Catégorie : APP

  • Explosion de l’app économie : les app stores, la publicité et le commerce se partagent le gâteau

    Explosion de l’app économie

    D’après les estimations d’App Annie, l’app économie pesait 1300 milliards de dollars en 2016 dans le monde, grâce à trois types de monétisation : les app stores, la publicité intégrée et le m-commerce. Un montant généré par les 3,4 milliards d’utilisateurs qui ont passé un total de 1600 milliards d’heures dans les apps, soit une moyenne de 379$ par personne pour ces trois formes de monétisation sur la seule année 2016, ou 0,80$ par heure et par personne.

    L’app économie a connu un développement fulgurant dans une multitude de régions et dans quasiment tous les secteurs majeurs, indépendamment du niveau de revenu et de la catégorie démographique des utilisateurs. Depuis le lancement de l’iPhone il y a 10 ans, suivi un an plus tard des app stores iOS et Android, ce marché dynamique a vu se multiplier les cas d’usage, les business-models et les innovations technologiques, avec à la clé l’opportunité extraordinaire qui se profile désormais.

    Cette étude présente notre analyse de l’app économie en 2017, ainsi que nos projections pour ce marché en forte croissance à l’horizon 2021 — date à laquelle App Annie prévoit que l’app économie mondiale pèsera 6300 milliards de dollars. À l’échelle d’un pays, cela représenterait la troisième économie du monde, la quasi-totalité des habitants de la planète ayant accès aux apps.

    L’économie devient mobile-first

    Entre 2016 et 2021, la valeur de l’app économie dans le monde va passer de 1300 à 6300 milliards de dollars, une croissance due au développement de la base utilisateurs et de l’engagement. Le marché comptera 6,3 milliards d’utilisateurs en 2021, soit quasiment le double des 3,4 milliards recensés en 2016. La durée d’utilisation va quant à elle croitre encore plus rapidement, passant de 1600 milliards à 3500 milliards d’heures au cours de la même période.

    Les dépenses annuelles par utilisateur dans le monde sont passées de 379$ à 1008$, une croissance imputable à l’innovation et à la transition des transactions physiques vers le mobile. Alibaba a par exemple annoncé que le mobile représentait 79% de la valeur totale des transactions générées sur ses plateformes de vente en Chine pour l’exercice 2017, contre 65% pour l’exercice 2016.

    Ces statistiques ne représentent toutefois pas entièrement l’impact qu’ont les apps. Certaines entreprises bénéficient en effet des apps sans forcément les monétiser directement. C’est le cas des banques internationales, telles que Bank of America et Barclays, pour lesquelles l’utilisation grandissante des apps pour offrir des services aux clients entraîne une baisse de la fréquentation des agences et par conséquent des coûts.

    Nous prévoyons également que le transfert vers le mobile des activités, des dépenses consommateurs et des dépenses publicitaires se fera plus lentement pour les économies occidentales que pour celles de l’Asie-Pacifique. Les pays occidentaux sont freinés par les systèmes existants (notamment dans le domaine bancaire, des paiements et des achats alimentaires) ainsi que par une forte concentration des richesses chez les consommateurs plus âgés. Les pays en voie de développement de l’Asie-Pacifique n’ont pas de telles contraintes et voient ainsi émerger des habitudes – tant au niveau des infrastructures que des apps – qui permettent à leur app économie de se développer sans entraves, à l’image du géant chinois de la messagerie WeChat.

    Qu’il s’agisse des réseaux sociaux, des services de réservation de voyages ou des jeux de réalité augmentée, la monétisation des apps dans le monde – quel que soit le modèle – dépend de la durée d’utilisation et de la valeur ajoutée offerte à chaque session. Pour déterminer (et générer) la valeur, il convient de se poser plusieurs questions. À quelle fréquence les utilisateurs interagissent-ils avec l’app ? Quelle est l’efficacité d’un format publicitaire donné pour une app donnée et pour un utilisateur particulier — où et à quelle heure ? Dans quelle mesure les utilisateurs d’une région déterminée effectuent-ils des achats au sein d’une app ? Quelle place occupe l’app dans l’interaction entre les acheteurs et les vendeurs ?

    La croissance a été spectaculaire dans toutes les catégories à mesure que les transactions physiques ont migré vers les apps. Cette évolution s’est notamment ressentie au niveau du taux de monétisation des utilisateurs au sein des différentes économies. D’après nos données et nos analyses, l’utilisateur moyen a généré 0,80$ par heure en moyenne à échelle mondiale en 2016, app stores, publicité intégrée et m-commerce compris. Cette moyenne globale masque toutefois les écarts importants entre les différents marchés et cultures.

    Les Japonais ont par exemple généré 13,98$ par heure en moyenne et comptabilisent une durée totale d’utilisation des apps de plus de 68 milliards d’heures en 2016. Des chiffres qui s’expliquent par des dépenses sur les app stores et des transactions m-commerce relativement élevées. Les dépenses moyennes des Japonais sur les app stores sont également plus élevées que les autres pays avec 123$ par terminal ; Singapour et la Corée du Sud arrivent en deuxième position, avec 67$ par terminal.

    Ces chiffres contrastent avec les deux premières économies — les États-Unis et la Chine — qui ont respectivement généré 2,36$ et 2,01$ par utilisateur et par heure en 2016. Pourquoi de tels écarts ? Quels sont les effets macroéconomiques et les comportements qui expliquent pourquoi le Royaume-Uni génère 4,60$ par utilisateur et par heure, contre seulement 0,03$ pour l’Inde ? Nous vous proposons de comparer deux de ces marchés en soulignant comment leurs économies migrent vers le mobile à des rythmes différents.

    Les moteurs de la croissance : app stores, publicité intégrée et m-commerce

    Dans cette section, nous détaillerons nos prévisions et les points clés de ces trois moteurs de croissance, qui génèreront 6300 milliards de dollars d’opportunités sur le marché des apps.

