Catégorie : IA

  • Marketers : connaissez-vous le concept du Messy Funnel ?

    Communication, marketing & publicité digitale : Quelles tendances pour 2025 ?

    Selon Anne-Sophie Cruque, CEO de Biggie

    Le secteur fait face à des enjeux complexes qui imposent aux marques de s’adapter pour rester compétitives.
    Dans ce contexte, Biggie – l’agence globale de stratégie et d’activation media & marketing du groupe Biggie – a dégagé les grandes tendances qui définiront l’année 2025 et guideront les annonceurs dans la réinvention de leurs stratégies.

    #1 – Naviguer dans l’ère du Messy Funnel

    À l’approche de 2025, le monde du marketing s’apprête à explorer de nouvelles trajectoires avec l’apparition du « Messy Funnel ». Ce concept bouleverse les parcours d’achat traditionnels, qui deviennent moins linéaires, nécessitant des mesures plus précises et l’application fine d’outils tels que le Marketing Mix Modeling.

    Parallèlement, le rôle des agences évolue face à l’automatisation croissante des médias. Celles-ci devront désormais se concentrer davantage sur la stratégie et l’analyse plutôt que sur l’opérationnel. Pour maintenir leur compétitivité, les agences de demain devront renforcer leurs liens avec les clients, tout en faisant preuve de créativité et d’imagination.

    #2 – Cultiver l’intelligence de demain

    Dans les usages du monde du travail, les nombreux changements ont engendré au fil des années une explosion d’outils, dans l’optique d’être davantage productif. Pour assurer leur survie, les entreprises doivent embrasser l’ère de l’intelligence artificielle en cultivant un « quotient d’intelligence artificielle » (QIA) afin de se maintenir à la pointe de l’innovation.

    Alors que le monde évolue à une vitesse fulgurante et que les innovations foisonnent, certaines IA restent encore limitées. Cependant, les systèmes multi-agents émergent comme les clés de voûte, ouvrant la voie à des collaborations brillantes entre intelligences artificielles sur des projets d’une forte complexité.

    #3 – La télévision est morte, vive la télévision !

    La télévision est confrontée à une transformation majeure, poussée par la montée du streaming et les évolutions des habitudes de consommation. Face à cette nouvelle réalité, les annonceurs doivent adopter des stratégies publicitaires multi-écrans pour combiner la télévision traditionnelle avec le streaming vidéo, maximisant ainsi leur portée et leur efficacité.

    Les chaînes investissent dans le streaming pour rester compétitives, tandis que les agences médias doivent guider les marques dans cette transition numérique, prouvant la valeur de ces canaux à travers des données et des cas concrets. Bien que le modèle classique de la télévision ne disparaisse pas, il doit évoluer en intégrant des programmes exclusifs.

    #4 – 2025, l’heure de la maturité

    En 2025, le monde de l’influence atteint une nouvelle maturité, marqué par quatre grandes tendances. Les influenceurs diversifient leurs initiatives culturelles, renforçant leur impact au-delà des plateformes numériques, offrant aux marques des opportunités d’intégration dans des projets culturels significatifs.

    Le simple placement de produits laisse place à des collaborations engageantes, où les marques participent activement à des projets inspirants. L’influence évolue vers des contenus plus longs et immersifs, favorisant un engagement profond plutôt que des interactions superficielles. Ainsi, l’accent est mis sur la collaboration pour produire des contenus captivants et de haute qualité.

     

     

     

  • Banalisation de l’IA, montée de la cyber-résilience, préparation à la vague quantique…La Cybersécurité en 2025

    Cybersécurité en 2025 

    Cohesity dévoile ses prédictions pour l’année 2025 :

    IA, force brute et ingénierie sociale : le temps est un facteur essentiel 

    L’année écoulée a permis de mieux comprendre la menace que représente l’IA pour la sécurité. La force brute et l’ingénierie sociale sont les techniques d’attaque qui exploitent le plus le potentiel de l’IA. En plus d’accroître l’efficacité des intrusions dans les systèmes numériques, les techniques reposant sur l’utilisation de l’IA ont considérablement réduit le délai requis pour s’y introduire. Le temps de réaction et de confinement d’une menace sont les principaux facteurs de réduction de l’impact d’une intrusion. Avec l’émergence de l’IA, les équipes de cybersécurité disposeront de beaucoup moins de temps pour réagir et contenir une intrusion avant que ses conséquences ne se fassent sentir. 

