Catégorie : Devops

  • Quand le NoCode revolutionne les services pour les PME

    Automatisation, agilité, réduction des coûts et autonomie, les entreprises adoptent le NoCode pour faciliter leur quotidien

    Selon Pierre Launay, Président du SFPN, Syndicat Français des Professionnels du NoCode

    Alors que les entreprises cherchent toujours plus à réduire leurs coûts, un poste de dépenses est souvent négligé par méconnaissance des outils. En effet, tout un pan de leur informatique ne nécessite plus d’investissements lourds. Face à la pénurie mondiale de développeurs et aux besoins de créer de nouveaux services, les technologies NoCode ou LowCode, LCNC, sont une réponse.

    Les entreprises les adoptent de plus en plus car elles procurent des gains financiers concrets et facilitent leur organisation, la gestion de leurs données, de leurs finances, de leurs clients ou encore de leurs équipes. En effet, les outils de NCLC permettent, facilement, à moindre coût, en toute sécurité et sans compétences informatiques avancées, de créer et de gérer des sites web, des applications, des outils d’assistance à la clientèle, d’automatiser des flux de travail, des feuilles de calcul ou de prototyper des produits.

    Gagner en agilité et en autonomie pour créer des outils sur-mesure

    D’ici 2025, 70 % des applications seront développées par les entreprises avec des outils LCNC, selon une étude du cabinet MarketsandMarkets. Gratuits ou proposés sur la base d’un abonnement mensuel pour un prix beaucoup plus raisonnable que les solutions logicielles « classiques », les outils LCNC sont axés sur des fonctions simples et ciblées, facilement reproductibles.

    Ils résolvent des problèmes spécifiques à chaque entreprise, quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité, tout en lui faisant réaliser des économies. Par exemple, les entreprises peuvent modifier leurs sites web et leurs pages d’atterrissage sans passer par une équipe informatique ou faire appel à un prestataire externe. Autonomes, souples et réactives, les plateformes sans code comme Webflow autonomisent les équipes qui, avec la conception par « glisser-développer » téléchargent des articles ou modifient des en-têtes.

    Prendre un temps d’avance en devenant Product Builder NoCode

    Les employeurs recherchent désormais des candidats capables de répondre rapidement à leurs besoins numériques croissants. C’est ainsi que le NoCode est devenu une compétence de plus en plus recherchée. Avec ses outils de création visuelle tels que Airtable, Make, Bubble et Softr, il offre une alternative rapide et accessible au développement traditionnel. Même si ces outils ne nécessitent pas de compétences techniques poussées, les professionnels maîtrisant l’ensemble de ces outils peuvent non seulement améliorer leur efficacité au travail mais aussi valoriser leur profil auprès des recruteurs en proposant d’orchestrer cette approche. Le métier Product Builder NoCode, reconnu par France Compétences et France Travail, équivalent à un Bac +4, confère un véritable avantage concurrentiel sur un marché du travail sous tension. C’est l’un des six métiers émergents en 2024 identifiés par France Compétences.

    Comment le NoCode aide concrètement les différents services de l’entreprise

    Les outils LCNC éliminent les tâches manuelles inutiles en automatisant les flux de travail, les tâches et d’autres actions. Ils facilitent la gestion des données et les protègent, fluidifient la collaboration entre les équipes, améliorent la communication et personnalisent les applications pour répondre aux besoins de chaque service.

