Catégorie : e-Santé

  • #Session Rattrapage – Conférence Disruption Nationale du 13 juin

    Conférence de Paris sur le numérique

    La Conférence de Paris sur le Numérique s’installait pour la première fois au Palais Brongniart ce lundi 13 juin. Au programme, un panorama des disruptions à l’œuvre dans l’économie française. Mobilités, santé, territoires, cosmétique, ou comment les grands secteurs subissent la disruption ou s’en emparent ? Et aussi l’exposé de sociétés numériques qui prennent en charge les révolutions à venir, notamment celle de l’Internet des objets et de l’intelligence artificielle…

    Mobilités : autonomes et sans coutures
    Avec OuiCar, BlablaCar ou XYT, c’est la personnalisation qui était à l’honneur. Fabriquer sa voiture, la louer, la partager, la voiture passe du statut de propriété de masse à celui de service personnalisé, sous le signe de l’économie de fonctionnalité. Quand on lui demande à quoi ressemblera la voiture dans 10 ans, Frédéric Mazella répond simplement « elle sera moins vide » (aujourd’hui 97% du temps d’usage d’une voiture est réalisé avec une seule personne à bord). Pour Renault, le véhicule autonome est inévitable, comme les énergies renouvelables. Mais François Pistre n’oppose pas économie de propriété et de fonctionnalité, la preuve, alors que le co- voiturage et l’auto-partage se développent rapidement, on n’a jamais vendu autant de voitures dans le monde, notamment en France et en Europe qu’en 2015 ! Côté train, la SNCF a conduit en 18 mois un ambitieux plan de digitalisation piloté par Emmanuelle Turlotte, avec en ligne de mire une connectivité permanente, des services toujours plus fluides et à moyen terme l’ambition de faire de la SNCF une entreprise-plateforme, facilitant la mobilité en « porte-à-porte ».

    Cosmétique française, ou la beauté connectée
    La Cosmetic Valley et Chartres métropole ont candidaté pour créer un réseau thématique French Tech autour de la beauté. Réponse avant fin juin… Leur conviction vient des startups. Près de 150 startups, réparties sur tout le territoire national, travaillent dans ce domaine et peuvent permettre à l’ensemble de la filière de maintenir ses positions de leader mondial (la cosmétique est la deuxième filière exportatrice française avec 13 milliards d’euros d’excédent commercial). Au sein de ce réseau, les startups cosméto-digitales seront accélérées et parrainées par les industriels, et se verront ouvrir des marchés internationaux où la France domine les débats.

    Les nouvelles industries et l’Internet de objets
    Alain Ferrasse-Palé, Président de Nokia France, est venu présenter la feuille de route de Nokia France, 3 mois après le rachat effectif d’Alcatel Lucent. Nokia se positionne au cœur du socle numérique de l’industrie du futur, tous les process industriels sont optimisés par le Numérique, logiciels, réseaux, internet des objets. Un point développé lors de la table-ronde organisée par l’AFNUM et réunissant M20 City, Visiomed, Parrot et Sigfox. En 2020 on estime à 50 milliards le nombre d’objets connectés actifs dans le monde. Ils rendront des services inédits, adossés à des réseaux de nouvelle génération. Pour Thomas Nicholls de Sigfox « la question des standards est un faux problème, nous sommes présents en couverture totale dans 20 pays déjà, il faut avancer vite et tenir la promesse… » Les objets connectés se déploient partout et le mix technologique cher à Nokia doit leur permettre communiquer partout et sans frontières.

    Cet ultra-déploiement du numérique pose la question de son empreinte environnementale. Un sujet pris à bras le corps par le SFIB qui développe le volet « économie circulaire de la filière. Sylvie Thomas a révélé avec franchise que le Numérique produisait 5% des gaz à effet de serre. Mais elle pose la question : « combien de tonnes de GES le Numérique permet-il chaque jour d’économiser ? » Les industries qui sont devenues plus propres grâce au digital n’ont pas encore évalué cet apport à leur RSE… Recyclage, ré-emploi, ré-utilisation, Lexmark ou HP entre autres intègrent jusqu’à 50% de matière recyclé dans leurs appareils et la filière D3E a collecté 600.000 tonnes de déchets en 2015. Encourageant, et encore d’importantes marges de progrès.

    Les territoires 2.0
    Avec Nathalie Dirand, de Covage, l’impact des réseaux sur les territoires a été affirmé. Création d’emplois directs et indirects, attractivité, compétitivité… Les élus locaux savent pourquoi ils déploient des réseaux à présent. C’est le credo de Laure de la Raudière, Député d’Eure-et-Loir, un Département qui s’est donné une feuille de route 2020 dont la colonne vertébrale est le numérique : formation, agriculture, réseaux, entrepreneuriat , médiation numérique et services publics transforment radicalement les opportunités d’un territoire rural situé à 1 heure de Paris. Opportunités illustrées par Eric Charpentier, fondateur de Morning (ex-Payname), une société de la « néo-banque » de 50 salariés qui a installé son campus à Saint Elix le Château, à 50 km de Toulouse dont elle a quitté le centre-ville il y a quelques semaines. Un projet ancré dans la ruralité pour un campus à la Google. « Au début on n’avait pas la fibre sur ce territoire, alors on l’a installé », témoigne Eric Charpentier, autonomie encore…

    Santé collective
    La bascule promise du curatif au préventif tarde à se concrétiser selon Henri Isaac. Pourtant, le numérique, les datas et les capteurs permettraient de repenser totalement notre philosophie de la santé, qui reste encore une économie de la maladie. Ghislaine Alajouanine, auteure de « Enthousiasmez-vous ! » et membre du conseil d’administration de Visiomed, est optimiste : « le vieillissement de la population est une opportunité majeure, le marché du homecare pèsera 500 milliards d’euros ! » mais génèrera aussi des économies considérables pour un système de santé encore trop centré autour de l’hôpital. Parallèlement, les patients s’organisent autour de plateformes telles que Carenity, et les professionnels de santé autour de réseaux comme Eppocrate, créé par le Dr Cécile Monteil, qui constitue une forum ouvert autour de l’innovation et de la santé. L’effet numérique, porteur de disruption, est une fois encore la force de la « multitude » et sa capacité à s’auto-organiser…

    http://www.laconferencedeparis.com/sante-la-revolution-preventive/

     

    Changer le travail
    Avec Switch Collective et Remix Coworking, le travail change radicalement de visage. Penser son projet, trouver les clés d’un chemin personnel et unique, se mélanger avec des profils totalement différent… le travail devient histoire personnelle et collective en s’appuyant sur les mécanismes de la sérendipité : trouver ce que l’on cherchait vraiment en cherchant autre chose, tout l’esprit du Numérique ! Quand de son côté Antoine Jouteau s’empare du marché des offres d’emploi en proximité avec déjà 300.000 offres publiées ! Pour Marine Aubin, Co- Présidente de Girlz in Web, c’est, au-delà du travail, la manière même de faire société qui est en train de changer.

