Catégorie : réglementation

  • One To Monaco eCommerce- Retail 2025 : les Temps Forts

    One to One Monaco : pour un retour aux fondamentaux du commerce 

     » Entre pression économique, obligations écologiques et instabilité géopolitique, le marché est sous tension et il va le rester. La conséquence pour les acteurs du commerce est une obligation de résultats et d’efficacité.
    Face à un consommateur qui ressemble plus à un expert qu’à un client, l’offre doit être claire et le parcours impeccable » explique Sonia Mamin Po–usset, Directrice Evènements One To One Retail ECommerce. Le ton est donné.

    Retour sur les temps forts que j’ai retenus lors de cet évènement  :

    👉les chiffres clés du eCommerce par La Fevad
    👉 Retour d’experience de l’IA avec LeBonCoin
    👉 Verbatims des intervenants lors des keynotes et des Masterclass 
    👉 Les startups à suivre 

    1- Les Chiffres Clés du eCommerce 

    Pour la 14ème année consécutive, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) publie les résultats issus de son enquête sur le moral des e-commerçants français et européens. Cette étude, réalisée par Toluna–Harris Interactive pour la Fevad et LSA, auprès de 114 dirigeants de sites de e-commerce en France et de 113 dirigeants européens (Belgique, Italie, Allemagne et Espagne) marque un début de retournement par rapport à 2024.
    Retour sur la keynote d’ouverture avec Marc Lolivier, Délégué Général de la FEVAD 

    Plus optimistes qu’en 2024, les e-commerçants considèrent que leur secteur va croître en 2025

    Plus de deux dirigeants interrogés sur trois abordent 2025 dans un état d’esprit stable ou positif et la part de ceux qui se déclarent plus optimistes que pessimistes l’emporte nettement : 34% contre 25% en France et 43% contre 24% à l’échelle européenne. Ce revirement est nourri par une perception positive de la croissance du e-commerce en 2025.
    Ainsi, en France, 38% des dirigeants (+10 points en un an) estiment que le marché sera plus porteur et ils sont encore plus nombreux à partager cette vision à l’échelle européenne (41%, + 9 points).

    Avec des perspectives de meilleurs résultats financiers en 2025, les entreprises du e-commerce prévoient d’investir, notamment à l’international

    S’agissant de leur propre situation, l’optimisme est encore plus marqué chez les e-commerçants; près de 6 sur 10 envisagent une croissance du chiffre d’affaires de leur entreprise en 2025. Cette tendance est davantage marquée en France (64%, + 6 points en un an). Un dirigeant sur 10 s’attend même à une forte croissance cette année. Logiquement, les e-commerçants prévoient une amélioration de leur performance financière en 2025 et une croissance de la marge nette.

    Parmi les investissements, sans surprise , l’IA Générative avec 69 % en France, et les conditions de paiement Buy now Pay later .

    Les grandes tendances qui se dégagent en 2025 : 

    > La déconsommation
    63 % Des participants que le comportement vis à vis de la déconsommation devrait s’accentuer, Son objectif est de diminuer l’impact environnemental.

    > L’engouement pour la seconde main et la revente sur Internet
    Parmi les phénomènes de consommation qui s’installent, les achats de seconde main auxquels ont recours une large majorité des consommateurs en ligne. Ils constituent constituent un choix avant tout économique.

    > La montée en puissance des retailers asiatiques avec Shein et TEMU qui séduisent toujours plus de clients grâce à leurs prix cassés et leur intense marketing. Emblèmes de la surconsommation, les deux enseignes séduisent de plus en plus les clients à la recherche de bonnes affaires, au point de figurer largement en tête des enseignes dans lesquelles les Français ont le plus augmenté leurs dépenses en 2024.

    > Autre grande tendance : la cybersécurité 

    Les dirigeants restent très vigialnts. Les cyberattaques constituent un de leur plus gros risque. Une majorité écrasante estime que les tentatives de cyber-attaques devraient augmenter au cours de l’année. Face à cette menace, plus de 9 entreprises sur 10 ont ainsi renforcé leur politique protection au cours des derniers mois.

    Retour d’xperience de l’IA avec LeBonCoin

    « Comment l’intelligence artificielle a permis à la plateforme de faciliter le quotidien des français » Antoine Jouteau, CEO LebonCoin

    L’obsession de son dirigeant ? La simplicité, le pragmatisme et l’efficacité de sa plateforme.

    Pour rappel LeBonCoin c’est :
    . 1 million/ jour de transactions
    . 17 millions de français inscrits
    . 84 Millions d’annonces en ligne

    L’IA est utilisée pour les équipes informatiques dans le cadre d’automatisation :
    . 5000 tests de compatibilité 
    . 400 mises à jour / jour 

    Parmi les cas d’usage : Le dépôt automatique de l’annonce. Désormais, les utilisateurs peuvent utiliser l’IA mise à disposition sur l’application pour générer facilement et rapidement le descriptif de leur annonce, à partir d’une photo et d’un titre. Ainsi,si elle est utilisée, l’IA génèrera :

    • les caractéristiques du bien dans un texte détaillé
    • le prix pertinent suggéré en fonction du prix d’annonces similaires
    • les modes et poids de livraison recommandés

     

    Verbatims des intervenants lors des keynotes et masterclass

     » Avec l’IA, le client est lui aussi de plus en plus intelligent. Il sait parfois mieux que nous, ce qu’il recherche et est capable de s’informer sur tous les aspects des produits. » Lisa Nakam, directrice générale associée de Jonak.

    « IA et RSE ne s’opposent pas. L’IA est un outil. LA RSE, un sujet de fond. La RSE bénéficie des innovations IA. «  Lisa Nakam, directrice générale associée de Jonak.

