Catégorie : Digital marketing

  • Quel sera l’impact de l’IA sur le SEO ?

    IA et SEO, à quoi doit-on s’attendre en 2025 ?

    Selon Frédéric Jutant, Responsable Marketing chez Icarus Media Digital

    L’année 2025 sera une étape déterminante dans l’évolution du SEO et de l’intelligence artificielle. Alors que l’IA redistribue les cartes du Search, les stratégies SEO traditionnelles doivent s’adapter pour rester efficaces. La montée en puissance des modèles de langage, l’intégration de l’IA dans nos outils quotidiens et la transformation de la qualité des résultats de recherche imposent aux entreprises de revoir leurs approches.

    Une année charnière pour l’IA

    2025 s’annonce comme une nouvelle année passionnante en termes d’innovations liées à l’intelligence artificielle. Comme en 2024, les acteurs majeurs continuent d’investir massivement dans le développement de leurs modèles de langage (LLM).
    Que ce soit ChatGPT d’OpenAI, Google avec Gemini, Meta avec LLaMA, xAI avec Grok ou encore la pépite française Mistral AI, chaque acteur répond à des besoins variés, tant pour les particuliers que pour les entreprises.

    Cependant, un phénomène de consolidation pourrait bien se profiler, notamment dû aux coûts exponentiels d’entraînement des modèles. Si certains acteurs continuent d’injecter massivement des fonds dans la R&D, d’autres devront ajuster leurs stratégies pour répondre aux réalités économiques. La rentabilité va rapidement devenir un enjeu crucial.

    Google reste un acteur central dans la course à l’IA. La firme de Mountain View déploie de nouvelles fonctionnalités, telles que AI Overviews, pour maintenir sa domination sur le Search, tout en intégrant de plus en plus l’IA dans son écosystème. Cependant, Google fait face à des défis, notamment avec ses procès antitrust en Europe et aux États-Unis, mais également parce que la concurrence s’organise.

    • OpenAI lance SearchGPT pour entrer dans le search, tout en développant « o1 », un projet vers l’intelligence artificielle générale (AGI visant à concurrencer directement Google.
    • Microsoft, via Bing et Copilot, mise sur des recherches conversationnelles et l’intégration de l’IA dans ses outils. Sa part de marché n’a jamais été aussi haute au niveau mondial.
    • Perplexity se concentre sur la monétisation de son moteur IA et propose une alternative crédible aux résultats de recherche classiques avec des réponses directes et étayées.
    • Anthropic mise sur une IA éthique avec Claude, axée sur la sécurité et les comportements moraux, attirant des entreprises sensibles à ces enjeux.
    • La licorne française Mistral AI développe des LLM pour des besoins plus précis, particulièrement adaptés aux entreprises européennes soucieuses de souveraineté des données.
    • Grok, développé par xAI (Elon Musk), vise à créer une IA qui comprend plus profondément les intentions humaines, intégrée aux produits de l’écosystème X (anciennement Twitter).

     Attaqué de toutes parts, le géant Google doit s’adapter rapidement à ces bouleversements dans le Search.

    Qualité et pertinence des résultats de recherche

    La problématique de la qualité des résultats de recherche devient de plus en plus centrale pour Google. Aujourd’hui, il est bien plus difficile de différencier un bon contenu d’un mauvais. L’IA permet de produire des textes de qualité correcte à une échelle encore jamais vue. Cela complique considérablement la tâche des moteurs de recherche pour classer justement les résultats de recherche.

    Le volume de contenu produit n’a jamais été aussi important. Avec des outils IA, n’importe qui peut créer des textes corrects sur n’importe quel sujet, augmentant ainsi le risque de voir les résultats de recherche perdre en qualité et en pertinence. Si un moteur de recherche échoue à trier correctement les résultats, il risque de voir ses utilisateurs se tourner vers d’autres alternatives, remettant ainsi en cause son modèle économique basé sur la publicité.

    Cela oblige les moteurs de recherche à revoir leurs critères de classement, et donc les stratégies SEO du côté des professionnels. On peut s’attendre à des ajustements importants des algorithmes pour identifier et privilégier des contenus réellement pertinents. Certains critères SEO historiques pourraient être repensés, tandis que de nouveaux facteurs, liés à l’IA, pourraient émerger dans les prochains mois.

    Une approche de plus en plus marketing

     Nous avons encore peu de visibilité sur la manière dont Google compte répondre à ce défi. Cependant, il est essentiel de se concentrer sur la création de valeur pour l’utilisateur. Plus que jamais, les stratégies doivent se focaliser sur le bon sens : comprendre les attentes des utilisateurs et y répondre de manière authentique.

    • Connaître son audience : Répondre à l’intention de recherche est essentiel. La compréhension des intentions de recherches a toujours été centrale en SEO, mais il est probable que cette tendance s’accentue encore en 2025.
    • Développer et consolider sa marque : Une marque puissante est un signal rassurant, particulièrement si sa communication est aussi originale que cohérente par rapport à sa cible. Il faut capitaliser dessus plus que jamais.
    • Miser sur la longue traine : Avec la sophistication des algorithmes de recherche et le développement de l’aspect conversationnel, il est important de travailler les requêtes concurrentielles mais aussi de miser sur la longue traîne pour une croissance pérenne
    • Varier les contenus et les formats : Le contenu ne se limite pas au texte. Vidéos, podcasts, images… Les moteurs de recherche s’intéressent de plus en plus à la diversité des formats. Il est donc essentiel de varier les approches pour toucher votre audience sous différents angles.
    • Prioriser l’humain : Dans ce contexte IA, les algorithmes de recherche vont placer l’humain au centre de l’attention. Le contenu doit être engageant, authentique et la qualité de l’expérience utilisateur sera encore plus impactante dans les années à venir.
    • Diversifier ses sources de trafic : En marketing comme en finance, il est essentiel de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Une stratégie omnicanale sera indispensable pour sécuriser son acquisition de traffic (Paid Search, Organic Search, Social Media, Email). Votre business ne doit pas dépendre d’un seul canal !

    Le principal enjeu est de savoir comment intégrer l’intelligence artificielle dans une stratégie marketing sans perdre l’authenticité et la personnalité qui caractérisent les marques.

