Catégorie : e-Santé

  • eSanté : des exemples de projets innovants

    La Santé : vecteur du Digital en mode Réalité Accélérée…

    Pascal Malotti, Directeur Conseil de Valtech
    Extrait du watf / What About The Flavour : http://www.watf.fr/
    La santé connectée est aujourd’hui un sujet « tendance ». Certains membres du GAFA, sans compter les start-ups spécialisées dans la biotechnologie ou dans la révolution du monde de la santé, y investissent beaucoup d’argent, en suivant une ligne directrice très californienne : changer le monde… Ainsi, 36% des 450 millions de dollars investis par Google Ventures (fonds d’investissement de Google) en 2014 sont dédiés à la santé, contre 9% en 2013. Il est vrai que le secteur est prometteur :
    • Sauver des systèmes de santé qui mettront les pays riches et leur protection sociale en faillite avec la concomitance du progrès technologique et du vieillissement de la population,
    • Offrir un rallongement de la vie comme l’affirment des esprits brillants qui nous promettent la vie éternelle !
    Dans ce maelström de considérations, ont émergé des projets assez fortement innovants dans le domaine de la santé, utilisant le digital comme moteur de la transformation. Des initiatives qui mettent en exergue les usages croissants qui accompagnent la vie quotidienne de chacun de nous. La santé est un sujet majeur pour tout homme qui est doté de cette seule certitude de la vie : la mort !DES PROJETS INNOVANTS, QUELQUES EXEMPLES

    MelCap est une gélule connectée qui permet de perdre du poids en offrant une alternative à la chirurgie. Une fois la capsule avalée, une ceinture aimantée va l’attirer dans la bonne partie de l’estomac. Via l’app mobile, l’utilisateur programme ensuite une durée de repas. Passé ce délai, MelCap va stimuler électriquement les muscles gastriques pour déclencher une sensation de satiété au cerveau. La gélule reste en moyenne 3 semaines dans le corps avant d’être évacuée. Une solution moins coûteuse et beaucoup moins contraignante qu’une opération.

    Muse est un bandeau connecté capable de lire les ondes cérébrales et de les retranscrire sur une app. Grâce à des sessions quotidiennes de 3 min, l’utilisateur entraîne son esprit, améliore sa concentration et réduit son stress. Muse aurait ainsi des effets positifs sur la pression artérielle et l’hypertension, et permettrait de mieux contrôler sa réactivité émotionnelle. À l’avenir, les créateurs imaginent la possibilité d’interagir avec l’app par la pensée et envisagent un outil capable de détecter l’humeur de l’utilisateur pour lui pousser du contenu adapté, comme une playlist pour remonter le moral par exemple.

    MyHealthPal est une app qui permet aux personnes atteintes de maladie de longue durée de suivre et mieux comprendre leur état de santé résumé sur un dashboard. Des fonctions de partage permettent de maintenir informés ses proches sur l’évolution de la maladie. Enfin, les utilisateurs peuvent choisir de donner anonymement la data ainsi collectée à des instituts de recherche ou des associations. En échange, le malade reçoit une partie des revenus générés par ce legs : donnant-donnant.

    Ainsi, la santé connectée permet de mieux objectiver les principaux indicateurs de mesure de notre santé au quotidien : pouls, poids, tension artérielle… Mais des indicateurs moins classiques comme le taux de diabète deviendront rapidement la norme ! En un mot, l’utilisateur basculera rapidement d’un suivi des indicateurs de son bien-être – dont l’Apple Watch s’est fait le fer de lance dans la foulée des bracelets connectés – à des indicateurs de santé plus vitaux pour une existence paisible. Grâce à ces outils, nous allons devenir progressivement des spécialistes de notre propre santé et ne plus dépendre simplement du diagnostic du médecin : ce praticien si décrié depuis des siècles et des siècles – nous avons tous été inoculés par le virus « Molière » en tant que pensionnaire de l’Éducation Nationale. Ainsi, le progrès technologique donnera la possibilité de transformer radicalement la façon dont nous sommes soignés ou bien protégés des grandes maladies qui jouent le rôle de grandes faucheuses.

    En tout cas, la santé nous montre la voie que le digital est progressivement en train d’emprunter : celle des « écosystèmes ». Un écosystème est une combinaison de logiciels, de services, de data et un nombre grandissant de partenaires gravitant autour d’un pôle d’attraction comme Apple ou Google. L’ingrédient majeur devient la capacité à attirer à soi les meilleurs partenaires pour rendre cet écosystème plus performant et toujours plus attractif.

    Pour le consulter le [WATF]* de Valtech, c’est ici : http://valte.ch/[WATF]*

  • Dans quels secteurs les Français sont-ils les plus sensibles à l’innovation ?