    « L’IA prend tout sons sens quand elle est utilisée au service du quotidien des Français » Antoine Jouteau PDG LeBonCoin

    « Il faut assumer d’être populaire. L’IA est aussi une position assumée pour améliorer notre service »  Antoine Jouteau PDG LeBonCoin

     » Après plusieurs années d’innovations majeures, notamment avec l’IA, nous entrons dans une phase où l’innovation doit être mise au service de l’essentiel. » Sonia Mamin, Directrice du One to One Monaco

     » Pour répondre aux expériences clients toujours plus personnalisées, nous utilisons l’IA mais c’est essentiel d’en garder le contrôle.  » Corentin Dupouy Automotive Global Brand

     » L’optimise des eCommerçants Français ?  je dirais que nous gardons le panache, voir une certaine arrogance face à l’environnement incertain » Marc Lolivier, DG de la FEVAD

    Les startups à suivre 

    Le Village Startups réunissait 21 startups innovantes .
    Ces jeunes entreprises ont été sélectionnées pour leur capacité à répondre aux défis actuels du retail et de l’e-commerce, notamment en matière d’expérience client, d’acquisition, de fidélisation, de paiements, de gestion et sécurisation des données, de traçabilité, de RSE, d’IA et de big data.

    Voici la liste des startups sélectionnées :

    Parmi elles, j’ai retenu deux d’entre elles : Klark et Reutec cette dernière avec OPOPOP ont particulièrement retenu mon attention pour leur potentiel de croissance et leur engagement écologique.

    KLARK
    👉 Pitch : optimiser les délais de réponses dans les centres de contacts
    👉Solution : #IA générative
    👉Chiffre clé : 1 million de problèmes résolus en 2024

    REUTEC 
    👉 Pitch : Le colis réutilisable adapté à votre logistique
    👉Solution : Les clients utilisent les colis réutilisables des e-commerçants ! Après réception, ils le replient et le déposent en boîte aux lettres jaune La Poste sans rien payer.
    👉Chiffre clé : 1,7milliards de colis à usage unique

     

  • Pourquoi l’éthique de l’IA est un enjeu majeur?

    L’IA et la conformité IT : un duo indispensable pour une entreprise innovante

    Selon Antony Derbes, Président d’Open Lake Technology,

    Dans un monde de plus en plus dominé par les données, la gestion de l’information est devenue une priorité absolue pour les entreprises. L’intelligence artificielle (IA) s’est imposée comme un levier incontournable pour exploiter ces données à grande échelle.

    Cependant, alors que l’IA ouvre des horizons sans précédent, elle apporte également son lot de défis, notamment en matière de conformité IT.

    L’IA : une révolution aux implications juridiques

     L’IA transforme la manière dont les entreprises fonctionnent, en optimisant les processus, en augmentant la productivité et en ouvrant la voie à l’innovation. Toutefois, cette technologie soulève des questions fondamentales en termes de protection des données, d’éthique et de respect des réglementations en vigueur.

    Avec l’avènement de la Réglementation Générale sur la Protection des Données (RGPD) en Europe et d’autres réglementations similaires à travers le monde, les entreprises sont sous pression pour garantir que l’utilisation de l’IA respecte scrupuleusement les normes de conformité. Une simple faille dans ce domaine peut non seulement ternir la réputation d’une entreprise mais aussi entraîner des sanctions financières sévères.

    L’importance d’une approche proactive

     La conformité ne doit pas être perçue comme une contrainte, mais plutôt comme une opportunité de renforcer la confiance des clients et des partenaires. Pour y parvenir, les entreprises doivent adopter une approche proactive en matière de conformité IT. Cela implique une compréhension profonde des lois et règlements applicables, ainsi qu’une intégration systématique des principes de conformité dès la conception des systèmes d’IA.

    Il est essentiel d’investir dans des solutions technologiques qui permettent non seulement d’automatiser les processus de conformité, mais aussi de les adapter en temps réel aux évolutions réglementaires. Une IA bien déployée peut jouer un rôle clé dans cette démarche, en surveillant en continu les flux de données, en détectant les anomalies, et en alertant les responsables en cas de non-conformité potentielle.

    Vers une IA éthique et responsable

     Au-delà de la conformité, l’éthique de l’IA est un enjeu majeur.
    Une IA déployée de manière responsable peut éviter les biais algorithmiques, respecter la vie privée des utilisateurs, et garantir l’équité dans les décisions automatisées. Les entreprises qui s’engagent dans cette voie ne se contentent pas de respecter les règles, elles contribuent activement à construire un environnement technologique plus juste et durable.

    Adopter une approche de confiance

    Faire de la conformité IT une pierre angulaire de sa mission est essentiel pour toute entreprise souhaitant innover de manière responsable. L’innovation technologique doit impérativement aller de pair avec une responsabilité accrue, en particulier lorsqu’il s’agit de déployer des solutions d’IA.
    Accompagner les organisations dans la mise en œuvre de solutions d’IA conformes et éthiques, tout en les aidant à naviguer dans un paysage réglementaire complexe et en constante évolution, est une démarche primordiale.

    Il est recommandé d’adopter une approche basée sur une expertise technique approfondie, combinée à une compréhension claire des enjeux légaux et éthiques propres à chaque secteur d’activité. Travailler en étroite collaboration avec les parties prenantes pour créer des solutions sur mesure, qui répondent aux exigences actuelles tout en anticipant les défis futurs, constitue un gage de réussite.

    En conclusion, l’intelligence artificielle représente un atout considérable pour les entreprises modernes, mais son utilisation doit s’accompagner de prudence et de responsabilité. En intégrant la conformité IT au cœur de leur stratégie d’IA, les entreprises peuvent non seulement se protéger contre les risques juridiques, mais aussi se positionner en tant que leaders de l’innovation éthique. Une telle démarche permet de bâtir un avenir où l’IA et la conformité œuvrent de concert pour le succès et la durabilité de l’entreprise.

     

  • Comment l’Intelligence Artificielle générative révolutionne t-elle le commerce?

    Comment l’Intelligence Artificielle générative révolutionne t-elle le commerce?

    Cette année, l’édition 2024 de Paris Retail Week est sous le signe de la « RETAILIGENCE« , ou comment l’Intelligence Artificielle générative révolutionne le commerce.
    Chez MyDigitalWeek, nous avons souhaité en savoir plus.


