Catégorie : logistique

  • Quand les entreprises doivent changer significativement leur approche, pour faire face aux perturbations et aux imprévus.

    Optimisation des flux de valeur et d’approvisionnement : savoir faire face à l’imprévu en associant agilité et modélisation de la donnée

    Par Sylvia Davis, Senior Product and Solution Marketing Manager, Boomi

    Originaire du Brésil, j’ai déménagé à Boston il y a 20 ans. Je n’avais jamais vu de neige auparavant, et j’ai été stupéfaite de constater à quel point tout le Nord-Est des Etats-Unis était organisé pour faire face aux tempêtes de blizzard. Compter avec l’imprévu de la neige a représenté un véritable apprentissage pour moi : conduire dans la neige, faire des réserves de nourriture, vivre de longs hivers…, cela a nécessité pour moi un changement de mentalité significatif.

    Parfois, il est nécessaire que les entreprises, elles aussi, changent significativement leur approche, pour faire face aux perturbations et aux imprévus.

    L’imprévu peut toujours survenir

    En ce moment, beaucoup d’incertitudes perturbent nos pays, qu’elles soient sanitaires ou économiques. A tel point qu’on peut dire que le changement et l’imprévu sont les seules constantes que l’on peut établir.

    Un domaine particulièrement perturbé dans nos industries est celui de l’offre et de la demande. Il y a un manque de matières premières, de main-d’œuvre et, dans certains cas, de clients. Malgré toutes les prévisions possibles, y compris du Harvard Business Review, certaines entreprises ont même temporairement fermé leurs portes en raison de ces manques.

    Les méthodes traditionnelles d’évaluation de la planification de la chaîne d’approvisionnement ne prévoient pas de tels imprévus. Et les données circulant dans les business units via des feuilles de calcul Excel ne sont pas d’une grande aide. La réalité est que toute la technologie disponible pour prévoir l’offre et la demande est devenue obsolète et doit être transformée.

    Pourtant, nous pouvons tous apprendre et mettre en œuvre de nouvelles approches pour faire face aux difficultés économiques et garantir que les entreprises restent rentables dans des situations critiques comme actuellement. A commencer par adopter l’agilité.

    Mais que signifie une méthode agile ? Il s’agit de dégager des « quick wins » parmi les perturbations, permettant à l’entreprise de continuer à avancer malgré l’incertitude. Voici quelques conseils, inspirés par le Gartner, pour les professionnels des technologies dédiées à la gestion des flux et/ou à la chaîne d’approvisionnement :

    * Fusionner le bimodal dans l’organisation : le bimodal est la pratique consistant à gérer deux styles de travail distincts mais cohérents pour l’entreprise. Le mode 1 est dédié aux domaines prévisibles et bien compris. Le mode 2 est exploratoire, permettant d’expérimenter et d’apporter des solutions aux nouveaux problèmes. Dans votre cas, cela consiste à investir dans la technologie de gestion de la chaîne d’approvisionnement (SCP) tout en optimisant le processus d’évaluation de l’efficacité, de la rapidité et de l’innovation.

    * Adopter un état d’esprit agile : lorsque vous évaluez de nouvelles technologies de planification de la chaîne d’approvisionnement (SCP), mettez davantage l’accent sur l’expérimentation et l’apprentissage afin de cultiver « l’art du possible » dans le décisionnel.

    * Éviter les projets lourds, risqués et coûteux, aux cycles longs : intégrez des pilotes et des proofs of concept (POC) dans le processus d’évaluation des technologies de SCP afin de gagner en rapidité et en flexibilité tout en atténuant les risques.

    Comme nous parlons « d’imprévu », les professionnels de l’offre et de la demande doivent appliquer un apprentissage intégrant « design thinking » et « design-process ». En mode agile, l’expérience humaine et l’optimisation du flux de valeur se conjuguent pour faire de la chaîne d’approvisionnement un environnement plus prévisible en cas de perturbation critique.

    1-Évaluez les scénarios critiques en cas de perturbations majeures

    * Le scénario critique : une catastrophe naturelle majeure dans une région où se trouvent 30 % de vos principaux fournisseurs.

    * Le besoin de l’entreprise : être en mesure de continuer à livrer les commandes les plus importantes en cas de perturbation.

    * L’objectif : identifier les principales commandes critiques qui ont un impact sur les revenus des entreprises et faire changer les fournisseurs concernés en se basant sur l’historique et les données en temps réel.

