Catégorie : L’ESSENTIEL

  • En direct du CES 2016 – Les annonces IBM sur le cognitif

    Pour IBM le futur de l’Internet des Objets repose sur le cognitif

     

    Lors du CES 2016 qui se tient actuellement à Las Vegas, Ginny Rometty, CEO d’IBM, vient de dévoiler la nouvelle génération de l’informatique cognitive. Pour l’entreprise le futur de l’Internet des Objets repose sur le cognitif. IBM souhaite construire une plateforme cognitive de l’Internet des Objets. Le mois dernier IBM annonçait  le lancement de la plateforme Watson IoTregroupant 1000 IBMers de différents horizons : développeurs, consultants, chercheurs et designers dans des laboratoires d’innovation, afin de créer une nouvelle catégorie de solutions connectées. L’adoption rapide des technologies Watson, en constante augmentation, touche progressivement des centaines de milliers de personnes dans le monde.

    Au CES, IBM annonce de nombreux partenariats dans ce sens :

    • Under Armour et IBM annoncent un système de coaching cognitif qui fonctionnera tel un consultant personnel de santé, coach sportif ou encore assistant, en fournissant aux athlètes des conseils, grâce aux données collectées en matière de santé, nutrition ou fitness de personnes au profil similaire. « Ce système intègre la technologie incomparable d’IBM Watson avec les données de la communauté connectée Under Armour, la plus grande communauté digitale de santé et de fitness au monde qui regroupe plus de 160 millions de membres».
    • Medtronic et IBM dévoilent les dernières avancées de Watson pour la gestion du diabète. Les deux équipes ont atteint une étape importante dans les tests d’une application de gestion de diabète qui peut prédire les événements hypoglycémiques jusqu’à trois heures à l’avance, assez tôt pour permettre à une personne souffrant de diabète de prendre des mesures en amont d’une déficience potentielle.
    • Softbank Robotics et IBM annoncent leur intention de réaliser en partenariat un robot fonctionnant avec Watson. Grâce à leur travail conjoint, Softbank a intégré la technologie Watson dans leur robot « empathique » Pepper. Il peut ainsi comprendre et répondre aux questions en temps réel, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités d’utilisation de la robotique dans des secteurs tels que la banque, la vente au détail et l’hôtellerie.
    • Whirlpool et IBM annoncent que les données en temps réel issues des appareils connectés Whirlpool seront analysées afin de créer de nouveaux produits et services cognitifs. Par exemple, un four cognitif, au fil du temps, pourrait obtenir des informations sur les habitudes alimentaires d’une famille, les enjeux autour de leur santé et leurs préférences alimentaires, et ainsi proposer des recettes saines personnalisées à chaque membre de la famille.
    • Pathway Genomics et IBM annoncent au Digital Health Summit au CES 2016, une application en version alpha Pathway Genomics OME™ fonctionnant avec Watson. Cette application fusionne l’informatique cognitive et l’apprentissage approfondi et précis de la médecine et de la génétique, pour offrir aux consommateurs des informations personnalisées sur leur bien-être. Une version future permettra aux utilisateurs de choisir d’inclure leurs dossiers médicaux électroniques, des informations sur leur police d’assurance, ainsi que d’autres fichiers qui permettront de fournir des recommandations plus précises et réalistes.

     

  • Sécurité et Soldes : mariage de raison

    3ème Baromètre de Sécurité Dashlane : attention à la sécurité des sites pendant les soldes !

    Les soldes d’hiver démarrent demain, avec leur cortège de bonnes affaires. Les achats sur Internet sont dans ce domaine de plus en plus en vogue. Mais si les soldes offrent de belles opportunités, elles peuvent aussi mettre les utilisateurs à la merci des pirates si la sécurité des sites marchands n’est pas assez forte. Afin d’y voir plus clair et de guider les internautes sur les sites les mieux sécurisés, Dashlane publie son 3èmeBaromètre de Sécurité.

    • Plus d’un site de e-commerce sur deux étudié ne protège pas assez les données personnelles de leurs visiteurs

    • 52% des sites n’imposent toujours pas de mots de passe alphanumériques

    • 36% des cybermarchands acceptent encore des mots de passe aussi basiques que « motdepasse », « azerty », « 123456 »…

    Pour la troisième édition de son baromètre, les équipes de Dashlane, le spécialiste de la gestion des mots de passe et de l’identité en ligne, ont analysé la manière dont les sites d’e-commerce gèrent la sécurité des mots de passe. Les sites sont évalués via une liste de critères (longueur minimale du mot de passe, obligation d’utiliser un mot de passe alphanumérique, nombre de tentatives de connexion successives possibles…). Une note est alors associée à chaque critère et le total permet d’attribuer au site un score de sécurité compris entre -100 et 100.

    On ne le répétera jamais assez. Pour les consommateurs, il est indispensable d’utiliser des mots de passe forts, composés d’au moins 8 caractères, générés aléatoirement et incluant des chiffres et des lettres. Les mots de passe doivent être différents pour chaque site. Ce sont les conditions pour dissuader les pirates. Les sites d’e-commerce ont pour responsabilité d’encourager leurs clients à suivre ces bonnes pratiques.

    Un constat alarmant

    Sur les 25 sites analysés, 52% ont encore un score négatif et n’imposent pas à leurs visiteurs l’usage d’un mot de passe alphanumérique (mélangeant chiffres et lettres), 52% autorisent au moins 10 tentatives de connexion successives, et 36% acceptent des mots de passe faibles comme « motdepasse », « azerty », « 123456 », qui sont aujourd’hui les plus utilisés et donc les plus facile à pirater.

    On est toujours surpris de retrouver des leaders de l’e-commerce français tels que Amazon France, Rueducommerce ou Aramis Auto parmi les plus mauvais élèves. Il est aussi assez stupéfiant de constater qu’une grande marque comme Castorama envoie encore à l’utilisateur son mot de passe en clair par email lors de la création de son compte. Un pirate qui accèderait à sa boîte email pourrait ainsi se connecter à son compte en quelques secondes.

     

  • Les 4 grandes (r)évolutions marketing attendues en 2016

    Les 4 grandes (r)évolutions marketing attendues en 2016

    75% des directeurs marketing s’attendent à avoir l’entière responsabilité de l’expérience client d’ici 3 à 5 ans. Telle est l’une des conclusions de l’étude réalisée par le cabinet d’analyse indépendant Economist Intelligence Unit en collaboration avec Marketo.

