Catégorie : consommation

  • #ETUDE – Le grand retour du magasin

    Portrait-robot de l’enseigne qui répondra aux besoins des Français entre 2023 et début 2024

    Une étude réalisée en partenariat avec la Paris Retail Week,
    Havas
    Commerce et CSA Research.

    Après la pandémie, le contexte de guerre, c’est la crise de l’inflation qui frappe
    l’économie du commerce mondial et la seule certitude réside dans le fait que nous
    sommes désormais dans un monde incertain.
    De nouveaux comportements émergent de cette accumulation de contraintes ainsi
    que des contextes inédits.
    Sur tous les continents et dans tous les pays, les mêmes tendances se dessinent

    2023, l’inflation a atteint un niveau jamais vu en France

    Les consommateurs ont dû adapter leurs comportements d’achats de produits
    alimentaires. Les Français optimisent leur budget en recherchant davantage les
    meilleurs prix et promotions et n’hésitent pas à changer leur quotidien en faisant
    preuve de sobriété dans leur quotidien. Les enseignes se doivent de valoriser leur
    image prix et promo, considérée comme très importante par les Français dans le
    choix du lieu d’achat.
    Les Français attendent toujours des mesures fortes de la part des enseignes et des
    politiques pour défendre leur pouvoir d’achat car ce sentiment de perte de pouvoir
    d’achat, notamment du fait de l’inflation de l’essence, du gaz et de l’électricité, les
    suivent au quotidien.

    Pour comprendre l’impact réel de tous ces évènements l’étude s’est basée sur trois
    grands piliers :
    1- Le pouvoir d’achat 
    2- le comportement d’achat 
    3- Les Français et les grandes enseignes 

    Des Français affectés par une forte baisse de pouvoir d’achat

    Environ 71% des citoyens français présentent un état d’esprit nettement défavorable,
    dont 38% qualifient cet état d’esprit de morose, et 34% manifestent de la méfiance
    en ce qui concerne leur pouvoir d’achat. De plus, un grand nombre perçoit le climat
    économique et politique comme étant très largement négatif, avec une proportion de
    88%.
    Une sensation généralisée de diminution du pouvoir d’achat prévaut, principalement
    en raison de l’augmentation de l’inflation et du gel des salaires. Par rapport à l’année
    2022, la situation s’est encore dégradée, avec 94% des personnes considérant que
    l’inflation a progressé en juin 2023, par rapport à 72% en mars 2022.

    La hausse des prix des produits alimentaires impacte fortement le pouvoir d’achat,
    touchant ainsi 66% de la population, tandis que la hausse des coûts de l’énergie a un
    effet secondaire sur 30% des individus.
    Dans l’ensemble, huit Français sur dix doivent gérer un budget familial restreint, et
    pour un quart d’entre eux, cette contrainte budgétaire est particulièrement intense. La
    perception de l’augmentation des prix est généralisée dans tous les secteurs,
    notamment dans l’alimentation, l’énergie, les loisirs et les voyages.

    Comportements d’achats
    Les achats physiques toujours très majoritaires avec une forte recherche de
    prix

    L’achat en magasin physique demeure la pratique courante et n’est pas altéré par la
    croissance des commandes en ligne et le retour aux petites enseignes locales. Les
    achats physiques offrent la possibilité de toucher ou d’essayer les articles (67%) et
    de repartir immédiatement avec ses achats (51%).
    Une confiance solide reste un moteur important pour les achats en magasin (45%).

    Les Français et les grandes enseignes
    Le prix, le prix, le prix…

    Environ deux tiers des Français optent pour les supermarchés lorsqu’ils effectuent
    leurs achats alimentaires, toutefois, leur choix d’enseigne varie en fonction de la
    recherche du meilleur prix.

    En conclusion
    Dans le domaine des achats, malgré l’essor du commerce en ligne, les achats en
    magasin reviennent en force.
    C’est le grand retour du magasin avec toutes ses qualités qui sont à nouveau
    plébiscitées :
    ● « pouvoir toucher les produits »
    ● « repartir immédiatement avec le produit dont j’ai besoin »
    ● « je suis plus en confiance »

    Si les consommateurs accordent une importance particulière sur les prix, la
    préoccupation qui vient juste après est le soutien aux agriculteurs, la promotion de la
    fabrication française.
    Les Français cherchent des solutions à court terme certes
    mais s’engagent à consommer pour le futur (souveraineté industrielle, bio,
    écologie…). La solidarité est une des valeurs clé de cette période économique
    compliquée, notamment avec les plus âgés.

    En somme, la baisse du pouvoir d’achat influence toujours plus les habitudes de
    consommation des Français, privilégiant les achats physiques et la recherche de prix
    compétitifs, tandis que les préoccupations environnementales et l’engagement des
    enseignes suscitent un débat croissant.

  • Les marques mondiales les plus valorisées en 2023

    Les 100 marques les plus valorisées dans le monde 

    Le classement Kantar BrandZ Top 100™

    Cette édition 2023 du classement Kantar BrandZ™ des 100 marques les plus puissantes au monde, établi selon leur performance financière et l’avis des consommateurs, souligne la résilience des marques du quotidien, tout comme celle du luxe et de l’exceptionnel : ainsi, les secteurs alimentaire & boissons, fast food et luxe représentent plus de la moitié des 20 marques dont la valeur croît le plus fortement cette année. Ces marques se distinguent dans un contexte de réajustement des marchés financiers qui entraine une baisse de la valeur du Top 100 de 20%.

    1 – Louis Vuitton est désormais la 8ème marque la plus puissante au monde selon le classement mondial Kantar BrandZ Top100™

    Après être entrée dans le cercle très fermé des 10 marques les plus valorisées au monde en 2022, la marque phare du groupe LVMH affiche désormais une valeur de marque de 124,8 milliards de dollars. Jamais une marque européenne n’avait accompli cette performance dans l’histoire du classement BrandZ Top100, lancé en 2006. En déclinant son célèbre monogramme sur ces produits, à l’occasion de partenariats et de plus en plus dans le métavers, la marque Louis Vuitton présente une forme de cohérence et de stabilité pour ses clients, ce qui lui permet de mieux résister.

    2 – Le pouvoir de résilience des maisons de luxe françaises

    A l’instar de Louis Vuitton, les maisons de luxe françaises font preuve d’une forte résilience. Il ne s’agit pas seulement d’une spécificité sectorielle puisque la valeur des marques françaises du Top Luxe résiste et est stable par rapport à 2022, tandis que les maisons de luxe étrangères voient leur valeur cumulée reculer de 24%. Plus ancrées dans la durabilité que la moyenne des marques du classement, elles sont avantagées quand les temps sont plus difficiles. C’est particulièrement le cas de Chanel dont la valeur progresse de 6% (+14 place, 31ème position) et de Dior (+9%).

    3 – Les marques du quotidien résistent mieux

    Les marques des catégories alimentaires et boissons, ainsi que les fast-foods, sortent également leur épingle du jeu (seulement -3% et -4% vs -20% pour l’ensemble du classement). Plus particulièrement, Pepsi et Fanta voient leur valeur progresser de 17% et 15%, tandis que la valeur de Lay’s et de Burger King croît de 8%. On retrouve également ces marques parmi les nouveaux entrants et les retours dans le classement : c’est le cas de Nongfu Spring, une marque de boissons chinoise qui intègre la première fois le Top 100 à la 81ème place, mais aussi de Pepsi et de Red Bull qui reviennent aux 91ème et 93ème places.