    En mai dernier, Hello bank! et Yahoo lançaient Hello Innov’, une chaîne de contenu développée sur Tumblr et accessible depuis Yahoo Actualités.

    Son ambition : explorer et décrypter les innovations qui vont révolutionner notre quotidien. 

    Depuis le 14 décembre et pour une semaine, Hello Innov’ organise la Semaine de l’Innovation. Chaque jour, la plateforme propose une analyse et un regard nouveau sur les tendances de demain : chiffres clés, infographies, faits historiques… Une étude riche en enseignements qui permet de mieux comprendre les comportements, attentes et attitudes des Français vis-à-vis de l’innovation. Pour renforcer la portée de l’évènement, le dispositif sera relayé tout au long de la semaine en page d’accueil de Yahoo.

    Voici dès à présent les huit informations à retenir de cette étude :

    1. Biométrie : près d’un tiers des Français accepteraient d’utiliser leurs empreintes digitales comme moyen de paiement (consultez l’infographie ci-jointe pour plus de détails).
    2. Economie numérique : trois quarts des Français ont déjà gagné de l’argent grâce au web.Le boom de l’économie numérique a bouleversé la consommation et créé de nouvelles sources de revenus pour ceux-ci.
    3. Impression 3D : 61% se déclarent intéressés par l’impression 3D pour fabriquer leurs propres objets.Ils sont d’ailleurs 36% à s’imaginer vendre des objets qu’ils auraient fabriqués.
    4. Robotique : 79% des Français se disent prêts à déléguer des tâches du quotidien à un robot. Ménage et jardinage sont les deux principales tâches dont ils aimeraient se débarrasser.
    5. Appareils connectés : 1 Français sur 4 pense que le téléphone du futur sera invisible et intégré aux lunettes ou aux montres.
    6. Applications : 36% des Français sont intéressés par l’utilisation d’une application pour suivre leur alimentation ou les calories qu’ils consomment.
    7. Sport : 15% des Français ont déjà utilisé une application pour suivre leurs performances sportives.
    8. Voyage : 1 Français sur 5 a déjà loué un logement via une plateforme internet type Airbnb. Couchsurfing, location de voiture entre particuliers ou covoiturage, l’économie du partage est aujourd’hui devenue une réalité.
  • La Santé : vecteur du Digital en mode Réalité Accélérée…

    Le point sur les projets innovants

    Pascal Malotti, Directeur Conseil de Valtech
    Extrait du watf / What About The Flavour : http://www.watf.fr/
    La santé connectée est aujourd’hui un sujet « tendance ». Certains membres du GAFA, sans compter les start-ups spécialisées dans la biotechnologie ou dans la révolution du monde de la santé, y investissent beaucoup d’argent, en suivant une ligne directrice très californienne : changer le monde… Ainsi, 36% des 450 millions de dollars investis par Google Ventures (fonds d’investissement de Google) en 2014 sont dédiés à la santé, contre 9% en 2013. Il est vrai que le secteur est prometteur :
    • Sauver des systèmes de santé qui mettront les pays riches et leur protection sociale en faillite avec la concomitance du progrès technologique et du vieillissement de la population,
    • Offrir un rallongement de la vie comme l’affirment des esprits brillants qui nous promettent la vie éternelle !

    Dans ce maelström de considérations, ont émergé des projets assez fortement innovants dans le domaine de la santé, utilisant le digital comme moteur de la transformation. Des initiatives qui mettent en exergue les usages croissants qui accompagnent la vie quotidienne de chacun de nous. La santé est un sujet majeur pour tout homme qui est doté de cette seule certitude de la vie : la mort !

    DES PROJETS INNOVANTS, QUELQUES EXEMPLES

    MelCap est une gélule connectée qui permet de perdre du poids en offrant une alternative à la chirurgie. Une fois la capsule avalée, une ceinture aimantée va l’attirer dans la bonne partie de l’estomac. Via l’app mobile, l’utilisateur programme ensuite une durée de repas. Passé ce délai, MelCap va stimuler électriquement les muscles gastriques pour déclencher une sensation de satiété au cerveau. La gélule reste en moyenne 3 semaines dans le corps avant d’être évacuée. Une solution moins coûteuse et beaucoup moins contraignante qu’une opération.

    Muse est un bandeau connecté capable de lire les ondes cérébrales et de les retranscrire sur une app. Grâce à des sessions quotidiennes de 3 min, l’utilisateur entraîne son esprit, améliore sa concentration et réduit son stress. Muse aurait ainsi des effets positifs sur la pression artérielle et l’hypertension, et permettrait de mieux contrôler sa réactivité émotionnelle. À l’avenir, les créateurs imaginent la possibilité d’interagir avec l’app par la pensée et envisagent un outil capable de détecter l’humeur de l’utilisateur pour lui pousser du contenu adapté, comme une playlist pour remonter le moral par exemple.

