Catégorie : Collaboratif

  • Les 5 tendances pour réussir un Marketing Responsable

    Réussir avec un Marketing Responsable 

    Depuis sa création en 2013, le collectif « Réussir avec un Marketing Responsable » met en lumière les entreprises qui démontrent qu’offre responsable et création de valeur économique peuvent coexister harmonieusement.

    Avec ses Trophées, le collectif partage et valorise les pratiques inspirantes pour accélérer la transition écologique et sociale des entreprises et renforcer le rôle du marketing comme levier de transformation durable.
    « Le collectif Réussir avec un Marketing Responsable se réjouit des résultats du palmarès 2024, témoignant d’une diversité d’entreprises en action et d’un marketing qui se reconnecte avec l’innovation, prend la main sur la réduction des impacts et assure son rôle de passeur pour rendre le durable désirable.
    En rassemblant un réseau professionnel autour de ces initiatives, nous aspirons à encourager les entreprises à multiplier les actions à impact positif, accélérant ainsi la transition environnementale nécessaire et offrant la possibilité d’un avenir désirable » indique David Garbous, cofondateur du collectif « Réussir avec un Marketing Responsable ».

    5 tendances se détachent

    En 2024, la transformation vers des modes de production et de consommation plus durables continue d’accélérer et les entreprises jouent un rôle clé dans cette dynamique. Pour cette édition du Palmarès, cinq tendances se dessinent et illustrent comment le marketing responsable devient un moteur de transformation durable.

    Tendance 1 : L’art du Prêt-à-utiliser : vers une économie de la fonctionnalité

    Cette tendance reflète un tournant dans les comportements de consommation, où la recherche de solutions pratiques prend le pas sur l’achat de biens matériels. Cette évolution se manifeste par des modèles économiques qui privilégient l’usage plutôt que la possession, et qui intègrent des démarches circulaires pour réduire l’impact environnemental. Plusieurs entreprises incarnent cette évolution.
    Rapid Couture, par exemple, facilite la réparation et l’ajustement de vêtements, avec un réseau d’ateliers et un service en ligne qui encouragent la prolongation de la durée de vie des produits textiles. Mob-ion, pour sa part, propose des scooters électriques sur un modèle de vente à l’usage, réduisant ainsi l’impact environnemental tout en offrant des produits conçus pour être durables et réparables. Son modèle « Pérennité Programmée » repose sur une fabrication locale, et les scooters sont conçus pour être démontés et remis à neuf.

    Tendance 2 : Accélération des initiatives d’économie circulaire : Old is the new black

    Plusieurs initiatives de secteurs variés témoignent de l’engagement croissant des entreprises dans une démarche où l’ancien devient la base de nouvelles opportunités. Des solutions à la fois durables et économiquement viables voient alors le jour.
    Par exemple, Nexans propose Cableloop, un service de collecte et recyclage des câbles, permettant aux électriciens de valoriser leurs chutes tout en réduisant l’empreinte carbone des câbles fabriqués à partir de ces matières recyclées.
    Revisit s’engage dans cette tendance en créant du mobilier professionnel à partir de bureaux en fin de vie, intégrant l’économie circulaire dans le secteur du mobilier. Grâce à ces solutions, les entreprises contribuent à un modèle de production qui valorise les matériaux existants, limitant ainsi le gaspillage et l’impact environnemental.

    Tendance 3 : Retour aux ressources : quand moins, c’est mieux

    Face à la raréfaction des ressources, les entreprises sont poussées à sacraliser les matières premières et à revoir leur utilisation: : en les préservant, en les recyclant ou en réduisant leur utilisation. Il s’agit de faire plus et mieux avec moins, en intégrant des pratiques d’écoconception et d’économie circulaire.

    Ainsi, Salomon a conçu des chaussures de trail et des casques recyclables, en simplifiant les matériaux utilisés et en créant une filière de recyclage interne pour garantir la fin de vie responsable de ses produits.
    Daddy réduit de 64 % l’usage de plastique fossile vierge dans ses emballages, atteignant 99 % de recyclabilité.
    La marque L’Oréal Luxe, elle, innove avec des fontaines à parfums multi-marques chez Sephora, permettant aux clients de recharger leurs flacons et réduisant en conséquence l’utilisation de matériaux neufs.
    Enfin, l’entreprise Cyclik choisit de miser sur des matières végétales et locales pour concevoir des cadres de vélos en bambou et lin, alliant confort et faible impact carbone.

    Tendance 4 : « Plaisir sans gueule de bois » : réconcilier commensalité et responsabilité

    La tendance « Plaisir sans gueule de bois » reflète une volonté croissante de concilier plaisir de consommation avec responsabilité nutritionnelle et environnementale.
    Elle répond à une attente des consommateurs qui souhaitent profiter de produits de qualité sans compromettre leurs valeurs ou leur bien-être.
    Au cœur de cette tendance, des entreprises repensent leur processus de production en favorisant des ingrédients plus durables et une réduction de leur empreinte carbone. Par exemple, Fleury Michon avec ses alternatives végétales dans le rayon charcuterie, parvenant ainsi à une empreinte carbone de 1 kg/CO2 pour ces nouvelles gammes contre 5 pour le jambon traditionnel, tout en maintenant des standards de goût et d’accessibilité. De son côté, .nod propose des produits alimentaires qui privilégient les ingrédients locaux et bio, en supprimant toute forme d’additif ou de conservateur. Et quand on fait du Ketchup, ce n’est pas un petit sujet !

