Catégorie : eTourisme

  • Avant première ! Rapport SAS – A quoi ressemblera l’expérience client en 2030 ?

    Les marques sont-elles prêtes à sacrifier l’empathie au profit de l’efficacité ?

    Lors de son événement SAS Analytics Experience 2019 qui se déroule du 21 au 23 octobre à Milan, l’éditeur a annoncé les résultats de son enquête mondiale « Experience 2030, The Future of Customer Experience EMEA menée avec Futurum Research.

    La technologie moderne a modifié le mode d’interaction entre les marques et les consommateurs. De nouveaux produits, services, consommateurs et concurrents ont fait leur apparition sur le marché et ne cessent d’évoluer. Le comportement, les goûts et les aversions des consommateurs changent en permanence. À quoi ressemblera l’expérience client en 2030 ? Et comment les marques évolueront-elles pour répondre aux attentes des futurs consommateurs ?

    Selon l’étude, la technologie constituera le principal moteur de la transformation de l’expérience client. C’est pourquoi les marques ont tout intérêt à repenser leurs écosystèmes clients si elles veulent rester en phase avec les « super-consommateurs » et les technologies grand public en constante évolution.

    Une expérience client placée sous le signe de l’agilité et d’un haut niveau d’automatisation

    Les marques interrogées dans le cadre de l’étude prévoient une évolution majeure vers l’automatisation des interactions avec les clients d’ici 2030. D’après l’étude, des machines intelligentes remplaceront les humains. Elles géreront environ les deux tiers des interactions clients, des décisions prises lors des interactions en temps réel, ainsi que des décisions relatives aux campagnes marketing et promotionnelles.

    « La clé dans cette guerre mondiale et technologique en constante évolution est de toujours garder le client à l’esprit. Il est essentiel de miser sur l’optimisation, l’automatisation et la rapidité, tout en offrant au client un parcours sans faille »déclare Darina Koning-Admiraal, Manager Customer Experience & Data Quality chez Office Depot Europe.

    D’ici 2030, 67 % des interactions entre les marques et les consommateurs à l’aide d’appareils numériques (en ligne, mobiles, etc.) seront traitées par des machines intelligentes plutôt que par les intervenants humains d’aujourd’hui. Et 69 % des décisions lors des interactions clients seront prises par des machines intelligentes.

    « Il est de plus en plus évident que les relations entre les humains et les machines vont s’intensifier rapidement au cours des dix prochaines années »,déclare Daniel Newman, analyste principal et associé fondateur chez Futurum Research. « Les entreprises devront trouver un équilibre délicat entre des expériences empathiques proches des échanges humains et les résultats instantanés auxquels les consommateurs sont habitués. La technologie servira de lien. Les données, l’analytique, le machine learning et l’IA permettront aux machines d’atteindre cet équilibre de manière plus humaine. De quoi satisfaire les clients tout en aidant les entreprises à gagner en efficacité. »

     Les consommateurs prêts à adopter les technologies émergentes

    Selon 78 % des marques interrogées, les consommateurs ne se sentent pas à l’aise avec la technologie dans les magasins. Pourtant, seuls 35 % des consommateurs ont exprimé ce malaise. Si les marques ne sont pas vigilantes, l’écart entre leurs croyances et celles des consommateurs pourrait bien entraver leur croissance.

    D’après l’étude, les consommateurs estiment en fait qu’ils s’ouvriront davantage aux nouvelles technologies d’ici 2030 :

    1. 80 % se sentent prêts à accepter la livraison d’un produit par drone ou véhicule autonome.
    2. 81 % déclarent qu’ils interagiront avec des chatbots.
    3. 78 % prévoient d’utiliser une application de réalité augmentée, virtuelle ou mixte afin de visualiser un produit (rendu d’un vêtement sur un client ou d’un meuble dans un logement, par exemple).
    4. 56% des personnes interrogées pensent qu’elles auront recours à des appareils de réalité virtuelle d’ici à 2025 et jusque 78% d’ici à 2030 et ce, pour « visiter » des lieux à distance, passer des vacances ou se divertir, contre 61% et 79% respectivement pour la seule zone EMEA.
    5. 8 personnes interrogées sur 10 disent qu’ils effectueront des achats en ligne ou contrôleront leur maison intelligente à l’aide d’un assistant intelligent (comme Google Home, Amazon Alexa, etc.).
    6. 78 % estiment qu’ils contrôleront d’autres appareils à l’aide de technologies portables.

    Ce niveau d’acceptation, et d’attente des consommateurs ouvre aux marques de nouvelles perspectives d’élargissement des interactions clients. Mais pour répondre aux attentes de plus en plus élevées de part et d’autre, les marques ont besoin de nouvelles capacités leur permettant de combler le fossé entre la technologie grand public et la technologie marketing.

    « Suivre les clients tout au long de leur parcours nécessite une compréhension scientifique de leurs innombrables interactions. Les clients veulent qu’on se souvienne d’eux et qu’on les comprenne à travers les différents canaux, points de contact et contextes »,explique Wilson Raj, directeur mondial SAS Customer Intelligence. « Les marques doivent réinventer leurs modèles opérationnels si elles veulent agir rapidement. Elles ont besoin d’une stratégie de données globale et personnalisable à grande échelle, de fonctions d’analyse du parcours capables de s’adapter en temps réel et d’un cercle vertueux d’expériences sur mesure.

    Le succès des marques reposera sur les technologies émergentes au cours de la prochaine décennie

    L’avenir de l’expérience client dépendra en grande partie de l’évolution des technologies. L’étude s’est penchée sur les technologies « futuristes » dans lesquelles les marques investissent aujourd’hui pour offrir à leurs clients de nouvelles expériences et accroître leur satisfaction d’ici 2030.

    62 % des marques investissent dans des assistants vocaux basés sur l’IA pour l’assistance client et l’amélioration des stratégies d’interaction client. 58 % investissent dans l’IA vocale en tant qu’outil interne de marketing et de vente.

    54 % (64% dans la zone EMEA) des marques investissent par ailleurs dans la réalité augmentée et virtuelle afin d’aider les consommateurs à visualiser à distance l’aspect ou l’utilisation d’un produit ou d’un service. Et 53 % sont à la recherche d’outils de réalité augmentée/virtuelle pour améliorer l’utilisation des produits et l’auto-assistance.

    La technologie holographique tend à se répandre dans la zone EMEA, puisque 50% des marques interrogées investissent déjà dans cette technologie pour la publicité en magasin, les jeux interactifs et les événements publics.

