Catégorie : Juridique

  • Comment se repérer dans une « société digitale » qui ne cesse de changer.

    La société digitale

    100 Questions pour comprendre et agir AFNOR Editions

    Quel est le poids de l’informatique et d’Internet sur nos vies pro et perso ? Comment le digital bouleverse-t-il notre société, la vie des entreprises et crée-t-il de nouveaux métiers ?
    Quels impacts sociétaux et écologiques ?
    Quels sont les risques politico-économiques ?
    Dans ce nouveau livre, Jacqueline Angles et Olivier Gil proposent des réponses simples aux questions que beaucoup se posent sur les enjeux du digital et le monde qui évolue.

    Nous sommes tous confrontés aux innovations technologiques qui, pour le meilleur mais parfois pour le pire, ont élargi nos horizons, bouleversé nos modes de communication, d’apprentissage, et impactent aussi les équilibres mondiaux.

    Dans ce nouveau livre, écrit à quatre mains, Jacqueline Angles et Olivier Gil apportent des réponses simples, claires et pratiques à 100 questions clés posées sur la société digitale, de ses bouleversements actuels à ses évolutions à venir.

    Leur ambition ? Démystifier certains termes et sujets et aborder tous les thèmes induits par la digitalisation de nos sociétés :

    • Comment Internet modifie-t-il nos modes de communication ?
    • Quels sont les impacts sociétaux de la digitalisation ?
    • Comment Internet impacte-t-il la culture ?
    • Qu’est-ce que la transformation digitale de l’entreprise ?
    • Quel est le bénéfice écologique de la digitalisation et comment en limiter son coût?
    • Comment Internet favorise-t-il l’espionnage technologique, économique et politique ?…

    Une initiation et une synthèse abordables et inédites, indispensables pour comprendre le monde qui nous entoure et mieux se repérer dans cette « société digitale » qui ne cesse de changer.

    Les auteurs

    Après des études supérieures à l’université Paul Valéry de Montpellier, puis des études de commerce et management, Jacqueline Angles a été recrutée par une filiale d’un grand Groupe de télécommunications avant de le rejoindre définitivement, puis de participer aux grands projets de transformation, à la maison mère et dans les filiales internationales, intégrant les évolutions technologiques et leur impact sur la société et les individus.

    Après des études supérieures à l’IUT de Montpellier, puis une expérience en tant que chef d’entreprise dans le domaine de l’informatique et de l’Internet, Olivier Gil a intégré un grand Groupe dans le domaine des « telcos » au sein duquel il accompagne ses clients particuliers et professionnels dans leur transformation numérique.

    > ISBN : 978-2-12-465809-1 – 168 pages – 23 € TTC

    > Parution : juillet 2022

    > Accéder à la boutique en ligne

     

  • Comment le Web3 transforme les usages numériques et les attentes de la Gen Z ? 

    Heaven présente les résultats de son étude Web3 Culture

    Cryptomonnaies, blockchains, NFTs, métavers et DAOs… autant de termes que de pratiques qui génèrent un gigantesque brouhaha médiatique et sont la cible de tous les fantasmes. Cependant, impossible de ne pas voir que le paysage numérique est en train de vivre une profonde transformation, souvent difficile à appréhender. 

    Pour y voir plus clair, l’agence heaven, accompagnée de Frédéric Cavazza (cofondateur et Directeur Général de SYSK), a réalisé une étude qui sépare le mythe de la réalité en ce qui concerne le Web3, et s’intéresse en particulier aux usages et attentes de la Gen Z. 

    Frédéric Cavazza considère que l’offre actuelle autour des technologies du Web3 est certainement prématurée pour un marché qui a besoin d’être rassuré : « Ce qui est en cause n’est pas la maturité des technologies, mais la capacité de compréhension et d’absorption du marché : avec l’accélération numérique de ces dernières années, nous atteignons un point de saturation. » Il expose aussi le principe de communauté comme un des piliers du Web3 : « La culture du Web3 repose sur la communauté. La possibilité de contribuer est ouverte à tous, comme aux débuts du Web1 »

    L’étude réalisée sur la population des 18-25 ans apporte de nombreux enseignements, dont vous trouverez des exemples ci-dessous : 

    • un taux de possession de cryptomonnaies impressionnant : 32% des 18-25 ans déclarent posséder des cryptomonnaies. (contre 8% du total des français, ou 12% des moins de 35 ans*) 
    • les NFT sont encore peu possédés, mais suscitent un fort désir d’acquisition : près de 50% des 18-25 ans envisagent d’en acheter.

    • de toutes les promesses du Web3, celle de la maîtrise des données personnelles est la plus attendue : 83% des interrogés aimeraient avoir la possibilité de mieux maîtriser l’usage de leurs données personnelles. 

    En résumé :

    • Pour les GenZ le web3 est un concept global peu connu en tant que tel mais dont certains sites et apps sont déjà très présents dans leurs usages.
    • Cette tangibilité du web3 s’illustre notamment par :
      l’usage de Discord
      la possession de crypto
      l’intérêt pour les NFT et l’achat déjà actuel d’objets virtuels
    • Les attentes d’évolution du web résident d’abord dans :
      une espérance financière
      une envie de maîtrise de ses données personnelle

    Mais cette étude témoigne d’une adhésion générale aux principales promesses du Web3 (la décentralisation, l’attrait des métaverses…)

    Les GenZ sont déjà un vecteur de propagation des nouveaux usages du Web3.

     

     

  • RGPD : bras de fer entre l’Europe et les grandes plateformes américaines

    L’analyse de Fabernovel

    Par Camille Fischer, directrice data marketing 

    Alors que l’appel de Google a été rejeté par le conseil d’Etat pour une amende infligée par la CNIL en 2020, certains utilisateurs du géant de Mountain View sont mis en demeure le 10 février 2022 par la CNIL concernant l’usage de l’outil Google Analytics.
    Cette initiative de l’agence de protection des données personnelles française précède une autre décision. Celle de l’autorité autrichienne le 13 janvier dernier portant sur un site Internet dans le domaine de la santé qui ne respectait pas le RGPD du fait de l’usage de Google Analytics. En cause : le transfert des données de Google Analytics vers les Etats-Unis.