    Comme nous l’expliquions dans nos Prévisions marché 2016 – 2021, les dépenses des consommateurs tous app stores confondus devraient augmenter à un taux moyen de 18%, pour atteindre 139 milliards de dollars en 2021. L’App Store iOS restera le store le plus important, dépassant les 60 milliards d’ici 2021, mais Google Play et les plateformes Android tierces devraient ensemble passer en tête en 2017, devant iOS. La Chine est le principal moteur de cette croissance en Asie avec une population jeune, aisée et mobile-first. D’après nos prévisions, la Chine devrait représenter plus de 56 milliards de dollars de chiffre d’affaires app stores d’ici 2021.

    Regardons d’un peu plus près la monétisation app stores : les jeux dominent toujours ce segment pour la période étudiée, passant de 50 milliards de dollars en 2016 à 105 milliards en 2021. Bénéficiant du développement de nouvelles habitudes liées aux apps et à de nouvelles méthodes de monétisation, les dépenses hors-jeux devraient tripler au cours de cette même période, passant de 11,5 milliards à 34 milliards de dollars. Les apps de vidéo, de musique, de rencontre, pédagogiques et de productivité généreront toujours plus d’achats et d’abonnements sur les app stores.

    Les dépenses de publicité intégrée, quant à elles, vont quasiment tripler à l’échelle mondiale, passant de 72 milliards à 201 milliards de dollars entre 2016 et 2021. L’Asie-Pacifique est la région qui devrait se développer le plus rapidement, avec un taux de croissance moyen de 25%, pour atteindre 77 milliards de dollars. Les Amériques vont rester la région la plus importante avec une croissance de 26%, et atteindront les 85 milliards. La région EMEA arrivera en dernière position, son taux de croissance moyen de 15% étant imputable à un manque d’efficacité sur certains marchés et à des budgets publicitaires moindres.

    La moyenne mondiale des dépenses publicitaires devrait passer de 13 à 52$ par utilisateur pour la période de prévision, les avancées technologiques et les nouveaux formats permettant de mieux cibler et mesurer l’efficacité des publicités.

    Prévisions pour le m-commerce

    Le m-commerce est le principal moteur de la croissance de l’app économie, illustrant clairement la migration vers le mobile. Le commerce mobile se développe plus rapidement que les autres formes de monétisation, avec un taux de croissance actuel de 38% pour la période de prévision. Nous pensons que le m-commerce mondial par utilisateur passera de 344$ à 946$ d’ici 2021. Comme nous l’avons déjà rappelé, l’Asie-Pacifique s’est convertie au mobile plus rapidement et devrait afficher une croissance moyenne de 36%, pour atteindre 3200 milliards de dollars en 2021, demeurant en tête du classement m-commerce des régions par chiffre d’affaires sur cette période. Concernant les Amériques, le commerce est en pleine transition vers le mobile et devrait afficher une croissance moyenne de 44% pour atteindre les 1700 milliards de dollars. La majeure partie de la région EMEA amorce également cette transition ; compte tenu de sa base actuelle relativement modeste (210 milliards de dollars), son taux de croissance devrait être le plus élevé avec une multiplication quasiment par cinq pour atteindre 1000 milliards à l’horizon 2021.

    Le reste du monde devrait emboiter le pas à l’Asie et tourner son économie vers le mobile-first, même si cette transition se fera à des rythmes variables. Pour mieux appréhender la vitesse de transition des consommateurs vers le mobile, il est essentiel d’analyser les taux de conversion à échelle régionale. Nous estimons que le taux de conversion pour le commerce de détail dans le monde – toutes tailles de panier confondues – s’élève actuellement à 32% et devrait tout juste dépasser les 40% sur la période étudiée. L’Asie-Pacifique arrive en tête du taux de conversion avec 37% en 2016 (illustrant le rôle prépondérant du mobile-first dans les économies phares de la région, notamment la Chine) et devrait frôler les 42% d’ici 2021.

    Les Amériques sont un peu à la traîne pour cet indicateur, avec un taux de conversion actuellement situé à 31% ; celui-ci s’accélérera pour tout juste dépasser 39% d’ici 2021. La région EMEA affiche des chiffres d’adoption solides en termes de m-commerce, avec un taux de conversion actuellement de 35% ; ce taux ne sera que de 39% en 2021, du fait de la faiblesse de certaines économies (notamment subsahariennes) sur le continent africain. L’augmentation des taux de conversion chez les consommateurs intermédiaires de la tranche des 25-34 ans dans les grandes agglomérations d’Europe occidentale (tel qu’au Royaume-Uni) reste un facteur de croissance important.

    L’app économie : une opportunité à ne pas rater

    Des bouleversements importants vont intervenir au cours des cinq années à venir, à la fois pour les consommateurs, les éditeurs, les publicitaires et les marques. La technologie et la concurrence vont entraîner de nouveaux usages, et les consommateurs à travers le monde vont consacrer toujours plus de temps aux apps (pour atteindre une moyenne d’utilisation équivalente à un mois par an). De plus, près de 2 milliards de personnes supplémentaires devraient basculer vers le mobile d’ici 2021. Ce marché continue d’être stimulé par les changements de paradigme, et les secteurs d’innovation seront nombreux. Nous pensons toutefois que la réalité augmentée, les paiements mobiles, la 5G, les développements UI/UX et l’intelligence artificielle seront les principaux moteurs de croissance.