    Pour préparer cet accroissement imminent de leurs responsabilités, ils peuvent d’ores et déjà s’appuyer de technologies innovantes. Conor Shaw, Directeur général EMEA de Marketo, fournisseur de solutions marketing, partage les grandes tendances à prévoir pour l’industrie marketing en 2016. Il appuie ses prévisions sur une étude réalisée par l’Economist Intelligence Unit et sur un livre blanc du Harvard Business Review, publié en association avec Marketo.

    1. Le B2B et le B2C deviendront B2H (business to human)

    En 2016, les consommateurs exigeront des interactions plus personnalisées avec les marques à travers les technologies. Du côté B2B, ce sont bien des individus qui déterminent les achats qui seront effectués par leur entreprise ; les messages doivent ainsi être adaptés à leurs problématiques. Les marketeurs B2C devront eux aussi s’adresser individuellement à chacun de leurs clients pour les engager, quelle que soit la taille de l’audience. La diffusion de messages génériques ne permettra pas de construire des relations solides. Des acteurs tels que Netflix et Amazon l’ont déjà bien compris.

    Les marketeurs doivent donc faire usage des données avec une grande justesse pour être certains que leurs efforts marketing soient bien en phase avec les attentes de chaque consommateur. Les données riches, combinées à des informations clés sur les clients, seront de plus en plus vitales aux entreprises pour s’assurer de l’efficacité de leur stratégie marketing « B2H » (business-to-human).

    1. Le marketing se dotera de nouvelles compétences

    Les services marketing ont besoin de développer et d’acquérir les compétences requises pour l’ère digitale afin de mieux comprendre les clients et les engager sur l’ensemble des canaux. Ainsi, l’expertise dans des domaines tels que la télévision, le digital et le commerce en ligne va laisser place à des compétences telles que l’automatisation du marketing, la gestion opérationnelle, les capacités analytiques poussées, la gestion des communautés en ligne et la création de contenus digitaux.

    Par conséquent, les marketeurs devront devenir de véritables « Da Vinci » en 2016, à même d’évoluer dans une ère marketing nouvelle et aplanie en tant que généralistes capables de couvrir de multiples canaux, audiences et disciplines. Une évolution qui devra intervenir à tous les niveaux : ce sont bien tous les marketeurs, quel que soit leur niveau et leur expérience, qui devront adapter leurs compétences pour rencontrer le succès.

    1. Les technologies intuitives transformeront les relations avec les clients

    Les relations entre les marques et les consommateurs ne se limiteront plus à des interfaces et aux contraintes qui y sont associées. Grâce à la puissance de la convergence des attentes des clients avec les nouvelles technologies, les marques et les clients auront soif d’interactions plus naturelles, de liens plus étroits et plus riches.

    Concrètement, les avancées dans le domaine de l’Internet des objets et les nouvelles technologies vont permettre aux informations digitales de se fondre dans le monde physique grâce à la réalité augmentée (AR). De l’affichage de la direction à suivre sur le pare-brise des voitures aux informations guidant les clients dans le choix d’un produit lorsqu’ils se trouvent en magasin, la réalité augmentée permet de relier des couches de contenus digitaux à une réalité physique, en s’appuyant sur n’importe quel appareil, afin de faire vivre une expérience plus riche à l’utilisateur.

    1. Le marketing s’unira à d’autres services clés de l’entreprise

    Afin d’assumer pleinement la responsabilité de la gestion de l’expérience client de bout en bout, les équipes marketing vont devoir renoncer à la gestion des canaux sous forme de silos, pour permettre à leurs équipes de gagner en rapidité et en souplesse. L’objectif est d’orienter le marketing vers des modèles davantage collaboratifs. Le parcours client est aujourd’hui composé de « micro-moments » inégaux pendant lesquels le client est en recherche active de produits/services, ce qui nécessite une stratégie marketing transversale pour engager les clients où qu’ils se trouvent.

    Les marketeurs devront dépasser les frontières organisationnelles pour piloter l’expérience client. Le marketing est désormais l’architecte du parcours client. En nouant des liens avec d’autres parties de l’organisation, notamment les ventes, l’IT et le service client, il parviendra à acquérir une vision à 360° du client.

    « Il est désormais très clair que les services commerciaux et marketing n’ont pas le contrôle du processus d’achat. Les acheteurs, si ! 2016 sera l’année de l’éveil des entreprises sur ce point, faute de quoi elles risqueront gros », commente Conor Shaw, Directeur général EMEA de Marketo. « L’année prochaine, les marketeurs qui tireront leur épingle du jeu seront ceux qui auront largement adopté les données et les nouvelles technologies, pour leur capacité à contrôler le parcours d’achat sans interférer et pour les aider à mieux cerner leur audience. Cette évolution va nécessiter des bouleversements au sein des entreprises, mais le jeu en vaudra grandement la chandelle ».

  • Connaissez – vous le marketing de la grenouille ?

    Nouvelles stratégies de marques pour nouveaux consommateurs

    Par Philippe Jourdan, Valérie Jourdan et Jean-Claude Pacitto – Extrait de l’ouvrage « Le Marketing de la grenouille » Editions Kawa 

     

    LES CONSOMMATEURS ONT CHANGE ET LES MARQUES & DISTRIBUTEURS PEINENT A SUIVRE

    Le consommateur a changé mais les marques n’ont pas pris conscience de l’ampleur et des conséquences de ces changements. Les crises de nos sociétés développées et la révolution digitale ont été de formidables accélérateurs de ces changements, mais ils n’en sont pas les faits générateurs. Le nouveau consommateur, appelé Conso-battant, entend établir de nouveaux rapports avec les marques et les distributeurs : 5 profils s’affirment désormais – le récessionniste, le négociateur, le vigile, le touche-à-tout, le minimaliste – et chacun déploient désormais une large palette de talents d’acheteur.