    http://www.laconferencedeparis.com/disruption-du-travail/

    https://www.youtube.com/watch?v=dT1h6BNjpyY

    Banque-disruption
    Côté finances, selon Alain Clot, président de la Fintech, la première disruption était l’émergence de la finance participative (notamment Kickstarter implanté en France par Axelle Tessandier) avec des réussites comme Leetchi, présentée par Céline Lazorthes. Mais un deuxième mouvement se dessine, qui vise le perfectionnement- même des institutions bancaires, désormais prêtes à l’open-innovation. Crédit Mutuel Arkéa a racheté Leetchi mais sans toucher un cheveu du projet et de sa philosophie… Un mouvement incarné par Fundvisory qui doit permettre, toujours en partant de l’amélioration de l’expérience-utilisateur, de piloter et gérer en toute transparence ses portefeuilles d’investissement, avec l’aide du « robot-advisor », la puissance de l’intelligence artificielle au service de la rentabilité et de la lisibilité…

    http://www.laconferencedeparis.com/qui-fera-sauter-la-banque/

    L’Afrique à l’honneur
    La Conférence de Paris a eu l’honneur d’accueillir le Président de Digital Africa, Evans Woherem. Digital Africa est une association qui fédère les acteurs du numérique africain, entreprises, pouvoirs publics et universitaires. Interviewé par Gilles Babinet, Digital Champion de la France à l’UE et fondateur d’Africa4Tech, le Docteur Woherem a présenté l’Afrique comme un continent à forte ambition. La moitié de la population fait désormais partie de la classe moyenne, et a une très forte appétence pour la consommation de produits et de service technologiques. L’Afrique invite l’esnemble des entreprises européennes et notamment françaises à considérer ce potentiel et à venir aider l’Afrique à réaliser son « leapfrog » (saut de grenouille) car elle ne veut pas passer par les étapes intermédiaires mais aller directement ver l’Internet of Everything. Déjà, des pays comme le Nigeria, le Kenya ou l’Afrique du Sud intègrent pleinement le Numérique dans leurs stratégie de développement…

    http://www.laconferencedeparis.com/afrique-continent-digital/

    Paris est magique
    Le Palais Brongniart, géré pour 30 ans par GL Events a pour mission d’être la scène numérique française. Il héberge la Fintech, l’EEMI… Mais pour son directeur Christophe Caillaud-Joos, il retrouve sa vocation première, être un lieu pour les innovateurs qui doivent présenter leurs projets, convaincre d’y investir. Avec 14.000 startups, Paris-Ile de France est le bon endroit pour cette effervescence. Stéphane Distinguin, Président de Cap Digital, confirme cette effervescence de projets, Futur- en-Seine mobilisera encore cette année près de 100.000 visiteurs !

    Les clés de la disruption
    Tout au long des conférences, rythmées par le sound design de DJ Laek, sont apparus trois principes de la disruption. Tout d’abord il s’agit de redonner le

    pouvoir aux utilisateurs et à la multitude. Le bottom-up devient le modèle dominant. Puis, pour les industries constituées, l’auto-disruption nécessite de penser en parallèle l’entretien de l’ancien modèle et l’accélération du prochain. Le management qui survivra sera celui qui disposera de ces deux cerveaux et les articulera dans le temps sans les opposer. Transformer la disruption en transition en somme… Enfin, refuser de subir la disruption implique de rapprocher startups et grands groupes dans des coopérations égalitaires et gagnant-gagnant. Si l’esprit startup à l’américaine est basé sur une logique d’agression (certes souvent de façade) où il s’agit d’être celui qui « tuera » les grands groupes et les rentes en place, la disruption made in France cherche à composer avec des industries historiques qui se sont mises en mouvement.

    La Conférence de Paris sur le Numérique est le rendez-vous annuel de la disruption. Elle a vocation à permettre à ses publics de saisir les mouvements disruptifs induits par le développement des technologies numériques dans notre vie quotidienne, pour les transformer en opportunités économiques.

    La Conférence de Paris sur le Numérique est organisée par Mon Territoire Numérique, agence également organisatrice des Etats Généraux des RIP (Deauville) de RURALITIC (Cantal) et actrice majeure du coaching de
    startups françaises dans le cadre du CES de Las Vegas via la « Mission CES ».

  • 1er trimestre 2016 : 283 M€ levés selon le Baromètre des startups du numérique françaises

    le Baromètre des startups du numérique françaises

    Capgemini Consulting, la marque de conseil en stratégie et transformation du groupe Capgemini, et eCap Partner, banque d’affaires spécialiste del’industrie numérique, dévoilent aujourd’hui le baromètre interactif des startups françaises du 1er trimestre 2016 (www.barometre-startups.org).

    Il offre une vision consolidée de l’écosystème des startups françaises du numérique, dans le but d’en comprendre – trimestre après trimestre – les principales tendances et de mesurer les dynamiques en cours.

    133 levées de fonds ont été recensées sur ce premier trimestre 2016, pour un total de 283 M€[1] et un montant moyen stable à 2,2M€.

    Capture d’écran 2016-05-30 à 14.36.43

    Alors que le T4 2015 faisait apparaître un ralentissement des investissements (-28% en valeur) par rapport à un T3 2015 marqué par des levées majeures, la dynamique sur le T1 2016 apparait positive avec une croissance de +34% en volume et 20% en valeur par rapport au T1 2015.

     

     

      2016 2015
    T1 T4 T3 T2 T1
    Nombre de levées 133 106 92 122 99
    Montant cumulé (M€) 283 M€ 226 M€ 314 M€ 274 M€ 234 M€
    Montant moyen (M€) 2,2 M€ 2,2 M€ 3,8 M€ 2,3 M€ 2,5 M€

     

    Trois secteurs se démarquent ce trimestre :

    –        Les applications & technologies d’entreprise (52M€, 12 levées), notamment portées par la levée de CEDEXIS (21 M€, 1ère levée du trimestre) ;

    –        Le secteur Beauté, Santé (37M€, 11 levées), avec deux levées dans le top 10 : mon docteur.fr, Rythm ;

    –        Les Fintech (26M€, 7 levées), plébiscitées par les investisseurs corporate qui se sont positionnés sur près de la moitié de ces levées.

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    Les comportements d’investissements restent globalement similaires à ceux observés en 2015, avec toutefois un léger repli de la participation des fonds étrangers aux levées (12% sur le T1 2016 contre 14% en 2015).