    La croissance des investissements dans le secteur mobile – et notamment dans les apps – par des sociétés issues de secteurs divers, couplée à la place toujours plus importante du mobile dans le quotidien des consommateurs, nous amène à prévoir que l’app économie devrait générer 5000 milliards de dollars de supplément de valeur au cours des cinq années à venir – l’app économie devrait donc peser 6000 milliards de dollars en 2021. Pour mieux contextualiser, cela signifie que les utilisateurs et les développeurs vont générer une croissance équivalente à l’économie japonaise d’ici 2021 — une opportunité incontournable pour les entreprises de tous les secteurs à travers le monde.

  • Applications mobiles 139 milliards d’ici 2021 !

    App Annie prévoit une croissance de 33 % pour les revenus des appstores en 2017, dépassant les 139 milliards de dollars en 2021

    App Annie, société fournisseur leader de données pour le marché des applications mobiles, a publié ses prévisions pour l’app-économie et son évolution pour les cinq prochaines années. App Annie prévoit 139 milliards de dollars de recettes d’ici 2021, boostées par les marchés mûrs, comprenant les États-Unis et la Chine, qui enregistrent une forte croissance des dépenses brutes et des achats in-app. Les cinq principaux marchés devraient représenter 85% des dépenses mondiales des mobinautes en 2021. Pendant ce temps, les marchés émergents, en particulier l’Inde, le Mexique, le Brésil et l’Indonésie, vont entrainer une augmentation annuelle des téléchargements de 20% pour atteindre les 352 Milliards en 2021.

    Les principaux enseignements :

    Android vs iOS: Android, tous app stores confondus, générera le plus de revenus en 2017, alors qu’iOS restera l’app store la plus lucrative d’ici 2021. 

    L’adoption des smartphones et des applications dans les marchés émergents, comme l’Inde, le Mexique ou le Brésil, entraîne une forte croissance des téléchargements – en particulier sur Google Play et les magasins Android tiers. Ces fortes augmentations des installations d’applications signifient qu’Android devrait dépasser les revenus d’iOS en 2017.

    Néanmoins, la croissance des revenus par appareil pour la base de clients relativement aisés sur Apple continuera d’augmenter au cours des cinq prochaines années. App Annie prévoit que l’App Store iOS générera plus de 60 milliards de dollars de recettes brutes en 2021 à travers les dépenses consommateurs.

    La mondialisation de l’app-économie dans les marchés émergents et matures

    L’app-économie est de plus en plus globale – avec des variations du comportement des mobinautes entre les régions en raison de facteurs culturels, et surtout de la maturité des marchés respectifs. Les marchés émergents verront exploser le volume des téléchargements puisque près de 3 milliards de consommateurs supplémentaires devraient investir les appstores au cours des 5 prochaines années. À mesure que les marchés arrivent à maturité, les utilisateurs passent de plus en plus de temps sur les applications et dépensent plus.

    Autres enseignements clés :

    • Au cours des cinq prochaines années, la région APAC demeurera la plus importante en matière de téléchargements et de revenus.
    • La Chine mènera la danse que ce soit en termes de téléchargements que de dépenses consommateurs, avec une croissance annuelle de 16% et 24% de 2016 à 2021, respectivement.

    L’Inde apparaît également comme un puissant moteur pour les téléchargements.

    • Tandis que la répartition des téléchargements restera statique entre les marchés matures, les revenus de ces marchés représenteront 85% des recettes mondiales des appstores en 2021 en raison de l’augmentation des dépenses sur les jeux mobiles et les abonnements.

     La catégorie jeux reste le principal moteur des revenus des app stores

    Les dépenses relatives aux applications d’actualité, médias & divertissement et de rencontre devraient croître rapidement grâce notamment aux abonnements in-app. Ainsi, App Annie prévoit que les applications hors catégorie jeux  devraient atteindre 34 milliards de dollars en 2021 avec une croissance annuelle de 25%.
    Néanmoins, rien qu’en 2016 les jeux représentaient déjà 11% du temps passé, 39% des téléchargements et représentaient 81% des dépenses des consommateurs sur les app stores. Cette tendance devrait se confirmer au fur et à mesure que les jeux migrent vers le mobile. App Annie s’attend donc à ce que cette catégorie continue à générer la majorité des revenus du marché en 2021.

     

  • Chabot, reconnaissance vocale, réalité augmentée … Etat de l’App en 2017

    Prévisions pour l’App économie en 2017

    Selon :L’Etude App Annie, fournisseur mondial de données liées au marché des applications mobiles

    2016 est en voie de devenir une année phénoménale pour l’app économie. D’ici la fin du mois de décembre, les dépenses consommateurs devraient s’élever à 52 milliards de dollars sur les app stores pour l’année, un montant auquel il faut ajouter la somme vertigineuse de 77 milliards pour la publicité intégrée. Le mobile s’est plus que jamais généralisé, et des entreprises de tous les secteurs comptent désormais sur ce vecteur pour développer leur chiffre d’affaires existantes et trouver de nouveaux débouchés.

    Cette année a aussi été marquée par des changements importants dans l’app économie, comme nous l’annoncions dans notre étude Prévisions Apps 2016 ; à noter rétrospectivement, que la majorité de nos prévisions dans ce document s’est avérée exacte. Les apps de shopping et online-to-offline (O2O) se sont largement consolidées en Asie par exemple, avec notamment l’acquisition d’Uber China par Didi, qui a mis un terme à la guerre des subventions que se livraient ces deux sociétés. Nous avions également annoncé que Pokémon GO de Niantic relancerait l’intérêt pour la réalité augmentée (RA). Évidemment, nous n’avons pas toujours vu juste : le téléchargement des apps de productivité a notamment baissé d’une année à l’autre sur iPad suite au lancement de l’iPad Pro.

    2017 s’annonce également remarquable pour l’écosystème des apps. L’année sera marquée par des innovations importantes au niveau plateforme, la croissance des sociétés mobile-first et la conversion au mobile de toujours plus d’entreprises des secteurs traditionnels.