    Le nouveau consommateur sait aujourd’hui déjouer les pièges et les enjeux des marques, de la distribution et de la publicité. Il met en œuvre une panoplie de stratégies d’achat, diverses, sans cesse renouvelées, parfois déroutantes, pour maintenir son « vouloir » d’achat. S’il rentre en résistance contre les marques et les distributeurs, c’est qu’il entend (re)prendre le pouvoir et faire entendre sa voix, aidé en cela par les nouveaux outils du digital. Or les consommateurs ont changé, et les marques et les distributeurs, trop souvent figés dans un marketing classique, ont peine à le suivre, accentuant un divorce dont profitent aujourd’hui largement les nouveaux acteurs du digital : l’ubérisation de l’économie, l’affirmation du consom’acteur, l’économie collaborative, le marketing participatif, la co-création de valeurs, autant de signaux des révolutions qui s’annoncent pour les marques et les distributeurs.

    En présentant les stratégies gagnantes des entreprises de croissance d’aujourd’hui et de demain (dans de nombreux secteurs tant en France qu’à l’International), les auteurs donnent aux praticiens et aux décisionnaires en marketing les clés pour répondre à deux questions essentielles :

    • Comment répondre à des clients qui usent d’une panoplie de tactiques toujours plus sophistiquées, lorsque l’on doit composer avec l’inertie forte des organisations ?
    • Comment concilier le délai long des stratégies marketing avec un raccourcissement de la durée de vie des produits et une fuite en avant des innovations qui consistent à rebattre les cartes en permanence ?

    « Le nouveau consommateur n’est plus prévisible pour la simple raison qu’il se redéfinit en permanence, obligeant les marques à elles-mêmes remettre en causes leurs certitudes. La planification est définitivement morte, nous sommes entrés dans l’ère de la tactique où la rapidité d’exécution et le bon sens vont retrouver tous leurs droits. Cessons de rêver au grand soir de la distribution, et focalisons-nous sur la compréhension des vrais besoins révélés par ces redéfinitions permanentes », souligne Jean-Claude Pacitto.

    MARQUES ET DISTRIBUTEURS, NE SUCCOMBEZ PAS AU SYNDROME DE LA GRENOUILLE !

    La thèse des auteurs est sans appel. Pour s’adapter en permanence à ce nouveau contexte, les responsables marketing doivent posséder les qualités suivantes, sous peine de disparaître : un sens aigu de l’observation, une aptitude à s’intégrer dans des environnements changeants et une grande souplesse alliant mobilité et réactivité. Cette aptitude mentale et comportementale, ils l’ont appelée le « marketing de la grenouille »[1]. Pour autant, la grenouille est un animal dont les capacités d’adaptation aux changements sont dépendantes de la vitesse de modification de son environnement : plongée dans un bocal réchauffé lentement, la grenouille est insensible au changement de température et meurt lentement, alors que face à une brusque élévation de température, le même animal va se débattre et tenter de sortir de sa cage de verre. Or c’est précisément le deuxième cas de figure qui décrit le mieux la dynamique du changement des pratiques de consommation à l’œuvre chez les consommateurs aujourd’hui.

    [1] Quel autre animal en effet possède les trois atouts indispensables aux marketeurs de demain, à savoir des yeux disproportionnés pour une vision à 360° des besoins des clients, des couleurs chatoyantes pour se fondre dans son environnement concurrentiel et des pattes musclées pour bondir loin et vite en cas de changements brusques des règles du marché ? Réponses dans l’ouvrage « Le marketing de la grenouille  » Editiosn Kawa .

     

  • L’Uberisation, une chance pour la Banque

    Dans un paysage bancaire déjà en voie d’Uberisation , la Banque a-t-elle les moyens de se réinventer pour faire face aux GAFA et aux Fintechs qui menacent son modèle ?

    Par Eric Lévy-Bencheton – Strategic Sales Executive, Keyrus

    La confiance des clients est potentiellement la seule véritable barrière, à la condition que les banques génèrent du progrès par la création de nouveaux produits et services, par l’apport de simplification client, par une position d’agrégateur de services autour de moments de vie. La Banque Numérique est aujourd’hui devenue une réalité, mais nécessite néanmoins d’aller plus loin dans l’évolution des modèles internes, de s’uberiser de l’intérieur mais aussi d’accepter d’uberiser son propre écosystème.

    Il aura suffi d’une interview de Maurice Lévy le 14 décembre 2014[1], qui a prophétisé « Everyone is starting to worry about being Ubered » pour que le néologisme « Uberisation » s’impose, avec une connotation nettement menaçante et des accents de fatalité.

    Comme l’indique Bruno Teboul[2], « Cette réalité inquiétante serait présentée comme un phénomène majeur lié aux conséquences du « digital darwinism » auxquelles doivent désormais se préparer toutes les entreprises … ». 

    Ce qui inquiète les entreprises et leurs conseils, c’est la capacité de ces nouvelles sociétés (la plupart du temps des start-ups) à devenir en quelques mois ou en quelques années à peine, des concurrents capables de boule­verser, de retourner totalement un marché, quel que ce soit le secteur. Désormais, aucune citadelle n’est inatteignable ou imprenable, sous les coups de semonce de ces acteurs disruptifs du monde numérique ».

    Voir des pans entiers de l’économie basculer brusquement aux mains de nouveaux entrants, inquiète à juste titre les acteurs économiques qui se croyaient protégés par un statut leur assurant peu ou prou une situation de monopole. La Banque de détail, aussi ancrée soit-elle dans les habitudes et le paysage des pays développés, notamment en France, n’échappe pas à cette menace. Par analogie avec les plate-formes Uber et Airbnb, on pense immédiatement à l’émergence de plate-formes de prêts entre particuliers, par exemple « Lending Club ». Ce n’est pourtant pas dans le champ du crédit mais dans celui du paiement que le rôle central de la Banque de détail risque d’être uberisé à court terme.