    Une stratégie de lock-in efficace

    C’est en verrouillant ses utilisateurs grâce à  un outil d’analyse de mesure d’audience simple, efficace et gratuit dès 2005 que Google a réussi à coloniser près de 90% du marché mondial (le fameux lock-in d’usage que nous abordons dans notre dernier GAFAnomics Quarterly). Avec cette mainmise sur la donnée par Google Analytics, l’entreprise a pu enrichir la proposition de valeur de tout son écosystème publicitaire et bâtir son empire de la publicité en ligne. Google est aujourd’hui devenu le passage obligé de ses partenaires, tuant dans l’œuf toute concurrence et lui permettant de dicter les règles du marché publicitaire en ligne tout en tirant les revenus des éditeurs à la baisse comme nous l’analysions dans un précédent focus des GAFAnomics Quarterly.

    Quasi intégralement dépendant de cette solution, le monde du numérique a de quoi trembler de cette récente décision.
    Google Analytics n’est d’ailleurs pas le seul outil concerné par les différentes plaintes : Facebook Connect, proposé par Facebook permettant d’utiliser son compte sur le réseau social pour se connecter sur un site tiers l’est également. De nouvelles annonces pourraient suivre puisque d’autres acteurs font l’objet d’enquêtes de la CNIL. On peut penser à Adobe Analytics par exemple, solution de web analyse du géant américain Adobe, qui décrit les transferts de données hors UE dans sa politique de protection des données personnelles. Plus qu’une simple décision ponctuelle, c’est très certainement un véritable mouvement de fond qui s’engage.

    La naissance d’une adtech européenne ? 

    Si le bras de fer entre l’Europe et Google continue, la CNIL s’attaque donc pour l’instant aux clients de la firme de Sundar Pichai pour ajouter une pression supplémentaire au géant de la pub à se mettre en conformité RGPD. Elle a en effet mis en demeure des gestionnaires de site web français (sans les nommer) pour l’utilisation de Google Analytics et leur donne un mois pour changer leurs solutions. La majorité des entreprises françaises sont in fine concernées  et n’ont d’autres choix que d’être attentives à la suite de ces décisions. Elles devront inévitablement étudier les alternatives et identifier tous les autres outils qui pourraient concerner le transfert de données hors UE.

    Pour le marché européen de l’ad tech, cette période est peut-être l’occasion rêvée de venir redistribuer les cartes pour faire émerger de nouvelles solutions RGPD par design. De premières solutions françaises et européennes existent comme AT Internet, qui sont certes payantes, mais permettent de répondre aux exigences réglementaires et des consommateurs.

    Cette décision remet en évidence également le besoin pour les entreprises d’essayer de maîtriser sa dépendance aux GAFA, et plus généralement l’intérêt d’être propriétaire de ses données ainsi que de mieux en contrôler leurs collectes dans un contexte où elles deviennent rares. Si cette stratégie demande quelques investissements pour créer cette couche de données dans son infrastructure, elle est une piste sérieuse dans un monde où le RGPD devient un avantage plutôt qu’une contrainte.

  • Comment Facebook peut collecter vos données même si vous ne l’ utilisez pas

    La France fait partie des pays qui ignorent le plus comment ses données sont collectées par Facebook

    Selon une étude menée par NordVPN,

    En avril 2018, Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, a confirmé que le réseau social collectait les données des personnes en ligne, même si ces dernières n’avaient pas de compte Facebook.

    La collecte des données des utilisateurs par Facebook semble être de notoriété publique. Cependant, selon une étude menée par NordVPN, beaucoup de personnes ignorent encore ce problème de confidentialité. Pour aborder la question, NordVPN a recensé les 10 pays dans lesquels les citoyens ignorent quels types de données sont collectées par Facebook. La France fait partie de ces pays : seuls 37% des personnes interrogées étaient au courant que leurs données pouvaient être collectées.

    « Facebook compte actuellement plus de 2,85 milliards d’utilisateurs actifs mensuels, ce qui en fait le réseau social le plus populaire au monde. Toutefois, de nombreuses personnes renoncent à l’utiliser en raison des nombreux scandales de fuites de données que l’entreprise a connues dans le passé. Malheureusement, même si vous ne l’utilisez pas activement ou si vous n’avez pas de compte, vos données sont certainement moins confidentielles que vous ne le pensez », explique Daniel Markuson, expert en confidentialité numérique chez NordVPN.

    Les pays qui devraient être préoccupés par la situation

    Les citoyens des pays suivants ont participé au test sur la confidentialité en ligne (National Privacy Test) et les moins informés à ce sujet sont : l’Australie (55%), le  Royaume-Uni (58%), le Canada (55%), l’Inde (44%), le Danemark (58%), la Turquie (26%), l’Arabie Saoudite (49%), la Suède (58%) et l’Afrique du Sud (32%).

    Fait intéressant, les habitants de ces mêmes pays sont ceux qui connaissent le moins bien les outils qui leur permettent de préserver leur confidentialité en ligne (VPN, serveurs proxy, navigateur TOR, etc.).

    Comment Facebook peut collecter vos données même si vous ne les utilisez pas

     Facebook peut collecter les données de non-utilisateurs de deux manières : à partir de leur historique de navigation et de l’activité de leurs amis.

    L’entreprise n’a officiellement expliqué qu’une seule de ces options. De nombreux sites Internet utilisent les plug-ins de Facebook (les boutons « J’aime » ou « Partager »), les identifiants (qui permettent aux utilisateurs de s’inscrire sur certains sites Internet en utilisant leur compte Facebook) et les outils analytiques de publicités (qui aident les propriétaires de sites Internet à comprendre l’efficacité de leurs publicités sur Facebook). Facebook collecte des informations sur toutes les personnes qui visitent ces sites Web, qu’elles soient ou non des utilisateurs enregistrés.

    Les données des non-utilisateurs ont moins de valeur pour le réseau social, car Facebook ne vend pas de publicités ciblées basées sur cet historique de navigation, comme il le fait pour les utilisateurs inscrits. Mais Facebook peut toujours utiliser ces informations, qui comprennent l’adresse IP de l’utilisateur, pour diffuser des publicités encourageant les internautes à rejoindre Facebook.

    Par ailleurs, Facebook obtient des informations sur les non-utilisateurs grâce à sa fonction de téléchargement de contacts. Lorsque les utilisateurs s’inscrivent sur Facebook, nombre d’entre eux sont encouragés à synchroniser leurs contacts afin de trouver d’autres personnes avec lesquelles se connecter. Il est cependant probable que certains contacts présents dans le téléphone d’un utilisateur ne soient pas sur Facebook. Pourtant, l’utilisateur transmet quand même ces informations à l’entreprise. Selon le niveau de détail que les utilisateurs apportent à leurs contacts, ces données peuvent inclure bien plus qu’un simple numéro de téléphone : il peut s’agir du nom, du prénom, du lieu de travail, de l’adresse électronique ou même de l’adresse.

