Salon IoT World qui se tiendra à  Paris Expo Porte de Versailles les 23 & 24 Mars 2016, le cabinet PAC  a réalisé l’étude  «  IoT & services connectés : le rendez-vous crucial que l’Industrie ne peut manquer ! »

    Le marché de l’Internet des objets ou «Internet of Things » connait une véritable explosion, tant auprès des particuliers que des entreprises, et ce quelles que soient leurs tailles, de la PME à la multinationale : pour répondre à une forte demande sur ce secteur, IoT World – organisé par Cherche Midi Expo/Groupe Solutions – a été conçu pour être l’événement annuel de ce marché, fait d’échanges, de partage d’information et de business entre les différents intervenants, fabricants d’objets connectés, développeurs, opérateurs télécoms, hébergeurs, intégrateurs,… Cette info presse confirme que la révolution IoT est en marche.. Le Salon IoT Word permettra aux visiteurs professionnels de trouver les solutions « business » pour leurs entreprises.

    Le marché de l’IoT promu à un bel avenir : le marché mondial devrait peser 1,7 Milliard de $ en 2020

    Cisco prévoit que d’ici 2020, 50 milliards « d’objets » pourraient être connectés à Internet, alors que les chercheurs de Gartner ou de Strategy Analytics ont proposé des chiffres allant de 26 milliards à 33 milliards. Les prévisions de vente sont également impressionnantes : Yole Développement estime que le marché mondial pourrait atteindre 400 milliards de dollars d’ici 2024.

    Selon le cabinet IDC, le marché de l’Internet des objets devrait peser 1,7 milliard de dollars en 2020, soit une croissance annuelle moyenne de 17%. 

    Toujours selon IDC, le marché est en effervescence. En 2020, son volume d’affaires global sera évalué à 1’700 milliards de dollars (1,7 billion), contre 655,8 milliards de $ en 2014, soit une croissance moyenne de 17%/an. si l’on se fie aux récentes prédictions du cabinet IDC. En 2020, les modules et capteurs connectés (hors tablettes et smartphones), représenteront à eux seuls près d’un tiers du volume d’affaires de ce marché. Les plateformes dédiées à l’internet des objets s’octroieront également une large part du gâteau.

    38 milliards d’objets connectés en 2020

    Selon Juniper Research, le nombre d’objets connectés avoisinera les 38,5 milliards en 2020, contre 13,4 milliards en 2015: une hausse de plus de 285%.

    60% des objets connectés seront achetés et utilisés en entreprise selon Deloitte

    Selon les prédictions du cabinet de conseil et d’audit Deloitte, près d’un milliard d’objets connectés supplémentaires devraient être achetés en 2015 et ce sont les entreprises qui généreront 60% des bénéfices économiques de ce marché.

    Par conséquent, Deloitte estime que 90% des revenus issus des services créés pour l’internet des objets seront générés par les entreprises et non par les particuliers. Le cabinet estime qu’à terme, 60% des objets connectés sans-fil seront achetés, payés et utilisés par des entreprises (en terme de volume).

    Le développement des projets liés aux objets connectés

    Selon une étude Markess International Les pratiques liées aux objets connectés commencent à émerger dans les entreprises les plus matures. Plus de 30% des décideurs interrogés indiquent avoir mené ou avoir en cours des projets sur ces sujets, avec des échéances qui se précisent (d’ici à 2017).

    Le marché de l’IOT : un fort impact économique à l’horizon 2025

    Un nouveau rapport du McKinsey Global Institute a analysé plus de 150 cas d’utilisations de l’IOT , allant des personnes utilisant des matériels de santé et de bien être aux fabricants utilisant des capteurs pour optimiser la maintenance des équipements et pour protéger la sécurité des travailleurs . Cette analyse portant sur les applications IOT prévoit que ce marché passerait de $ 3,9 trillions de $ 11,1 trillions par an d’ici 2025.

    L’IoT devrait booster de nombreux secteurs en difficulté

    Entre les secteurs Textile, Automobile ou encore des biens de grande consommation, l’IoT devrait redresser les chiffres des ventes parfois en berne depuis plusieurs années. On estime ainsi à 420 millions le nombre de voitures connectées en circulation d’ici 3 ans et à 19 millions le nombre de vêtements connectés rien que cette année, à l’instar du Jean connecté de Kaporal et Buzcard !

    Et pour pourvoir au développement de ces secteurs, l’ioT devrait être également source d’emplois puisque rien que sur l’année 2014, 1,7 million de développeurs ont travaillé en totalité ou en partie sur des projets liés à l’Internet des objets.

     Protection des données et objets utiles

    La santé et l’énergie devraient être les 2 secteurs les plus impactés par l’internet des objets d’ici 10 ans. On estime ainsi aujourd’hui à 80% le nombre d’objets connectés présentant des failles de sécurité, soit 4 milliards d’appareils…

    Impact des objets connectés sur la consommation électrique

    Les conclusions d’un rapport de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) daté du 2 juillet relève un gaspillage massif d’énergie et d’argent :«  La demande d’électricité de nos économies de plus en plus numériques se développe à un rythme alarmant ». En effet, 14 milliards d’appareils connectés sont désormais en circulation et omniprésents dans nos vies.

    La tendance semble durable : en 2020, on estime que les objets connectés seront au moins 50 milliards et dans 6 ans, les objets connectés généreront une valeur ajoutée totale de 8.900 milliards de dollars.