    Tendance 5 : Faites entrer l’humain : un employé valorisé, un consommateur responsabilisé, des communautés actives

    L’humain s’impose comme un moteur essentiel des transformations des entreprises qui réinventent leur manière d’interagir avec les individus, qu’il s’agisse des employés, des consommateurs ou des communautés.
    Cette tendance illustre la volonté de créer de la valeur en plaçant l’humain au cœur de l’innovation sociale et environnementale.
    La biscuiterie Handi Gaspi, par exemple, revalorise les invendus de pain bio en biscuits fabriqués par des personnes en situation de handicap mental et psychique, une initiative qui allie anti-gaspillage et insertion professionnelle.
    Caremakers, lancé par Renault, favorise l’accès à l’emploi en agissant dans les déserts de mobilité pour proposer une solution de location de voiture longue durée pour les personnes en période d’essai.
    Quant à Darty, avec son innovation des Avis Longues Durées, l’enseigne engage ses clients à partager leurs avis sur la durabilité des produits un an après achat, contribuant ainsi à une approche plus consciente de la consommation. Cette démarche montre que l’implication des clients va bien au-delà de l’achat : elle devient un élément clé dans l’amélioration des produits et dans la réduction de l’empreinte environnementale à long terme.

    Les Trophées 

  • SNCF Connect & Tech : la culture de l’innovation et de l’audace

    Repenser les modèles existants, adopter des approches disruptives : une stratégie efficace pour conserver son leadership 


    par Annie Abela, Fondatrice de MyDigitalWeek & de La Brigade Du Web 

    L’innovation et l’audace sont devenues des piliers essentiels pour les entreprises œuvrant dans le secteur de la mobilité, à une époque où les attentes des consommateurs évoluent rapidement et où les enjeux environnementaux se font de plus en plus pressants.

    Dans un monde en constante mutation, les acteurs du secteur doivent non seulement s’adapter, mais aussi anticiper les tendances futures en développant des solutions novatrices qui répondent aux défis contemporains.

    Cette quête d’innovation s’accompagne d’une dose d’audace. En effet, il ne suffit pas de suivre le courant : il faut aussi oser repenser les modèles existants, explorer de nouvelles technologies et adopter des approches disruptives.

    Dans cette dynamique, une entreprise se distingue : SNCF Connect & Tech qui agit avec détermination pour créer un monde plus connecté et respectueux de l’environnement.

    On en discute avec :
    François Ozanne, Directeur Produits (CPO) chez
    SNCF Connect & Tech

     

    AA : Quel est l’ADN de SNCF Connect & Tech ?

    François Ozanne : Nous vivons l’innovation au quotidien depuis notre création il y a plus de 20 ans. C’est dans notre ADN. Nous sommes par exemple l’un des précurseurs du digital dans le secteur des mobilités avec Voyages-sncf.com qui a été un des premiers sites sur lequel il était possible d’acheter ses billets de train en ligne.
    A l’origine de SNCF Connect & Tech, il y a une vision : celle de marquer le paysage numérique et e-commerce en France dans le secteur des mobilités durables.
    Vingt-cinq ans plus tard, nous sommes fiers de réunir en interne un aussi haut niveau d’expertises.

    AA : Quelles sont les missions de votre entreprise ?

    François Ozanne : Notre mission est double.
    D’une part, elle est d’informer efficacement les voyageurs pour gérer leurs déplacements, grâce à notre plateforme SNCF Connect, visitée 1,3 milliard de fois en 2023!
    D’autre part, elle est de créer des services et solutions innovantes qui bénéficient à tous les acteurs du secteur : du voyageur au conducteur, en passant par les collectivités locales et les agents en gare, et bien d’autres encore.

    AA : « Innover pour rendre les mobilités durables accessibles à tous  » c’est le credo de votre entreprise. Sur le terrain, cela se traduit comment ?

    François Ozanne : Nous sommes « un des acteurs des 1ères fois dans le secteur des mobilités » que ce soit dans les usages, dans les technologies utilisées ou dans les services proposés.
    Par exemple :
    Dans les usages : nous avons été le 1er site à proposer de payer ses billets de train en ligne. Nous avons aussi été l’un des pionniers de la relation client avec un chatbot développé par nos équipes en open source dès 2016.
    Dans les technologies et méthodes utilisées : nous avons adopté très tôt certaines pratiques comme les méthodes agiles, l’approche « Security by Design », ou encore le chaos engineering. Enfin, nous sommes l’une des seules entreprises à utiliser que SNCF Connect – Flutter (open source framework).
    Dans les services et solutions proposés: on retrouve l’alerte Train complet sur SNCF Connect, un logiciel de tarification et paiement à l’usage pour les acteurs de la mobilité, etc.
    Dans la vision de ce qu’est un service/produit numérique: Nous souhaitons adresser les mobilités durables avec des solutions numériques tout aussi durables afin de contribuer à la transition écologique de la société.
    Nous travaillons ainsi autant sur des sujets d’éco-conception (avec Greenspector pour SNCF Connect par exemple) et d’accessibilité numérique de nos services que sur des sujets d’accessibilités aux transports. Nous formons également nos équipes de développeurs à l’écoconception.

    AA : Pourquoi et comment développer l’agilité dans votre entreprise ?

    François Ozanne : Culturellement, notre mode de fonctionnement repose sur l’agilité. Nous ne recherchons pas toujours les technologies les plus innovantes mais aussi celles qui ont le plus d’impact et de valeurs pour proposer des services et solutions sans aucun compromis sur la qualité.
    Nous réalisons plus de 3 millions de tests par mois, une stratégie de tests automatique et manuelle. C’est une grosse volumétrie qui est aussi le reflet de notre volonté de fournir des produits de qualité.

    AA : Pourquoi l’audace est-elle essentielle ?

    François Ozanne : L’audace est un état d’esprit que nous cultivons.
    Elle nous permet de sortir des sentiers battus, d’innover, de proposer de nouveaux produits ou services.
    Cependant, il est important de souligner que l’audace n’est pas synonyme d’imprudence.
    Nous savons prendre des risques calculés, en évaluant les avantages et les inconvénients de chaque décision. Et ce qui est important à mes yeux, nous savons également nous remettre en question. C’est une réalité. Elle se traduit dans notre modèle managérial, avec par exemple, le droit à l’erreur.

    AA : Quel est votre prochain challenge ?

     François Ozanne : Changer l’image de notre entreprise qui est perçue comme une solution de réservation de train uniquement. Nous sommes bien plus que cela.