    Rencontre avec Arnaud Gallet,
    Directeur de l’évènement Paris Retail Week chez Comexposium.

    «  Toujours plus d’intelligence pour répondre aux nombreux défis auxquels doivent faire face les retailers:repousser les limites de l’expérience client omnicanale, personnaliser la recherche de produits sur les marketplaces en analysant la data de manière fluide et en sécurisant les nouveaux moyens de paiements « 

    Annie Abela  : Selon la dernière étude de la FEVAD, 39,4 millions de Français achètent sur internet soit 500 000 de plus en un an. L’e-commerce demeure t-il une valeur sûre ?

    Arnaud Gallet : Le E-Commerce demeure un canal très dynamique qui a explosé durant la Covid mais a surtout été porté en 2023 par la vente de services. On constate une reprise de la vente de produits en 2024 mais ce qu’il faut surtout considérer c’est que le marché c’est définitivement tourné vers l’omnicanalité avec le retour en force du magasin.
    Dans un contexte post-covid, la distribution traditionnelle s’est emparée du e-commerce pour le fusionner à son modèle. On constate également que les grands pures players ont tous lancé des points de vente.

    La nouvelle révolution est désormais celle de l’IA qui doit être considérée comme un outil formidable à la disposition des retailers et non une menace

    Annie Abela : Quelles sont les spécificités de l’évènement cette année ? Avez-vous quelques chiffres clés à nous donner ?

    Arnaud Gallet : L’édition 2024 de Paris Retail Week se tiendra du 17 au 19 septembre à Paris Porte de Versailles avec 20 000 participants ! Les grandes enseignes et les startups, tous secteurs confondus de la PME en passant par les ETI jusqu’aux grandes marques du E-commerce seront présentes.

    Les C-Levels seront à l’honneur grâce à une équipe visitorat dédiée afin de les sensibiliser sur l’intérêt de participer au salon et les accompagner dans leur recherche de solutions et d’inspiration. Un programme pour les VIP retailers a d’ailleurs été mis en place cette année pour favoriser un networking de qualité.

    Nous accueillerons plus de 350 exposants au travers d’une offre qui couvre l’ensemble de la chaine de valeur du commerce omnicanal : logistique, e-logistique et supply chain, plateformes e-commerce, marketing, data, relation client, intelligence artificielle, solutions de paiement… Le salon s’agrandit en accueillant également de nouvelles offres dédiées aux points de vente : équipement, aménagement et agencement.

    Paris Retail Week c’est aussi plus de 200 conférences en salle plénière et salles d’ateliers qui adressent l’ensemble des enjeux business liés au retail et répondent aux attentes des visiteurs, avec les interventions inédites d’acteurs aussi bien locaux qu’internationaux.

    Annie Abela  : Quels sont les temps forts à ne pas manquer ?

    Arnaud Gallet : En ouverture, une étude exclusive en partenariat avec Havas Commerce sera présentée par Vincent MAYET, DG de HAVAS COMMERCE « REVOLUTION IA : COMMENT L’IA TRANSFORME LE RETAIL A L’ÉCHELLE MONDIALE » et suivie des interventions d’Arnaud GROJEAN, Chief Data & Analytics Officer, CARREFOUR, Thibault VIGIE, Directeur stratégie et transformation, FNAC DARTY et Hugo HAMAD, Innovative Leader in AI Strategy and Data Science de DECATHLON et d’Olivier BRON le CEO de BLOOMINGDALE’S pour un entretien exclusif.

    Nos 8 mentors, issus d’enseignes de renoms et pointures dans leurs secteurs, incarneront les enjeux business phares des retailers durant des « sessions mentoring » inédites. Les participants pourront assister aux interventions exclusives de Cyril AYROLES, Directeur de la Construction – MC DONALD’S FRANCE, Lisa NAKAM, Directrice Générale – JONAK, Matthieu CARON, Global Customer Care & Experience Director – L’OREAL LUXE, Laura TOLEDANO, Directrice Générale France, UK et Irlande – ZALANDO, Amandine DE SOUZA, Directrice Générale – LEBONCOIN, Marion RIFFARD, Directrice Supply Chain – COURIR, Bertrand SWIDERSKI, Directeur RSE – CARREFOUR, Arnaud BODZON, Head of Payment Group – LVMH.

    Des prises de paroles d’experts du retail et e-commerce s’enchaineront durant les 3 jours du salon comme Amandine DURR, Directrice produit et data – BACK MARKET, Amélie POISSON, DGA – LA REDOUTE, Carole ETIENNE, Responsable Immobilier & Architecture Retail – NESPRESSO, Olivier MULVET, Directeur Commercial Grands Comptes – ANVOLIA, Thomas ROLANDO, Responsable Travaux & Maintenance Retail – CAFE JOYEUX, Isabelle VIRENQUE, Leader Technique France – KIABI… Et bien d’autres encore !

    Annie Abela  :Selon Accenture, l’intelligence artificielle peut améliorer de près de 40%la productivité d’une entreprise. 87% des entreprises internationales pensent que l’IA leur donnera un avantage compétitif.
    Comment l’IA est-elle en train de transformer le secteur e-commerce ?

    Arnaud Gallet :  Le fil rouge de sa nouvelle édition sera le mot-valise RETAILIGENCE autour de l’intelligence Retail sous toutes ses formes, avec, évidemment, une mise en avant de l’intelligence artificielle.

    Toujours plus d’intelligence pour répondre aux nombreux défis auxquels doivent faire face les retailers et repousser les limites de l’expérience client omnicanale, personnaliser la recherche de produits sur les marketplaces en analysant la data de manière fluide et en sécurisant les nouveaux moyens de paiements afin de mieux lutter contre la fraude.