    4 – Les marques du BrandZ Top 100™ face à un risque réputationnel lié à la RSE

    Les marques du Top 100 sont sensiblement plus nombreuses à ne pas être définies par leur caractère responsable. Pour l’instant, les marchés financiers les valorisent pour d’autres raisons, d’où leur présence dans le classement, mais cela ne semble pas une stratégie durable. Selon une analyse Kantar, la responsabilité des marques compte déjà pour 45% de la réputation des entreprises et les marques qui n’en tiennent pas compte prennent un risque. C’est d’autant plus vrai avec le développement des critères ESG dans l’évaluation des entreprises par les financiers, comme nous l’avions vu à l’occasion d’un travail commun avec la Société Générale. D’un point de vue consommateurs également les choses évoluent rapidement à mesure que les marques prennent la parole sur le sujet et que les perceptions se construisent : depuis 2014, les niveaux d’association à la responsabilité ont presque doublé.

    5 – La force de la relation entre les marques et les consommateurs comme gage de pérennité

    L’analyse du classement Kantar BrandZ™ 2023 confirme une nouvelle fois qu’il est important d’investir pour construire des marques fortes. Selon une analyse Kantar récente, la valeur de marque représente 30% de la valeur corporate en 2023. En cette période d’inflation, cela signifie construire des marques qui justifient leur prix aux yeux des consommateurs par une valeur suffisante : les marques du Top 100 qui le font résistent mieux cette année et celles qui progressent en l’espace de quatre ans sur cette dimension voient leur valeur progresser deux plus vite que celles qui régressent (+67% vs +33%).

    Anne-Lise Toursel, Head of Brand, Media & Creative chez Kantar France, déclare « Malgré un recul, les résultats de cette année s’inscrivent dans la continuité de la croissance à long-terme de la valeur des marques, qui a débuté après la crise financière mondiale de 2008 et qui s’est poursuivie jusqu’au début de la pandémie en 2020. A l’inverse des perceptions des marchés financiers, par nature plus volatiles, les perceptions des consommateurs se maintiennent à des niveaux élevés et les marques les plus puissantes au monde restent toujours aussi bien considérées. Les leçons sont claires : un investissement marketing efficace et une réflexion à long terme sont essentiels pour maximiser les perspectives de croissance de votre entreprise. Les marques qui investissent systématiquement dans la construction de liens solides avec les consommateurs sont aujourd’hui bien mieux placées pour naviguer dans les conditions volatiles actuelles et offrir une plus grande résilience à leurs actionnaires. »

    Les 10 marques les plus puissantes au monde selon le classement BrandZ™ Top 100 2023

    Les 11 nouvelles marques du classement

    Autres faits marquants du rapport BrandZ Top 100 2023

    • Malgré un recul de la valeur cumulée du classement, les 100 marques les plus puissantes au monde selon Kantar voient leur valeur progresser de 47% par rapport à la période pré-COVID (2019).
    • A l’instar du podium 2023 constitué d’Apple, de Google et de Microsoft, les USA dominent toujours le classement en valeur cumulée (75% du top 100), portés par les secteurs technologiques.
    • 16 marques voient leur valeur progresser, à contre-courant de la tendance, Airtel (76ème place, +24%) et Pepsi (91ème place, +17%) étant celles dont la valeur croît le plus.
    • 11 marques intègrent ou réintègrent le classement : il s’agit de marques de secteurs et d’origines très variés comme Shein (70ème) et Nongfu Spring (81ème), des marques chinoises de mode et de boissons, BCA (74ème) une banque indonésienne, Pepsi (91ème), la célèbre marque de soda américaine ou Sony (99ème), la marque technologique japonaise.
    • Des exemples des marques résilientes, voir en progression, existent quel que soit le secteur : Airtel (+24%, télécoms), Pepsi (+17%, boissons), Costco (+8%, distribution), Aramco (+7%, énergie), Chanel (+6%, luxe), TikTok (+2%, média et divertissement), Oracle (+2%, technologie B2B)

    Anne-Lise Toursel ajoute « Pour se développer, les marques doivent continuer à investir dans la construction de la marque, la diversification des produits et des marchés. Les résultats de cette année montrent clairement que, même dans l’environnement macroéconomique actuel, il reste possible de trouver de la croissance dans n’importe quelle catégorie et n’importe quel territoire si on établit et/ou on maintient des liens solides avec les consommateurs. L’analyse de BrandZ prouve que la différence perçue est un élément prédicteur de la croissance des parts de marché ; promouvoir les points de différence, les faire connaitre et les rendre plus pertinents pour les consommateurs renforcera la valeur de la marque à long terme. »

    En résumé 

    Les enseignements clés du classement 2023 Kantar BrandZ TOP100 TM

    • Après être entrée dans le top 10 en 2022, Louis Vuitton devient la 8ème marque la plus puissante au monde, valorisée à 124,8 milliards de dollars.
    • C’est une véritable performance alors que la valeur du top 100 baisse de 20% en l’espace d’un an, une évolution qui reflète un réajustement des marchés financiers après une vague d’optimisme post-COVID.
    • A l’instar de Louis Vuitton, les marques de luxe françaises se distinguent par leur résilience dans un contexte difficile : la valeur de Chanel progresse ainsi de 6% et gagne 14 places pour arriver en 31ème position tandis que celle de Dior progresse de 9%.
    • Également, les secteurs des boissons et de l’alimentaire, et les enseignes de fastfood, sont également très résilients cette année, avec des évolutions sur un an de -3% à -4%.
    • Enfin, Apple conserve la 1ère place du classement pour la 2ème année consécutive, valorisée à 880,5 milliards de dollars.
  • Seulement un tiers des Français fait confiance aux recommandations des influenceurs

    Et 70% des Français ont une mauvaise image des influenceurs…

    Les zOOms de l’Observatoire Cetelem analysent les modes de vie et proposent d’explorer un grand thème en trois temps, sollicitant l’avis des Français au travers de trois vagues de sondage. Les zooms viennent ainsi compléter et enrichir le dispositif d’observation et d’études existant de l’Observatoire Cetelem.

    Alors que l’Assemblée Nationale vient d’adopter un projet de loi visant à réglementer les activités des influenceurs, les zOOms de l’Observatoire Cetelem, accompagnés par Harris Interactive, s’intéressent dans ce deuxième volet d’enquête de la thématique « Les réseaux sociaux, pour le meilleur et pour le pire » à l’image qu’ont les Français des influenceurs et à leurs impacts sur la société et les modes de consommation.
    En résumé :

    • 61% des Français considèrent que les réseaux sociaux exercent une forte influence sur la société, un chiffre qui atteint les 71% chez les 15-24 ans

    • 70% des Français ont une mauvaise image des influenceurs. Les 15-24 ans sont la seule tranche d’âge a en avoir une image plus positive (50%) que négative (42%). Un métier qu’ils aimeraient même exercer pour 50% d’entre eux.

    • Une minorité de Français (30%) indiquent faire confiance aux recommandations produit des influenceurs dans le cadre d’un partenariat avec une marque. Pourtant, 1 personne sur 3 (34%) affirme avoir déjà découvert un produit grâce à un influenceur, et 1 sur 4 (24%) l’avoir même acheté
    • Presque 8 Français sur 10 cherchent à éviter au maximum les publicités sur leurs réseaux qu’ils vivent comme une nuisance (78%).