    Toutes ces technologies d’interaction client émergentes et plus complexes obligent les marques à repenser leurs compétences de gestion des données, leurs processus d’optimisation analytiques et leurs capacités en matière de prise de décision automatisée. Elles doivent être en mesure d’exploiter ces nouvelles technologies afin d’obtenir des résultats tangibles. Ces nouvelles applications seront capables d’intégrer, de traiter, d’analyser, de concevoir et de décider, pour mener à bien des actions marketing « multi-moments » pour qu’elles aient un impact durable.

    Les facteurs de fidélisation en 2030

    Aujourd’hui, 58 % des marques considèrent la qualité comme étant le principal facteur de fidélisation des consommateurs, alors que ces derniers citent le prix comme étant leur motivation première. Les consommateurs pensent néanmoins que, d’ici 2030, les applications mobiles, l’accès haute vitesse et la possibilité de passer des commandes via des systèmes domotiques intelligents constitueront les trois principaux facteurs de fidélisation des clients.

    Les marques sont du même avis. Elles estiment en outre que l’IA, le machine learning et l’analytique prédictive joueront également un rôle important. Selon elles, en 2030, la technologie permettra de créer des interactions fluides et d’obtenir les renseignements nécessaires pour renforcer la fidélité des clients et établir avec eux des relations à la fois plus solides et plus fructueuses.

    Comme l’explique Daniel Newman, « La fidélisation est une composante essentielle de la croissance des marques. Au cours des dix prochaines années, nous verrons émerger des facteurs plus nuancés et plus complexes que la triade prix-qualité-service traditionnelle qui a longtemps été au cœur des stratégies de fidélisation. À l’avenir, la capacité des entreprises à tirer parti de la technologie, à accélérer le time-to-market (et le time-to-consumer), à produire un impact social et à le mesurer, jouera un rôle plus important dans la fidélisation des clients. Cela commence déjà à être le cas aujourd’hui et cette tendance s’accentuera d’ici 2030. »

    L’importance croissante de la confiance

    Aujourd’hui, le plus grand défi pour les marques est peut-être de retrouver la confiance des consommateurs. Ces derniers se méfient de la façon dont les marques traitent leurs données personnelles et se sentent impuissants face à ce problème. Seuls 54 % d’entre eux ont confiance dans la capacité des marques à protéger la confidentialité de leurs données. Dans la région EMEA, 69% des personnes interrogées sont préoccupées par la quantité de données que les marques recueillent auprès d’eux lorsqu’elles recherchent ou achètent un produit et 67 % d’entre elles s’inquiètent de la façon dont les marques utilisent leurs données. Ce pourcentage est cependant moins élevé que l’ensemble des répondants dans le monde, qui sont 73 % à estimer que l’utilisation de leurs données personnelles est « hors de leur contrôle ». Il s’agit là d’un véritable enjeu pour les marques, qui s’efforcent de trouver un juste équilibre entre une expérience client basée sur la richesse des données utilisateur collectées et le niveau de confiance du consommateur.

    L’étude indique toutefois que les marques comprennent parfaitement les risques auxquels elles sont confrontées. 59 % d’entre elles considèrent la sécurité des informations clients comme le facteur le plus déterminant pour offrir une expérience client de premier ordre. Cependant, les marques sont-elles prêtes ? L’étude laisse entrevoir certains défis, 84 % des marques s’inquiétant des changements apportés à la réglementation en matière de protection de la vie privée et s’interrogeant sur leur aptitude à s’y conformer.

    « Alors que les consommateurs continuent à utiliser des technologies qui exposent leur vie sur la place publique, leur attente vis-à-vis des entreprises est double : ils veulent qu’elles les considèrent en tant qu’individus et qu’elles protègent leur vie privée. Il revient donc aux marques de trouver un juste équilibre lors de l’élaboration des expériences clients », ajoute Wilson Raj.

     

  • Le Big Data, tête chercheuse du site VOYAGES-SNCF.COM

    COMMENT VOYAGES-SNCF.COM UTILISE LE BIG DATA POUR PROPOSER DE MEILLEURS PRIX ET DES COMBINAISONS INÉDITES DE TRAJET ?

    Avec 1,5 milliard de recherches par an, 33 millions de propositions de voyages possibles,  1 milliard d’emails envoyés et 100 téraoctets de données gérées par mois par ses infrastructures, Voyages-sncf.com est au cœur des problématiques Big Data. Le groupe utilise au quotidien les technologies Big Data pour assurer sa qualité de service et la personnalisation de ses offres. Aujourd’hui, le site va plus loin en utilisant ces technologies pour développer de nouvelles fonctionnalités et enrichir sa palette d’itinéraires. Le résultat : de nouveaux trajets, moins chers.

     Pour Gilles de Richemond, directeur de VSC Technologies : « Il nous a fallu deux ans pour mettre en place une structure solide et exclusive nous permettant de créer de nouvelles fonctionnalités pour que nos clients qui le souhaitent puissent voyager moins cher quitte à voyager un peu plus longtemps. C’est un excellent exemple de l’évolution des DSI qui contribuent aujourd’hui au développement de l’entreprise et son offre. »

    LES « TRAJETS ALTERNATIFS » : LES TECHNOLOGIES BIG DATA, TÊTES CHERCHEUSES DU SITE VOYAGES-SNCF.COM

     Une recherche d’itinéraire actionne des masses de données gigantesques en agrégeant plus de 33 millions de possibilités de voyages. En effet, cette recherche doit tenir compte de nombreux facteurs : le nombre de trains qui circulent chaque jour x le nombre de destinations x le nombre d’itinéraires par jour x le nombre de tarifs en fonction des cartes de réductions et de places associées. Et cela pour une seule recherche ! Or, en moyenne, Voyages-sncf.com répond à plus de 150 millions de recherches par mois. Le challenge technique est donc important et le recours aux technologies Big Data est devenu indispensable.

    Un système de cache intelligent grâce au Big Data

    Les équipes de VSC Technologies ont d’abord mis en place un moteur de recherche d’itinéraires reposant sur un système de cache intelligent des prix et des disponibilités des offres distribuées par Voyages-sncf.com, construit sur la base des consultations effectuées par les clients web et mobile.

    Ce système de cache s’appuie sur une analyse des réponses aux devis demandés par les clients (des logs, constituant un échantillon suffisamment représentatif pour en tirer une représentation statistique) et sur l’application de règles prédictives en complément (Machine Learning, règles conçues et maintenues par les Data Scientists).

    Les trajets alternatifs : un nouvel algorithme

    Une fois ce système de cache stabilisé, les équipes ont pu travailler sur d’autres applications. Elles viennent ainsi de mettre au point des solutions qui permettent au Groupe de proposer en exclusivité à ses clients des « trajets alternatifs ».