    Mais également accompagner les process métiers dans la prise de décisions et l’exécution via le traitement de cette donnée par le biais de l’Intelligence Artificielle, faciliter les différents process de la Supply chain en optimisant la chaîne d’approvisionnement, la gestion des stocks, mais aussi celle du contenant et de l’emballage. Sans oublier répondre aux enjeux de la RSE afin de proposer un retail plus vertueux et « durable » aux consommateurs.

    Annie Abela  : Pouvez-vous nous donner des exemples d’applications d’IA générative présentes sur le salon ?

    Nous aurons entre autres Brevo qui propose grâce à l’IA de créer des contenus de meilleure qualité pour le mailings, Emova qui l’utilise pour améliorer l’essayage virtuel ou ShopeyeQ dans la production de datas.

    Annie Abela  : Quel message souhaitez-vous faire passer ?

    Arnaud Gallet : Ne tardez pas à vous enregistrer car un événement aussi riche que Paris Retail Week se prépare en avance si vous souhaitez tirer pleinement parti de tout ce que nous pouvons vous apporter en solutions et insights !

    Pour obtenir votre Pass gratuit pour Paris Retail Week 2024 , cliquez ici 

     

     

     

  • Quand les acteurs de la vente en ligne s’organisent autour de l’ARPP pour mieux réguler le secteur et lutter contre les abus

    Certificat Social Selling Responsable :
    le nouveau cadre pour les professionnels de la vente en ligne

    Alors que la vente en ligne connaît un nouvel essor en France depuis la crise sanitaire et grâce au développement des réseaux sociaux, elle prend plusieurs formes :
    👉influence marketing,
    👉social selling,
    👉vente multi-niveaux (MLM).

    Dans certains cas, elle est l’objet de nombreuses dérives et de pratiques trompeuses voire illégales.
    Pour lutter contre ces abus, les professionnels de la vente en ligne et de la vente directe se sont organisées autour de l’ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité), à l’initiative de Jolimoi – leader français du Social Selling dans le secteur de la beauté et du bien-être – et lancent le Certificat Social Selling Responsable destiné à encadrer et à professionnaliser cette activité.

    Disponible à partir du 4 juillet, le Certificat Social Selling Responsable lancé par l’ARPP est un programme innovant qui vise à instaurer des pratiques de vente en ligne plus éthiques et transparentes pour mieux protéger les consommateurs, les vendeurs et les marques.

    Le social selling, un secteur d’activité en plein essor

    Le social selling, ou vente sociale, utilise les réseaux sociaux pour interagir et créer des relations avec des clients potentiels.
    Selon une récente étude, la recommandation par un tiers, connu ou non, est le principal levier d’achat pour les Français (51 % pour l’ensemble de la population, soit + 10 points en 4 ans, 58 % pour la GenZ et 63 % chez les 15-17 ans).
    Démocratisé grâce au développement des réseaux sociaux, ce mode de vente est en pleine expansion en particulier chez les jeunes. Cependant, il a aussi vu émerger des pratiques abusives et trompeuses, voire illégales.

    Une certification pour des pratiques responsables

    Pour répondre à ces défis, l’ARPP lance aux côtés de la profession le Certificat du Social Selling Responsable, un parcours d’apprentissage en ligne (e-learning) sanctionné par un examen qui couvre les règles élémentaires en faveur d’une communication et d’une vente légales, loyales et éthiques, dans la continuité du Certificat de l’influence responsable lancé en septembre 2021.

    Dépassant le cadre de l’influence commerciale, ce parcours permet de se former au cadre légal et déontologique de la vente en ligne et de la communication : information sur les prix, caractéristiques des produits et services, période de rétractation, conditions de livraison et de garantie, protection des informations confidentielles, transparence des partenariats, lutte contre le greenwashing, protection des mineurs, sensibilisation aux enjeux climatiques, communication en faveur des produits et secteurs réglementés (beauté, santé, etc.). (Lien d’inscription accessible ici).

    Création d’un comité de suivi interprofessionnel

    Ce parcours de formation et de certification Social Selling Responsable est piloté par un comité de suivi interprofessionnel regroupant la Fédération de la Vente Directe (FVD), la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD), l’Union des marques, des plateformes comme Meta et des acteurs spécialisés comme la société JOLIMOI.
    L’ambition de ce certificat est de garantir la protection des consommateurs et des marques ainsi que d’accompagner la professionnalisation du secteur.

    • Isabelle Rabier, fondatrice et CEO de JOLIMOI : « Depuis 7 ans, Jolimoi développe un nouveau modèle économique pour les marques, les vendeurs et les clients basé sur le social selling responsable. Il offre un mode de commerce authentique centré sur le client, tout en offrant des opportunités entrepreneuriales aux social sellers. La création du certificat du social selling responsable avec l’ensemble de la profession, marque une avancée significative pour cette nouvelle économie et tous ceux qui pratiquent ce nouveau métier de manière responsable et professionnelle.»
    • Mohamed Mansouri, Directeur délégué de l’ARPP : « Avec l’essor des UGC (User Generated Contents) et du social selling, déployer une stratégie sociale responsable n’est plus une option. Pour accompagner le secteur, la profession réunie à l’ARPP lance le Certificat de la Vente Sociale Responsable, une nouvelle brique pédagogique permettant aux social sellers de se professionnaliser au moyen de standards éthiques élevés et engageants. »
    • Frédéric Billon, Délégué Général de la Fédération de la Vente Directe : « Ce certificat garantit à tous les utilisateurs de réseaux sociaux engagés dans la création, le maintien ou l’enrichissement de la relation avec leurs clients, le respect des lois et des standards éthiques élevés, fondamentaux à la vente directe. Avec la digitalisation, le commerce de personne à personne se développe et évolue. Nous sommes fiers de contribuer à l’essor et à la professionnalisation d’un mode de vente centré sur les relations humaines. »
    • Marc Lolivier, Directeur Général de la FEVAD : « Ce Certificat, destiné à accompagner le développement du social selling en France, est à la fois un outil didactique pour les professionnels et un vecteur de diffusion de pratiques éthiques et responsables, au service de la confiance des consommateurs dans un contexte de transition numérique de l’économie où les réseaux sociaux jouent un rôle de plus en plus important dans le marketing et la relation client. »
  • Comment le Digital Market Act va rebattre les cartes du Search ? 