    • Pour plus de 6 Français sur 10 (63%), la « désinfluence », le fait de déconseiller certains produits peu responsables, est une démarche vertueuse dans le contexte actuel d’inflation et de surconsommation

    Les réseaux sociaux : un miroir déformant de la société

    Une courte majorité des Français (52%) estime que les réseaux sociaux représentent un reflet fidèle de la société. Un regard mitigé qui se retrouve chez la plupart des générations. Aussi, même chez ceux qui se rendent sur les réseaux sociaux quotidiennement, pas moins de 40% trouvent que ceux-ci reflètent mal la société française en général. Pour les Français, les réseaux sociaux ne représenteraient donc pas la « vraie vie ».
     En revanche, 6 Français sur 10 (61%) considèrent que les contenus présents sur les réseaux sociaux exercent une forte influence sur la société. Un avis qui est encore plus partagé par les jeunes de 15-24 ans (71%).Selon les Français, l’influence des réseaux s’exerce autant sur les goûts et modes de consommation (61%) de la population que sur les idées et opinions politiques (59%). Plus de 4 Français sur 10 (44%) ont le sentiment de faire partie d’une « communauté d’intérêt » sur les réseaux sociaux.
    Pourtant, leur opinion sur ces communautés est paradoxale : si pour 2/3 d’entre eux (66%) celles-ci permettent des rencontres avec des personnes partageant les mêmes centres d’intérêt, seuls 45% estiment que ces rencontres peuvent déboucher sur de réelles amitiés. Et ils sont 57% à affirmer qu’elles peuvent avoir pour effet d’isoler les personnes dans leurs propres idées et représentations. Les réseaux sociaux et les communautés d’intérêt qui les animent occupent donc une position mixte aux yeux des Français, entre ouverture sur le monde et repli sur soi.

    Une méfiance généralisée vis-à-vis des influenceurs…

    Alors que les activités des influenceurs devraient être prochainement réglementées, ces derniers pâtissent d’une image défavorable auprès des Français : 70% déclarent en avoir une mauvaise image, et seuls 20% en ont une bonne image. Seuls les 15-24 ans manifestent une opinion plus souvent positive (50%) que négative (42%) à l’égard des influenceurs.

    Pour les Français, le succès d’un influenceur ou d’une influenceuse tient d’abord à sa façon de se mettre en scène (47%), un élément qui devance le contenu publié en lui-même (35%), quasiment au même niveau que la beauté physique (34%). Par ailleurs, être influenceur est perçu comme un métier à la fois rémunérateur (81%) et, dans une moindre mesure, relativement facile à exercer (59%). Cette activité semble, néanmoins pour eux, difficilement apporter de la stabilité financière (34% seulement) et se positionne au final assez loin de leurs aspirations : seule une minorité d’entre eux (21%) auraient aimé faire ce métier, et ils sont encore moins nombreux à l’envisager pour leurs enfants (16%). L’âge est encore ici déterminant dans la manière de voir le métier d’influenceur : ainsi, 50% des 15-24 ans indiquent une appétence pour ce statut. Ils sont 36% chez les 25-24 ans et…4% chez les 65 ans et plus.

    Les Français affichent par ailleurs une confiance limitée dans les recommandations des influenceurs, qu’elles soient inscrites dans le cadre d’un partenariat avec une marque (30% de confiance) ou non (36%). Une méfiance qui ne rime pas pour autant avec indifférence puisque 1 Français sur 3 (34%) indique avoir découvert un produit par le biais d’un influenceur et 24% en avoir déjà acheté un après l’avoir vu dans une publication. Lorsqu’ils souhaitent acheter un produit sur Internet, les Français sont cependant attentifs aux avis des autres consommateurs disponibles sur les réseaux : 73% d’entre eux consultent les avis sur les produits de la marque, dont 42% qui en tiennent compte.

    La défiance affichée des Français à l’égard des influenceurs ne les empêche pas de consulter leurs contenus, notamment pour préparer leur repas : 47% de la population indique avoir déjà consulté sur les réseaux sociaux des contenus liés à la cuisine. Les autres domaines ne sont pas en reste : culture (43%), voyages (39%), sport et fitness (38%), sorties (35%) ou encore décoration (35%).

    Concernant les publicités visibles sur les réseaux sociaux, elles apparaissent très largement comme une nuisance (78%), voire comme une « forte nuisance » (31%). Ces publicités représentent la plupart du temps une gêne aux yeux d’une majorité d’utilisateurs (64%), qui estiment qu’elles correspondent rarement ou jamais à leurs goûts personnels (73%), ou à leurs besoins du moment (76%). Seuls 20% avouent qu’elles leur font envie et les incitent à dépenser leur argent. Face à cette nuisance, plusieurs stratégies sont employées : certains cherchent à éviter les publicités en les masquant (44%), quand d’autres les laissent passer sans y prêter attention (46%). Seuls 10% indiquent les regarder. Des chiffres déclaratifs qui sous-estiment probablement l’impact réel de ces publicités sur leur public.

    « Désinfluence », la bonne influence ?

    Le phénomène de « désinfluence », le fait de déconseiller certains produits peu responsables, est jugé de manière ambivalente par les Français. Si pour 75% d’entre eux, la désinfluence est une nouvelle forme d’influence, 64% y voient un contre-pouvoir aux influenceurs et 63% considèrent que c’est une pratique vertueuse dans le contexte actuel d’inflation et de surconsommation (63%).

    « Bien qu’un climat de méfiance se soit installé en France vis-à-vis des influenceurs, ces derniers bénéficient d’une certaine aura auprès des plus jeunes et impactent réellement les choix de consommation aujourd’hui. Conscients du pouvoir d’influence des réseaux sociaux et des risques liés à leur utilisation, la Gen Z éprouve un attrait pour le métier d’influenceur qui pourrait voir son image redorée avec le vieillissement de la population », commente Flavien Neuvy, Directeur de l’Observatoire Cetelem.

    Le rapport complet ici 

  • Comment le Web3 et l’IA vont-ils impacter le commerce et la relation client ?

    Comment le Web3 est-il en train de créer les marques de demain ?
    Comment va-t-il aborder la relation clients dans le futur ?
    Les IA génératives sont-elles capables de dessiner de nouveaux produits ?
    Le véhicule de demain permettra-t-il d’effectuer des achats selon la localisation ?
    Décryptage lors de la visio-conférence « Commerce Reloaded » du 20 avril organisée par l’Echangeur BNP Paribas.

    1 – La puissance communautaire du Web3 utilisée par les marques

    Autour du Web3, les initiatives des marques et enseignes se démultiplient. Sur le top 100 des plus grandes marques mondiales, 43 ont lancé des initiatives Web3 en 2022. Ces initiatives ont généré plus de 100 millions de dollars en chiffres d’affaires par la vente de NFTs. De nombreuses marques se sont lancées afin d’accroître leur notoriété, tandis que d’autres ont cédé de peur de rater le train Web3.

    La puissance communautaire est essentielle dans le succès des projets liés au Web3. C’est ce qu’a très bien compris un acteur comme Nike, avec l’acquisition du studio RTFKT en décembre 2021. Le géant de l’Oregon a ainsi pu accéder à une communauté puissante du Web3, lui permettant de se construire rapidement une légitimité dans cet écosystème. Pour Benoît Pagotto, l’un des cofondateurs de RTFKT, les marques doivent arrêter de parler de consommateur, un terme à abolir dans le Web3. Il ne s’agit plus de vendre un produit ou service à un client, mais de faire en sorte qu’il devienne un membre de la communauté et donc de la marque ou du produit. La marque et la communauté ne font plus qu’un dans cet écosystème.

     

    La vente de NFTs brandés Nike comme les Monoliths ont ainsi généré plus de 185 millions de dollars de revenus complémentaires.

     


    Avec le Web3,
    les marques et enseignes deviennent plus que jamais des médias. Ils doivent avoir la capacité de déployer le bon « storytelling » nécessaire à la création de la communauté. C’est le premier lien entre la marque et son audience.

    Par exemple, la marque de vêtements Wrangler s’est associée avec d’autres marques (Gucci, Puma et Gap…) pour être plus crédiblent dans le monde du Web3.

    Le Web3 va impacter une multitude de secteurs et redéfinir la relation client des prochaines années. Mais se lancer dans le Web3 en 2023, c’est accepter l’échec. Il faut avoir une volonté d’apprentissage, tout étant encore en construction. Les marques doivent y donc aller avec un esprit ouvert. Le meilleur moyen de comprendre ce que peut impliquer le Web3 dans le commerce de demain, c’est de l’expérimenter par soi-même.