    Pour ces trajets, le paramétrage de l’algorithme est différent : ce sont des destinations où le premier critère de sélection est le prix, devant le critère d’attente pour les correspondances. Cela permet la création de nouvelles combinaisons et l’apparition de trajets à des prix plus bas avec un temps de transport un peu plus long.

    Concrètement, si un client entre une requête pour un trajet Lille – Aix en Provence par exemple, les systèmes combinent la composante d’optimisation de l’itinéraire et celle du prix pour une meilleure proposition au client. Ce client aura alors la possibilité de choisir un voyage qui mettra éventuellement un peu plus de temps et qui sera moins cher. Cette approche du Big Data permet au client final de bénéficier de meilleurs prix, grâce à des combinaisons inédites de trajets.

    Aujourd’hui, cela concerne 10 destinations, généralement très demandées pour l’été et bien souvent complètes à cette période. Cette dizaine de destinations proposée devrait au moins tripler dans les prochains mois.

    UNE ORGANISATION QUI INTEGRE LE BIG DATA DANS TOUTES LES EQUIPES

    Aujourd’hui, le Big Data fait partie du quotidien des équipes et des projets. Une trentaine de collaborateurs y sont dédiés et la « data » est disponible via divers API au sein du SI.

     LES TECHNOLOGIES UTILISEES 

    Flume (collecteur de logs), Green Plum (exploration de données), Hadoop/ Hive / Spark (pour le stockage et le traitement des données), Elastic Search (moteur de recherche et d’indexation distribué), HDF (ingestion de données, composant DataFlow qui permet de manipuler les flux de données en amont et en aval du stockage/traitements) et SAS, Qlik et ElastichSearch (outils de restitution).

  • E-tourisme : les chiffres de l’année 2017

    E-tourisme : les chiffres de l’année 2017

    Etude KPMG, secteur Tourisme

    Selon l’Observatoire des décideurs de l’e-tourisme KPMG-Next Content, qui a interrogé 189 décideurs des secteurs privé & public. Si les acteurs du secteur estiment la conjoncture plutôt positive pour le marché en 2017, les chantiers numériques restent nombreux.

    —   Internet représente la moitié du total des ventes pour l’hôtellerie

    —   Le smartphone et la tablette représentent près d’un tiers de l’audience des sites institutionnels et privés.

    —   Pour un quart des acteurs, l’intelligence artificielle va devenir déterminante dans la relation client.

    Internet représente la moitié du total des ventes pour l’hôtellerie

    Les acteurs privés et institutionnels de l’e-tourisme sont plutôt positifs quant aux perspectives du marché en 2017. Au regard de ce début d’année, la majorité des décideurs du secteur privé (plus de 70 %) prévoit une amélioration de leur activité pour 2017 ; 23 % une stabilisation ; seuls 4 % d’entre eux pensent faire face à une baisse.

    Le poids des ventes sur Internet, lui, varie selon les secteurs. L’hôtellerie arrive en tête, avec 50 % du total des ventes réalisé sur Internet. Pour les agences de voyages ou les réseaux d’agences[1], le poids des ventes en ligne n’est que de 10 % ; pour ces derniers, Internet est avant tout un levier de trafic vers les points de vente.

    Le succès des ventes en ligne est aussi à nuancer en fonction des acteurs. Parmi les acteurs institutionnels[2], les réservations en ligne progressent pour 64 % d’entre eux en 2016 ; elles sont stables pour 12 %, mais baissent pour un quart d’entre eux. Parmi les acteurs privés, très peu d’entre eux voient leurs chiffres baisser mais pour un quart, la part des ventes en ligne stagne, et on ne note pas de progression significative.

    Soit une amélioration de leur activité pour 2017 ; 23 % une stabilisation ; seuls 4 % d’entre eux pensent faire face à une baisse.

    Le smartphone et la tablette représentent près d’un tiers de l’audience des sites institutionnels et privés.

    L’audience

    Chez les acteurs privés, l’audience mobile[3] atteint 42 % du total des visites. Pour les acteurs institutionnels, le cumul smartphone et tablette représente la moitié du total de l’audience numérique. Pour les acteurs aux plus fortes audiences digitales (+ 100 000 visites/mois), le poids du mobile est encore supérieur.

    Les réservations

    Parmi les acteurs privés, le smartphone et la tablette représentent en moyenne 25 % du total des  réservations en ligne, en progression par rapport à l’année dernière (+ 3 points). Pour les sites générant déjà plus de 10 millions de réservations numériques, le smartphone approche 20 % des transactions en ligne à lui seul.

    « La capacité des acteurs de l’e-tourisme à développer leur audience et leurs ventes sur les écrans mobiles est déterminante. Pour la grande majorité des acteurs privés et publics interrogés, c’est notamment l’approche « responsive design »[4] qui est priorisée : on adapte l’existant pour maximiser le dispositif online déjà en place. » estime Jean-Pierre Valensi, Associé KPMG, secteur Tourisme.

    Pour un quart des acteurs, l’intelligence artificielle va devenir déterminante dans la relation client.

    Pour les décideurs publics et privés de l’e-tourisme, l’un des enjeux clefs est d’exploiter davantage les données à leur disposition (data analytics) pour aller vers plus de personnalisation client. Les plus grands acteurs et les plus grands sites se distinguent fortement : parmi les sites avec une audience de plus de 100 000 visites par mois, la personnalisation (94 %) et l’Internet conversationnel/chatbots (63 %) sont cités comme des chantiers clefs.

    Les acteurs privés sont plus sensibilisés à l’enjeu de l’intelligence artificielle : 28 % d’entre eux estiment que l’intelligence artificielle prendra une place importante dans la relation client (22 % des acteurs institutionnels). Dans cette logique, 42 % des acteurs institutionnels pensent que l’intelligence artificielle, et notamment les chatbots, joueront un rôle limité dans les interactions avec les clients (32 % des acteurs privés). Dans un même temps, 13 % des décideurs d’entreprises privées de tourisme ignorent ce qu’est un chatbot.

    Les défis du coût d’acquisition et de la détection des fraudes

    Dans le cadre de campagnes marketing sur Internet, dans le secteur privé, plus de la moitié des décideurs est confrontée à une hausse du coût d’acquisition[5]. Pour les sites générant le plus de réservations en ligne (plus de 10 millions par an), les décideurs sont quasi unanimes sur le constat d’une hausse du coût d’acquisition. Parmi les acteurs institutionnels, la perception est un peu moins négative : seule la moitié des décideurs observe une hausse.