    • Commercial – Créer des outils de gestion de la clientèle comme des portails clients pour que ces derniers se connectent pour accéder à leurs interactions individuelles avec l’entreprise, des formulaires de création de commandes ou des passerelles de paiement.
    • RH – Gérer plus rapidement l’ensemble du processus de recrutement. Des outils comme L’empileur ou Stacker, proposent des solutions tout-en-un pour l’embauche, l’onboarding, et plus encore. Faciles à utiliser, sans code, ils permettent de concevoir des logiciels d’entreprise personnalisés, qu’il s’agisse d’outils et de tableaux de bord internes à l’entreprise.
    • Marketing – Créer des automatisations : de nombreuses tâches manuelles répétitives sont configurées pour se produire automatiquement avec, par exemple, Zapier. Il connecte différents services et plateformes en configurant différents « déclencheurs », comme lorsqu’un client s’inscrit à un e-mail, ce qui déclenche automatiquement différentes actions. Ils reçoivent un e-mail de bienvenue et sont ajoutés à un outil CRM. Exemple : lorsqu’un prospect à la messagerie de l’entreprise, Zapier lui envoie automatiquement un e-mail de bienvenue à l’aide de Convertkit, l’identifie comme client potentiel sur ClearBit pour déterminer s’il s’agit d’un client cible.
    • Communication – Créer des contenus car le LCNC ne se limite pas aux tâches de codage. Plusieurs tâches de création de contenu sont également prises en charge par des outils commer Figma ou Canva pour donner vie à leurs idées, les monteurs vidéo peuvent utiliser Descript pour créer du contenu, et les amateurs de productivité peuvent laisser Evernote et Microsoft Office derrière eux et utiliser des plateformes comme Notion.
    • Finances – Améliorer les processus financiers en créant des applications comptables personnalisées pour répondre aux besoins exacts d’un service et les gérer en un seul endroit. L’utilisation d’un outil LCNC permet, par exemple, de synchroniser tous les clients et paiements en un seul endroit, de suivre les dépenses, de créer des devis ou des estimations et de générer des contrats.
    • Logistique – Gérer les niveaux de stock et les différents composants de la chaîne d’approvisionnement est crucial pour de nombreuses entreprises, en particulier si cette dernière est unique. Des outils sans code comme Stacker ou Internal créent facilement un système de gestion des stocks spécifique à chaque entreprise.
    • Pour tous – Transformer ses présentations et des dossiers de présentation de haute qualité beaucoup plus rapidement et facilement avec un outil comme Pitch offrant bien plus de possibilités que Google Slides ou PowerPoint.

    Au-delà des gains en coût et en temps, l’adoption de ces technologies ouvre des opportunités formidables en permettant aux profils très experts de se consacrer à des sujets techniques plus ardus, et à des profils différents de créer des outils digitaux, un atout indéniable pour les entreprises animées par des valeurs telles que l’innovation ou l’inclusion.

    « De nombreuses entreprises comprennent tous les avantages que les outils de NoCode et de LowCode peuvent leur apporter en termes de gains de temps, de productivité, d’automatisation, de gestion de leurs équipes. Le gain financier pèse énormément dans leur choix alors que l’inflation continue d’impacter les décisions des dirigeants quant aux investissements à réaliser.

    Pour ceux qui voudraient se plonger dans cet univers passionnant, le NoCode Summit est le rendez-vous à ne pas manquer à la rentrée pour découvrir les dernières innovations en la matière. Les 16 et 17 octobre 2024, à Station F, à Paris, les thématiques mises à l’honneur seront la Tech for Good et la Cybersécurité, avec des ateliers et des formations conçus pour tous », conclut Pierre Launay.

  • VIVATECH 2023 : les chiffres clés, les startups récompensées et plus encore…

    La 7e édition de VivaTech a franchi un nouveau record d’affluence en dépassant pour la première fois la barre des 150 000 visiteurs du 14 au 17 juin à Paris.

    Des chiffres records dans tous les domaines : 919 millions de personnes touchées sur les réseaux sociaux, 5 millions de spectateurs pour la chaîne VivaTech News et plus de 6 milliards d’impressions.

    Durant quatre jours, ces visiteurs venus de 174 pays ont pu découvrir des centaines d’innovations en exclusivité mondiale et assister aux prises de parole des plus grands speakers de la scène internationale, à commencer par Elon Musk, qui a rempli pour l’occasion le Dôme de Paris, ou encore Marc Benioff, PDG et co-fondateur de Salesforce.