    Un futur incertain mais prometteur

    Si 2025 marque une nouvelle étape dans l’évolution des moteurs de recherche, il est certain que cela ne fait que commencer. La démocratisation de l’intelligence artificielle va s’accélérer aussi bien pour les particuliers que pour les professionnels. La plupart des entreprises aujourd’hui sont en train d’intégrer l’IA dans leurs logiciels, leurs processus, leurs équipes et leurs offres.

    À l’image de TikTok, qui a redéfini le paysage des réseaux sociaux en moins de 5 ans, il est fort probable que ces nouveaux acteurs changent la donne sur les pratiques établies. Les partenariats, comme celui entre OpenAI et Apple pour la sortie du nouvel iPhone, montrent que l’IA va s’intégrer de plus en plus dans notre vie quotidienne. Les marques devront rester vigilantes et réactives face à l’évolution des usages.

     

     

     

     

  • IA, pouvoir d’achat, et souveraineté au coeur des nouveaux défis du commerce…

    Commerce : quelles sont les priorités des français ?  

    Ce mardi 10 septembre a eu lieu la conférence de presse de Paris Retail Week, évènement qui se déroulera du 17 au 19 septembre à paris Pte de Versailles.
    Lors de cette matinée, Havas Commerce en partenariat avec Paris Retail Week et CSA Consulting ont annoncé les résultats de l’étude  » Observatoire du Commerce en France 2024″  

    Face à une crise économique persistante, les comportements des consommateurs évoluent, avec l’intelligence artificielle, la fidélité aux points de vente physiques, et la souveraineté alimentaire au centre des préoccupations.

    Une crise économique qui continue de peser sur les ménages français 

    La morosité économique reste prégnante en 2024, bien que l’on observe de légers signes d’amélioration par rapport à 2023. 85% des Français perçoivent le climat économique et politique de manière négative, contre 88% l’année précédente. Cette perception est principalement due à une baisse ressentie du pouvoir d’achat par 88% des consommateurs, une légère amélioration comparée à 92% en 2023. Les principales causes de cette dégradation sont l’inflation (92%), la stagnation des salaires (45%), et la hausse des prélèvements obligatoires (44%). En conséquence, 76% des ménages jonglent avec des budgets familiaux contraints, bien que ce chiffre soit en baisse par rapport à 81% en 2023, indiquant une adaptation progressive à la crise économique. 

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    La résilience des magasins physiques face à la montée du e-commerce 

    Malgré l’essor continu du e-commerce, 84% des Français continuent de préférer les achats en magasin physique, un chiffre stable par rapport à l’année dernière. Cette tendance s’explique par le besoin des consommateurs de toucher et d’essayer les produits avant de les acheter, un facteur déterminant pour 62% d’entre eux. De plus, la possibilité de repartir immédiatement avec ses achats (49%) et le sentiment de confiance qu’offrent les magasins physiques (47%) renforcent cette préférence. En parallèle, 36% des consommateurs choisissent le e-commerce principalement pour des raisons de prix, montrant que le coût reste un facteur clé dans la décision d’achat, malgré une légère baisse de la pression sur les prix par rapport à 2023. 

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    L’intelligence artificielle : une technologie en progression, accompagnée par l’essor des outils digitaux 

    L’intelligence artificielle (IA) commence à s’installer dans les habitudes de consommation, avec 18% des Français ayant déjà utilisé cette technologie pour des recherches de produit. Néanmoins, l’adoption de l’IA reste prudente, surtout parmi les consommateurs plus âgés, tandis que les jeunes adultes montrent un intérêt croissant pour ces nouvelles solutions. Parallèlement à l’IA, l’essor des outils digitaux se confirme : 21% des Français utilisent désormais l’essayage virtuel pour leurs achats vestimentaires, contre 17% en 2023, et 20% optent pour le drive pour récupérer leurs achats, un chiffre stable par rapport à l’année dernière. De plus, la consultation des emails pour les promotions a explosé, passant de 3% en 2023 à 44% en 2024, témoignant d’une adoption croissante des canaux digitaux pour les décisions d’achat. Malgré ces avancées, 93% des Français préfèrent encore les interactions humaines dans le cadre du service client, illustrant une dualité entre innovation et tradition. 

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    La souveraineté alimentaire et l’engagement local : des priorités pour les consommateurs 

    La souveraineté alimentaire demeure une préoccupation centrale pour 87% des Français, bien que légèrement en baisse par rapport à 89% en 2023. Plus de 8 Français sur 10 souhaitent limiter la dépendance aux sources d’approvisionnement extérieures, soulignant une volonté collective de soutenir les producteurs locaux et de renforcer la sécurité alimentaire nationale. Par ailleurs, 28% des consommateurs accordent désormais une importance croissante à l’origine des produits qu’ils achètent, en hausse par rapport à 26% en 2023, ce qui reflète une tendance vers un commerce plus local et plus responsable. Cette demande croissante pour des produits « made in France » et respectueux de l’environnement montre un intérêt marqué pour des pratiques commerciales plus éthiques et durables. 

    Vers un nouveau modèle de consommation, entre défis et opportunités 

    Alors que l’inflation devient la norme, les Français semblent s’éloigner légèrement de la recherche constante de prix bas pour revenir progressivement à des comportements d’achat plus traditionnels. Toutefois, leur vision des priorités économiques se clarifie, avec un accent mis sur la souveraineté alimentaire, la santé, l’éducation et le soutien aux PME. 

    Alors que les défis économiques persistent, les consommateurs français continuent de s’adapter et de repenser leurs habitudes de consommation. L’introduction progressive de l’Intelligence Artificielle dans le secteur du commerce ouvre de nouvelles perspectives. Bien que son adoption soit encore en cours, notamment auprès des jeunes générations, l’IA se profile déjà comme un outil clé pour améliorer l’expérience client et offrir des solutions personnalisées. 

    Les enseignes qui sauront tirer parti de cette technologie auront l’opportunité de répondre plus efficacement aux attentes des consommateurs tout en renforçant leur compétitivité sur le marché. Dans ce contexte, l’IA n’est pas seulement une innovation technologique, mais une véritable alliée pour façonner l’avenir du commerce en France, en offrant des expériences d’achat plus fluides, intelligentes et personnalisées. 

    Pour s’inscrire à Paris Retail Week qui se déroulera du 17 au 19 septembre à Paris Cliquez ici

     

  • Etude – Journalistes Tech : quels sont leurs défis, l’usage qu’ils font de l’IA, des réseaux sociaux ?