    2 – Le « in-vehicle commerce » : la transformation du monde de l’automobile vers celui du serviciel

    Les acteurs du secteur doivent définir des choix importants concernant les technologies installées dans le véhicule : faut-il pactiser avec les géants de la technologie, ou devenir soi-même une « software company » ?

    Dans ce contexte, le commerce embarqué, ou « in-vehicle commerce », est en train d’émerger. 600 millions de véhicules connectés devraient générer 537 milliards de dollars de transactions d’ici à 2030. En particulier, la valeur des paiements à bord des véhicules devrait atteindre 1 milliard de dollars en 2023, contre moins de 100 millions de dollars en 2020.
    Aujourd’hui, les constructeurs automobiles accélèrent le développement des services de paiement à bord des véhicules afin de tirer parti de l’émergence du commerce embarqué. Sur le salon NRF 2023, Qualcomm proposait par exemple sa solution de commerce embarquée basée sur Snapdragon, avec une offre permettant au conducteur d’acheter différents services ou produits selon sa localisation.

    « Les marques peuvent bénéficier du commerce embarqué de plusieurs façons.
    1 –
     Offrir la possibilité d’atteindre les consommateurs sur un nouveau marché encore inexploité.
    2- Entrer en contact avec leurs clients d’une manière plus personnelle et pratique.
    3 – Fournir des services et des produits adaptés aux besoins spécifiques des consommateur « conducteurs »
    4-  Renforcer l’engagement des marques auprès des clients, et établir avec eux des liens plus solides » précise Nicolas Diacono, Responsable technologie & innovation chez l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance.

    3 – Smart commerce, Social commerce, digital media… L’expérience client sous le prisme de l’omnicanalité

    Selon Gartner, d’ici 2026, chaque individu devrait  passer 25 % de son temps dans des écosystèmes virtuels immersifs ou métavers, que ce soit pour se former, étudier, socialiser, consommer ou se divertir.

    Aux États-Unis, la start-up Disruptel a développé un assistant vocal qui va pouvoir faire le lien entre la requête vocale du téléspectateur et ce qu’il se passe à l’écran. Lors de la prochaine Coupe du monde de football, un fan pourra commander en direct le maillot de son équipe favorite, ou bien acheter la boisson que boit son joueur préféré. Le placement de produits dans les séries, les films, les publicités dans les stades, va pouvoir prendre une nouvelle dimension. Tout le processus d’achat a lieu grâce à la reconnaissance vocale, une nouvelle preuve de l’impact de l’intelligence artificielle dans le quotidien des consommateurs.

    Le fantasme du frigo intelligent tend enfin à devenir une réalité. Samsung a, par exemple, lancé un nouveau réfrigérateur qui permet de commander sur Amazon tout en regardant des idées de recettes sur TikTok. À date, cela peut paraître très gadget, voire inutile, mais avec l’avènement du commerce ambiant, il est plus que probable qu’une partie des consommateurs se laisse tenter par ce nouveau support de consommation.

    Concernant le magasin physique, il est devenu un hub pour la collecte de données, à l’instar d’un site Internet. Pour les marques, il s’agit de pouvoir déterminer quels produits vendre, comment vendre plus, comment attirer l’attention des consommateurs, comment générer du trafic dans le magasin physique.

    En parallèle de cette quête de l’efficience, le digital média semble reprendre la main sur l’expérience client. Le magasin new-yorkais de JD en est une illustration parfaite : des écrans disposés partout permettent de servir la mise en avant des produits et créer un véritable storytelling autour de la performance sportive grâce à la technologie. Le magasin se transforme en média à part entière, tout comme dans les rues new-yorkaises ou parisiennes. Les prémices d’un commerce mêlant mondes virtuels et réels commencent ainsi à émerger.

    Le magasin devient une passerelle pour le commerce omniverse. Celui-ci devra appréhender les codes du gaming et des métavers, tout en gardant à l’esprit une logique d’efficience. Lors de cette décennie, il va continuer sa transformation, se rapprocher des sites e-commerce dans son fonctionnement, pour par la suite, basculer vers les mondes immersifs. Toutefois, le magasin de 2040 devra permettre aux consommateurs de se reconnecter au réel et de créer des liens sociaux : il sera ainsi le hub des multiples dimensions de la consommation et du divertissement.

    4 – L’intelligence artificielle générative, nouvel eldorado ?

    6,5 milliards d’euros d’investissement en 2022. Le monde du retail, comme tous les secteurs, investit énormément dans l’intelligence artificielle pour optimiser plusieurs de ses process tels que la logistique, l’encaissement, le merchandising, l’expérience client… De nouvelles formes d’IA dites créatives ou génératives, qui ne demandent pas de connaissances particulières en codage, pourraient prendre la suite, garantissant plus de créativité.

    Depuis novembre 2022, une déferlante médiatique entoure l’intelligence génératrice ChatGPT, premier produit du laboratoire privé américain OpenAI. Avec 1 million d’utilisateurs en 5 jours dès son lancement au grand public, il est très difficile de passer à côté de cet outil.

    D’autres intelligences artificielles telles que Midjourney, Stable Diffusion ou Dall-E permettent à quiconque de créer des images uniques et hyperréalistes, soit sur la base d’une image, soit en tapant simplement quelques mots dans une zone de texte. 

    Ces nouvelles IA génératives, au fil du temps, sont capables de dessiner de nouveaux produits, mais également des centres commerciaux ou encore des concept stores en intégrant la charte des contraintes de fabrication. Si la marque chinoise de « fast fashion », Shein utilise déjà l’IA pour anticiper les tendances, prévoir les modèles et les changements de la demande des consommateurs, elle pourrait encore accélérer la création de nouveaux modèles grâce à ces nouveaux outils. En février 2023, l’enseigne Carrefour a produit sa toute première vidéo réalisée avec ChatGPT pour répondre à des questions fréquemment posées. Dans cette vidéo de 30 secondes, un avatar s’exprime en français et répond aux questions les plus courantes des clients, comme « Comment manger mieux et moins cher grâce à Carrefour ? ».

    De leur côté, les marketplaces se sont empressées d’étudier la manière dont elles pouvaient intégrer ChatGPT dans leurs offres.

    « Les caractéristiques de l’IA générative deviendront courantes dans les prochaines années, mais il y en aura encore d’autres qui dépassent aujourd’hui notre champ de vision. Il est donc important de rester vigilant quant aux avancées de l’IA pour ne pas manquer les opportunités qui s’offrent à nous. » conclut Guillaume Rio, Responsable tendances technologiques & prospectives chez l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance.

    Pour voir le replay de la conférence cliquez ici ⬇️

  • Évolutions et tendances du commerce en France

    Square dévoile son premier rapport « Évolutions et tendances du commerce » dédié au marché français 

    Une enquête inédite au sujet des effets de la crise sanitaire sur les habitudes de consommation des Français et les défis rencontrés par les secteurs du commerce de détail, de la restauration et de la beauté

    Cette étude révèle comment les détaillants, les restaurateurs et les entreprises du secteur de la beauté continuent d’évoluer et d’adapter leurs modèles économiques à la suite de la crise sanitaire.
    Square a également interrogé un échantillon de consommateurs français pour mieux comprendre leurs attentes et habitudes de consommation. Cette étude met en lumière les opportunités et défis auxquels sont confrontés les commerçants français, et apporte des réponses pour les aider à garder une longueur d’avance.

    La crise de la Covid-19 a eu des impacts majeurs sur les tendances de consommation. Consommateurs et commerçants ont dû rapidement s’adapter à de nouvelles méthodes d’achat et de vente pour respecter les contraintes sanitaires. Depuis la diminution des cas et de l’impact de la Covid-19, ces habitudes tendent à se maintenir, aussi bien du côté des consommateurs que de celui des commerçants.