    Nous sommes une entreprise de la tech spécialisée dans l’accès aux mobilités durables.
    Nous travaillons à la fois sur notre capacité à informer les voyageurs sur les transports au quotidien notamment via notre activité d’e-commerçant et distributeur de mobilité : SNCF Connect.
    Par exemple, lors d’une recherche d’itinéraire, le filtre « sans escalier » permet de proposer un accès aux quais de plain-pied ou via un ascenseur. Pour proposer cette fonctionnalité idéale pour les personnes à mobilité réduite ou celles transportant des bagages volumineux, nous nous appuyons sur les données d’accessibilité aux transports fournies en open data par les opérateurs locaux de transports urbains, conformément à la réglementation..
    Notre second challenge est lié à notre activité de créateur de services et solutions numériques pour laquelle notre expertise se structure autour de 2 offres principales.
    Une offre qui consiste à mettre à disposition d’acteurs du secteur de la mobilité des logiciels et solutions numériques que nous créons et une offre où nous sommes missionnés par différents acteurs pour des services et outils numériques.

    Nous leur proposons la création bout-en-bout de produits et services numériques, de la conceptualisation jusqu’à l’architecture, la conception fonctionnelle et technique, l’implémentation, la production et le support.

     AA : Avez-vous un message à faire passer ?

    François Ozanne : Il est simple : SNCF Connect c’est bien plus que de la réservation et vente de billets de train et SNCF Connect & Tech, c’est bien plus que SNCF Connect. On peut dire que nous sommes l’entreprise de la French Tech référente des mobilités durables.

     

     

     

     

     

  • Transformation digitale : par où commencer ?

    Gestion de contenu :  3 conseils pour réussir sa transition

     Par Güray Turan, Regional Manager South EMEA, Hyland

    Par essence, l’ingénierie est en perpétuelle évolution et intègre les nouvelles innovations technologiques au profit des entreprises. La gestion de ces changements peut être un processus complexe et exigeant. Les étapes sont nombreuses et les parties prenantes sont à la fois internes et externes à l’entreprise. La clé du succès réside donc dans le contrôle et la simplification des demandes. De plus, la visibilité à chaque étape du processus est également fondamentale : surtout lorsque l’entreprise a élaboré un plan en amont et a démarré sa mise en œuvre.

    Parmi les difficultés inhérentes à la gestion des changements, il y a l’utilisation de systèmes plus anciens reposant sur des processus manuels qui sont aujourd’hui inefficaces, car ils ralentissent les contrôles et augmentent les coûts. Bien avant la crise sanitaire, des entreprises ont amorcé leur transition digitale notamment via la numérisation de leurs documents et leurs fichiers. Pourtant, beaucoup d’autres continuent de s’appuyer sur d’anciennes pratiques (comme le papier), pour la facturation et les comptes fournisseurs.

    Pour faire face aux enjeux de la transition digitale, il existe de bonnes raisons de mettre en place un plan de services de contenu, et une gouvernance plus stricte des fichiers et des flux de travail.

    La vivacité et la collaboration digitale des informations

    En ce qui concerne la numérisation des documents, il n’est pas nécessaire de rappeler que le format papier est encombrant, moins sûr et moins facile à gérer que son homologue numérique ? S’il peut sembler titanesque de numériser des archives, il existe des outils qui peuvent dans un premier temps automatiser une grande partie du processus puis faciliter leur stockage, tout en renforçant leur sécurité.  La capture intelligente peut numériser un fichier et rendre le texte directement exploitable : il devient alors une donnée « vivante » plutôt qu’un texte statique plus facile à retrouver et surtout plus utile pour l’entreprise.

    Accompagner le travail des équipes de façon uniformisée

    D’autre part, si le contrôle reste l’élément majeur à la réussite de cette transition, il est nécessaire de préserver la collaboration et l’échange entre les équipes. Pour maintenir ce flux de travail, la communication doit être favorisée et la solidarité entre les membres de l’équipe doit être maintenue. Disposant d’un flux de travail sans obstacles et d’outils collaboratifs appropriés, la gestion se simplifie alors tout en introduisant le contrôle et la gouvernance nécessaires.

    S’assurer que les membres de l’équipe travaillent sur la version la plus récente d’un document semble être évident, mais cela joue un rôle capital dans la cohérence d’un programme d’évolution. Lorsque des services et des individus de la même entreprise travaillent simultanément sur une partie commune d’un projet, il est fréquent d’avoir plusieurs versions du même document flottant entre les bureaux et les personnes. Celles-ci peuvent être éditées ou mises à jour par une personne au moment même où une autre apporte des modifications à une version antérieure. Sans contrôle approprié du processus, les erreurs deviennent plus probables et la double manipulation des documents réduit l’efficacité des équipes.

    L’omniscience ne serait plus fastidieuse 

     Comme dans de nombreux domaines, on ne peut avancer avec précision sur un projet sans repères. Une vue complète de toutes les informations pertinentes permet autant de prendre des décisions judicieuses que d’atténuer d’éventuelles « zones d’ombres ».
    Cela se traduit par la possibilité de rechercher rapidement et précisément n’importe quelle information au sein de l’entreprise :  un numéro de facture, un enregistrement client, les KPI d’une campagne de marketing, etc.
    Au-delà de trouver des informations précises très rapidement, ces processus de recherches sont avantageux pour les prises de décisions stratégiques car constituent une vision factuelle et pertinente de l’ensemble des données de l’entreprise. Les décisions alimentées par des preuves concrètes, sont ainsi plus solides et se renforcent à chaque étape du programme.

    Pour ses recherches d’information, les entreprises ont besoin d’outils qui vont bien au-delà des capacités d’un simple moteur de recherches. Elles doivent avoir un niveau de précision très pointu sur l’ensemble des bases de données, du système de stockage cloud en interne, des réseaux sociaux, les systèmes sur site internet et les moteurs de recherche externes pour trouver exactement ce dont ils ont besoin en un laps de temps très court.