    Capture d’écran 2016-05-30 à 14.37.17

    T1 2016 2015
    % de participation Montant
    moyen – M€
    Age

    moyen

    % de participation Montant
    moyen – €
    Age moyen
    Par type d’investisseurs
    Fonds 50% 2,8 M€ 3,7 ans 58% 3,8 M€ 3,2 ans
    Business angels 51% 1,9 M€ 2,8 ans 42% 1,5 M€ 2,4 ans
    Corporate 17% 4,1 M€ 3,8 ans 18% 6,7 M€ 3,0 ans
    Institutionnels 16% 3,9 M€ 3,2 ans 17% 5,6 M€ 3,7 ans
    Crowdfunding 6% 0,4 M€ 2,6 ans 6% 0,5 M€ 2,9 ans
    Par origine des investisseurs
    France 90% 2,2 M€ 3,1 ans 88% 2,7 M€ 2,8 ans
    Etranger 12% 5 M€ 3,8 ans 14% 8,3 M€ 3,2 ans

    METHODOLOGIE

    Ce baromètre se focalise sur les entreprises répondant aux critères suivants :

    • Disposer d’une activité liée au numérique
    • Avoir réussi au moins une levée de fonds auprès d’un investisseur du capital risque
    • Etre âgée de moins de 7 ans
    • Société non cotée en bourse et indépendante

    Pour établir cette base, nous avons fait l’inventaire complet des levées de fonds récentes (2010-2016) réalisées dans le numérique en France (~ 2200 levées de fonds identifiées) sur la base d’une veille sur les levées (50 médias sources, annuaire de levées,…) et d’une validation de ces informations auprès des investisseurs (screening des sites, validation des portefeuilles).

    Pour chacune des entreprises ayant fait l’objet d’une de ces levées de fonds, ont été récupérés, sur la base de sources d’information publiques les noms, date de création, adresse, effectifs, site web et description de l’activité des entreprises identifiées.

    Le baromètre s’appuie ainsi sur un échantillon de plus de 1000 entreprises répondant à ces critères. Celle-ci ont été parcourues une à une et ont été affectées manuellement à un secteur d’activité et à un business model.

     

  • Data centers : comment relever les défis de la santé connectée ?

    Les data centers au défi de la santé connectée

    Par Fabrice Coquio, Président d’Interxion France

    De nos trottoirs à nos voitures en passant par nos maisons, tout notre environnement se dote d’une intelligence propulsée par les évolutions numériques, et le secteur de la santé n’y fait pas exception. Compte tenu du vieillissement de la population, de l’évolution des modes de vie, ou encore de la désertification médicale notamment, soigner autrement est devenu une priorité en matière de santé publique. Et la santé connectée dans l’ensemble des domaines, qu’il s’agisse de bien-être, de prévention, de diagnostic ou encore de suivi des soins et d’accompagnement du patient, est une piste privilégiée qui ouvre bien des perspectives.

    La littérature foisonnante sur le sujet en est le révélateur, le marché existe, il est d’ailleurs très vaste, et les attentes sont à la hauteur des promesses qui sont faites aux médecins, aux équipes soignantes, aux patients, et plus largement à tous les utilisateurs potentiels. Ce n’est pas un hasard si des acteurs tels que Microsoft, Google ou encore Apple, prennent le risque de s’éloigner de leur cœur d’activité, et que de nombreuses start-ups voient le jour pour investir ce marché, à grand renfort d’applications, de services, et de lancement d’outils de mesure.

    Selon le rapport La santé connectée, quelle révolution ?, rédigé par le think tank « Cartes sur table »,  ce marché, qui en 2012 était estimé à 300 milliards d’euros (dont 20 milliards pour les entreprises françaises), devrait connaître d’ici à 2017 une croissance annuelle régulière de 4 à 5 %. Pour autant, malgré quelques signes de frémissements, couplés à de nombreuses promesses formulées et beaucoup de prospective, le « big bang » ne s’est pas encore produit, et rares sont les patients pouvant profiter d’un suivi médical à distance.

    Au même titre que les tendances comme le cloud ou encore le big data à leurs débuts, la santé connectée est en train d’entamer un grand voyage. Le chantier est vaste, et il va falloir compter sur un certain nombre de facteurs avant que le secteur ne se structure, que chaque utilisateur potentiel puisse pleinement en tirer parti, et que les entreprises parviennent à générer de la valeur.

    Au premier rang de ces facteurs, l’infrastructure. Elle est au fondement de tous les systèmes, services et données créés, et se doit de respecter les réglementations en matière de confidentialité et de sécurité des données personnelles.

    Epicentres de cette infrastructure, les data centers ont un rôle prépondérant à jouer pour assurer le stockage et le trafic des données, ainsi que l’interconnexion des différents acteurs de la filière santé aux points d’interconnexion Internet, aux fournisseurs de services cloud et aux opérateurs Télécom. En d’autres termes, ils constituent les pierres angulaires indispensables au fonctionnement de la santé connectée.

    Or, tous ne pourront pas assurer ce rôle pivot. Seuls les data centers de classe internationale, hyperconnectés, et surtout certifiés, le pourront. Car l’une des principales préoccupations réside bien là : gérer et garantir la confidentialité des données de santé à caractère personnel tout en assurant un accès rapide aux informations. De nombreuses données privées vont être collectées et devront être stockées pour pouvoir être exploitées. Il faut pouvoir y accéder rapidement, voire en temps réel, et leur confidentialité doit pouvoir être garantie à tout moment.

    Il existe un cadre réglementaire régi par l’Agence des Systèmes d’Information Partagés de Santé (ASIP Santé), et dont la mission est de délivrer l’agrément d’hébergeur de données de santé à caractère personnel. Pour le moment, seuls deux opérateurs de data centers ont été certifiés parmi les 92 membres ayant obtenu l’agrément. Cela s’explique par des démarches complexes, nécessitant des investissements que peu d’acteurs sont prêts à consentir en raison d’un marché encore peu mature.

    À ce jour, la majeure partie des projets dans ce domaine provient essentiellement d’initiatives privées. Alors que le marché français de la santé est très concentré, et principalement porté par les organisations publiques, une approche unifiée, définissant des orientations précises impulsées par le gouvernement, s’avère nécessaire. Elle permettrait de structurer la filière et d’atténuer le « gap » qui subsiste encore entre des appareils connectés bénéficiant de l’attrait de la nouveauté et une exploitation médicale plus poussée.

    Rome ne s’est pas construite en un jour, et le voyage ne fait que commencer pour permettre à la santé connectée de connaître l’essor qui lui est promis, et de dévoiler tout son potentiel. À l’instar de la capitale italienne, tous les chemins numériques mènent aux data centers. Cependant, tous ne seront pas équipés et certifiés pour relever le défi de la santé connectée, et lui permettre ainsi d’être correctement exploitée.

     

     

     

      

     

  • Les dérives de l’utra-sponsorisation en matière médicale

    BAIDU le moteur de recherche chinois mis à mal par les internautes 

    Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC, fondateur du cabinet ACBM (http://www.acbm-avocats.com)

    Baidu a été fondé en 2000 et est aujourd’hui le plus grand moteur de recherche Chinois, ce qui en fait le 5ème site le plus consulté au monde. A l’instar de Google avec son système AdWords, Baidu se finance grâce à la sponsorisation des liens internet. Or, les publicités médicales représentent environ 20% des revenus de son moteur de recherche. Début janvier, on a découvert que Baidu avait supprimé les messages négatifs de la part d’internautes de forums de santé sur des contenus sponsorisés de médicaments et hôpitaux. Ce n’était que les prémices d’une dénonciation des pratiques commerciales du groupe par l’autorité de régulation administrant l’internet chinois, la CAC.