    La cyber-résilience tombe sous la responsabilité des DSI  

    Au cours des cinq dernières années, voire un peu plus, nous avons assisté à une évolution du fonctionnement des équipes de cybersécurité, qui sont passées d’une approche axée sur la conformité à une approche basée sur les risques, la cyber-résilience devenant leur principal objectif. Mettre l’accent sur la cyber-résilience nécessite une intégration opérationnelle avec les équipes informatiques.

    En 2025, les entreprises remettront en question la séparation entre les disciplines informatiques et de cybersécurité, et on observera une volonté forte et délibérée d’intégrer les contrôles de sécurité aux services informatiques. Cela réduira les frictions entre l’InfoSec et l’IT et garantira que la manière dont est gérée la sécurité des ressources informatiques est alignée sur les priorités de l’entreprise.

    Cette transition entraînera des changements importants dans le rôle du RSSI, la responsabilité du travail quotidien requis pour construire et maintenir la cyber-résilience étant transférée au DSI. Cela conduira à l’absorption d’un plus grand nombre d’équipes RSSI au sein des fonctions informatiques. 

     L’informatique quantique dépasse l’IA en tant que principale préoccupation en matière de cybersécurité  

    Nombre des craintes exprimées après l’arrivée de ChatGPT et la présence de l’IA dans la vie quotidienne ne se sont pas matérialisées, comme les systèmes autonomes menaçant l’interaction humaine et le potentiel de l’IA à forcer le chiffrement des données. Il ne s’agit pas de minimiser l’impact que nous avons constaté avec l’émergence de l’IA, mais de mettre en lumière l’impact considérablement plus important que nous allons observer avec l’avènement de l’informatique quantique. En 2025, les entreprises devront a minima élaborer un plan de migration vers un chiffrement qui ne soit pas vulnérable aux attaques quantiques. 

     L’hiver de l’IA  

    L’émergence de la technologie d’IA basée sur les grands modèles de langage (LLM) a fondamentalement changé la façon dont nous interagissons avec nos données et les uns avec les autres. Cela dit, 2025 sera sans aucun doute une année d’optimisme modéré dans le domaine de l’IA. Nous commençons à voir les failles dans la « magie » promise par les grands modèles de langage ; ils sont très performants pour certaines tâches et impressionnent à juste titre.

    Cependant, ces modèles ne peuvent pas penser, raisonner ou s’adapter à l’évolution des menaces comme beaucoup l’avaient prévu. Ils produisent donc des hallucinations à des taux plus élevés que ce à quoi les utilisateurs pourraient s’attendre. Cet écart pourrait bien conduire à un « hiver de l’IA », où des attentes exagérées refroidiraient l’enthousiasme des investisseurs et des développeurs.  

    Des intelligences artificielles adaptées à des besoins spécifiques 

    Il est essentiel de se rappeler que l’IA n’est pas une entité monolithique, mais un ensemble d’outils qui doivent être appliqués à des scénarios variés, au cas par cas. À l’avenir, les investissements et les efforts devraient être consacrés à une meilleure compréhension et résolution de cas d’utilisation spécifiques, et non à la construction de solutions globales et monolithiques à tous les problèmes (ou d’une IA générale).

    Le succès des solutions de cybersécurité en 2025 reposera sur une approche pragmatique et intégrée pour résoudre des problèmes spécifiques avec des modèles d’IA adaptés plutôt que d’attendre une solution universelle.  

  • Les cinq tendances clés qui redéfinissent les codes de l’influence.

