Catégorie : CLOUD

  • Cybersécurité, cloud, IA, …Etat des lieux de la transformation digitale au sein des PME

    TVH Consulting réédite sa 2e édition du baromètre de la transformation digitale

    Deux ans après la publication de la première édition, TVH Consulting dévoile aujourd’hui une nouvelle édition de son baromètre de la transformation digitale.
    Cette étude dresse un état des lieux précis de l’évolution des pratiques digitales au sein des entreprises françaises, en s’appuyant sur une enquête menée auprès de 268 dirigeants de PME et ETI françaises.

    L’étude montre que la transformation digitale reste une priorité pour les décideurs interrogés, notamment pour favoriser la prise de décision (85%) et renforcer la cybersécurité (84%).

    Plus de la moitié d’entre eux prévoient une augmentation des investissements en matière de transformation digitale dans les 12 prochains mois, notamment dans le secteur de la distribution (66%).

    Top 3 des actions que les entreprises ont prévu de mettre en place pour 2024 :
    En tête de liste, avec une majorité de 51%, se trouve la dématérialisation.
    En deuxième position, à 41%, figure le renouvellement des infrastructures.
    Enfin, avec 38% des intentions, le déploiement d‘outils de type ERP (Enterprise Resource Planning) se profile aussi comme une priorité.

    En résumé : 

    1. La cybersécurité suscite des inquiétudes croissantes parmi les décideurs.
    55% des répondants craignent que leurs projets de transformation digitale ne soient compromis par une cyberattaque.
    Pour y remédier, les entreprises se concentrent sur l’amélioration des sauvegardes de
    données (84%), le renforcement de la gestion des identités et des accès (83%), ainsi que sur la sensibilisation des utilisateurs en interne (83%).

    2. Des préoccupations concernant l’utilisation du cloud.
    39% des répondants expriment des inquiétudes quant à la sécurité des données dans leur utilisation du Cloud, malgré sa popularité croissante.

    3. L’investissement dans la Data s’affirme comme un enjeu prioritaire. L’exploitation des données figure parmi les priorités des entreprises, avec 35% des décideurs considérant la mise en place d’outils Data comme l’une des trois actions clés pour générer de la valeur.

    4. Une certaine maturité des entreprises françaises en matière de transformation digitale.
    Sur l’ensemble des répondant, 60% se considèrent avancés en matière de transformation digitale. Pourtant,
    plus de la moitié des répondants prévoit d’accroître leurs investissements en transformation digitale au
    cours des 12 prochains mois.

    5. Parallèlement à la dématérialisation et à la modernisation de leur infrastructure informatique, 2024 verra une augmentation des investissements des entreprises dans les logiciels métier.
    Pour 69% des décideurs, la transformation digitale implique principalement l’intégration de nouvelles technologies digitales dans les différents métiers. Pour ce faire, les PME et ETI françaises s’appuient sur le déploiement d’outils métier, tels que les ERP ou CRM, ainsi que sur la dématérialisation de leurs activités.

    6. L’innovation, le travail collaboratif et la flexibilité des solutions apparaissent comme des facteurs clés de succès pour réussir la transformation digitale des entreprises.
    En effet, les répondants misent sur une culture axée sur l’innovation, l’acceptation du changement et le travail collaboratif, avec 52 % les classant parmi les trois principaux facteurs déterminants de ce changement.

    En matière de ROI, l’amélioration de la rentabilité est l’objectif le plus attendu des entreprises vis-à-vis de leur transformation digitale, suivie par la satisfaction client : 

    La place de l’IA dans la transformation digitale des entreprises :

    • 49% des entreprises associent la transformation digitale à l’utilisation d’outils d’automatisation (IoT, RPA…).
    • 36% classent les outils de Business Intelligence au moins en 3ème position des actions prioritaires.
    • 20% en moyenne des investissements IT seront consacrés aux outils Data et BI.
    • 32% affirment que l’utilisation de l’IA pour l’analyse des données représente un défi en matière de gestion et d’exploitation des données.

    L’étude souligne également :

    • Un contexte en pleine mutation : l’année 2023 a été marquée par une accélération sans précédent de la transformation digitale des entreprises. La crise sanitaire de 2021 a agi comme un catalyseur, forçant les
    organisations à repenser leurs modèles économiques et à adopter de nouveaux outils numériques.
    • Un besoin d’accompagnement : Les entreprises ont besoin d’aide pour évaluer leur maturité digitale, identifier les meilleures pratiques et définir leur stratégie digitale.

     

  • #VivaTech – Quelles sont les technologies plébiscitées par les entreprises ?

    L’IA : vecteur de croissance pour les entreprises


    Viva Technology, en partenariat avec Wavestone a présenté ce mardi 6 février
     » Le 1er Baromètre de la Confiance des dirigeants dans la Tech «  réalisé par Opinion Way.
    Quelles sont les technologies plébiscitées par les entrepreneurs ?
    Quel est l’impact des la tech au niveau mondial ?
    Quels sont les bénéfices attendus  ? …
    MyDigitalWeek était présent. Voici les grands enseignements de ce baromètre :


     » 2024 est un moment de bascule. L’Intelligence artificielle n’est pas juste un buzz. Elle va avoir un rôle important dans la croissance des entreprises «  déclare François Bitouzet, Directeur Général de Viva Technology .


    1- La technologie, un avantage compétitif  

    Les dirigeants d’entreprise expriment une confiance solide dans les nouvelles technologies avec un score de confiance de 86/100. Exception faite pour la France.
    Les dirigeants français ont en effet, une vision globalement plus mitigée de la compétitivité de leur écosystème technologique national, comparativement à leurs pairs allemands, anglais et américains.

    « Cette différence s’explique en partie grâce à la dynamique d’innovation et de financement outre-Atlantique, propice à des succès plus visibles sur le court terme. Les dirigeants français et allemands adoptent quant à eux une approche plus mesurée concernant l’impact des technologies, influencée par leurs expériences personnelles. Toutefois, en dépit des défis financiers rencontrés récemment, une majorité de dirigeants voient leur perception des nouvelles technologies s’améliorer au fil de l’année écoulée » explique François Bitouzet.

    2- IA, Cloud Computing et Cybersécurité : 3 piliers pour assurer la compétitivité

    Le rôle prépondérant de la technologie au sein des entreprises se dessine sous l’influence majeure de l’IA, selon 63% des décideurs interrogés. 88% d’entre eux ont d’ailleurs l’intention d’investir dans l’IA en 2024.
    Après l’IA, les technologies qui attirent le plus les dirigeants sont le Cloud Computing (49%) et la Cybersécurité (40%).