    Etat de l’app économie en 2017 : croissance généralisée

    Nous prévoyons que les dépenses brutes sur mobile, à la fois sur les app stores et sur la publicité, s’élèveront à 166 milliards de dollars en 2017.

    • Les dépenses consommateurs sur les app stores représenteront 65 milliards. Les jeux resteront le moteur principal de ce chiffre d’affaires, même si les abonnements aux apps de rencontre et de streaming multimédia croîtront plus rapidement.
    • Les dépenses brutes en publicité intégrée représenteront 101 milliards de dollars. Une part significative de ce montant proviendra des réseaux sociaux, des plateformes de streaming vidéo et des jeux. Les publicités mobiles au format vidéo enregistreront la croissance de chiffre d’affaires la plus forte dans ces trois catégories. La publicité de marque sera elle aussi significative, sa croissance lui permettant d’atteindre 12,5% du total des dépenses publicitaires intégrées.
    • La durée d’utilisation des apps de shopping a augmenté de 52% sur Android à travers le monde (sauf en Chine) au cours des trois premiers trimestres de 2016 par rapport à la

      même période en 2015, ce qui s’explique en grande partie par la croissance du m- commerce. En 2017, la croissance la plus forte devrait provenir des boutiques traditionnelles, à mesure que les apps mobiles redéfiniront les achats en boutique.

      ● D’autres secteurs traditionnels tels que la banque et la restauration rapide verront le temps d’utilisation de leurs apps augmenter en 2017, à mesure que leurs services intégreront le mobile.

      Une consolidation du commerce en Occident

      Les apps de commerce devraient connaître une consolidation importante en Occident en 2017, de manière assez similaire à ce qu’il s’est passé cette année en Asie. Les start-ups de covoiturage et de livraison ont obtenu d’importants investissements en capital-risque pour financer leur croissance et leur acquisition utilisateurs lors des phases d’innovation et de découverte. Les réductions de prix ont permis d’attirer de nouveaux utilisateurs, mais cette approche n’est pas viable à long terme économiquement. L’arrivée à maturité du marché en 2017 devrait consolider et normaliser la dynamique concurrentielle et permettre à quelques acteurs dominants du secteur, de s’introduire en bourse.

      Les vidéos courtes explosent et concurrencent la TV traditionnelle

      Avec l’émergence ces dernières années de plateformes de streaming Premium telles que Netflix, beaucoup pensaient que le marché du contenu TV et ses acteurs traditionnels allaient être bouleversés. Toutefois, Netflix se définit elle-même comme un réseau de télévision et donc comme un concurrent parmi d’autres. Une description qui correspond mieux à ses investissements dans le contenu original. Cette stratégie devrait entraîner un changement des canaux de consommation et donc une augmentation des abonnés et de l’engagement. Toutefois, avec leurs bibliothèques limitées, les services d’abonnement Premium ne sont pas en position de remplacer le modèle télévisuel actuel.

      Nous pensons que ce rapport de forces devrait basculer dans les années à venir avec le développement des vidéos courtes et des vidéos en direct sur des plateformes telles que YouTube, Facebook et prochainement Snapchat. En octobre 2016, le temps passé sur YouTube a augmenté de près de 45% aux États-Unis sur Android. Une croissance qui devrait se prolonger en 2017 à mesure que les entreprises de médias investissent dans le contenu dédié. Cette tendance va progressivement bouleverser le secteur en entraînant un détournement de la TV traditionnelle, notamment chez les jeunes utilisateurs. Les désabonnements aux réseaux TV câblés et terrestres vont par conséquent se multiplier, sans parler des consommateurs qui ne s’abonneront jamais.

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      L’impact des chatbots reste limité, mais la messagerie B2C se développe

      En 2016, l’argument principal des chatbots se basait sur le « commerce conversationnel ». L’économie à la demande est en elle-même une solution alternative à ce concept. Le principe des apps de livraison alimentaire et de covoiturage est de supprimer toute friction — l’interface utilisateur graphique (IUG) remplace la conversation. À l’inverse, la messagerie améliore l’efficacité des conversations existantes, tel que pour le service client ou après-vente. Facebook devrait prendre les devants dans ce domaine en intégrant des apps de messagerie telles que Facebook Messenger et WhatsApp dans ses pages. Les chatbots auront toujours un rôle à jouer, mais en 2017, l’intelligence artificielle ne sera pas encore assez développée pour assurer des conversations entières dans le cadre du service client. Ils se limiteront donc aux notifications et à l’orientation des utilisateurs vers les personnes appropriées.

      La recherche vocale se développe — mais reste marginale

      À son lancement, Google Assistant offrait une vision audacieuse d’un avenir régi par les assistants vocaux. Bien que le nombre de recherches vocales sur mobile devrait augmenter, les schémas d’interaction avec les apps ne devraient pas changer pour autant. D’après nos estimations, les interactions vocales représentaient environ 1,2% du nombre total de sessions smartphones Android en août 2016. Même en tenant compte du développement des recherches vocales, ce type d’interaction restera clairement inférieur à 2% du total. Un chiffre

      qui s’explique par l’intégration profonde des fonctionnalités tactiles existantes, qui ne devraient pas changer à ce stade du cycle de maturité. Ceci dit, nous devrions assister au développement des suggestions à l’écran, qui s’appuient sur la même IA sous-jacente.