    Quels changements en matière d’influence en 2025 ?

    Selon Anne-Cécile GUILLEMOT, cofondatrice de DYNVIBE,

    Dans un monde où l’influence évolue à grande vitesse, les marques sont face à de nouveaux défis pour se connecter à leurs audiences. Anne-Cécile Guillemot, cofondatrice de Dynvibe, acteur en Social intelligence, identifie cinq tendances clés qui redéfinissent les codes de l’influence.
    De la recherche d’authenticité et de transparence à l’essor des contenus éducatifs, en passant par l’intégration de l’intelligence artificielle et la montée en puissance des ambassadeurs de marque, en quoi ces évolutions transforment durablement le paysage du marketing d’influence ?

    #1 – Plus de stratégies long terme : la qualité vs. la quantité   

    « Grâce à la Social Intelligence, nos équipes d’analystes ont observé une convergence de signaux clairs : les marques sont en train de faire évoluer leur rapport à l’influence. Elles réalisent, avec quelques années de recul que les simples collaborations avec des influenceurs « stars » sont non seulement très coûteuses mais ne suffisent plus pour construire une relation de confiance durable.
    Ces partenariats, devenus omniprésents, ont fini par lasser les consommateurs, un phénomène accentué par l’entrée en vigueur de la loi influence, qui encadre ces pratiques commerciales. En réponse, les marques privilégient désormais des stratégies sur le long terme, axées sur la qualité plutôt que sur la quantité et repensent leurs activations pour un impact plus authentique et durable. » explique Anne-Cécile Guillemot.

    #2 – Véritable shift dans le profil des influenceurs : le besoin d’authenticité et de transparence

    Les consommateurs, en quête de contenus plus authentiques et transparents, se tournent de plus en plus vers des influenceurs experts et impartiaux, appelés « Changemakers ». Situés à la croisée des chemins entre influenceurs classiques et KOLs (Key Opinion Leaders), ces créateurs se distinguent par leur spécialisation pointue, gage de crédibilité, et un taux d’engagement jusqu’à quatre fois supérieur à celui des influenceurs traditionnels. En partageant des contenus pédagogiques, ils contribuent à enrichir les connaissances des consommateurs, influençant leurs comportements et initiant de nouvelles tendances de consommation. Ces Changemakers sont des acteurs incontournables à surveiller pour comprendre les dynamiques de marché et représentent des alliés précieux pour les marques souhaitant renforcer leur crédibilité.

    #3 – L’IA, une source d’opportunité pour la création de contenu

    L’IA représente un atout précieux pour les marques, non pas pour remplacer la créativité humaine, mais pour l’enrichir et l’optimiser. Elle offre des outils puissants pour analyser les KPIs en temps réel, identifier ce qui fonctionne, et ajuster automatiquement les contenus afin de les rendre toujours plus engageants.

    #4 – Vers une recrudescence du rôle d’ambassadeur de marque

    Le rôle d’ambassadeur de marque connaît un regain d’importance, mais avec des transformations profondes. Il ne s’agit plus seulement de prêter son visage à une marque, mais de l’incarner pleinement à travers des valeurs partagées et une connexion authentique. Au-delà du reach, les marques recherchent désormais des partenaires capables de coconstruire une histoire commune, en alignant leurs univers pour créer un impact durable et significatif.

    #5 – TikTok Shop : le consommateur, vendeur ou retailer de demain ?

    Cette fonctionnalité permet d’acheter directement un produit au sein du réseau social chinois, transformant profondément le e-commerce. Avec plus d’un milliard de dollars de ventes aux USA en seulement six mois, son potentiel est considérable. En simplifiant le tunnel d’achat, qui se fait désormais sans quitter la plateforme, elle ouvre la porte à une nouvelle ère de l’influence. Désormais, n’importe quel consommateur peut devenir un micro-retailer, recommandant et vendant des produits à son réseau en un simple clic. L’expérience produit devient centrale, brouillant la frontière entre influence, achat, et distribution.