    « State Of The Media 2024 », focus sur les journalistes Tech versus leurs homologues

    La quinzième édition de l’enquête* « State Of The Media »  publiée par Cision a fait un focus sur les journalistes des secteurs de la technologie et de l’ingénierie, soit un groupe de 500 répondants à travers le monde.
    Quels sont leurs défis, l’usage qu’ils font de l’IA, des réseaux sociaux ?
    Qu’attendent-ils des communicants ?
    Ce rapport fait ressortir leur quotidien par rapport à leurs homologues.

    Les journalistes Tech plus préoccupés par le déclin de la publicité et des revenus, mais moins par la concurrence des réseaux sociaux et créateurs de contenus

    Les quatre premiers défis sont identiques pour les journalistes de la technologie et leurs confrères des autres secteurs. Néanmoins, ils sont légèrement plus inquiets du déclin de la publicité et des sources de revenus.
    Ils sont également plus attentifs à l’émergence de l’intelligence artificielle, qu’ils positionnent en cinquième défi, là où l’ensemble de la profession cite la concurrence des réseaux sociaux et créateurs de contenus – qui préoccupe moins le secteur de la Tech à 24 % vs 28 %-

    Top 6 des plus grands défis du journalisme en 2023 (3 réponses possibles) Tech Tous secteurs
    Le maintien de la crédibilité en tant que source d’information fiable et la lutte contre les « fake news » 43 % 42 %
    L’adaptation à l’évolution des comportements de l’audience en matière de consommation des médias 41 % 41 %
    Déclin de la publicité et des sources de revenus 36 % 34 %
    Le manque de personnel et de ressources 35 % 36 %
    L’émergence de l’intelligence artificielle 28 % 26 %
    La concurrence des influenceurs de réseaux sociaux et des créateurs de contenu pour gagner l’attention du public 24 % 28 %

     

    Journalistes et IA

    Les journalistes Tech font un peu plus appel à l’IA

    Le taux d’adoption de cette technologie reste faible pour l’ensemble de la profession. Les journalistes Tech sont moins nombreux à indiquer qu’ils ne servent « pas du tout » de l’IA (49 % vs 53 %) et légèrement plus à le faire « souvent » (7 % vs 5 %).

    Utilisation des outils d’IA générative tels que ChatGPT ou Bard (aujourd’hui Gemini) dans le cadre du travail ? Tech Tous secteurs
    Pas du tout 49 % 53 %
    Assez peu 31 % 28 %
    Régulièrement 12 % 12 %
    Souvent 7 % 5 %


    Des différences notables dans l’utilisation de l’IA

    Les journalistes Tech se servent davantage de l’IA, notamment pour effectuer des recherches sur certains sujets (26 % vs 23 %).
    Si les deux autres usages sont quasiment équivalents : l’IA pour aider à créer les grandes lignes de sujets (20 % vs 19 %) et pour inspirer de nouvelles idées (14 % vs 13 %), ils font davantage appel à l’IA pour créer des supports multimédias (12 % vs 8 %).

    Journalistes et Réseaux sociaux

    Les journalistes Tech, plus grands utilisateurs des réseaux sociaux

    Non seulement 98 % des journalistes Tech surfent sur les réseaux sociaux dans le cadre de leur travail, mais ils en ont un usage plus intensif que leurs homologues.

    C’est particulièrement manifeste quand il s’agit de veiller l’information (plus 8 points), publier / mettre en avant du contenu (plus 5 points), se connecter avec des experts ou demander des interviews (plus 5 points) ou encore réseauter (plus 4 points).

    Le classement des trois premiers usages est identique pour les deux groupes. Mais en quatrième position, on retrouve la veille de l’information pour les journalistes de la Tech quand leurs confrères préfèrent le réseautage.

    Les raisons de l’utilisation des réseaux sociaux dans le cadre de votre travail, au cours de l’année passée. Plusieurs choix possibles. Tech Tous secteurs
    Pour publier/mettre en avant du contenu + 5 points 76 % 71 %
    Pour obtenir des informations + 4 points 71 % 67 %
    Pour échanger avec mon public + 2 points 65 % 63 %
    Pour veiller l’information (un sujet, un mot clé ou les médias concurrents)

    + 8 points

    62 % 54 %
    Pour faire du réseautage + 4 points 59 % 55 %
    Pour vous informer sur les « trending topics » + 1 points 55 % 54 %
    Pour contrôler ou vérifier des informations + 2 points 53 % 51 %
    Pour vous connecter avec des experts ou demander des interviews + 5 points 52 % 47 %

     

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    Les journalistes Tech accélèrent sur LinkedIn, les autres sur Instagram

    Plus de la moitié des journalistes Tech comptent utiliser davantage Linkedin, avec un très fort écart par rapport leurs homologues (51 % vs 39 %), qui préfèrent se tourner vers Instagram (44 % vs 39 % pour les Tech).
    Instagram est le seul canal sur lequel le pourcentage d’intention d’utilisation est moins élevé chez les journalistes Tech. Pour tous les autres, on note une volonté chez ces derniers de s’en servir davantage que leurs confrères. C’est notamment le cas pour YouTube avec un écart de 5 points (21 % vs 9 %).

    Top 5 des réseaux sociaux que les journalistes ont l’intention d’utiliser DAVANTAGE dans le cadre de leur métier dans l’année à venir ? Plusieurs choix possibles. Tech Monde
    LinkedIn 51 % 39 %
    Instagram 39 % 44 %
    Facebook 35 % 34 %
    YouTube 33 % 28 %
    X (anciennement Twitter) 28 % 24 %

     

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    Journalistes et communicants

    Les journalistes Tech sont plus sollicités que l’ensemble de la profession

    Par semaine, le nombre de sollicitations s’élève à plus de 151 pour 22 % d’entre eux contre 15 % pour leurs homologues. À l’inverse, alors que 49 % de ces derniers en reçoivent moins de 50, ils sont « seulement » 37 % dans la Tech.

    Mais que ce soit dans la Tech ou pour l’ensemble des autres secteurs, ces sollicitations sont jugées peu pertinentes par près de ¾ des journalistes (72 % dans la Tech vs 73 %).