    L’intégration adéquate des systèmes au service de chaque employé

    Force est de constater qu’il arrive que les différents formats de fichiers et les sources de données n’interagissent pas forcément correctement ; l’interopérabilité et la visibilité sont donc entravées. Au moment de la mise en place du programme de gestion de changement, les équipes commencent souvent par la partie immergée du puzzle technologique, en d’autres termes par la recherche des zones oubliées, ralentis, jugée inefficaces (mauvais partage des données) ou qui manquent de visibilité.

    Ce sont souvent les logiciels historiques qui sont à l’origine des problèmes. Les grands systèmes brevetés peuvent encore contenir des données clients datant d’une dizaine d’années ou plus, qui sont indispensables à une entreprise, mais qui ne sont pas nécessairement accessibles ou exploitables par les plateformes modernes. L’intelligence économique provient de l’activation de toutes les sources possibles de données et de la prise de décisions éclairées sur la base des faits présentés. Cependant, si une partie de ces données est restreinte ou difficilement accessible, l’efficacité du système est alors compromise.

    Il est important d’examiner tous les éléments d’une brique technologique et de s’assurer que les systèmes sont correctement intégrés. Le flux et la visibilité de l’information doivent être optimisés afin de déterminer les améliorations et les changements à apporter à l’entreprise. Avant cela, il faut s’occuper des supports d’information eux-mêmes, des solutions et leurs plateformes ainsi que des systèmes qui stockent et fournissent ces informations.

    La gestion du changement est un élément essentiel de la croissance et de la réussite d’une entreprise. Pour garantir la réussite de tout projet d’évolution, il est essentiel de bien connaître et de se reposer sur de solides bases avant de se lancer dans l’aventure.

     

  • Quelles sont les priorités essentielles des services informatiques ?

    Les DSI français doivent relever les défis de la collaboration, du cloud et de la sécurité

    Selon la nouvelle étude de Cisco sur l’accélération de l’agilité numérique, les DSI et les décideurs informatiques cherchent à maximiser les investissements et à stimuler l’innovation, et notamment après une année difficile qui a mis en évidence le rôle central des responsables informatiques dans l’innovation critique sur le lieu de travail.

    Au cours des douze derniers mois, les DSI et ITDM du monde entier ont été mis au défi d’accélérer leurs capacités numériques et cloud, tout en protégeant leurs organisations d’une liste croissante de menaces de sécurité. Les responsables informatiques doivent donc chercher à maximiser les investissements critiques réalisés en 2020.

    Afin de préparer leurs organisations à une réussite en 2021 et au-delà, les responsables informatiques ont adapté leurs priorités et leur stratégie pour se concentrer sur des questions essentielles. Cela comprend le fait de fournir des outils de collaboration sécurisés pour maintenir la productivité des collaborateurs travaillant à distance, d’optimiser les investissements technologiques de l’année écoulée, de proposer la meilleure expérience d’utilisation finale aux employés et aux clients. Cela inclus également l’adoption du cloud et du « as a Service », et la résolution des problèmes d’entreprise et de société grâce à la technologie.

     « Les responsables informatiques sont en première ligne pour assurer le succès de leur organisation en 2021 »a déclaré Liz Centoni, Chief Strategy Officer et GM, Applications chez Cisco. « Même si des questions demeurent et que de nouveaux défis vont apparaître, les DSI et les décideurs informatiques remontent le fait d’avoir besoin d’accélérer l’agilité numérique de leurs équipes, afin qu’elles disposent de la vitesse, de la flexibilité et du choix nécessaires pour consommer des services dans des environnements traditionnels et modernes. »

     Principales conclusions :

     Pour se préparer au futur du travail, les équipes ont besoin d’un accès hautement sécurisé et des meilleures expériences de collaboration pour réussir en tant que main-d’œuvre hybride. Alors qu’une majorité 56 % des DSI et des DSIM français ne savent pas à comment appréhender l’avenir du travail, 82 % d’entre eux estiment qu’il est essentiel de maintenir la sécurité, le contrôle et la gouvernance des appareils, réseaux, cloud et applications des utilisateurs. La plupart des répondants (79 % en France) conviennent qu’il faut donner à une main-d’œuvre travaillant à distance un accès transparent aux applications et des expériences collaboratives de haute qualité. Il est primordial de sécuriser le paysage élargi des menaces créé par des collaborateur en télétravail – 88 % estiment qu’il est important de sécuriser les outils de travail à distance et de protéger les données des clients ou des employés dans l’environnement de travail actuel.

    Les équipes informatiques doivent créer des expériences optimisées pour l’utilisateur final afin de suivre le rythme des environnements informatiques qui sont devenus de plus en plus distribués, dynamiques et complexes. Plus des trois quarts des DSI et des DSIM interrogés conviennent que l’expérience utilisateur doit se concentrer sur le plaisir plutôt que sur la satisfaction. Pour offrir une excellente expérience utilisateur, 83 % pensent qu’il est important d’assurer une performance cohérente de l’application, tant au niveau de l’application que de l’infrastructure, et 78 % pensent qu’il est important de rendre l’infrastructure aussi dynamique que le logiciel d’application pour répondre à l’évolution des politiques et aux besoins d’optimisation de l’application et du développeur. Si l’expérience de l’utilisateur doit viser à l’épanouissement, la quasi-totalité (83 %) affirme qu’il est important ou très important de maintenir la sécurité des applications et de l’infrastructure afin de respecter la conformité sans ralentir l’activité. 

     Le besoin d’agilité, de rapidité, d’évolutivité et de sécurité favorise l’adoption d’environnements de cloud hybride et de solutions SASE (Secure Access Service Edge). Les directeurs informatiques et les responsables de la gestion des technologies de l’information utilisent le « cloud » pour assurer la résilience des entreprises. Cependant, il n’existe pas de solution de cloud computing universelle. Si la plupart des DSI et des DSIM français (76 %) reconnaissent qu’il est important d’offrir le choix en matière d’environnements de cloud computing – qu’il s’agisse d’environnements sur site, de cloud computing public, de cloud computing privé ou de SaaS – 83 % pensent qu’il est essentiel d’offrir un modèle opérationnel cohérent pour ces environnements. Près de 53 % des DSI français ont adopté des solutions SASE parce qu’ils investissaient dans des applications en cloud qui devaient être sécurisées (63 %), parce qu’ils souhaitent rester au fait des meilleures pratiques du secteur (46 %) et/ou parce que leur personnel va rester distribué (33%).