     

  • Quand l’IA creuse les inégalités au travail

    Genre, Àge, Handicap…Les inégalités d’accès à l’IA

    Source Randstad et Oreegami

    L’intelligence artificielle (IA) apporte la promesse d’une productivité et d’une efficacité accrues — mais encore faut-il que chacun puisse en bénéficier.
    Alors que la demande de compétences en IA explose, l’accès aux formations et aux opportunités d’emploi dans ce secteur est très loin d’être le même pour tous et révèle de profondes fractures entre les salariés. Ce rapport examine les inégalités d’accès à l’IA en fonction du genre, de l’âge et du handicap.

    Une récente étude du groupe Randstad révèle d’importantes disparités dans l’utilisation et l’accès à l’intelligence artificielle en milieu professionnel.

    Inégalités de genre

    • 71% des talents déclarant des compétences en IA sont des hommes
    • 41% des hommes ont accès à l’IA au travail, contre 35% des femmes
    • 38% des hommes se voient proposer des formations en IA, contre 33% des femmes

    Écart générationnel

    • 48% des moins de 30 ans utilisent régulièrement l’IA au travail, contre 31% des plus de 60 ans
    • 45% de la génération Z reçoivent des offres de formation en IA, contre 22% des baby-boomers

    Situation de handicap

    • 55% des salariés en situation de handicap utilisent l’IA pour résoudre des problèmes au travail, contre 39% des salariés sans handicap
    • 29% des collaborateurs handicapés envisagent de quitter leur emploi sans formation en IA, contre 18% des talents sans handicap

    En conclusion : 

    Bien que la technologie de l’IA démontre sa capacité à combler des écarts pour certains groupes démographiques, comme les personnes en situation de handicap, il est clair qu’elle n’est pas encore exploitée de manière équitable, notamment en ce qui concerne les femmes et les séniors.

    L’arrivée des IA génératives dans le paysage professionnel n’a fait que confirmer l’intuition de Yann Gabay, co-fondateur d’Oreegami, organisme de formation aux métiers du numérique soutenu par France Travail explique : 

    “Ces chiffres soulignent l’urgence pour les entreprises de mettre en place des stratégies inclusives pour l’adoption de l’IA, afin de maintenir leur compétitivité et de répondre à la pénurie de talents. Aujourd’hui, notre objectif est de préparer un large public à un futur incertain et leur donner l’opportunité d’accéder à des métiers porteurs, intéressants et rémunérateurs, souvent réservés aux diplômés de certaines écoles peu accessibles”

  • Les trois tendances marketing à surveiller en 2025

    IA, cookies tiers, communautés… les changements à venir

    Selon Stéphane Dehoche, PDG et co-fondateur d’imagino

    1/ L’IA sera votre nouveau collaborateur, non pas le remède à tous vos maux marketing

    Le consensus général est que l’intelligence artificielle va révolutionner le monde, et personne ne conteste son potentiel. Mais en 2025, je conseillerais aux équipes marketing d’adopter une approche plus pragmatique.
    Derrière les mots à la mode se cachent différents types d’algorithmes, de modèles et de processus. Certains sont incroyablement utiles, d’autres sont un peu gadgets, d’autres encore ont l’air intéressants sur le papier mais ne sont pas pratiques dans la vie réelle. Il existe toutefois des cas d’usage marketing clés qui peuvent bénéficier de l’apport ou de l’assistance de l’IA. Une orientation claire sur ce que vous souhaitez que l’IA accomplisse est essentielle.
    Ce n’est pas une coïncidence si le nouveau rôle de « prompt engineer » a émergé en parallèle de la montée en puissance de l’IA. Savoir comment poser les bonnes questions à l’IA est le seul moyen de libérer son potentiel. Parallèlement, nous devons examiner de près les résultats produits par des outils et des solutions d’IA. À moins que les marques ne soient prêtes à prendre d’énormes risques, il est essentiel de vérifier le travail de l’IA par la main de l’homme.
    A titre d’exemple, les spécialistes du marketing devraient commencer par examiner des domaines tels que le cataloging et la conformité des données, la création d’audience, le scoring ou encore l’analyse de données, qui peuvent tous bénéficier, rapidement, de l’apport de l’IA.