    La France, hisse la Cybersécurité en première position sur l’échelle des technologies ayant un impact significatif sur l’activité de leurs entreprises.
    Cette distinction met en lumière une sensibilité particulière aux enjeux de sécurité informatique dans le contexte professionnel français. Une divergence qui reflète une prise de conscience accrue des dirigeants français des risques spécifiques auxquels sont confrontées les entreprises dans le monde numérique actuel. La Big Data prend la troisième place du podium avec 31% et enfin le Cloud Computing qui n’arrive qu’en quatrième position (30%).

    A la question « Quels bénéfices à l’adoption des nouvelles technologies ? »
    65 % se prononcent pour booster la productivité.

    3- La pénurie de talents, véritable frein à la croissance et à l’innovation

    Les principaux obstacles au développement technologique des entreprises, sont majoritairement liés aux ressources humaines. Les investissements dans les talents qualifiés et la recherche et développement sont essentiels à la réussite internationale des entreprises.Pour 45% des dirigeants, la pénurie de talents est un frein à l’innovation et à la croissance de leur entreprise.

    4- Les risques : sécurité, éthique et inégalités 

    Néanmoins, pour tout le bien qu’il apporte, le progrès technologique s’accompagne également de risques préoccupants, tels que la montée de la désinformation et les nouvelles menaces sur la vie privée (77% de préoccupés).
    À mesure que l’Intelligence Artificielle devient omniprésente, la question de l’éthique et de la propriété intellectuelle se fait plus pressante : 75% des dirigeants interrogés expriment une inquiétude sur ce sujet. Les algorithmes peuvent renforcer des biais inconscients, et la propriété intellectuelle de l’IA soulève des questions sur la reconnaissance des contributions humaines et le partage équitable des bénéfices

    5- La technologie : une solution aux grands défis contemporains

    93% des dirigeants considèrent la technologie comme un allié pour faire face aux grands enjeux humains.
    Dans le détail, on attend avant tout du progrès technologique qu’il simplifie l’accès à l’information et combatte la désinformation (44%), apporte un soutien dans les défis du système éducatif (43%) et aide à lutter contre les pandémies et la crise climatique (respectivement 39% et 37%).

    En France, plus qu’à l’étranger, les enjeux environnementaux liés à cette avancée suscitent également des préoccupations : les trois quarts des dirigeants français expriment leur inquiétude, contre un peu plus de la moitié en Allemagne et aux États-Unis. Néanmoins, dans ce contexte d’incertitude, les dirigeants d’entreprise se sentent prêts (92%) et démontrent une solide compréhension des questions liées aux technologies et à la cybersécurité (85%), bien que des lacunes mineures subsistent en France et en Allemagne.

    En conclusion, selon François Bitouzet : « Ce baromètre montre que les entreprises ont compris qu’on était au début d’un nouveau cycle de transformation technologique, notamment avec l’IA. Et si les dirigeants d’entreprises sont Tech Positifs, ils ne sont pas candides et qu’ils sont conscients des responsabilités que ces transformations imposent au business, et à la société plus largement. »

     

  • Prévisions Forrester 2024 – L’lA Générative : la technologie la plus marquante depuis Internet

    Les prévisions de Forrester pour 2024 

    Selon les prévisions 2024 de Forrester, en prévision de l’entrée en vigueur du règlement européen sur l’IA en 2025, 50 % des grandes entreprises de la région investiront de manière proactive dans la conformité à l’IA.
    Avant la mise en œuvre du règlement, les entreprises européennes devront définir leur stratégie de conformité à l’IA, y compris l’acquisition de nouvelles technologies et de nouveaux talents afin d’obtenir le soutien de tiers dont elles ont besoin.
    En outre, à mesure que la désinformation alimentée par les images générées par l’IA, les deapfake (vidéotox) et les faux influenceurs humains augmente

    – 81 % des adultes en ligne aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Espagne et en Italie reconnaissent qu’il y a beaucoup de fausses nouvelles et de désinformation sur les médias sociaux

    – les sociétés d’information, comme la BBC, deviendront des sources d’information très convoitées.

    Les prévisions de Forrester analysent les dynamiques et les tendances dans différents domaines et secteurs, notamment la technologie et l’innovation, le marketing B2B, les ventes et les produits, l’Intelligence Artificielle (IA) et l’automatisation, l’expérience client (CX) et l’avenir du travail.
    Ces informations aident les dirigeants à acquérir un avantage concurrentiel qui leur permettra de prospérer au cours de l’année à venir.

    Quelques enseignements des prévisions 2024 de Forrester :

    • La CX va s’améliorer pour la première fois depuis des années – grâce à l’IA générative. La clé des améliorations de l’expérience client (CX) en 2024 sera l’IA générative en coulisses qui aide les agents du service client à répondre plus rapidement et mieux aux questions, à résoudre les problèmes de CX dès le premier contact et à donner aux clients le sentiment d’être entendus.
    • Les clouds lanceront des services d’ingénierie rapide en vain.Les hyperscalers du cloud annonceront soit un aperçu, soit la disponibilité générale de l’ingénierie rapide, le processus de structuration du texte afin qu’il puisse être compris par un modèle d’IA générique. L’adoption par les entreprises sera toutefois limitée.

    . Les initiatives d’IA en entreprise augmenteront la productivité etl a résolution créative de problèmes de 50 % dans l’année à venir.
    L’IA générative est prête à augmenter la productivité dans toutes les fonctions informatiques – et pas seulement chez les développeurs.
    En outre, l’investissement des chefs d’entreprise, de la technologie et du marketing dans l’IA générative au cours de l’année à venir augmentera jusqu’à 50 % le temps de résolution créative des problèmes par les employés, ce qui favorisera l’innovation centrée sur le client et créera une plus grande valeur ajoutée pour l’entreprise.

    • Les différences générationnelles vont modifier les préférences d’achat B2B. Les acheteurs de la génération Y représentent 75 % des équipes d’achat des entreprises. En 2023, 40 % de ces acheteurs exigeront un accès rapide aux experts en produits B2B. Lorsqu’ils achètent en personne, ces acheteurs considèrent que les interactions personnelles avec les experts en produits sont plus significatives que toutes les autres activités en personne.

    . L’Europe sera à la pointe de l’adoption du travail hybride. Forrester prévoit que l’Europe dépassera les États-Unis en matière de travail flexible en 2024, avec 40 % des Européens travaillant à distance au moins une partie du temps. Les Pays-Bas sont en tête du continent en matière de soutien au travail flexible, avec 74 % des travailleurs autorisés à travailler à distance en 2023. Et seuls 11 % des chefs d’entreprise européens s’attendent à ce que leurs employés retournent au bureau à temps plein.

    « Alors que les applications de l’IA générative sont encore émergentes, les entreprises ne peuvent plus ignorer ou minimiser leur impact », déclare Laura Koetzle, vice-présidente et directrice de groupe chez Forrester. « Compte tenu des risques associés à cette technologie, les entreprises européennes prendront des mesures proactives pour rester conformes et explorer les cas d’utilisation de l’IA générative pour améliorer, responsabiliser et impliquer les employés et les clients ».