    2-Collectez des données provenant de différentes sources et consolidez-les dans une base de données unifiée

    Trouvez des données issues de différentes sources, telles que l’historique et la prévisibilité de la météo, les fournisseurs potentiels de différentes régions, le temps et le coût de production, et combinez toutes ces données.

    3-Interrogez les parties prenantes

    Sélectionnez les principales parties prenantes qui ont subi des perturbations majeures dans leur activité et demandez-leur ce qui a déjà été mis en place pour résoudre le problème, les technologies utilisées, les résultats etc…

    4-Organisez un brainstorming pour trouver des solutions rapides

    C’est la partie la plus amusante. Vous avez collecté une tonne de données, et maintenant vous pouvez mettre votre créativité au service de la résolution du problème. En groupe, commencez une séance en vous appuyant sur la méthode du design thinking, avec pour objectif de dégager différentes idées, sans jugement.

    Ne pensez pas à la situation dans son ensemble, mais concentrez-vous plutôt sur le problème spécifique de la chaîne de valeur à résoudre.

    5-Modélisez et testez les solutions dégagées

    Lors de la modélisation de la solution, examinez dans quelle mesure les données collectées peuvent fournir des réponses en temps réel dans une situation future. Utilisez des technologies telles que :

    * La blockchain pour la traçabilité et l’historique,

    * L’automatisation robotisée des processus (RPA) pour automatiser les processus basés sur les données,

    * Des outils de développement low-code pour faciliter l’interface entre les employés, les fournisseurs, les partenaires et les clients,

    * Des applications cloud et d’intelligence artificielle (IA) pour générer des solutions lorsque la perturbation se produit.

    Plutôt qu’un projet de mise en place à long terme, il s’agit bien d’explorer des possibilités et de les tester rapidement. Si ces tests donnent des résultats positifs, alors passez à l’« épopée » (ensemble de travaux décomposés en tâches spécifiques) dans le but de produire un produit viable minimum (MVP).

    En période de changement, il est important de faire preuve d’agilité et d’être pertinent pour votre entreprise. Il nous faut toutes et tous apprendre à anticiper l’imprévu afin de développer des solutions qui aideront les entreprises lorsque des crises se produisent

  • Vous faîtes quoi Jeudi 23 Mai ? Pléthore d’événements : Marketing – Innovations – Technologies

    JEUDI 23 MAI 2019 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-micro-influenceurs-reelle-evolution-ou-bullshit-by-club-du-marketing-emotionnel/?instance_id=4299

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-growth-france-day-by-growth-day-france/?instance_id=4286

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/tech-pass2019-panda-security-summit-2019-by-panda-security/?instance_id=4211

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-mixit-by-lyon-jug-et-le-cara/?instance_id=4265

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/tech-it-days-2019-by-alpix/?instance_id=4239

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/tech-it-days-2019-by-alpix/?instance_id=4239

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/transfo-la-transformation-digitale-de-la-supply-chain-un-enjeu-pour-les-pme-by-cci-hauts-de-seine/?instance_id=4269

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-generation-z-comment-les-plus-jeunes-dictent-les-nouveaux-codes-marketing-by-relatia/?instance_id=4302

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/retail-ecommerce-connect-by-wonke-3/?instance_id=4240

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/tech-data-center-cloud-forum-2019-by-mark-com-event/?instance_id=4142

  • eCOMMERCE : nous entrons dans l’An 1 du conversationnel

    Les 5 nouvelles tendances qui vont changer le retail de demain

    Ce mardi 5 juin , Comexposium qui organise Paris Retail Week les 10-11-12 septembre 2018 à Paris expo Porte de Versailles a présenté les 5 grandes tendances qui changeront le commerce de demain en France et dans le monde, mises en regard d’une étude réalisée auprès d’un panel de consommateurs Français, Chinois et Américains* en partenariat avec l’agence Havas Paris.