    Les bons réflexes pour une confidentialité accrue

    « Vous vous dites peut-être que ce n’est pas si grave si un réseau social connaît votre adresse IP, votre lieu de travail ou votre numéro de téléphone. Mais que se passe-t-il si un cybercriminel y a accès ? Compte tenu de la triste histoire de Facebook en matière de fuites de données (y compris la dernière, qui s’est produite en avril 2021), nous ne pouvons jamais être sûrs de l’endroit où nos données peuvent se retrouver une fois que nous les confions à Facebook », explique Daniel Markuson, expert en sécurité numérique de NordVPN.

    Si vous n’utilisez pas Facebook, le moyen le plus efficace de vous protéger est d’utiliser NordVPN et sa fonction Protection Anti-menaces, qui permet de bloquer les pixels et les cookies de suivi Facebook. De cette façon, l’entreprise ne pourra plus vous suivre sur les sites Web qui incluent ses plug-ins.

    Cependant, si vous utilisez Facebook régulièrement, vous pouvez toujours agir pour préserver votre confidentialité :

    • Suivez les protocoles de sécurité de la plateforme. Consultez les paramètres de votre compte Facebook et passez en revue les réglages « Sécurité et connexion » ainsi que « Confidentialité ». Modifiez les options qui semblent constituer une menace pour votre confidentialité.
    • Utilisez des mots de passe uniques. Avec les multiples violations de données que Facebook a connues, il est plus important que jamais de ne pas réutiliser les mêmes mots de passe. En effet, tout mot de passe compromis par Facebook met en péril tous les autres comptes qui partagent le même mot de passe.
    • Ne partagez pas trop d’informations. Facebook ne pourra pas diffuser de données si une personne ne les partage pas en ligne. Assurez-vous que les photos que vous publiez ne peuvent pas être utilisées dans un but malveillant. Par exemple, ne partagez pas de photos qui pourraient aider des criminels à identifier l’emplacement de votre maison ou vos projets de vacances, afin qu’ils ne sachent pas quand vous êtes absent.
    • Ne vous connectez pas avec Facebook. Les applications tierces constituent une énorme faille de sécurité pour Facebook. Ne vous connectez donc pas à d’autres applications ou sites Web en utilisant Facebook, car ils auront alors un accès direct à toutes vos données.

    Pour en savoir plus sur la sécurisation de votre compte Facebook, veuillez cliquer ici.

  • Prospection commerciale, Cloud, télésurveillance des télétravailleurs …décryptage des axes de surveillance de la CNIL

    Quels sont es axes de surveillance de la CNIL pour 2022?

    Décryptage par Alexandre Lazarègue, Avocat spécialisé en droit du numérique

    La CNIL, autorité chargée de veiller à la protection des données personnelles en France, a rendu publique ses trois thématiques prioritaires de l’année 2022. Feront ainsi l’objet d’une particulière vigilance cette année : les opérations de prospection commerciale, les modes de collecte des données personnelles dans le cadre du télétravail et enfin l’usage des clouds chargés de stockés les données.  

    Cette veille s’inscrit dans le cadre de ses pouvoirs de contrôle, qui complètent son travail effectué sur la base de plaintes reçues et qui justifiera des contrôles inopinés au sein des entreprises pour s’assurer que dans ces domaines en particulier, le respect du droit des données personnelles est respecté.

    La prospection commerciale

    La prospection commerciale non sollicitée est un fléau fréquemment dénoncé par les Français. Le phénomène est massif: courrier électronique ou postal, appel via opérateur ou par automate…  Le RGPD impose dans le cadre du commerce B2C un principe de consentement de la personne concernée par la prospection. Hormis les deux exceptions (lorsque la personne concernée a déjà donné son adresse email dans le cadre d’une vente précédente concernant des produits similaires ou lorsque l’email adressé n’est pas une offre commerciale), le droit d’opposition au traitement des données prime : chaque message électronique doit proposer un moyen simple de s’opposer à la réception de futures sollicitations (par exemple un lien visible vers une désinscription de la liste).

    Ainsi, des pratiques telles que l’inscription forcée des consommateurs à la newsletters, l’achat de fichiers-liste de clientèle ou la prospection non sollicitée sont à bannir. 

    Par une décision du 8 décembre 2020, la CNIL avait condamné une société à une amende de 20.000 euros pour manquement aux règles relatives à la prospection commeciale. 

    La télésurveillance des travailleurs en télétravail

    Les différentes mesures de confinement prononcées successivement ont rendu obligatoire et commun le recours au télétravail qui engendre un risque non négligeable pour les données personnelles des travailleurs effectuant leurs tâches depuis chez eux.

    Le télétravail amoindrit la sécurité informatique globale des entreprises car les salariés ne sont pas équipés de manière adéquate et accèdent aux données de leur entreprise de manière non sécurisée. Le télétravail a ainsi accru le risque de cyberattaque des entreprises : phishing et usurpation d’identité, rançonnage, espionnage, atteinte à l’image et la crédibilité numérique d’une entreprise…

    Il revient aux entreprises dans le cadre du respect du RGPD de sensibiliser les salariés (à travers une charte informatique) et de fournir les outils sécurisés adéquates.

    Selon le baromètre de la cyber-sécurité des entreprises publié par le CESIN, au moins une  grande entreprise sur deux a subi une cyber-attaque réussie, et globalement plus de cinq entreprises sur dix ont subi au moins une cyber-attaque durant l’année. Ainsi la CNIL porte une vigilance accrue sur les pratiques des entreprises à ce sujet, dans un objectif de prévention des atteintes aux données personnelles.

    L’utilisation de l’informatique en nuage (cloud)

    Après plusieurs scandales et notamment celui dû à un incident matériel subi par OVH ayant occasionné une fuite massive de données pour de nombreuses entreprises, cette technologie devenue incontournable se voit imposé des règles de sécurité  rigoureuse dont le respect fera l’objet d’une surveillance particulière de la CNIL.

    En outre et alors que le RGPD interdit le transfert des données dans des États extra européens qui ne disposerait pas d’une législation protectrice de la vie privée équivalente, la conservation des données dans un cloud sécurisé constitue un enjeu majeur de protection des données.

  • Metaverse, Crypto, NFT : le monde de demain ?