    Les clients s’attendent à une expérience de consommation du cloud, que leurs solutions soient déployées sur site ou dans le cloud, pour une adoption généralisée de solutions « as a Service ». Parmi les personnes interrogées en France, 64 % ont adopté des solutions « as a Service » et 61 % utilisent des modèles de consommation flexibles. Trois quarts des personnes interrogées pensent que la solution « as a Service » permettra d’offrir une meilleure expérience à l’utilisateur final et une meilleure expérience aux équipes informatiques, aidant ainsi leurs organisations à atteindre une cohérence opérationnelle. En outre, 63 % d’entre eux affirment que la formule « as a Service » permettra d’arriver à de meilleurs résultats commerciaux, et 67 % souhaitent que les solutions « as a Service » simplifient les processus et suppriment les risques.

     En 2021, la technologie sera un facteur déterminant pour permettre aux DSI de s’attaquer à la rétention des talents, aux initiatives internes des entreprises et aux problèmes sociétaux plus larges. La plupart des directeurs informatiques et des responsables de la gestion des technologies de l’information estiment que la capacité à attirer et à retenir les talents dans un monde entièrement numérique sera essentielle. Un peu moins de la moitié des personnes interrogées en France ont déclaré qu’elles allaient améliorer les compétences de leurs employés actuels 41 % et investir dans des compétences dans de nouveaux domaines (29 %) au cours des 12 prochains mois. La plupart des DSI prévoient de s’attaquer à des initiatives internes en 2021, notamment la durabilité (43 %), la santé mentale des employés (39 %), la vie privée (36 %), la diversité et l’inclusion (36 %). En outre, la plupart des répondants s’attelleront à des problèmes sociétaux externes en 2021, notamment la fracture numérique (28%), les soins de santé (28 %), le changement climatique (33 %), la justice sociale (26 %), les droits de l’homme (26 %), la désinformation ou les « fake news » (26 %), la pauvreté, la faim et les sans-abri (24 %).

    En résumé

    • Le rapport identifie les priorités essentielles des services informatiques, notamment : se concentrer sur la sécurité et la collaboration pour une collaboration en mode hybride, offrir la meilleure expérience à l’utilisateur final, favoriser l’innovation et la sécurité dans un monde où le cloud est roi, et tirer parti de la technologie pour investir dans les collaborateurs et s’attaquer aux problèmes de société.
    • Pour relever ces défis, 48 % des décideurs informatiques français investissent dans les applications cloud, 42 % dans la sécurité des réseaux, 37 % dans la sécurité du cloud et 34 % dans l’infrastructure multicloud pour 2021-2022.
    • Lire le rapport complet.

     

     

  • Quand le numérique devient une chance pour tous et non un facteur d’exclusion

    11,4 M € ! Le prix pour l’inclusion numérique 

    Dans le cadre du plan de relance et de l’insertion numérique, l’État s’associe avec Groupe SOS, Emmaüs Connect et la Croix-Rouge française, pour le déploiement de nombreux Conseillers numériques à travers l’ensemble du territoire. A terme, il faudrait qu’un maximum de citoyens français ait reçu un accompagnement afin de devenir autonome avec les outils numériques utiles et nécessaires au quotidien.
    Résumé de la conférence de presse du 24 Mars 2021, animé par Cédric O, secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques et Olivia Grégoire, secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable.

    Actuellement, ce sont 285 Conseillers qui sont répartis en France afin d’accompagner numériquement et socialement les personnes en précarité.
    Objectif : atteindre rapidement 4000 Conseillers numériques France Services, 1000 seront normalement déjà actifs avant septembre prochain. Il s’agit d’un programme important quand on sait que 13 millions de citoyens français n’ont pas accès au numérique et que 15% des emplois sont créés dans ce secteur, secteur connaissant un développement exponentiel.

    Lors de cette conférence, SOS Groupe, Emmaüs Connect et la Croix-Rouge Française ont pu respectivement présenter leur plan d’action et d’intégration des Conseillers numériques qui sont, depuis quelque temps déjà, présents dans chacune de ces trois associations. Le Gouvernement joue lui aussi un rôle primordial car a investi un total de 11,4M€ dans le projet.

    L’objectif commun aux trois acteurs : répandre l’inclusion numérique sur l’ensemble du pays.

    • Emmaüs Connect a intégré 60 Conseillers numériques pour un total de 2,4M€
    • La Croix-Rouge Française en a intégré 125 pour un total de 5M€
    • Enfin, le Groupe SOS en a intégré 100, soit un total de 4M€.

    Les associations, en étroite collaboration avec les différentes collectivités territoriales et les préfectures des départements, se donnent deux ans pour atteindre les finalités du programme qui se définit en trois points clés :

    • La sélection de conseillers numériques
    • La formation : pour les conseillers, dans un organisme habilité près de chez eux
    • L’activité : une fois formé, les conseillers animeront des ateliers d’initiation au numérique.

    Concrètement, ce programme devrait permettre que « le numérique devienne une chance pour tous et non un facteur d’exclusion, tout en mettant l’Homme au cœur du projet » affirme Marie COHEN-SKALLI, Co-Directrice chez Emmaüs Connect.

     

    Louis LEBOT.