    À noter que le support par lequel ils souhaitent recevoir un pitch est l’e-mail à 91 % (vs 87 % pour leurs confrères).

    En moyenne, nombre de pitches reçus par semaine ? Appels, e-mails et messages sur les réseaux sociaux, etc., compris Pourcentage de pitches reçus considérés comme pertinents ?
    Tech Tous secteurs Tech Tous secteurs
    Entre 1 et 50 37 % 49 % De 0 à 25 % 72 % 73 %
    Entre 51 et 100 28 % 25 % De 26 % à 50 % 20 % 19 %
    Entre 101 et 150 11 % 10 % De 51 % à 75 % 6 % 5 %
    Plus de 151 22 % 15 % De 76 % à 100 % 1 % 2 %

    Les journalistes Tech davantage demandeurs des contenus

    En règle générale, les journalistes Tech apprécient davantage recevoir des contenus de la part des communicants que leurs homologues. Le CP reste un incontournable pour 77 % d’entre eux (plus 4 points par rapport à l’ensemble de la profession.), suivi des rapports de recherche originaux à 68 % (plus 7 points). On note également un engouement plus grand pour les interviews d’experts à 52 % (plus 8 points).

    Le type de contenu que les journalistes souhaitent recevoir de la part des communicants Tech Tous secteurs
    Des communiqués de presse 77 % 74 %
    Des rapports de recherche originaux (tendances, données sur le marché) 68 % 61 %
    Des informations exclusives 55 % 55 %
    Des pass à des événements 45 % 44 %
    Des interviews d’experts de l’industrie 52 % 44 %
    Du multimédia (vidéo, audio, Infographie, contenu interactif) 29 % 30 %
    Des produits/échantillons à tester 29 % 26 %

     

    Les contenus : une grande source d’inspiration pour les journalistes de la Tech

    Si les journalistes Tech apprécient davantage que leurs confrères de recevoir des contenus, ils sont également plus nombreux à les trouver utiles pour leur inspirer des sujets. Le trio de tête reste pour les deux groupes, avec des pourcentages supérieurs pour la Tech, le CP (plus 4 points pour la Tech à 72 % contre 68 %), les experts du secteur (plus 9 points à 56 %) et les courts pitchs par mail (plus 5 points à 52 %).

    En quatrième position, la Tech préfère la newsroom de l’entreprise que ce sont les grandes agences de presse (AFP, Reuters…) qui sont choisies par l’ensemble de la profession.

    Top 5 des sources d’information considérées comme les plus utiles pour inspirer des sujets Tech Tous secteurs
    Communiqués de presse 72 % 68 %
    Experts du secteur 56 % 47 %
    Courts pitchs directement par mails 52 % 47 %
    Newsroom de l’entreprise 39 % 33 %
    Agences de presse (AFP, Reuters

     

    L’étude complète est à télécharger ici 

  • Trois approches pour optimiser votre présence sur TikTok

    Adopter, adapter, abandonner : les clés pour une stratégie de contenu efficace sur TikTok

    par Bazaarvoice

    Avec 51 % des consommateurs de la génération Z préférant les réseaux sociaux pour rechercher des marques contre 45 % utilisant les moteurs de recherche*, TikTok s’affirme comme un levier essentiel pour les marques. La plateforme offre une opportunité unique de capter l’attention d’une audience jeune grâce à son format de découverte aléatoire et ses tendances virales. Dans cet univers effervescent, il est crucial d’adopter des stratégies de contenu adaptées, et de laisser derrière celles devenues obsolètes.

    Voici trois approches clés pour optimiser votre présence sur TikTok et engager efficacement les audiences :

    1. Tirer parti du “serendipity scrolling”

    Le “serendipity scrolling” permet aux utilisateurs de découvrir de nouveaux centres d’intérêt de manière aléatoire. Cela expose les utilisateurs à des sujets variés et à de nouvelles passions, faisant de la plateforme un lieu idéal pour la découverte de marques. Le contenu proposé par la plateforme est sans limites géographiques, permettant aux utilisateurs d’explorer des tendances internationales.
    Ainsi, de nombreux utilisateurs ont découvert de nouvelles passions sur TikTok, comme la cuisine, le jardinage, la décoration d’intérieur,  la photographie, la mode vintage, la création artistique, ou encore le fitness. Ces découvertes imprévues montrent comment la plateforme expose les utilisateurs à une variété d’intérêts et de hobbies.

    2. Comprendre et réagir aux “trend moments”

    Les tendances sur TikTok émergent et disparaissent rapidement, offrant des opportunités uniques aux marques. Un bon exemple est la tendance “Tomato Girl”, qui a explosé sur TikTok à l’été 2023. Cette mode, inspirée des couleurs et du style des tomates, a offert aux marques une occasion idéale de se connecter avec une audience jeune en profitant de l’effervescence estivale. Dans une autre veine, la tendance des vidéos « haul » sur Vinted a illustré l’intérêt croissant pour la mode durable en France, avec des utilisateurs montrant leurs trouvailles de seconde main. Ce phénomène a permis à Vinted d’augmenter sa visibilité et son attrait. Pour rester pertinentes et augmenter leur impact, les marques doivent savoir saisir ces moments de tendance, même éphémères.

    3. Créer un contenu qui parle à son audience

    Pour se démarquer sur TikTok, il est essentiel de produire du contenu qui non seulement suit les tendances mais aussi soit en phase avec les préoccupations de son audience. La campagne audacieuse de Patagonia, illustrée par le film “Shitthropocene”, en est un excellent exemple.

    En critiquant la surconsommation et les excès du marketing tout en se moquant de ses propres pratiques, Patagonia a réussi à engager les consommateurs avec une approche audacieuse et réfléchie. Depuis son célèbre slogan «Don’t Buy This Jacket» en 2011, Patagonia a su sensibiliser le public aux enjeux environnementaux tout en renforçant sa connexion avec ses clients. En mettant en avant des valeurs fortes et en promouvant une consommation responsable, la marque a fidélisé une base de clients engagés, soutenant activement ses initiatives pour une mode durable.

    4. Abandonner les pratiques de contenu obsolètes

    Il est crucial pour les marques de se détacher des pratiques de contenu obsolètes. Selon l’étude Bazaarvoice Shopper Experience Index, les consommateurs sont désormais plus enclins à faire confiance aux marques qui présentent du contenu généré par des utilisateurs réels plutôt que par les marques elles-mêmes. Cette tendance reflète une préférence croissante pour l’authenticité et la transparence. Les contenus publicitaires traditionnels, souvent perçus comme trop promotionnels ou déconnectés des expériences réelles des consommateurs, peuvent sembler moins crédibles et moins engageants.