    • L’impact de la Covid-19 sur le commerce en ligne est révélateur : 22 % des consommateurs interrogés ont indiqué effectuer 11 à 25 % de leurs achats mensuels en ligne et 46 % des consommateurs ont effectué au moins 10 % de leurs achats en ligne.
    • 52 % des personnes interrogées souhaitent que les paiements sans-contact restent en place au sein des magasins physiques dans la vie post-Covid.
    • Au-delà du paiement sans contact, c’est l’expérience globale en magasin qui se dématérialise : 57,9 % des personnes interrogées sont d’accord avec le fait que l’expérience sans-contact a rendu les achats en magasin plus agréables.

    « En France comme partout dans le monde, la crise sanitaire a bousculé les habitudes de consommation et a accéléré la transformation digitale des entreprises. « Le commerce est en évolution permanente et de nombreuses tendances observées pendant la crise sanitaire s’inscrivent dans la durée. Les entreprises ont dû s’adapter en conséquence et les solutions offertes par Square sont autant de réponses à ces problématiques. », déclare Daniel Nicolas, directeur commercial de Square en Europe.
    « L’inflation et le risque de récession sont de nouveaux défis, dans un contexte déjà complexe. Ici aussi, les solutions de Square aident les commerçants de toutes tailles et de toutes industries à prospérer et à étendre leur activité par le biais de lignes de revenus supplémentaires. L’automatisation permet d’alléger les pressions sur les commerçants, et les aide à relever les défis actuels.»

    Diverses activités commerciales ont été impactées différemment selon le secteur d’activité. Les restaurateurs, malgré leur capacité d’adaptation aux nouvelles demandes, restent inquiets pour leur avenir. 44,4 % des restaurateurs s’estiment préoccupés par la survie de leur restaurant au cours des six prochains mois.

    Dans l’ensemble, les restaurants sortent du mode survie et réfléchissent à des stratégies pour pérenniser leurs activités, par exemple en intégrant des solutions d’automatisation. 57,8  % des restaurateurs utilisent plusieurs applications avec intégration partielle ou nulle pour gérer leur activité, ne permettant pas une utilisation optimale de la technologie. Alors que 84,8 % des commerçants interrogés pensent qu’ils font face à une pénurie de main-d’œuvre, l’automatisation peut aider ceux-ci à pallier certaines difficultés éprouvées par manque de personnel. 67,2 % des restaurateurs reconnaissent d’ailleurs le bénéfice d’utiliser une solution d’automatisation intégrée pour mener leur activité au quotidien.

    Les commerçants de vente au détail sont eux aussi préoccupés par la survie de leur commerce au cours des six prochains mois, comme le déclarent 56,5 % des interrogés. Parmi les répondants, 54,7 % citent la concurrence des grandes surfaces, 34,1 % les retards dans la chaîne d’approvisionnement et 33,7 % la rétention du personnel comme les défis principaux auxquels ils sont confrontés. Ces défis sont particulièrement accentués depuis la crise sanitaire et, désormais, avec l’inflation subie par tous.

    La crise sanitaire a cependant poussé les vendeurs à développer leurs stratégies de marketing et de publicité (35,3 %), à établir de nouvelles relations avec les fournisseurs et les partenaires (29,5 %) ou encore à ouvrir une boutique en ligne (27,3 %).
    Bien que les plateformes sociales telles que Facebook, Instagram ou TikTok offrent de plus en plus de fonctionnalités dédiées au commerce, 24,8 % des professionnels du retail n’utilisent pas les plateformes de réseaux sociaux pour leurs ventes. Pour les autres, Facebook (57,7 %) et Instagram (44,4 %) dominent. 

     Le secteur de la beauté semble quant à lui être le moins impacté par la crise sanitaire : 68,8 % des interrogés estiment que leurs réservations sont revenues à la normale. Ce secteur a d’ailleurs su innover et trouver des solutions pendant la pandémie pour maintenir le lien avec sa clientèle : 35,6 % des professionnels interrogés ont commencé à utiliser les réseaux sociaux lors de la crise sanitaire.

    La prise de rendez-vous connaît, elle aussi, des évolutions liées principalement au progrès technologique.
    Depuis quelques années déjà, des plateformes de prise de rendez-vous en ligne ont émergé, simplifiant la démarche et permettant de prendre rendez-vous à toute heure.
    Afin de répondre à la demande des clients, les professionnels du secteur de la beauté sont 32,6 % à proposer une prise de rendez-vous en ligne via leur site Web, 16 % à proposer la prise de rendez-vous via un site tiers et 18,6 % à proposer la prise de rendez-vous via les réseaux sociaux. 84 % d’entre eux voient l’avantage d’utiliser une solution d’automatisation intégrée. Celle-ci permettrait d’ailleurs une plus grande flexibilité, correspondant ainsi aux attentes des clients qui sont 48,5 % à préférer prendre leurs rendez-vous beauté en dehors des horaires d’ouverture, le soir ou le week-end.

     

  • Quelles sont les innovations produits de grande consommation qui ont marqué 2022 ?

    Innovations et produits de grande consommation
    Paris osés, versatilité, perspectives et attentes des consommateurs

    NielsenIQ dévoile ce jour son bilan des innovations produits de grande consommation qui ont marqué cette année 2022. Certains paris osés ont payé, grâce à une vraie proposition de valeur qui a séduit les consommateurs et à l’appui de dispositifs marketing et communication parfaitement affinitaires : le cas Bubble Go en est l’exemple parfait. 

    Vous découvrirez ainsi le TOP 20 des meilleurs lancements 2022 (PGC FLS).  Enfin, en guise de perspective et de prospective, cette étude s’intéresse plus particulièrement à l’innovation et aux attentes des consommateurs en matière de produits de grande consommation: les attentes en matière d’éco-responsabilité, d’achats “plaisir”, “meilleur pour soi”, et bien d’autres tendances sont à découvrir ci-dessous. 

    N°1 : Bubble Go

    Timing de lancement parfait, ciblage précis, proposition de valeur en adéquation avec les attentes des consommateurs, plan marketing et communication sur mesure, Bubble Go a défrayé la chronique avec son lancement. Avec un chiffre d’affaires de 3 Mio € en Hyper et supermarchés, Bubble Go réalise le meilleur lancement en France en 2022. En seulement 16 semaines, ce produit a atteint 4,5% de part de marché valeur (entre P5 et P8 2022), et ce malgré une diffusion modeste. La météo estivale, une campagne de promotion en magasin avec une mise en scène travaillée grâce à la PLV, ont largement participé au plébiscite de ce produit – sans compter de nombreux posts sur les bubble teas partagés par les moins de 30 ans sur les réseaux sociaux. Bubble Go n’est pas le seul à soigner sa communication auprès des jeunes. D’autres marques se sont également appuyées sur des “people” ou influenceurs pour valoriser leurs produits auprès du grand public : PizzaDelaMama est soutenue par Mister V, Yaly Thé Glacé par Gims (co-créateur de la marque). 

    Si pour certaines marques, le succès est au rendez-vous, attention à l’effet “hand spinner”comme le précise David Lecomte. Si innover est un pré-requis, cela ne suffit pas pour durer. L’étude révèle qu’en moyenne, moins d’1 innovation sur 3 est encore présente en rayon 6 ans après son lancement. Seules les 2/3 sont encore en rayon 3 ans après lancement

    L’innovation des PGC : quels paris pour demain? 

    L’étude NielsenIQ fait œuvre de perspective et de prospective sur cette question. Elle révèle que les innovations produit “plaisir” et “meilleur pour soi” ont la faveur des consommateurs en 2022. Seuls 24% des foyers français ont réduit leurs dépenses de produits “plaisir” cette année malgré la crise et l’inflation qui les ont invités à revoir la composition de leur panier et leurs priorités d’achat.