    Les décideurs mettent encore peu en place des procédures de détection des fraudes, un point que l’on peut notamment expliquer par la diversité de taille et d’activité des acteurs. Ce sont principalement les distributeurs qui disposent de ce type d’outils (22 %). Chez les institutionnels, le dispositif est encore peu répandu, mais quasiment absent au sein des plus petites structures comme les offices de tourisme. Ce sont toutefois les acteurs institutionnels qui décèlent plus de conséquences et d’opportunités sur leur marché que les acteurs privés sur l’Internet des objets (IoT) ou les interfaces immersives.

  • Etude Médiamétie – Audience Internet Mobile en France en juillet 2016

    L’Audience Internet Mobile en France en juillet 2016

    Près d’un Français sur 2 sur les sites et applications de tourisme en juillet 2016

    En juillet 2016, 25,3 millions d’individus de 15 ans et plus ont consulté au moins un site ou une application de la catégorie « Voyage » depuis leur smartphone, soit près d’un Français sur 2 (48,7%). Au quotidien, ils étaient 5,1 millions de visiteurs uniques.

    Les individus de 25 à 34 ans ont particulièrement visité ces sites et ces applications durant l’été : ils sont 5,1 millions à s’y être rendus au moins une fois depuis leur mobile, soit près de 3 individus de cette tranche d’âge sur 4 (74,4%). Les sites et applications de tourisme ont également attiré la grande majorité des mobinautes CSP+ : 73% d’entre eux les ont consultés en juillet, soit 8,5 millions d’individus.

    Parmi les sites et applications mobiles de voyage, les 5 premières marques de la sous-catégorie « Hôtel / Guides Hôteliers » ont compté 8 millions de visiteurs uniques au cours du mois de juillet 2016. Parmi elles, Booking.com arrive en tête avec 3,8 millions de visiteurs uniques. Elle est suivie de Airbnb avec 3 millions de mobinautes. En moyenne chaque jour, les 2 marques ont séduit respectivement 287 000 et 382 000 visiteurs uniques.

    Top 5 des sites/applications de la sous-catégorie « Hôtels / Guide Hôteliers » en juillet 2016

    Nombre de visiteurs Couverture Internet Nombre de visiteurs

    Rang Brands uniques mensuelles mensuelle uniques moyen au quotidien

    1 Booking.com 3 821 000 10,5% 287 000

    2 Airbnb 3 023 000 8,3% 382 000

    3 HomeAway 1 119 000 3,1% 87 000

    4 Accor Hotels 934 000 2,6% 74 000

    5 VeryChic 737 000 2,0% 55 000

    En juillet 2016, chaque mobinaute a consulté en moyenne 12 applications et a visité 32 sites.

    89,5 % des mobinautes ont visité au moins un site sur mobile et 96,5 % au moins une application en juillet 2016

    Source : Médiamétrie – Audience Internet Mobile – juillet 2016 – Base : 15 ans et plus – Copyright Médiamétrie Tous droits réservés

     

    Le Top 30 des Groupes*Groupe ou Parent : Société actionnaire principale des brands qui lui sont rattachées. Le Parent consolide l’audience d’un ensemble de marques (Brand). Une brand ne peut être comptabilisée que dans un seul Parent.

     

    Groupes

    Visiteurs Uniques par mois

    Google

    34 999 000

    Facebook

    32 678 000

    Twitter

    15 536 000

    Groupe Figaro CCM Benchmark

    14 256 000

    Microsoft

    13 538 000

    Orange

    12 870 000

    Solocal Group

    12 498 000

    Apple Computer

    12 140 000

    Amazon

    11 164 000

    Schibsted

    10 848 000

    Snapchat

    10 321 000

    Groupe Le Monde

    10 298 000

    Webedia

    10 200 000

    Prisma Media

    10 001 000

    Samsung Group

    9 386 000

    Groupe Lagardere

    9 208 000

    Vivendi

    9 099 000

    LinkedIn

    8 939 000

    Wikimedia Foundation

    8 619 000

    Groupe Numericable – SFR

    8 558 000

    M6

    8 084 000

    francetelevisions

    7 775 000

    La Poste

    7 698 000

    Yahoo

    7 390 000

    Groupe Amaury

    7 308 000

    King.com

    7 006 000

    Waze

    6 998 000

    SNCF France

    6 975 000

    20 Minutes France

    6 820 000

    Tripadvisor

    6 772 000

    Source : Médiamétrie – Audience Internet Mobile – juillet 2016 – Base : 15 ans et plus – Copyright Médiamétrie Tous droits réservés 2

    Les classements Sites et Applications intégrant le surf sécurisé (https) seront disponibles au cours du 2ème semestre 2016 et intégrés dans le communiqué de presse.

    Marque ou Brand : Ensemble de domaines, sous domaines, pages et/ou applications appartenant à une même marque.