    En abandonnant ces anciennes méthodes, telles que les publicités trop lisses ou les témoignages produits exclusivement par les marques, et en intégrant du contenu généré par les utilisateurs dans leurs stratégies, les marques répondent mieux aux attentes actuelles. En adaptant leur approche pour inclure des avis, des critiques et des expériences réelles partagées par les consommateurs eux-mêmes, les marques peuvent non seulement améliorer leur crédibilité et leur visibilité, mais aussi renforcer leur relation avec les clients, tout en optimisant leur stratégie marketing pour construire une connexion plus authentique avec son audienc

  • De quelle manière les marques communiquent-elles auprès de leurs clients ?

    Étude / E-commerce : Décryptage des campagnes promotionnelles

    Pour la première fois, une grande enquête1 menée par Notify, acteur de la relation client, vient répondre à cette interrogation, dans un contexte où les consommateurs se sentent sur-sollicités par les messages promotionnels.

    Dans ce premier volet de l’étude, la scale-up revient sur la temporalité et la personnalisation des envois.

    La temporalité et la fréquence varient selon les secteurs

    Le premier enseignement de l’étude est que le nombre d’envois de campagnes par les marques est plus ou moins important selon les jours de la semaine.
    Le mercredi est la journée la plus intensive avec 55 campagnes envoyées en moyenne sur les 100 marques analysées. Arrive en deuxième position le vendredi avec 25 campagnes puis les dimanches et lundis sont ex-aequo avec 19 campagnes. Ferment la marche le mardi (8 campagnes), le samedi (6 campagnes) et enfin le jeudi (5).

    « Le consommateur est sur-sollicité. Il reçoit jusqu’à 80 notifications et 45 pushs par jour. Il est au cœur d’une multiplication des canaux (conversationnels, apps marchandes, social media…), et d’une explosion de l’offre (commerce multi-modal et cross-canal, expansion des retailers, des produits, etc.) explique Ous Ouzzani, DG de Notify »

    En matière de plages horaires, les marques favorisent les envois matinaux.
    En effet, 46% des campagnes sont envoyées entre 6h et 9h. 21% sont envoyées entre 9h et 12h. 15% sont distribuées entre 12h et 17h et enfin 18% le sont entre 18h et 21h. Selon les secteurs, les pics horaires divergent.

    L’horaire préféré du secteur food est 11h tandis que celui de la grande distribution est 10h. Le pic horaire du secteur de la mode est beaucoup plus tôt : 7h.

    La verticale la moins homogène dans ses horaires d’envois est la beauté avec des envois essentiellement le matin jusqu’à 12h et une légère reprise l’après-midi.  Au contraire, la maison est la verticale la plus homogène avec des envois quasiment constants. La verticale la plus active est celle de la mode et la moins active est celle des médias.

    L’heure de pointe, tous marchés confondus est 8h36, très exactement !
    Quant à l’heure la plus improbable pour un message envoyé, il s’agit de 3h59.

    Concernant les temps fort du calendrier : Noël, le Black Friday et les soldes, c’est la mode qui se révèle être le secteur le plus actif avec 42% d’activation en moyenne. Vient ensuite la beauté (37%) et loin derrière le voyage (14%). Le Black Friday est le moment de l’année où les marques sont les plus actives.

    Peut mieux faire côté personnalisation des messages

    Notify a également souhaité connaître le niveau de personnalisation des messages envoyés par les marques.
    Plus d’un message sur deux (56%) est personnalisé. 34% sont de leur côté complètement impersonnels. Les niveaux de personnalisation diffèrent : dans 60% des cas il s’agit du nom, dans 40% des cas du genre et dans 20% des cas c’est la sélection des produits qui change. C’est le secteur de la mode qui personnalise le plus ses produits (38%), suivi du voyage (23%) et de la beauté (15%).

    Enfin, dernier point, certains secteurs e-commerce proposent des offres à leurs clients à l’occasion de leur anniversaire. La scale-up a mis en lumière que 100% des marques mode analysées en envoient une, 30% des marques beauté le font aussi, tout comme 25% des marques dédiées à la maison.

    « La forme et la tonalité des messages promotionnels sont des éléments déterminants pour captiver et engager les clients. Une analyse détaillée montre que les messages personnalisés, intégrant le nom ou le prénom du destinataire, accroissent significativement la réceptivité. La composition des messages, qu’ils soient informatifs, promotionnels ou déclencheurs (triggers), doit être méticuleusement structurée pour capturer l’attention dès les premières secondes » conclut Elodie Frey, Customer Success Manager chez Notify

     

  • Transformation numérique et omnicanalité : l’avenir du B2B décrypté

    Quand l’expérience d’achat B2B s’aligne de plus en plus sur celle du B2C

    Akeneo, acteur dans  la gestion de l’information produit (PIM) et de l’expérience produit (PX), a publié aujourd’hui les résultats de son enquête B2B de 2024 menée par 3Gem. L’enquête, qui a interrogé 650 leaders de l’industrie en France, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne, met en lumière l’évolution du secteur B2B, en mettant l’accent sur la transformation numérique, la gestion de l’information produit et la conformité réglementaire.

    « L’enquête B2B de cette année offre des perspectives cruciales sur les  dynamiques changeantes du secteur », a déclaré Kristin Naragon, Chief Strategy Officer chez Akeneo. « Les clients B2B souhaitent désormais bénéficier d’une expérience aussi fluide que celle des clients B2C. Les entreprises doivent donc s’adapter rapidement pour rester compétitives. Les données de l’étude mettent en évidence les opportunités et les défis à venir, soulignant l’importance d’exploiter les nouvelles technologies pour répondre à ces demandes en constante évolution. »

    L’expérience d’achat B2B s’aligne de plus en plus sur celle du B2C

    La frontière entre les expériences d’achat B2B et B2C devient de plus en plus ténue, les clients B2B s’attendent désormais au même niveau de simplicité, de personnalisation et de cohérence que les clients B2C.