    Les startups européennes les plus prometteuses ont été récompensées dans le cadre de la 5e édition des Next Unicorn Awards lors de VIVATECH 2023. 


    FINTECH – Pennylane

    Pour gérer au même endroit finance et comptabilité 

    DEEPTECH  – Defined.ai
    Fournisseur de données, de modèles et d’outils pour l’intelligence artificielle, 

    DIGITAL MEDIA – Oviva
    Conseils diététiques et nutritionnels personnalisés

     

    IMPACT – Matsmart
    Réduire le gaspillage alimentaire 

     

    MARKETPLACE – Wallapop
    Petites annonces gratuites et locales

     

    Saas B2B – Pigment
    Logiciel de plani
    efication financière permettant la data visualisation de différentes données liées au fonctionnement d’une entreprise

    A noter que plus de 50 challenges ont également été organisés, dont 70% internationaux, avec 4000 candidats et 65% des dossiers reçus venant de l’étranger, dans des top trends comme :
    le développement durable,
    la diversité & inclusion,
    le futur du travail 
    le futur du sport 

    Waspito, Kubik et Curacel, lauréats des AfricaTech Awards

    Pour la seconde année consécutive, Viva Technology et la Société Financière Internationale (IFC), ont reconduit les AfricaTech Awards, une initiative panafricaine visant à reconnaître et soutenir les startups les plus innovantes dans les secteurs de :Climate Tech – Health Tech – Fintech

    Le Female Founder Challenge, organisé par VivaTech et 50inTech avec le soutien cette année d’Axa, Mazars et Société Générale a récompensé Zuzanna Stamirowska, la fondatrice de la startup deeptech française Pathway, le premier framework Python permettant de construire facilement des data products, qui a récemment annoncé une levée de fonds de 4,5 millions de dollars.
    Ce prix a été remis par la Première Ministre, Elisabeth Borne.

    Le challenge “LVMH Innovation Awards” a été organisé par le groupe LVMH. Il a été emporté par Save Your Wardrobe, une plateforme entièrement dédiée à la réparation et à l’entretien de vêtements. Et pour rassembler l’écosystème européen de la manière la plus respectueuse de l’environnement, l’initiative Tech on Tracks

     

     

  • Imaginatif, adepte des technologies, addict au fantastique, l’image du Geek en 2022

    Qu’est-ce qu’un geek en 2022 ?

    Selon Benoit Grunemwald, Expert en Cyber sécurité, chez ESET France

    À l’occasion de la journée internationale du geek du 25 mai, évoquons l’évolution de ce terme et de l’image qu’il revoit en expliquant ce qu’est un geek en 2022.

    Le terme « geek » était à l’origine très péjoratif, historiquement il signifie « imbécile » en allemand et « fou » aux Pays Bas. L’étymologie du mot viendrait de « Gecken », une bête de foire dans les cirques nomades durant l’empire austro-hongrois. Le mot geek a souvent été utilisé de manière négative pour représenter une personne « no-life » ou technophile, avec des stéréotypes bien marqués comme boutonneux à lunettes et asociale. Loin de ces stéréotypes, qui sont les geeks de nos jours ? En 2022, un geek est une personne très imaginative, adepte des technologies avec un intérêt particulier pour ce qui touche au domaine du fantastique. Ils n’ont pas de particularité physique et ils ne sont plus vu comme des personnes asociales, l’image des geeks changent, et il était temps !

    Une personne appartenant à une communauté

     En 2022, être geek c’est appartenir à une communauté de passionnés. Les passions rassemblent, peu importe leur nature. De plus en plus, les geeks se proclament fièrement l’être, ce n’est plus une honte, au contraire. Être geek c’est avoir des connaissances pointues sur le domaine de la technologie et du domaine fantastique ! La communauté geek, comme toutes les autres communautés de passionnés, partage et échange sur divers sujets, via des forums par exemple. Cela permet d’en apprendre toujours plus sur un sujet qui les passionne. Cependant, les geeks ne partagent pas tous la même passion pour le même domaine.