    Pour en savoir plus et télécharger l’étude complète cliquez ici

  • Surcharge d’informations : comment distinguer les signaux utiles du reste

    Quand le volume croissant de données rend la prise de décision trop complexe

    Une Etude menée par Oracle

    Une nouvelle étude sur les data et les dilemmes liés à la prise de décision intitulée
    « Decision Dilemma », menée par Oracle et par le rédacteur à succès du New York Times, Seth Stephens-Davidowitz, montre que les travailleurs se sentent submergés par la quantité de données et ne se trouvent pas suffisamment qualifiés pour les traiter, nuisant ainsi à leur qualité de vie et à leurs performances professionnelles.

    « Les travailleurs sont noyés sous les données », explique Seth Stephens-Davidowitz, expert en sciences des données et auteur de « Tout le monde ment » (« Everybody lies ») et de « Ne vous fiez pas à votre instinct » (« Don’t Trust Your Gut »). « Cette étude met en évidence que le volume écrasant d’informations ingurgitées par une personne au quotidien via ses recherches sur Internet, les alertes d’actualités, les remarques spontanées d’amis, etc., dépasse souvent la somme d’informations que le cerveau peut traiter. Nous sommes alors tentés de rejeter toutes ces données déroutantes, voire contradictoires, et de faire ce qui nous semble juste. Mais cela peut être une grossière erreur. Il a été prouvé à maintes reprises que nos intuitions peuvent nous égarer et la meilleure prise de décision nécessite une bonne compréhension des données pertinentes. Une première étape cruciale serait de trouver un moyen de maîtriser le flux de données à la disposition des entreprises pour les aider à distinguer les signaux utiles du reste. »

    Il ressort de cette étude réalisée auprès de plus de 14 000 salariés et dirigeants dans 17 pays, dont la France, que les décisions d’ordres personnel et professionnel deviennent difficiles à prendre, alors même qu’elles sont de plus en plus nombreuses.

    Le nombre de décisions que nous prenons se multiplie et l’augmentation du volume de données n’arrange rien

    Les sondés se sentent démunis face à la quantité de données et cette situation sape leur confiance. La prise de décisions devient dès lors largement plus compliquée et impacte négativement leur qualité de vie.

    • 63 % des Français (74 % dans le monde) disent que le nombre de décisions qu’ils prennent chaque jour a été multiplié par 10 au cours des trois dernières années et 75 % des Français (78 % dans le monde) pensent ne jamais avoir été autant bombardés de données provenant de sources différentes pour prendre des décisions.

    • 87 % des Français (86 % dans le monde) déclarent que le volume de données rend les décisions d’ordres personnel et professionnel beaucoup plus compliquées et 48 % des Français (59 % dans le monde) admettent être confrontés plus d’une fois par jour à un dilemme, c’est à dire qu’ils ne savent pas quelle décision prendre.

    • 39 % des Français (35 % dans le monde) ne savent pas à quelles données ou sources se fier et 71 % (70 % dans le monde) ont déjà renoncé à prendre une décision, car le volume de données était trop important.

    • 79 % des Français (85 % dans le monde) estiment que cette incapacité à prendre des décisions a des répercussions négatives sur leur qualité de vie ; elle provoque des pics de stress (38 % en France vs 36 % dans le monde), gâche des opportunités (27 en France vs 33 % dans le monde) et pousse à des dépenses inutiles (16 % en France vs 29 % dans le monde).

    Par conséquent, 91 % des Français (93 % dans le monde) ont changé la façon dont ils prennent des décisions au cours des trois dernières années ;
    35 % des Français (39 % dans le monde) ne consultent désormais que les sources en lesquelles ils ont véritablement confiance
    et 32 % en France (29 % dans le monde) se fient uniquement à leurs intuitions.

    La détresse liée à la prise de décision crée une inertie organisationnelle. 

    Les dirigeants d’entreprise souhaitent que les données soient utiles et savent qu’elles sont essentielles au succès de leur entreprise, mais ils ne sont pas convaincus de disposer des outils pour réussir, ce qui sape leur confiance et leur capacité à prendre des décisions opportunes.

    • 81 % des dirigeants d’entreprise en France (85 % dans le monde) ont déjà souffert d’avoir pris certaines décisions (regrets, sentiment de culpabilité et remise en question pour une décision qu’ils ont prise l’année dernière) et 94 % en France (93 % dans le monde) pensent qu’il est essentiel pour le succès d’une entreprise d’avoir les bonnes informations au moment de prendre des décisions.

    • 96 % en France (97 % dans le monde) veulent que les données, les aident à prendre de meilleures décisions (37 % en France vs 44 % dans le monde), à réduire les risques (42 % en France vs 41 % dans le monde), à prendre des décisions plus rapidement (30 % en France 39 % dans le monde), à gagner plus d’argent (33 % en France vs 37 % dans le monde) et à se préparer à l’imprévu (34 % en France vs 29 % dans le monde).

    • En réalité, 71 % des dirigeants d’entreprise en France (72 % dans le monde) admettent que le volume considérable de données et leur manque de confiance dans les données les ont déjà complètement empêchés de prendre des décisions et 87 % en France (89 % dans le monde) pensent que le nombre croissant de sources de données entrave le succès de leur entreprise.

    • La gestion de différentes sources de données nécessite des ressources supplémentaires pour collecter toutes les données (32 % en France vs 40 % dans le monde), ralentit la prise de décision stratégique (36 % en France et dans le monde) et augmente le risque d’erreurs (24 % en France vs 26 % dans le monde).

    • Les dirigeants d’entreprise ne pensent pas que l’approche actuelle en matière de données et d’analyse réponde à ces problèmes. 77 % (en France et dans le monde) jugent que les tableaux de bord et les graphiques à leur disposition ne sont pas toujours directement liés aux décisions à prendre et 70 % en France (72 % dans le monde) estiment que la majorité des données disponibles ne sont vraiment utiles que pour les experts en données (data scientists ou professionnels de l’IT) en mesure de les interpréter et de les exploiter.

    • Les dirigeants d’entreprise sont conscients que cette situation doit changer. Ils pensent que les bonnes données et informations peuvent les aider à prendre de meilleures décisions en matière de RH (89 % en France vs 94 % dans le monde), de finance (89% vs 94% dans le monde) et d’expérience client (84% en France vs 93 % dans le monde) .

    Sans données pertinentes, les décideurs jettent l’éponge

    La collecte et l’interprétation des données conduisent les travailleurs à leur point de rupture à un moment où les enjeux sont incroyablement élevés pour les dirigeants d’entreprise.