    Cryptomonnaies et NFT : une légitimité qui reste à construire chez les Français

    Enquête Ifop pour Cointribune

    Un an après la première enquête publiée en février 2021, cette nouvelle étude confiée à l’Ifop par Cointribune montre une très forte progression de la notoriété des cryptomonnaies chez les Français qui sont aujourd’hui plus de 8 sur 10 à en avoir déjà entendu parler. Notoriété que sont encore loin d’avoir les NFT, bien plus récents et qui concernent particulièrement pour l’heure un public jeune, voire très jeune.

    Les NFT défraient la chronique ces dernières semaines, qu’il s’agisse de l’achat par le Neymar (et de beaucoup de célébrités avant lui) de 2 NFT de la série des « singes blasés » pour 1,1 million d’euros ou encore de la tentative d’un chirurgien de vendre, sous forme de NFT là aussi, la radiographie d’une victime de l’attentat du Bataclan.

    Face à ce phénomène qui n’est pas sans rappeler les débuts du Bitcoin voire d’internet selon certains, Cointribune.coma interrogé plus de 2 000 personnes sur le sujet : l’étude montre notamment que si nos compatriotes ont massivement entendu parler des cryptomonnaies, Bitcoin en tête, les NFT restent l’apanage d’un public jeune et initié (pour l’instant ?) …

    Les chiffres clés 

    • 82% des Français ont entendu parler des cryptomonnaies alors qu’ils n’étaient que 52% en février 2021 ;
    • Les NFT ne sont arrivés aux oreilles que d’1 Français sur 4 (25%) et seulement 8% savent précisément de quoi il s’agit ;
    • 40% des 18-34 ans qui connaissent les cryptomonnaies ont investi dans ces actifs numériques ou seraient prêts à le faire contre 18% des plus de 35 ans ;
    • Près de la moitié (49%) des jeunes de 18 à 24 ans pourraient acheter un objet numérique sous forme de NFT contre seulement 8% des plus de 65 ans,
    • Chez les connaisseurs des cryptomonnaies, ils sont 41% à voir la valeur du marché augmenter et 16% à penser qu’elle baissera.
    • 22% des Français seraient prêts à régler des achats en ligne et 15% à être payés en Bitcoin,
    • 36% des Français estiment que les mondes virtuels prendront l’avantage sur le monde réel dans les prochaines années.

    Ce que les français sont prêts à acheter en NFT 

    Près de la moitié (49%) des 18-24 ans se disent prêts à acheter un objet numérique en NFT contre 27% pour l’ensemble des Français et seulement 8% chez les plus de 65 ans.
    Les œuvres d’art numériques et le contenu additionnel pour jeux vidéo sont les deux produits les plus susceptibles d’être achetés sous cette forme. Si elle séduit moins, la perspective d’acquérir le tweet d’une personnalité publique sous forme de NFT est toutefois envisagée par près d’un jeune sur 4 (23%).

    Les perspectives des cryptomonnaies et des NFT 

    Quand on interroge enfin les connaisseurs des cryptomonnaies et des NFT sur l’évolution du marché des actifs numériques, on constate qu’un potentiel gain de valeur plus important est accordé aux NFT dans les 3 prochaines années : plus de la moitié des personnes consultées (57%) voient le marché des NFT être supérieur à ce qu’il est aujourd’hui quand 41% ont le même sentiment vis-à-vis des monnaies numériques.

    L’étude complète est à retrouver ici 

  • Comment les entreprises ont recruté en 2021 dans un contexte de crise sanitaire ?

    Quels secteurs résistent le mieux ? Quels secteurs restent impactés ?

    Le Groupe Fed fait le bilan de 2021, une année encore contrariée et livre ses perspectives pour 2022, secteur par secteur d’activité 

    Métiers de la finance, banque, assurance

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 Les clients de Fed Finance sont plutôt optimistes, même s’ils restent attentifs aux signaux « faibles » actuels de la 5e vague. Ils ont un peu plus recours à l’intérim, ce qui illustre bien cet état d’esprit à la fois optimiste et prudent.

    Focus métiers et secteurs 
    Globalement, les métiers de l’expertise comptable et de la finance d’entreprise sont extrêmement dynamiques. – En particulier dans les PME et ETI, qui créent le plus de postes. Les métiers en tension sont les profils comptables en comptabilité générale, comptabilité auxiliaire, collaborateurs confirmés en cabinet d’expertise comptable qui restent extrêmement demandés comme les profils de gestionnaire de paie. – Une exception du côté de la finance d’entreprise : on nous confiait jusqu’à octobre très peu de postes de contrôleur de gestion. Mais cela semble repartir depuis quelques semaines. – Pour la banque de réseau, le marché reste très porteur, notamment pour les postes commerciaux. Exception notable : les postes en marketing et communication, qui restent en retrait.

    À noter : les professionnels des RH dans la banque sont nombreux à exprimer des souhaits de mobilité, car ils ont souffert des adaptations réglementaires successives à répercuter dans toutes les équipes. – Du côté des métiers de l’assurance, le marché est reparti pour toutes les typologies de fonctions.

    Métiers de la supply chain, des achats et de l’ADV

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 Le cabinet Fed Supply note une très bonne reprise en termes de volume de postes. Cela a pour effet une augmentation des prétentions de salaire des candidats.

    En particulier, les grilles de salaires des ADV – Services clients de beaucoup de nos clients ne sont plus du tout en adéquation avec les prétentions des candidats. – Pour les métiers de la supply chain, contrairement à l’ingénierie, nous ne notons pas de recours accru à l’intérim. Les entreprises n’hésitent pas à proposer directement un CDI.
    Dans certains secteurs, les process de recrutements sont plus longs que d’habitude, en raison d’hésitations postcrise qui persistent.
    La supply chain monte en puissance et devient un enjeu véritablement stratégique : il faut maitriser davantage les coûts, gagner en efficacité à tous les niveaux, et pour cela recruter du personnel plus compétent et plus qualifié.

    Focus métiers et secteurs De nombreux métiers sont extrêmement recherchés depuis quelques mois.
    Cela pousse les salaires à la hausse de manière significative et contraint les entreprises à ajuster leurs budgets.

    Métiers de la logistique, du transport et de la supply chain Dans la course à la livraison toujours plus rapide, les candidats avec une expérience en lien avec l’automatisation des entrepôts et/ou les systèmes d’information logistiques sont particulièrement recherchés. Les métiers les plus dynamiques en ce moment se trouvent en logistique d’exploitation (techniciens logistique, responsables logistique) et en approvisionnements, notamment les coordinateurs de flux/ demand planner sont très demandés comme les spécialistes des appels d’offres et de l’import-export. Dans le transport, il s’agit des postes d’agent de transit, affréteur, avec une dimension internationale.