      Instant Apps et la découverte distribuée redéfinissent la navigation des apps

      Instant Apps, un système permettant d’accéder aux apps Android sans passer par la case téléchargement, a été une des annonces majeures de Google I/O cette année. Les développeurs adopteront ce système progressivement en 2017, essentiellement pour les apps utilisées moins fréquemment, notamment dans les marchés verticaux du voyage, de la livraison alimentaire et du shopping. Suivront ensuite les apps nécessitant peu de temps d’utilisation telles que les apps de covoiturage. Cette tendance est renforcée par le phénomène de la« découverte distribuée » : plutôt que de proposer ses apps uniquement sur les app stores, Google les rend accessibles à travers ses autres services. Google Maps intègre désormais des liens vers des apps de covoiturage, de réservation d’hôtels et de livraison alimentaire. Google Nearby vient compléter ce service avec des invites de téléchargement d’apps soumises aux utilisateurs lorsqu’ils sont à proximité d’une entreprise ou d’une boutique. Notons également que les recommandations Google Search, Google Now et Google Assistant proposent des apps dans des contextes variés. Une tendance qui se profile aussi en Chine avec les « Small Programs » de WeChat.

      Pokémon GO résiste aux tentatives de clonage et Niantic développe son offre de jeux

      Ces dernières années, les éditeurs de jeux à succès ont dû faire face aux imitations. Les jeux de Niantic — notamment Pokémon GO — dérogent à cette règle. Sa plateforme de géolocalisation s’appuie sur un important capital technologique (en plus des API Google Maps et Google Places) et les millions de localisations fournies par les utilisateurs de son jeu précédent, Ingress. Niantic détient ainsi le premier business model structurellement viable du secteur des jeux vidéo. Nous pensons qu’en 2017, seul Niantic, en collaboration avec des franchises, sera capable de développer des jeux de réalité augmentée (AR) intégrant la géolocalisation. L’engagement de Pokémon GO devrait se stabiliser, avec des pics importants pour les évènements de jeu et les ajouts de fonctionnalités majeures. D’autres entreprises de la distribution devraient souscrire au programme de géolocalisation à réalité augmentée de Nantic pour augmenter la fréquentation de leurs points de vente.

      capture-decran-2016-12-08-a-15-26-18La réalité augmentée va s’immiscer dans les apps

      Peu de temps après la sortie de Pokémon GO, nous faisions remarquer que le jeu venait compléter l’écosystème des apps sans pour autant impacter la concurrence. Le gameplay à réalité augmentée, non axé sur la consommation, a occupé un temps qui n’était pas dévoué au mobile. Quelques entreprises dans différents secteurs ont su tirer parti de cette tendance pour développer leurs relations clients, à l’image de Sears (commerce de détail), Swissquote (banque) et Catch Coco de TBS (médias et divertissement). En 2017, beaucoup d’autres sociétés devraient se lancer dans la RA sur smartphone, notamment celles interagissant avec la présence physique de leurs clients.

      La réalité virtuelle est particulièrement compatible avec le mobile

      En termes d’adoption, les accessoires de VR mobiles, notamment Gear VR et Google Daydream Viewer, vont largement distancer leurs équivalents sur PC tels que HTC Vive et Oculus Rift. Cette prévision s’appuie sur leurs coûts bien moindres et leur portée d’utilisation étendue, comprenant les vidéos à 360 degrés pour les informations, le sport, le divertissement et même l’éducation. Avant la fin de l’année, le taux d’adoption de la VR mobile devrait être comparable à celui des assistants vocaux en 2016.

      Les nouvelles plateformes : l’assistant vocal reste un produit de niche et les lunettes connectées s’imposent

      Assistants vocaux :

      Amazon Echo a fait beaucoup de bruit en 2016, son côté avant-gardiste attirant les early adopteurs et générant environ 3,5 millions de téléchargements cumulés de son app satellite au mois de novembre. L’adoption des appareils devrait se développer grâce à une palette étendue de fonctionnalités et le lancement récent de Google Home. Les assistants vocaux devraient cependant rester des produits de niche en 2017, leur adoption étant freinée par la relative absence d’autres appareils domestiques connectés sur le marché.

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      Wearables :

      Les montres connectées n’ont pas su concrétiser l’engouement suscité il y a quelques années, tant au niveau des consommateurs que des développeurs. Nous anticipons par conséquent que les fabricants et les propriétaires de plateforme vont désormais investir dans les lunettes intelligentes, qu’elles soient simplement équipées d’une caméra comme les Snap Spectacles ou qu’elles agissent en tant que plateforme de RA à part entière comme les Microsoft HoloLens. Mais leur technologie n’est pas encore arrivée à maturité, ce qui devrait mitiger leur succès commercial en 2017.

  • Bureautique, app services online, bornes interactives …Les français sont-ils techno dépendants ?

     

    L’intoxication numérique, le nouveau mal français ?

     Sondage OpinionWay pour Zengularity

    Entre techno-dépendance et envie de désintoxication numérique, les Français cultivent un rapport complexe avec les nouvelles technologies.

    • Près de 90% des Français ne supportent pas la perte du réseau (téléphone,Wifi, 3G/4G.)

    • 85% estiment que l’omniprésence des technologies conduit à un état dedépendance

    • 84% des Français estiment que les technologies évoluent trop rapidement

    • 78% d’entre eux ont déjà eu des difficultés pour installer un équipementpériphérique pour leur ordinateur (imprimante, scanner, photocopieur.)

    • 83% des logiciels grand public et 70% des logiciels professionnels destabilisentleurs utilisateurs

    • 74% d’entre eux éprouvent du stress face aux sollicitations incessantesdes équipements (mails, notifications, etc.)

    • 68% ressentent le besoin de faire une « digital detox »

    • Malgré tout, seul 2% cèdent à la cette folie passagère appelée« Computer Rage » Outre-Atlantique

    Une étude menée par Opinionway pour le compte de Zengularity met en lumière la dualité durapport que les Français entretiennent avec le numérique. L’évolution sansprécédent des technologies ces dernières années a entrainé un changement desmodes de consommation de l’informatique et la multiplication des outils numériques associés. Il est possible de parler d’une forme de boulimie tant l’ampleurdu phénomène est important. Aujourd’hui, les technologies sont intégrées danstous les domaines du quotidien et s’en passer peut se révéler inenvisageablevoire impossible.