    70 % des sondés en France et dans le monde indiquent être dépassés par les tâches ardues que sont la collecte d’autant de données et leur interprétation en vue de prendre les bonnes décisions

    • Ce phénomène est particulièrement patent dans le monde des affaires. 83 % des dirigeants d’entreprise en France (78 % dans le monde) constatent que leurs collaborateurs prennent souvent des décisions et cherchent ensuite des données pour étayer leurs choix, 77 % des salariés français (74 % dans le monde) pensent que les entreprises prennent des décisions en privilégiant l’opinion de la personne la mieux rémunérée plutôt que les données et 24 % estiment que la plupart des décisions prises dans les entreprises sont irrationnelles.

    • La situation est tellement difficile que 64 % des travailleurs dans le monde (mais seulement 34 % en France) et 70 % des dirigeants d’entreprise (contre… 44 % en France) préféreraient que toutes ces difficultés disparaissent et qu’un robot, ou IA, prenne les décisions à leur place.

    • Malgré leurs frustrations face aux données dans leurs sphères personnelle et professionnelle, les répondants se rendent compte que sans données, leurs décisions risqueraient d’être moins précises (41 % en France vs 44 % dans le monde), de moins porter leurs fruits (14 % en France vs 27 % dans le monde) et de conduire à plus d’erreurs (35 % en France vs 39 % dans le monde).

    • Elles pensent également qu’une entreprise qui utilise la technologie pour prendre des décisions en se fiant aux données est plus digne de confiance (63 % en France vs 79 % dans le monde) et sera plus performante (67 % en France vs 79 % dans le monde). En outre, elles envisageraient plus sérieusement d’investir dans une entreprise avec une telle approche (63 % en France vs 76 % dans le monde), de s’y associer (65 % en France vs 77 % dans le monde) ou d’y travailler (65 % en France vs 78 % dans le monde).

     

  • IA, Web 3.0, Cybersécutité, Environnement, Inclusion, Future of Sport … Les Temps Forts de Viva Technology 2023

    VIVA TECHNOLOGY 2023 « In Tech We Trust… » 

    Viva Technology, le plus grand événement startup et tech en Europe, est de retour pour sa 7ème édition qui se tiendra du 14 au 17 juin prochain, à Paris Porte de Versailles.
    Ce mardi 21 mars, s’est déroulé la conférence de presse Vivatech 2023 à Paris.
    Résumé des temps forts et des punchlines avec La Brigade Du Web.

    « Les nouvelles technologies, l’exceptionnel développement de l’intelligence artificielle posent de nouveaux défis. VivaTech ouvre les portes de l’avenir et apporte quelques réponses y compris dans le soutien aux entrepreneurs par des rencontres efficaces et productives.“ déclare Maurice Lévy Président du conseil de surveillance de Publicis Groupe.

    L’évènement en chiffres clés : 
    > 91 000 personnes attendus sur 4 jours 
    > 32 pays représentés 
    > 2400 startups 
    > 427 M de Reach 

    Les personnalités & CEO attendus
    Timothy Armstrong, Founder et PDG de Flowcode; Peggy Johnson, PDG de Magic Leap; Georges-Olivier Reymond, PDG de Pasqal; Herman Narula, PDG d’Improbable; Pascal Gauthier, PDG de Ledger; Eva Gouwens, PDG de Fairphone; Luciana Lixandru, Partenaire Général Sequoia Capital; Arianna Simpson, General partner A16Z, John Chambers, PDG de JC2 Ventures; Werner Vogels, CTO d’Amazon ; Jonas Prising, Président et PDG de Manpowergroup; Christel Heydemann, Directrice Générale d’Orange; Bernard Arnault, Chairman & CEO LVMH, Stéphane Pallez, CEO Groupe FDJ Nicolas Hieronimus, PDG de l’Oréal; Nathalie Collin, Directrice Adjointe La Poste Groupe; Arthur Waller,PDG de Pennylane; Bob Moritz, Président de PWC; Dan Schulman, CEO Paypal; Michael Kassan,  Chairman & CEO Media Link; David Steinberg, CEO Zeta Global, J. Michael Evans, Director & President Alibaba Group...

     

    Special Guest Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor sous le président américain Bill Clinton, et directeur du Conseil économique national de la Maison Blanche sous le président Barack Obama.

    Les 6 thématiques retenues pour relever les défis technologiques: Cybersécurité, Web3, Deeptech, Creator’s Economy , FoodTech, Scaling Up 

    Les Tendances en matière d’innovations 

    L’intelligence artificielle ou intelligence augmentée ? 
    L’intelligence artificielle contribue d’ores et déjà à la plupart des activités humaines (Generative IA, éducation, services, science…) et continue d’évoluer rapidement et d’être porteuse de changements forts dans l’écosystème technologique. Elle représente une part de marché aujourd’hui estimée à 500 milliards USD. Elle soulève cependant beaucoup de questions en termes d’impact, d’opportunités mais aussi de risques, d’éthique ou de régulation. Maurice Lévy préfère parler d’Intelligence augmentée: « aider l’humain plutôt que de le remplacer ».

    Quelques solutions IA présentées à VivaTech : GoMicro (Australie), OrAigo (Italie) ou Jumbo Mana (France), exclusivité mondiale qui pousse la technologie de l’IA générative au-delà de ce qu’on a pu voir jusqu’à présent.

    ÉNERGIE / CLIMATE TECH
    Face aux défis de la durabilité, des solutions Climate Tech se développent sur tous les marchés, aidant les gouvernements, les consommateurs et les entreprises à répondre à la crise climatique et à réduire leur empreinte carbone.

    Quelques startups Climate Tech présentes sur cette 7e édition : Sweetch Energy (France) ou Neoplants (France).

    INCLUSION ET DIVERSITÉ
    Pour contribuer à la transformation positive du monde professionnel, des entrepreneurs réinventent l’éducation, la formation et le travail, en articulant nouvelles technologies, réponses aux besoins en ressources humaines et prise en compte des défis sociétaux.

    La FemTech
    Pour la première fois, un village  FemTech sera installé au cœur de VivaTech. De nombreux sujets seront abordés comme le bien-être féminin, la santé menstruelle, la reproduction et la contraception, la grossesse et l’allaitement, la santé mentale, etc.
    Un challenge à destination des startups proposant de l’innovation en matière de santé des femmes sera également organisé avec FemTech France. Une dizaine de startups sera sélectionnée et se verra offrir un boot camp pour accompagner le développement de leur business.
    FUTURE OF SPORT
    A un an des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris et à 100 jours de la Coupe du Monde de Rugby, VivaTech investit le Hall 2 de la Porte de Versailles, en partenariat avec Global Sports Week, premier forum international en France de l’écosystème du sport, pour créer un rassemblement dédié à la transformation positive du sport unique en Europe. selon Pierre Louette, Directeur du groupe Les Echos, « Le Sport et La tech représente plus de 800 millions de $.