    Wei Zewi, un étudiant chinois de 21 ans diagnostiqué d’une forme rare de cancer a fait une recherche sur Baidu concernant sa maladie et les premiers résultats ont mis en évidence une immunothérapie expérimentale par un hôpital pekinois. Ce traitement très onéreux s’est révélé totalement inefficace et, avant de mourir, le jeune homme a écrit une lettre accusant Baidu de tromper ses usagers en classant les résultats selon les recettes publicitaires. L’émotion qu’il a suscité sur les réseaux sociaux a attiré l’attention des médias et autorités, jusqu’à faire dégringoler le cours du groupe chinois à la Bourse de New York.

    L’enquête du régulateur de l’internet chinois révèle que « le mécanisme utilisé par Baidu pour classer les résultats dépend de façon excessive du prix payé et les contenus sponsorisés ne sont pas clairement signalés ». La CAC insiste sur le fait que ce système « influence l’impartialité et l’objectivité des résultats obtenus et contribue facilement à induire en erreur les internautes ». Ces remarques sont vraies dans tous les secteurs, mais les conséquences peuvent-être particulièrement désastreuses en matière médicale comme l’a montré le cas Wei Zewi. Ainsi, sans être des professionnels de la santé, on peut dire que les moteurs de recherche devraient respecter d’eux-mêmes une forme d’éthique médicale vis-à-vis de ses internautes malades.

    Enfin une remise en cause du modèle économique biface des moteurs de recherche gratuits ?

    Suite à cette affaire, Baidu a pris divers engagements. Il a assuré avoir supprimé les résultats sponsorisés de la part de plus de 2500 établissement médicaux ou entreprises de santé et a annoncé la mise en place d’un fonds d’indemnisation des usagers victimes de résultats publicitaires trompeurs de l’équivalent de 135 millions d’euros. De manière plus concrète, Baidu s’est engagé à signaler ostensiblement les contenus sponsorisés à l’aide de marqueurs et avertissements et les limitera à 30% de chaque page de résultat affiché.

    Le modèle économique de Baidu est dit « biface » car on a d’un côté les internautes, qui ne payent pas et de l’autre coté les annonceurs, qui eux payent pour être mis en avant. Cette seconde face finance le moteur de recherche à concurrence de 84% du chiffre d’affaire. C’est donc de manière indirecte que les usagers de Baidu, Google, Ebay et de la multitude d’autres sites en apparence gratuits peuvent prendre le statut de consommateur. Ce statut permettrait aux internautes d’être protégés plus efficacement contre les abus des moteurs de recherche et de leurs partenaires annonceurs pour les inciter à se tourner vers tel ou tel produit ou service.

    Mais le droit de la consommation ne s’est pas encore à proprement parler emparé de la question du modèle biface et de ses conséquences pour les internautes-consommateurs. Par exemple, le cheval de troie des attaquants du service AdWords de Google devant la Cour de justice de l’Union Européenne le 23 mars 2010 a été le droit des marques et la lutte contre la contrefaçon sur internet. Les mésaventures de Baidu catalyseront peut-être une prise de conscience collective des risques liés à l’influence des résultats de recherche sur les choix de consommation des internautes, particulièrement concernant leur santé.

  • Expérience client : la vision de SAMSUNG

    Samsung Electronics France présente sa vision de l’entreprise digitale et de son impact dans nos vies

    La digitalisation révolutionne le bureau, la banque, le commerce, les lieux de santé…Quels enjeux pour les entreprises ? Quelles expériences pour les particuliers ? 

    Porté par le succès de la première édition, Samsung Electronics France annonce aujourd’hui le lancement de la Samsung Innovation Week 2016, un événement annuel consacré à l’innovation au service de la transformation digitale des entreprises. La Samsung Innovation Week se tient du 9 au 13 mai à la galerie Joseph, à Paris. Le thème de cette édition 2016 sera l’entreprise augmentée.

    Une expérience immersive au cœur de l’entreprise de demain

    Dans un espace de 850 m2, la Samsung Innovation Week prévoit d’accueillir 1 000 personnes, 500 entreprises et plus de 60 partenaires développeurs. C’est plus d’une centaine de solutions et de produits au service de la transformation digitale des entreprises qui seront présentés. Les visiteurs peuvent découvrir des espaces aménagés, recréant chaque environnement de l’entreprise augmentée, de l’accueil au back office, quel que soit le secteur d’activité.

     

    Conçu comme une expérience unique et immersive, cet événement plonge les visiteurs dans l’environnement professionnel de demain : une entreprise augmentée avec des méthodes de travail digitalisées, une optimisation des usages pro/perso et des relations personnalisées, aussi bien avec les clients que les salariés. Toute la semaine, les professionnels découvriront toutes les innovations technologiques qui transforment le business et l’expérience des clients.

    Des parcours expérientiels

    La transformation digitale s’applique à tous les secteurs. Cette année la Samsung Innovation Week revisite :

    • Hôtellerie, restauration, arena : qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’un hôtel, la question reste identique : comment rendre l’établissement encore plus accueillant, proposant plus d’informations et de services pour un parcours unique et personnalisé. À travers des interfaces d’affichage simples et intuitives, un utilisateur peut s’orienter par lui-même vers la destination de son choix (chambre, espace d’accueil ou sanitaires) où il sera reçu avec un accueil personnalisé. Pour qu’il se sente comme à la maison, il est désormais possible de piloter l’ensemble de sa chambre (éclairage, volets, audio/vidéo, etc.) depuis la télécommande de son téléviseur.
    • Distribution : découvrez comment le digital peut répondre aux enjeux du commerce, proposer une nouvelle expérience, renforcer l’expérience client et recréer du trafic en magasin. À travers un écran vitrine, il est possible, après la fermeture du magasin, d’interagir avec la marque depuis l’extérieur et d’essayer des produits en réalité augmentée. À l’intérieur, des murs d’images ou transparents vont réenchanter le parcours client. En cabine, les écrans miroirs permettront de multiplier les angles de vues, les essais virtuels, de consulter les stocks disponibles et de solliciter les vendeurs.
    • Beauté: dans un salon de coiffure comme dans un magasin, le digital doit pouvoir apporter quelque chose de nouveau au secteur de la cosmétique, recréer de l’interaction entre client et vendeur grâce à une application qui retrace l’historique du client. Les anciennes coupes de cheveux ou bien les dernières coupes à la mode pourront par exemple être affichées sur un écran-miroir.
    • Banque : Samsung réinvente la relation client. Découvrez comment gérer l’attente, créer de l’interaction avec le visiteur de manière autonome et rentabiliser les agences physiques en renouvelant leur l’attractivité. Avec une table tactile, votre conseiller pourra vous présenter un prêt immobilier et en faire évoluer les paramètres en toute transparence, ou faire appel à un expert en visioconférence.