    Le “meilleur pour soi”, notamment en termes de composition nutritionnelle, a également le vent en poupe. En parallèle, la tendance du “meilleur pour la planète”, l’alternative au plastique à court terme et les nouveaux modes de culture à long terme, font également partie des tendances à fort potentiel pour l’avenir (produits durables, agriculture régénératrice ou encore fermes verticales).

    Pour Madrigale Darpas, également Manager Analytique chez NielsenIQ, “ces tendances meilleures pour la santé et/ou pour l’environnement se heurtent néanmoins aux contraintes budgétaires croissantes des foyers français. Même s’il est pertinent de travailler des offres de ce type et plus valorisées, l’enjeu principal sera de trouver le bon rapport prix/bénéfices. Une autre façon de voir les choses consiste à travailler davantage sur la pertinence et la transparence de l’information sur ce type d’offre. Ainsi les foyers ayant les moyens d’aller vers ces produits comprendront mieux pourquoi c’est important de faire cet effort et engendreront un cercle vertueux pour l’entreprise, la planète et la santé”.

     

     

     

  • Retail : quand le ludique s’invite en boutique

    Retailtainment :
    ou comment placer le divertissement
    au cœur de l’expérience client

    Par Benjamin Germain, Directeur Marketing de CENAREO 

    Si la démocratisation de l’e-commerce a profondément chamboulé les habitudes de consommation, le commerce physique doit se diversifier afin de continuer à attirer et fidéliser les consommateurs.
    Pour se réinventer, les points de vente misent sur le retailtainment, une tendance marketing qui s’appuie sur une expérience inédite en magasin alliant divertissement, surprise et innovation. Ainsi, chaque consommateur pourra vivre un parcours d’achat unique et immersif que le digital ne saurait leur offrir.
    Pour se réinventer, les points de vente misent sur le retailtainment, une expérience inédite et immersive pour le client en magasin que le digital ne saurait lui offrir. 

    1- Quand le ludique s’invite en boutique

    Savant mélange du mot retail (commerce) et entertainment (divertissement), le retailtainment consiste à insuffler une dose de divertissement sur le point de vente physique pour immerger le client dans un univers propre à la marque.. Fortement ancré en Amérique de Nord, ce concept a été déployé dans le but de redynamiser les centres commerciaux en chute de fréquentation. En effet, avec l’expansion de l’omnicanalité et plus récemment la crise de la Covid, les consommateurs ont adopté de nouvelles habitudes d’achat, plus simples et plus rapides, sans sortir de chez eux. L’objectif de ce concept est donc d’offrir aux clients une expérience qui dépasse le simple fait d’acheter.
    Une fois sur place, l’attention du consommateur est immédiatement captée, l’attractivité du point de vente le stimule et accroît son intérêt pour la marque. En parallèle, l’action mise en place booste la réputation de l’enseigne, participe à la consolidation de son offre et facilite la décision d’achat de ses visiteurs. Il permet également d’attirer les consommateurs les plus curieux, fidéliser les plus volages et améliorer la relation client avec les plus réticents. En effet, dans un monde dominé par l’hyperconsommation, la qualité d’un produit n’est plus le seul déclencheur de la venue en magasin : le contexte, l’environnement ou encore l’état d’esprit du consommateur influencent grandement son choix. Il s’agit donc d’un véritable levier de croissance et d’acquisition.

    2-  Un concept plébiscité par les retailers

    Avec des stratégies ultra-personnalisées et immersives, le retail crée de belles promesses pour donner envie aux consommateurs de se déplacer. Le point de vente se transforme ainsi en un lieu de vie en adéquation avec l’image qu’ils souhaitent véhiculer. Cette approche constitue un puissant moyen de différenciation face à la concurrence et répond aux attentes des consommateurs en quête de nouvelles expériences.
    Les marques l’ont bien compris, et de nombreuses enseignes se sont emparées du retailtainment. Certaine ont même cultivé le concept, à titre d’exemple la marque Lego. En effet, en plus de pouvoir acheter les derniers produits de la marque, il est également possible pour les familles d’admirer des constructions (personnages ou lieux emblématiques) et des espaces ont été aménagés pour s’exercer soi-même à l’art de la construction et plusieurs tours pick and brick ont été dressés comme un totem afin d’incarner la marque et exposer l’ampleur de son offre. Ainsi, certaines familles vont chez Lego comme si elles se rendaient à une activité, et n’hésitent pas à passer à la caisse pour prolonger la magie une fois rentrées chez elles.
    À l’international, M&Ms a également événementialisé son point de vente. Dans un magasin d’environ 2320 mètres carrés répartis sur trois étages, ses visiteurs sont invités à plonger dans l’univers du célèbre bonbon au chocolat au lait. À ce titre, la marque a installé de nombreux écrans géants  diffusant des animations sur Time Square, elle propose des gammes de produits exclusives en magasin, et a habillé ses murs d’une multitude de tubes remplis de M&Ms pour donner corps à son identité visuelle.
    D’autres chaînes de magasins telles que Nature & Découverte ou IKEA misent depuis longtemps sur l’expérientiel pour séduire leurs clients, notamment par la théâtralisation et la mise en situation.

    3-  Un acteur clé : le digital

    Les générations d’aujourd’hui sont “digital native”, mais surtout insaisissables. Auparavant, les commerces détenaient le pouvoir et les consommateurs suivaient leurs diktats. Aujourd’hui, les nouvelles générations ont totalement inversé la tendance : ce sont désormais aux enseignes de s’adapter à cette nouvelle typologie de consommateurs, avide d’expériences 360° et immersives, donnant du sens à ses achats et qui bouscule tous les codes. Ultra-connectée, elle a le pouvoir d’influer sur la notoriété d’une marque grâce aux réseaux sociaux. Les combats qu’elle mène (LGBT, ouïgour, environnement, stéréotypes …) contraint les enseignes à revoir l’ensemble de leur chaîne de valeurs, sous peine de se faire boycotter. Les nouvelles générations effectuent de plus en plus leurs achats en ligne pour se renseigner sur les valeurs de l’enseigne, voir les avis de leurs influenceurs favoris, vérifier la composition, l’origine du produit, les conditions de fabrication, etc. Pour autant, elles ont tendance à privilégier l’expérience au profit du produit. Un avantage que les retailers ont bien compris et qu’ils ont inclus dans leur stratégie du retailtainment. D’autre part, les écrans et le son sont devenus des éléments nécessaires au retailtainment. Les retailers ont donc besoin de faire appel à des solutions retails media flexibles et facilement déployables sur un grand nombre de points de vente. En effet, l’ensemble des canaux de communication marketing, aussi bien en point de vente qu’à partir de données transactionnelles, démographiques et de navigation en e-commerce vont permettre de pouvoir contrôler le show sur place.

    L’expérientiel est donc indéniablement l’avenir du retail, mais il reste des axes de développement à étudier. Pourquoi ne pas associer les réseaux sociaux pour cibler les consommateurs ultra connectés, au-delà de créer des espaces lifestyle ? Cela permettrait de générer une interaction constante et immédiate entre le point de vente et le canal digital. Filtre Snapchat à l’effigie de la marque, trend TikTok, live Instagram… Les réseaux sociaux offrent une palette de possibilités infinies qui suscite l’intérêt des utilisateurs, implique leur participation et qui va créer un lien d’appartenance avec la marque pour une expérience amplifiée en point de vente et à portée de main.

  • Shrinkflation, cheapflation, promotions… comment la grande distribution lutte contre l’inflation

    Grande Distribution :
    quelles sont les stratégies des enseignes pour lutter contre l’inflation ?