    Selon l’étude, 88% des entreprises B2B, notamment les grandes entreprises, prévoient de renforcer leur stratégie de vente numérique dans les deux prochaines années.
    Parmi les canaux les plus utilisés par les clients B2B après une vente figurent les portails numériques en libre-service (49%), les réseaux sociaux (46%) et les appels téléphoniques avec les services d’assistance clientèle (41%).
    De plus, 70% des interrogés estiment que les valeurs du produit et de la marque gagneront en importance pour les acheteurs dans les années à venir. Cela souligne la nécessité d’une expérience produit transparente, cohérente et personnalisée tout au long du parcours d’achat, quel que soit le canal de vente utilisé…

    Les défis liés à la gestion de l’information produit

    Cependant, gérer l’information produit avec précision reste un défi de taille pour de nombreuses entreprises B2B. L’étude a révélé que les chefs d’entreprise sont majoritairement confrontés à au moins un défi en matière d’information produit, telle que l’application des processus d’automatisation et de l’IA (47%). Bien que de plus en plus d’entreprises tirent parti de technologies comme les solutions PIM et l’IA pour relever ces défis, 30% d’entre elles gèrent encore manuellement l’information produit, ce qui représente un obstacle significatif.
    En moyenne, les entreprises mettent 17 jours pour rassembler toutes les données nécessaires au lancement d’un produit tandis que pour 6% d’entre elles, cela peut prendre jusqu’à 31 jours. L’enrichissement des données produits prend quant à lui en moyenne 15 jours.

    Les enjeux de la conformité réglementaire

    La conformité réglementaire demeure pour autant un défi commun pour le secteur B2B. L’étude montre que la plupart des entreprises rencontrent des difficultés à se conformer aux réglementations, ce qui freine le processus de lancement des produits pour 34% d’entre elles. La gestion de la chaîne d’approvisionnement est notamment la principale préoccupation pour 37% des répondants.
    De plus, automatiser les processus de conformité reste un défi pour 47% des entreprises. Parmi les autres enjeux, on trouve également la protection et la sécurité des données (36%).

    L’importance d’une expérience produit de qualité

    Aujourd’hui, la satisfaction des clients et la croissance du chiffre d’affaires dépendent de la qualité, de l’attrait et de la cohérence de l’expérience produit. L’enquête révèle que deux tiers des cadres supérieurs voient une augmentation des ventes récurrentes et des conversions comme des avantages clés de la diffusion d’expériences produits de qualité.  Les dirigeants d’entreprises B2B estiment également que plusieurs types d’informations produits sont essentielles, telles que les descriptions de produits claires (78%), les fiches techniques (74%), les informations sur la garantie (79%), les produits compatibles (72%) et les témoignages clients (76%). Ces éléments contribuent à une expérience client positive et favorisent la fidélité.

    L’avenir du B2B est numérique et omnicanal

    L’expérience numérique et l’adoption des nouvelles technologies façonneront l’avenir du B2B. L’étude a révélé que pour les entreprises ayant déjà adopté une stratégie de vente numérique, les canaux numériques représentent 42% du chiffre d’affaires total de l’entreprise.
    Cependant, seules 8% des entreprises déclarent que les ventes numériques représentent plus de 70% de leur chiffre d’affaires. Pour autant, les entreprises B2B anticipent que les innovations les plus impactantes incluront une adoption accrue de l’IA (35%), l’hyper-personnalisation du contenu des produits et des recommandations (39%), ainsi que l’intégration de l’AR/VR (48%).
    D’autres tendances significatives incluent l’intégration de l’IoT pour collecter des données d’utilisation, favoriser de nouveaux flux de valeur pour les équipes d’assistance et de service (39%), et adopter l’architecture composable (36%). Près de la moitié des entreprises françaises (53%) se développent pour répondre aux attentes de leurs clients, mettant en évidence les tendances et les défis de la transformation numérique.

    Pour plus d’informations sur l’enquête B2B de 2024 : 

    Méthodologie et à propos de 3Gem : L’étude a été publiée par 3Gem et commandée par Akeneo pour mieux comprendre les défis et les opportunités pour les entreprises B2B, en particulier en ce qui concerne la transformation numérique et l’évolution de l’ensemble du secteur B2B. Environ 650 personnes ont été interrogées aux États-Unis et en Europe.

  • Comment l’Intelligence Artificielle générative révolutionne t-elle le commerce?

    Comment l’Intelligence Artificielle générative révolutionne t-elle le commerce?

    Cette année, l’édition 2024 de Paris Retail Week est sous le signe de la « RETAILIGENCE« , ou comment l’Intelligence Artificielle générative révolutionne le commerce.
    Chez MyDigitalWeek, nous avons souhaité en savoir plus.


    Rencontre avec Arnaud Gallet,
    Directeur de l’évènement Paris Retail Week chez Comexposium.

    «  Toujours plus d’intelligence pour répondre aux nombreux défis auxquels doivent faire face les retailers:repousser les limites de l’expérience client omnicanale, personnaliser la recherche de produits sur les marketplaces en analysant la data de manière fluide et en sécurisant les nouveaux moyens de paiements « 

    Annie Abela  : Selon la dernière étude de la FEVAD, 39,4 millions de Français achètent sur internet soit 500 000 de plus en un an. L’e-commerce demeure t-il une valeur sûre ?

    Arnaud Gallet : Le E-Commerce demeure un canal très dynamique qui a explosé durant la Covid mais a surtout été porté en 2023 par la vente de services. On constate une reprise de la vente de produits en 2024 mais ce qu’il faut surtout considérer c’est que le marché c’est définitivement tourné vers l’omnicanalité avec le retour en force du magasin.
    Dans un contexte post-covid, la distribution traditionnelle s’est emparée du e-commerce pour le fusionner à son modèle. On constate également que les grands pures players ont tous lancé des points de vente.

    La nouvelle révolution est désormais celle de l’IA qui doit être considérée comme un outil formidable à la disposition des retailers et non une menace

    Annie Abela : Quelles sont les spécificités de l’évènement cette année ? Avez-vous quelques chiffres clés à nous donner ?

    Arnaud Gallet : L’édition 2024 de Paris Retail Week se tiendra du 17 au 19 septembre à Paris Porte de Versailles avec 20 000 participants ! Les grandes enseignes et les startups, tous secteurs confondus de la PME en passant par les ETI jusqu’aux grandes marques du E-commerce seront présentes.