    2/ La disparition des cookies tiers va obliger les marques à véritablement connaître leurs clients

    La disparition définitive des cookies tiers dans Chrome est sur toutes les lèvres lorsqu’il s’agit des évolutions du marketing en 2025, bien que ce soit un sujet depuis des années.
    Je suis sûr que les nombreux reports ont été extrêmement utiles aux spécialistes du marketing pour évaluer l’impact que cette réglementation aura sur leur activité quotidienne. Au fond, il s’agit d’un véritable changement dans la manière dont les marques acquièrent les données. Ce n’est pas une mauvaise chose, car cela met à juste titre l’accent sur les données de première et de seconde main.
    Le manque de conformité et de transparence des données de tiers devrait préoccuper autant les marques que les consommateurs. Comme toujours, la collecte de données doit être synonyme d’avantages et de transparence. Les clients sont prêts à partager leurs données s’ils comprennent pourquoi vous en avez besoin et en quoi elles leur seront utiles. Il incombe donc aux marques d’expliquer clairement ce qu’elles collectent et pourquoi, puis de tenir leurs promesses en combinant et en enrichissant les informations sur leurs clients afin de leur offrir la meilleure expérience client possible.

    3/ Les canaux ne cessent de se multiplier, mais la véritable opportunité réside dans votre communauté

    Les réseaux sociaux sont indéniablement des canaux importants pour les marques, et leur nombre augmente chaque année. Cette multiplication des canaux signifie potentiellement à la fois une augmentation des données entrantes et une augmentation des opportunités d’atteindre vos clients. D’une certaine manière, c’est ce qui est le plus facile. Les marques doivent disposer de la bonne technologie pour intégrer, enrichir et activer facilement les données de leurs clients, quel que soit le canal ou leur volume.

    Un domaine dans lequel peu de marques excellent vraiment est celui de l’engagement et de l’intégration avec les communautés et les canaux créés par les clients.
    Nike est un excellent exemple de réussite dans l’utilisation de ce type de connexion élargie. Les avantages ? Une meilleure connaissance et compréhension de leur base client. La relation entre la marque et le consommateur semble par ailleurs authentique et sincère. Les clients sont ainsi plus enclins à partager des données supplémentaires (données « zéro-party ») pour une expérience encore plus personnalisée.
    Comme toujours, plus les entreprises comprennent qui sont leurs clients et utilisent leurs données pour créer des interactions cohérentes et qui ont du sens, plus elles peuvent s’attendre à une fidélité accrue de leur clientèle. L’engagement communautaire sera une opportunité clé pour les marques en 2025.
  • Comment l’IA améliore la veille stratégique

    Quand l’IA générative transforme la veille :
    de l’analyse enrichie à l’anticipation stratégique

    Selon Arnaud Marquant, Directeur des opérations chez KB Crawl SAS

    L’intelligence artificielle générative embarquée dans les outils de veille enrichit l’analyse et ouvre la voie à une veille prédictive, aidant les entreprises à mieux anticiper et à s’adapter aux évolutions du marché.

    Traditionnellement, la veille concurrentielle repose sur la collecte, l’analyse et la transmission d’informations stratégiques sur les acteurs et tendances du marché.
    Elle permet aux organisations d’anticiper les mouvements et de s’adapter à leurs environnements compétitifs. Aujourd’hui, avec l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) générative, cette discipline connaît une transformation radicale. Plusieurs évolutions se dessinent : un enrichissement des pratiques de veille, une révolution des méthodes analytiques et une orientation vers l’analyse prédictive.