    Digital Market Act comment se préparer ? 

    Par Jimmy Barens, Senior Vice President Global Sales Engineering chez Yext

    Maintenant que les premières exigences du Digital Market Act sont entrées en vigueur, quelles entreprises sont concernées, quels sont les changements, comment se préparer ? Un état des lieux s’impose pour y voir plus clair.

    En quoi consiste le Digital Market Act ?

    Entré en vigueur le 6 mars 2024, le Digital Market Act (loi des marchés numériques) de l’Union européenne vise à réguler le pouvoir des grandes entreprises technologiques identifiées comme « gatekeepers » dont l’influence au sein de l’Union est considérable en raison de leur grand nombre d’utilisateurs et de leur puissance financière. Le but étant de prévenir les abus de pouvoir et d’offrir aux consommateurs plus de liberté de choix ainsi qu’une meilleure protection de leurs données.

    Les principales exigences du DMA consistent à interdire aux « gatekeepers » des pratiques visant à favoriser leurs propres produit et services, imposer l’interopérabilité avec les services concurrents, contraindre à des restrictions dans la collecte et l’utilisation des données personnelles et réguler les classements de recherche en évitant le favoritisme des « gatekeepers » pour leurs propres services. Ainsi, les utilisateurs d’Android peuvent plus facilement changer de moteur de recherche par défaut, Apple autorise d’autres magasins d’applications sur ses appareils, et Google affiche des pages de résultats de recherche avec des informations supplémentaires issues de sites tiers.

    Comprendre et anticiper les potentielles évolutions

    Face à ces nouveaux changements de paradigme, voici quatre conseils simples pour optimiser sa présence digitale.

    1- Enrichir et détailler les informations disponibles

    Pour améliorer la visibilité et favoriser l’interaction, l’enrichissement des fiches Google My Business est incontournable. En ajoutant des descriptifs, en répondant aux avis, en fournissant des détails sur les produits et en complétant la liste de services ; toutes ces informations structurées contribuent à un meilleur référencement local.

    2- Dépasser les mots-clés génériques

    Identifier de nouveaux mots-clés en observant les questions et les commentaires des internautes sur les réseaux sociaux ou sur Google, ainsi que tout autre contenu produit par les utilisateurs. En s’inspirant de ces retours terrain, cela permet de créer des contenus personnalisés et plus engageants.

    3- Une expérience client plus cohérente

    Conformément au DMA, les marques doivent offrir le libre choix et un accès à une pluralité de sources. Pour garantir l’exactitude des informations partout sur le Web, y compris sur les réseaux sociaux, les marques doivent effectuer une analyse régulière et maintenir à jour leurs données afin de délivrer une expérience cohérente et conforme. Une telle expérience renforcera la confiance des consommateurs.

    4- Un pilotage des analytics

    Surveiller l’évolution des pages de résultats de recherche et les performances Analytics des sites Web permet de prendre les bonnes décisions grâce aux données. Réunir sur un même tableau de bord toutes les données Web et des réseaux sociaux, ou tout autre plateforme digitale, offre une vue d’ensemble pour mieux comprendre les changements et leurs mécanismes.

    Considérés comme « gatekeepers », Google, Facebook, Instagram et LinkedIn peuvent induire des changements dans la façon dont une fiche d’entreprise apparaît. Pour garantir la visibilité d’une marque, les données doivent être fiable sur tous les sites car avec les règles du DMA, les « gatekeepers » doivent afficher plus de sources dans leurs résultats de recherche. Ces évolutions réglementaires se traduisent donc par plus ou moins d’impressions.

    Qu’est-ce que cela change pour Google ?

    Pour se conformer au DMA, Google a procédé à des mises à jour donnant lieu à des changements dans l’affichage d’autres sources et limiter l’autoréférencement. Avec des carrousels enrichis d’ »unités d’agrégation » et des « chips de filtre », Google teste des pages de résultats de recherche permettant aux internautes de voir et de comparer plus facilement les résultats d’agrégation liés à d’autres sites.
    Ces unités appelées « sites de lieux » affichent par exemple les résultats d’autres « listings » avec leurs propres informations telles que leurs images, leurs avis, leurs notes et d’autres attributs. Il sera intéressant d’observer les évolutions de comportements, une fois que cette mise à jour sera entrée dans les habitudes.

    Il est possible que des marques ne remarquent aucune différence en termes de classement, de clics et d’engagement. Mais dans le cas de changements notables, cela signifierait que Google a une influence et que les entreprises devraient prendre en compte d’autres critères que ce même classement. C
    ertes, il est peu probable qu’un grand nombre d’internautes quittent Google en raison des changements imposés par le DMA mais avec le temps, différents sites et leurs fonctionnalités pourraient être plus appréciés. Il sera donc stratégique pour une marque d’être bien classée sur ces nouveaux espaces incontournables. Quoi qu’il en soit, ce n’est que le début et la légalisation européenne continuera à évoluer en fonction de l’application du DMA et des nouveaux usages.

  • Le management de la data : un enjeu normatif et économique pour les entreprises industrielles

    Quand rassembler une data éparpillée et hétérogène devient une obligation 

    Selon Lionnel Delaunay, Consultant Industrie / Excellence opérationnelle Enera Conseil Magic Software France

    Imposé par la directive européenne CSRD, le management des données environnementales est l’un des grands défis auquel les industries vont être confrontées.
    Une réelle opportunité pour elles de réaliser d’importantes économies.
     

    La question énergétique constitue l’un des grands défis globaux que les entreprises industrielles vont devoir relever dans les mois et les années à venir. De l’industrie au retail, sans oublier la logistique, c’est l’ensemble des processus des organisations qui est actuellement mis en demeure de muter, en lien avec les nouvelles normes et obligations de reporting ESG (environnementale, sociale et de gouvernance) initiées par la dynamique de décarbonation de la COP26 (CSRD, Corporate Sustainability Reporting Directive).
    Celles-ci obligent les organisations à s’engager dans le Data Management, c’est-à-dire à se réinventer fortement. 