     Une personne ayant des connaissances spécifiques

     Un geek a des connaissances spécifiques très développées sur un ou plusieurs domaines autour des technologies ou du fantastique. Et c’est ce « trop » de connaissance sur un sujet qui a parfois fait percevoir les geeks comme des personnes « trop » cérébrales. Aujourd’hui, les geeks sont fiers d’avoir des connaissances sur des sujets que très peu de personnes maîtrisent. Cela fait d’eux des personnes uniques avec des connaissances à partager. La particularité est une force en 2022.

     Une personne fière d’être considéré comme Geek

     Un geek en 2022, c’est une personne fière d’être qui elle est. Avec une appartenance à une communauté, des connaissances spécifiques, une passion très prenante, c’est ce qui fait d’eux des personnes uniques ! Les stéréotypes ne sont plus d’actualité et l’évolution des pensées permet à chacun d’affirmer sa passion sans avoir à se préoccuper de l’avis des autres ! L’image des geeks s’est aussi vu évoluer avec des geeks puissants et multimilliardaires à la tête d’empires comme Elon Musk ou Mark Zuckerberg.

    À l’occasion de cette journée internationale du geek, il est important de souligner l’évolution de la vision des geeks qui ont pendant trop longtemps été mal jugés vis-à-vis de leurs passions. Une personne adepte d’une technologie ou de n’importe quel sujet ne devrait pas être stéréotypée vis-à-vis de celle-ci. Une passion fait partie de la personne, cependant une passion n’est pas l’unique point qui la définie.

  • Le premier baromètre des SDK du marché français

    Le premier baromètre des SDK du marché français

    A l’occasion de l’organisation de son Petit-Déjeuner du Marketing Mobile consacré aux interfaces mobiles, la Mobile Marketing Association France et App Annie ont publié le premier baromètre des SDK du marché français.

    Peu connus du grand public, les SDK jouent pourtant un rôle essentiel dans l’App Economie, en contribuant à rendre les applications toujours plus intelligentes et performantes.
     
    Selon les données collectées en janvier 2019 par App Annie, les principaux SDK du marché français sont AdMob, Adx et Firebase, tous les trois édités par Google.

    On note d’ailleurs une forte domination des GAFAs puisque les trois principaux éditeurs sont Google, Apple et Facebook.

    Les catégories les plus populaires sont les SDK utilitaires, les SDK de monétisation publicitaire et les SDK de localisation. Le premier SDK de cette dernière catégorie affiche toutefois un léger recul sur les 6 derniers mois.

    « En l’espace d’une dizaine d’années, les applications sont devenues le premier point de contact digital entre les marques et les consommateurs. Si la majorité des applications ont adopté des SDK de publicité ou de localisation, le baromètre démontre qu’il reste encore beaucoup de pédagogie à faire, pour des SDK plus avancés tels que les notifications push ou la mobile attribution. » observe Aline Reiniche, Rapporteur de la Commission Interfaces mobiles de la Mobile Marketing Association France.

    « L’App Economie pèse désormais plus de 100 milliards de dollars dans le monde et les marques doivent non seulement optimiser leur présence sur les stores mais également adopter les bonnes technologies, pour rendre leur application toujours plus performante. Si les GAFAs proposent déjà d’excellentes briques technologiques, ce baromètre démontre également le dynamisme d’une « SDK économie » au cœur de l’économie numérique. » ajoute Guillaume Sibout, Senior Account Manager chez App Annie.

  • Dieu dit “Que les données soient !” et les données furent!