    Marques

    Visiteurs uniques par mois

    Google

    34 728 000

    Facebook

    32 277 000

    YouTube

    25 691 000

    Twitter.com

    15 142 000

    Apple

    12 126 000

    Orange

    12 053 000

    Instagram

    11 835 000

    Amazon

    11 050 000

    Leboncoin.fr

    10 837 000

    Snapchat

    10 321 000

    PagesJaunes

    9 768 000

    Samsung

    9 386 000

    LinkedIn

    8 939 000

    Wikipedia

    8 316 000

    SFR

    8 094 000

    France Televisions

    7 775 000

    Le Monde

    7 709 000

    WhatsApp

    7 655 000

    King

    7 003 000

    Waze

    6 998 000

    20minutes.fr

    6 820 000

    TripAdvisor

    6 772 000

    Le Figaro

    6 691 000

    Skype

    6 562 000

    L Equipe

    6 527 000

    AccuWeather.com

    6 523 000

    Tele Loisirs

    6 392 000

    Meteo France

    6 215 000

    Yahoo

    6 129 000

    Le Parisien

    6 019 000

  • Quand l’expérience voyage est source d’inspiration du marketing …

    Réveiller l’expérience voyage

    par Valtech 
    Le digital permet l’émergence de nouveaux acteurs qui fluidifient nos démarchent en amont des vacances. Toutefois, ces pure players véhiculent un aspect froid, désincarné alors qu’ils constituent souvent le premier point de contact du consommateur qui aspire à de nouvelles expériences, aventures, découvertes…
    Tout l’enjeu aujourd’hui est de transformer un service souvent régi par un algorithme en véritable expérience humaine, vecteur d’émotions.  Momondo a totalement saisi cette dichotomie et réconcilie ces deux extrêmes au travers de sa campagne vidéo virale, The DNA Journey. Le comparateur de voyage propose une véritable expérimentation sociale, offrant dans un premier temps aux participants hommes et femmes de découvrir à partir de leur ADN, leurs origines multiples puis, dans un second temps, d’effectuer un voyage dans les différents pays concernés, sur les traces de leurs ancêtres…
    Le transport de l’émotion 
    Une première tendance que l’on observe aujourd’hui est l’ajout d’une dimension émotionnelle à ce type de plateformes, afin de plonger le futur voyageur dans un mood de vacances alors qu’il se trouve encore sur son canapé… Via un partenariat avec Google Play Music, Trip Advisor propose, en plus de sa traditionnelle recommandation de bonnes adresses, des playlists adaptées aux différentes destinations. De Paris à Chicago en passant par Rome, l’utilisateur peut ainsi se projeter de manière plus émotionnelle dans son futur voyage. Avec Holiday on Demand, le service de VOD de Transavia en partenariat avec Canal Play, il est possible de réserver un billet dans le pays / la ville où se passe l’action du film visionné. L’app Tripstr dont le service originel exploite le créneau des photos de vacances permet, à partir d’une photo trouvée par l’utilisateur sur Internet, de localiser l’endroit et d’indiquer l’aéroport le plus proche pour rendre cette destination « carte postale de rêve » accessible.La réalité virtuelle entre rêve et réalité 
    Il est fréquent pour le voyageur, qu’il aille dans le village voisin ou sur une île déserte à l’autre bout du monde, de construire une projection de son voyage a priori : hôtel, paysage, population, météo, ambiance… Or, si le décalage entre ce fantasme et la réalité est trop grand, la déception peut s’avérer immense une fois sur place. La réalité virtuelle, par son pouvoir d’immersion, peut remédier à ce mal du voyageur, en lui permettant de visualiser en 3D et en amont, l’univers réel qui l’attend… Les hôtels Marriott, Shangri-La ou encore Best Western proposent de visionner l’intérieur de leurs hôtels afin de tester visuellement le confort et la décoration des chambres. L’éditeur de contenu de VR Jaunt, lui, a récemment collaboré avec des médias chinois afin de produire des expériences en 360° comme une ballade dans les rues de Shanghai ou encore un concert du groupe de pop SNH48. La compagnie aérienne Etihad Airways propose sur un site dédié une video à 360° qui nous plonge dans le luxe de l’un de ses avions le temps d’un vol, nous permettant de nous y promener comme des passagers privilégiés.Cultiver sa différence
    Comme lorsqu’on achète un vêtement ou un appartement, il est important que votre choix vacances vous ressemblent. C’est ce que prône Airbnb dans sa dernière campagne Don’t Go There, Live There. Beaucoup de marques lui emboîtent le pas et misent sur la personnalisation via le User Generated Content pour répondre à ce besoin déterminant dans la réussite d’un voyage. Le Tennessee Department of Tourist Development a développé Matchmaker, une pub en pre-roll éditée en temps réel dont le contenu poussé – activités à faire dans la région – repose sur la « data » de l’utilisateur : likes, centres d’intérêts, historique de navigation. L’office du tourisme d’Afrique du sud propose un concept similaire : une vidéo personnalisée, basée sur 4 centres d’intérêts sélectionnés au préalable par l’utilisateur sur la plateforme MeetSouthAfrica et qui définissent le type de voyage qu’il recherche. Les Hotels St Giles ont été encore plus loin en fournissant plusieurs caméras au staff et à leurs hôtes pour filmer leurs vacances en 360°. Ce contenu a ensuite permis de créer la video promotionnelle de la chaîne sur les médias sociaux.Tous des autochtones
    S’imprégner de la culture locale et bénéficier des bons plans et adresses tout en restant à l’écart du flot des touristes constituent le graal du voyageur émérite. Avec son app Layover With a Local, KLM propose d’optimiser le temps passé à l’aéroport lors d’un transfert. On peut ainsi rentrer en contact avec un résident local, le rejoindre dans le centre-ville pour un verre ou lui demander de bonnes adresses pour faire de son escale, un mini voyage. Via le hashtag #DingDong, Airbnb proposait aux touristes de solliciter un parisien sur Twitter, pour lui demander des bons plans sur Paris et obtenir une réponse instantanée. L’app AI est un guide touristique digital de Paris pour les Chinois. Il propose des itinéraires de shopping qui incarnent le mieux l’art de vivre à la française. L’app est aussi dotée d’un plan et d’un moteur de recherche pour retrouver facilement les marques et produits souhaités. EasyJet a développé des sneakers connectées au GPS de son smartphone, permettant à leur propriétaire d’être guidé par des vibrations lorsqu’il se promène dans une ville étrangère. Pratique pour éviter de se perdre !!!

    L’esprit du voyage pour le voyage de l’esprit
    Les algorithmes, toujours plus puissants, permettent de faire émerger prix cassés et destinations de rêve mais certains ne peuvent pas en profiter. Parallèlement au sens propre du terme voyage, « aller quelque part », coexiste son sens figuré, « s’évader mentalement, oublier ses soucis ». Expedia a privilégié ce dernier en développant avec le St. Jude’s Children’s Research Hospital, le concept Dream Adventures. Cette salle aux murs-écrans permet aux enfants atteints du cancer d’expérimenter, grâce à la réalité virtuelle, une aventure au bout du monde. Il en est de même pour Zoodoc, une plateforme digitale spécialisée dans la santé qui propose aux patients de s’évader dans des paysages somptueux en enfilant simplement un casque de réalité virtuelle pendant qu’ils sont en salle d’attente….

  • Réaction d’Airbnb sur le prochain amendement des platesformes collaboratives sur Europe 1

    L’Assemblée nationale pourrait mettre en place un système d’autorisation avant une mise en location sur une plateforme comme Airbnb.

    INTERVIEW Nicolas Ferrary, directeur France de Airbnb, était l’invité de Thomas Sotto, ce matin à 7h45 dans La matinale d’Europe 1.

    Sera-t-il nécessaire de s’enregistrer en mairie avant de louer son appartement sur Airbnb ? Une commission mixte paritaire dans le cadre du projet de loi Numérique pourrait rendre obligatoire un enregistrement auprès des communes de plus de 200.000 habitants des personnes souhaitant proposer leur appartement sur une plateforme de location. Nicolas Ferrary, directeur France d’Airbnb, s’est dit, mercredi sur Europe 1, opposé à ce projet qui serait, selon lui, contre-productif.

    « Un permis de louer ». « Il s’agit de fixer un permis de louer. Le problème, c’est que des règles existent déjà et que là on les complexifie », regrette le directeur d’Airbnb France. « On va dire aux personnes qui veulent partir deux semaines au mois d’août et louer leur appartement pendant leur absence pour gagner un peu d’argent et financer leurs vacances, ‘il faudra vous rendre en mairie et vous enregistrer’« , explique-t-il. Pour le responsable d’Airbnb, le système sera inefficace. « Ce que l’on voit dans les autres villes européennes qui ont mis en place des systèmes comme celui-là, et notamment Barcelone, c’est que ça ne marche pas et que l’on se retrouve dans des situations où il n’y a plus que des professionnels qui louent parce que finalement eux vont s’enregistrer et les particuliers sont découragés et ne le font plus », détaille-t-il.