    L’industrie du sport se transforme, confrontée aux mutations culturelles, technologiques et environnementales majeures. L’innovation et la technologie créent des opportunités de changement, allant de l’augmentation des performances et du bien-être des athlètes à l’enrichissement de l’expérience des fans, ou encore l’amélioration de la diversité et de l’impact environnemental global des grands événements sportifs.

    En conclusion : Le Ministre chargé de la transition numérique et des télécoms Jean-Noël Barrot explique le dynamisme de l’innovation française et de l’entreprenariat.

     

     

  • Le CMIT et PAC dévoilent « Les tendances & perspectives des marchés du numérique en 2023 »

    Tendances & perspectives des marchés du numérique en 2023

    Le numérique présente toujours de belles perspectives et les enjeux RSE sont au cœur des projets pour 85% des DSI

    Le CMIT et PAC présentent dans leur nouvelle infographie les tendances du marché IT, leurs prédictions 2023 et leurs « regards croisés » sur la conjoncture et les tendances. Malgré les crises multiples (inflation, chute des valeurs de la tech, conflit, climat…), le marché du numérique démontre une nouvelle fois sa résilience et offre de belles opportunités de croissance durable à l’ensemble de l’écosystème. Dans cette analyse comparative, ils répondent à la question : comment saisir les opportunités et naviguer dans un environnement en constante perturbation ?

    Ce qu’il faut retenir des grandes tendances 2023.

    Le secteur du numérique connaît une croissance soutenue et affiche un regard positif dans l’avenir. 

    •  Selon le CMIT : 25% des marketeurs sondés prévoient une croissance supérieure à 20% en 2023 !
    • Selon PAC : Le secteur du numérique (logiciels et services) met en évidence une croissance de +7,5% en 2023 mais certains marchés continuent une croissance à deux chiffres, là où d’autres continuent à décliner rapidement…
    Le « Move to Cloud » est devenu incontournable et les DSI de plus en plus matures dans leurs choix de stratégies les plus adaptées à chaque usage
    •  Selon le CMIT : 70% des acteurs sondés dans les nouvelles technologies prévoient que la part du cloud représentera +40 % de leur chiffre d’affaires (CA) en 2026.
    • Selon PAC : A l’horizon 2026, la croissance moyenne du cloud entre 2022 et 2026 sera de 15% permettant de porter la part des investissements liés au cloud de 27% à 40% du total des dépenses IT.

    « Le numérique devient plus « responsable » et reste encore et toujours à la recherche de talents. Dans un contexte géopolitique et économique incertain, le secteur du numérique a en effet continué à croitre fortement en 2022 de +7,5%. 

    Clairement, le marché reste tiré par la modernisation et le développement de nouveaux services dans les efforts de digitalisation menée à 360° qui boostent les investissements logiciels et les plateformes cloud : ces derniers ont encore connu une croissance assez exceptionnelle de +11,3% en 2022. Cette dynamique est et restera pour les prochaines années portée majoritairement par le cloud qui va continuer d’être un moteur très important du marché et la fondation de toute transformation numérique.

    Les grands enjeux des DSI sont toujours bien présents : 

    • La cybersécurité reste au top des préoccupations (même si cela ne se reflète pas toujours dans leurs investissements malgré la recrudescence des attaques et des risques de plus en plus importants pour les métiers avec un niveau de digitalisation et d’exposition croissant)
    • L’amélioration de l’expérience client/usager reste un sujet clé car porteuse de bénéfices plus directement notables et plus facilement justifiables par les directions impliquées.
    • La digitalisation des processus et l’analyse des données deviennent l’un des principaux enjeux et atouts des entreprises (que ce soit pour mieux connaître et servir ses clients pouvoir améliorer les processus internes de l’entreprise ou bien satisfaire aux nouveaux modes de travail hybrides)
    « Au-delà de ces sujets présents depuis quelques années déjà, PAC a noté la montée en puissance de quelques nouveaux thèmes : Les critères environnementaux gagnent en importance, notamment pour remporter des appels d’offres, mais encore peu de projets y sont consacrés même si nous observons clairement une dynamique positive : 85% des DSI ont eu des projets IT qui viennent soutenir les enjeux de RSE « métier » de leur entreprise en 2022 ou prévoient d’en avoir en 2023 (IT for green).
    La tension sur les ressources reste forte et a même tendance à s’accentuer. Ainsi, 29% des DSI que nous avons interrogé déclarent avoir plus de difficultés à trouver certaines compétences chez leurs prestataires de services numériques au deuxième semestre 2022 par rapport au premier semestre 2022 (après avoir été 37% en S1 2022 par rapport à 2021). De l’autre côté, les recrutements ont encore été en hause au S2 2022 pour 66% des entreprises du numérique. » 
    Vincent Malka – PAC France Director – @MalkaVincent @PAC_Analyst_FRLes 3 principaux défis à relever de 2023 sont : 
    En Top 1 
    • Selon le CMIT : Tension de compétences & réseau de partenaires (61%)
    • Selon PAC : 66% des offreurs ont des recrutements en hausse en 2022 face à une pénurie de compétences qui perdure…
    En Top 2
    • Selon le CMIT : Enjeux ESG & situation économique du pays (57%)
    • Selon PAC : 83% des offreurs prévoit un impact de la situation économique plus important en 2023
    En Top 3
    • Selon le CMIT : Pression sur les prix et les marges (52%)
    • Selon PAC : 100% en phase avec le CMIT
    Les leviers de croissance qui se dégagent :
    En Top 1 
    • Selon le CMIT : Développement de l’activité chez les clients actuels pour 85% des sondés
    • Selon PAC : pour les ESN, le recrutement et la rétention des talents et, pour les éditeurs, la conquête de nouveaux clients.
    En Top 2
    •  Selon le CMIT : Développement de nouvelles offres / fonctionnalités (76% des sondés)
    • Selon PAC : Développement du business chez les clients existants
    En Top 3
    • Selon le CMIT : Mise en place / renforcement du modèle récurrent : SaaS, Managed services… (71%)
    • Selon PAC : Conquête de nouveaux clients et développement de nouvelles offres /fonctionnalités (diversification)
    « Même si la tension de compétences reste le principal défi, les membres du CMIT sont tous d’accord pour concentrer leurs actions et leurs budgets vers les sujets stratégiques de transformation numériques et ESG sur les clients existants » Patricia Thielois Directrice & Communication Digora et administratrice du CMIT 
    Il s’agit d’intégrer dans les offres et les approches clients pour le numérique, toutes les exigences de confiance (bien perceptibles dans le développement du sujet de souveraineté, de sobriété et de création de valeur.
  • Cloud, environnement, sécurité, recrutement…comment s’adapter à un environnement complexe

    AWS en France : s’adapter à un environnement complexe

    Cloud, environnement, sécurité, recrutement…
    Au travers d’une étude sur son impact économique en France, AWS fait le point sur sa contribution sur le territoire depuis 2017.
    Quel est l’impact du cloud pour les entreprises françaises ?
    Quel est l’impact des investissements réalisés dans l’hexagone ?
    Quel est l’impact d’AWS pour réduire son bilan carbone ?
    Réponses avec Julien Groues, Géneral Manager France & Italie d’AWS
    Propos recueillis par Fabrice Frossard, journaliste spécialisé en innovations et IT

     Impact du cloud

    Fabrice Frossard : Depuis deux décennies, le cloud est un moteur d’innovation et vient bénéficier au secteur de la technologie comme à l’économie. De l’informatique dite « on premise », ou hébergée au sein de l’entreprise, ces dernières basculent progressivement tout ou partie de leur système d’information vers des infrastructures distantes.
    Selon la Commission européenne, 22 % des entreprises françaises ont adopté le cloud. Comment analysez-vous cette proportion ?