    …Et Dieu créa l’UX design en 7 jours

    Romain Glé, Directeur du design, WAX Paris

    Nous avons le design sprint, le material design, Circular design, le skeuomorphisme, mais quelque soit la méthodologie évoquée, nous savons tous que l’UX design a été inventé par Dieu…En seulement 7 jours !

    Le premier jour, Dieu rassembla toutes les données

    Dieu dit “Que les données soient !” et les données furent.

    Techniquement, il est un peu plus compliqué de récupérer les données souhaitées. Qu’il s’agisse des données analytics d’un site, de recherches utilisateur déjà effectuées, d’une base de données client ou banque d’image, tout cela n’apparait pas par la grâce de Dieu !

    Le deuxième jour, Dieu définit une stratégie

    Dieu dit « Qu’il y ait un firmament au milieu des données et qu’il sépare les données d’avec les données » et il en fut ainsi… et Dieu appela le firmament « stratégie ».

    Fort de toutes ces données et une fois leur analyse effectuée, il y a une stratégie à adopter. Refonte du site, simple rafraîchissement, création d’une application, d’une webapp,… Quel type de service rendra-t-on ? Autant de questions auxquelles vous devrez être à même de répondre avant de passer à la suite.

    Le troisième jour, Dieu conçut le wireframe

    Dieu dit « Que les données qui sont sous la stratégie s’amassent en un seul endroit et qu’apparaisse l’interface » et il en fut ainsi.

    Ici nous rentrons dans le concret. Quel sera le parcours utilisateur ? De quoi sera constituée l’interface ? On va commencer par faire des croquis rapidement afin de valider une première approche puis nous passerons sur l’ordinateur afin de formaliser plus précisément les zones et interactions. Ici, pas de couleurs, peu importe la forme des boutons ou le choix des couleurs.

    En conclusion, le wireframe c’est moche, mais ça fonctionne.

    Le quatrième jour, Dieu peint

    Dieu dit « Qu’il y ait des formes au firmament du wireframe pour séparer le noir et le blanc; qu’ils servent de signes, tant pour les boutons que pour les textes et les images ; qu’ils soient des couleurs au firmament du wireframe pour éclairer l’interface » et il en fut fait ainsi.

    Un fois le wireframe validé, nous passons donc au design graphique de l’interface. Cette fois-ci il s’agit de l’aspect visuel final qu’aura notre produit digital. Choix des couleurs, typographies, et formes des éléments se déterminent à ce moment là.

    Le cinquième jour, il créa le prototype

    Dieu dit « Que les pages grouillent d’un grouillement de call-to-actions et que des curseurs volent au-dessus de l’interface contre le firmament de l’interaction » et il en fut ainsi…

    Le prototype sert à interagir avec l’outil. Il n’est pas opérationnel et tous les éléments ne sont pas cliquables mais il permet de naviguer dans l’ensemble des pages et permet de faire un parcours type de l’outil.

    Le sixième jour, il testa sa création

    Dieu dit « Faisons le user test à notre image, comme notre ressemblance, et qu’ils dominent sur le client donneur d’ordre, les designers de l’agence, les chefs de projet, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre » …

    En tant que designer, nous essayons en permanence de nous mettre à la place de nos utilisateurs et de ressentir ce qu’ils ressentent tout au long de leur parcours (cela a un nom, c’est l’empathie). Mais personne n’est infaillible, et surtout lorsque l’enjeu est important, il faut toujours vérifier que l’hypothèse qui a été déterminée est valide. Seul une phase de test, avec de “vrais” utilisateurs permet d’effectuer la validité du projet. On va souvent vous demander de supprimer cette phase parce que trop cher, mais accepter serait votre pire erreur, et pourrait vous gâcher votre dimanche, jour de repos !

    Le septième jour, il envoya en développement et se reposa

    Au septième jour Dieu avait terminé tout l’ouvrage qu’il avait fait et le septième jour il envoya en production, après tout l’ouvrage qu’il avait fait. « Dieu bénit le septième jour et le sanctifia car il avait chômé après tout son ouvrage de création.