     Des Français techno-dépendants

    Selon les conclusions de l’étude, 85% estiment que les Français sont dépendants des technologies et cette dépendance a un réel impact tant sur notre vie professionnelle que personnelle. En effet, le sentiment général est que les nouvelles technologies accentuent le rythme et la pression de la vie quotidienne.

     L’engouement pour des phénomènes numériques éphémères (Pokémon Go,selfies, foodporn.) interpelle 83% des personnes interrogées, qui ont le sentiment de ne pas comprendre l’attrait pour ces nouvelles pratiques. A cela s’ajoute, pour 68% des sondés, une pression sociale pour acquérir les dernières nouveautés en matière d’appareils connectés. De même, les personnes interrogées font part de leur perte de repères face à la rapide mutation de cestechnologies : 84 % ont le sentiment qu’elles évoluent trop rapidement et qu’il devient difficile de les suivre.

     Cette dépendance se traduit aussi dans le milieu professionnel, 57% déclarent ne pas réussir à se déconnecter de leur travail en dehors des horaires du bureau. Pire, le plus souvent dans le monde du travail la présence des appareils numériques contribue à créer du stress supplémentaire. Leur efficacité est également remise en cause : pour 84%, le recours à des technologies peut faire perdre plus de temps qu’il n’en fait gagner et 74% desactifs interrogés se sentent angoissées par les sollicitations incessantes desmails ou des notifications.

     Ce sentiment de sur-sollicitation rend le « digital detox »très séduisant : 68% des personnes interrogées disent être séduites par cette perspective.

     Source d’irritation, omniprésencenumérique rime avec dysfonctionnements chroniques

    Cette techno-dépendance entraîne donc une utilisation chronique des outils numériques, qui sont désormais omniprésents dans la vie quotidienne. Cette frénésie de consommation numérique évolue de façon exponentielle.Elle s’accompagne invariablement d’une hausse des dysfonctionnements qui deviennent de plus en plus insupportables pour les Français et l’intensité de leur impact est non négligeable :

     La première source d’irritation mentionnée par les Français concerne la perte d’un réseau, qu’il s’agisse du téléphone ou d’Internet : cette situation a déjà été vécue par près de 90% des personnes interrogées

    • Les sites web peu ergonomiques ou peu adaptés sont mis en cause par 88%

    • Les sollicitations desapplications, qui cherchent à empiéter sur la vie privée, exaspèrent 84% des interviewés

    • Loin de simplifier la vie, 83% des logiciels grand public et 70% des logiciels professionnels ont déstabilisé leurs utilisateurs

    • La perte de ses données, au travail ou de documents personnels, a déjà touché 81% des personnes interrogées.

    • 81% des Français ont déjà dû gérer des dysfonctionnements lors del’utilisation de bornes tactiles,destinées à fournir des services comme la vente de tickets

    • 78% des personnes interrogées ont déjà connu des difficultés lors de l’installationd’un équipement périphérique(imprimante, scanner, photocopieur.),

    • 77% des interviewés ont rencontré des problèmes pour effectuer des démarches administratives en ligne.

     Le sentiment général est que les nouvelles technologies accentuent le rythme et la pression de la vie quotidienne. Leur efficacité est ainsi remise encause. De même, les personnes interrogées font part de leur perte de repèresface à la rapide mutation de ces technologies. La conclusion est sans appel : 58% des Français déclarent que les nouvelles technologies ne contribuent pas au bonheur, mais a au contraire rendu certaines tâches plus stressantes.

     La dualité française face aux nouvelles technologies

     Malgré ses aléas, la perception négative qu’ont les Français du numérique et les animosités dontil fait l’objet, force est de constater que dans l’Hexagone, on ne cède pas àla folie passagère appelée « Computer Rage » Outre-Atlantique. En effet, seul 2% des sondés avouent avoir des excès de rage et des réactions viscérales(énervement/ panique/ violence) face aux difficultés rencontrées. Pour 62%, la contribution des technologies à la vie quotidienne est cependant perçue commepositive dans certains cas. 76% desFrançais estiment qu’elles s’avèrent également efficace pour simplifiercertaines tâches courantes, comme pouvoir accéder à des services publics enligne.

     Cette approche dela technologie démontre que les Français sont en train de rechercher un nouvel équilibre dans un univers régi par le numérique. Entre addiction et autorégulation, l’évolution se fera sans aucun doute par palier et la consommation du numérique telle que c’est le cas aujourd’hui sera non seulement digérée mais également intégrée dans notre ADN. En revanche, demeure un problème majeur : les dysfonctionnements engendrés par les nouvelles technologies qui risquent de faire de cette (r)évolution culturelle un cercle vicieux alors qu’il pourrait être vertueux.

     Méthodologie

    L’étude Les Français et les technologies au quotidien réalisée pour Zengularity, est destinée à comprendre et analyser l’attitude des Françaisface à l’omniprésence des nouvelles technologies dans la vie quotidienne.

    Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 1040 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus,constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge,de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région derésidence. Les interviews ont été réalisées les 21 et 22 septembre 2016.

     

  • Les stores et la pub vont rapporter 189 milliards de dollars aux éditeurs en 2020 !

    App Annie livre sa vision du marché et prévoit le chiffre d’affaires des éditeurs généré sur l’ensemble des app stores et par le biais de la publicité intégrée

    De nos jours, éditer une app n’est plus réservée aux acteurs du jeu vidéo, des médias et du divertissement : les banques, les commerçants, les compagnies aériennes, les services de covoiturage ou les services publics se convertissent au mobile. Afin d’exploiter pleinement le potentiel offert par la croissance de l’app économie, les éditeurs doivent anticiper les débouchés et les opportunités marché lorsqu’ils élaborent différents scénarios business, et intégrer le fruit de leur réflexion dans les lancements produit, les objectifs de performance, le développement international et la gestion de portefeuille. Cette étude examine les principales tendances qui vont définir l’app économie dans les années à venir.