     

    • Santé : découvrez les solutions mobiles permettant de faciliter et de simplifier la communication entre soignants et patients, améliorer la formation des premiers et le suivi des seconds, à travers notamment des serveurs de messageries sécurisées et de notifications, permettant par exemple d’alerter les infirmiers sur leurs montres ou tablettes. Samsung développe aussi des solutions d’hospitalisation à domicile, dans une logique de patient autonome et de soins légers à distance, où la transmission des données reste parfaitement assurée.
    • Industrie: visualisez le fonctionnement en réalité virtuelle d’un site logistique, d’une chaine de production de papier ou encore entrez dans un cockpit d’avion. Visualisez en 3D des machineries complexes, ou encore utilisez à distance la version mobile du logiciel SAP. Samsung développe aussi des gammes durcies pour les besoins d’environnements difficiles, et des accessoires de protections adaptés, ainsi que des solutions connectées pouvant signaler des problèmes ou récupérer les données techniques à distance.

    La Samsung Innovation Week propose un parcours immersif à travers tous les espaces de travail des entreprises :

    • Le Hub: espace de vie de l’entreprise augmentée, idéal pour intensifier l’échange entre les salariés au moyen de tables tactiles et faire émerger l’intelligence collective et la convivialité, notamment grâce à la réalité virtuelle. À distance, l’utilisateur peut aussi commander son café ou son thé, ou bien faire ses courses du soir, livrées à domicile, sans avoir à craindre la fermeture des commerces.

     

    • Réunion : partagez le contenu de vos appareils sur un écran depuis un ordinateur portable ou un smartphone, échangez des documents de toute taille et diffusez des vidéos, permettant un travail collaboratif multiplateformes.

     

    • Poste de travail : redécouvrez les solutions Samsung pour répondre aux besoins de sécurité et de mobilité des entreprises. La TabPro S, tablette 2-en-1, 4G+, sous Windows 10 Pro, qui allie finesse et légèreté, productivité et autonomie, permet d’emporter son bureau avec soi, en se connectant partout en plug and work. Les gammes de smartphones incluant la plateforme Samsung KNOX assurent une sécurisation des données maximales. La gestion des flux d’impression et de flottes multifonctions sont également fluidifiées et complètement sécurisées, via des solutions intégralement chiffrées, certifiées ANSSI et utilisées au niveau gouvernemental.

     

    • Bureau du DSI: la gestion des données et la sécurité mobile sont des enjeux majeurs pour l’entreprise. Découvrez comment KNOX, solution de sécurité développée par Samsung, répond aux problématiques du BYOD (Bring Your Own Device) et d’administration des flottes mobiles, mais aussi comment smartphones, écrans, caméras, imprimantes, produisent des données récupérables à distance et utiles pour améliorer le fonctionnement, la sécurité, la productivité, des entreprises et des commerces.

     

  • L’ hébergement des données de santé à caractère personnel : un enjeu stratégique

    Quand la confiance est en jeu

    Xavier Lefaucheux, vice-président des ventes Europe du Sud de Wallix

    Les établissements de santé ont une mission de service public. Mais au-delà de la mission de santé publique, ils endossent, de fait, aussi une mission de protection de leurs patients et en particulier de protection des données sensibles qu’ils collectent sur ceux-ci : les données de santé à caractère personnel.

    Parce que l’hôpital est toujours plus numérisé, parce qu’il fait appel à toujours plus de prestataires externes, les risques existent : risque de perte des données, de fuite de données, de corruption de ces données. C’est toute la confiance dans le secteur de la santé qui est en jeu.

    L’ASIP Santé, agence créée en 2009 notamment pour accompagner l’émergence de technologies numériques dans le secteur de la santé tout en veillant au respect des droits des patients, a défini le référentiel d’agrément des hébergeurs de données de santé à caractère personnel (HDS).

    Ce référentiel organise le dépôt et la conservation des données de santé dans des conditions de nature à garantir leur pérennité et leur confidentialité, de les mettre à la disposition des personnes autorisées selon des modalités définies par contrat, et de les restituer en fin de contrat. Cet hébergement ne peut avoir lieu qu’avec le consentement exprès de la personne concernée.

    Il est donc essentiel pour les candidats à l’agrément de l’ASIP Santé – délivré pour une durée de 3 ans renouvelable – de clarifier ses exigences et d’identifier les solutions de cyber-sécurité des données aptes à contribuer à leur conformité règlementaire.

    Les hébergeurs doivent donc se conformer à de nombreuses exigences et mettre en œuvre une série d’actions pour pouvoir obtenir leur agrément afin d’héberger des données de santé à caractère personnel.

    Bien sur, si un établissement héberge lui-même ses dossiers hospitaliers, il n’a pas besoin d’obtenir un agrément. En revanche, si l’établissement met son système d’hébergement au service d’autres établissements de santé, il est soumis à la procédure d’agrément. Il en est de même pour les établissements de coopération sanitaire (groupements de coopération sanitaire – GCS -, communautés hospitalières …) qui mettent à disposition de leurs membres leur système d’hébergement : ils sont soumis à cette procédure d’agrément.

    Attention aux aspects liés à la sécurité

    Dans ce contexte, il est nécessaire de bien penser à  gérer le contrôle des accès et la traçabilité des utilisateurs à privilèges

    Nous pouvons prendre par exemples, la gestion des mots de passe, le contrôle et de traçabilité des accès des prestataires externes, des administrateurs internes à l’entreprise et des super-utilisateurs. Cela permet également d’enregistrer les sessions d’administration et de les visionner ultérieurement en cas de besoin (audit, incident,…).

    Enfin, les responsables de la sécurité du système d’information et hébergeurs peuvent gérer facilement le turn-over de leurs équipes, sans craindre de laisser l’accès aux données hébergées

    Parce qu’elle permet de mettre en place une véritable politique de sécurité répondant aux exigences technologiques et légales, l’approche « Privileged Access Management » est donc également à intégrer dans les projets d’hébergement des données de santé à caractère personnel.

    Il ressort donc de l’ensemble de ces éléments qu’héberger des données de santé à caractère personnel nécessite de mettre en place des dispositifs industriels associant technologies, approche métier et contraintes légales.

  • L’éthique du hacker contre le pirate : construire et innover plutôt que de détruire.

    Comprendre la démarche du Hackathon

    par Sébastien Letélié, Hacker professionnel, entrepreneur en santé, innovateur technologique et leader européen du mouvement Hacking Health et Pascal Desfarges, directeur de Retiss

    Depuis 4 ans maintenant sont organisés des Hackathons chez Hacking Health Camp. Ce mouvement à pour but d’apporter l’innovation en santé en créant des espaces collaboratifs entre professionnels de santé, patients, acteurs du numérique et de l’innovation et toutes les partie prenantes du domaine. Les organisateurs ont la conviction que cette approche collaborative qui prend en compte les problématiques de terrain est la meilleure pour faire améliorer les pratiques de soins et la vie des patients.