    En résumé : 

    Les 5 nouvelles tendances qui vont changer le retail de demain :
    1. Du parcours d’achat au parcours de vie : 41% des Français ont le sentiment qu’ils peuvent se passer des magasins physiques et commander ce dont ils ont besoin directement sur internet
    2. L’âge conversationnel commence vraiment : 63% des Français estiment que les assistants vocaux pourraient très bien remplacer le clavier ou l’écran d’ordinateur
    3. Du customer care au healthy manufacturing :  80% des Français se disent plus attentifs à l’impact des produits qu’ils achètent (environnement, déchets, énergie…)
    4. Big data, safe data et sale data ? : 81% des Français se sentent de plus en plus espionnés par les marques
    5. Le nouveau discount branché : 75% des Français pensent qu’aujourd’hui la qualité n’est pas synonyme de prix élevé

    C’est un fait, la frontière entre le physique et le digital n’est plus et l’édition 2018 de cette étude scelle plus que jamais cette union, qui met fin à la vision binaire d’un commerce tout digital et tout puissant face à un commerce physique en voie de disparition. Car la réalité est toute autre : un nouvel écosystème se met en place, plus complexe et plus changeant avec au centre de ce grand mouvement, les consommateurs. Pour toujours conserver un temps d’avance et répondre à leurs attentes, le commerce fait preuve d’hyper empathie, pense « parcours de vie » plutôt que parcours d’achat, place le sens et la valeur au cœur de leurs démarches/innovations et réconcilie on et off line, challengé qu’il est aussi par les technologies conversationnelles. Bienvenue dans l’ère du Smart Phygital !

    «Avec la multiplication des innovations technologiques, le phygital s’impose dans le commerce. Alors que beaucoup ont cru que le e-commerce balaierait le magasin, c’est un commerce hybride qui émerge entre on et off line. Cette redistribution des cartes ouvre la voie à de nouveaux acteurs alternatifs et à des pratiques inédites. » David Mingeon, Directeur Général Adjoint d’Havas Paris.

    « Les résultats de l’étude démontrent l’essor d’un nouveau paradigme, que nous appelons Smart Phygital. Pendant toute l’édition de Paris Retail Week 2018 des speakers de renommée nationale et internationale analyseront et débattront de ce sujet pour donner les clés de lecture essentiels aux retailers, » commente Arnaud Gallet, Directeur de Paris Retail Week.

    Les cinq tendances du commerce identifiées en 2018 en détail :

    • Du parcours d’achat au parcours de vie
    • L’âge conversationnel commence vraiment
    • Du customer care au healthy manufacturing
    • Big data, safe data et sale data ?
    • Le nouveau discount branché

    1. Du parcours d’achat au parcours de vie

    Si le commerce change en profondeur, c’est d’abord parce que le consommateur a lui-même beaucoup changé. A cause et grâce au digital. Pour resserrer les liens entre ce dernier, une réponse semble s’imposer : l’hyper-proximité. Elle se traduit par la multiplication de magasins plus petits et plus proches des lieux de vie mais aussi par le marché en plein boom de la livraison aux particuliers, qui brouille les repères et devient le nouveau terrain de jeu des retailers. On se fait livrer partout, à la maison, au travail et, demain, dans des armoires connectées. Le digital, c’est une extension du magasin chez soi, à l’image de la réalité virtuelle qui donne la possibilité d’essayer un produit devant son écran et demain, les serrures connectées qui donnent accès au domicile et ouvrent d’infinies possibilités pour de nouveaux services. Cette plus grande porosité entre les espaces de vie privée et marchands, reconfigure toute la logique du parcours d’achat.

    • 41% des Français ont le sentiment qu’ils peuvent se passer des magasins physiques et commander ce dont ils ont besoin directement sur internet, à l’instar des Américains (48%). Les Chinois, eux, semblent avoir choisi leur camp (80%).
    • 74% des Français veulent être libres de pouvoir faire un achat à tout moment où qu’ils soient (dans les transports, au travail, chez soi, pendant leurs loisirs), comme les Américains (77%). Ici aussi, les Chinois se distinguent (94%).
    • 71% des Français ont l’impression que les magasins physiques font des efforts pour s’adapter à leur rythme de vie tout comme les Américains (74%). Les Chinois, eux, semblent un peu moins convaincus (61%).
    • 56% des Français de 18-24 ans achètent sur leur téléphone portable comme ils achèteraient en magasin contre 83% des jeunes chinois et 74% des américains.