     

    L’OFFENSIVE DES FINTECHS SUR LES PAIEMENTS

    Le monopole des banques de détail sur les paiements est d’ores et déjà écorné par les propositions d’acteurs non bancaires toujours plus nombreuses. Chaque semaine apparaissent des start-ups dites « Fintechs », pour Financial Technologies. Elles proposent de nouveaux moyens de paiement aux commerçants et particuliers, ce qui est une perte importante pour les banques (les paiements, toutes filières confondues, peuvent représenter entre 10 et 15% des résultats d’une banque de détail). Accompagnant la croissance du commerce digital et l’explosion de l’usage du mobile, on voit aussi se multiplier les offres de portefeuille numérique – ou e-Wallet – proposées par de petits acteurs, mais aussi et surtout par les GAFA qui entendent bien capitaliser sur la confiance des consommateurs que leur vaut leur notoriété. S’y ajoutent, dans une moindre mesure en raison de leur opacité pour le commun des mortels, les crypto monnaies[3], qui, loin de se limiter à la plus connue d’entre-elles, le bitcoin[4], sont légion…

    Le paysage du paiement devient foisonnant et numérique. Et si comme nous l’indique Didier Moaté, Directeur de la Banque de Détail à La Banque Postale, « le progrès c’est faciliter l’usage de la Banque » [5], la tendance pourrait être une réponse de type « One Stop Wallet », un portefeuille électronique multiproduit, centralisant – et du même coup simplifiant pour l’utilisateur – le choix, l’usage et la gestion des moyens de paiement. On peut voir par exemple dans l’offre « Mes Paiements » de La Banque Postale une réponse de ce type. Toutefois, une banque ira-t-elle jusqu’à proposer un Wallet de Wallet ouvert à des services tiers d’acteurs non bancaires et de concurrents ? Pour le moment, le champ est libre pour des acteurs non bancaires qui, profitant d’une législation favorable[6], ne manqueront pas de saisir l’opportunité d’apporter de nouveaux services aux particuliers en quête de simplification.

     

    LA BATAILLE POUR L’ACCÈS DIRECT AU CLIENT

    Ce qui est en train de se produire dans le domaine des paiements va gagner d’autres univers de la Banque de détail et mettre à mal un pilier majeur de son modèle actuel : l’accès direct au client.

    « Avant, le client venait en agence, on l’avait sous les yeux », se souvient Philippe Poirot, Directeur du développement digital, transformation et qualité du groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d’Epargne).

    Le conseiller avait la faculté de lui proposer de manière opportune des solutions de paiement, d’épargne, de crédit, d’assurance, ou encore des produits non bancaires, de manière à l’accompagner à toutes les étapes de sa vie. Si la plupart des particuliers sont fidèles dans la durée à la banque où ils ont ouvert leur premier compte, la multibancarisation a beaucoup progressé [7] et a définitivement rompu cet accès exclusif au consommateur.

    L’ÉMERGENCE D’UNE BANQUE SANS CAPITAL ?

    Le régulateur impose des exigences en capital et garanties qui limitent l’entrée et le champ d’action d’acteurs tiers, notamment sur le Core Business (Epargne, Crédit, Tenue de compte). On a cependant vu apparaître, sinon encore s’imposer, des sociétés tierces centrant leur proposition de valeur sur les services de Personal Finance Management (PFM). Fédérant les avoirs du client dans différentes banques, elles lui fournissent une vue unique et consolidée de ses comptes et de ses transactions, ainsi que des outils d’aide à la gestion de ses finances et de son budget. Or la réglementation européenne est en train d’évoluer et devrait permettre aux PFM de réaliser un certain nombre de transactions sur les comptes de leurs clients, directement et à distance. Cela accélère dangereusement l’intermédiation dans la relation entre le client et ses banques. Cela fait-il des PFM des banques sans capital ? Peut-être pas, mais cette évolution pourrait remettre sérieusement en question la distribution bancaire et affecter à terme les marges et la profitabilité des banques traditionnelles.

    Le client est-il prêt pour autant, s’agissant de son épargne ou de décisions financières engageantes, à se tourner vers un acteur non bancaire ou une start-up ? Les études auprès des consommateurs indiquent que non, le principal frein évoqué étant le manque de confiance dans ces structures moins encadrées et offrant moins de garanties que les banques traditionnelles[8].

    Les banques de détail disposent d’un atout de poids : la confiance que placent les particuliers en elles. Elles sont, par conséquent, potentiellement en position de force pour fédérer les offres de produits sur des places de marché non exclusives – à l’instar de celles qu’ont su développer Amazon ou Fnac.com, qui réalisent une part croissante de leur chiffre d’affaires sur ces plate-formes ouvertes à leurs concurrents directs – ou Market Place. En contrepartie de l’accès à leur puissance logistique et de la caution de leur marque, ces acteurs du commerce digital gardent la main sur la relation client directe : la connaissance client, fine et augmentée, au-delà du champ couvert par leurs seuls produits. L’accès au client a toujours été un enjeu stratégique pour les banques de détail. Celles qui s’en sortiront le mieux seront celles qui pourront conserver et étendre cet accès au client, mais aussi capter et exploiter finement la connaissance client, notamment à des fins de recommandation.

    On peut légitimement penser que la Banque, protégée par son capital financier et son capital confiance, verra perdurer sa qualité d’usine à crédit, à produits d’épargne et de paiement. L’hypothèse d’une banque sans capital a donc a priori peu de chance de voir le jour à court terme. En revanche, dans un univers qui serait fortement désintermédié, les banques traditionnelles pourraient garder leur place en cessant de limiter leurs offres de service au seul périmètre de leur groupe. Elles doivent cesser de voir « toutes ces innovations comme des risques et non comme des opportunités, les acteurs historiques de ce marché sont assis sur une poule aux œufs d’or mais ils perdent de plus en plus de clients ou des transactions financières et donc les revenus liés à ces produits » comme nous l’indique Benoit Legrand, Président d’ING en France et Head of FinTech ING Group[9].

    LUTTER AVEC LES MÊMES ARMES QUE L’ENNEMI

    Le propre des secteurs d’ores et déjà uberisés est précisément de ne pas avoir vu venir les nouveaux envahisseurs (pure players disruptifs, start-ups …) en passe de disloquer leur empire. Les banques ne restent pas inactives et comme nous l’indique Françoise Mercadal-Delasalles, Directrice des Ressources et de l’Innovation, Société générale, « Ce qui fait notre force, c’est notre hypervigilance. Il faut apprendre des GAFA et des Start-ups ».[10]

    Essayer de maîtriser la profusion d’offres ou de freiner la créativité des Fintechs est voué à l’échec. En revanche, rien n’empêche fondamentalement les banques de se battre avec les armes et les techniques des Fintechs : focus client, applications mobiles facilitant l’accès au service et les transactions, rôle de tiers de confiance, recommandations personnalisées temps réel …

    Dans ce cas, pourquoi les banques ne seraient-elles pas capables de proposer à leurs clients un One-Stop-Shop ? Cela leur permettrait de présenter et d’assembler différents produits commercialisés par d’autres banques et certaines Fintechs. Cela pourrait paraître iconoclaste dans le monde policé et confraternel de la Banque de détail… Mais, outre le fait que les envahisseurs n’ont que faire des lois et des digues réglementaires qu’ils attaquent, ne peut-on prendre exemple sur la Banque patrimoniale qui s’est faite uberisée par les gestionnaires de patrimoine indépendants ? Complètement externes aux banques et organismes financiers, ils réalisent des assemblages de produits contre rémunération de distribution. Transposer ce modèle dans l’univers du retail banking serait envisageable. Encore une fois, si la Banque de détail ne le fait pas, d’autres le feront.