    Le modèle propriétaire utilisé pour générer nos prévisions combine nos données du marché des apps, qui sont considérées comme les données les plus avancées de l’app économie, notre expertise du secteur et une data science sophistiquée. Ces données renseignent les spécialistes du marketing, les responsables financiers, les conseillers en stratégie, les investisseurs et bien d’autres professionnels sur les évolutions de l’app économie et leur permettent d’améliorer leurs décisions, leurs investissements et le business de leurs apps.

    Le chiffre d’affaires mondial des app stores, comprenant à la fois la publicité intégrée et le montant net perçu par les éditeurs, devrait augmenter de 270% — passant de 70 milliards de dollars en 2015 à 189 milliards en 2020. Les éditeurs doivent comprendre et tirer parti des opportunités du mix monétisation de chaque marché.

    D’ici 2020, le chiffre d’affaires généré par la publicité intégrée et celui généré par les app stores seront chacun supérieur à leur cumul de 2015. Les deux enregistreront une forte hausse, mais la publicité dépassera les stores avec une part de chiffre d’affaires passant de 58% à 62%. Cette croissance est due à deux facteurs : 1) la forte hausse du temps passé dans les apps, les utilisateurs ayant doublé leur temps d’utilisation au cours des deux dernières années, et 2) le doublement du nombre d’utilisateurs de smartphones et de tablettes dans le monde, qui devrait s’élever à 6,2 milliards en 2020.

    Fin 2015, l’APAC générait plus de chiffre d’affaires que les Amériques, la majeure partie de cette croissance provenant de la Chine. D’ici 2020, les éditeurs percevront plus de 85 milliards de dollars en provenance d’Asie. Toutefois, la maturité publicitaire du marché aux Etats-Unis génère des CPM plus élevés et davantage d’argent pour les marques. Cette tendance, couplée à un reversement plus important du chiffre d’affaires apps stores aux éditeurs, devrait permettre aux États-Unis de rester le premier marché pour les éditeurs, avec 59 milliards de dollars générés en 2020 contre 54 milliards pour la Chine.

    Les jeux continueront de générer la majeure partie du chiffre d’affaires, mais la part des éditeurs d’apps hors-jeux augmentera, passant de 34% (24 milliards de dollars) en 2015 à 45% (85 milliards de dollars) en 2020.

  • APP Shopping : les meilleures pratiques du m-COMMERCE

     Ce que les détaillants peuvent apprendre des apps les plus populaires

    Etude App Annie, leader mondial de l’analyse des données de l’App-économie. 

    Ce qu’il faut retenir de l’étude 

    Le bouleversement du commerce de détail par le mobile est une réalité. De nombreux commerçants ont désormais une stratégie omni-canal et découvrent les avantages que présente le mobile pour leur business.

    L’environnement des apps de shopping a changé. Grâce aux avancées technologiques, les marchands sont désormais en mesure de proposer une expérience client plus agréable.

    Le m-commerce est en pleine expansion. Dans les pays que nous avons analysés, la durée totale d’utilisation des apps des boutiques Bricks-and-Clicks a augmenté de près de 40% au cours des 12 derniers mois. Pour les apps des boutiques Online-First, cette augmentation était supérieure à 50%.

    On constate une augmentation du nombre de sessions par utilisateur pour les apps Online-First, ainsi qu’une croissance plus rapide par rapport à celles des Bricks-and-Clicks. Les commerçants traditionnels ont d’ailleurs beaucoup à apprendre des spécialistes du e-commerce.

    En suivant les meilleures pratiques des apps de shopping, notamment les stratégies d’acquisition et d’intéractions avec les utilisateurs, les boutiques traditionnelles améliorent leurs chances de réussir sur mobile, avec à la clé plus de conversions ainsi qu’une fidélité et un engagement accrus.

    Le mobile est désormais au cœur de l’expérience client

    La croissance des téléchargements d’apps dans le monde est forte, bouleversant les différents secteurs.

    App Annie a récemment mis en évidence les changements radicaux auxquels font face le secteur des apps de restauration à service rapide (QSR) et de la banque. Le secteur de la vente au détail est en train de vivre des changements similaires, à plus d’un titre.

    Les consommateurs privilégient aujourd’hui le mobile, une étude publiée il y a un an affirmait déjà que la moitié des utilisateurs mobiles utilisait leur téléphone lors du processus d’achat (soit pour chercher plus d’informations, soit pour effectuer la transaction). Les technologies mobiles telles que les beacons, les paiements mobiles et les notifications push sont depuis longtemps exploitées par les commerçants, et les canaux mobiles font désormais partie intégrante des réunions marketing.

    Le bouleversement du commerce de détail par le mobile est désormais une réalité — l’expérience de shopping passe par plusieurs canaux et nos terminaux mobiles sont devenus incontournables. Ce nouvel environnement offre d’excellentes opportunités, à condition de savoir s’y adapter.

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    La croissance du m-commerce continue d’exploser 

    Le commerce mobile dans la monde continue d’exploser. Les estimations des experts sont variables, mais toutes prédisent une croissance forte et ininterrompue au cours des années à venir.