    2. L’âge conversationnel commence vraiment

    Finis les tests et les expérimentations : nous entrons dans l’An 1 du conversationnel. Quoi de plus naturel que de parler aux objets, de contrôler son environnement dans un langage naturel ou de commander tout court sa liste de course préférée à des assistants vocaux. Rien de très étonnant non plus à ce que les objets s’adressent à nous pour orienter notre consommation, quitte à devenir notre double shopper ! La voix occupe une place grandissante dans l’acte d’achat et dans la vente avec le déploiement des technologies NLP (Natural Langage Processing) sur la plupart des interfaces digitales. De plus en plus intelligents, les assistants conversationnels proposent de nombreux services pour devenir des plateformes de commerce et des partenaires de vie. Leur montée en puissance pose déjà la question du référencement et de l’émergence pour les marques mais aussi l’instauration d’un nouveau type de relation avec les clients. La présence du conversationnel, potentiellement sans limite dans le commerce, s’impose auprès des enseignes jusqu’à challenger les points de vente. Quid de la place des assistants virtuels dans les magasins pour sceller l’alliance des mondes physiques et digitaux ?

    • 57% des Français pensent que les assistants conversationnels vont rendre leur vie plus facile, contre 91% des Chinois et 65% des Américains.
    •  28% des Américains possèdent d’ores et déjà un assistant conversationnel (contre 9% des Français) et 25% d’entre eux prévoient d’en acheter un dans les prochains mois (contre 28% des Français).
    • 63% des Français estiment que les assistants vocaux pourraient très bien remplacer le clavier ou l’écran d’ordinateur, contre 81% des Chinois et 62% des Américains.
    • 25% des Français de moins de 35 ans pourraient utiliser les assistants conversationnels comme simple ami, pour parler de choses et d’autres et avoir de la compagnie (contre 33% des Américains).3. Du customer care au healthy manufacturing

    Consommer est-il devenu dangereux? Cette question, posée hier par quelques militants, est aujourd’hui sur toutes les lèvres, ou presque. Les scandales à répétition creusent une défiance qui n’épargne aucune famille de produits. La liste des éléments suspicieux se cesse de s’allonger si bien que bien consommer se complique. Aux questions de santé publique s’ajoutent aujourd’hui des considérations éthiques, à l’image du bien-être animal.

    Face à ces peurs, le bien consommer est contraint de se réinventer. De nouveaux repères nutritionnels apparaissent. Les réponses sont techniques, commerciales et marketing. Le digital propose ainsi aux consommateurs des outils pour plus de transparence et de responsabilité, à l’instar des applications qui informent sur la composition d’un produit. Quant aux retailers, ils repensent leur offre et construisent des partenariats durables et équitables avec des acteurs ou des producteurs locaux pour restaurer la confiance. En plus du combat sur le bon et de l’utile, s’ajoute celui du sain et de l’éthique.

    • 80% des Français se disent plus attentifs à l’impact des produits qu’ils achètent (environnement, déchets, énergie…) contre 91% des Chinois et 71% des Américains.
    • 1/3 des Français ne fait pas confiance aux enseignes de distribution pour les aider à mieux consommer.
    • 86% des Français ont le sentiment que les produits du quotidien sont dangereux pour leur santé contre 72% pour les Chinois et 76% pour les Américains.

    4. Big data, Safe data et Sale data?

    On le sait, les données sont le nouvel or noir. Un or qui suscite toutes les convoitises, en particulier celles des retailers toujours plus curieux du consommateur. Associées à l’intelligence artificielle, elles leur permettent de fluidifier la relation avec le consommateur et de réduire les zones de friction. Mais ces données, sources d’innovation et de créativité, sont aussi sources de monétisation. On parle même de la data comme d’une monnaie virtuelle. Face aux dérives, à l’intrusion dans la vie privée et à la marchandisation des données, la résistance s’organise. Des Etats tentent de réguler la vie numérique et des acteurs proposent des solutions alternatives aux GAFAs pour garantir la sécurité et l’anonymisation des données. Malgré les nouvelles règles applicables en matière de protection des données, avons-nous d’autres solutions que de les partager et de laisser les opérateurs tout connaître de nous ? Jusqu’où sommes-nous prêts à livrer de notre vie privée ? Sommes-nous réellement prêts à disposer d’un service dégradé ou arrêter d’en utiliser certains ? Sommes-nous prêts à nous faire implanter une puce RFID sous la peau pour payer nos achats ?

    • 21% des Français disent fournir leurs données personnelles sans se poser de questions, comme 22% des Chinois et 24% des Américains.
    • 81% des Français se sentent de plus en plus espionnés par les marques. C’est un peu moins vrai pour les Chinois (69%) et les Américains (65%).
    • 62% des Français sont prêts à payer plus cher pour une enseigne ou une marque qui fait preuve d’éthique dans la gestion de leurs données (contre 83% des Chinois et 65% des Américains)
    • 15% des Français de 18-24 ans se disent prêts à se faire implanter une puce dans le corps pour se faciliter leur vie (payer des courses, badger dans l’entreprise, payer les transports en commun…).