    Une telle réorientation n’est pas sans implications concrètes pour les banques qui souhaitent rester en lice face à des « disrupteurs » bien plus agiles qu’elles et pouvant  surgir à tout moment.

    Ces implications ont trait à trois domaines différents :

    1/ La connaissance client. Dès lors que l’on parle de One-Stop-Shop, on est en interface avec un univers beaucoup plus ouvert. « Les Banques traitent aujourd’hui plus de kilos octets que de kilos euros », nous indique Jean-Paul Mazoyer, le directeur Informatique et Industrie groupe de Crédit Agricole SA[11]. Et si l’on part du principe que la valeur d’une banque réside dans sa connaissance client, c’est la définition même de la connaissance client qui doit alors évoluer. Jusqu’ici elle était centrée autour de la collecte, du traitement et de l’analyse de la donnée interne (les transactions bancaires et les données de contrat). Désormais, avec l’explosion du Web et des réseaux sociaux, une logique de captation et d’analyse de la donnée externe est rendue possible. Dans une logique de place de marché, les banques devront capter toutes les données numériques, les modéliser afin d’utiliser au mieux les dernières techniques d’analyse prédictive et prescriptive.

    2/ L’agilité pour modéliser de nouvelles offres. La capacité à faire évoluer très rapidement son offre en fonction de la demande et du contexte est un des facteurs clés de succès des sociétés comme Uber. Dans une logique de place de marché, le défi pour la Banque sera d’identifier en permanence les offres d’acteurs traditionnels et/ou d’opérateurs tiers qu’elle peut proposer aux clients, en les certifiant telles quelles ou sous forme de produits packagés. Cela signifie qu’elle devra revisiter en continu ce qu’elle vend, comment elle le vend et quels partenariats elle noue. L’acquisition de cette agilité recouvre des enjeux transformationnels considérables tant au niveau du système d’information que pour le marketing.

    3/La mise en place d’une architecture de transaction en mode service. Les acteurs bancaires sont déjà en train de réfléchir à des transactions proposées en mode service via des applications : simulation ou achat d’un crédit depuis un mobile, une tablette en agence, etc. Dans la perspective d’un One-Stop-Shop, elles doivent pousser cette logique plus loin pour permettre non seulement aux particuliers mais aussi à des acteurs tiers d’effectuer des simulations. C’est en tout cas le sens des directives actuelles[12], ce qui a des implications très significatives en termes de sécurité.

    UN PAS PLUS LOIN DANS LA TRANSFORMATION NUMÉRIQUE

    En engageant leur transformation numérique, les banques ont peut-être sous-estimé l’ampleur de la tâche et les freins qu’elles allaient rencontrer. Elles ont surtout, comme tous les secteurs d’activité, ignoré la profondeur et les ramifications de la mutation en cours. Il devient clair aujourd’hui pour tous les acteurs bancaires que l’enjeu de la digitalisation n’est plus de transposer en ligne le modèle traditionnel. Il s’agit pour les banques de détail de changer de modèles économique et organisationnel.

    Uber a fait bien plus qu’ébranler le secteur du transport de personnes. Il a révélé aux acteurs de tous les secteurs une des nouvelles règles du jeu : les gagnants ne sont plus ceux qui font, ni ceux qui ont ; ce sont ceux qui, organisant la relation entre ceux qui ont un besoin et ceux qui peuvent y répondre, sont en position de capter la valeur et la connaissance client, afin de l’utiliser pour construire la confiance et devenir incontournables. C’est vers ce modèle que doit tendre la Banque de détail. Si elle est alourdie par son histoire, freinée par le poids de ses actifs matériels, immatériels et humains, elle a aussi, de par la confiance dont elle bénéficie, la possibilité et la capacité de contrer la menace d’Uberisation par des outsiders non bancaires, en s’uberisant de l’intérieur. La Banque accélère d’ailleurs de plus en plus ce mouvement par l’incubation de Fintechs ou le lancement de hackathon comme récemment celui de BNP PARIBAS pour « faire éclore plus rapidement les innovations qui nous permettront d’inventer la Banque de demain pour mieux nous adapter au monde qui change » – Ariel Steinmann, Directrice Marketing de Hello Bank ! et de la banque en ligne du groupe BNPP [13].

    Cette transformation permettra aux banques d’être prêtes pour la prochaine révolution, prophétisée par Bruno Teboul[14], quand « les monnaies fiduciaire et métallique auront totalement disparues et seule la crypto-monnaie numérique et les transactions sécurisées par des technologies quantiques dont les lois de la physique nous garantissent l’intégrité seront de rigueur » et lorsque « la seule propriété inaliénable d’un individu résidera dans son capital informationnel (biologique, comportemental, projections algorithmiques…). »

     

  • Dualité de l’informatique : de COBOL à Facebook

    Des grands mainframes à Twitter, comment assurer un équilibre serein ?

    L’Informatique, celle avec un « I » majuscule, est un univers hétérogène et complexe où cohabitent des familles de technologies très différentes les unes des autres. Des grands mainframes à Twitter, comment assurer un équilibre serein ? Pourquoi aujourd’hui, dans la balance décisionnelle, des applications pour smartphone peuvent-elles être en concurrence avec des systèmes-socles vieux de plus de 30 ans parfois ? Les raisons existent, certes. Mais quid des conséquences ?

    Par Alex Huart, Chief Evangelist Officer de Raincode

    « Grosses machines » vs buzz words

    Sans conteste, il existe désormais une différence d’exposition, et donc d’appréciation, entre l’informatique « dure » et les nouvelles technologies de l’information. D’un côté les grands systèmes, les langages historiques comme COBOL ou PL/I qui assurent la production quotidienne, et, en face, les NTIC, Facebook et autres applications mobiles. Sans compter les « big data », « Internet des objets », « transformation numérique »… autant de termes à la mode qui viennent ajouter une couche d’opacité à un univers déjà dense et, pour beaucoup, incompréhensible.