    Pourtant la démarche du hackathon est parfois mal comprise. L’objectif est d’éclairer sur les fondamentaux de ce type d’événement tel qu’ils sont vus chez Hacking Health Camp.

    Le hacker porte des valeurs et une culture et se différencie du pirate dans le principe du détournement des technologies pour favoriser la création, la construction d’usages innovants et ceci dans une logique du partage. Innover, dans le secteur de la santé peut passer par l’organisation de « Hackatons » : Fusion des termes hacker et marathon, un hackathon est un marathon de co-création en équipe pluridisciplinaire dont l’objectif est de trouver une solution concrète à un problème en utilisant le principe du « hacking ». Hacker, c’est détourner : Utiliser un objet ou une technologie et le dévier de son usage pour en faire émerger un nouveau. Le principe fondamental du hacking est de montrer qu’il est possible de trouver des solutions simples en expérimentant des possibles, le tout dans une logique de partage et de collaboration entre les acteurs de la santé.

    Tous les acteurs de la santé peuvent devenir hackers : une culture du prototype

    Hacker la santé, c’est reposer sur un mode collaboratif et contributif les questions quotidiennes, les usages, les lieux, les outils dans leur efficience et leur viabilité en expérimentant concrètement les choses sur la base des savoir-faire existant et des expériences de chacun.

    L’innovation est ici le produit de l’intelligence et de l’imagination collective où tous les acteurs peuvent participer avec leurs points de vue, leurs spécificités, leurs compétences pour prototyper une solution innovante. Le chirurgien, l’infirmière, le médecin, le sociologue, l’ergonome, l’administrateur, l’informaticien, le designer, et même le patient sont ainsi investis pour remixer, détourner et hybrider une problématique concrète et trouver une réponse viable et applicable à travers un prototype inédit et une expérimentation. L’hybridation des points de vue et la transdisciplinarité sont ici au cœur d’un processus d’innovation ouvert et horizontal où tout le monde est acteur et responsabilisé.

    A titre d’exemple, dans la série « The Knick » qui raconte l’histoire d’un hôpital et de son équipe médicale au début des années 1900 à NYC, à l’époque, au bloc opératoire, l’outillage est rustique et les moyens faibles et les chirurgiens doivent faire preuve d’imagination pour sauver des vies. Il est ainsi montré comment l’outil pour aspirer le sang lors d’une intervention et permettre ainsi de retransfuser le patient avec son sang est une pompe à main. Plus communément appelé RPSO (récupération de sang périopératoire, ceci nécessite une personne dédiée au bloc et n’est pas pratique. Dans l’un des épisodes, un chirurgien rencontre un vendeur d’aspirateur et il lui vient alors l’idée de détourner cet objet pour inventer le premier RSPO automatique. Un chirurgien et un vendeur d’aspirateur (nouvelle technologie de l’époque) vont ainsi générer un outil aujourd’hui universel dans un bloc opératoire.

    Un hackathon ne crée pas des startups mais une communauté de makers de la santé

    Il ne faut pas attendre d’un hackathon qu’il entraîne automatiquement la création de startups à succès. Ce n’est pas en un week-end que se construit l’équipe qui va travailler ensemble les 10 prochaines années et une solution ne trouve pas son marché en 2 jours. En revanche, c’est un excellent point de départ pour l’aventure entrepreneuriale. Le principe de partir des problèmes de terrain remontés par des acteurs partie prenante du hackathon assure de mettre en œuvre des solutions pertinentes. C’est tout le travail d’un entrepreneur : chercher un modèle économique viable et l’exécuter.

    Un hackathon est d’abord un lieu de collaboration, de rencontres et d’apprentissage par l’action au- delà des démarches individuelles. Il doit pouvoir faire émerger une communauté active de makers de la santé partageant les mêmes méthodes, ressources et idées pour designer la santé autrement. Cette notion de communauté collaborative n’empêche nullement les projets individuels mais s’appuie sur une culture commune de l’innovation et du partage.

    Une idée n’existe que parce qu’on la réalise et qu’on la confronte à plusieurs points de vue

    L’objectif d’un hackaton ne s’arrête pas à l’idée. L’enjeu premier est d’intégrer une méthodologie, une démarche permettant de développer concrètement, autour des usages, le prototypage d’un projet, d’une idée et d’une pratique. Tout le monde peut avoir l’idée d’Uber ou de Blablacar sur la base du principe du réseau distribué, mais seuls ceux qui génèrent des solutions concrètes seront finalement les véritables détenteurs de ces idées. La question de la propriété intellectuelle est dans un premier temps une fausse question. La véritable problématique est comment s’approprier une idée en la construisant, en la développant, en subissant des échecs, en la confrontant à de multiples points de vue et contradictions pour finalement lui donner réellement corps.

    Pour faire simple, les gens ne s’intéressent pas aux différentes idées. Ce qui les intéresse c’est d’avoir des solutions à leurs problèmes et c’est là le principal objectif d’un hackathon. Ceux qui réussissent à créer des services rentables sont ceux qui s’intéressent aux problèmes des gens en leur offrant le meilleur service possible. La question de la propriété intellectuelle devient importante dès lors qu’un modèle économique viable émerge d’une expérimentation et que la solution mise en œuvre est reproductible et peut être protégée. Cela prend du temps et ce n’est pas lors d’un hackathon que cela se passe mais bien après, ce qui laisse tout le temps de se préparer pour protéger son travail.

    Il est important aussi de souligner que les grands groupes qui participent, organisent ou contribuent à des hackatons n’ont aucune volonté de reprendre les idées à leur compte.

    L’aboutissement d’une idée est beaucoup moins lié aux moyens pour la mettre en œuvre que la volonté et le courage de l’équipe de la réaliser. En bref, un grand groupe a des moyens mais pas l’agilité ni la motivation d’équipe interne pour la réaliser. D’où la nécessité de s’allier à des équipes externes pour les soutenir et les accompagner.

    Un hackathon est un parcours pédagogique, jonché de rencontres permettant à chacun de trouver sa place dans une équipe et de comprendre les problématiques d’un domaine (ici, la santé). C’est une étape indispensable pour évaluer une idée et façonner les premières briques de solutions qui permettront ensuite de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

    Cette année, le Hacking Health Camp est éligible à la formation professionnelle car c’est fondamentalement plus une nouvelle manière de se former. Tant par l’action que la collaboration.

    La viabilité du modèle Hacking Health est de mettre en œuvre un hackathon où toutes les parties prenantes en santé sont présentes, et où tous les porteurs de projets sont soumis aux mêmes règles sur un pied d’égalité. Bien sûr, certains sont mieux préparés que d’autres, comme dans toute compétition, mais au final, les seuls vainqueurs sont ceux qui ont le courage d’aller au bout de leurs idées.

    Crédit Photo source http://techmeetups.com/event/techmeetups-london-hackathon-mobile-apps-tmuhack/

  • A quoi ressemblera le monde connecté en 2025 ?

    Dans son rapport intitulé « Connected Living 2025 », Gemalto révèle la perception et les attentes des 18-30 ans en matière de technologie connectée.