    Une veille stratégique enrichie par l’IA

    Pour les professionnels de la veille, l’IA générative redéfinit les modes d’interaction avec les outils. Désormais, les veilleurs ne se contentent plus d’observer les données ; ils interagissent directement avec l’outil, chaque requête (ou prompt) devenant une opportunité d’approfondir une analyse ou de créer des scénarios innovants. Certains logiciels de veille intègrent même des bibliothèques de prompts adaptés à des usages spécifiques, optimisant ainsi les performances. Cette personnalisation permet de générer des rapports plus ciblés, tout en limitant l’infobésité, flot d’informations difficile à maîtriser.

    Par ailleurs, les interactions basées sur l’IA génèrent une meilleure collaboration au sein des équipes de veilleurs. Les données deviennent accessibles sous des formats simplifiés et adaptés à chaque besoin stratégique, favorisant des prises de décision éclairées.

    Une transformation des pratiques analytiques

    L’IA générative redéfinit également les pratiques analytiques en explorant des sources diversifiées, souvent négligées par les méthodes classiques. Forums, réseaux sociaux ou plateformes spécialisées deviennent autant de gisements d’informations stratégiques.
    Par exemple, un établissement assurantiel peut surveiller les retombées médiatiques liées à ses concurrents ou à des crises sectorielles, en s’appuyant sur des données issues de multiples canaux. Grâce à l’automatisation des processus, l’IA offre une capacité unique à extraire des tendances ou à détecter des signaux faibles dans des volumes massifs de données disparates. Les insights qui en découlent permettent de mieux comprendre les attentes du public ou d’anticiper des controverses.

    Vers une veille à tendance prédictive

    Mais l’une des avancées les plus marquantes de l’IA générative réside dans sa capacité à anticiper les crises et tendances. En brassant des millions de données, elle repère des signaux faibles et propose des scénarios stratégiques que les analystes humains pourraient négliger. Les entreprises peuvent identifier des incidents récurrents autour de leurs produits grâce à l’analyse de milliers de commentaires clients.
    Une telle vigilance permet non seulement de prévenir des crises, mais aussi d’ajuster rapidement les stratégies marketing ou logistiques. Cette transition vers une veille qui tend vers le prédictif est particulièrement précieuse dans des secteurs soumis à de rapides évolutions, comme la santé. Elle offre aux entreprises un avantage concurrentiel en transformant l’observation passive en une stratégie proactive.

    En augmentant ainsi les capacités analytiques et en facilitant l’accès à des données pertinentes, l’IA générative devient un outil stratégique pour les organisations. Elle élève la discipline de veille à un niveau inédit, permettant aux entreprises de mieux comprendre leur environnement, d’anticiper les changements et de réagir encore plus efficacement.

  • Quel est l’impact de l’IA dans le e-commerce B2B ?

    Optimisez-vous vraiment votre potentiel e-commerce B2B ?

    Selon Laurent DESPREZ chez OroCommerce

    Les catalogues statiques et les formulaires de commande fastidieux sont aujourd’hui des reliques du passé.
    Les acheteurs B2B  s’attendent désormais à des expériences personnalisées, à des parcours d’achat simplifiés et à des stratégies omnicanales qui intègrent des points de contact en ligne et physique. L’automatisation de la gestion de la chaîne d’approvisionnement et des achats est devenue essentielle pour l’efficacité et l’avantage concurrentiel.Cependant, le e-commerce B2B est également confronté à des défis.

    L’inflation, la gestion de structures de prix complexes, les rôles multiples des acheteurs et les processus d’approbation complexes compliquent souvent l’expérience d’achat. De plus, de nombreuses entreprises ont du mal à se digitaliser en particulier lors de l’intégration de systèmes existants à de nouvelles plateformes de e-commerce.
    La sécurité des données et la conformité sont enfin des préoccupations constantes, en particulier lorsque les entreprises traitent des transactions sensibles et des informations sur les clients.