    Or, le constat est là : les NTIC sont plus faciles d’accès, et quand on ne fait pas partie des buzz words, il est difficile d’exister. Les raisons d’un tel déséquilibre tiennent le plus souvent au besoin impérieux de profits immédiats : les objectifs court-termistes sont devenus la règle. Les DSI éprouvent aujourd’hui des difficultés à faire remonter les problématiques plus profondes. Même les CEO ont du mal à s’intéresser à leurs systèmes legacy, et tout le monde voudrait que ces systèmes fonctionnent et évoluent tout seuls.

    Pourtant, opposer informatique « dure » et informatique « à sensation » n’a pas de sens. Est-il véritablement nécessaire de rappeler que l’une ne va pas sans l’autre ? Car les NTIC ne sont en réalité que la partie émergée de l’iceberg.

    Un match déséquilibré… et dangereux

    Persister dans cette opposition inique est dangereux à plusieurs titres.

    D’une part pour des raisons structurelles : les Ressources Humaines ne sont pas en mesure d’absorber les conséquences de cette lutte insensée. Les difficultés de recrutement dans l’informatique dure sont déjà une réalité, et elles vont s’aggraver. Les technologies anciennes n’intéressent plus les jeunes ingénieurs. Ils sont nombreux à commencer leurs études avec l’idée de ne se consacrer qu’au développement d’applications pour le dernier smartphone.

    D’autre part, pour l’image auprès des marchés. Rappelons-nous des entreprises qui n’ont pas su se préparer au bug de l’an 2000 : elles l’ont payé cher. Car oublier les systèmes legacy c’est faire preuve d’un manque certain de compréhension des enjeux. Repousser encore le remaniement des fondations de son SI est donc un mauvais message. De plus, ces problématiques se retrouvent basculées vers le DSI, qui doit alors gérer cette « patate chaude » et supporter par la même occasion responsabilités et pression. Et celles-ci sont bien évidemment à la hauteur des enjeux, c’est à dire très élevées.

    Moderniser son infrastructure, ce n’est pas recréer un mainframe sous Linux pour faire des économies et placer son espérance dans un meilleur COBOL en 2025.  A quoi sert un langage dont les nouvelles générations de développeurs ne veulent pas ?

     

    Revoir les priorités

    Il est aujourd’hui nécessaire de prendre du recul sur les NTIC, Twitter, Facebook et consorts, pour se saisir des problématiques de fond que cette culture de l’immédiateté et de la « mode-rnité » efface dans les cercles décisionnaires. Les dirigeants ne peuvent plus prendre des décisions déraisonnables se basant sur une informatique évanescente. Il ne s’agit évidemment pas d’adopter une position passéiste : ce serait suicidaire. Non. La solution, à la fois la plus raisonnable mais aussi la plus pertinente stratégiquement et économiquement, est de faire cohabiter les deux environnements en intelligence.

    Pour actualiser « la surface », c’est à dire adopter les nouvelles technologies, il faut pouvoir utiliser l’existant sans le redévelopper, le migrer à l’identique sur une plateforme moderne, pour l’exécuter à moindre coût et ajouter directement de nouvelles fonctions à l’existant en utilisant un langage contemporain.

    Comprendre la complexité et la criticité que véhiculent les applications et systèmes obsolescents ne suffit pas à préparer le futur. Il faut agir dans la bonne direction.

  • OCULUS RIFT : UNE TECHNOLOGIE PROMETTEUSE POUR LE COMMERCE CONNECTE

    UN CENTRE COMMERCIAL VIRTUEL SUR OCULUS RIFT

    Entièrement conçue à Berlin par l’équipe R&D de l’entreprise franco-allemande, l’application a pour objectif de réconcilier définitivement, par la réalité virtuelle, le monde réel et le monde connecté. Elle génère ainsi un environnement 3D immersif permettant au consommateur de découvrir, de manière naturelle et intuitive, les offres et produits des distributeurs partenaires.

    Les allées du centre commercial virtuel permettent au consommateur de se promener dans différents showrooms où sont exposés les produits sélectionnés par les enseignes. Ces derniers peuvent alors être affichés en 3D, être manipulés sous tous les angles et bien sûr être ajoutés à des listes de courses. Les offres et promotions étant géolocalisées comme dans les versions « traditionnelles » de Bonial, le consommateur peut ensuite se rendre dans son magasin favori afin de profiter des offres et finaliser ses transactions.

    Pour réaliser ces différentes opérations, c’est l’app Bonial sur smartphone qui sert de trait d’union entre le monde virtuel et les magasins ‘brick-and-mortar’. L’Oculus Rift est en effet en mesure d’envoyer les produits mémorisés ou de lancer la navigation vers le magasin directement sur l’app iOS ou Android associée au casque.

     En 4 ans, le smartphone est passé de 0 à 65% de nos revenus et a donc entièrement révolutionné notre modèle. En tant qu’entreprise high-tech, nous ne pouvions donc pas faire l’impasse sur une technologie aussi prometteuse que la réalité virtuelle, qui pourrait connaître à moyen terme un essor tout aussi rapide. », commente Matthias BERAHYA–LAZARUS, Président de Bonial. « Quelle que soit l’évolution des devices dans les prochains mois, notre travail sur Oculus Rift nous donne une longueur d’avance pour être parmi les premiers à pouvoir offrir une expérience utilisateur convaincante sur ce type de support. »  

  • eSanté : des exemples de projets innovants

    La Santé : vecteur du Digital en mode Réalité Accélérée…

    Pascal Malotti, Directeur Conseil de Valtech
    Extrait du watf / What About The Flavour : http://www.watf.fr/
    La santé connectée est aujourd’hui un sujet « tendance ». Certains membres du GAFA, sans compter les start-ups spécialisées dans la biotechnologie ou dans la révolution du monde de la santé, y investissent beaucoup d’argent, en suivant une ligne directrice très californienne : changer le monde… Ainsi, 36% des 450 millions de dollars investis par Google Ventures (fonds d’investissement de Google) en 2014 sont dédiés à la santé, contre 9% en 2013. Il est vrai que le secteur est prometteur :
    • Sauver des systèmes de santé qui mettront les pays riches et leur protection sociale en faillite avec la concomitance du progrès technologique et du vieillissement de la population,
    • Offrir un rallongement de la vie comme l’affirment des esprits brillants qui nous promettent la vie éternelle !
    Dans ce maelström de considérations, ont émergé des projets assez fortement innovants dans le domaine de la santé, utilisant le digital comme moteur de la transformation. Des initiatives qui mettent en exergue les usages croissants qui accompagnent la vie quotidienne de chacun de nous. La santé est un sujet majeur pour tout homme qui est doté de cette seule certitude de la vie : la mort !DES PROJETS INNOVANTS, QUELQUES EXEMPLES