    Julien Groues : La crise du de la Covid a accéléré l’adoption du cloud en démontrant l’importance majeure des technologies cloud pour permettre aux organisations d’adapter leurs coûts informatiques à une hausse ou une baisse soudaine d’activité, tout comme elle leur a permis de lancer de nouvelles offres rapidement.
    Les freins à l’adoption du cloud, qui pouvaient être par exemple une méconnaissance des mécanismes de sécurité de cette technologie, se lèvent progressivement. D’autant qu’aujourd’hui, il est possible de concilier sécurisation des données, innovation, réduction des coûts, et réduction de son empreinte carbone.

    Fabrice Frossard : vous évoquiez la sécurité comme pilier de développement, sur ce point la demande doit être exponentielle ?

    Julien Groues : Une étude de Public First sur l’impact d’AWS en France en 2021 révèle que 90 % des utilisateurs d’AWS sont convaincus que le cloud aide à sauvegarder et préserver les données. La sécurité est la priorité chez AWS, car nous sommes dans un business de confiance.

    Fabrice Frossard : Comment construisez-vous cette confiance ?

    Julien Groues : Sur un modèle de responsabilité partagée : nous garantissons la sécurité des infrastructures et le client la sécurité de ses applications. Si le client met une clé d’accès sur le web, nous avons des outils pour le détecter, mais c’est de sa responsabilité. Nous les accompagnons évidemment pour les aider à sécuriser leurs applications.

    Fabrice Frossard : quelles sont les entreprises qui ont choisi de travailler avec vous ?

    Julien Groues : Nous travaillons avec tout le spectre des organisations privées ou publiques, du grand compte au développeur en passant par les ETI et dans tous les domaines. Aujourd’hui, 80 % des entreprises du CAC 40 et 70 % des licornes françaises travaillent avec nous. Avec nos partenaires, nous accompagnons les entreprises tout au long de leurs migration vers le cloud.

    Fabrice Frossard : Sur l’accompagnement, avez-vous une demande récurrente ?

    Julien Groues : Cela varie. Certaines entreprises n’ont plus de datacenter et ont déjà réalisé leur transformation, mais elles souhaitent être accompagnées dans la transformation de leur business et utiliser l’IA pour prendre des décisions. Il y a aussi les PME et les ETI qui souhaitent réduire leurs coûts informatiques, être sécurisées, se développer à l’international et notre rôle est de les y aider en leur faisant oublier la technologie. Nous sommes encore aux prémices de la transition numérique : il y a moins de 10 % de l’informatique qui est dans le cloud.

    Impact sur le respect de l’environnement

    Fabrice Frossard : côté environnement, l’objectif d’AWS est significatif : 3 600 tonnes de CO2 en moins grâce aux investissements en infrastructures écoénergétiques.
    Quelle est votre feuille de route pour atteindre cet objectif ?

    Julien Groues :  Amazon sera neutre en carbone en 2040 et AWS approvisionné à 100 % par les énergies renouvelables d’ici 2025. Nous avons cinq ans d’avance sur cette trajectoire entérinée par l’initiative The Climate Pledge. Nous devons aussi réduire en parallèle notre consommation et celle de nos clients, car l’énergie la plus verte c’est celle que l’on ne va pas consommer. On réduit le coût pour nos clients et on réduit notre impact sur la planète, c’est vertueux.

    Fabrice Frossard : outre la conception des datacenters, quels sont les autres leviers pour réduire la consommation énergétique ?

    Julien Groues : nous avons une expertise dans l’architecture et la conception des équipements à l’intérieur des datacenters jusqu’au niveau du processeur.
    Le processeur Graviton3 est un exemple de la façon dont AWS construit du matériel informatique dans une perspective de durabilité. Les instances Amazon Elastic Compute Cloud Amazon (EC2) basées sur Graviton3 utilisent jusqu’à 60 % d’énergie en moins pour les mêmes performances que les instances Amazon EC2 comparables. En raison des besoins croissants mondiaux en infrastructures informatiques et autres infrastructures réseaux, il est essentiel d’innover en permanence au niveau des microprocesseurs pour pouvoir alimenter durablement les charges de travail de demain.

    Fabrice Frossard : avec les techniques de développement agile, n’y a-t-il pas une tendance à une inflation applicative et la consommation énergétique afférente ?

    Julien Groues : notre objectif est d’aider nos clients de manière durable et frugale à développer des applications peu consommatrice en ressources : une application bien développée avec quelques lignes de code, déployée sur du serverless consommera beaucoup moins qu’une application mal conçue fonctionnant 24 h/24 sur une machine virtuelle.

    Fabrice Frossard : outre l’infrastructure et la couche applicative, quelles sont les autres initiatives pour réduire le bilan carbone ?

    Julien Groues : grâce à l’IA et à la data, nous analysons l’empreinte carbone liées aux usines, aux transports et à la supply-chain. Nos clients peuvent ainsi jouer sur les 4 tableaux : la fourniture d’énergie renouvelable, l’efficacité de nos infrastructures, l’accompagnement dans le développement d’applications optimisées et l’utilisation du Big data et de l’intelligence artificielle pour réduire la consommation chez nous.

    Impact sur l’économie française

    Fabrice Frossard : Quelle est la contribution d’AWS sur l’économie française ? Pouvez-vous faire un point et partager des indicateurs ?

    Julien Groues : La demande croissante de technologies cloud en France a donné lieu au lancement de la Région AWS Europe (Paris) en décembre 2017, parallèlement à un plan sur 15 ans visant à étendre les infrastructures et les activités connexes entre 2017-2031. Depuis 2017, entre la maintenance et l’exploitation nous avons déjà investi 700 millions d’euros, et, sur les 9 années qui viennent, nous allons encore investir 5,3 milliards d’euros en France, soit 6 milliards d’euros au total.

    Cette présence en France séduit de nombreux clients à l’instar de the The Fork, Schneider Electric, Quonto, Société Générale, entre autres pour des raisons de latence, mais aussi des entreprises étrangères a l’instar d’Epic Game, éditeur de Fortnite, qui souhaitent avoir des services proches de leurs clients.