    Métiers de l’ADV et de l’assistanat commercial Nous notons une énorme tension sur les métiers de l’ADV, qui crée une augmentation des rémunérations. Un poste ouvert à 32K€ annuel en 2020 est maintenant passé à 35, voire 38K€.

    Métiers des Achats (commodités, frais généraux) restent globalement dans une moins bonne dynamique, même si un frémissement s’est fait sentir en cette fin d’année. Certains secteurs ont échappé à la crise et restent hyper-dynamiques pour les recrutements en logistique, supply chain, achats.

    C’est le cas de l’industrie pharmaceutique, de l’industrie des produits de grande consommation alimentaire et non alimentaire, de la distribution et de l’informatique. À l’inverse, sans surprise, cela reste très compliqué dans le tourisme, la restauration et l’aéronautique.

    Métiers du médical et du paramédical

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 Malgré la mise en place du Ségur de la santé pour revaloriser les salaires, les soignants sont épuisés par la crise sanitaire. Ils sont nombreux à envisager un changement de métier ou d’environnement de travail.

    Les candidats de Fed Santé recherchent de plus en plus des postes en extrahospitalier, avec le souhait par exemple pour l’infirmier en service de devenir infirmier conseil ou infirmier en santé au travail.

    Les postes en CDI ont paradoxalement le plus du mal à être pourvus car la majorité des candidats recherchent aujourd’hui des contrats courts qui leurs laissent la latitude de changer de poste régulièrement.
    Les soignants jeunes diplômés savent que le métier est sous tension, et n’hésitent plus à avoir des prétentions salariales bien plus hautes que le marché. – Pour 2022, Fed Santé anticipe un développement des métiers dans l’action sociale, le service à la personne, le soin à domicile et la petite enfance ainsi que la montée en puissance du métier d’infirmier en pratique avancée.

    Nos spécialistes prévoient aussi l’ouverture de postes en médecine du travail du fait de la volonté des entreprises d’étoffer leur service et mieux accompagner leurs salariés sur les thématiques de prévention et de santé. – Les laboratoires devraient poursuivre leur expansion, avec de nombreuses ouvertures de sites et de nombreux recrutements à venir.

    La télémédecine est amenée à continuer à progresser, et d’autres technologies nouvelles vont sans doute créer ou façonner de nouveaux métiers. – Du côté des médecins, pas de changement majeur en ligne de mire puisque le nombre d’étudiants admis en médecine est toujours limité en France par le « numerus clausus ». Focus métiers et secteurs – Les recruteurs de Fed Santé sont confrontés à une pénurie très marquée de médecins généralistes et spécialistes.
    Du côté des EHPAD, la pénurie de soignants est exacerbée par le Covid, du fait des conditions de travail très difficiles.

    Les candidats sont aujourd’hui nombreux à rechercher un poste de Directeur d’établissements sanitaires et médico-sociaux, Infirmier Conseil, Infirmier en prévention, Infirmier prestataire de santé à domicile. – Le secteur du laboratoire a également le vent en poupe, avec des recrutements réguliers et de plus en plus de candidats intéressés.

    Métiers juridiques et fiscaux

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 – Les effets de la crise n’existent plus du côté des offres depuis un an déjà sur les métiers recrutés par Fed Légal.

    Mais les comportements des candidats ont évolué de manière significative. Nos consultants sont confrontés côté candidats à beaucoup d’incertitudes et de changements d’avis. Nous constatons régulièrement un manque de rationalité et de recul sur les décisions. Et nos clients comme Fed Légal déplorons une vague de « ghosting », c’est-à-dire que les candidats acceptent un poste et ne se présentent pas pour prendre leurs fonctions.

    Pour 2022, le cabinet anticipe un grand nombre d’offres d’emploi et une pénurie de candidats, en plus d’une forte inflation des salaires. Focus métiers et secteurs – Dans les métiers et le secteur du private equity, les fonds d’investissements sont dans une dynamique très soutenue et doivent pour cela structurer leurs équipes juridiques et fiscales. Côté cabinet d’avocats, l’activité transactionnelle a rarement été aussi intense, spécifiquement dans les départements corporate bien positionnés sur le private equity.

    Le secteur de la tech (startups/licornes) multiplie les levées et en profite pour structurer leur direction juridique. – Les embauches sont nombreuses dans les métiers de regulatory : regulatory bancaire, regulatory asset management, compliance, conformité, data protection.

    Métiers de l’informatique et de la tech

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 – La période a obligé les structures qui considéraient l’IT comme un centre de coûts à reconsidérer leur point de vue dans la mesure où il a fallu digitaliser rapidement de nombreux process.

    Les sociétés qui avaient une infrastructure solide et agile se sont adaptées sans aucun problème. A contrario, certaines PME qui avaient négligé l’IT ont rencontré de grosses difficultés et ont été fortement impactées.

    Beaucoup des clients souhaitent à présent ré-internaliser l’expertise IT (et progressivement se détacher de leurs prestataires) et recruter des profils pointus. Les perspectives de recrutement pour 2022 sont donc excellentes. Focus métiers et secteurs – Tous les profils IT restent très courtisés. Mais les métiers qui le sont le plus restent les développeurs (tous langages confondus).

    Less clients sont aussi en recherche de profils en cybersécurité qui devient un enjeu capital. Enfin, tous les métiers liés à la transformation digitale sont en extrême tension.

    Métiers de la Construction et de l’Immobilier

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 En ce qui concerne le domaine de la construction et de l’immobilier, la crise semble déjà bien loin.

    Le marché est en tension avec plus que jamais une pénurie de candidats, ce qui fait décoller les salaires. – Les entreprises ont plus de visibilité sur le planning de charge pour 2022 mais ont du mal à staffer leurs équipes. Un bon candidat a généralement plusieurs offres et part au plus offrant.

    Différents paramètres sont à prendre en compte mais la réputation des entreprises ainsi que leur réseau d’influence comptent pour beaucoup dans leur choix. – Les perspectives pour 2022 sont rassurantes car l’offre de postes est importante avec des entreprises réactives. La différence se fera sur la qualité de l’approche des candidats ainsi que sur la capacité des employeurs à être réactifs. Focus métiers et secteurs

    Tous les métiers en MOE/Travaux sont tous en tension, en bureau d’études comme en entreprise de travaux. Les profils de techniciens maintenance CVC, Dessinateur-Projeteurs et Ingénieur Travaux TCE sont particulièrement recherchés. – Les métiers en électricité font exception, ils restent peu dynamiques. – Côté immobilier, la dynamique est particulièrement forte pour les métiers du développement foncier en promotion immobilière.