    MelCap est une gélule connectée qui permet de perdre du poids en offrant une alternative à la chirurgie. Une fois la capsule avalée, une ceinture aimantée va l’attirer dans la bonne partie de l’estomac. Via l’app mobile, l’utilisateur programme ensuite une durée de repas. Passé ce délai, MelCap va stimuler électriquement les muscles gastriques pour déclencher une sensation de satiété au cerveau. La gélule reste en moyenne 3 semaines dans le corps avant d’être évacuée. Une solution moins coûteuse et beaucoup moins contraignante qu’une opération.

    Muse est un bandeau connecté capable de lire les ondes cérébrales et de les retranscrire sur une app. Grâce à des sessions quotidiennes de 3 min, l’utilisateur entraîne son esprit, améliore sa concentration et réduit son stress. Muse aurait ainsi des effets positifs sur la pression artérielle et l’hypertension, et permettrait de mieux contrôler sa réactivité émotionnelle. À l’avenir, les créateurs imaginent la possibilité d’interagir avec l’app par la pensée et envisagent un outil capable de détecter l’humeur de l’utilisateur pour lui pousser du contenu adapté, comme une playlist pour remonter le moral par exemple.

    MyHealthPal est une app qui permet aux personnes atteintes de maladie de longue durée de suivre et mieux comprendre leur état de santé résumé sur un dashboard. Des fonctions de partage permettent de maintenir informés ses proches sur l’évolution de la maladie. Enfin, les utilisateurs peuvent choisir de donner anonymement la data ainsi collectée à des instituts de recherche ou des associations. En échange, le malade reçoit une partie des revenus générés par ce legs : donnant-donnant.

    Ainsi, la santé connectée permet de mieux objectiver les principaux indicateurs de mesure de notre santé au quotidien : pouls, poids, tension artérielle… Mais des indicateurs moins classiques comme le taux de diabète deviendront rapidement la norme ! En un mot, l’utilisateur basculera rapidement d’un suivi des indicateurs de son bien-être – dont l’Apple Watch s’est fait le fer de lance dans la foulée des bracelets connectés – à des indicateurs de santé plus vitaux pour une existence paisible. Grâce à ces outils, nous allons devenir progressivement des spécialistes de notre propre santé et ne plus dépendre simplement du diagnostic du médecin : ce praticien si décrié depuis des siècles et des siècles – nous avons tous été inoculés par le virus « Molière » en tant que pensionnaire de l’Éducation Nationale. Ainsi, le progrès technologique donnera la possibilité de transformer radicalement la façon dont nous sommes soignés ou bien protégés des grandes maladies qui jouent le rôle de grandes faucheuses.

    En tout cas, la santé nous montre la voie que le digital est progressivement en train d’emprunter : celle des « écosystèmes ». Un écosystème est une combinaison de logiciels, de services, de data et un nombre grandissant de partenaires gravitant autour d’un pôle d’attraction comme Apple ou Google. L’ingrédient majeur devient la capacité à attirer à soi les meilleurs partenaires pour rendre cet écosystème plus performant et toujours plus attractif.

    Pour le consulter le [WATF]* de Valtech, c’est ici : http://valte.ch/[WATF]*

  • ENQUETE FEVAD/CSA : Les intentions d’achat à l’occasion des soldes d’hiver 2016

    Soldes d’hiver 2016 : Près de 25 millions de Français attendus sur internet 

    J-1 avant les soldes d’hiver 2016. A cette occasion, la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) publie les résultats d’une enquête exclusive réalisée par l’Institut CSA* sur les intentions d’achats des Français à l’occasion des cyber-soldes d’hiver.

    7 e-acheteurs sur 10 utiliseront Internet 

    L’étude révèle tout d’abord que, dans la lignée de 2015, 68% des e-acheteurs ont l’intention d’utiliser Internet pour la préparation comme pour l’achat, lors des prochains soldes d’hiver (vs. 69% en 2015). Autrement dit pour les sites web, c’est un rendez-vous avec près de 25 millions de Français.

    Plus spécifiquement, 59% des e-acheteurs envisagent d’effectuer leurs achats soldés sur Internet. Une tendance plus prononcée chez les femmes que chez les hommes (63% vs. 54%).

    184€ : c’est le budget moyen prévu par les e-acheteurs pour les soldes d’hiver sur Internet en 2016

    Pour 65% des e-acheteurs, le budget alloué aux soldes d’hiver sur Internet sera identique à l’année dernière. Seuls 13% pensent dépenser plus qu’en 2015 alors que 22% envisagent de réduire leur budget cette année.

    Le budget moyen prévu pour les achats sur Internet à l’occasion des soldes d’hiver diminue de 4€ par rapport à 2015 (184€ vs. 188€ en 2015). En revanche, on enregistre une baisse de près de 20€ en deux ans (184€ vs. 207€ en 2014). Une baisse principalement enregistrée depuis 2014 chez les Français inactifs (retraités, femmes ou hommes au foyer, étudiants, invalides).

    Tablette et Smartphone, les équipements mobiles progressent encore pour les soldes d’hiver en ligne
    Si l’ordinateur reste le premier outil pour préparer ou effectuer les soldes d’hiver 2016 sur Internet (79% vs. 75% en 2015), les écrans mobiles s’imposent de plus en plus.
    Entre Smartphone (38%) et tablette  (37%), les e-acheteurs multiplient les terminaux dont l’utilisation pour les soldes est par ailleurs en nette progression depuis deux ans (respectivement +8 pts et +3 pts en 1 an, et plus de 10 pts en deux ans)

    A noter que les jeunes utiliseront particulièrement le Smartphone pour leurs achats soldés cet hiver : 53% des 18-24 ans et 54% des 25-34 ans envisagent de préparer les soldes ou faire des achats soldés via ce terminal (vs. 38% de l’ensemble des e-acheteurs).