    Directive CSRD : 50 000 entreprises impactées 

    Afin de bien comprendre le virage qui doit actuellement être pris par les entreprises, il convient de rappeler ce que sont ces normes issues de la CSRD.
    Technique, cette dernière émane de la Commission européenne et a été publiée le 16 décembre 2022 au Journal Officiel de l’UE. Soutenant le « Pacte vert », la CSRD se caractérise par une ambition de durabilité forte : la réduction d’au moins 55% des émissions nettes de gaz à effet de serre (GES) d’ici à 2030, par rapport à 1990.
    Décidée lors de la COP26 de 2021, la démarche pose ainsi des objectifs de décarbonation et de pilotage énergétique qui touche 50 000 entreprises à l’échelle continentale. Cette obligation légale doit être adoptée par les organisations dès l’année 2024, et ce jusqu’à 2030. Elle comprend 12 reportings obligatoires, dont les plus importants concernent l’environnement et la partie sociale.

    Évaluer les actions « vertes » : la data comme indicateur

    Ces reportings sont loin d’être neutres pour les entreprises. Ils obligent ces dernières à engager une démarche profonde de Data Management.
    Au-delà du Big Data, l’enjeu consiste ici à être en capacité d’établir des rapports complets au sein desquels les données jouent un rôle central d’indicateurs et de preuves. Il s’agit par exemple d’identifier en les chiffrant les leviers de décarbonation de l’entreprise. Il convient également d’établir la liste exhaustive des actions clés engagées en faveur de cette transition.
    Il s’agit encore d’évaluer qualitativement et quantitativement les émissions générées lors des déplacements professionnels des collaborateurs, de comptabiliser les montants investis, de communiquer sur la dimension sociale de cette transition « verte » … Le défi est de taille, notamment parce qu’il oblige à rassembler des données issues de deux grandes catégories de technologies, l’IT (Information technology) et l’OT (Operational Technology).

    Être en capacité d’éliminer les silos de données de l’entreprise

    Dans un tel contexte, la capacité de l’entreprise à rassembler une data nécessairement éparpillée et hétérogène est une clé majeure, tout comme, celle qui consiste à la synthétiser. L’efficacité énergétique oblige désormais les acteurs économiques à « dé-siloter » leur vision ainsi que leurs pratiques effectives. Confrontées à des univers pluriels où les applications comme les logiciels sont très divers, les entreprises sont mises en demeure de rassembler au sein d’une même matrice des applications qui servent par exemple à évaluer les horaires des salariés, à les rémunérer (logiciels de paie), à calculer leurs frais kilométriques, à jauger de l’efficacité de la production, à établir les ordres de celle-ci, etc. Elles doivent être en capacité de dire : voici ce que je produis en globalité, voici ce que les collaborateurs génèrent en C02, voici quelle est ma production, qui sont mes sous-traitants et en quoi ceux-ci s’inscrivent également dans le Pacte Vert de la CSRD.

    Elles doivent encore actionner et réduire toutes les consommations qui entourent l’intégralité du processus de fabrication. Nous sommes bel et bien face à un défi majeur, celui d’une empreinte carbone globale et mesurée.

    Face à de tels enjeux, les industriels ne sont pas seuls. Des solutions technologiques existent afin de collecter l’intégralité des données de l’entreprise en les rassemblant par exemple dans un Data Lake, c’est-à-dire un « lac de données » qui contient des données de manière non structurée, sans hiérarchie. Cette technologie poussée permet de créer des workflows qui concilient toutes les données nécessaires (données RH, Production, data énergétique, taux de rendement global, taux de rendement économique, factures énergétiques…), et finalement rapprochent les univers de l’IT et de l’OT.

    Grâce à ce type technologie, la data est plus facilement collectée, agrégée, analysée et désormais filtrée, ce qui permet à l’organisation de satisfaire non seulement à la directive européenne, mais également d’orienter plus efficacement ses consommations et ainsi de pouvoir lutter contre les fluctuations actuelles des coûts de l’énergie.

    Et au-delà des obligations CSRD de l’Union Européenne, la bataille pour la synthétisation des données permet déjà à certaines entreprises de réaliser des économies d’énergie de l’ordre de 20 à 30% dans certains secteurs industriels.

    Un argument pragmatique, de plus en plus connu par les équipes de direction, et qui les pousse de plus en plus à réinventer le management de leurs données.

  • Data privacy : je t’aime moi non plus 

    Données personnelles: le paradoxe français 

    Par : Mourad Jaakou, General Manager – Axway

    Les Français veulent de plus en plus de services accessibles disponibles sur Internet, une expérience client riche et sans couture, ou encore des applications mobiles pratiques qui leur font gagner du temps, mais ils sont en même temps devenus très vigilants sur le partage de leurs données personnelles. Est-ce un paradoxe ou le signe qu’un cercle vertueux reste à créer ?

    Depuis 2009, la part de Français à utiliser le numérique n’a cessé de croître, à en juger par la dernière édition du Baromètre de la confiance des Français dans le numérique de l’ACSEL. Aujourd’hui, ce baromètre révèle que les Français montrent un intérêt toujours accru pour les activités réalisées sur Internet. Déjà très élevés en 2021, les niveaux d’usages numériques continuent d’augmenter en 2022 :

    • 94 % des personnes interrogées ont recours à l’e-banking (+ 1 point),
    • 93 % ont adopté l’e-administration (égal à l’année passée),
    • 91 % optent pour l’e-commerce (+ 3 points),
    • 87 % utilisent les réseaux sociaux (+ 2 points),
    • 83 % utilisent les messageries instantanées (+ 1 point).