     Ils font partie de la « Génération Y », on les appelle aussi les « Millenials » ou encore les « Digital Natives », ils ont entre 18 et 30 ans et sont naturellement considérés comme très à l’aise avec les technologies de l’information. Dans son rapport Connected Living 2025, Gemalto (Euronext NL0000400653 GTO), le leader mondial de la sécurité numérique, a interrogé 1 200 jeunes de 6 pays, dont la France, âgés de 18 à 30 ans pour comprendre comment ils perçoivent le monde connecté de demain. Les principaux enseignements du rapport dépeignent une société hyper-connectée dans laquelle le contenu doit être accessible partout, à tout moment et en toute sécurité. Si certains ont une vision futuriste de l’avenir, les jeunes français se montrent parfois moins imaginatifs.

    Enseignements généraux du rapport

    Dans le monde hyper-connecté de demain, la sécurité et les systèmes d’authentification jouent toujours un rôle clé. Pour deux tiers des personnes interrogées au global, les empreintes digitales seront la principale méthode pour déverrouiller son smartphone. Viennent ensuite la reconnaissance faciale et le scan de la rétine (respectivement 44 et 43%). Cependant, les traditionnels codes PIN et mots de passe ont encore la faveur de 40% des sondés. Plus intéressant encore, 1/3 pense que des lecteurs d’ADN équiperont et sécuriseront l’accès aux smartphones.

    Des transports massivement connectés

    A l’heure où Google, Tesla et consorts sont en train d’effectuer des essais concernant les voitures autonomes, 63% des répondants pensent que d’ici 2025 les voitures se conduiront toutes seules. 62% pensent que les systèmes de navigation 3D équiperont les véhicules. Et parmi les plus optimistes, 27% pensent que des lits seront en option dans les voitures pour faire une sieste pendant que la voiture conduira à travers la ville. 36% pensent que la voiture deviendra une extension du lieu de travail.

    En matière de transport public, les répondants s’attendent à pouvoir accéder à n’importe quel type de contenu depuis n’importe où, même dans les tunnels (70% de l’échantillon). Sans grande surprise, 56% estiment que les technologies NFC remplaceront le ticket papier tel que nous le connaissons aujourd’hui. Selon les personnes interrogées, les transports deviendront aussi plus intelligents, les réseaux pourront par exemple juger de la demande en temps réel et ainsi augmenter ou diminuer la fréquence des passages. Un atout considérable pour l’environnement mais aussi pour adapter l’offre en fonction d’événements particuliers comme les manifestations sportives par exemple.

    Les européens de l’échantillon se montrent plus conservateurs dans presque chacune des catégories, les jeunes brésiliens et chinois ayant un taux de réponse plus élevé que la moyenne dans chacune des catégories. Les plus surprenants étant sans doute les jeunes chinois qui pensent à près de 42% qu’ils pourront faire la sieste dans leur voiture. Un peu plus de 60% des Français misent sur des fonctionnalités de voitures autonomes.

    Des mesures de santé plus précises

    Le spectre de la télésanté est bien présent au sein de l’étude. 63% des personnes interrogées pensent que les systèmes de contrôles du rythme cardiaque évolueront de telle manière qu’ils seront capables de renvoyer une image en 3D du cœur et de fournir des rapports quotidiens sur l’état de santé de l’utilisateur. Pour près de 60% des personnes interrogées, la technologie pourra collecter des données de pression sanguine qui aideraient le praticien et le patient. En France, ce sont les applications liées au cœur et aux dents qui sont les plus populaires.

    Une meilleure organisation de la vie quotidienne

    En 2025, la technologie devrait continuer à faciliter le quotidien. Nous commençons à nous habituer à parler à notre smartphone que ce soit via Siri, Cortana ou Google App. Mais dans les 10 prochaines années la relation avec les assistants personnels devrait encore plus évoluer. Interrogés sur les services que devraient rendre les assistants personnels, 62% des personnes pensent qu’ils permettront à mieux organiser la journée et à ne rater aucune réunion. Tout ceci grâce à l’analyse des emails permettant de produire des agendas quotidiens combinant les engagements personnels et professionnels. 56% pensent que ces outils permettront de faire découvrir de nouvelles choses et 41% espèrent que les assistants personnels virtuels organiseront leur vie sociale.

    « En 2025, nous regarderons probablement avec amusement les prédictions de notre échantillon, cependant nous verrons un monde foncièrement différent. A mesure que l’Internet des Objets continue d’intégrer notre quotidien, le monde mobile va devenir un point de convergence pour des douzaines d’industries. Ceci étant dit, les prédictions de notre échantillon mettent en avant des tendances très intéressantes qui sont assez similaires d’un pays à l’autre même si des nuances émergent localement à l’image d’une Europe qui se montre plus conservatrice dans ses attentes que les Brésiliens et les Chinois qui témoignent d’une vision plus futuriste. » explique Xavier Larduinat, Senior Technologist chez Gemalto.

     

  • Améliorer la santé et le maintien à domicile, l’IOT un enjeu central

    Quatrième baromètre santé 360 Odoxa pour Orange Health Care et MNH: les nouvelles technologies plébiscitées pour le maintien à domicile

    L’enquête révèle que les Français restent fiers de leur système de santé, considéré comme le meilleur en Europe (pour 68% des Français interrogés).

    La protection maladie et les difficultés d’accès aux soins constituent les attentes prioritaires de près de 8 personnes sur 10 en France et en Europe.

    88% des Français plébiscitent l’utilisation des objets connectés en faveur de l’accompagnement du vieillissement, la prévention et la qualité des soins

    La dépendance demeure la préoccupation majeure des Français et des Européens : les trois-quarts des Français se déclarent en effet concernés personnellement par la question de la prise en charge du vieillissement et de la dépendance.
    Dans ce cas, les Français n’hésiteraient pas entre le maintien à domicile et l’intégration dans un établissement : 87% préféreraient rester chez eux.
    D’ailleurs, 8 Français sur 10 considèrent les nouvelles technologies (internet, applications, objets connectés, etc.) comme une solution efficace pour améliorer le maintien à domicile des personnes âgées. Les avis des Français (88%) et des Européens (74%) en la matière convergent, puisqu’ils sont nombreux à plébisciter l’utilisation des objets connectés dans l’accompagnement du vieillissement, ainsi que pour améliorer la prévention et la qualité des soins.

    Une large majorité de Français pense que les nouvelles technologies permettront à l’avenir de faciliter la vie des seniors :

    • «en améliorant la sécurité de leur domicile»(85%);
    • «en proposant aux seniors atteints de maladies chroniques des outils leur permettant un meilleur suivi de leurs traitements » (84%) ;
    • «en développant des outils connectés pour le suivi de leur santé au quotidien»(81%);
    • «en proposant aux seniors des outils autour du bon usage des médicaments»(78%);
    • «en proposant des applications permettant de rompre ou limiter leur isolement»(77%);
    • ou encore en proposant«des systèmes de prévention des risques dans leurs activités quotidiennes à l’extérieur de chez eux » (76%) ou « à leur domicile » (74%)L’intérêt et la confiance des Français pour l’utilisation des nouvelles technologies dans le maintien à domicile se renforcent : lors de la première vague du baromètre 360, le taux des réponses positives était de 6 points inférieur à celui mesuré aujourd’hui : 73% en moyenne en avril 2014 contre 79% aujourd’hui en mars 2016.Et pourtant la santé connectée, ses nouvelles technologies et son impact positif sur la santé des seniors restent insuffisamment abordés dans le débat public selon les Français.