     

     

  • Etude Lecko : 45 solutions collaboratives novatrices

    Les évolutions des solutions collaboratives du marché en 2020

    Lecko, cabinet de conseil en organisation pour la transformation numérique, publie la 13ème édition de son étude annuelle sur l’état de l’art de la transformation interne. 45 solutions collaboratives clés par leur leadership ou leur caractère novateur, sont analysées.
    Les points majeurs à retenir :
    • Les éditeurs français de solutions collaboratives sont de plus en plus positionnés en alternative à Microsoft et Google. Leurs spécificités s’atténuent face aux leaders qui s’appuient sur leur solution de messagerie et de bureautique pour garder un avantage concurrentiel déterminant. Les éditeurs français ont complété leur solution avec les produits Open Sources comme Jitsi (visio), OnlyOffice (bureautique) et pourraient intégrer dans ce sens un service de mail également.
    • Microsoft a accéléré le développement de Teams sur la partie visioconférence et veut faire de Teams le hub applicatif, c’est-à-dire la Digital Workplace, de ses clients.
    • Google avec sa nouvelle version Google Workspace, mise encore plus sur Gmail pour fédérer toutes les activités en un seul lieu.
    • Les solutions de Low-code au sein des environnements de travail (Power Platform de Microsoft et AppSheet de Google) viennent compléter les solutions de script (à l’instar des historiques Macros Excel). Elles permettent de développer des applications (interfaces, formulaires de collecte de données, gestion d’un processus) pour soutenir des procédures internes qui ne sont pas suffisamment conséquentes pour bénéficier d’un outil propre.
    • Les solutions de management visuel (Klaxoon, Miro, Trello, Kantree, Iobeya) progressent également. Elles complètent les solutions de collaboration classiques pour répondre aux besoins d’interactions en groupe et rendre plus visibles la progression des actions de l’équipe.
    • Les solutions de Digital Workplace s’adossant à Microsoft 365 (ou Google Workspace) s’attachent à valoriser l’information bouillonnante dans les espaces collaboratifs et constituent à leur niveau une autre alternative de Hub applicatif.
    • Rachat de Slack par Salesforce :
    • Délaisser la mbessagerie pour communiquer et collaborer avec ses équipes est un changement profond qui nécessite du temps et d’être managé. Les fonctions avancées de Slack répondent aux attentes des utilisateurs les plus avancés et aux entreprises investissant dans leur transformation plus en profondeur.
    • Slack remplace Chatter dans la stratégie de Salesforce : Placer la collaboration au cœur des processus ou l’inverse.

    L’étude complète ici 

  • Métiers dans le digital : des Inégalités dans le télétravail

    Un an après, quel bilan peut-on faire de l’expérience du télétravail ?  

    Du fait de la crise de la Covid-19 nous avons vécu une généralisation massive du télétravail que ce soit en entreprise, au sein des organisations ou encore des établissements scolaires. Le télétravail est peut-être même l’une des conséquences les plus novatrices de la crise sanitaire que nous traversons. Employés comme employeurs ont désormais assez de recul pour interpréter des résultats et tirer des conclusions de ce nouveau mode de travail.
    Ce Lundi 8 mars, Oracle France a organisé un webinar (replay ici) sur cette thématique avec:

    Résumé des temps forts.

    Les inégalités dans le télétravail

    Karine PicardKarine PICARD, DG ORACLE France, rappelle que “de manière générale la parité est particulièrement faible dans les métiers du digital. ORACLE France souhaite remédier à cette tendance d’où la mise en place de nombreux programmes de recrutement de femmes.”

    En ce qui concerne le télétravail, et particulièrement dans les métiers du digital, il est constaté que les inégalités homme-femme demeurent présentes. Les conflits conjugaux auraient augmenté notamment en ce qui concerne la garde des enfants. En effet, 48% des femmes en télétravail ont à charge un/plusieurs enfants contre 37% des hommes (Étude Coconel). Cet aspect a un impact certain sur les conditions de travail à distance car 42% des femmes travaillent dans une salle commune et partagée contre seulement 26% des hommes.

    Caroline Elbaz« Ce sont des inégalités de type personnel, qui se produisent en interne, dans le couple. Celles-ci ne peuvent être gérées par les DRH qui malheureusement les constatent parfois et ne peuvent réellement agir » Caroline ELBAZ, DRH ORACLE France.

    Selon Sophie FLAMENT, Psychologue de l’IAPR : « Une conciliation des choix de vie qui nécessite une réorganisation familiale ».

    La parité homme-femme n’est pas la seule forme d’inégalité constatée. On note par exemple que certains professionnels ont pu travailler en présentiel tandis que d’autres qui l’auraient souhaité ont été mis en télétravail. Les étudiants ont également été impacté ; inégalités dues au logement et à sa localisation, au suivi scolaire, au contact avec l’extérieur, aux moyens financiers,…

    Les risques psycho-sociaux

    Face à un contexte sanitaire complexe, le télétravail s’est multiplié, dure encore et a changé nos habitudes professionnelles. Les horaires dites « No limit » et sans réel temps de pause. Un encombrement de l’agenda, du fait des visioconférences qui s’enchaînent. D’autre part, le travail à distance signifie également que l’informel d’entreprise (machine à café, espaces de repos etc.) est mis à l’arrêt, ce qui renforce peu le sentiment d’appartenance des employés. Sentiment d’appartenance peu à peu remplacé par un sentiment de non-essentialité.

    Ces différents troubles psycho-sociaux rencontrés ou renforcés en travail à distance peuvent parfois influer sur le comportement et être source de démotivation, d’isolement ou de rupture du lien social. C’est ce qu’on put interpréter les intervenants qui ont eux aussi découvert et vécu ce nouveau mode de travail. Pour  Karine PICARD, « L’efficacité est contrebalancée par l’isolement ».

    Aspects positifs et enseignements du télétravail

    Comme le rappelle la psychologue Sophie FLAMENT : le télétravail c’est « une conciliation des choix de vie » qui oblige à une réorganisation de la vie familiale. Certaines familles voient donc cette période comme une opportunité pour passer plus de temps ensemble et essayer d’occuper les journées avec des activités nouvelles qui réunissent. Ont également été constatés de nombreux rééquilibrages personnels ou familiaux notamment car le travail à distance permet un gain de temps du fait de ne pas avoir à se déplacer. Cela a une influence certaine et positive sur la santé mentale et le niveau de fatigue des employés.