    Telle fut l’histoire de l’expérience utilisateur et de l’interface, quand elles furent créées.

    Du repos ? Non, l’UX designer ne se repose jamais. Même si son travail est terminé, il est indispensable qu’il ait un oeil sur la phase de développement, afin de s’assurer qu’il n’y ait aucune information qui se perde, et que certains choix faits par les développeur ne perturbent pas l’expérience outre mesure. Et même avec un document de spécifications le plus précis possible, il est toujours utile de maintenir un suivi de la production car à la fin c’est bien cet outil là que l’utilisateur aura en face de lui.

     

     

  • #OracleCode – Quelle est la place des femmes dans la Tech ?

    Quelle est la place des femmes dans la Tech ?  

    Oracle France organise le 3 juillet 2018, son événement dédié aux développeurs : Oracle Code. Lors de cet événement, l’éditeur donne la parole aux femmes.

     

    Parmi elles : Aurélie JEAN, Docteur en Sciences et Entrepreneuse. Connue et reconnue pour son expertise en France et aux Etats-Unis, Aurélie livre pour mydigtalweek sa vision de la place des femmes dans la Tech.

     

    MyDigitalWeek : Le secteur informatique est loin d’être à l’image de la société. Le poids des femmes n’affiche qu’un petit 16% au sein des personnels IT .
    Pourquoi cela devrait changer ? 

    Aurélie JEAN : Dans l’informatique il y a plusieurs domaines, l’IT qui s’occupe des infrastructures informatiques, les développeurs et les scientifiques numériciens. Dans tous ces corps de métiers les femmes sont très minoritaires. Pour la première fois de l’humanité les hommes et les femmes peuvent à compétences égales par les mêmes opportunités d’études, créer le tissu social de demain en co-développant les outils numériques. Il est important de le souligner car c’est je pense une grande opportunité pour notre société mais aussi un besoin urgent afin d’éviter la création de discrimination technologique dont résultent les biais algorithmiques.

    MyDigitalWeek : Quels sont  les enjeux du Code pourquoi les entrepreneurs, les jeunes, et les femmes doivent  s’y mettre ?

    Aurélie JEAN : Tout d’abord le code est selon moi un langage comme un autre, et les bénéfices d’apprendre un langage formel sont similaires à apprendre un langage naturel, on fait fonctionner notre cerveau différemment et cela nous ouvre de nouvelles perspectives de réflexion. Cela étant dit, je crois également beaucoup au code informatique comme vecteur d’acculturation au numérique, et permet donc de développer un sens critique face aux outils numériques voire de donner son avis dans le développement de ces outils. Par exemple en seulement quelques lignes de code on comprend comment la donnée est stockée et comment elle peut être effacée, cela apporte un éclairage sur comment on peut réaliser techniquement une demande de droit à l’oubli. POur ma part, je propose en collaboration avec Alain Buzzacaro d’Octo Technology une formation de 2 jours d’algorithmique, d’analytique et de code pour les tops managers mais tout le monde est le bienvenu ! L’idée est d’apprendre à coder pour mieux décider.

    MyDigitalWeek : Est-ce que tout le monde est capable de coder ? Est-ce finalement le code est le langage universel du futur ?

    Aurélie JEAN : Le code est par définition un langage formel universel car il s’écrit avec une syntaxe en anglais que tous les développeurs comprennent à travers le monde. On n’a pas besoin d’être bilingue en Anglais pour apprendre à coder. Je pense que tout le monde peut apprendre à minimum à coder comme apprendre une langue naturelle comme l’Anglais. Cela étant dit, tout le monde ne peut pas être développeur, mais comme je dis souvent on apprend à écrire des analyses de textes et des essais au Lycée on ne devient pas pour autant tous des journalistes ou des écrivains !