    Prix et confort : atouts gagnants des soldes sur Internet selon les e-acheteurs

    58% des e-acheteurs évoquent en premier lieu le prix comme facteur incitant à réaliser ses achats sur Internet pendant les soldes. Un levier particulièrement prononcé chez les 18-24 ans (71% vs. 58%).
    Les e-acheteurs citent ensuite le gain de temps/le fait de ne pas avoir à se déplacer (54%), et enfin la volonté d’éviter la foule des magasins (51%).
    Plus que l’ensemble, les CSP+ déclarent faire leurs soldes sur Internet pour ne pas avoir à poser de RTT ou de congés (12% vs. 8% au sein de l’ensemble).

    Soldes d’hiver sur Internet : la mode avant tout ! 

    La mode, comme l’année dernière, devance tous les autres postes de dépenses envisagés pour les soldes sur Internet (83% des sondés déclarent avoir l’intention d’acheter au moins un produit d’habillement, accessoire, ou paire de chaussures). Une intention encore plus prononcée chez les femmes (88%).
    Viennent ensuite les produits bruns ou blancs (30%) qui sont pour leur part plus prisés par les hommes (39% vs. 23% chez les femmes). Des intentions d’achat stables par rapport à l’an dernier.

    Quel(s) type(s) de produit avez-vous l’intention d’acheter à l’occasion des soldes d’hiver sur / Internet ? 
    En % des e-acheteurs qui ont l’intention d’acheter sur Internet pour les soldes 

  • Soldes sur Internet la meilleure façon de rester Zen

    46% des consommateurs feront les soldes sur Internet

    D’après une étude menée par Trustpilot[1], portail d’évaluation de sites marchands et Yougov, 46% des consommateurs feront les soldes sur Internet. Alors que les promotions et bons plans vont bon train tout au long de l’année, les soldes restent un des temps forts de la consommation les plus plébiscités. Si les Français sont chaque année plus nombreux à adhérer au shopping en ligne pour des raisons très souvent économiques, il semble que, plus que jamais, ces derniers apprécient de pouvoir éviter les cohues et le gain de temps.

    C’est un fait qui n’est plus à démontrer aujourd’hui : les consommateurs français sont friands d’e-commerce. Rapide, fiable, et souvent moins cher qu’en boutique, l’e-commerce séduit chaque année toujours plus de Français. L’explosion de ce canal a donné lieu à une révolution sur le marché avec une quasi-omniprésence d’offres promotionnelles toute l’année. Dans un tel contexte, Trustpilot a souhaité interroger les Français sur leurs intentions de prendre part à cette grand-messe de la consommation que constituent les soldes.

    Les soldes, un rendez-vous toujours aussi suivi

    A ce titre, plus d’un Français sur deux (59%) déclare qu’il fera les soldes d’hiver en ce futur début d’année.

    On note que ce sont les consommateurs les plus jeunes (18-34 ans) et les Franciliens qui sont les plus nombreux à répondre par l’affirmative (respectivement 67% et 66% d’entre eux).

    Les soldes restent donc un rendez-vous incontournable de la consommation. Mais qu’en est-il sur Internet ?

    A cette question, ils sont 46% à affirmer leur souhait de faire les soldes dans une boutique en ligne. Ici encore, ce sont les consommateurs âgés de 18 à 34 ans les plus nombreux (54%) à aller dans ce sens.

    Des soldes garanties sans brouhaha … à portée de souris

    Les achats sur Internet sont en effet désormais synonymes de nombreux avantages pour le consommateur. Des avantages qui n’auront jamais été autant appréciés qu’en temps de soldes.

    Ainsi à la question « Pourquoi pensez-vous faire les soldes de janvier dans une boutique en ligne ? », l’atout le plus plébiscité par les sondés (53%) est … l’absence de foule et de stress propres aux magasins physiques.

    Quant à l’argument prix, généralement leader incontesté, il arrive premier ex-aequo.

    Ensuite, pour 47% des Français, les achats en ligne prennent moins de temps qu’en magasin. Et enfin, pour 1 sondé sur 3 (35%), Internet est apprécié pour la vision globale qu’il permet d’avoir sur les offres et produits proposés, contrairement à un magasin physique.

    « Lorsque nous parlons d’e-commerce, l’argument du prix est généralement le grand numéro 1 dans le cœur des consommateurs. Constater que ces derniers sont désormais aussi nombreux à plébisciter l’absence de foule ou de stress est un signal très fort dans l’évolution du comportement du consommateur. Pour nous, cela signifie qu’il est de plus en plus enclin à voir au-delà de la pure et simple transaction et perçoit véritablement l’achat en ligne comme une expérience, au même titre que celui en boutique physique. Il est aussi intéressant d’observer à quel point les Français apprécient le gain de temps procuré par le net. Cela prouve que les soldes ne sont pas le territoire des shopping addicts uniquement et qu’Internet est une solution de choix pour les consommateurs pressés. » détaille Kim Konstantin Sølbeck, Directeur commercial Europe chez Trustpilot.

    Livraison et retours gratuits : un must-have sur Internet

    Une analyse qui s’en trouve renforcée lorsqu’on interroge les consommateurs sur les points les plus importants lorsqu’ils réalisent un achat en ligne.

    Ainsi, la livraison et les retours gratuits font partie des caractéristiques considérées comme très importantes  par une majorité de consommateurs (respectivement à 57% et 52%).

    Autre point intéressant, on constate que pour 32% des sondés, la possibilité d’appeler ou chatter avec l’assistance clientèle n’est pas ou très peu important dans le processus d’achat sur une boutique en ligne.

    De même, un consommateur sur quatre n’accorde pas ou très peu d’importance au fait que la boutique en ligne existe également en « physique ».

    « Ces points renforcent le constat que nous tirions plus tôt. Les consommateurs sont de plus en plus experts de l’achat en ligne. Le fait que leur niveau d’exigence soit le plus fort sur des critères tels que la livraison ou le retour gratuit prouvent que les freins auparavant attribués à l’achat en ligne sont progressivement en train de disparaitre. Quand on sait que les soldes sont souvent l’occasion de faire des achats dans l’habillement, il n’y a donc plus rien de surprenant à voir que les consommateurs français comptent massivement les faire en ligne ! » ajoute Kim Konstantin Sølbeck.