    L’impact de l’IA dans le e-commerce B2B

    L’un des avantages les plus importants de l’IA dans le e-commerce B2B est la personnalisation améliorée, où les algorithmes pilotés par l’IA analysent les données des clients pour fournir des recommandations de produits, des catégorisations, des descriptions, des prix et des promotions personnalisés. Cela améliore l’expérience client et augmente les taux de conversion.
    L’IA optimise la gestion de la chaîne d’approvisionnement, grâce à des analyses prédictives qui aident les entreprises à prévoir la demande, à automatiser la gestion des stocks et à rationaliser les processus d’approvisionnement. L’automatisation basée sur l’IA simplifie également les tâches répétitives, telles que le traitement des commandes et la gestion des factures, réduisant ainsi les erreurs humaines et libérant des ressources pour les activités stratégiques.

    Tendances des Marketplace du e-commerce B2B et éléments à prendre en compte avant de franchir le pas

    Les Marketplace 2B gagnent en popularité, offrant aux entreprises de nouvelles perspectives de croissance et des opérations rationalisées. Les Marketplace de niche offrent des solutions sur mesure et une transparence accrue aux acheteurs et aux vendeurs de secteurs spécifiques. L’IA et l’apprentissage automatique améliorent encore ces plateformes grâce à une recherche intelligente, des recommandations personnalisées et des achats automatisés. Avec l’essor du commerce mobile, les acheteurs B2B sont de plus en plus habilités à prendre des décisions d’achat à tout moment et en tout lieu.

    Dans quelle mesure un projet de e-commerce est-il une transformation digitale ?

    La véritable transformation digitale transcende les simples mises à niveau technologiques. Elle nécessite de remodeler les structures organisationnelles, les processus et les mentalités pour s’adapter à l’évolution des attentes des clients et des demandes du marché.

    Un projet e-commerce réussi implique l’intégration de nouvelles technologies aux systèmes existants, l’alignement des équipes interfonctionnelles et l’encouragement d’une culture de transformation digitale. Cela comprend également l’amélioration de l’expérience client grâce à des informations basées sur les données et à la personnalisation, l’optimisation des chaînes d’approvisionnement et l’automatisation des flux de travail internes. Par conséquent, bien que la technologie soit la base, le changement stratégique vers une réflexion axée sur le numérique est ce qui favorise véritablement le succès à long terme des initiatives e-commerce.

    Tactiques pour aider les clients B2B à adopter le e-commerce

    Tout d’abord, il est essentiel de proposer une plateforme conviviale. Simplifier la navigation, fournir des informations claires sur les produits et proposer des expériences d’achat individualisées via des recommandations personnalisées peuvent faciliter l’entrée des clients dans le processus d’achat numérique.

    Une autre tactique efficace consiste à proposer des options de paiement flexibles et des structures de tarification personnalisées qui reflètent les processus d’achat traditionnels, facilitant ainsi la transition pour les clients.
    De plus, l’intégration de stratégies omnicanales qui combinent des expériences en ligne et sur site permet aux clients de passer des interactions numériques aux interactions physiques.
    Enfin, proposer des programmes de fidélité de type B2C, un support post-achat et l’utilisation d’analyses de données pour affiner en permanence l’expérience peuvent favoriser la satisfaction des clients et l’adoption à long terme du e-commerce B2B.

    Comment les entreprises peuvent adopter une approche unifiée

    La première étape consiste à aligner les objectifs commerciaux sur les décisions technologiques. Les équipes informatiques et commerciales doivent travailler ensemble pour s’assurer que les technologies sélectionnées répondent aux besoins immédiats, mais aussi à la croissance et à l’innovation futures.

    Ensuite, il est essentiel de choisir des plateformes qui s’intègrent facilement aux systèmes existants. Une approche unifiée nécessite une communication transparente entre divers outils, des systèmes CRM, ERP et PIM aux plateformes d’automatisation du marketing et du e-commerce. L’utilisation d’API et de solutions middleware peut contribuer à garantir la fluidité des flux de données entre les services.

    La standardisation des processus et des flux de travail au sein de l’organisation est un autre aspect important. Cela réduit les silos et garantit que les différentes équipes travaillent à partir des mêmes ensembles de données et utilisent des technologies compatibles.