    D’autre part, ce nouveau mode de travail est un apprentissage pour tous ses utilisateurs et un premier pas vers un monde qui se digitalise toujours davantage. Les limites ont désormais été identifié dans l’objectif de concevoir, dans un futur proche, une solution hybride adaptée et satisfaisante. C’est aussi le cas concernant les étudiants qui jouissent d’une grande liberté d’organisation mais qui paradoxalement n’apprécient pas l’enfermement et l’isolement du aux cours en ligne. Dans ce second cas il est aussi question de trouver un compromis bénéfique. Toutefois, cette expérience particulièrement novatrice doit être vécue comme un exercice duquel on tire un enseignement, dans un monde où il sera de notre devoir de nous adapter rapidement.

    Les intervenants évoquent une accélération positive en matière de développement des soft skills et de la personnalité. En effet, il est plus facile pour les personnalités les plus réservées d’être à l’aise et de s’exprimer librement en télétravail. La pression semble être moins importante à la maison notamment car l’environnement de travail est souvent plus rassurant qu’en entreprise.

    Finalement, on retiendra que ce webinaire a permis d’étudier les analyses faites par rapport au travail à distance et d’en tirer des conséquences dans un objectif d’amélioration. Les questions d’avenir qui se posent désormais sont les suivantes :

    • Comment reprendre une dynamique collective de travail ?
    • Comment organiser le travail de manière hybride en associant efficacité et bien-être ?

    Louis LEBOT.

  • Applications collaboratives, solutions de sécurité, développement… les investissements des entreprises en 2021

    Quand les entreprises investissent de plus en plus dans des applications collaboratives, des solutions de sécurité et le développement d’applications

    Okta, acteur spécialisé dans la gestion des identités, dévoile les résultats de la septième édition de son rapport Businesses@Work, qui analyse de façon approfondie la manière dont les organisations et les personnes travaillent aujourd’hui, au travers notamment de l’adoption des nouvelles technologies dans les entreprises.

    Les données, provenant de plus de 9 400 clients d’Okta et de l’intégration avec plus de 6 500 applications web, mobiles et cloud, et fournisseurs d’infrastructures informatiques, montrent que les entreprises investissent de plus en plus dans des applications collaboratives, des solutions de sécurité et le développement d’applications.

    Voici les principaux enseignements :

    Les applications les plus populaires en 2020 regroupent une combinaison des meilleures solutions du marché et de celles qui ont tiré leur épingle du jeu grâce au télétravail.

    Pour la première fois, dans le top 10 des applications ayant connu la plus forte croissance, 9 sont de nouvelles entrantes.

    La demande en fournitures de bureau à domicile a propulsé Amazon Business en tête de ce classement, suivi de près par de nouvelles solutions de collaboration virtuelle et de sécurité. Les applications les plus populaires de l’année ont suivi un schéma similaire : Zoom, AWS, DocuSign et d’autres outils permettant le travail à distance ont réalisé des gains importants, récemment rejoints par les outils de sécurité de nouvelle génération comme Fortinet FortiGate et Palo Alto Networks GlobalProtect.

    Le travail à distance exige des solutions innovantes : la pandémie a entraîné une transition brutale vers le télétravail et a contraint les entreprises à adopter des moyens innovants pour garder leurs effectifs connectés et productifs, de façon sécurisée. En 2020, les applications et outils déployés par les entreprises les ont aidés à faire face aux perturbations imprévues, renforçant ainsi le rôle de la technologie dans le succès des entreprises :

    • Slack se classe clairement comme le premier outil de messagerie, avec une croissance de près de 190% au cours des trois dernières années. Slack compte plus de dix fois plus de clients Okta que la deuxième application de messagerie la plus populaire, Workplace de Facebook.
    • Amazon Business est l’application qui a connu la plus forte croissance en 2020 (+341%)
    • Miro, une application qui convertit et numérise les notes manuscrites, Figma, un outil gratuit et « no code » qui permet de créer des prototypes de manière collaborative, et monday.com, qui permet aux équipes de gérer des processus, des flux de travail et des projets depuis un seul espace numérique, ont également connu une importante augmentation du nombre de leurs utilisateurs tout au long de l’année.
    • La plateforme de gestion des performances RH Lattice s’est quant à elle classée dans le top 10 des croissances les plus fortes de l’année – une première pour outil RH depuis 2016

      Autre enseignement du rapport : les entreprises se sont efforcées de créer des expériences numériques plus attrayantes et plus conviviales. Sans surprises, Atlassian Product Suite, qui comprend un certain nombre d’outils de développement, conserve ainsi sa place en tant qu’application de développement la plus populaire. De leurs côtés, GitHub et PagerDuty occupent respectivement les 2ème et 3ème place.

      Parmi les clients Microsoft 365 d’Okta :

      • Près de 10% déploient au moins six applications, ce qui souligne l’importance croissante de la flexibilité et des fonctionnalités à apporter alors que les employés travaillent à distance ;
      • 42% déploient Zoom, la 5ème application la plus populaire de l’année en termes de nombre de clients ;
      • 32% utilisent Slack, la 7ème application la plus populaire.