    Fabrice Frossard : comment avez-vous mesuré les impacts de ces investissements sur l’économie française ?

    Julien Groues : Sur 15 ans, ce sera 1,8 Mds d’euros apportés au PIB français par les entreprises qui utilisent nos services et nos activités.

    En 2020, selon une étude Public First, les entreprises françaises avaient généré 1,6 milliard d’euros de croissance économique en augmentant leurs revenus et réduisant leurs coûts. Pour la comparaison, si en 2020 La France avait eu le même taux d’utilisation du cloud AWS que l’Angleterre, ce ne serait pas 1,6 milliard de valeur générées, mais 16 milliards.

    C’est pour cela que nous investissons fortement en France, pour accélérer la transformation numérique et créer de la valeur pour les entreprises.

    Impact sur le recrutement et la formation

    Fabrice Frossard : autre sujet : celui de la pénurie de compétences. Comment abordez-vous cette problématique ?

    Julien Groues : effectivement, le frein le plus important à l’accélération numérique est le manque de talents et de compétences. Dans le rapport « Débloquer le potentiel numérique de l’Europe », AWS et Public First ont pu constater qu’en France, seuls 59 % de la population française devraient avoir des compétences numériques de base d’ici à 2030. En réponse, AWS investit pour former 29 millions de personnes dans le monde d’ici à 2025. Nous offrons une variété de programmes éducatifs, de formation et de certification en ligne, en classe et en entreprise pour aider la main-d’œuvre française à développer des compétences numériques et à adopter les technologies du cloud. Depuis 2017, nous avons soutenu la transformation numérique de la France en formant plus de 100 000 personnes dans le pays à des compétences cloud telles que le développement, l’architecture, les données et l’analytique, la sécurité, l’apprentissage automatique et plus encore.

    Fabrice Frossard : outre les formations initiales, comment accompagnez-vous les entreprises pour assurer une montée en compétence de leurs équipes ?

    Julien Groues : Nous avons mis en place des programmes d’accompagnement pour nos clients. Par exemple, la possibilité d’analyser les compétences en interne et celles dont ils pourraient avoir besoin. Nous les accompagnons ensuite et ce jusqu’à plusieurs milliers de personnes simultanément. C’est par exemple le cas de Nexity, avec qui nous avons travaillé en partenariat sur la Cloud First Academy, un plan de formation ayant pour but d’identifier le niveau de maîtrise du cloud des collaborateurs afin d’orienter au mieux les efforts de formation.

    Beaucoup pensent que cette transformation est plus compliquée que ce qu’elle n’est réellement. C’est finalement assez simple de se former aux nouvelles approches des technologies du cloud.

    Fabrice Frossard : l’IT est un vrai vivier d’emplois, avez-vous des actions vers des personnes qui souhaitent se reconvertir pour ré-orienter leur carrière ?

    Julien Groues : Absolument, nous avons d’ailleurs un programme qui me tient à cœur : AWS Re/start. Son ambition ? aider les personnes éloignées de l’emploi à retrouver un emploi. Nous les formons pendant trois mois aux technologies du cloud avec un premier niveau de certification, ensuite un second et nous les aidons à trouver un emploi chez nos partenaires.

    Fabrice Frossard : Pour conclure sur la formation, que conseilleriez-vous à un étudiant qui souhaite se tourner vers l’informatique ?

    Julien Groues : Plus qu’une spécialisation, l’important est l’état d’esprit. Il faut rester ouvert !
    II est très important de se concentrer sur le traitement de la data, de l’IA, de la robotique. La sécurité, l’optimisation financière sont aussi des sujets majeurs. Il y a des principes importants à prendre en compte pour optimiser l’utilisation du cloud. Tous les sujets sont porteurs, et chacun peut choisir en fonction de son appétence.

    Fabrice Frossard : d’autant plus que tous les métiers tendent à s’irriguer de technologie, vous confirmez ?

    Julien Groues : Tout à fait, tous les métiers de l’entreprise deviennent des métiers tech aujourd’hui. Pensez au marketing, aux commerciaux, ils ont besoin d’analyser la data, de comprendre les chiffres. Aujourd’hui la question que se posent les entreprises est : comment devenir une société technologique ? Je suis une société de tech qui vend de l’énergie, qui vend des voitures etc. Tout le monde se transforme et c’est une opportunité fantastique. Il n’y a jamais eu meilleur moment pour être dans la tech.

    Pour télécharger l’ Étude de l’impact économique d’AWS cliquez ici

    MyDigitalWeek en partenariat avec AWS France

     

  • Les six grandes thématiques des quatre jours de VivaTech 2022

    Les 6 thématiques à découvrir sur Vivatech 2022 

    Viva Technology, l’événement startup et tech numéro un en Europe, dévoile les premiers éléments de sa programmation qui marqueront sa sixième édition.
    VivaTech revient du 15 au18 juin, dans un format hybride ambitieux, en physique à la Porte de Versailles et en ligne sur notre plateforme digitale.

    Après deux ans de crise sanitaire, l’événementiel dans son format physique reprend toute sa place à la Porte de Versailles. L’édition se tiendra sur quatre jours avec trois journées dédiées aux professionnels visant à valoriser notamment les échanges business et une journée ouverte au grand public le samedi.

    VivaTech lance ses “Key Business Programs” permettant aux communautés métiers particulièrement impliquées dans la transformation digitale de se retrouver autour de programmes dédiés, concentrés en une journée :

    ● “Future of Work Program” – en partenariat avec ManpowerGroup

    ● le “CMO Program” – en partenariat avec frog, part of Capgemini Invent, MediaLink a UTA

    Company, JCDecaux et Infopro Digital Media

    ● le “CTO Forum” – en partenariat avec Scaleway et Sopra Steria

    Les Key Business Programs seront composés de sessions de conférences, d’un lounge dédié ainsi que de Side Events thématiques.

    Enfin, en partenariat avec Pitchbook, un Investor Lounge sera proposé aux investisseurs pour cette sixième édition de VivaTech.

    L’édition sera complétée par plus d’une cinquantaine d’événements à retrouver en dehors des murs de VivaTech, dans tout Paris. Ce sera notamment le retour des Tech Days pour découvrir les principaux lieux de l’écosystème organisés avec la French Tech Grand Paris.

    Pour cette sixième édition, plus de 1 500 exposants sont attendus, tous en format hybride. Nos partenaires historiques nous renouvellent leur confiance et de nouveaux nous rejoignent cette année.