     » La pluralité des visions dans la réflexion et le développement des outils numériques, permettra de créer une société inclusive technologiquement « 
    Aurélie JEAN, Docteur en Sciences et Entrepreneuse

     

  • Comment survivre au « Far West Digital »

    Survivre au « Far West Digital » grâce au DevOps

    Par Yann Guernion, Product Marketing Director d’Automic

    37 millions soit le nombre de consommateurs qui ont fait un achat en ligne en 2016 et les tranches d’âge 25-34 et 34-44 sont celles qui consomment le plus en ligne. Selon la Fevad, l’année dernière, ces cyberacheteurs ont dépensé environ 2 000€ par personne pour une moyenne de 28 transactions. Dans un monde économique en plein bouleversement, les retailers traditionnels font face à la concurrence de géants du commerce en ligne, tels qu’Amazon ou encore Alibaba, pour ne citer qu’eux. En 2016, le chiffre d’affaires d’Amazon s’élevait à 136 milliards de dollars (en hausse de 27% par rapport à 2015) contre 23 milliards pour Alibaba en hausse de 56% en un an. Pourtant, s’ils dominent le secteur, les deux entreprises ont toutefois des modèles économiques sensiblement différents : Alibaba se positionnant comme une pure marketplace, tandis qu’Amazon a plutôt une logique de retailer.

    Pour les enseignes de la distribution, si l’e-commerce constitue une importante manne financière et un véritable relai de croissance, elles doivent néanmoins faire face à la pression de ces géants tout en répondant aux nouvelles habitudes d’achat des consommateurs. Ces derniers recherchent de nouveaux services hybrides, allant de la livraison à domicile au retrait en magasin en passant par le point relais. Face à ces nouveaux usages, les marchands ont pour principal défi de multiplier les points de contact avec les consommateurs en leur proposant une offre unifiée et en améliorant leur expérience d’achat. Charge à eux, donc, de développer et faire évoluer le patrimoine applicatif qui supportera ces nouveaux services orientés client.

    Un héritage IT lourd dans la grande distribution

    Cette séparation a souvent été renforcée par le rachat d’acteurs du e-commerce, qui a permis aux enseignes traditionnelles de s’implanter plus rapidement en ligne et ainsi rattraper leur retard sur des concurrents 100% numériques. Exemple des Galeries Lafayette qui ont racheté, en 2016, Bazarchic, start-up spécialisée dans les ventes privées de grandes marques, consolidant ainsi leur dynamique d’ouverture de nouveaux canaux d’accès aux consommateurs. La même année, Walmart, distancé par Amazon, a acquis, la start-up Jet pour 3,3 milliards de dollars. Carrefour, a également avalé RueDuCommerce pour appuyer son réseau de près de 6000 magasins physiques.

    S’il a le mérite du pragmatisme, le concept d’informatique « Bi-Modale » trouve néanmoins ses limites puisqu’il favorise la multiplication des systèmes et des méthodes. Sa pérennisation sur le long terme expose donc les entreprises à une informatique « Multi-Modale » organisée en silos étanches, ce qui reste peu propice à supporter les contraintes d’une véritable stratégie omnicanal.

    En effet, dans une perspective omnicanal, l’objectif des enseignes n’est pas de se transformer en pure-players. Elles doivent capitaliser sur leurs points de vente physiques tout en développant une offre périphérique pour répondre aux nouveaux besoins et usages des consommateurs. Donc il s’agit bien de s’appuyer simultanément et d’intégrer les systèmes « online » et l’informatique magasin.

    C’est le cas notamment de BUT, le spécialiste de l’ameublement, qui a entamé il y a 3 ans une refonte de son SI pour transformer ses points de vente. Dans le cadre de sa stratégie omnicanal, le groupe souhaite pouvoir identifier le client au point d’entrée, quel que soit son emplacement (physique ou online). Pour cela, BUT a mis en place sa démarche de transformation numérique en s’appuyant sur DevOps.