    MyHealthPal est une app qui permet aux personnes atteintes de maladie de longue durée de suivre et mieux comprendre leur état de santé résumé sur un dashboard. Des fonctions de partage permettent de maintenir informés ses proches sur l’évolution de la maladie. Enfin, les utilisateurs peuvent choisir de donner anonymement la data ainsi collectée à des instituts de recherche ou des associations. En échange, le malade reçoit une partie des revenus générés par ce legs : donnant-donnant.

    Ainsi, la santé connectée permet de mieux objectiver les principaux indicateurs de mesure de notre santé au quotidien : pouls, poids, tension artérielle… Mais des indicateurs moins classiques comme le taux de diabète deviendront rapidement la norme ! En un mot, l’utilisateur basculera rapidement d’un suivi des indicateurs de son bien-être – dont l’Apple Watch s’est fait le fer de lance dans la foulée des bracelets connectés – à des indicateurs de santé plus vitaux pour une existence paisible. Grâce à ces outils, nous allons devenir progressivement des spécialistes de notre propre santé et ne plus dépendre simplement du diagnostic du médecin : ce praticien si décrié depuis des siècles et des siècles – nous avons tous été inoculés par le virus « Molière » en tant que pensionnaire de l’Éducation Nationale. Ainsi, le progrès technologique donnera la possibilité de transformer radicalement la façon dont nous sommes soignés ou bien protégés des grandes maladies qui jouent le rôle de grandes faucheuses.

    En tout cas, la santé nous montre la voie que le digital est progressivement en train d’emprunter : celle des « écosystèmes ». Un écosystème est une combinaison de logiciels, de services, de data et un nombre grandissant de partenaires gravitant autour d’un pôle d’attraction comme Apple ou Google. L’ingrédient majeur devient la capacité à attirer à soi les meilleurs partenaires pour rendre cet écosystème plus performant et toujours plus attractif.

    Pour le consulter le [WATF]* de Valtech, c’est ici : http://valte.ch/[WATF]*

  • La 1ère gélule connectée…

    Le marché des wearables est en plein essor, et en particulier les applications santé et bien-être. La nouvelle génération de wearables qui se profile va encore plus loin, notamment avec des dispositifs ingérables.

    BodyCap est une société française spécialisée dans la conception de capteurs électroniques miniaturisés. Elle commercialise e-Celsius Performance®, une gélule thermomètre connectée à ingérer, qui enregistre en continu la température du corps. Les données récoltées sont transmises sans-fil à un moniteur externe qui alerte l’utilisateur lorsque les mesures enregistrées sont en dehors de l’intervalle prédéfini. Après l’Europe, BodyCap s’apprête à commercialiser sa gélule connectée aux Etats-Unis.

    Pour ce lancement américain, BodyCap participe au CES 2016 à Las Vegas, du 6 au 9 janvier. Les entreprises françaises avaient fait forte impression en 2015 sous le label French Tech. Selon les relevés actuels, la délégation française au CES 2016 sera encore plus fournie qu’en 2015.

    Cette année, la gélule e-Celsius Performance a notamment été utilisée par dix joueurs du FC Nantes au cours de deux matchs de ligue 1 de football. L’utilisation de la gélule a permis d’analyser les capacités de thermorégulation des joueurs du club durant l’échauffement, pendant le match, puis de suivre le retour aux valeurs basales pendant la récupération. L’objectif étant d’adapter les protocoles d’entraînement et d’améliorer les performances sportives des joueurs.

     

  • Les technologies au service de la santé

    Les établissements de santé en France dépenseront 1.7 milliards en 2015 en informatique, un chiffre en croissance de 2.5% par rapport à 2014.

    La dépense en logiciels est celle qui connaitra la croissance la plus important (+4.6%) mais les autres segments informatiques (matériels et services) connaitront également une hausse des dépenses pour faire face aux nouveaux défis de ce secteur.