      Les attaquants ont profité de ce bouleversement des pratiques : 2020 est sans doute une année record en nombre de cyberattaques, ciblant notamment les télétravailleurs. Afin de sécuriser au mieux cette part d’employés de plus en plus importante, les entreprises ont investi massivement dans des solutions centrées sur l’utilisateur. Par exemple, la solution de formation aux risques sécurité KnowBe4 continue sa croissance exponentielle depuis 3 ans et se retrouve 14ème dans le classement des apps les plus utilisées. Les entreprises semblent également commencer à adopter des approches plus matures en termes de sécurité comme par exemple l’authentification adaptative en fonction des risques (telles qu’OktaVerify), et moins utiliser comme second facteur le SMS (49% vs 53% il y a deux ans) ou les questions de sécurité (15% vs 18%)

  • Slack & Salesforce : le duo de choc pour dépoussierer le monde de l’entreprise

    Rachat de Slack : l’offensive de Salesforce versus Microsoft

    Par Guillaume Gombert, Directeur de projets stratégiques et Jérémy Taïeb, Analyste Financier chez Fabernovel et co-auteurs de l’étude GAFAnomics “Slack, The Future Workspace”

    Un achat historique par un non-GAFA

    Salesforce, la firme californienne de Marc Benioff, vient de racheter Slack à coup de milliards de dollars (27,7 pour être exact).
    L’entreprise est moins connue du grand public que Microsoft, qui a construit sa notoriété sur des logiciels grand public tels que Windows et la suite Office 365. Mais Salesforce est le champion des logiciels cloud pour les entreprises. L’entreprise a révolutionné le modèle du logiciel, a su démocratiser le Saas (Software as as service) et est devenu un sérieux rival de Microsoft : ce sérieux concurrent a d’ailleurs poussé Microsoft à se réinventer.Aujourd’hui, ce rachat est historique car il est d’une ampleur jamais vue. Il bat tous les records, dont le dernier en date, celui de Linkedin par Microsoft (26,2 mds de dollars). D’autant que Salesforce n’a pas la force de frappe financière des GAFA : ce rachat représente en effet plus de 12% de sa capitalisation boursière (220 milliards de dollars).

     

    Slack accusait un retard grandissant vis-à-vis le géant de Redmond

    Bête noire de Microsoft à son lancement en 2012, Slack est l’outil de communication qui a fait trembler le géant de la bande des GAFAM. Plus qu’un outil, Slack est le porte-étendard des startups qui veulent dépoussiérer le monde du travail, et des grands groupes qui souhaitent accélérer leur transformation organisationnelle.

    Depuis son entrée en bourse en 2019 (nous l’expliquons dans l’étude GAFAnomics “Slack, The Future Workplace”), les deux entreprises ont mené une bataille de communication acharnée sur les chiffres liés aux usages de leurs outils.
    En juillet 2019, les deux concurrents avaient peu ou prou le même nombre d’utilisateurs actifs (13 millions environ). Bien que Microsoft ait progressivement creusé l’écart au cours des mois suivants (atteignant 44 millions d’utilisateurs à la mi-mars), les choses se sont emballées avec le Grand Confinement mondial. En rendant son outil Teams temporairement gratuit, puis en accélérant sa feuille de route produit, Microsoft a su tirer profit de la crise. Quand on est un grand compte, ayant déjà cette suite Office, qui recherche une solution facilitant le travail à distance, pourquoi payer Slack quand on peut utiliser Teams presque gratuitement ? Microsoft semble avoir réussi son pari : faire de Teams la clé de voûte de sa suite Office 365. Aujourd’hui, Microsoft compte plus de 115 millions de clients actifs.

    Slack, catalyseur de transformation organisationnelle

    Dans ce contexte, le rachat de Slack par Salesforce tombe à pic. C’est l’opportunité rêvée pour relancer la machine Slack et profiter des synergies avec les 150 000 clients de Salesforce qui sont majoritairement des grands comptes comme Microsoft. À titre de comparaison, Slack revendiquait début 2018 “seulement” 150 firmes parmi ses clients Enterprise (son offre “grands comptes”). Mais c’est aussi le moyen pour Salesforce de connecter ses clients à ses outils de back-office commerciaux en faisant de Slack une interface de programmation et d’administration conversationnelle. Plus besoin d’aller chercher l’information dans un tableau de bord : avec Slack, il suffira de taper “quel est le CA de tel client ?” pour obtenir la réponse.

    En ayant la capacité de discuter avec la data, les métiers ne sont ainsi plus dépendants des équipes business intelligence et commerciales pour suivre la performance de leurs business units, ce qui contribue à casser les silos au sein des grands groupes. Slack serait ainsi la brique manquante pour pallier le manque de réussite de Chatter, le réseau social interne permettant jusqu’alors de faire le lien pour les entreprises clientes et les solutions de Salesforce.

    Un changement d’approche majeur, donc, rendu possible par le mariage d’une vision client unifiée (Salesforce Customer 365) et un centre de pilotage agile (Slack). Au final, doit-on y voir l’avènement des entreprises réellement customer-centric et agiles ? C’est ce que nous disons dans les études GAFAnomics : la transformation à l’échelle, du modèle de valeur et de la culture par la technologie, pour enfin piloter son business par client (ARPU et CLV) plutôt que par produit.

    Le premier OS “sexy” du B2B ?

    En attendant, Salesforce devra réussir son intégration, car l’outil Slack s’est construit sur une culture propre, inspirée de l’univers très coloré et ludique des jeux vidéo et reprenant tous les codes des réseaux sociaux (emojis, gifs, threads, mentions…). Sa richesse vient aussi de son côté agnostique, puisque cet OS intègre une panoplie de plus de 2 500 applications externes qui peuvent se plugger à Slack… Microsoft Teams compris. On peut cela dit faire confiance à Salesforce qui a, il y a plusieurs années, réussi à intégrer Heroku tout en conservant son authenticité.
  • #SaveTheDate- SPECIAL WEBINARS – Semaine du 30 mars au 3 avril – LES 3 JOURS DU MARKETING DIGITAL – Construire une stratégie d’influence efficace -Créez des emails efficaces et générez plus de clients – Post Covid-19 : Adopter la personnalisation marketing pour booster ses ventes …

    SEMAINE DU 30 MARS AU 3 AVRIL

    MARDI 31 MARS 

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    MERCREDI 1er AVRIL 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/entreprenariat-webinar-designthinking-comment-transformer-les-idees-et-projets-en-actions-reelles-by-neocamino-reussir-en-fr/?instance_id=4849

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-webinar-post-covid-19-adopter-la-personnalisation-marketing-pour-booster-ses-ventes-by-hubinstitute/?instance_id=4861

    JEUDI 2AVRIL 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-webinar-construire-une-strategie-dinfluence-efficace-by-la-brigade-du-web/?instance_id=4871