    • Internet Retailer prévoit que les ventes au détail sur mobile totaliseront 220 milliards de dollars dans le monde en 2016, soit une augmentation de 53% par rapport à 2015.
    • Shop.Org, Forrester et Bizrate ont révélé dans leur étude sur le shopping en ligne en 2016, que le mobile représente 44% du trafic en ligne et 31% des ventes des détaillants. Une tendance encore plus accentuée dans les marchés émergents mobile-first — d’après Amazon par exemple, plus de 70% de son trafic en Inde provient du mobile.
    • Salesforce et Demandware prévoient une croissance encore plus dynamique du commerce mobile, qui devrait bientôt représenter la majeure partie du e- commerce.Il s’agit véritablement d’une expansion à échelle mondiale. App Annie a déjà abordé l’essor du commerce mobile en Inde — un marché mobile-first— mais cette expansion est généralisée dans de nombreuses régions du monde, notamment en Asie du Sud-Est, en Chine, en Europe et en Amérique latine.Comme nous allons le voir, l’utilisation des apps de shopping a considérablement augmenté chez les consommateurs, représentant de formidables opportunités pour les détaillants de développer une stratégie business omni-canal.


      L’utilisation des apps de shopping est exponentielle

      Dans l’ensemble des pays analysés, la durée d’utilisation des apps des boutiques bricks-and-clicks et online-first* a augmenté au cours des 12 derniers mois.
      La durée d’utilisation était particulièrement élevée aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon :

      ●  Au Japon et en Corée du Sud, du fait de la démographie vieillissante, les détaillants ont largement investi dans les intéractions et la rétention des utilisateurs existants. Il est par conséquent habituel de s’y voir offrir des réductions et des récompenses significatives. Les programmes de fidélité faisant activement participer les clients (tel que le tirage au sort quotidien de Gmarket et le programme Super Point Up de Rakuten Ichiba) ont été couronnés de succès. De plus, la forte pénétration d’Android va certainement stimuler le marché sud-coréen par rapport aux autres pays.

      ●  Aux États-Unis, cette croissance est d’abord imputable à la taille de la population et donc à la base d’utilisateurs mobiles. Cependant, l’augmentation de la durée d’utilisation des apps des boutiques bricks- and-clicks (+ 55%) comme de celles online-first (+ 60%) au cours des 12 derniers mois témoigne du succès des stratégies d’exploitation mises en œuvre.

      ● Les pays européens sont un peu à la traîne, sans doute à cause de la relative immaturité du m-commerce. En France, par exemple, il est estimé que seulement 24% des détaillants en ligne proposent une app de paiement. Mais la croissance rapide affichée par les détaillants d’une année à l’autre, particulièrement ceux online-first, témoigne d’une forte demande des consommateurs qui reste à satisfaire.

      Les apps Online-First sont en tête
      et témoignent du potentiel du commerce mobile

      Dans chaque pays analysé, les 10 apps de boutique online-first du top 10 affichaient plus de sessions par utilisateur ainsi qu’une croissance plus rapide de ces sessions, que les 10 apps de boutique bricks-and-clicks.

      Les interactions des utilisateurs d’apps de boutique online-first est particulièrement élevé en Corée du Sud, où le nombre moyen de sessions par utilisateur est quasiment trois fois plus élevé que dans les autres pays. Cette tendance est portée par des apps telles que 11st, Coupang et WeMakePrice — des boutiques offrant une gamme de produits étendue à prix concurrentiel et offrant une forte intégration verticale tout au long du processus d’achat.

      La France affiche les sessions moyennes les plus courtes pour les apps bricks-and-clicks, avec une tendance déclinante au cours des 12 derniers mois. Elle se place toutefois à la deuxième place en termes de croissance pour les sessions des apps des boutique online-first, la preuve que la demande existe et que les détaillants traditionnels ont tout intérêt à y répondre. Les apps de boutique oline-first telles que vente- privee et showroomprive, qui opèrent sur le modèle de la vente flash réservée aux membres, figurent en tête des classements et peuvent servir d’exemple. L’Allemagne, un marché plutôt conservateur sur le plan des transactions électroniques, a connu une croissance rapide de ses sessions par utilisateur. Les enseignes internationales majeures telles qu’Amazon, Wish et Geek ont vu leur niveau d’engagement considérablement augmenter.

      Les apps Online-First dominent en Chine et en Corée du Sud Au Japon, les apps Bricks-and-Clicks restent attractives

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      Les apps Bricks-and-Clicks restent populaires aux États-Unis et en Europe Mais les apps Online-First gagnent du terrain

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      De nouveaux horizons pour les structures Bricks-and-Mortar 

      Les opportunités sont nombreuses pour les détaillants traditionnels, à condition de modifier leurs modèles économiques et d’intégrer une approche omni-canal.

      Voici quelques bonnes raisons d’envisager une conversion :

      ●  Les consommateurs utilisent désormais plusieurs canaux dans le cadre du processus d’achat. Les clients utilisant plusieurs canaux ont tendance à être plus rentables et à présenter des paniers plus importants. D’après une étude d’Apptentive, 66% des commerçants qui ont enregistré une baisse de fidélité de leurs clients n’avaient pas d’app.

      ●  Le mobile permet aussi d’améliorer l’expérience au sein même de la boutique. Les aspects négatifs du showrooming ont été largement abordés, mais ils semblerait que les consommateurs adeptes de cette pratique aient une réelle tendance à effectuer leurs achats dans la même boutique physique. En fin de compte, grâce à la technologie, les enseignes n’ont jamais eu autant d’opportunités d’intéragir avec leurs clients dans leur propre boutique, à l’image de Walgreens et de Walmart qui mettent les apps à contribution en magasin.

      Meilleures pratiques du commerce mobile

      Figurer sur l’écran d’un utilisateur est un privilège qui se mérite
      Nos terminaux mobiles ne nous quittent jamais — une accessibilité qu’il faut respecter

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      Adoptez les meilleures pratiques pour l’acquisition utilisateur sur mobile Le marché des apps est très concurrentiel, vous devez vous distinguer

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      Faites un sans faute dans l’app comme en magasin
      Chaque interaction est une occasion de ravir ou de décevoir vos utilisateurs

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      Privilégiez l’innovation
      Les nouvelles technologies peuvent considérablement améliorer l’expérience client

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