    Trois enjeux majeurs associés aux nouvelles technologies concernent le secteur de la santé :

    • Le premier enjeu concerne l’expérience patient.
      Les patients attendent une amélioration de l’accès et de la qualité de leurs informations de santé. 31% des patients sont ainsi à la recherche d’une relation avec les institutions de santé via le canal mobile et 69% des organisations de santé investissent dans des applications mobiles pour les patients et la télémédecine.
    • Le deuxième enjeu concerne la continuité des soins. Pour favoriser cette continuité, 69% des établissements de soins vont demander un financement permettant de mettre en place un Dossier Patient Informatisé et Interopérable (DPII) et 45% un financement pour la mise en place de prescription électronique alimentant le plan de soins.
    • Le dernier enjeu enfin est l’optimisation des systèmes de santé. La loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST) adoptée en 2009 représente à ce titre un changement majeur compte tenu de son caractère contraignant. Les établissements de soins sont par exemple 43% à avoir déjà mis en place un Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) pour leurs moyens informatiques et sont 26% à planifier cette mise en œuvre.L’ensemble de ces enjeux intègrera le recours massif aux nouvelles technologies.PLUS QUE L’ACCES A UN TERMINAL, LE DEVELOPPEMENT D’UN ECOSYSTEMELe terminal mobile deviendra un canal de communication privilégié entre le patient et les institutions de santé. Situé à l’extrémité de la relation, il reposera sur le développement d’un important écosystème intégrant en particulier:

    L’internet des Objets (IoT). A un stade de maturité naissant, l’IoT est encore fortement centré autour des objets et des terminaux. D’ici 5 ans, IDC perçoit l’évolution de l’IoT vers un écosystème de technologies interconnectées qui fournira des données exploitables et intuitives au service du patient. Ces données proviendront tant des capteurs personnels de santé (pression artérielle, taux de sucre dans le sang, rythme cardiaque, température, activité, etc.), que des terminaux mobiles ou des réseaux sociaux. Aujourd’hui, ce sont 19% des organisations qui sont en cours de mise en place d’approches associant l’IoT et 11% qui prévoient de le faire d’ici 24 mois. Actuellement, les usages tournent principalement autour du suivi et du monitoring des patients, qu’ils soient en unités de soins ou à leur domicile, mais les usages futurs concerneront beaucoup plus les infrastructures médicales: contrôle de température, contrôle d’accès, suivi des ambulances, gestion du circuit des médicaments, etc.

    • Les technologies Big Data et analytiques. Les données provenant entre autres de l’IoT ne pourront être exploitables et compréhensibles que si les technologies applicatives le permettent. Les technologies analytiques permettront de classifier les informations, de les évaluer, de les restituer voire de planifier et d’engager les prises de décision.
    • Le Cloud Computing. Afin de supporter ces traitements informatiques lourds et imprévisibles, le Cloud Computing apparait comme LA plateforme adaptée à ces enjeux de flexibilité, d’agilité, de contrôle des couts mais aussi pour des accès multiples d’utilisateurs, où qu’ils se trouvent et quel que soit le terminal utilisé.LA DONNEE, SOURCE ET SOLUTION DU PROBLEMEIl est aisé de comprendre tous les bénéfices que le secteur de la santé pourrait tirer d’une exploitation optimisée des données, qu’elles concernent les soins ou la gestion, mais la dernière enquête réalisée par IDC France en Février 2015 révèle que les taux d’adoption et les projets d’investissements autour du Big Data et de l’analytique sont toujours largement inférieurs à 50%, en particulier lorsqu’on analyse les solutions autres que financières ou comptables.Pour les établissements de soins publics par exemple:
    • Seuls 6% ont mis en place une solution d’aide à la décision clinique, et 9% prévoient de le faire;
    • 4% ont mis en place une solution d’identification des parcours de soins les plus adaptés à chaque patient et 5% prévoient de le faire;
    • 12% ont mis en place une solution de vérification de la conformité et reporting sur la qualité des soins dispensés;L’une des problématiques majeures concernent ce qu’on peut appeler la « liquidité » des données et des ressources (compétences, technologie). La liquidité des données est la capacité des données à être utilisées à des fins différentes et dans un contexte différent. Par exemple: les données des patients peuvent être utilisés non seulement pour fournir des soins, mais agrégées et anonymisées pour être utilisées dans le cadre de la recherche ou la planification des ressources.La liquidité des données exige qu’une information soit disponible en format basé sur des normes standards (pour l’interopérabilité et l’échange d’information) afin de faciliter le flux de données dans toute l‘organisation. Avec l’augmentation de la liquidité des données, de nouveaux modèles de coopération ne seront pas seulement limitées aux prestataires de soins de santé, mais ils incluront d’autres acteurs impliqués dans la chaîne de valeur de la santé (Recherche, services sociaux, patients).La capacité du secteur de la santé à mettre en place un écosystème technologique et réglementaire, à développer les compétences, les organisations et la gouvernance adéquates apparaissent comme des critères incontournables pour exploiter tout le potentiel que peuvent apporter les technologies numériques.
      Source novembre 2015, IDC #FR394 Document réalisé pour Samsung Business