    Les C-Levels seront à l’honneur grâce à une équipe visitorat dédiée afin de les sensibiliser sur l’intérêt de participer au salon et les accompagner dans leur recherche de solutions et d’inspiration. Un programme pour les VIP retailers a d’ailleurs été mis en place cette année pour favoriser un networking de qualité.

    Nous accueillerons plus de 350 exposants au travers d’une offre qui couvre l’ensemble de la chaine de valeur du commerce omnicanal : logistique, e-logistique et supply chain, plateformes e-commerce, marketing, data, relation client, intelligence artificielle, solutions de paiement… Le salon s’agrandit en accueillant également de nouvelles offres dédiées aux points de vente : équipement, aménagement et agencement.

    Paris Retail Week c’est aussi plus de 200 conférences en salle plénière et salles d’ateliers qui adressent l’ensemble des enjeux business liés au retail et répondent aux attentes des visiteurs, avec les interventions inédites d’acteurs aussi bien locaux qu’internationaux.

    Annie Abela  : Quels sont les temps forts à ne pas manquer ?

    Arnaud Gallet : En ouverture, une étude exclusive en partenariat avec Havas Commerce sera présentée par Vincent MAYET, DG de HAVAS COMMERCE « REVOLUTION IA : COMMENT L’IA TRANSFORME LE RETAIL A L’ÉCHELLE MONDIALE » et suivie des interventions d’Arnaud GROJEAN, Chief Data & Analytics Officer, CARREFOUR, Thibault VIGIE, Directeur stratégie et transformation, FNAC DARTY et Hugo HAMAD, Innovative Leader in AI Strategy and Data Science de DECATHLON et d’Olivier BRON le CEO de BLOOMINGDALE’S pour un entretien exclusif.

    Nos 8 mentors, issus d’enseignes de renoms et pointures dans leurs secteurs, incarneront les enjeux business phares des retailers durant des « sessions mentoring » inédites. Les participants pourront assister aux interventions exclusives de Cyril AYROLES, Directeur de la Construction – MC DONALD’S FRANCE, Lisa NAKAM, Directrice Générale – JONAK, Matthieu CARON, Global Customer Care & Experience Director – L’OREAL LUXE, Laura TOLEDANO, Directrice Générale France, UK et Irlande – ZALANDO, Amandine DE SOUZA, Directrice Générale – LEBONCOIN, Marion RIFFARD, Directrice Supply Chain – COURIR, Bertrand SWIDERSKI, Directeur RSE – CARREFOUR, Arnaud BODZON, Head of Payment Group – LVMH.

    Des prises de paroles d’experts du retail et e-commerce s’enchaineront durant les 3 jours du salon comme Amandine DURR, Directrice produit et data – BACK MARKET, Amélie POISSON, DGA – LA REDOUTE, Carole ETIENNE, Responsable Immobilier & Architecture Retail – NESPRESSO, Olivier MULVET, Directeur Commercial Grands Comptes – ANVOLIA, Thomas ROLANDO, Responsable Travaux & Maintenance Retail – CAFE JOYEUX, Isabelle VIRENQUE, Leader Technique France – KIABI… Et bien d’autres encore !

    Annie Abela  :Selon Accenture, l’intelligence artificielle peut améliorer de près de 40%la productivité d’une entreprise. 87% des entreprises internationales pensent que l’IA leur donnera un avantage compétitif.
    Comment l’IA est-elle en train de transformer le secteur e-commerce ?

    Arnaud Gallet :  Le fil rouge de sa nouvelle édition sera le mot-valise RETAILIGENCE autour de l’intelligence Retail sous toutes ses formes, avec, évidemment, une mise en avant de l’intelligence artificielle.

    Toujours plus d’intelligence pour répondre aux nombreux défis auxquels doivent faire face les retailers et repousser les limites de l’expérience client omnicanale, personnaliser la recherche de produits sur les marketplaces en analysant la data de manière fluide et en sécurisant les nouveaux moyens de paiements afin de mieux lutter contre la fraude.

    Mais également accompagner les process métiers dans la prise de décisions et l’exécution via le traitement de cette donnée par le biais de l’Intelligence Artificielle, faciliter les différents process de la Supply chain en optimisant la chaîne d’approvisionnement, la gestion des stocks, mais aussi celle du contenant et de l’emballage. Sans oublier répondre aux enjeux de la RSE afin de proposer un retail plus vertueux et « durable » aux consommateurs.

    Annie Abela  : Pouvez-vous nous donner des exemples d’applications d’IA générative présentes sur le salon ?

    Nous aurons entre autres Brevo qui propose grâce à l’IA de créer des contenus de meilleure qualité pour le mailings, Emova qui l’utilise pour améliorer l’essayage virtuel ou ShopeyeQ dans la production de datas.

    Annie Abela  : Quel message souhaitez-vous faire passer ?

    Arnaud Gallet : Ne tardez pas à vous enregistrer car un événement aussi riche que Paris Retail Week se prépare en avance si vous souhaitez tirer pleinement parti de tout ce que nous pouvons vous apporter en solutions et insights !

    Pour obtenir votre Pass gratuit pour Paris Retail Week 2024 , cliquez ici 

     

     

     

  • Comment transformer la Relation Client avec l’IA Générative

    Révolutionner la Relation Client avec l’Intelligence Artificielle Générative 

    Le 4 juillet dernier, l’Association Française de la Relation Client (AFRC) a restitué le livre blanc « Transformer votre Relation Client avec l’IA Générative » co-réalisée par la société Accenture et un groupe de travail de professionnels de l’expérience client 

    Lors de cet événement, plus de 250 professionnels de la Relation Client se sont réunis pour découvrir les apports de l’Intelligence Artificielle Générative à l’expérience client et ainsi, échanger les uns avec les autres sur ses différentes plus-values. 

    « En effet quel secteur, quel métier ne sera pas affecté, augmenté, transformé par l’Intelligence artificielle générative, cette IA qui s’appuie sur ces grands modèles de deep learning préformés sur de grandes quantités de données et qui ne cessent de se développer. » selon Eric Dadian. 