    Opérant au cœur des nouvelles technologies de l’information dans le secteur de la santé, les services d’Orange Healthcare à destination des professionnels de santé facilitent les échanges de données entre professionnels de santé et patients, dans le respect du secret médical. Ces échanges de données permettent le maintien à domicile sécurisé des patients âgés ou dépendants, offrant ainsi une opportunité de réduction des coûts et une amélioration de la qualité de vie globale.

    « La transformation digitale de l’accompagnement du vieillissement et de la dépendance est une priorité pour Orange Healthcare. Cette transformation n’a pas encore été amorcée à l’échelle nationale. Une prise de conscience politique est nécessaire pour améliorer l’organisation de cet accompagnement, financer ces nouvelles technologies et en généraliser l’usage auprès des professionnels de l’action-sociale, médico-sociale et sanitaire » annonce Nadia Frontigny, Vice-Présidente Care management* d’Orange Healthcare.

  • Tous les chiffres à connaitre sur l’IOT dans le cadre du Salon IoT World

    Dans le Cadre de la Première Edition du Salon IoT World qui se tiendra à  Paris Expo Porte de Versailles les 23 & 24 Mars 2016, le cabinet PAC  a réalisé l’étude  «  IoT & services connectés : le rendez-vous crucial que l’Industrie ne peut manquer ! »

    Le marché de l’Internet des objets ou «Internet of Things » connait une véritable explosion, tant auprès des particuliers que des entreprises, et ce quelles que soient leurs tailles, de la PME à la multinationale : pour répondre à une forte demande sur ce secteur, IoT World – organisé par Cherche Midi Expo/Groupe Solutions – a été conçu pour être l’événement annuel de ce marché, fait d’échanges, de partage d’information et de business entre les différents intervenants, fabricants d’objets connectés, développeurs, opérateurs télécoms, hébergeurs, intégrateurs,… Cette info presse confirme que la révolution IoT est en marche.. Le Salon IoT Word permettra aux visiteurs professionnels de trouver les solutions « business » pour leurs entreprises.

    Le marché de l’IoT promu à un bel avenir : le marché mondial devrait peser 1,7 Milliard de $ en 2020

    Cisco prévoit que d’ici 2020, 50 milliards « d’objets » pourraient être connectés à Internet, alors que les chercheurs de Gartner ou de Strategy Analytics ont proposé des chiffres allant de 26 milliards à 33 milliards. Les prévisions de vente sont également impressionnantes : Yole Développement estime que le marché mondial pourrait atteindre 400 milliards de dollars d’ici 2024.

    Selon le cabinet IDC, le marché de l’Internet des objets devrait peser 1,7 milliard de dollars en 2020, soit une croissance annuelle moyenne de 17%. 

    Toujours selon IDC, le marché est en effervescence. En 2020, son volume d’affaires global sera évalué à 1’700 milliards de dollars (1,7 billion), contre 655,8 milliards de $ en 2014, soit une croissance moyenne de 17%/an. si l’on se fie aux récentes prédictions du cabinet IDC. En 2020, les modules et capteurs connectés (hors tablettes et smartphones), représenteront à eux seuls près d’un tiers du volume d’affaires de ce marché. Les plateformes dédiées à l’internet des objets s’octroieront également une large part du gâteau.

    38 milliards d’objets connectés en 2020

    Selon Juniper Research, le nombre d’objets connectés avoisinera les 38,5 milliards en 2020, contre 13,4 milliards en 2015: une hausse de plus de 285%.

    60% des objets connectés seront achetés et utilisés en entreprise selon Deloitte

    Selon les prédictions du cabinet de conseil et d’audit Deloitte, près d’un milliard d’objets connectés supplémentaires devraient être achetés en 2015 et ce sont les entreprises qui généreront 60% des bénéfices économiques de ce marché.

    Par conséquent, Deloitte estime que 90% des revenus issus des services créés pour l’internet des objets seront générés par les entreprises et non par les particuliers. Le cabinet estime qu’à terme, 60% des objets connectés sans-fil seront achetés, payés et utilisés par des entreprises (en terme de volume).

    Le développement des projets liés aux objets connectés

    Selon une étude Markess International Les pratiques liées aux objets connectés commencent à émerger dans les entreprises les plus matures. Plus de 30% des décideurs interrogés indiquent avoir mené ou avoir en cours des projets sur ces sujets, avec des échéances qui se précisent (d’ici à 2017).

    Le marché de l’IOT : un fort impact économique à l’horizon 2025

    Un nouveau rapport du McKinsey Global Institute a analysé plus de 150 cas d’utilisations de l’IOT , allant des personnes utilisant des matériels de santé et de bien être aux fabricants utilisant des capteurs pour optimiser la maintenance des équipements et pour protéger la sécurité des travailleurs . Cette analyse portant sur les applications IOT prévoit que ce marché passerait de $ 3,9 trillions de $ 11,1 trillions par an d’ici 2025.

    L’IoT devrait booster de nombreux secteurs en difficulté

    Entre les secteurs Textile, Automobile ou encore des biens de grande consommation, l’IoT devrait redresser les chiffres des ventes parfois en berne depuis plusieurs années. On estime ainsi à 420 millions le nombre de voitures connectées en circulation d’ici 3 ans et à 19 millions le nombre de vêtements connectés rien que cette année, à l’instar du Jean connecté de Kaporal et Buzcard !

    Et pour pourvoir au développement de ces secteurs, l’ioT devrait être également source d’emplois puisque rien que sur l’année 2014, 1,7 million de développeurs ont travaillé en totalité ou en partie sur des projets liés à l’Internet des objets.

     Protection des données et objets utiles

    La santé et l’énergie devraient être les 2 secteurs les plus impactés par l’internet des objets d’ici 10 ans. On estime ainsi aujourd’hui à 80% le nombre d’objets connectés présentant des failles de sécurité, soit 4 milliards d’appareils…

    Impact des objets connectés sur la consommation électrique

    Les conclusions d’un rapport de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) daté du 2 juillet relève un gaspillage massif d’énergie et d’argent :«  La demande d’électricité de nos économies de plus en plus numériques se développe à un rythme alarmant ». En effet, 14 milliards d’appareils connectés sont désormais en circulation et omniprésents dans nos vies.

    La tendance semble durable : en 2020, on estime que les objets connectés seront au moins 50 milliards et dans 6 ans, les objets connectés généreront une valeur ajoutée totale de 8.900 milliards de dollars.