    Métiers de l’ingénierie et des techniciens spécialisés

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 Les effets de la crise se sont dissipés, le marché est redevenu très dynamique pour tous les métiers de Fed Ingénierie.

    La reprise a été très nette en septembre avant un léger ralentissement en fin de trimestre. Côté clients qui recrutent, ils restent prudents et privilégient les contrats en intérim ou en CDD. Même s’ils ouvrent des postes et se montrent optimistes, les incertitudes qui perdurent sur le plan sanitaire les incitent à rester très rigoureux sur la maitrise des coûts en général.

    Côté candidats, ils sont particulièrement exigeants. Eux aussi restent soucieux des incertitudes, et se montrent ainsi plus hésitants face à un changement d’entreprise. Ils sont également plus sollicités, surtout les profils middle et top management. Les recruteurs doivent donc se montrer persuasifs pour déclencher une mobilité externe. Focus métiers et secteurs.

    Les postes dans la maintenance (les techniciens de maintenance, les opérateurs et chefs d’équipe en maintenance) sont les plus problématiques à recruter et restent évidemment une priorité pour les entreprises afin de maintenir les outils industriels opérationnels. – Les recrutements dans les postes en production, notamment les opérateurs et chefs d’équipe en production, sont bien repartis depuis quelques mois également.

    Les métiers HSE sont aussi très demandés, surtout avec une dimension sécurité et environnement.

    Fed Ingénierie a également de nombreux postes ouverts pour les techniciens en bureau d’études.
    La dynamique est excellente et semble partie pour durer dans de nombreux secteurs. L’industrie pharmaceutique et l’agroalimentaire, en particulier, recrutent énormément. Ainsi que les industries de pointe. Les exceptions notables : les industries aéronautique et automobile, qui restent à la peine.

    Métiers commerciaux et marketing

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 – Sur le marché de l’emploi pour les commerciaux et le marketing-communication, les consultants de Fed Business notent une nette accélération depuis septembre, avec une reprise vraiment marquée.

    Les embauches gelées ont été débloquées. Et de nombreux salariés, déçus de la réponse de leur employeur à la crise sanitaire, se mettent en quête d’une nouvelle mission. – Les offres sont nombreuses, qu’elles soient diffusées ou pourvues via le réseau (ce qui arrive de plus en plus souvent, par souci d’économie). En conséquence, les rémunérations ont augmenté car les candidats sont plus exigeants sur le salaire et les conditions de travail en général. Ils répondent globalement moins aux offres et sont souvent approchés directement par les recruteurs.

    Cette reprise devrait se confirmer en 2022, les postes à pourvoir restent nombreux en ce début d’année. Nos conseils pour les recruteurs de commerciaux et marketing : être plus ouverts vis-à-vis de certains profils et miser sur la formation avant d’en récolter les fruits pour mieux fidéliser les nouvelles recrues. Focus métiers et secteurs – Les postes de commerciaux itinérants, qui impliquent des déplacements nombreux, sont de plus en plus compliqués à pourvoir. Il en est de même pour les postes en magasin, qui nécessitent souvent de travailler le week-end.
    Les missions qui impliquent beaucoup de prospection et une grosse part de rémunération variables sont également plus difficiles à « vendre » car les candidats craignent des difficultés conjoncturelles.
    Pour les postes marketing, les équipes Fed Business continuent de recevoir de nombreuses candidatures. Pas de tension particulière donc, à l’exception des missions en marketing digital qui nécessitent des compétences techniques particulièrement pointues et très demandées.
    Les secteurs qui recrutent le plus auprès de Fed Business sont la formation, le transport et l’IT.

    Métiers de l’assistanat, de l’accueil et de l’office management

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 – Après avoir fortement souffert du COVID durant 18 mois environ, le marché repart bien pour les métiers de l’assistanat.

    En revanche, le cabinet est très peu sollicité pour les postes en services généraux.
    Les clients de Fed Office recrutent pour moitié en intérim et pour moitié en CDI. Ils restent prudents et préfèrent, plus souvent qu’avant, proposer de l’intérim avant de pérenniser un poste en CDI. Cela complique notre travail de recruteurs, car les candidats de leur côté privilégient les postes en CDI.

    Pour autant, les perspectives pour 2022 sont bonnes, avec déjà de nombreuses demandes, en particulier dans les secteurs de la Banque, la Finance, le conseil. Cela reste plus calme dans l’industrie. Focus métiers et secteurs – Les métiers les plus dynamiques sont les Office Managers en PME et ETI et les Assistants de Direction de haut niveau (Présidence, Direction Générale, COMEX, CODIR).
    À noter que de plus en plus souvent les campagnes de recrutement sont délocalisées vers des prestataires en Inde, en Pologne, au Portugal… Ainsi, Fed Office doit régulièrement répondre aux demandes en utilisant des plateformes digitales (Pixid, Fieldglass, Beeline…), ce qui est contraignant techniquement et déshumanise la collaboration.

    Métiers des ressources humaines

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 – Pour les fonctions RH, la reprise a été plus tardive que dans beaucoup d’autres métiers. Les embauches n’ont véritablement repris chez les clients de Fed Human que depuis le mois de septembre.

    Mais depuis lors, la dynamique est vraiment soutenue. – Les perspectives pour l’année 2022 sont excellentes. Les process sont très rapides car les entreprises veulent « sécuriser » les bons candidats. Focus métiers et secteurs Les métiers qui embauchent énormément auprès de Fed Human sont ceux de la paie et de responsables du recrutement. Les profils RRH/ HRBP sont également très recherchés.

  • RGPD et DSI : la lutte finale

    Le RGPD fête ses 3 ans ! Le point pour les DSI

    Selon Olivier Berthelier, DSI – Limonetik

    Depuis 2016, le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) s’est imposé auprès des entreprises et des organismes dans le but de mieux protéger les data des individus. Comme toute réglementation, celle-ci ne fut pas sans conséquences dans les entreprises. A commencer par les Direction des Systèmes d’Information et les départements informatiques qui ont dû adapter les processus et former leurs équipes à la protection des données de toutes les parties prenantes (collaborateurs, clients ou encore partenaires, fournisseurs et prestataires).