    5. Le nouveau discount branché

    Nombreux sont les acteurs qui cherchent à « disrupter » les marchés dans lesquels ils évoluent. Si la technologie est un moyen, il suffit parfois plus classiquement de répondre à l’insight le plus élémentaire du consommateur : « en vouloir plus pour moins cher ». Partout dans le monde, des initiatives sont ainsi lancées pour proposer du beau et du branché pour moins cher. Avec le digital, il devient possible d’industrialiser la personnalisation de chaque objet ou de chaque produit. Résultat, chacun accède à un produit unique au prix d’une production de masse. Le « nouveau discount branché » s’affirme comme une manière de séduire une génération dont les moyens financiers sont inversement proportionnels à son pouvoir d’influence. C’est dans le secteur de la mode que ce phénomène est, aujourd’hui, le plus développé. Au-delà de la simple recherche de compétitivité, cette évolution illustre la volonté d’inventer de nouveaux modèles dans lequel la relation avec le produit consommé est doublement augmentée. D’une part, par la qualité délivrée au regard du prix payé et, d’autre part, par l’expérience de marque.

    • 80% des Français se considèrent comme plus exigeants qu’avant, soit plus que les Américains (67%) et moins que les Chinois (92%).
    • 75% des Français pensent qu’aujourd’hui la qualité n’est pas synonyme de prix élevé
    • 88% des Français ont l’impression qu’il y a trop d’intermédiaires dans le commerce contre 91% des Chinois et 66% des Américains.
    • 78% des Français préfèrent acheter directement aux producteurs et fabricants, contre 85% des Chinois et 69% des Américains.
    • 66% des Français estiment que le sur-mesure devrait être au même prix sur le standardisé contre 84% des Chinois et 67% des Américains.Quelles soient issues du monde digital ou du monde physique, les enseignes de distribution sont contraintes de réinventer leur relation avec les consommateurs en développant l’hyper- proximité, en faisant preuve d’exemplarité en matière de transparence et d’éthique, en proposant des offres augmentées. Chacune d’elles devra parcourir un chemin différent vers le consommateur pour construire un modèle où le monde physique et digital se rejoignent au service d’un écosystème toujours plus intelligent et agile.

    *Méthodologie :l’étude Havas Paris a interrogé on line, entre avril et mai 2018, un panel de 4000 consommateurs (18 ans et +) en France, en Chine et aux Etats-Unis, sur la base d’un corpus de + 100 questions.

  • LENGOW DAY – LES TEMPS FORTS : 1milliard de livraisons / jour pour ALIBABA en 2025 ! 

    LENGOW DAY 2017  – LES TEMPS FORTS

    Lengow Day a réunit le 11 octobre dernier, plus de 400 participants autour du e-commerce européen et international.

    Depuis sa création en 2013, le Lengow Day ouvre l’horizon des e-commerçants en réunissant un panel de speakers inspirants et une sélection de solutions innovantes pour mettre en perspective les stratégies ECOMMERCE de demain.

    40 Speakers ont ainsi partagé leurs expériences, leurs conseils avisés, leurs réussites et leurs difficultés afin d’aider les ecommerçants à aborder leur développement à l’international.
    Retour sur les temps forts des plénières et des workshops opérationnels

    Le chiffre à retenir : 1milliard de livraisons / jour pour ALIBABA en 2025 ! 


    Alibaba la marketplace chinoise est la seule à peser face à la supématie américaine Amazon. Jack Ma le fondateur d’Alibaba n’a pas de frein pour ses ambitions internationales selon Guido Ghedin (Cifnews) International Marketing Consultant.

     

     

     

    Focus sur trois thématiques

     Au cours de cette journée , trois thématiques ont été abordées :
    ·      Expérience utilisateur
    ·      Business, se réinventer par l’innovation
    ·      Logistique et paiement, écouter ses clients

    Expérience utilisateur : Les entreprises de nos jours se concentrent davantage sur les moyens d’attirer de nouveaux clients et d’accroître leurs parts de marché, mais les problématiques suivantes se posent :
    Comment assurer la fidélisation des clients existants qui s’avère vitale pour l’entreprise ?
    Pour François Cousi, fondateur de PMP conseil,  la réponse tient dans une expérience d’achat qui génère de l’émotion. 7 leviers sont nécessaires pour atteindre cet objectif : l’usage du mobile, les échanges, les interactions, la personnalisation, l’expérience, les réseaux sociaux.