    Et la progression la plus importante est à mettre au crédit des services faisant appel à l’IA. En effet, ces derniers affichent une progression de 6 points par rapport à l’année précédente, et sont utilisés par 70 % des Français.

    Pourtant, à y regarder de plus près, cette adoption majeure des services numériques peut trouver une de ses raisons dans le fait que les Français sont de plus en plus sensibilisés aux apports des nouvelles technologies… et qui dit « meilleure appréhension des nouvelles technologies » dit également « meilleure connaissance des risques encourus ».

    Banque, santé, e-commerce : des attentes paradoxales

    Interrogés fin 2021, 8 Français sur 10 souhaitaient pouvoir comparer facilement les services bancaires et financiers et passer de l’un à l’autre en toute simplicité. En approfondissant, on se rend compte que les Français plébiscitent dans ce que l’on appelle l’Open Banking, La facilité de comparaison entre leur banque et d’autres banques (43,5%), la facilité de comparaison entre les différents services financiers, la capacité de passer d’un service à un autre facilement (41%) et la facilité de paiement à travers des moyens multiples (26,5%).

    Pourtant, selon cette même étude, plus de 60% pointaient du doigt comme un réel problème le fait que l’ensemble de leurs informations financières et bancaires soient accessibles depuis un point unique, évoquant le manque de contrôle sur l’usage qui est fait de leurs données personnelles.

    Le même paradoxe se retrouve dans le domaine de la Santé. Conscientes des opportunités offertes par la transformation numérique de ce secteur, 70,1% des personnes interrogées attendent des différentes solutions numériques de santé qu’elles disposent de données actualisées en temps réel afin d’améliorer la communication entre les services, de réduire les erreurs humaines, et de simplifier les démarches relatives à la prise en charge du patient.

    Seulement voilà, ces services vont de pair avec les questions de stockage de données, ou d’accès aux données. Et là, les Français se montrent plus que frileux. Ils sont par exemple 45% à préférer que leurs données ne soient pas connues lors d’un examen médical, afin de garantir un diagnostic sans parti pris préalable. Quant à la sécurité, les nombreuses affaires impliquant des fuites de données médicales ont eu raison des plus « confiants ».

    Et le secteur du e-commerce ne fait pas non plus exception à ce même paradoxe “nouveaux services vs maîtrise des données”. De façon générale, les Français ne sont pas vraiment opposés à la collecte de leurs données par les entreprises, pour autant que cela leur apporte un meilleur service (78,8 %). Il faut donc que ces dernières soient en mesure de leur apporter des services ou des produits mieux ciblés, avec des promotions qui tiennent compte de la fidélité ou des habitudes de consommation…

    Seulement voilà, dès qu’il s’agit de sujets sensibles comme la banque ou la santé, on refuse de confier ses données sans garanties. Inévitablement, l’innovation finit rapidement par piétiner.

    La confiance, la meilleure clé pour sortir de l’impasse

    Présenté ainsi, le dilemme semble inextricable et les deux paradigmes – plus de services mais moins d’informations confiées – semblent irréconciliables… un réel nœud gordien !

    Et pourtant, lorsque l’on se penche plus précisément sur les raisons invoquées par les Français pour refuser de donner un libre accès à leurs données personnelles, il ressort toujours deux raisons majeures, et ce quel que soit le secteur : la question de la sécurisation du stockage des données et celle du manque de transparence dans l’utilisation de ces données.

    Ainsi, la confiance entre les différentes parties est la clé qui permet d’ouvrir la porte entre ces 2 positions. Oui, mais voilà, la confiance se construit et d’aucuns diront que la confiance en soi n’existe pas, mais qu’il n’existe que des preuves de confiance.

    Vers une piste pour une meilleure confiance : des API bien construites, sécurisées et transparentes

    Les preuves de confiance ne vont pouvoir se matérialiser qu’au travers d’une reconnaissance mutuelle.  C’est là que les API entrent en jeu.

    Prenons l’exemple d’une personne qui souhaite s’acheter un véhicule en ligne sur le site du constructeur. Une fois qu’il aura configuré sa voiture, le site saura lui proposer un financement, plusieurs types d’assurances et différents services… en échange, bien évidemment, de données personnelles pour personnaliser les offres. Or, cette capacité à proposer une offre étendue va s’appuyer sur l’utilisation de plusieurs API, chacune d’entre elles faisant la jonction avec l’organisme qui proposera le service.

    Pour établir la confiance mutuelle qui, seule, permettra au cycle de vente d’aller à son terme, il est indispensable que le consommateur sache à qui il va transmettre ses informations et à quoi elles vont servir.

    Or une API bien conçue va permettre d’offrir cette transparence et de surcroît garantira une réelle sécurité et une véritable confidentialité des données. La sécurité des API est donc une priorité absolue : leur protection doit être simple, leur gestion doit offrir visibilité, contrôle et surveillance automatisée de bout en bout. Protéger les actifs API contre les menaces de sécurité est le meilleur moyen de garantir la confidentialité des données personnelles qui sont exposées.

    Les entreprises doivent rassurer leurs clients et cela peut prendre différentes formes : petit texte pédagogique inséré dans le formulaire automatisé expliquant pourquoi cette donnée est indispensable, pop-up indiquant les normes de sécurité et confidentialité qui s’appliquent (parfois… à usage unique : on vérifie simplement qui se connecte), logo de labels que le client peut reconnaître…

    Le consommateur, ainsi vraiment informé, pourra alors accorder sa confiance et pourra se concentrer sur les bénéfices attendus.

     

     

     

  • Comment se repérer dans une « société digitale » qui ne cesse de changer.

    La société digitale

    100 Questions pour comprendre et agir AFNOR Editions

    Quel est le poids de l’informatique et d’Internet sur nos vies pro et perso ? Comment le digital bouleverse-t-il notre société, la vie des entreprises et crée-t-il de nouveaux métiers ?
    Quels impacts sociétaux et écologiques ?
    Quels sont les risques politico-économiques ?
    Dans ce nouveau livre, Jacqueline Angles et Olivier Gil proposent des réponses simples aux questions que beaucoup se posent sur les enjeux du digital et le monde qui évolue.