    Une bonne idée mais pas le bon moyen. « L’objectif du permis de louer c’est de demander à tout le monde de s’enregistrer pour pouvoir contrôler les dérives de personnes qui prendraient des appartements pour les dédier complètement à la location et les enlever du marché du logement. C’est un très bon objectif que l’on partage avec la ville de Paris », explique Nicolas Ferrary. « Le problème, c’est le moyen pour y arriver. On demande à tous les particuliers qui eux n’ont aucun impact sur le logement, de s’enregistrer », avance-t-il.

    Au-delà de 120 nuits par an. Airbnb souhaiterait donc que les règles soient modifiées. « Il y a une proposition très simple qui est de rendre l’enregistrement obligatoire mais uniquement pour les personnes qui louent plus de 120 jours par an », demande le responsable France de la plateforme. « Ce sont ces personnes-là qu’il faut contrôler et pas le particulier qui loue deux ou trois semaines pendant l’été », avance-t-il alors que les hôtes louent leur appartement en moyenne 26 nuits par an.

  • Quand la Génération Y révolutionne les habitudes de voyage

    En France, La Génération Y révolutionne les habitudes de voyage 

    Une enquête d’ADARA révèle le rôle d’influenceur de la Génération Y française : celle-ci se montre prête à dépenser davantage dans le cadre de ses voyages pour profiter d’une meilleure expérience.    

    Une nouvelle étude mondiale publiée par la plateforme de données de voyage ADARA révèle l’influence révolutionnaire des Millennials français vis-à-vis des pratiques de voyage traditionnelles. Les membres de cette génération seraient ainsi des voyageurs passionnés : 2 individus sur 3 (66 %) privilégient en effet les voyages à tout autre type de dépense. Ils se montrent cependant friands de bonnes affaires et n’hésitent pas à aller au-delà des offres basiques pour profiter d’options plus luxueuses. Les individus de cette génération ont également tendance à réserver des vols directs et à éviter les programmes de fidélité.

    L’enquête menée par ADARA avait pour but de mettre en évidence leurs habitudes en matière de voyages. Elle a également mené des groupes de discussion et des recherche qui ont permis de comparer les comportements des 18-34 ans et celles des 35 ans et plus. ADARA a aussi tiré parti de données propriétaires composées de millions de transactions voyage au quotidien en Europe, dans la région Asie-Pacifique et sur le continent américain. Les résultats indiquent que 90 % des répondants apprécient tout particulièrement de découvrir de nouvelles destinations. En outre, la majorité d’entre eux estime que voyager est idéalement l’occasion de faire de nouvelles expériences et de sortir des sentiers battus (respectivement 88 et 80 % des répondants).

    L’enquête montre également que par rapport à la génération précédente, les 18-34 ans ont davantage tendance à utiliser des outils en ligne tels que Google (39 % vs. 33 % des +35 ans) pour planifier leurs voyages. Cet enseignement est la preuve de la nécessité pour les professionnels du marketing d’adapter leurs campagnes afin de toucher ce public. Autres enseignements majeurs de l’enquête :

    • Les 18-34 ans européens sont davantage susceptibles de réserver leurs vols sur les sites de compagnies aériennes que leurs homologues des États-Unis (40 % en France et 43 % au Royaume-Uni, contre 34 % aux États-Unis)
    • Ils ont également davantage tendance à effectuer leurs réservations d’hôtels par l’intermédiaire de sites génériques plutôt que directement sur les sites des hôtels (57 % de sites de voyage contre 18 % de sites d’hôtels)
    • 62 % des personnes interrogées (soit le plus haut pourcentage dans le monde) « [ne voient pas] la nécessité de s’inscrire à des programmes de fidélité ».

    Les Millennials s’organisent en amont afin de profiter de la meilleure expérience et des meilleurs prix 

    Selon les résultats de l’enquête, 83 % des 18-34 ans français privilégient le prix à l’identité de la compagnie aérienne lors du choix de leurs vols (contre 70 % des 35 ans et plus).  En outre, par rapport à la précédente génération, ces individus ont davantage tendance à s’organiser en amont : ils se mettent ainsi à la recherche de vols 13 jours avant d’effectuer leur réservation. En comparaison, la Génération X se lance dans ses recherches 9 jours à l’avance. Cette organisation plus précoce permet à la Génération Y de profiter des meilleures expériences aux meilleurs prix. On assiste au même phénomène pour la recherche d’hôtels : la Génération du millénaire se met en effet à la recherche d’hébergements 2 jours plus tôt que ses prédécesseurs (7 jours au lieu 5).

    Les résultats révèlent également que les 18-34 ans français voyagent davantage en première classe (32 %), ce qui indique qu’ils disposent des fonds nécessaires pour s’autoriser certains luxes. Ce pourcentage est plus faible en France qu’au Royaume-Uni (44 %), mais plus élevé qu’à Singapour (25 %) ou à Hong Kong (23 %). Autres découvertes des équipes d’ADARA :

    • 24 % des individus de la génération française du millénaire sont prêts à payer pour profiter d’options plus luxueuses, et ont davantage tendance à s’offrir des services en vol (contre 20 % des 35 ans et plus)
    • 34 % des 18-34 ans français ont choisi de louer une maison ou un appartement (ex. : Airbnb) au cours des 12 derniers mois contre 30 % des 35 ans et plus
    • 72 % des 18-34 ans français ont séjourné dans des hôtels. Ils ont également davantage tendance à privilégier le Wi-Fi gratuit et autres services tels que des SPA et des salles de sport que la Génération X

    Elizabeth Harz, présidente chargée des médias et directrice marketing d’ADARA : « Notre enquête montre que la génération du millénaire française est une population intéressante pour les marques de voyage qui n’ont pas toujours accès à ce type de données. Ces individus jouent un rôle d’influenceurs et accompagnent leurs amis et leur famille dans leurs décisions d’achats et dans le choix des marques.Ces consommateurs avertis sont prêts à dépenser davantage pour profiter de meilleures expériences, qu’il s’agisse d’avoir plus d’espace pour leurs jambes ou de bénéficier d’un cours de cuisine en voyage. »

  • Baromètre e-commerce sur la réservation des vacances en ligne

    ContentSquare dévoile son nouveau baromètre e-commerce, consacré à la réservation des vacances en ligne

    L’éditeur de logiciel spécialiste de l’expérience utilisateur a analysé le comportement d’achat des internautes durant les 5 premiers mois de l’année.