    Business, se réinventer par l’innovation

    Pour aborder la seconde thématique de la journée, PMP Conseil a évoqué des acteurs du marché qui avaient revus leur modèle de croissance par l’innovation, à l’image d’Amazon et son offre BtoB ou encore Prime.
    Le retour d’expérience de Renaud Montin CMO d’ERAM  a souligné l’importance de devoir constamment se réinventer, même pour une entreprise comme Eram, âgée de 90 ans. Eram, lancera mi-novembre sa chaussure connectée, #Choose , la sneakers connectée, développée par Éram et la start-up Phocéis. Le principe : une bande, située sur la tige de la chaussure, change de couleur en quelques secondes, en fonction des envies de son porteur.

     

    Enfin, dans un « talk » consacré à la « self-disruption », Michel Koch (RE_SET/ Ex-Time Inc.) a notamment évoqué sa vision entre l’innovation et la disruption en particulier pour la presse écrite. « La sauvegarde de la presse écrite passe par les interactions qu’elle mettra en place avec son lectorat pour ne pas être disruptée. »

    Logistique et paiement, écouter ses clients

    La troisième thématique quant à elle était dédiée à l’une des principales problématiques à l’internationalisation : la logistique. Pour en discuter, PingKi Houang (Fashion3), Édouard Margain (Lavinia), Charles-Antoine Gondrand (Nektria) et Rémi Lengaigne (Colisweb) se sont réunis pour aborder les attentes des consommateurs, l’optimisation du processus de livraison, le dernier kilomètre…

    Mais le coup de cœur est allé vers Helen Chapman, CEO de dottyfishltd , une belle success story comme on les aime. Helen s’est lancée dans le commerce de chaussons de bébé, elle a fait appel à la marketplace eBay la première année de sa création. Le succès est au rendez-vous. Elle décide d’aller un cran plus loin en faisant produire ses chaussons en Chine et développer son Business sur AliBaba cinq après son entreprise affiche un C.A de 30 millions de dollars. Selon Helen Chapman, son business est étroitement lié aux marketplaces qui peuvent s’adapter et fournir tous les leviers logistiques pour un marché de masse.

    Pour compléter, Simon Miss, International business & partnership Developer Cdiscount a donné quelques chiffres clés sur sa marketplace. A noter que selon la Fevad L’indice des places de marché progresse de 15%. L’indice iPM, qui mesure le volume des ventes réalisées sur les places de marché (ventes réalisées par les sites hébergés sur les places de marché de l’iCE 100), continue de progresser. L’activité sur les places de marchés progresse de 15% par rapport au 2ème trimestre de 2016. Elle pèse désormais 31% des ventes réalisées par les sites du panel iPM.

    Workshops opérationnels

    De nombreux workshops étaient organisés en parallèle. Difficile de tous les suivre, aussi j’ai écouté avec attention celui concernant Notify , et sa technologie RTB.  Elle permet aux annonceurs de savoir quasi en temps réel si le consommateur est connecté ou non derrière un écran, pour lui envoyer des notifications personnalisées. Selon Notify, 81 % des sollicitations commerciales envoyées ne sont jamais lues.

    Xavier Chauvin, CEO de Beauté Privé, explique que 60 % de son C.A passe par le mobile. Sa problématique est de pouvoir adresser les clientes actives avec un contenu ciblé sur leur mobile. La technologie de Notify repose sur une base de 20 millions de consommateurs sur laquelle l’éditeur va « matcher » avec la base de Beauté Privée et déclencher la notification adaptée.

    Pour clôturer cette édition, les startups Shopopop, Dilit, Teeps, Popsell et Shipup ont été invitées à pitcher pour faire découvrir leurs activités aux participants.

     

     

     

     

     

    Découvrez les interviews des experts de l’e-commerce présents au Lengow Day sur la chaîne Youtube de LENGOW.