    Selon Tiendeo

    Depuis des mois, l’inflation est l’une des principales préoccupations des consommateurs. Selon le Global State of the Consumer Tracker élaboré par Deloitte, 82 % des Français reconnaissent être très préoccupés par l’inflation. Face à la hausse des prix, les consommateurs modifient leurs habitudes de consommation. Dans ce contexte, la sensibilité au prix est très élevée, et les distributeurs cherchent des moyens d’encourager la consommation.

     Alors que les inquiétudes concernant la perte du pouvoir d’achat gagnent du terrain dans l’esprit des Français, les détaillants disposent de quelques armes pour attirer les consommateurs vers leurs points de vente afin de maintenir la demande actuelle. Tiendeo, la plateforme spécialisée dans la digitalisation des prospectus, a analysé certaines de ces tactiques anti-inflationnistes.

    La  « shrinkflation » : des produits rétrécis, mais au même prix

     Avec la hausse des matières premières et les coûts qui en découlent, une technique de vente fait beaucoup parler d’elle dernièrement : la « shrinkflation ». Il s’agit d’une technique légale utilisée par les distributeurs et fabricants pour réduire la quantité du produit entre 5 et 10%, tout en conservant son emballage et son prix d’origine.

    En d’autres termes, des boîtes de biscuits avec moins de biscuits, des portions de fromage plus petites, etc… Le changement est si subtil qu’il passe parfois inaperçu aux yeux du consommateur. Une technique qui vise à rester compétitif en période d’inflation.

    Qualité ou quantité ? L’autre dilemme de la « cheapflation »

    La « cheapflation » (ou baisse de la qualité des aliments) est un phénomène très récent, qui commence à prendre de l’ampleur, notamment aux États-Unis, qui consiste à substituer certains produits ou aliments par d’autres produits moins chers (alimentaires ou non). Un exemple évident peut être observé avec certains chocolats. Si le produit comporte la légende « aromatisé au chocolat », cela signifie que l’ingrédient original a probablement été remplacé par de l’huile de palme et des arômes artificiels, diminuant nettement la qualité du produit.

    Bien qu’une certaine marge soit sacrifiée, l’objectif principal de cette tactique est d’augmenter le chiffre d’affaires de certains produits. Ainsi, l’industrie des produits de grande consommation parvient à augmenter l’offre de produits et permet aux clients de consommer leurs produits préférés malgré l’augmentation des prix.

     Des campagnes promotionnelles plus agressives 

     À une époque où la sensibilité au prix s’accroît et où le pouvoir d’achat des Français est compromis, les offres promotionnelles sont devenues des « armes » extrêmement efficaces. Pendant la pandémie, nous avons vu comment les consommateurs ont changé leurs habitudes de consommation et ont utilisé le canal digital pour effectuer leurs achats.

    Dans ce nouveau contexte, nous sommes confrontés à un consommateur qui est de plus en plus susceptible de renoncer à ses marques et enseignes préférées afin d’obtenir un prix plus compétitif lors de ses achats. Selon une étude réalisée par Tiendeo et NielsenIQ, 60% des Français choisissent leur lieu de courses en fonction des offres et promotions proposées.

     Ainsi, les promotions sont devenues aujourd’hui un puissant catalyseur de la consommation en raison de leur impact direct sur le ticket de caisse. Les consommateurs souhaitent obtenir des économies directes sur chaque achat effectué, sans devoir envoyer une preuve d’achat (ou autre action) pour bénéficier de ces réductions.

     Les promotions deviendront également plus digitales. Le mode de vie et les habitudes de consommation ont changé au cours des deux dernières années, sous l’effet des confinements et des restrictions sanitaires. Les consommateurs d’aujourd’hui sont de plus en plus digitaux. “C’est un grand avantage et en même temps une opportunité pour les distributeurs, qui peuvent désormais lancer des promotions plus personnalisées en fonction du type de consommateur et de ses habitudes”, explique Henri-Noël Bouvet, VP of Growth chez Tiendeo.

    L’effet des offres promotionnelles pour motiver les consommateurs à se rendre dans les magasins est indiscutable. Comme le souligne Henri-Noël, « En raison de la hausse des prix des produits de base et face à cette nouvelle situation économique, les enseignes multiplient les offres. Si on analyse les données relatives aux offres de Tiendeo pour le premier trimestre de l’année par rapport à la même période de l’année dernière, on constate que les offres des détaillants se sont multipliées par 2,4. Pour les supermarchés, c’est un moyen d’impacter les consommateurs chaque semaine, en les encourageant à venir dans leur magasin plutôt que chez la concurrence« .

    Il existe également une tactique qui consiste à appliquer une promotion sur des produits phares (par exemple l’huile de tournesol, chocolat et sucrerie,..), en ajustant leurs prix et en les plaçant à l’entrée des établissements ou sur la couverture de leurs brochures. Ils servent à attirer l’attention du consommateur pour lui donner envie de venir vers le point de vente. Une fois dans le magasin, il est fort probable que le consommateur achète également d’autres produits.

     Les marques de distributeur : le refuge des consommateurs

     En période d’inflation, les marques de distributeurs sont celles qui ont tendance à augmenter leur demande. En effet, face à l’augmentation des prix, les consommateurs sont encore plus attentifs à leurs dépenses lorsqu’ils font leurs courses et optent pour des produits qui offrent une qualité et des caractéristiques similaires à un prix nettement inférieur.

    « Au cours des 20 dernières années, nous avons connu des périodes de crise plus ou moins importantes, où les marques de distributeurs sont généralement sorties gagnantes, car elles représentent une valeur refuge aux yeux du consommateur. Certains produits offrent des économies de 20 à 40 % par rapport au prix des marques plus commerciales. Cependant, ces dernières semaines, nous avons constaté que même les marques de distributeurs augmentent leurs prix à cause de l’inflation », ajoute Henri-Noël Bouvet.

     

  • Quand 3 Français sur 4 estiment que les marques ont perdu en authenticité

    Le verdict des Français face à la standardisation du shopping 

    Avant la pandémie, nombreux étaient ceux qui pensaient que l’avenir du commerce de détail ferait la part belle à la standardisation des produits et serait largement dominé par quelques acteurs principaux pour chaque catégorie de produits — vêtements et accessoires, mobilier et décoration, hygiène et beauté, alimentation, bijoux, luxe, jouets, papeterie, etc. C’était sans compter sur la crise sanitaire, qui a rebattu les cartes, perturbant les chaînes d’approvisionnement autant que les valeurs des consommateurs, plus attachés que jamais à ce que leurs principes se reflètent dans leurs achats.

    Qu’ont changé exactement les deux années de pandémie dans les critères d’achats et l’expérience shopping des Français ? La standardisation grandissante des produits va-t-elle perdurer, ou l’avenir du shopping sera-t-il plus varié qu’initialement attendu ? Pour répondre à ces questions, Faire, leader mondial de la mise en relation des commerçants indépendants et des marques, et l’institut OpinionWay ont mené l’enquête auprès de 1019 consommateurs français au cours du mois de février 2022. Voici leurs réponses.

    Les Français privilégient les marques locales et responsables après la pandémie

    1 Français sur 2 (49%) déclare accorder plus d’importance qu’avant la crise sanitaire au lieu de fabrication d’un produit avant de l’acheter. 67% des sondés admettent opter davantage pour des produits responsables — 81% se disent persuadés qu’acheter artisanal revient à consommer plus éthique —, et les trois quarts d’entre eux (75%) affirment que soutenir les marques indépendantes est important à leurs yeux. 65% estiment d’ailleurs que les produits proposés par ces dernières sont de meilleure qualité par rapport à ceux des grandes chaines.