    Répondre aux enjeux marché grâce au DevOps
    L’idée fondatrice derrière DevOps consiste à rapprocher développeurs et équipes de production dans une démarche plus agile, s’appuyant sur des processus plus fluides. Une agilité indispensable pour accélérer la livraison de nouveaux services digitaux et améliorer la compétitivité des entreprises sur des marchés en mutation rapide. L’adoption de DevOps génère des bénéfices tangibles, selon le cabinet IDC, 50% des entreprises ayant mis en place DevOps ont un cycle de mise en production d’applications inférieur à deux semaines. Pour celles qui ont délaissé DevOps, moins de 30% d’entre elles peuvent prétendre à un délai de moins de deux semaines.

    Notamment la forte adoption des technologies Big Data dans le domaine de la distribution promeut implicitement DevOps. Les approches projet habituellement utilisées s’avèrent en effet particulièrement inefficaces puisque d’un côté le volume énorme des données empêche la duplication dans un environnement de test, et de l’autre, la forte pression des métiers limite le temps imparti à la qualification. Il n’y a de ce fait plus matière à séparer les équipes Développement et Opérations lorsque vous ne pouvez valider la pertinence de vos algorithmes marketing qu’une fois en production.

    Pourtant l’augmentation des cadences de changement dans le code des applications n’est pas sans risques sur la qualité des services proposés aux clients. L’automatisation et l’orchestration de la chaîne de livraison des applications constitue ainsi une des clés de la réussite pour DevOps. Sans automatisation, l’accélération du rythme du changement est synonyme d’erreurs humaines, goulets d’étranglement, retards et mise à jour catastrophiques.

    Automatiser, automatiser et encore automatiser
    Il reste encore beaucoup à faire dans l’orchestration de la chaine de livraison des applications. Si la plupart des équipes informatiques sont aujourd’hui plus productives grâce à des outillages spécifiques, l’automatisation reste compartimentée, notamment par domaine technologique (mainframe, ERP, systèmes ouverts, web). Cette approche s’appuyant sur des « ilots d’automatisation » et renforcée par le contexte « Multi-Modal » empêche une livraison fluide et continue des applications depuis le développement jusqu’à la production. En outre, le fonctionnement en silos complique fortement l’intégration nécessaire des différents systèmes animant l’expérience omnicanal.

    Ce n’est donc pas le manque d’outillages, mais plutôt l’absence d’automatisation de bout-en-bout, qui peut mettre en péril les initiatives DevOps. En un sens, trop d’automatisations tue l’automatisation et empêche d’atteindre le nirvana applicatif promis par DevOps : la livraison continue des changements ou « continuous delivery ».

    L’innovation est de plus en plus la clé du succès et de la compétitivité dans le vaste champ de bataille que constitue la distribution. Le cabinet d’analyse Gartner qualifie l’environnement économique actuel de « Far West Digital ». Dans ce contexte de ruée vers l’or, ce sont les enseignes qui mettront à disposition de nouveaux services les premières qui retireront tous les bénéfices, les autres se contenteront des miettes. Ainsi l’adoption de DevOps va tendre à se généraliser, avec en ligne de mire, la mise à disposition continue de nouveaux services basés sur des technologies comme le Big Data, l’intelligence artificielle ou encore l’internet des objets. Alors, pas de doute possible, « go west », et mieux vaut être du voyage !

    Les enseignes traditionnelles qui s’appuient le plus souvent sur un système informatique historique peu agile, mettent généralement en place une séparation nette entre les équipes online et traditionnelles. Cette segmentation des projets a été largement décrite par le cabinet Gartner comme relevant du principe de l’informatique « Bi-Modale ». L’objectif principal consiste à isoler les activités innovantes de façon à ce qu’elles ne soient pas ralenties par les activités historiques, évoluant à un rythme plus lent.