    Nous sommes tous confrontés aux innovations technologiques qui, pour le meilleur mais parfois pour le pire, ont élargi nos horizons, bouleversé nos modes de communication, d’apprentissage, et impactent aussi les équilibres mondiaux.

    Dans ce nouveau livre, écrit à quatre mains, Jacqueline Angles et Olivier Gil apportent des réponses simples, claires et pratiques à 100 questions clés posées sur la société digitale, de ses bouleversements actuels à ses évolutions à venir.

    Leur ambition ? Démystifier certains termes et sujets et aborder tous les thèmes induits par la digitalisation de nos sociétés :

    • Comment Internet modifie-t-il nos modes de communication ?
    • Quels sont les impacts sociétaux de la digitalisation ?
    • Comment Internet impacte-t-il la culture ?
    • Qu’est-ce que la transformation digitale de l’entreprise ?
    • Quel est le bénéfice écologique de la digitalisation et comment en limiter son coût?
    • Comment Internet favorise-t-il l’espionnage technologique, économique et politique ?…

    Une initiation et une synthèse abordables et inédites, indispensables pour comprendre le monde qui nous entoure et mieux se repérer dans cette « société digitale » qui ne cesse de changer.

    Les auteurs

    Après des études supérieures à l’université Paul Valéry de Montpellier, puis des études de commerce et management, Jacqueline Angles a été recrutée par une filiale d’un grand Groupe de télécommunications avant de le rejoindre définitivement, puis de participer aux grands projets de transformation, à la maison mère et dans les filiales internationales, intégrant les évolutions technologiques et leur impact sur la société et les individus.

    Après des études supérieures à l’IUT de Montpellier, puis une expérience en tant que chef d’entreprise dans le domaine de l’informatique et de l’Internet, Olivier Gil a intégré un grand Groupe dans le domaine des « telcos » au sein duquel il accompagne ses clients particuliers et professionnels dans leur transformation numérique.

    > ISBN : 978-2-12-465809-1 – 168 pages – 23 € TTC

    > Parution : juillet 2022

    > Accéder à la boutique en ligne

     

  • RGPD : bras de fer entre l’Europe et les grandes plateformes américaines

    L’analyse de Fabernovel

    Par Camille Fischer, directrice data marketing 

    Alors que l’appel de Google a été rejeté par le conseil d’Etat pour une amende infligée par la CNIL en 2020, certains utilisateurs du géant de Mountain View sont mis en demeure le 10 février 2022 par la CNIL concernant l’usage de l’outil Google Analytics.
    Cette initiative de l’agence de protection des données personnelles française précède une autre décision. Celle de l’autorité autrichienne le 13 janvier dernier portant sur un site Internet dans le domaine de la santé qui ne respectait pas le RGPD du fait de l’usage de Google Analytics. En cause : le transfert des données de Google Analytics vers les Etats-Unis.

    Une stratégie de lock-in efficace

    C’est en verrouillant ses utilisateurs grâce à  un outil d’analyse de mesure d’audience simple, efficace et gratuit dès 2005 que Google a réussi à coloniser près de 90% du marché mondial (le fameux lock-in d’usage que nous abordons dans notre dernier GAFAnomics Quarterly). Avec cette mainmise sur la donnée par Google Analytics, l’entreprise a pu enrichir la proposition de valeur de tout son écosystème publicitaire et bâtir son empire de la publicité en ligne. Google est aujourd’hui devenu le passage obligé de ses partenaires, tuant dans l’œuf toute concurrence et lui permettant de dicter les règles du marché publicitaire en ligne tout en tirant les revenus des éditeurs à la baisse comme nous l’analysions dans un précédent focus des GAFAnomics Quarterly.

    Quasi intégralement dépendant de cette solution, le monde du numérique a de quoi trembler de cette récente décision.
    Google Analytics n’est d’ailleurs pas le seul outil concerné par les différentes plaintes : Facebook Connect, proposé par Facebook permettant d’utiliser son compte sur le réseau social pour se connecter sur un site tiers l’est également. De nouvelles annonces pourraient suivre puisque d’autres acteurs font l’objet d’enquêtes de la CNIL. On peut penser à Adobe Analytics par exemple, solution de web analyse du géant américain Adobe, qui décrit les transferts de données hors UE dans sa politique de protection des données personnelles. Plus qu’une simple décision ponctuelle, c’est très certainement un véritable mouvement de fond qui s’engage.

    La naissance d’une adtech européenne ? 

    Si le bras de fer entre l’Europe et Google continue, la CNIL s’attaque donc pour l’instant aux clients de la firme de Sundar Pichai pour ajouter une pression supplémentaire au géant de la pub à se mettre en conformité RGPD. Elle a en effet mis en demeure des gestionnaires de site web français (sans les nommer) pour l’utilisation de Google Analytics et leur donne un mois pour changer leurs solutions. La majorité des entreprises françaises sont in fine concernées  et n’ont d’autres choix que d’être attentives à la suite de ces décisions. Elles devront inévitablement étudier les alternatives et identifier tous les autres outils qui pourraient concerner le transfert de données hors UE.

    Pour le marché européen de l’ad tech, cette période est peut-être l’occasion rêvée de venir redistribuer les cartes pour faire émerger de nouvelles solutions RGPD par design. De premières solutions françaises et européennes existent comme AT Internet, qui sont certes payantes, mais permettent de répondre aux exigences réglementaires et des consommateurs.

    Cette décision remet en évidence également le besoin pour les entreprises d’essayer de maîtriser sa dépendance aux GAFA, et plus généralement l’intérêt d’être propriétaire de ses données ainsi que de mieux en contrôler leurs collectes dans un contexte où elles deviennent rares. Si cette stratégie demande quelques investissements pour créer cette couche de données dans son infrastructure, elle est une piste sérieuse dans un monde où le RGPD devient un avantage plutôt qu’une contrainte.