    Le RGPD, sous les feux des projecteurs

    Mai 2018, le RGPD monopolisait la scène. Les entreprises européennes – comme toutes structures générant et gérant des données personnelles – ont dû se conformer à la loi. Si pour certaines structures l’application de cette nouvelle réglementation s’est faite dans la douleur, pour d’autres, elle n’a pas fondamentalement changé l’organisation. La CNIL n’imposant finalement qu’un cadre et un périmètre clairs dans l’application de directives qui portaient sur des données confidentielles et relevant de la vie des personnes.

    Cette nouvelle contrainte est même aujourd’hui valorisée sur le marché vis-à-vis des clients et des donneurs d’ordres. Afficher qu’on a tout mis en œuvre pour se conformer aux textes du RGPD donne à une entreprise un avantage concurrentiel par rapport aux autres.

    360° de vigilance

    Pour les DSI, le RGPD est devenu une préoccupation majeure de tous les instants. Il impose d’agir avec un maximum de pragmatisme en raison d’un nombre de contraintes élevé dans la vie quotidienne d’une entreprise.

    Malheureusement de nombreuses PME et TPE n’ont pas les moyens en interne de mettre à disposition des collaborateurs entièrement dédiés à la conformité. Si certaines étaient déjà rompues à la confidentialité de données sensibles du fait de leur activité propre, comme les acteurs du paiement déjà largement expérimentés en matière de données sensibles, l’impact de la réglementation a néanmoins été important dans la mesure où le RGPD balaie les données sensibles quelles que soit l’origine de leur source.

    En effet le RGPD a sonné l’ajout de processus, parfois complexes, au traitement des nombreuses données que l’on retrouve de manière générale dans une société. Ce n’est pas une surprise si les opérateurs de paiement, qui manipulent des données bancaires en plus des autres informations personnelles, ont dû consacrer de nombreuses heures de leurs équipes IT, juridique, RH, finance, marketing… pour s’assurer que les données sensibles soient traitées comme elles le doivent, conformément à la réglementation en vigueur.

    Le Privacy by design au cœur du défi

    Pour un DSI, le RGPD implique avant tout un engagement de conformité de tout le service informatique. Il est dès lors important d’être étanche sur ce sujet car, même si on délègue une partie de l’activité de l’entreprise à un sous-traitant, le DSI doit s’assurer que tous les processus informatiques sont contrôlés. Il est capital de conserver la main sur le système informatique, avoir une carte applicative et un registre des données à jour.

    Mais le rôle de la Direction des Systèmes d’Information ne s’arrête pas là : il faut sensibiliser l’ensemble du personnel au RGPD et former son équipe technique et les développeurs au sujet. Car c’est au niveau du développement informatique que se joue une partie du challenge de la protection des données personnelles.

    La logique du « Privacy by design » prend tout son sens. En d’autres termes, il est crucial de se préoccuper du bon traitement des données dès la conception des architectures IT et des développements informatiques. Cela revient à déterminer le niveau de données dont on a besoin, ce que l’on veut en faire et comment elles seront stockées.

    Au-delà du RGPD

    Il existe d’autres normes visant la gestion des données des personnes. Ainsi les prestataires de paiement, à travers leurs activités, sont amenés à traiter des informations ultra-sensibles. Par exemple les identifiants de cartes bancaires. Ces entreprises sont donc soumises à un standard très strict : la norme PCI DSS nécessitant un renouvellement de certification chaque année.

    Ce standard impose de mettre en œuvre de nombreux procédés visant à garantir la sécurité des données de paiement spécifiquement comme le traitement, le stockage ou les accès au compte en banque. Sans ces procédés, il est absolument impossible de se connecter à une carte bancaire ou à une salle serveurs.

    DPO et DLP à la rescousse

    L’univers d’extrême sécurité de la norme PCI DSS n’est pas le même que celui du RGPD. La confidentialité des données est un sujet beaucoup plus étendu et impactant que celui des données sensibles.

    La nomination d’un DPO (Data Protection Officer) permet de positionner un référent sur le sujet. Doté d’une expertise juridique, il est le garant de la connaissance de l’ensemble des données de l’activité de l’entreprise, des informations RH à celles liées aux activités quotidiennes, de leur maitrise, de leur bon traitement, des processus mis en place, etc.

    Il sera la clé pour se projeter dans une logique de DLP (Data Loss Protection), ce qui n’est pas anodin. Il s’agit de permettre de détecter la moindre faille ou tentative d’accès illicite à l’ensemble des données personnelles. Un marché qui devrait, d’après Statista, atteindre quelques 2.28 billion Dollars en 2023. Concrètement, le DLP regroupe un ensemble de techniques et d’outils qui se connectent aux différents canaux de communication numérique allant des emails jusqu’à l’imprimante numérique. Grâce à un système de monitoring, en cas d’activité anormale, une alerte est envoyée immédiatement aux équipes en charge de la surveillance.

    RGPD : aujourd’hui l’Europe, demain le monde ?

    Aux Etats-Unis près de 8 entreprises sur 10 auraient pris des mesures pour se conformer au RGPD; et il semblerait que plus d’un quart d’entre elles auraient dépensé plus d’un demi-million de dollars pour cela. Soit quelques 9 milliards de dollars dépensés pour la mise en conformité au RGPD. Sanctionné par l’ICO, le groupe Marriott International aurait écopé de 99 millions de livres sterling. Au total, ce sont plus de 359 millions d’euros d’amendes majeures qui seraient tombés dans les caisses.

    Représentant un véritable challenge pour les DSI, la mise en conformité RGPD nécessite des moyens tant techniques qu’humains. Pour être efficiente, la protection des données personnelles doit cependant entrer dans un cadre plus large, celui de la stratégie et de la culture d’entreprise.

  • Et si la signature électronique était le premier pas vers l’accélération des processus …

    Quand plus de 3 professionnels sur 4 considèrent la signature électronique comme un levier efficace pour accélérer les process de contractualisation 

    • Au sein de ces entreprises, 49% l’ont utilisée pour les ventes et 41% pour les documents RH
    • 67% des répondants utilisant la signature électronique estiment que celle-ci va se déployer plus amplement au sein de leur entreprise
    Universign, expert français de la signature électronique, révèle les résultats d’une étude menée en janvier 2021 auprès de 1018 employés de bureau portant sur l’évolution des usages de la signature électronique en France avec le soutien de YouGov*.

    La signature électronique est plébiscitée au sein des services commerciaux, achats et RH des entreprises

    Lors de la précédente étude Universign menée en janvier 2020, seuls 25% des personnes interrogées déclaraient avoir utilisé la signature électronique dans un contexte professionnel, dont 49% pour établir un document juridique ou financier et 31% pour un contrat client. Elles étaient pourtant 40% à penser que la signature électronique devrait être systématique dans ce cadre.