    Le Président de l’AFRC a donné sa vision sur l’évolution des technologies et des applications d’IA et d’IA Générative à saisir dans tous les domaines et surtout dans la relation client : « speed, speed, speed, la vitesse des progrès de l’IA Générative est impressionnante et dans les 10 prochaines années tous les métiers se transformeront; les entreprises auront de nombreux défis à relever autour de la DATA, la sécurité, l’éthique et l’environnement, la montée en compétences des collaborateurs, les organisations…; elles doivent profiter aujourd’hui des progrès technologiques si elle ne veulent pas être disruptées. 

    L’IA Générative et la transformation de la relation client 

    L’IA Générative constitue l’avancée technologique la plus significative de ces dernières années dans l’analyse de données. Il s’agit d’une technologie avancée qui permet de générer du contenu original, tel que des textes, des images, de la musique et des vidéos avec une qualité exceptionnelle, souvent presque indiscernable de celle produite par l’homme. 

    L’IA générative change en continu et fondamentalement la manière dont les entreprises engagent et fidélisent leurs clients 

    • Grâce à l’analyse de sentiment, qui permet d’analyser les retours clients à une granularité très fine, et de manière qualitative, il devient possible de comprendre les clients et de personnaliser les interactions à un niveau inédit, en générant des réponses et des contenus adaptés spécifiquement aux besoins de chaque client. 

    • Elle assure également une cohérence dans toutes les interactions du client avec la marque, quel que soit le canal (e-commerce, point de vente, etc.), en s’appuyant sur les mêmes bases de connaissance. Cela permet de maintenir des éléments de langage de qualité proche de celle de l’humain et de garantir une cohésion dans l’ensemble des messages de la marque à travers les différents points de contact. 

    « L’IA Générative appliquée au domaine de la relation client donne les moyens de passer à l’échelle sur les 2 grands piliers fondamentaux que sont l’agent, maintenant réellement augmenté, et le client, enfin autonome. Elle permet de mieux adresser les volumes de contact en filtrant et dissuadant intelligemment les cas simples en self-care pour que l’escalade vers un conseiller puisse être optimale, dans la justification comme dans le traitement, sur tous les canaux et dans toutes les langues. » souligne Marc Bussienne, Head of operation excellence chez ManoMano 

    La relation client devient ainsi le secteur clé où l’IA générative exerce son potentiel transformationnel, rendant cette technologie hautement stratégique pour les entreprises aujourd’hui. 

    L’IA Générative, l’avancée technologique la plus significative de ces dernières années 

    des processus en interne, et de contribuer à la formation des agents de manière exponentielle. Elle permet notamment de : 

    – Transformer les interactions client en permettant une analyse détaillée des sentiments, aussi bien textuels que vocaux. Elle génère des contenus hautement personnalisés, 

    – Améliorer les processus internes en automatisant les tâches répétitives et en gérant de nombreuses demandes clients. Cela libère du temps pour les équipes, leur permettant de se concentrer sur des activités stratégiques où l’intervention humaine est essentielle. 

    – Personnaliser les formations en fonction des besoins des utilisateurs, permettant une montée en compétences rapide et adaptée. 

    Selon Frédéric Daniel, Head of Client Services Centers central Team chez Louis Vuitton Malletier « L’IA Générative est un outil, ni magique, ni une alternative au coeur de la relation humaine reposant sur de l’authenticité. Il faut donc partir des cas d’usage et de besoins bien qualifiés, et ne pas faire « de l’IA Générative pour de l’IA Générative ». 

    La relation client devient ainsi le secteur clé où l’IA générative exerce son potentiel transformationnel, rendant cette technologie hautement stratégique pour les entreprises aujourd’hui. 

    Comment prioriser ses cas d’usage de la Relation Client ? 

    Pour Laurent Pluchon, Directeur de la Relation Client chez Chronopost « Ll’IA générative va accélérer le recentrage du conseiller sur ce qui fait sa force et sa valeur : son humanité. Les cas d’usage les plus crédibles serviront à mon sens plutôt nos organisations et donc l’efficacité de l’agent et sa posture relationnelle. Ce que certains pourraient concevoir comme étant une « fin » du métier de contact « traditionnel » est à voir comme une réelle opportunité d’évolution du métier de conseiller. » 

    Pour les entreprises souhaitant se lancer sur un projet d’IA Générative appliquée à la relation client sa réussite repose sur quelques fondements : 

    – Impliquer activement les équipes fonctionnelles à toutes les étapes du projet, de l’expression des besoins initiaux au suivi post-déploiement, en centralisant les retours. 

    – Choisir des solutions flexibles et évolutives compatibles avec l’écosystème technique actuel et futur. 

    – Créer une base technologique commune pour standardiser les approches, éviter les redondances et maximiser les apprentissages passés. 

    – Établir dès le début des normes élevées de conformité et d’éthique, incluant la protection des données dès la conception et impliquer les DPO pour garantir la sécurité des données. 

    – Adopter une approche pluridisciplinaire en constituant une équipe aux compétences variées (UX designers, experts techniques, spécialistes métiers, copywriters). 

    – Favoriser une culture d’apprentissage et d’adaptabilité pour évoluer avec la solution et profiter des innovations. 

    – Planifier des déploiements progressifs et prévoir la possibilité de revenir en arrière rapidement en cas de comportement imprévu de l’IA.

    « Pour mener à bien ces initiatives, il est primordial de les envisager en tant que projets informatiques classiques, en appliquant les bonnes pratiques qui ont fait leurs preuves : définir clairement les objectifs, gérer rigoureusement le projet, les intégrer au système d’information et réaliser des tests approfondis.
    Toutefois, il est important de garder à l’esprit que cette innovation introduit une part d’incertitude, que ce soit en termes de succès, de délais de mise en oeuvre ou encore de qualité de service. Il est donc recommandé de rester ouvert et flexible quant aux choix technologiques, afin de pouvoir sélectionner les solutions les plus performantes et de pouvoir facilement changer de fournisseur si besoin. »
    selon Simon Giraudy, Directeur Stratégie, Outils et Innovation Relation Client chez Bouygues Telecom. 

    L’étude se conclut par un panorama des éditeurs de solution de relation client utilisant l’IA Générative, d’un panorama des éditeurs en fonction des cas d’usage ainsi qu’un zoom sur une sélection de 15 éditeurs interviewés qui présentent leurs solutions embarquant de l’IA générative, afin de proposer aux lecteurs un aperçu un peu plus détaillé des offres qui existent sur le marché.