    Annie ABELA – LICHTNER

  • eCOMMERCE : la livraison, élément de motivation dans la décision d’acte d’achat

    La livraison : critère de choix et gage de confiance du commerce collaboratif

    Pour la seconde année consécutive, Mondial Relay s’est associé à PriceMinister-Rakuten pour la 12ème édition du Baromètre du Commerce Collaboratif. Le 12 octobre dernier, les deux entreprises ont dévoilé les résultats de l’étude réalisée avec OpinionWay. L’enquête révèle notamment une intensification de la fréquence d’achats entre particuliers sur Internet et met en évidence le rôle de la livraison, élément de motivation à part entière dans la décision d’acte d’achat, au même titre que le prix ou la rareté du produit…

    L’achat entre particuliers sur Internet : une pratique définitivement ancrée dans les moeurs des consommateurs

    Aujourd’hui, 61% des cyberacheteurs achètent des produits sur Internet au moins une fois par mois, soit une progression de 5 points par rapport à 2016 et 67% achètent ou vendent en C to C quel que soit le canal. Observations que Mondial Relay a su repérer depuis 2011 en développant la première alternative à l’offre existante sur le marché de la livraison de colis. Totalement adaptée aux cyberacheteurs, cette offre propose le réseau de Points Relais®, éprouvés depuis plus de 20 ans, pour l’e-commerce, associé à la possibilité d’acheter son étiquette de transport en ligne.

    La livraison de colis comme gage de confiance

    L’économie ou la rareté des produits sont des éléments recherchés par les cyberacheteurs qui sont prêts à acheter des produits de seconde main. Aujourd’hui, la livraison est devenue également un critère d’achat ou de vente indéniable entre particuliers sur Internet avec 73% (+ 9 points vs 2016) des acheteurs ou vendeurs qui prennent les conditions de livraison comme un critère décisif. Ils espèrent obtenir un mode de livraison moins cher, plus sécurisé et plus pratique pour la récupération du produit. Au regard de ces critères de choix, le positionnement de Mondial Relay confirme les raisons de son attractivité.

    Enfin, le niveau de confiance accordé au transporteur représente également un élément à ne pas négliger : 60% des vendeurs du C to C choisissent le transporteur ou le mode de livraison au moment du dépôt de l’annonce, une progression de 23 points par rapport à 2016. Un élément encourageant pour Mondial Relay au regard des derniers chiffres obtenus suite aux études de notoriété menées en juin 2017, à savoir : 73% des Français connaissent Mondial Relay1 et 80% des clients offres START recommandent ses services2.

    Perspectives d’évolution : développer l’offre pour continuer de conquérir de nouveaux marchés…

    A travers cette étude, l’évolution du marché et des besoins des consommateurs sont mis en avant et donnent des nouvelles pistes à explorer :

    • 42% des cyberacheteurs seraient intéressés par la possibilité de vendre ou d’acheter des produits à des particuliers à l’international (+3 points versus 2016).
    • Il y a de plus en plus de personnes qui achètent à distance, mais il existe encore quelques freins à cette pratique notamment la possibilité des retours aux vendeurs, qui pourrait faciliter les échanges sur les marketplaces..
    • 78% des vendeurs sur internet sont intéressés par la mise à disposition d’un point de dépôt de colis, afin que les acheteurs puissent venir retirer leur article sans que le vendeur soit présent.

    Ce baromètre a été très riche pour Mondial Relay, qui va étudier plus précisément les pays attendus par les consommateurs hors les 16 déjà proposés dans son offre, ainsi qu’une solution encore plus simple et à des tarifs adaptés pour les retours spécifiques aux marketplaces et C to C plus généralement. La réflexion portera également sur le fait de proposer les Points Relais® comme tiers de confiance physique aux acheteurs et aux vendeurs.

     

  • Livraison ecommerce: les attentes des consommateurs by Metapack

    Les nouvelles attentes des consommateurs

    Le rapport souligne le décalage entre les attentes des consommateurs en matière de livraison et retours et la réalité des services offerts par les marques et retailers.

    Les consommateurs d’aujourd’hui affirment que leurs décisions d’achat sont directement influencées par leurs expériences en matière de livraison et de retour.

    Rester concurrentiel dans le contexte actuel du e-commerce dépend plus que jamais de la capacité des enseignes à offrir une expérience end-to-end satisfaisante à leurs clients.

    Ne pas prendre en considération les enjeux représentés par la livraison représente un risque élevé pour les retailers, au delà de la fidélisation client.
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  • Comment adapter sa chaîne logistique ?