    En comparant les données de 12 acteurs majeurs du voyage en ligne, ContentSquare révèle comment les internautes français réservent leurs vacances.

      De janvier à mai 2016, ContentSquare a analysé près de 75 millions de sessions de navigation auprès de 12 acteurs majeurs du voyage en ligne. Les données recueillies sont comparées avec le premier semestre 2015.

    L’essentiel à retenir

    – La consultation des offres de voyage en ligne se fait à 76% sur ordinateur portable ou de bureau, contre 14% sur tablette et 10% sur mobile

    – Le mobile en croissance constante : + 20,7% d’augmentation de trafic sur mobile comparé à la même période en 2015.

    – Un taux de conversion record le dimanche : + 5% en comparaison des autres jours de la semaine.

    L’étude révèle également un phénomène marqué d’anticipation dans la réservation des vacances d’hiver et d’été.

    – Une prospection longue et répétitive : en moyenne, les visiteurs valident l’achat lors de la 7ème visite sur desktop et 5ème visite sur mobile.

    – La durée moyenne d’une session de navigation sur desktop est de 8,5 minutes.

    – La consultation des avis reste un élément clé : 63% des visiteurs les consultent au cours de la 10ème visite.

     Quelques enseignements à tirer pour les acteurs du voyage en ligne

    – La structure des sites web et mobile doit faciliter la comparaison et s’adapter aux profils de chaque revisite. On peut imaginer pour cela des whishlists, des outils de comparaison ou de suggestion améliorés, des cartes interactives… L’achat d’un séjour en ligne, un processus long et anticipé, requiert une interface spécifique

    – Proposer un historique de consultation peut booster significativement l’achat, compte tenu du nombre important de « returning visiteurs ».

    – Si le mobile est davantage utilisé pour de la prospection que pour de l’achat, il ne doit pas être négligé. Le trafic sur mobile est en croissance notable et il engendre des conversions plus rapides.

    – Plus l’internaute se rapproche de l’acte d’achat, plus les avis prennent de l’importance et doivent être visibles.

    – Même si le « last minute » est toujours d’actualité, le phénomène d’anticipation n’est pas anecdotique. Il convient donc de travailler ses contenus et outils en amont !

  • eTourisme : croissance de 6,8 % prévue cet été !

    Adobe vient de publier les résultats de son rapport Adobe Digital Index (ADI) sur le tourisme en Europe en 2016.

    Ce dernier révèle le meilleur moment pour réserver vols et hôtels ainsi que les destinations touristiques les plus fréquentées et les plus chères. Suite à l’analyse des visites sur des sites de voyages européens et des interactions sur les réseaux sociaux, le nouveau rapport conclut que les dépenses en ligne pour les vols et hôtels en Europe sur la période d’été devraient enregistrer une croissance de 6,8 % cette année, pour atteindre un total de presque 67 milliards d’euros.

    En termes de réservation, il y a un « moment idéal »

    Si l’on se penche sur les coûts encourus par les voyageurs européens, on constate qu’il est nettement préférable de réserver ses vols à l’avance, notamment pour des vacances en Europe. D’après le rapport ADI, le « moment idéal » pour réserver des vols en Europe est 48 jours à l’avance, et entre 42 et 52 jours à l’avance pour des voyages vers d’autres pays. Le prix des billets est nettement plus élevé (27 % de plus en moyenne) lorsque les réservations de vols à l’intérieur de l’Europe ou à l’internationale sont effectuées sept jours avant le départ.

    Ce sont les voyageurs allemands qui peuvent faire les meilleures affaires, avec un coût moyen de 71,79 euros pour les vols reliant l’Allemagne aux destinations les plus économiques (Estonie, Lettonie, Lituanie, Finlande, Irlande). Les Britanniques, pour leur part, paient le prix moyen le plus élevé (85,97 euros) vers les destinations les plus économiques (Slovaquie, Estonie, Irlande, Pologne et Lettonie) au départ des aéroports nationaux.

    Pour les voyageurs à la recherche de bons plans de dernière minute, les vols vers l’Italie et l’Espagne sont ceux qui enregistrent les augmentations les plus faibles (19 et 23 % respectivement), en cas de réservation une semaine avant le départ. À l’autre extrême, l’Allemagne (55 %) et les pays scandinaves (49 %) affichent les plus fortes hausses pour les réservations de dernière minute. La France se situe parmi les 5 destinations privilégiées pour les voyageurs de dernières minutes (31 %).

    La destination l’emporte sur le prix

    Il semblerait néanmoins que la destination reste plus importante que le prix. Il est en effet 8,3 fois plus probable que les Européens se tournent vers les destinations les plus recherchées plutôt que vers les offres les moins chères, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et les pays scandinaves restant les destinations préférées pour les vacances d’été. Dans ces régions, Londres, Munich, Paris et Copenhague remportent la palme.

    Les principales villes britanniques plébiscitées par les voyageurs européens sont :

    • Londres (231,09 euros)
    • Édimbourg (164,70 euros)
    • Liverpool (153,53 euros)
    • Manchester (147,23 euros)
    • Leeds (144,23 euros)

    Les monuments les plus visités pour le « selfie » parfait

    Buckingham Palace vient en tête des monuments les plus visités par les voyageurs européens, avec plus de 54 000 mentions sur les réseaux sociaux entre mars et avril 2016. Le palais londonien devance le Taj Mahal (25 975) et la statue de la Liberté (19 585), les deux destinations les plus chères pour les voyageurs européens (1029 et 1227 euros respectivement). Le Louvre (18 650), la tour Eiffel (15 310) et l’Acropole (11 800), ainsi que le Tower Bridge (8 995), Big Ben (7 550) et Stonehenge (7 040) figurent parmi les autres lieux touristiques souvent mentionnés sur les réseaux sociaux.

    La « culture du selfie » ne montrant aucun signe de faiblesse, ces monuments situés dans les plus grandes villes du monde attireront de plus en plus de visiteurs qui partageront de précieux souvenirs sur leurs réseaux sociaux préférés.

    Malgré le succès grandissant des terminaux mobiles, les ordinateurs de bureau restent dominants

    D’après les données publiées dans le rapport Adobe Digital Index EMEA 2015 Best of the Best, 27 % des Européens déclarent utiliser un smartphone pour préparer leurs voyages. Pour les réservations mobiles (28 %), les voyageurs continuent de privilégier les tablettes aux smartphones, malgré le chiffre de ventes beaucoup plus important de ces derniers. Les ordinateurs de bureau restent, en toute logique, le support préféré des Européens pour leurs réservations de voyages (74 %).