    Nous retrouverons à nos côtés : BNP Paribas, Google, la Poste, LVMH, Orange, mais aussi EDF,ManpowerGroup, EY, l’Inde, Axa, Edenred, French-German Tech Lab, Huawei, JCDecaux, L’Oréal, Microsoft,RATP Group, Sanofi, SAP, SNCF, The Adecco Group, TotalEnergies, McKinsey & Company, RégionIle-de-France, Air Liquide, Audi, Binance, Dassault Systèmes, Engie, l’Egypte, Globalization partners, Groupe Bouygues, Klaxoon, KPMG, Meta, Région Centre-Val de Loire, Région Occitanie, Région Sud, Renault,Swisstech, et bien d’autres qui ont déjà confirmé leur présence.

    Cette présence massive sera également l’occasion de redonner une forte dimension internationale à l’événement : plus de 30 pays seront présents (+35% vs 2019)

    A noter, la création d’un tout nouveau challenge visant à récompenser l’écosystème panafricain.

    Six grandes thématiques ont été choisies et vont donner le pouls des quatre jours de VivaTech 2022, à travers, une fois de plus, un programme dense, composé de débats enrichissants, de speakers de renom et d’innovations inédites.

    1- The race to net zero emissions

    VivaTech fera une place centrale aux innovations liées à la lutte contre le réchauffement climatique et à la transition énergétique : ainsi, la société française Interstellar Lab, en partenariat avec la NASA et le CNES, dévoilera en première mondiale BioPod, l’une des serres aéroponiques la plus avancée au monde pour un déploiement sur Terre, et sur d’autres planètes dans le futur. D’autres startups, qui agissent pour une société plus respectueuse de l’environnement, seront également présentes sur le Low Carbon Park EDF : Urbanomy pour la stratégie Carbone, Carbo pour l’évaluation et Actéon Farm pour la compensation. Nous pourrons y retrouver la suisse Climeworks qui présentera en exclusivité en France son collecteur de CO2, l’espagnole Bioo qui viendra pour la première fois en France avec ses installations interactives qui transforment la décomposition organique naturelle des plantes en source d’énergie ou encore la startup anglaise Pentaform qui rend l’ordinateur accessible à tous et plus responsable pour la planète.

    EDF et VivaTech collaborent pour réduire au maximum l’impact carbone de l’évènement.

    2- The mobility rebound

    La mobilité de demain est une thématique phare de VivaTech 2022.
    De nombreuses innovations dans le secteur de la mobilité seront à découvrir, dont les véhicules électriques gonflables japonais de Poimo, les vélos -et leurs roues qui capturent la pollution des villes- de la startup anglaise Go Rolloe et le EVTOL personnel à propulsion électrique de la startup norvégienne Jetson, présents sur le Mobility Park by Togg.
    A noter que des lancements en avant-première sont prévus dans cette catégorie : avec par exemple Audi qui viendra partager sa vision de l’innovation, de la technologie et de ce que préfigure la mobilité future en présentant pour la première fois en Europe son « Audi skysphere concept ».

    3- Future of work

    Deux années de pandémie ont largement impacté le monde du travail. Télétravail, culture d’entreprise, quête de talents, les entreprises ont dû s’adapter et innover.
    Dans ce contexte, pour la deuxième année, VivaTech relance son Jobboard pour mettre en valeur les offres d’emploi tech et digitales. Nouveau rendez-vous à l’affiche cette année, les Talent Afterworks avec le HR partner de VivaTech, ManpowerGroup. A cette occasion, les partenaires/startups et talents sont invités chaque fin de journée à échanger sur leur métier et sur les rencontres business réalisées dans les allées de VivaTech.

    4- Inclusion is a mindset

    Que ce soit la diversité des genres, la diversité géographique ou sociale, les disparités sont encore de nos jours bien trop importantes. La Tech peut jouer un rôle inclusif essentiel. VivaTech vise par ses actions deux cibles prioritaires cette année : les jeunes et les femmes.

    A cet égard, VivaTech lance un Programme Girls in tech, co-organisé avec le collectif WoGiTech, visant à faire venir plus de 3000 collégiennes et lycéennes pour découvrir l’univers du numérique, à travers un parcours dédié dans l’événement, des rencontres de coaching afin de susciter des vocations auprès des jeunes filles. S’ensuivra une session inspirationnelle autour des femmes (jeunes diplômées, en reconversion, entrepreneures,…) en main stage lors de la journée grand public. Mais aussi, pour la quatrième année consécutive, en partenariat avec 50inTech, le Female Founder Challenge dont les objectifs sont de faciliter les rencontres entre investisseurs et startups pour accélérer le financement des startups dirigées par des femmes.

    D’autres initiatives visant les femmes et les jeunes auront également lieu lors de l’événement comme des sessions de speed-coaching pour près de 1 000 jeunes en majorité issus des quartiers , en co-organisation avec L’Escalator; un projet avec Diversidays permettant de mettre en avant les talents de la diversité sur scène ainsi que les Ateliers Grande Cause Jeunes en partenariat avec Make.org. Ces initiatives ont pour objectif de rendre la tech plus inclusive, d’en diversifier les profils.

    5- Tech on the edge; Web3

    Chaque année, nous mettons un coup de projecteur sur des technologies à suivre. Cette année, parmi l’ensemble des techno abordées, nous nous intéresserons particulièrement à décoder le Web3. A travers notamment un Web3 innovation Park hébergé par Binance qui présentera les startups et les innovations les plus avancées des écosystèmes blockchain, crypto et NFT.

    A noter que Meta, anciennement Facebook, viendra présenter sa vision du metaverse, avec un ensemble d’innovations qui seront mises à l’honneur à VivaTech en matière d’IA pour l’avenir des intéractions, du business, du travail et de la créativité.

    Notre partenaire LVMH présentera quant à lui différentes applications des usages du métaverse pour l’univers du luxe, en partie à travers sa nouvelle égérie virtuelle qui aura pour mission de porter les prises de parole Innovation du Groupe.

    La Startup Stage11 qui construit le futur du divertissement en proposant une nouvelle manière d’expérimenter la musique à travers un mélange de technologies gaming, réalité mixte et metaverses, viendra nous présenter ses innovations.

    6- Europe’s digital decade starts here

    Pour soutenir l’accélération de l’écosystème startup, VivaTech lance la quatrième édition du Next Unicorn Awards. Ce prix a pour objectif de promouvoir l’écosystème tech européen en mettant en avant lesscaleups européennes à fort potentiel.

    Le top 100, dévoilé aujourd’hui en partenariat avec la banque d’investissement GP Bullhound et avec la contribution de cinq des fonds d’investissement les plus réputés au monde : Accel, Balderton, Eurazeo,

    Partech et NorthZone est à retrouver ici. Les gagnants seront révélés en juin prochain lors de Vivatech.

    Nouvelle initiative lancée cette année : l’European Acceleration Summit. En effet, à l’heure où l’Europe est attendue sur sa capacité à dynamiser le secteur Tech européen, VivaTech souhaite contribuer en réunissant les acteurs clés de l’écosystème mondial (accélérateurs, start-up, investisseurs et acteurs publics) dans un programme sur mesure.