    La standardisation des produits, responsable de la perte d’authenticité des marques

    Exprimant leur désir d’avoir accès à une certaine variété dans leurs achats, 67% des Français se plaignent d’avoir moins d’occasions de découvrir des nouveautés, et ils sont 65% à accuser les marques de ne plus faire l’effort de créer des produits originaux. Plus des trois quarts du panel sondé (76%) estiment en outre que les marques ont perdu en authenticité.

    Les consommateurs sont également plus de 7 sur 10 (72%) à juger que les produits disponibles sur le marché ont tendance à se ressembler, pointant ainsi du doigt la standardisation grandissante du commerce. Les catégories les plus standardisées sont les vêtements et accessoires de mode (54%), l’alimentaire (51%), les cosmétiques (produits d’hygiène et de beauté, 40%), le mobilier (37%) ou encore les jouets (33%).

    « La pandémie a grandement contribué à valoriser le commerce local et indépendant auprès des consommateurs français, notamment car il leur permet de mettre la main sur des articles en phase avec leurs principes et leurs valeurs, mais aussi en raison de l’impact qu’ont les marques et commerçants indépendants au sein de nos communautés » commente Olivier Buffon, Directeur International de Faire. « Auparavant, il était plus difficile pour les artisans et petits commerçants d’obtenir la visibilité dont ils avaient besoin pour rivaliser avec les grandes surfaces et autres chaines de magasins internationales. En conséquence, les acheteurs français avaient plus de mal à dénicher la perle rare. »

    Le commerce indépendant de plus en plus populaire face aux grandes chaines et acteurs de proximité

    En 2022 et après deux ans de crise sanitaire, la majorité des Français continuent à privilégier les grandes chaines de magasins pour effectuer leurs achats. C’est principalement le cas en ce qui concerne les denrées alimentaires (62%), les produits d’hygiène et de beauté (56%), le mobilier (54%), la décoration (51%), les vêtements et accessoires (43%), ou encore les jouets (43%).

    Les trois quarts (75%) d’entre eux jugent aussi qu’il est difficile de trouver des pièces uniques, et ils sont jusqu’à 80% à regretter à ce propos le manque de visibilité des commerçants indépendants sur internet. Les consommateurs sondés sont pourtant près de 4 sur 10 (39%) à affirmer que la commercialisation d’un produit par un acteur appartenant à cette catégorie agit comme un levier en vue d’acheter ce dernier.

    « La spécificité des propriétaires de boutiques indépendantes réside dans la possibilité qu’ils ont de rivaliser grâce à leurs gouts et aux sélections qu’ils opèrent. C’est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit d’objets plus personnalisés tels que des bijoux, des accessoires de luxe ou encore de la décoration intérieure » ajoute Olivier Buffon. « Demain, cela pourrait bien le devenir pour toutes les catégories de produits, de l’épicerie aux vêtements en passant par les jouets. »

    Les commerçants indépendants s’adaptent pour séduire des Français guidés par leur instinct

    Comment les Français procèdent-ils à l’heure d’acheter des vêtements, des objets de décoration ou encore des cadeaux ? Le plus grand nombre affirment chercher les produits qui reflètent le mieux leur personnalité et dans lesquels ils se reconnaissent (respectivement 33%, 31% et 19%). Ils sont tout autant à se laisser guider par leur goût et à acheter spontanément ce qui leur plait quand il s’agit d’un objet de décoration (31%), mais légèrement moins pour les vêtements (26%). Ils le sont en revanche sensiblement plus par rapport aux cadeaux (24%).

    86% considèrent aussi que les marques indépendantes contribuent à préserver le savoir-faire local, et 65%, tout simplement que leurs produits sont de meilleure qualité par rapport à ceux des grandes chaines. C’est donc sans grande surprise que certains acteurs sont attendus pour les aider à augmenter leur présence en ligne. Notamment les plateformes internet de vente aux particuliers (83%), et celles de vente entre entreprises, qui mettent en relation les commerçants indépendants et les marques (80%). Les grandes chaines de magasins (75%), ou encore les influenceurs et créateurs de contenus sur les réseaux sociaux (58%) joueront un rôle moins important selon les Français sondés.


    « Cette étude fait apparaître un déséquilibre majeur entre les produits proposés par les marques et les attentes des Français. La demande croissante d’originalité, d’authenticité, de personnalisation, de nouveauté ou encore d’éthique commence d’ores et déjà à laisser entrevoir ce à quoi ressemblera le commerce de demain » conclut Olivier Buffon, Directeur International de Faire. « Cela constitue une magnifique opportunité pour les commerçants indépendants, qui peuvent désormais compter sur une série d’outils modernes pour les aider à trouver des marques uniques, non seulement ici en France, mais dans le monde entier. »

  • Personnalisation et émotions : deux leviers pour les achats de Noël cette année

    Les consommateurs repensent à ce qui va compter pour eux à Noël !

    Une étude de Sitecore auprès de consommateurs français révèle que 79% vont préférer des cadeaux basés sur l’expérience.

    Sitecore®, leader mondial des logiciels de gestion de l’expérience digitale, fait le point sur les attentes des consommateurs du monde entier quant à la saison des fêtes, dans son rapport Holiday Shopping Trends 2021.

    Achats de Noël :  un changement de comportement ?

    En France, une forte majorité (69%) considère que l’expérience est primordiale dans le choix des cadeaux et ne souhaite pas simplement acheter plus de choses. Ils prévoient aussi d’acheter peut-être moins de cadeaux (62%) mais des cadeaux plus personnalisés et procurant plus d’émotions pour leurs proches (56%).

    Les cadeaux sont toujours une part importante des achats de Noël

    67% vont tout mettre en œuvre en cette saison pour rattraper 2020, car ils sont 47% à avoir économisé, ils vont donc maintenant pouvoir dépenser.

    Achat en ligne ou en boutique ?

    Les achats en ligne sont majoritaires (72%), avec l’achat de voyages, de vêtements, de jouets et de produits de divertissement. Un quart disent qu’ils feront plus d’achats en boutique que l’an dernier, 35% vont faire leurs achats dans les grandes enseignes nationales et 32% dans les centres-villes pour découvrir les décors de Noël des rues principales.

    Comment les marques peuvent-elles inciter les consommateurs à acheter auprès d’elles ?

    L’étude démontre que 54% des consommateurs sont sensibles aux offres et remises commerciales. Les clients fidèles restent sensibles aux offres exclusives en prévente VIP (49%). 19% des clients apprécient les suggestions qui correspondent à leurs goûts et habitudes.

    A noter aussi, que les jeunes acheteurs sont plus susceptibles de privilégier les achats interactifs via du chat vidéo (19 %) et des expériences de réalité virtuelle à vivre en famille (30 %).

    Résumé des principaux résultats de l’étude

     Achats de Noël

    • 62 % prévoient d’acheter moins mais des achats plus importants et plus personalisés, apportant plus d’émotions pour leurs proches
    • 69 % préfèrent des cadeaux basés sur l’expérience plutôt que d’acheter « plus de choses »
    • 47% ont plus d’économies de côté pour cette année, prêtes à être dépensées
    • 67% vont tout mettre en œuvre en cette période des vacances pour rattraper 2020

    Où vont-ils acheter ?

    • 72% veulent acheter en ligne
    • 35% veulent faire leurs achats en boutique dans les enseignes nationales
    • 32 % veulent faire leurs achats en boutique dans les centres-villes et dans les magasins locaux
    • 38% souhaitent visiter davantage les petits commerçants indépendants
    • 38% veulent visiter davantage les marchés de Noël
    • 34 % feront plus de lèche-vitrines dans les centres-villes

    A quoi sont-ils sensibles ?

    • 54% veulent des remises et des offres anticipées
    • 49% veulent des offres exclusives de prévente pour les clients fidèles
    • 19% veulent des suggestions adaptées à leur mode de vie et à leurs goûts