    Malgré le développement des terminaux mobiles, les marques ont encore beaucoup à faire pour que les utilisateurs européens s’y sentent aussi à l’aise et en sécurité que sur leur ordinateur pour y faire des achats importants, 65 % d’entre eux affirmant même passer d’un équipement à l’autre en cours de réservation.

    Tamara Gaffney, Principal Analyst, Adobe Digital Index déclare : « Avec des dépenses prévisionnelles d’un montant de 67 milliards d’euros pour les voyages en ligne en Europe cette année, les marques de voyage ont devant elles une autoroute pour mettre en place une expérience cohérente et homogène sur l’ensemble des équipements, tout en s’assurant de diffuser la bonne offre au bon moment. Celles qui ne proposent pas une expérience en ligne sans stress, de la réservation jusqu’au retour de vacances, vont être défavorisées par rapport aux autres. En l’absence d’une expérience numérique de qualité, les clients n’hésiteront pas à passer sur un autre site. »

    Liens utiles :

    Adobe Digital Index : la méthodologie Europe Travel Report 2016

    Analyse de données groupées et anonymes, et notamment :

    • Plus de 4 milliards de visites sur les sites des principales compagnies aériennes européennes (Est et Ouest), avec le départ et les destinations des vols en Europe, les sites hôteliers et de voyages entre 2015 et 2016.
    • Plus de 28 millions d’interactions entre janvier et avril 2016 (mentions, « J’aime », partages, pages « officiellement » likées et followers). Blogs, Facebook, G+, Reddit, Twitter, Dailymotion, Flickr, Instagram, Tumblr, VK, Disqus, Foursquare, Metacafe, WordPress, et YouTube. Les interactions sur les réseaux sociaux sont publiées sous la forme d’un total agrégé.
    • Enquête menée entre le 30 mars et le 4 avril auprès de 5000 clients – 1000 dans 5 pays européens (Royaume-Uni, France, Allemagne, Suède et Pays-Bas).

    Adobe Digital Index : la méthodologie Best of the Best

    Le rapport Best of the Best 2015 concerne des entreprises utilisant Adobe Marketing Cloud et classées dans les 20 % de clients d’Adobe les plus performants dans leur secteur sur la base de différents indicateurs de performance clés. Le nom de ce rapport s’explique par le fait que les clients d’Adobe Marketing Cloud ont déjà pris un temps d’avance sur la concurrence en faisant le choix d’investir dans l’excellence. Le rapport inclut également une enquête auprès des consommateurs. Du 30 mars au 4 avril, nous avons interrogé plus de 1 000 consommateurs dans chacun des cinq pays EMEA (Royaume-Uni, France, Allemagne, Suède et Pays-Bas) au sujet de leurs équipements et de la façon dont ils les utilisent au quotidien.

     

    L’ADI se compose de données groupées et anonymes issues de 200 milliards de visites sur plus de 10 000 sites web américains, de 100 milliards de visites sur plus de 3 000 sites européens et de 100 milliards de visites sur plus de 3 000 sites asiatiques au cours de l’année civile 2015. Ces données ont été recueillies via Adobe Analytics et Adobe Social. Les moyennes nationales dépendent des secteurs analysés.

  • Tourisme : le paiement mobile, une aubaine

    Quand le secteur du tourisme a tout à gagner dans l’optimisation de l’expérience client sur mobile

    Dans le cadre de son dernier Indice des paiements mobiles, Adyen s’est intéressé aux données du secteur du tourisme. Il ressort de cette étude mondiale que les paiements mobiles en ligne ne représentent que 15,5 % du secteur au premier trimestre 2016, alors même que ce type de transactions constitue 32 % des paiements dans l’économie globale. Au regard de ces données, il apparaît que les entreprises du secteur du tourisme ont tout à gagner en investissant dans l’optimisation de l’expérience client pour appareils mobiles.

    Ce rapport met également en lumière que l’iPad est l’appareil mobile le plus utilisé pour les paniers moyens les plus élevés. La valeur du panier moyen des achats sur iPad dépasse 330 € pour les services de tourisme hôtelier et 295 € pour les vols. Les tablettes Android suivent avec respectivement 262 € et 241 € en valeur de panier moyen. Ces résultats semblent indiquer que les consommateurs tendent à privilégier les grands écrans pour faire leurs achats importants.

    La nouvelle génération de services hôtelier…s pionniers en matière de paiements mobiles 
    Selon les données recueillies par Adyen pour ce secteur, 17% des transactions via navigateur internet sont réalisées sur des appareils mobiles. Cependant, de nombreuses entreprises pionnières dans ce domaine, telles que Booking.com ou HotelTonight, acquièrent des parts de marché en optimisant l’expérience proposée dans leurs applications et la version web mobile de leurs sites. Cet engouement met en lumière l’opportunité pour les acteurs traditionnels du secteur, comme les chaînes hôtelières : c’est pour elles l’occasion de se distinguer en fournissant une expérience mobile fluide.

    Sam Shank, PDG de HotelTonight, nous donne son avis : « Les appareils mobiles sont des objets très personnels. Il est important que le contenu des applications réagisse en temps réel aux besoins des consommateurs de manière personnalisée. La sélection d’hôtels que nous présentons aux clients diffère, notamment en fonction de leur emplacement, afin de leur offrir les solutions les plus pertinentes et ainsi augmenter le taux de conversion. » 

    Grâce aux paiements mobiles, les compagnies aériennes peuvent atteindre de nouveaux sommets
    L’étude révèle également que 13 % des réservations de vols sont réalisées sur un appareil mobile. Cependant, ce pourcentage est en hausse pour les compagnies aériennes qui investissent dans ce domaine. Par exemple, après avoir optimisé son expérience mobile, la compagnie aérienne européenne Transavia a vu sa part de paiements mobiles atteindre 20 %, ce qui est 65 % plus élevé que la moyenne de ses concurrents. Les opérateurs innovants jouissent maintenant d’une situation idéale pour augmenter leur part de paiements mobiles. En effet, suite à l’apparition des services d’enregistrement via smartphone et de l’assistance client sur les réseaux sociaux, les passagers sont de plus en plus enclins à interagir avec les compagnies aériennes sur leurs téléphones.

    « On se dirige vers un nouveau comportement d’achat réalisé au sein d’applications mobiles ou sur web mobile, de la réservation jusqu’au départ de l’hôtel. Les paiements sont une étape cruciale de cette expérience. » explique Philippe de Passorio, Directeur Adyen France. « Ce constat laisse entrevoir un potentiel considérable en termes de parts de marché pour les entreprises du secteur, si elles investissent dans l’optimisation pour mobiles afin d’offrir à leurs clients mobiles une expérience de paiement fluide ».

    *Euromonitor novembre 2015, The State of Mobile Booking 2016 (Rapport Skift)