    Cette nouvelle étude révèle qu’avant le premier confinement, un professionnel sur deux utilisait la signature électronique pour la vente (devis, bon de commande…) (52%) et les achats (facture, contrat fournisseur…) (50%).
    En moyenne, près de la moitié de ceux utilisant déjà la signature électronique avant le premier confinement ne signait que 1 à 50 documents par mois (49%). Seuls 37% d’entre eux signaient déjà plus de 50 documents par mois. La situation sanitaire actuelle a incité 26% des entreprises employant les professionnels interrogés à adopter une solution de signature électronique. Parmi elles, 49% l’ont utilisée pour les ventes et 41% pour des documents liés aux Ressources Humaines.

    Simplicité et garanties juridiques sont déterminants dans le choix de la signature électronique

    La simplicité d’utilisation est l’élément le plus déterminant dans le choix d’une solution de signature électronique (35%), les garanties juridiques (16%) et le choix du niveau de sécurité associé à la signature (14%) complètent le podium. Ils ne sont que 13% à déclarer que la fiabilité de la solution n’est pas le facteur le plus déterminant mais ce critère reste dans le top 3 pour 57% des répondants.
    Si la simplification des processus de gestion est le principal bénéfice constaté pour près de 4 travailleurs sur 10 (38%), la réduction des délais (34%) est également fréquemment citée en particulier par les RH (46%).

    Accompagner le changement est essentiel

    Si 77% des sondés considèrent la signature électronique comme une solution efficace pour digitaliser les processus de contractualisation en entreprise, la transformation digitale des entreprises peine parfois à se développer. Ainsi, parmi les 26% d’entreprises qui ont adopté une solution de signature électronique pendant ou après le premier confinement, près de la moitié sont des PME (41%) ou des ETI (53%) et seulement un quart sont des TPE.
    On notera que dans les commentaires les plus fréquents des répondants, les freins à la mise en place de la signature électronique concernent principalement : la fiabilité et la sécurité de la solution, la méconnaissance de son fonctionnement et l’attachement à la signature manuscrite en face-à-face.

    L’étape clé de la transformation digitale ne peut donc véritablement se faire sans l’accompagnement d’un Prestataire de Services de Confiance (PSCo), expert dans son domaine et maîtrisant l’ensemble des sujets réglementaires, juridiques, techniques et fonctionnels inhérents aux services de confiance.

    La crise sanitaire a impacté favorablement le marché en stimulant l’adoption de cette technologie. Si l’usage de la signature se montre de plus en plus éprouvée au sein des grandes entreprises, son déploiement nécessite un accompagnement personnalisé et une pédagogie adaptée, particulièrement auprès des organisations de petite et moyenne taille. Ces entreprises ne bénéficient souvent pas d’un socle IT aussi solide que celui des ETI ou des GE, et elles ont bien pris conscience dans l’urgence de la nécessité d’adopter la sigature électronqiue pour assurer la contiunuité de leurs activités Là encore, l’intervention d’un PSCo est un élément essentiel pour contribuer à assurer la pérennité des modèles économiques.

    Julien Stern, Président d’Universign conclut :« Cette enquête révèle qu’une majorité des professionnels sont favorables à un élargissement des usages de la signature électronique dans l’entreprise. Cela prouve que le niveau de maturité a évolué en très peu de temps. Une très grande majorité a bien compris le potentiel à long terme de la signature électronique. Les équipes dirigeantes, conscientes des avantages, sont également soucieuses de bien faire les choses et souhaitent maitriser pleinement les risques associés. Chez Universign nous sommes conscients que l’accompagnement des entreprises dans ce changement va bien au-delà de l’accès à une technologie. Nous travaillons particulièrement sur cette dimension car nous savons que bien comprendre les enjeux et besoins de nos clients est la clé pour révéler tout le potentiel de la signature électronique.»

    * L’enquête a été réalisée sur 1018 actifs français. Le sondage a été effectué en ligne par YouGov, du 18 au 21 janvier 2021.

  • Les Français et la protection des données personnelles : un sujet d’inquiétude …

    Etude Oracle / Odoxa :
    Les Français et la protection des données personnelles
    Un sujet d’inquiétude …

    La 5ème édition de l’Observatoire de la Tech Oracle en partenariat avec Odoxa interroge les Français sur la question de la protection des données personnelles

    Deux ans après l’entrée en vigueur du RGPD, les inquiétudes autour de la sécurité des données personnelles restent au cœur des préoccupation des Français, l’année 2020 ayant de surcroit multiplié le recours aux outils en ligne dans les cadres personnel et professionnel. Ce sont tout simplement 70% des Français qui se déclarent préoccupés par les informations collectées par les sites web. Un niveau de préoccupation élevé, toutes catégories confondues : âge, niveau de revenu, zone de résidence.

    Voici les principaux enseignements de ce sondage :

    • Un sujet d’inquiétude généralisé : 7 Français sur 10 sont préoccupés par les informations collectées par les sites web (70%).
    • Une forte préoccupation : 71% des Français ont le sentiment que les données personnelles qu’ils communiquent sur Internet sont mal protégées.
    • Pour garantir la sécurité de leurs données personnelles sur Internet, les Français font confiance aux banques (70%) et à l’État et aux services publics (65%) mais ont moins confiance dans les fournisseurs d’accès à Internet (51%), les sites de commerce en ligne (54%) et les messageries en ligne (55%) ; on note même une défiance très forte à l’égard des GAFAM (70%) et des réseaux sociaux (85%).
    • Deux ans et demi après son entrée en vigueur, le RGPD doit encore renforcer sa notoriété et sa crédibilité : 74% des Français le connaissent mais 34% seulement jugent qu’il permet de mieux protéger les données personnelles.
    • Pour mieux contrôler l’utilisation de leurs données personnelles, les Français sont surtout prêts à effectuer des démarches simples, et à court-terme (navigation privée, exercice du droit d’opposition/rectification).

    Pour Karine Picard, Directrice Générale d’Oracle France et EMEA Business Development Applications :  « Il est nécessaire d’accompagner les entreprises pour les aider à conjuguer recherche d’expériences positives et respect de la vie privée de leurs clients, et de construire, aux côtés des grands acteurs de la Tech, un écosystème numérique européen sécurisé, au sein duquel les données et les services peuvent être mis à disposition, collectés et partagés dans un environnement cloud de confiance favorisant l’innovation et la protection de la vie privée ».