    LES COMMERÇANTS FRANÇAIS PEINENT À RÉPONDRE AUX BESOINS DES CYBERCONSOMMATEURS FLEXIBLES

    Selon une nouvelle étude d’UPS, les magasins doivent innover dans trois domaines logistiques clés pour être compétitifs au-delà des frontières

    Une nouvelle étude d’UPS® [NYSE : UPS] souligne les difficultés rencontrées par les détaillants français et européens pour adapter leurs opérations aux consommateurs numériques. L’étude UPS Pulse of the Omni-channel Retailer montre à quel point l’innovation est indispensable pour conserver une part de marché stable ou croissante dans le secteur de la distribution qui est de plus en plus mondial et dominé par les acteurs du commerce transfrontalier.

    « Les consommateurs explorent des canaux de vente en ligne mutiples, et d’autres traditionnels, et ils utiliseront ceux qui répondent le mieux à leurs besoins », déclare Carrie Royle, directrice du marketing pour la grande distribution chez UPS Europe. « Ils utilisent également les réseaux sociaux pour comparer et évaluer les offres de distribution », ajoute-t-elle. Les solutions d’expédition d’UPS aident les commerçants à se développer et permettent d’augmenter la satisfaction client des achats effectués en ligne.

    Plus tôt dans l’année, des spécialistes de la logistique de plus de 700 entreprises de vente au détail, dont 100 commerçants en France, ont fait part de leurs expériences dans le cadre de cette étude. Les détaillants européens ont des projets d’investissement et de restructuration particuliers pour rester compétitifs face à leurs principaux concurrents. Plus de 30 % des responsables ont déclaré qu’ils devaient relever d’importants défis pour investir suffisamment dans l’infrastructure IT, l’organisation de la logistique, la compréhension du comportement des consommateurs et la sensibilisation de la direction aux opérations omnicanal.

    Les commerçants qui adaptent leur chaîne logistique aux consommateurs effectuant fréquemment des achats en ligne, également appelés « acheteurs flexibles », doivent se concentrer sur trois domaines clés : les magasins physiques, les ruptures de stock et les retours transfrontaliers.

    1. Meilleure utilisation des magasins physiques

    Si les commerçants français veulent rester compétitifs, ils doivent tenir compte du fait que les ventes en magasin diminuent car les ventes en ligne augmentent ; autrement dit, ils doivent dépasser l’objectif traditionnel d’un magasin de détail et l’utiliser dans le cadre de l’inventaire et du réseau de distribution.

    Quel est le rôle de votre réseau de magasin dans la transformation omni-canal de votre organisation ?

    1. UPSTransformer les ruptures de stock en ventes

    Dans le cadre de la précédente étude d’UPS, lorsqu’un article est en rupture de stock, 41 % des consommateurs européens ont déclaré se rendre sur le site Web ou l’application d’un concurrent et 20 % ont déclaré aller dans un magasin concurrent. Seulement 17 % se disaient prêts à attendre. L’étude sur les commerçants omnicanaux montre que les entreprises en ligne sont très sensibles aux ruptures de stock : 68 % des cybermarchands offrent le suivi et la livraison à l’adresse choisie lorsque le produit est disponible et 59 % suivent les commandes et notifient proactivement le consommateur de la disponibilité du produit, alors que les magasins physiques sont à la traîne. Près de la moitié des magasins physiques (45 %) conseillent simplement aux clients d’attendre, sans proposer d’alternative. UPS propose une gamme complète de solutions pour permettre le développement et le déploiement de solutions omnicanal chez les commerçants. Ceux-ci peuvent ainsi choisir la meilleure option pour transformer les situations de rupture de stock en opportunités de vente.

    1. Gestion des retours transfrontaliers

    Il est largement reconnu que la gestion des retours est un facteur clé de succès pour tous les commerçants, y compris les cybermarchands. La confiance des clients et l’intégrité de la marque dépendent de l’efficacité des retours. Les commerçants ont déclaré que leurs principaux problèmes dans ce domaine sont la gestion des produits défectueux (64 %) et les contrôles de qualité (50 %). L’étude indique également que les commerçants ont besoin de l’aide de partenaires logistiques tiers. Plus de 60 % des répondants ont déclaré qu’ils avaient besoin de plusieurs partenaires logistiques tiers pour gérer les retours et plus de 70 % estiment qu’ils contribuent à la rentabilité de leurs activités. « La gestion des commandes et des retours transfrontaliers peut être difficile », déclare Carrie Royle. « UPS propose un large éventail d’options de retour pour les détaillants. Les consommateurs peuvent déposer leurs colis prépayés et pré-étiquetés dans l’un des 15 000 relais UPS Access Point en Europe », ajoute-t-elle.